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40ᵉ Anniversaire de l’ANMP

Le CCRE célèbre la démocratie locale en Europe lors de la conférence du 40ᵉ anniversaire de l’ANMP


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) est fier de participer à la commémoration du 40ᵉ anniversaire de l’Association Nationale des Municipalités Portugaises (ANMP). Nous adressons une chaleureuse invitation à nos associations membres pour assister à la conférence internationale intitulée « Associativisme municipal et défis européens : le rôle de la coopération entre les autorités locales », qui se tiendra le 20 mai à Coimbra, au Portugal.

Une opportunité unique avant les élections européennes

À seulement trois semaines des prochaines élections européennes, cet événement offre une plateforme exceptionnelle aux membres du CCRE pour se rassembler et plaider en faveur de l’avenir de l’Europe. Ensemble, nous explorerons les initiatives prévues avant et après les élections, telles qu’énoncées dans l’Appel à l’action du CCRE.

Un anniversaire historique

Cette conférence revêt une importance particulière, car elle coïncide avec le cinquantenaire de la démocratie au Portugal. L’anniversaire de l’ANMP est l’occasion de nous réunir à Coimbra pour réfléchir à ce jalon tout en célébrant la résilience et l’impact de la démocratie locale.

Invitation à participer

Nous encourageons vivement toutes les associations membres du CCRE à diffuser cette invitation auprès de leurs propres membres et à s’inscrire à l’événement avant le 6 mai via le lien fourni ici.

Rejoignez-nous à Coimbra

Unissons nos efforts à Coimbra pour honorer l’héritage de l’ANMP, défendre la démocratie locale et façonner l’avenir de l’Europe grâce à une collaboration renforcée.

Pacte des Maires

Covenant of Mayors - News 2023

Pacte des Maires


Les maires mettent en lumière le rôle essentiel des villes lors d’une discussion avec la Commission européenne sur la crise énergétique et les objectifs climatiques

Article du Pacte des Maires

Le Conseil politique du Pacte des Maires a rencontré les directeurs généraux de la DG Énergie et de la DG Action pour le Climat de la Commission européenne les 29 et 30 mars. À cette occasion, les maires ont profité de l’urgence de la crise énergétique pour faire passer un message clair : les villes jouent un rôle clé pour réduire la dépendance de l’Europe au gaz russe tout en atteignant les objectifs de neutralité climatique de l’UE. Le soutien constant des institutions européennes aux villes reste donc indispensable.

La force du Pacte des Maires réside dans sa dimension politique, avec un conseil de dix maires issus de villes pionnières. Ce conseil se réunit régulièrement avec des représentants de haut niveau de la Commission européenne pour exprimer les besoins les plus urgents des villes. Cela permet un dialogue permanent entre les collectivités locales et les institutions européennes, en matière de climat et d’énergie.

Cette année, la crise énergétique a été au centre des échanges à Bruxelles, lors de la Conférence 2023 du Pacte des Maires et des réunions du conseil. Cette crise a mis en lumière le rôle crucial des villes dans la réalisation des objectifs européens – et les maires ont saisi cette occasion pour faire entendre leur voix.

Donner aux villes les moyens de faire face aux crises énergétique et climatique

« Notre réponse à la crise énergétique est aussi une réponse à la crise climatique. C’est l’objectif de RePowerEU : réduire notre dépendance à l’énergie russe tout en s’alignant sur le Pacte vert pour l’Europe. »
Ditte Juul Jørgensen, Directrice générale de l’énergie – Commission européenne

Lors de sa rencontre avec les maires, Ditte Juul Jørgensen a souligné l’importance des villes dans la mise en œuvre des objectifs de REPowerEU et du Pacte vert européen. Elle a mis en avant des initiatives comme la Cities Energy Saving Sprint, qui montre le potentiel d’action à l’échelle locale.

Elle a aussi insisté sur la nécessité de changements structurels au-delà des réussites de l’hiver passé, notamment via la réforme du marché de l’électricité, destinée à renforcer le rôle des consommateurs et des communautés locales. Dans cette perspective, les villes sont des partenaires clés.

Les maires ont salué le travail remarquable de la DG Énergie pour sécuriser l’approvisionnement énergétique de l’Europe, tout en rappelant qu’ils ont été des acteurs fondamentaux dans cette réussite. Et, à ce titre, les villes doivent être associées durablement à la politique énergétique européenne.

Vers la neutralité climatique : les villes, moteurs du changement

Après la conférence du 30 mars, le Conseil a rencontré Kurt Vandenberghe, directeur général de la DG Climat. L’objectif de neutralité climatique d’ici 2050 et la mise en œuvre du Green Deal étaient au cœur des échanges.

M. Vandenberghe a lui aussi reconnu l’importance des villes et a sollicité leur retour sur plusieurs programmes les impliquant directement, tels que :

« Les villes sont des lieux d’innovation. Nous pouvons apprendre énormément de vous sur la mise en œuvre concrète des politiques européennes comme Fit for 55. »
Kurt Vandenberghe, Directeur général pour le climat – Commission européenne

Lors de ces deux rencontres, les maires ont affirmé que la crise énergétique représente une opportunité d’accélérer la transition énergétique locale. L’énergie est désormais une priorité politique européenne. Mais pour transformer cette impulsion en actions concrètes, les villes doivent recevoir un soutien adapté à tous les niveaux.

Les messages des maires aux deux directeurs généraux étaient concrets et clairs :

1. Les villes, clés de la mise en œuvre

Le message principal était limpide : sans les villes pour mettre en œuvre les politiques sur le terrain, l’Union européenne n’atteindra jamais ses objectifs.

Ce qui a véritablement donné le ton de la réunion, c’est le sentiment d’urgence : tous ont convenu que « le moment, c’est maintenant ». La mise en œuvre ne peut plus attendre, et les villes sont essentielles pour accélérer la transition sur le terrain. C’est là que le changement s’opère. À ce stade, il est crucial que l’UE capitalise sur ce potentiel et augmente son soutien aux villes.

2. Donner aux villes les moyens de mettre en œuvre la transition énergétique

Ce soutien accru devrait prendre plusieurs formes :

En plus du financement, une autre préoccupation majeure des maires concerne le manque de capacité, d’expertise et de compétences disponibles au niveau local pour mettre en œuvre la transition. Ils ont demandé à l’UE de les aider à recruter plus de personnel local pour le climat (#localstaff4climate), en soulignant deux grands obstacles à l’adoption des énergies renouvelables dans les territoires : le manque de ressources humaines et le déficit d’expertise.

Les maires ont suggéré que l’UE finance des agences régionales de l’énergie pour soutenir la transition énergétique locale. Ce type d’agences serait particulièrement utile pour les villes frontalières, en facilitant la réalisation de projets énergétiques transfrontaliers, actuellement très complexes. Cela renforcerait les producteurs locaux et régionaux, et par extension, les citoyens.

Ils ont demandé à l’UE des financements plus directs vers les collectivités locales pour des projets concrets. Ce financement devrait aussi être plus durable, au-delà des projets limités à 2 ou 3 ans.

3. Faire pression sur les gouvernements nationaux pour qu’ils coopèrent

Les gouvernements nationaux devraient jouer un rôle de soutien en canalisant les financements et les compétences. Or, ils deviennent souvent un obstacle — voire le principal obstacle — à l’action locale. Non seulement ils ne s’alignent pas toujours sur les niveaux locaux, mais parfois, ils retiennent les financements ou bloquent des initiatives pour des raisons politiques, comme l’a souligné le maire de Varsovie, Rafał Trzaskowski, en évoquant la montée du populisme dans certains gouvernements nationaux européens.

La Directrice générale de l’énergie, Ditte Juul Jørgensen, a reconnu l’importance de la mise à jour actuelle des Plans Nationaux Énergie-Climat (PNEC), et a rappelé l’article 11 du Règlement sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action pour le climat, qui oblige les États membres à impliquer les collectivités locales dans ce processus via la mise en place de dialogues énergie-climat.

De son côté, le Directeur général pour le climat, Kurt Vandenberghe, a lui aussi mentionné ce règlement, en soulignant que sa révision prochaine constituait une opportunité pour renforcer le rôle des villes dans l’élaboration des politiques européennes. Il a rappelé que la Commission européenne demande également aux États membres de consulter les collectivités locales pour la mise en œuvre du Fonds social pour le climat.

Les maires ont donc appelé l’UE à faire respecter l’article 11 et à tenir les gouvernements nationaux responsables de sa mise en œuvre. Ils ont également demandé à l’UE de soutenir plus visiblement les efforts des villes dans l’application des objectifs et des étapes européennes, afin d’aider les villes à renforcer leurs ambitions et à affaiblir les oppositions qui peuvent venir du niveau national.

Source de l’article : Pacte des Maires (Covenant of Mayors)

RFSC – Villes Globales

RFSC - News 2022

C’est terminé ! Le réseau pilote « Global Goals for Cities » est achevé !


À travers l’Europe, les 19 villes membres du réseau se sont rendues visite, ont appris les unes des autres et ont élaboré ensemble leurs plans d’action intégrés, afin de mieux mettre en œuvre les Objectifs de Développement Durable (ODD) dans leur planification urbaine stratégique.

Pour garantir la réalisation de l’Agenda 2030 et de ses 17 objectifs, les villes sont des actrices clés. Des villes plus durables permettent de bâtir une planète meilleure. C’est pourquoi URBACT et le CCRE ont soutenu la création du réseau pilote Global Goals for Cities, dont l’objectif est d’accélérer les progrès vers la réalisation des ODD.
Dans ce cadre, 19 villes ont été sélectionnées et ont démontré leur engagement à localiser les ODD.

Nos 19 villes ont également organisé ou participé à des événements nationaux et internationaux pour présenter et partager leurs expériences et leurs résultats.

Pour mieux comprendre comment les villes peuvent contribuer aux ODD, elles ont utilisé le Cadre de Référence pour les Villes Durables (RFSC) ainsi que d’autres outils d’URBACT. Ces outils leur ont permis :

  • d’analyser les lacunes et priorités de leurs stratégies locales,
  • d’identifier les meilleures actions pour progresser sur les objectifs choisis,
  • de concevoir leurs plans d’action intégrés,
  • et d’intégrer les ODD dans leurs stratégies urbaines à long terme.

Enfin, le réseau a développé une boîte à outils pédagogique sur le programme Global Goals for Cities, disponible en ligne, afin d’aider toutes les villes à mieux localiser et mettre en œuvre les ODD dans leurs politiques locales.

Crise énergétique

Covenant of Mayors Event - News 2023

« Les villes en première ligne face à la crise énergétique » : une conférence pour mettre en lumière les solutions locales


Avec la flambée des prix de l’énergie, une grande partie du monde a ressenti les conséquences de l’agression russe en Ukraine. Les autorités locales, en particulier, ont été en première ligne pour faire face à cette crise. Pour réfléchir à cette situation, la Convention des Maires organise une conférence.

« Les villes en première ligne face à la crise énergétique » se tiendra le 30 mars au cœur du quartier européen à Bruxelles. L’objectif de cet événement est de rassembler les villes et leurs représentants afin de discuter de la manière dont leurs efforts pour transformer les infrastructures énergétiques peuvent être utiles à l’avenir. Investir davantage dans une énergie verte et locale pourrait s’avérer crucial, notamment dans le contexte du changement climatique.

Des solutions locales à une crise globale

Jusqu’à présent, ce sont les ménages et les petites et moyennes entreprises qui ont le plus souffert de la crise énergétique. La hausse des prix et l’inflation ont profondément affecté leur mode de vie. Toutefois, réduire la surconsommation pour aller vers un avenir plus durable permet non seulement de lutter contre les problèmes écologiques, mais aussi de montrer son soutien à l’Ukraine.
Se libérer de la dépendance au gaz russe est devenu un objectif central pour de nombreux dirigeants, en coordination avec le plan REPowerEU.

Les maires et leurs gouvernements locaux étant les plus proches des citoyens, la Conférence de la Convention des Maires 2023 offrira à ces autorités l’occasion de présenter fièrement leurs réponses face à la crise. Ce sera aussi une chance de réfléchir à ce que les institutions européennes et les gouvernements nationaux peuvent faire pour mieux aider la population.

L’avenir énergétique de l’Europe

Les participants à l’événement auront l’opportunité de rencontrer des représentants de haut niveau des villes européennes et de leurs institutions. Parmi les personnalités attendues figurent notamment Frans Timmermans, vice-président exécutif de la Commission européenne, et Kadri Simson, commissaire européenne à l’énergie.
Ils discuteront du rôle des institutions européennes et des États membres pour soutenir les initiatives locales visant à réduire la dépendance au gaz russe et à maîtriser la consommation d’énergie.

Des maires et représentants de plusieurs villes européennes prendront part à des tables rondes pour aborder :

  • les défis rencontrés par les autorités locales face à la crise,
  • les économies d’énergie dans le cadre de REPowerEU,
  • un bilan du premier hiver depuis le début de la crise énergétique,
  • les réactions immédiates des gouvernements,
  • les mesures mises en œuvre, leur impact sur les citoyens
  • et surtout : que faire maintenant ?

Inscrivez-vous à la conférence avant le 23 mars ici.

IncluCities

IncluCities - News 2022

Être une source d’inspiration pour les autres est la meilleure reconnaissance de notre travail


IncluCities poursuit sa série en présentant les personnes clés derrière le projet avec une double interview spéciale. Vincent Vanhalewyn, échevin responsable de la cohésion sociale à Schaerbeek, et Janaki Decleire, Directrice de l’association VIA, un partenaire essentiel du projet, répondent aux questions sur l’intégration des migrants et les impacts de la crise des réfugiés ukrainiens sur la municipalité de Schaerbeek, une ville mentor du programme IncluCities.

Schaerbeek est l’une des 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale. Une grande diversité culturelle caractérise sa population de plus de 133 000 habitants. D’où viennent les nouveaux arrivants ?

Janaki Decleire :

Schaerbeek est effectivement une commune cosmopolite. Plus d’un tiers (37 %) de la population est de nationalité étrangère, sans compter les personnes devenues récemment Belges. Ceux qui viennent à notre bureau d’accueil BAPA VIA, chargé de l’accueil des nouveaux arrivants, ne viennent pas uniquement de la commune de Schaerbeek, car notre programme d’accueil est ouvert à toute personne vivant dans la région bruxelloise. Environ un cinquième vient de Schaerbeek et 18 % de Molenbeek, le reste provenant d’autres communes. Ces personnes viennent principalement de Syrie, du Maroc, d’Inde, d’Afghanistan et de Guinée.

Schaerbeek est la quatrième commune la plus densément peuplée de Bruxelles. Comment cela affecte-t-il la vie urbaine ?

Vincent Vanhalewyn :

La population de Schaerbeek a continuellement augmenté – malgré 2020, une année exceptionnelle avec la plus faible croissance enregistrée dans la Région depuis 1998 – et une croissance plus élevée est attendue, bien que dans une moindre mesure. Nous avons une population multiculturelle, avec plus de 100 nationalités en 2019.

Cette situation est à la fois un atout et un défi en ce qui concerne les infrastructures publiques, avec un besoin significatif en crèches, écoles, logements, etc. Pour répondre à ces besoins, nous avons lancé plusieurs projets urbains, notamment avec le soutien de la Région dans le cadre des contrats de quartier, pour améliorer les espaces publics, développer les infrastructures sociales et le logement et, dans une moindre mesure, renforcer notre tissu économique et social.

Depuis les années 1960, Schaerbeek a également développé un réseau important et actif d’associations, ce qui contribue à créer des liens au sein des quartiers et à améliorer la coexistence de personnes de divers horizons.

La gestion des migrations est une compétence nationale, mais elle devient une responsabilité locale dès l’arrivée des personnes sur un territoire spécifique. De quoi êtes-vous responsable ?

Vincent Vanhalewyn :

En effet, la commune intervient à différents niveaux dans l’accueil des migrants, de la tenue et mise à jour du registre civil à l’enregistrement des nouveaux arrivants dans le registre des étrangers. L’objectif est également de veiller au bien-être des citoyens et de s’assurer que chacun trouve sa place.

Avec son service de quartier et son Programme de Prévention Urbaine (PPU), elle cherche à créer une relation étroite avec la population pour établir un dialogue et améliorer la vie communautaire à Schaerbeek. Depuis 2016, les communes de Schaerbeek et Molenbeek ont promu l’ouverture d’un Bureau d’Accueil des Nouveaux Arrivants (BAPA), l’un des acteurs centraux de l’intégration des nouveaux arrivants dans la Région bruxelloise, conférant à Schaerbeek un rôle significatif dans l’accueil des migrants.

Nous avons assisté à un élan de solidarité pour accueillir les réfugiés ukrainiens dans les villes européennes, y compris à Bruxelles. Comment avez-vous géré les premiers mois de la crise des réfugiés ukrainiens ? Quelle est la tendance et quels sont les problèmes les plus pressants ?

Vincent Vanhalewyn :

Au cours des premiers mois de la crise, la municipalité a mis en place une page web avec des informations de base pour les réfugiés ukrainiens concernant le logement, les procédures administratives et les droits, y compris l’existence du CPAS (l’agence de bien-être de Bruxelles). Un coordinateur temporaire a été nommé au niveau municipal pour centraliser les informations et répondre aux questions des personnes, qu’il s’agisse des réfugiés ou des citoyens de Schaerbeek.

Grâce à une subvention régionale, le soutien a été formalisé depuis juillet, avec deux agents municipaux supplémentaires offrant aux réfugiés et à toute personne impliquée dans le processus d’accueil toutes les informations de base, y compris un soutien psychosocial pour les réfugiés ukrainiens.

En attendant la fourniture de logements collectifs par la Région, la municipalité a dû fortement compter sur les bénévoles pour accueillir les réfugiés durant les premiers mois de la crise.

Janaki Decleire :

VIA a réagi très rapidement à l’arrivée de nombreux Ukrainiens sans compromettre la capacité d’accueil pour d’autres nouveaux arrivants. Grâce au soutien financier de la Commission communautaire française, nous avons pu recruter rapidement de nouveaux collègues parlant russe et ukrainien pour organiser des sessions d’information de 15 heures adaptées à ce nouveau public dans leur langue, leur offrant ainsi le même service que toute autre personne venant à nos bureaux.

Dans le cadre du projet IncluCities, Schaerbeek participe à un processus de mentorat avec la ville lettone de Jelgava. Que pouvez-vous leur offrir et quelle est la leçon la plus importante de ce processus pour vous ?

Vincent Vanhalewyn :

Dans le projet IncluCities, nous sommes dans un processus d’apprentissage mutuel avec la ville de Jelgava. Cela nous permet de réfléchir stratégiquement à l’intégration des nouveaux arrivants et d’évaluer nos pratiques. Grâce à ce projet, nous avons pu examiner la pertinence de créer un outil d’information numérique pour les nouveaux arrivants, tel qu’une application mobile, et d’apprendre de ce que d’autres autorités locales ont fait en Belgique et au-delà. La ville de Malines, par exemple, a réalisé un excellent travail avec son Welcome App. L’association DUNE a créé une application spéciale, Le Bon Plan, répertoriant tous les services sociaux et médicaux divers de Bruxelles. Le financement du projet ne nous a pas permis d’aller plus loin dans le développement d’une application mobile ; néanmoins, ces expériences nous ont inspirés pour mettre à jour le site web de VIA dans le cadre du projet.

Jelgava a récemment dû faire face courageusement à un grand flux migratoire en raison de la guerre en Ukraine. La municipalité de Schaerbeek a déjà dû faire face à de nombreux flux migratoires dans le passé. Nous avons voulu partager cette expertise avec nos partenaires lettons en leur montrant ce que nous avons fait, en espérant leur donner de l’inspiration pour une perspective moyenne et longue sur l’intégration.

L’un des résultats de ce projet est également un guichet unique, une plateforme en ligne améliorée pour les nouveaux arrivants dans la municipalité. Pouvez-vous présenter les principaux éléments de ce site web et son objectif ?

Janaki Decleire :

Avec le budget alloué par le projet IncluCities, nous avons pu retravailler la page de notre site web BAPA VIA décrivant le parcours d’accueil et la rendre plus accessible à tous. Le parcours est expliqué de manière plus ludique et intuitive qu’auparavant. Le contenu est également traduit en dix langues et disponible en version audio pour les personnes ayant des difficultés de lecture, car il y a parmi la population des nouveaux arrivants beaucoup de personnes qui ne lisent pas ou ont très peu d’éducation scolaire. Nous avons également créé une nouvelle page offrant un annuaire essentiel de services utiles à tout nouvel arrivant dans divers domaines, tels que l’aide sociale et les services juridiques, la santé, les services pour enfants et les cours de français. Ainsi, les personnes qui ne souhaitent pas entamer un processus d’accueil chez VIA auront des adresses utiles pour trouver des réponses à leurs questions.

Le projet IncluCities touche bientôt à sa fin. Quel a été le principal avantage pour vous ?

Janaki Decleire :

Le plus grand avantage est l’échange entre les différents partenaires du projet. Participer à un programme qui regroupe huit villes différentes partageant leur expérience d’accueil des nouveaux arrivants est inspirant. Même si leur contexte et leur réalité sont différents, comprendre ces diverses réalités et voir ce qu’ils ont pu mettre en place, ce qui a bien fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné, nous permet d’enrichir notre réflexion et notre travail.

Le rôle de mentor nous a également rendus encore plus conscients du chemin parcouru depuis 2016, lorsque VIA a été créée. Si nous pouvons rayonner et inspirer d’autres acteurs dans le domaine de l’intégration des migrants, c’est une excellente reconnaissance de notre travail.

Schaerbeek est décrite comme étant « aussi têtue que l’âne » (le symbole de Schaerbeek) et « aussi fertile que la terre sur laquelle poussent les cerisiers ». Que signifient ces dictons ?

Vincent Vanhalewyn :

Autrefois, les habitants de Schaerbeek, qui cultivaient des cerises, avaient le privilège de se rendre au marché de Bruxelles avec leurs ânes pour les vendre aux brasseurs qui fabriquaient de la bière (Kriek !). Lorsqu’ils arrivaient, les Bruxellois s’exclamaient : Hei ! doë zên die

Points de Service aux Résidents

Poland services - News 2022

À Rzeszów (Pologne), les points de service aux résidents comme outil d’amélioration de l’accès des citoyens aux services publics


En Pologne, la ville de Rzeszów a mis en place quatre Points de Service aux Résidents (PSR) en 2011. Situés dans des centres commerciaux facilement accessibles, offrant un grand nombre de places de parking et accessibles aux personnes handicapées, les PSR visent à améliorer l’accessibilité et la fourniture des services publics. Dans ces PSR, les citoyens peuvent, par exemple, récupérer leurs cartes d’identité et permis de conduire, enregistrer leurs véhicules ou se renseigner sur les événements locaux.

La création des PSR s’est basée sur une approche participative. Lors d’une enquête, les résidents ont exprimé leurs besoins et attentes concernant ce service. Une fois le premier PSR lancé, des enquêtes de satisfaction ont été menées pour améliorer son fonctionnement.

Les PSR ont largement gagné en popularité au fil des ans. Ainsi, en 2013, 20 000 dossiers ont été traités dans les PSR. En 2016, le nombre de dossiers administrés a totalisé 50 000. Cette augmentation peut être expliquée par le haut niveau de satisfaction des utilisateurs, dû notamment à l’extension des heures d’ouverture des bureaux, la meilleure disponibilité des agents, la possibilité de traiter de nombreux sujets officiels en un seul endroit dédié et la possibilité de visiter les PSR en faisant ses activités quotidiennes.

Pour en savoir plus sur cette et d’autres meilleures pratiques locales, consultez le site web d’URBACT, le programme de coopération territoriale européenne visant à promouvoir le développement urbain intégré et durable dans les villes de toute l’Europe.

Depuis 2021, l’outil RFSC est utilisé par les villes et les partenaires du réseau URBACT « Objectifs Mondiaux pour les Villes », soutenant la localisation des ODD dans 19 villes européennes.

Villes intelligentes

Smart Cities - News Section

Héraklion en Grèce met en œuvre des pratiques de ville intelligente grâce à une coopération interdisciplinaire


La municipalité d’Héraklion en Grèce a élaboré un plan stratégique dont un pilier est « Héraklion : Ville Intelligente ». Cette stratégie de ville intelligente vise à exploiter pleinement le potentiel des ressources de la ville tout en consolidant les domaines dans lesquels la ville a été déficiente.

La stratégie « Héraklion : Ville Intelligente » a été développée en adoptant une approche durable et intégrée afin de s’attaquer aux défis urbains de manière durable. Ainsi, la ville participe au Pacte des Maires pour le Climat et l’Énergie. Héraklion a également publié son Plan de Développement Urbain Durable. Approuvé par le conseil municipal et ratifié par le Gouvernement Régional de Crète, ce Plan est un projet bénéficiant de 14 millions d’euros de financement européen pour assurer une conception et un développement urbain durable à long terme.

Selon une étude du Parlement Européen intitulée « Cartographie des Villes Intelligentes dans l’UE », Héraklion excelle dans trois axes de la ville intelligente : gouvernance, économie et participation citoyenne. Cela a contribué à une approche holistique avec des solutions ayant un impact positif sur tous les acteurs : citoyens individuels, entreprises, communautés et l’ensemble de la ville.

« Héraklion : Ville Intelligente » a eu un impact significatif sur l’organisation quotidienne d’Héraklion :

  • L’infrastructure de haut débit a atteint une couverture de 100 %.
  • Les citoyens ont accès à plus de 160 services en ligne via le portail municipal.
  • Des groupes de bénévoles coordonnent des événements de sensibilisation communautaire pour aider la ville.
  • Le Dimoskopio, une organisation multidisciplinaire dont le but est de promouvoir l’entrepreneuriat et l’innovation afin d’améliorer la stabilité économique d’Héraklion, a été créé.

Pour en savoir plus sur cette et d’autres meilleures pratiques locales, consultez le site web d’URBACT, le programme de coopération territoriale européenne visant à promouvoir le développement urbain intégré et durable dans les villes de toute l’Europe.

Depuis 2021, l’outil RFSC est utilisé par les villes et partenaires du réseau URBACT « Objectifs Mondiaux pour les Villes », soutenant la localisation des ODD dans 19 villes européennes.URBACT network, supporting the localisation of the SDGs across 19 European cities.

Africities

Africa - News Section

Le CoM SSA plaide pour le financement des projets de gestion des déchets des autorités locales africaines lors du 9e Sommet Africités


Le Pacte des Maires pour l’Afrique subsaharienne (CoM SSA), avec son partenaire de mise en œuvre Expertise France, a mis en lumière les enjeux transversaux liés au climat, à l’énergie et à la gestion des déchets dans les villes africaines, lors de deux sessions techniques organisées dans le cadre du 9e Sommet Africités. Leur plaidoyer a porté sur la mobilisation de financements pour les initiatives locales de gestion des déchets, soulignant la nécessité urgente d’investissements en faveur du développement urbain durable.
Pour plus d’informations, consultez le site du projet : comssa.org.

Sprint – économies d’énergie des villes

Energy - News Section

Rejoignez la nouvelle initiative de l’UE pour réduire la dépendance énergétique de nos villes à la Russie


Le Cities Energy Saving Sprint est une initiative conjointe de la Commission européenne, du Pacte des Maires – Europe et du Comité européen des Régions. Son objectif est d’encourager les villes à adopter des mesures immédiates pour réduire leur consommation d’énergie. Cette campagne durera quatre mois.

Il est essentiel de réaliser des économies d’énergie dès maintenant afin de mieux se préparer pour l’hiver prochain. Chaque kilowattheure économisé permettra de remplir les réserves et d’aborder la saison froide avec plus de sécurité. Chaque gramme de gaz à effet de serre évité dans les mois à venir sera une avancée précieuse, non seulement pour le climat, mais aussi en signe de solidarité avec l’Ukraine.

En parallèle des transformations structurelles nécessaires à la transition énergétique, il est urgent d’adopter des mesures d’économie d’énergie à court terme et de planifier des réductions de consommation pour l’hiver à venir. Les municipalités ont ici un rôle clé à jouer.

Comment ma ville peut-elle participer au Sprint ?

  • Inscrivez-vous ici pour rejoindre l’initiative
  • Consultez le Toolkit pour des idées de mesures d’urgence à mettre en place dans votre ville
  • Utilisez le kit de communication pour promouvoir vos actions locales et contribuer au mouvement à l’échelle européenne
  • Partagez vos expériences sur les réseaux sociaux avec le hashtag #EUCitiesSaveEnergy ou par e-mail auprès du Pacte des Maires

Protection temporaire

Ukraine people - News

Quel est le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans l’accueil des réfugiés ukrainiens ?


De nombreuses femmes, mineurs et hommes âgés s’installent au sein des frontières de l’Union européenne. À ce jour, plus de 5,5 millions d’Ukrainiens ont été contraints de quitter leur pays. Ils cherchent refuge notamment dans les pays frontaliers de l’UE, tels que la Pologne et la Roumanie.

L’activation par l’UE de la Directive sur la Protection Temporaire (DPT) début mars 2022 a montré la volonté unanime des gouvernements nationaux d’accueillir les réfugiés ukrainiens. Cette directive garantit une protection immédiate et temporaire aux personnes fuyant la guerre en Ukraine, pour une durée d’un an, renouvelable automatiquement par périodes de six mois, jusqu’à un maximum de trois ans.

Mais quelles sont les responsabilités des gouvernements locaux et régionaux, notamment dans des domaines tels que la santé, le logement et l’emploi ? Découvrez-le en lisant l’analyse du rôle des gouvernements locaux dans la Directive sur la Protection Temporaire par IncluCities.