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Recommandations politiques sur AgoraEU

EU financing opportunities - News

Le Comité des régions adopte un avis sur AgoraEU intégrant les principales recommandations politiques du CCRE

Le Comité européen des régions (CdR) a adopté son avis sur le programme AgoraEU proposé lors de sa 171e session plénière. Rédigé par le rapporteur Csaba Borboly (RO/PPE), vice-président du Conseil du comté de Harghita (Roumanie), l’avis adresse un message clair aux institutions européennes : les gouvernements locaux et régionaux sont des partenaires de mise en œuvre essentiels pour l’avenir culturel, médiatique et démocratique de l’Europe.

AgoraEU est la proposition de la Commission visant à fusionner Europa Créativa et le programme Citizens, Equality, Rights and Values (CERV) en un cadre unique pour le budget de l’UE 2028–2034, articulé autour de trois volets : culture, médias et démocratie. Si l’ambition de créer de la cohérence est bienvenue, le CCRE et le CdR ont tous deux souligné que cette fusion ne doit pas diluer les objectifs spécifiques ni les financements de chaque volet.

En amont des délibérations du CdR, le CCRE a soumis plusieurs recommandations politiques au Comité européen des régions, qui se reflètent dans quatre domaines essentiels.

Jumelages de villes : de l’omission à la reconnaissance

L’alignement le plus important concerne les jumelages de villes et les réseaux de communes. Le CCRE a plaidé pour que les jumelages soient reconnus comme un instrument démocratique stratégique doté d’une ligne budgétaire clairement fléchée — un vecteur efficace de participation civique, de dialogue interculturel et de construction de l’identité européenne, notamment dans le contexte d’instabilité géopolitique et du processus d’élargissement.

Le CdR fait directement écho à cette position en appelant à des réseaux de jumelage et des partenariats municipaux transfrontaliers bénéficiant d’un financement pluriannuel dédié. Il regrette également formellement que la proposition de la Commission ait supprimé les actions de jumelage prévues dans le cadre du programme CERV et demande leur rétablissement. Les jumelages touchent chaque année des centaines de milliers de citoyens, y compris dans les petites villes et les zones rurales rarement desservies par des instruments de financement européens complexes. Une analyse du CCRE sur les jumelages en Europe en 2023 a montré que les associations de gouvernements locaux et régionaux (AGLR) jouent un rôle important dans ce domaine. Plus de 80 % des répondants ont déclaré avoir été actifs dans ce domaine au cours des deux dernières années, et 75 % ont exprimé leur souhait de poursuivre et de développer davantage ces activités, notamment les échanges culturels, l’apprentissage par les pairs et la mise en œuvre de projets communs.

Points de contact nationaux et simplification de l’accès

Les associations nationales de gouvernements locaux et régionaux et les réseaux de villes ont fait leurs preuves dans l’acheminement des fonds européens vers les acteurs de terrain. Le CCRE a soutenu que des points de contact nationaux bien dotés en ressources, hébergés par les associations nationales de gouvernements locaux et régionaux, sont indispensables pour atteindre les petites municipalités, les zones rurales et les primo-demandeurs, et que les associations nationales et les réseaux municipaux devraient être formellement reconnus comme acteurs-passerelles stratégiques habilités à gérer des mécanismes de soutien financier aux tiers (SFT).

Le CdR va dans le même sens, avec sa propre formulation. Il souligne que la proportionnalité doit être évaluée non seulement au regard du périmètre politique, mais aussi en termes d’accessibilité et d’inclusivité, et soutient des formats de subventions simplifiés, un soutien au renforcement des capacités, ainsi que des processus de candidature en deux étapes et des subventions en cascade qui ont fait leurs preuves dans les programmes précédents. Il appelle également à la création de points de contact AgoraEU au moins au niveau national, et le cas échéant au niveau régional. Il propose notamment de plafonner les exigences de contribution propre pour les initiatives de petite envergure et de terrain à 10 % des coûts totaux éligibles, cofinançables par des fonds nationaux, régionaux ou locaux — une mesure concrète qui répond directement à l’un des obstacles les plus persistants à la participation ascendante.

Intégrer les gouvernements locaux dans le cadre de gouvernance du programme

Le CdR considère qu’AgoraEU doit pleinement s’aligner sur la subsidiarité active et la gouvernance multiniveaux. Il appelle à une reconnaissance formelle du rôle des autorités locales et régionales dans le règlement, à l’introduction d’indicateurs de participation territoriale, et à ce que les critères d’évaluation soient explicitement liés à la cohésion territoriale et à l’engagement citoyen.

Et maintenant ?

L’avis du CdR constitue un signal institutionnel fort. L’enjeu est désormais de porter cette voix territoriale dans les négociations budgétaires de l’UE entre le Parlement européen et le Conseil.

Le CCRE continuera de plaider pour les quatre piliers essentiels au bon fonctionnement d’AgoraEU pour les gouvernements locaux et régionaux : une ligne budgétaire protégée pour les actions de jumelage ; des points de contact nationaux bien dotés en ressources avec un véritable mandat territorial ; la reconnaissance formelle des organisations intermédiaires pour faciliter l’accès aux petites subventions ; et une participation significative des représentants des gouvernements locaux et régionaux à la gouvernance du programme dès le départ.

La culture, les médias et la démocratie se vivent au quotidien sur les places de nos villes, dans les théâtres locaux et au sein des conseils municipaux à travers l’Europe. AgoraEU a le potentiel de renforcer cela. Le CdR a clairement indiqué ce qu’il faut — il appartient désormais au Parlement européen et au Conseil d’aller dans ce sens.

Lire l’avis adopté du Comité des régions

Découvrir la campagne du CCRE sur le budget de l’UE

Solutions énergétiques municipales

Les municipalités démontrent la valeur de l’énergie produite localement


En cette période d’incertitude géopolitique, les municipalités jouent un rôle essentiel dans l’indépendance énergétique de l’Europe en promouvant les énergies renouvelables locales avec les communautés. La Convention des maires de l’UE mobilise les élus locaux pour développer l’énergie communautaire et garantir que les bénéfices restent au niveau local.

Ces cinq dernières années, les conflits géopolitiques ont fait grimper à deux reprises les prix de l’énergie en Europe, révélant la dépendance et la vulnérabilité du continent aux énergies fossiles. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a averti que la récente guerre en Iran coûte à l’UE 500 millions d’euros par jour. Face à la flambée des prix du pétrole et du gaz, les ménages et les entreprises de toute l’Europe en subissent les conséquences.

La réponse apparaît de plus en plus clairement en Europe : produire davantage d’énergie renouvelable sur son territoire.

Cette vision est clairement exposée dans la communication AccelerateEU ​​récemment publiée par la Commission européenne, qui répond à la hausse des coûts énergétiques de l’UE sur des marchés volatils des combustibles fossiles et vise à accélérer la transition vers une énergie propre et à renforcer notre résilience énergétique, l’un de ses piliers étant « plus d’énergie produite localement ».

Mais cette transformation ne se fera pas uniquement au niveau national. Elle se construira aussi localement – dans les villes, les villages et les bourgs de toute l’Europe – où les autorités locales pourront collaborer avec les communautés locales pour bâtir, à partir de la base, l’avenir énergétique européen.

La dimension locale de l’énergie produite localement

Les collectivités locales sont idéalement placées pour transformer les ressources locales comme le soleil, le vent et l’eau en énergie abordable et fiable pour leurs communautés.

L’énergie produite localement protège les résidents des fluctuations mondiales des prix en réduisant leur dépendance aux énergies fossiles importées. Elle renforce la sécurité énergétique et donne aux collectivités un meilleur contrôle sur leur approvisionnement. Elle aide également les municipalités à atteindre plus rapidement leurs objectifs climatiques, en mobilisant tous les acteurs de la transition, tout en préservant les retombées économiques de cette transition énergétique au sein de l’économie locale.

Cela signifie des factures moins élevées et plus stables, de nouveaux emplois et une confiance accrue du public dans la transition.

Partout en Europe, les municipalités s’engagent à promouvoir l’énergie produite localement, en utilisant un large éventail d’outils, comme le démontrent les signataires de la Convention des maires de l’UE.

Énergie communautaire : produite localement et alimentée par nous

L’un des outils les plus efficaces dont disposent les collectivités locales est l’énergie communautaire, où citoyens, municipalités et entreprises locales produisent, possèdent et gèrent ensemble des énergies renouvelables. L’énergie communautaire est une énergie locale à l’état pur. Elle permet aux citoyens de maîtriser leur avenir énergétique, de bénéficier de prix stables et de profiter directement des avantages qui en découlent.

Reconnues dans le cadre du paquet énergie citoyenne de la Commission européenne, plus de 8 000 communautés énergétiques existent déjà en Europe. Leur potentiel est immense : d’ici 2030, leur nombre pourrait être multiplié par dix et elles pourraient alimenter entre 25 et 30 millions de foyers.

Les projets énergétiques communautaires sont souvent portés par les citoyens, mais les municipalités peuvent aussi s’impliquer, contribuer à leur pilotage et parfois même les diriger. Dans ce cas, les retombées sont généralement plus importantes et plus durables, permettant à ces communautés d’atteindre leur plein potentiel.

Partout en Europe, les collectivités locales de toutes tailles et de tous types – des villes et agglomérations urbaines aux villages ruraux – démontrent comment le leadership municipal renforce l’énergie communautaire.

Comment les municipalités peuvent diriger

La première et la plus simple façon pour une municipalité de montrer l’exemple est de faciliter la tâche des porteurs de projet. La mise en place d’une communauté énergétique soulève de nombreux défis juridiques et techniques.

Les municipalités peuvent apporter leur aide en simplifiant les procédures, en mettant en relation les parties prenantes, en sensibilisant le public et en fournissant des conseils techniques.

À Valence, en Espagne, un réseau de bureaux locaux de l’énergie a contribué à la création de dix communautés énergétiques gérées par les citoyens depuis 2020 grâce à un travail de sensibilisation soutenu, des conseils d’experts et un soutien direct aux résidents.

À Sienne, en Italie, les autorités locales ont soutenu le développement d’une communauté énergétique locale en recensant les espaces publics appropriés et en contribuant à simplifier les procédures administratives. Elles ont également mis en place un groupe de travail technique avec des partenaires universitaires et institutionnels afin d’établir une structure de gouvernance stable et à but non lucratif, jouant ainsi un rôle clé dans la création de cette initiative et l’orientation de son développement initial.

Deuxièmement, et de manière un peu plus poussée, les municipalités peuvent apporter directement leur aide et soutenir ceux qui créent la communauté.

Ils peuvent débloquer des ressources publiques, fournir un soutien financier et offrir des ressources pratiques dont les collectivités peuvent manquer.

À Heilbronn, en Allemagne, la municipalité a loué des toits publics à la coopérative EnerGeno en échange d’une électricité moins chère. Ce qui n’était au départ qu’un simple arrangement s’est transformé en un partenariat durable pour le climat et l’énergie.

Dans le village rural catalan de Bellpuig, en Espagne, la municipalité a mis à disposition les toits et l’espace public pour des installations solaires et des bornes de recharge pour véhicules électriques, tout en soutenant la coopérative qui produit désormais plus de 490 MWh d’électricité renouvelable chaque année.

Pour aller encore plus loin, les municipalités peuvent s’impliquer directement et piloter directement des projets énergétiques communautaires.

Ceux qui souhaitent s’impliquer davantage peuvent rejoindre directement des communautés énergétiques et co-investir. Face au manque de sensibilisation et de proactivité en matière d’énergie communautaire, les municipalités peuvent également prendre l’initiative et piloter le projet, en montrant l’exemple.

Dans la petite ville rurale basque d’Ispaster, en Espagne, la municipalité est devenue membre de sa communauté énergétique locale, renforçant ainsi la confiance et l’engagement à long terme.

À Križevci, en Croatie, la municipalité s’est associée à une coopérative énergétique locale pour lancer une campagne de financement participatif en vue de l’installation de panneaux solaires dans le centre-ville et la bibliothèque. Ces campagnes, destinées à financer un projet de toitures solaires, ont permis de récolter les fonds nécessaires en quelques jours et ont démontré un fort intérêt des citoyens pour les énergies renouvelables.

Lorsque les autorités locales participent directement, elles envoient un signal fort indiquant que l’énergie communautaire est une priorité partagée.

Au-delà de l’énergie communautaire

L’énergie communautaire est l’un des outils les plus efficaces à disposition, mais ce n’est pas le seul. Les municipalités peuvent également promouvoir la production locale d’énergie grâce à des achats stratégiques, des partenariats public-privé, des programmes de flexibilité avec les gestionnaires de réseau, la gestion numérique de l’énergie, la rénovation des bâtiments, la réduction de la demande et les micro-réseaux de quartier.

Valence, par exemple, intègre des critères sociaux et environnementaux dans ses achats d’énergie, tandis qu’Ispaster exploite un micro-réseau hybride fournissant aux bâtiments et aux ménages de la chaleur et de l’électricité renouvelables, avec un système de stockage.

Un leadership significatif n’a pas besoin d’être à grande échelle. Il peut commencer par le toit d’une école, un pâté de maisons ou une rue.

Libérez votre potentiel grâce à l’énergie locale

L’avenir énergétique de l’Europe ne dépend pas des importations. Il peut être produit localement, géré collectivement et conçu pour servir en priorité les communautés – une énergie produite et produite chez nous.

Les municipalités sont idéalement placées pour mener cette transition. La Convention des maires de l’UE met en lumière toutes les manières dont le leadership local contribue à bâtir un avenir énergétique propre, abordable et indépendant pour l’Europe. Suivez-nous pour en savoir plus.

Votre municipalité fait-elle quelque chose pour promouvoir l’énergie locale ?

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Le secrétariat du Hub de partenariat européen en Ukraine

Le CCRE renforce son rôle de plateforme européenne pour la coopération municipale avec l’Ukraine.


Une mission d’une semaine à Kyiv, menée par le secrétaire général du CEMR, Fabrizio Rossi, et le directeur des projets et programmes, Durmish Guri, a réaffirmé le rôle du CCRE en tant que structure facilitatrice du Hub de partenariat européen (EPH), pour la coopération municipale internationale en soutien au redressement, à la résilience et à l’intégration européenne de l’Ukraine.

Bien que l’engagement du CCRE en Ukraine remonte à 2002, cette visite s’inscrit dans un cadre stratégique majeur : le Pôle de partenariat européen (EPH), soutenu par l’UE et ses États membres via le programme U-LEAD with Europe. L’EPH, développé conjointement avec les acteurs de la communauté Bridges of Trust, vise à développer, structurer et coordonner les partenariats municipaux internationaux entre les municipalités européennes et ukrainiennes.

Alors que des centaines d’initiatives de coopération bilatérales et multilatérales sont déjà en cours et que la demande de soutien ne cesse de croître, le Secrétariat du Programme européen de santé publique (EPHS) assure la coordination cohérente à l’échelle européenne nécessaire pour harmoniser les actions des acteurs et éviter les doublons. Cette approche répond mieux aux besoins sur le terrain et répond directement à l’appel à l’action lancé lors de la Conférence sur le redressement de l’Ukraine à Berlin, qui préconisait la création d’un guichet unique dédié.

Principaux enseignements de la visite en Ukraine

Fédérer les associations nationales de gouvernements locaux et régionaux.

En une seule journée, le CCRE a tenu des réunions bilatérales avec les quatre associations nationales ukrainiennes : l’Association des villes ukrainiennes (AUC), l’Association panukrainienne des communautés (VAG), l’Association ukrainienne des conseils de district et régionaux (UAROR) et l’Association des communautés territoriales fusionnées (AAATC). Chaque association représente un segment distinct de la gouvernance locale, des villes et communautés urbaines aux districts, régions et hromadas rurales. Le CCRE a discuté des synergies et des priorités individuelles, exploré les pistes de collaboration et organisé d’autres réunions conjointes afin de renforcer la dynamique collective. Ces échanges ont mis en lumière la nécessité de consolider la coopération entre les associations et le CCRE dans la perspective du prochain cadre financier pluriannuel (CFP) et de développer une action commune en 2026, axée sur trois priorités : le financement européen post-2027 pour les collectivités territoriales, des positions communes sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE et le processus de relance, et le plaidoyer en faveur de la décentralisation.

Échanges avec des responsables locaux clés : Klitschko, maire de Kyiv, et Pikula, adjoint au maire du conseil municipal de Marioupol.

Une rencontre avec le maire de Kyiv et président de l’Union des villes ukrainiennes (UUC), Vitaliy Klitschko, a permis de faire le bilan de plus de vingt ans de coopération et d’évoquer la solidarité concrète dont les villes ukrainiennes ont besoin de la part de leurs homologues européens. Le maire Klitschko a particulièrement salué les déclarations annuelles du CCRE et son engagement international constant en faveur des maires détenus.

La rencontre avec Olha Pikula, adjointe au maire du conseil municipal de Marioupol et porte-parole du CEMR pour l’élargissement de l’UE, a porté sur la nécessité d’une position claire du CEMR concernant l’Ukraine dans le cadre du prochain cadre financier pluriannuel, afin de garantir que la situation spécifique de l’Ukraine soit pleinement prise en compte dans les approches politiques et de financement.

Dialogue avec les ministères ukrainiens et la délégation de l’UE en Ukraine

Les rencontres avec la délégation de l’UE en Ukraine, notamment avec le chef de la coopération, Stefan Schleuning, et le vice-ministre du Développement des collectivités territoriales, Oleksii Riabykin, ont transmis un message politique clair : le redressement et l’adhésion de l’Ukraine ne pourront aboutir que si les collectivités locales et régionales sont systématiquement impliquées. Une attention particulière a été portée au chapitre 22 relatif à la politique de cohésion, qui place les municipalités et les régions au cœur de la mise en œuvre, ainsi qu’à l’urgence de clarifier les modalités d’accès des collectivités locales au troisième pilier du mécanisme pour l’Ukraine.

En coordination avec les acteurs de la communauté Bridges of Trust travaillant en Ukraine

Une rencontre avec Expertise France, acteur clé de la Communauté Bridges of Trust, a illustré l’étendue du rôle de coordination d’EPHS. Les discussions ont porté sur la préparation de la Conférence sur la relance de l’Ukraine et sur la nécessité d’une approche plus coordonnée de la coopération municipale internationale dans le cadre de l’UE. Cette mission a également permis de collaborer avec l’équipe U-LEAD with Europe en Ukraine, qui a co-organisé et soutenu la visite tout au long de la semaine.

Qu’est-ce que la coopération municipale internationale et pourquoi est-elle importante aujourd’hui en Ukraine ?

La coopération municipale internationale désigne des partenariats structurés entre administrations locales et régionales, au-delà des frontières, favorisant l’échange de connaissances, le renforcement institutionnel, le développement des capacités et la résilience démocratique. En temps normal, ces partenariats permettent aux municipalités de partager leur expertise et d’améliorer les services publics.

Dans le contexte actuel de l’Ukraine, elles revêtent une fonction supplémentaire et urgente : ce sont des instruments de résilience, de reconstruction et d’intégration européenne, construits à partir de la base.

Si le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’UE se négocie aux niveaux européen et national, sa mise en œuvre et sa crédibilité reposent principalement sur les acteurs locaux. Les municipalités et les régions sont responsables de la fourniture des services essentiels en temps de guerre, de la reconstruction des infrastructures, du soutien aux personnes déplacées et de la mise en œuvre des réformes administratives et de gouvernance qu’exige l’adhésion à l’UE. Leur pleine participation au processus d’adhésion est indispensable.

La nécessité d’une approche coordonnée

Les réunions ont confirmé que le Pôle de partenariat européen est de plus en plus reconnu comme une priorité stratégique. La délégation de l’UE en Ukraine a exprimé son ferme soutien au développement du Pôle en tant que centre d’expertise sur la coopération municipale internationale avec l’Ukraine, couvrant les politiques de l’UE, la décentralisation, la gouvernance locale et le renforcement des capacités.

Le contexte politique rend cette ambition à la fois opportune et nécessaire. La reprise de l’Ukraine ne sera crédible, efficace et durable que si elle est co-construite avec les autorités locales et les partenaires. Le CEMR, qui héberge le secrétariat du Pôle de partenariat européen, et les acteurs de la communauté Bridges of Trust, sont bien placés pour y contribuer.

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Violence croissante contre les élus locaux

ODELL webinar news 2026

Les conclusions préliminaires de l’étude ODELL indiquent une augmentation des violences contre les élus locaux à travers l’Europe


Les premiers résultats présentés lors du webinaire de l’Observatoire européen pour la défense de la démocratie au niveau local (ODELL), le 21 mai 2026, indiquent une augmentation des violences et des intimidations à l’encontre des élus locaux en Europe. Les attaques visent fréquemment le domicile et les biens des personnalités politiques, et l’ampleur, largement sous-estimée, des abus en ligne suscite une inquiétude croissante. Ce webinaire a réuni des décideurs politiques, des chercheurs et des élus locaux, et a permis de combiner les données émergentes de l’Université Bocconi avec les témoignages d’élus et d’acteurs institutionnels œuvrant pour la résilience démocratique et la sécurité dans la vie politique.

Un phénomène visible, mais seulement la « partie émergée de l’iceberg ».

Les données actuellement en cours de constitution pour le premier rapport annuel d’ODELL s’appuient sur la presse locale et les archives de rapports nationaux afin de recenser les incidents documentés tels que les agressions, les menaces et les incendies criminels visant des élus locaux. Gianmarco Daniele, directeur exécutif de l’unité CLEAN de l’université Bocconi et professeur associé à l’université de Milan, a expliqué la démarche, soulignant que les chiffres sont fiables pour les incidents graves, mais ne peuvent pas inclure systématiquement les violences en ligne : « Il s’agit de la partie émergée de l’iceberg, car la violence englobe d’autres types d’attaques, comme les cyberattaques », qui sont généralement sous-déclarées.

Plus de 1 000 attaques — et ce nombre ne cesse d’augmenter

Daniele a déclaré que les données présentées jusqu’à présent « reposent sur plus de 1 000 attaques violentes en Europe au cours des six dernières années », soulignant qu’il s’agit d’un problème non seulement européen, mais aussi mondial. Dans l’échantillon européen présenté, l’Italie enregistre le plus grand nombre d’incidents, suivie de la France. L’Allemagne, la Grèce et l’Ukraine figurent également parmi les pays affichant des chiffres élevés. Il a également décrit une augmentation au fil du temps, notamment une hausse en 2023 « principalement due à la France ».

Les attaques contre les biens sont prédominantes

Les schémas observés suggèrent que l’intimidation des personnalités politiques passe souvent par leur entourage. « Le type d’attaque le plus fréquent vise les biens privés des personnalités politiques, généralement des incendies criminels de leur domicile ou de leur véhicule », a déclaré Daniele. « Vient ensuite les attaques contre les biens publics et les agressions physiques contre les personnalités politiques. »

Pour Filiz Ceritoğlu Sengel, maire de Selçuk et porte-parole du CEMR pour la démocratie locale, cela reflète une vulnérabilité structurelle au niveau le plus proche de la gouvernance : « Les élus locaux sont le lien démocratique le plus direct avec les citoyens. Ils sont accessibles, visibles et responsables, mais cela les rend de plus en plus vulnérables. »

Les femmes sont confrontées à des risques nettement plus élevés

Bien que les informations relatives au sexe soient souvent absentes des descriptions d’incidents, Daniele a mis en lumière les résultats d’une étude italienne distincte : « Les femmes maires ont trois fois plus de risques d’être agressées que les hommes, et cela est particulièrement vrai juste après leur élection. »

L’impact sur la participation politique a été souligné par Flo Clucas, conseillère municipale de Cheltenham et présidente du Comité permanent pour l’égalité du CEMR, qui a établi un lien entre l’intimidation – notamment en ligne – et la décision de se maintenir ou non en fonction : « C’est là que commence la démocratie et c’est là, si nous n’y prenons pas garde, qu’elle s’achève.» Elle a ajouté : « Nombre d’élus locaux ne se représentent pas : environ 56 % au Royaume-Uni pourraient ne pas se représenter. »

Les périodes électorales accroissent les risques – en fonction de la force des institutions

Une autre tendance évoquée concernait le calendrier électoral. Daniele a expliqué que les premières analyses suggéraient que les attaques étaient plus fréquentes « juste avant et juste après les élections », mais que ce schéma dépendait du contexte : « Il existe une forte corrélation, mais cela dépend de la solidité de la démocratie dans le pays. »

Les abus en ligne amplifient la menace

Plusieurs intervenants ont souligné que le harcèlement en ligne est répandu, mais reste mal recensé par les systèmes de signalement. Daniele a fait remarquer que, concernant les attaques en ligne, « une infime partie seulement est signalée à la police ». Clucas a décrit comment l’exposition numérique quotidienne peut être instrumentalisée : elle offre à ceux qui veulent intimider les conseillers « une méthode sans aucun moyen de les identifier ». Elle a établi une distinction entre débat démocratique et harcèlement : « Il arrive que la liberté d’expression ne soit pas une liberté d’expression, mais une intimidation… une menace… un harcèlement moral. »

Du point de vue du Conseil de l’Europe, Bryony Rudkin, adjointe au maire d’Ipswich et co-rapporteuse de la résolution du Congrès du Conseil de l’Europe intitulée « Lutter contre la violence à l’encontre des élus locaux et régionaux », a averti que les discours de haine en ligne reflètent un climat plus général : « Les gens se cachent derrière l’anonymat d’un clavier et disent tout ce qui leur passe par la tête. »

Améliorer les données et les réponses politiques

Les participants ont souligné que les solutions reposent sur des données probantes, même lorsqu’il est difficile de les recueillir. Fabrizio Rossi, secrétaire général du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), a affirmé que cette difficulté justifie précisément l’importance de cette initiative : « La collecte de données est complexe. Mais c’est la raison d’être d’ODELL. Nous innovons.» Il a ajouté que l’objectif est de « fournir des éléments probants » et de « commencer à collecter des données et des informations afin d’élaborer les solutions les plus pertinentes ».

Daniel Fleischer-Ambrus, chef d’équipe Démocratie à la DG JUST de la Commission européenne, a déclaré : « La sécurité politique est une priorité absolue pour nous », évoquant le Bouclier européen de la démocratie et les travaux en cours de la Commission sur des outils pratiques. Il a souligné que des lignes directrices, des listes de contrôle et des boîtes à outils devraient être disponibles avant la fin de l’année.

Un impact direct sur la démocratie

Sharon Pia Hickey, chargée de programme pour la gouvernance constitutionnelle et l’État de droit à International IDEA, a replacé le problème dans le contexte plus large des évolutions démocratiques, remerciant ODELL d’avoir « mis en lumière l’ampleur, la gravité, la typologie et les nuances » des difficultés rencontrées par les élus. Elle a décrit les violences à leur encontre comme « une manifestation majeure du recul démocratique, notamment au niveau local ».

Sengel a également mis en garde contre les conséquences démocratiques de l’intimidation qui pousse les gens à se retirer de la vie publique : « Lorsque les représentants élus sont contraints au silence, dissuadés de se présenter aux élections ou forcés de se retirer, les fonctions de la démocratie locale sont affaiblies. »

Une responsabilité collective

En clôture de l’événement, Eider Inuntziaga, conseillère municipale de Bilbao et porte-parole du CEMR pour la démocratie locale, a déclaré que la session avait permis de clarifier « l’ampleur et les tendances » du problème et de créer un espace de dialogue pour trouver des solutions. Elle a insisté sur l’importance de la sécurité politique comme condition de participation : « La démocratie locale ne fonctionne que si les citoyens se sentent en sécurité pour défendre la démocratie et faire entendre leur voix, car sinon, personne n’osera jamais rendre publique une opinion ou une décision. »

Inuntziaga a ajouté que l’intimidation a des conséquences qui dépassent largement le cadre individuel : « Tous ces problèmes influencent notre façon de travailler ; ils détournent l’énergie des priorités et affectent la qualité de nos décisions et de la démocratie.» Elle a précisé que le premier rapport annuel présentera les résultats de la première année du projet à Bilbao le 2 octobre 2026.

European Observatory for the Defence of Democracy at the Local Level
Brussels, 11/12/2025 – Launch of the European Observatory for the Defence of Democracy at the Local Level – ODELL © Elio Germani 2025

À propos d’ODELL

L’Observatoire est un partenariat entre le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), la municipalité de Bilbao et l’Association des communes basques (EUDEL), avec le partenariat scientifique de l’Université Bocconi et le soutien du gouvernement basque. Il œuvre à sensibiliser à ce défi croissant en produisant des données et des preuves fiables, en partageant les meilleures pratiques de bonne gouvernance, en promouvant une action institutionnelle coordonnée et en favorisant la collaboration entre les élus locaux et régionaux.

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Quand les élus locaux sont pris pour cible

European Observatory for the Defence of Democracy at the Local Level

Pourquoi la protection des élus locaux est essentielle pour préserver la confiance, la stabilité et la résilience démocratique à travers l’Europe


Partout en Europe, les élus locaux sont confrontés à une pression croissante, au harcèlement et à la désinformation, à un moment où les communautés ont plus que jamais besoin d’un leadership de confiance. Dans un nouvel article publié dans Burgemeester (pages 158, 159 et 160), le magazine de l’Association néerlandaise des maires, consacré à la gouvernance locale, à la résilience démocratique et au leadership public. Dans cet article, le CCRE présente le travail de l’Observatoire pour la défense de la démocratie locale au niveau local (ODELL), une initiative européenne créée pour surveiller les menaces pesant sur la démocratie locale, soutenir les maires et les conseillers municipaux, et renforcer la confiance du public grâce à une communication plus claire, un plaidoyer fondé sur des données factuelles et des outils pratiques destinés aux municipalités.

Webinaire « Défendre ensemble la démocratie locale »

Le 21 mai 2026, de 14 h à 15 h 15, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) et les partenaires de l’Observatoire pour la défense de la démocratie locale en Europe organiseront un webinaire en ligne consacré aux menaces croissantes auxquelles sont confrontés les élus locaux et régionaux à travers l’Europe.

La discussion réunira des dirigeants locaux, des experts et des partenaires européens afin d’examiner les défis croissants auxquels la démocratie est confrontée au niveau local, du harcèlement et de l’intimidation à la désinformation et à la perte de confiance du public, tout en partageant des solutions pratiques et des expériences venues de toute l’Europe.

Inscrivez-vous et apprenez-en davantage ici : Webinaire « Défendre ensemble la démocratie locale »

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Webinaire : Défendre ensemble la démocratie locale

ODELL - Democracy news

L’Observatoire européen pour la défense de la démocratie au niveau local présente ses premières conclusions sur les menaces qui pèsent sur les représentants élus locaux.


Le 21 mai 2026, de 14 h à 15 h 15, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) et ses partenaires de l’Observatoire pour la défense de la démocratie locale en Europe organiseront un webinaire en ligne consacré aux menaces croissantes qui pèsent sur les élus locaux et régionaux à travers l’Europe.

Lancé en décembre 2025 par le CCRE, la municipalité de Bilbao et l’Association des municipalités basques (EUDEL), en partenariat avec l’Université Bocconi et avec le soutien du gouvernement basque, l’Observatoire vise à surveiller, analyser et répondre aux pressions croissantes qui affectent la démocratie locale à travers l’Europe.

Ce webinaire présentera les conclusions préliminaires du prochain rapport européen de l’Observatoire, qui analysera les schémas d’intimidation, de harcèlement, de violence et d’attaques visant les élus locaux et régionaux. Ce débat intervient alors que les institutions démocratiques en Europe sont confrontées à une polarisation croissante, à la désinformation et à une baisse de la confiance envers les pouvoirs publics.

Les élus locaux sont souvent en première ligne face à ces défis. En tant qu’échelon de gouvernement le plus proche des citoyens, les municipalités et les régions jouent un rôle crucial dans la préservation de la participation démocratique, de la cohésion sociale et de la confiance du public.

« Les menaces qui pèsent sur la politique locale affectent l’intégrité, la manière dont nous nous exprimons et peuvent réduire les citoyens au silence. Elles peuvent effrayer les élus, voire les pousser à quitter la vie publique », a déclaré Eider Inuntziaga, conseiller municipal de Bilbao et porte-parole du CEMR pour la démocratie locale.

Cet événement réunira des élus locaux, des chercheurs, des organisations internationales et des institutions européennes afin de discuter des moyens de renforcer la résilience démocratique au niveau local et de mieux protéger les personnes exerçant des fonctions publiques.

Parmi les intervenants figurent Filiz Ceritoğlu Sengel, qui ouvrira le webinaire, ainsi que des universitaires et des experts travaillant sur la gouvernance démocratique et la violence politique. Des représentants de la Commission européenne et du Congrès du Conseil de l’Europe participeront également aux débats.

Ce webinaire examinera également les menaces qui surviennent lors des processus électoraux et explorera les réponses politiques possibles face à la violence et à l’intimidation visant les élus locaux.

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Un nouveau projet pour la démocratie locale a été lancé

LORAI – the Local Observatory on Reform Agendas Implementation

Un nouveau chapitre pour la démocratie locale dans les Balkans occidentaux : lancement du programme LORAI


Le 1er avril a marqué une étape importante pour la démocratie locale et l’intégration européenne dans les Balkans occidentaux, puisque le CEMR s’est joint au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, à la Commission européenne, à NALAS et aux associations de gouvernements locaux de toute la région pour lancer officiellement LORAI – l’Observatoire local de la mise en œuvre des programmes de réforme.

La cérémonie de haut niveau s’est déroulée en marge de la 50e session du Congrès, réunissant des institutions européennes, des dirigeants municipaux, des experts et des associations nationales pour célébrer le début d’un partenariat destiné à renforcer le rôle des autorités locales dans l’une des phases les plus décisives du processus d’adhésion de la région à l’UE.

Un nouvel observatoire avec une mission claire

LORAI n’est pas simplement un nouveau projet. C’est une nouvelle architecture de collaboration.

Le programme, établi conjointement par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe, aidera les autorités locales d’Albanie, de Bosnie-Herzégovine, du Kosovo*, du Monténégro, de Macédoine du Nord et de Serbie à jouer un rôle plus actif dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des programmes de réforme de leurs pays dans le cadre du mécanisme de réforme et de croissance de l’UE.

Depuis des années, les collectivités locales et régionales sont chargées de fournir les services essentiels, les infrastructures et le soutien aux communautés ; pourtant, elles ne sont que marginalement impliquées dans le suivi des réformes qui les concernent directement. LORAI vise à combler cette lacune.

Il vise à :

  • Donner aux municipalités les moyens de participer à la conception, au suivi et à l’évaluation des réformes
  • Renforcer le dialogue politique entre tous les niveaux de gouvernement
  • Renforcer les capacités locales pour identifier les priorités d’investissement du prochain cadre financier pluriannuel de l’UE 2028-2034
  • Accroître la transparence et la responsabilisation grâce à un tableau de bord en libre accès permettant de suivre les progrès des réformes sur le terrain.
  • Favorisez l’apprentissage entre pairs grâce à des échanges régionaux, des ateliers et des évaluations.

Ces efforts collectifs permettront aux réformes de devenir non seulement des engagements nationaux, mais aussi des améliorations concrètes dans la vie quotidienne des citoyens.

Un partenariat solide pour obtenir des résultats concrets

LORAI sera mis en œuvre par le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, en partenariat avec :

  • NALAS – Réseau des associations d’autorités locales d’Europe du Sud-Est
  • CCRE – Conseil des Communes et Régions d’Europe
  • Associations de gouvernement local de chaque pays bénéficiaire

Ce partenariat offre une portée, une expertise et une légitimité sans précédent. Chaque organisation joue un rôle essentiel pour que les réformes ne restent pas de simples engagements abstraits, mais se traduisent par des transformations concrètes au niveau local.

Lors de l’ouverture de l’événement de lancement, la présidente du Congrès, Gunn Marit Helgesen, a souligné les enjeux :

« Grâce à son pouvoir de rassemblement sans égal auprès des autorités locales et régionales, ce partenariat apportera des avantages concrets aux citoyens des Balkans occidentaux. Un véritable changement se produit lorsque les gouvernements locaux participent activement à l’élaboration des réformes ; nous devons permettre leur participation effective au processus de réforme. »

Valentina Superti, directrice pour les Balkans occidentaux à la DG ENEST, représentant la Commission européenne, a ajouté :

« Pour les citoyens, le progrès doit être visible et tangible. LORAI joue un rôle clé en donnant aux collectivités locales les moyens de transformer leurs engagements de réforme en résultats concrets. Aujourd’hui marque le début d’une collaboration fructueuse. »

La vice-présidente du CCRE, Mélanie Lepoultier, a souligné l’importance de lier les réformes à la préparation à l’investissement :

« Au CEMR, notre mission est de transformer les expériences locales en politiques concrètes. Grâce à LORAI, nous aiderons les responsables locaux à convertir les réformes en feuilles de route d’investissement alignées sur le prochain cadre financier pluriannuel et à favoriser des échanges constructifs entre pairs. »

Le président de NALAS, Dubravko Bilić, a souligné la valeur à long terme de l’Observatoire :

« Pour que les progrès soient durables, il est essentiel de suivre la mise en œuvre là où cela compte le plus : au niveau local. LORAI veillera à ce que les réformes produisent des résultats concrets et durables pour les citoyens. »

Pourquoi LORAI est important

Les programmes de réforme représentent certains des engagements les plus stratégiques pris par les gouvernements des Balkans occidentaux dans leur processus d’adhésion à l’UE. Cependant, les réformes ne peuvent réussir que si les collectivités locales, au plus près des citoyens, y participent activement et ne restent pas de simples spectatrices.

LORAI est important car il apporte :

1. Responsabilisation : là où les réformes se font le plus sentir.

Ce tableau de bord en accès libre fournira aux communautés, aux gouvernements et aux partenaires des données transparentes sur l’avancement des réformes au niveau local.

2. Une gouvernance multiniveaux renforcée

Ce programme renforce la collaboration entre les autorités nationales et locales, garantissant ainsi une mise en œuvre réaliste et durable des réformes.

3. Priorités locales prêtes à accueillir les investissements

Les LRG seront mieux équipés pour définir les priorités des futurs financements de l’UE, notamment dans le cadre du prochain CFP (2028-2034).

4. Un écosystème régional d’apprentissage

Des échanges entre pairs, des ateliers et des analyses permettront aux gouvernements des pays des Balkans occidentaux d’apprendre les uns des autres, de partager des solutions et d’amplifier leur impact.

Pour le CCRE, ce programme est pleinement en phase avec notre mission :

Pour garantir que les gouvernements locaux et régionaux d’Europe soient habilités, entendus et équipés pour façonner l’avenir de leurs communautés.

Perspectives d’avenir

Avec un budget dédié de 2 222 222 € pour ses deux premières années et une durée allant de mars 2026 à février 2028 (avec possibilité de prolongation), LORAI est destiné à devenir une pierre angulaire pour une gouvernance plus forte, de meilleures réformes et une intégration européenne plus profonde dans les pays des Balkans occidentaux.

Pour plus d’informations, veillez contacter :

Profil du pays – Belgique n° 4

Brussels city image

Profil de pays sur la coopération décentralisée au développement : le cas de la Belgique


Les profils de pays offrent un aperçu des modèles nationaux de cadres de coopération au développement (décentralisés) dans certains États membres de l’UE. L’objectif est d’éclairer les mécanismes et modalités spécifiques des cadres nationaux analysés et d’identifier les facteurs favorables ainsi que les difficultés liées à leur mise en œuvre pratique, en mettant l’accent sur le rôle et les opportunités pour les collectivités locales et régionales et leurs associations.
Based on the study, the Belgian framework for Decentralised Development Cooperation (DDC) is characterised by:

1) Les associations municipales sont au cœur du DDC en Belgique. Brulocalis, l’Association des villes et communes flamandes (VVSG) et l’Union des villes et communes de Wallonie (UVCW) jouent un rôle d’intermédiaires clés dans la coordination des programmes financés et constituent la principale source de soutien et de conseils pour les municipalités.

2) Privilégier la coopération à long terme avec des partenaires sélectionnés. Des partenariats durables contribuent à garantir l’efficacité et la valeur ajoutée de la coopération. La priorité est accordée aux pays les moins avancés et aux contextes fragiles.

3) Sensibilisation des citoyens belges à la solidarité internationale. Les acteurs belges, en partenariat avec des ONG, contribuent activement à informer les citoyens sur les questions liées à la coopération au développement par le biais d’activités de sensibilisation et d’éducation en Belgique.

Cet article fait partie d’une série de sept profils de pays analysant les cadres de coopération en matière de développement durable (CCDD) en Europe. Le cinquième volet, consacré à la France, paraîtra en juillet. Restez connectés !

Consultez le profil pays de la Belgique, disponible en quatre langues :

Vous trouverez le reste des publications de Mindcraft ici.

Le CCRE encourage les autorités belges à renforcer le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la politique de développement, non seulement en tant qu’acteurs de la mise en œuvre, mais aussi en tant que partenaires stratégiques contribuant à façonner un programme de développement plus résilient, inclusif et efficace.

Cette publication est produite dans le cadre du projet « Bridging and Mapping Knowledge Gaps in Decentralised Cooperation » (Mindcraft), financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Académie du climat pour les dirigeants locaux 

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Académie du climat des dirigeants locaux : co-créer une action climatique axée sur la justice 


Les 25 et 26 mars, le CEMR, en collaboration avec CGLU et PLATFORMA, a organisé l’Académie du climat des dirigeants locaux, un espace de formation et d’échange en ligne destiné aux dirigeants locaux et régionaux engagés à faire progresser une action climatique fondée sur la justice, l’égalité et la participation.

Organisée sous le titre « Co-créer l’action climatique : un leadership axé sur la justice pour les collectivités locales et régionales », l’Académie a réuni des élus, des praticiens, des représentants de la jeunesse et des experts afin d’explorer comment les collectivités locales peuvent traduire leurs engagements climatiques en actions inclusives et ancrées localement.

Placer la justice au cœur du leadership climatique

Lors de l’ouverture de l’Académie, Fabrizio Rossi, secrétaire général du CEMR, a souligné la nécessité pour les dirigeants locaux d’aller au-delà des réponses climatiques fragmentées et de co-créer à la place des solutions qui s’attaquent au changement climatique tout en tenant compte des inégalités sociales et de genre.

Le deuxième jour, Pablo Fernández, secrétaire général adjoint chargé des partenariats à CGLU, a présenté la stratégie d’apprentissage mondiale de CGLU, mettant l’accent sur la diplomatie des villes et la co-création comme outils clés de mise en œuvre. Il a souligné que le renforcement des capacités inclusif — impliquant en particulier les jeunes et les femmes — est essentiel pour accélérer les progrès vers les Objectifs de développement durable, y compris la révision en cours de l’ODD 11.

Tirer les leçons des pratiques locales

Tout au long de ces deux jours, l’Académie a présenté des exemples concrets d’actions climatiques centrées sur la justice menées par des villes et des territoires :

  • En Catalogne, les municipalités collaborent à l’achat collectif d’énergie renouvelable afin de réduire les émissions et les coûts.
  • Dublin a partagé son travail sur les approches systémiques du financement climatique visant à surmonter les obstacles organisationnels à l’investissement.
  • Athènes a présenté la co-création de son Contrat climatique, comprenant une Assemblée des jeunes pour le climat et le soutien à 30 projets menés par des jeunes.
  • Des partenariats internationaux ont été mis en avant, tels que la coopération de longue date entre Cologne (Allemagne) et les communautés autochtones de Yarinacocha (Pérou), ainsi que le projet Bio Plateau qui promeut la gestion communautaire de l’eau dans le Bouclier guyanais.

La voix des jeunes et les perspectives mondiales

L’Académie a été marquée par les interventions liminaires de Marcele Oliveira, jeune championne du climat pour la COP30, et de Mark M. Akrofi, chercheur à l’AISESA. Leurs contributions ont souligné l’importance d’impliquer les communautés vulnérables, de lutter contre le racisme environnemental et d’intégrer la justice intergénérationnelle dans la planification climatique locale.

Leurs réflexions font écho à des débats plus larges sur la justice climatique, notamment ceux partagés dans l’interview de PLATFORMA intitulée « La justice climatique commence là où les gens vivent », qui explore pourquoi les approches ancrées localement sont essentielles à une action climatique juste et efficace.

Adaptation au changement climatique et coopération à plusieurs niveaux : la session Climate Chance

Le 26 mars 2026, une session dédiée organisée par Climate Chance a placé l’adaptation au changement climatique au centre des discussions, soulignant l’impact croissant des inondations, des sécheresses, des vagues de chaleur et des incendies de forêt sur les territoires européens, ainsi que la nécessité d’agir dès maintenant.

En ouvrant la session, Ronan Dantec, président de Climate Chance et porte-parole du CCRE sur le climat, a souligné que la lutte contre les risques climatiques exigeait un effort collectif : « Le changement climatique affecte l’Europe à travers des inondations, des sécheresses, des vagues de chaleur et des incendies de forêt qui ont un impact sur les communautés et les économies. Renforcer la résilience nécessite une collaboration entre les gouvernements, les entreprises, les assureurs, les investisseurs et la société civile. »

Les échanges ont porté sur les défis à venir en matière d’adaptation au changement climatique et sur la manière dont la gouvernance à plusieurs niveaux, la coopération intersectorielle et l’amélioration des mécanismes de financement et de partage des risques peuvent renforcer la résilience. La session a également apporté des contributions au futur Cadre intégré de l’UE pour l’adaptation au changement climatique, attendu fin 2026, et a bénéficié de l’expertise de Mme Christiana Photiadou, de l’Agence européenne pour l’environnement.

Vous souhaitez en savoir plus sur notre Académie climatique des dirigeants locaux ?

🎥 Regardez les enregistrements :

Lisez l’entretien croisé entre la responsable climatique Marcele Oliveira et le scientifique spécialisé dans le développement durable Mark M. Akrofi

Pour plus d’information contactez :

Appel d’offres – services d’interprétation

Call for Proposals - News 2023

Le CCRE recherche actuellement un interprète professionnel pour la traduction anglais-ukrainien


Le CCRE recherche un interprète professionnel pour des missions d’interprétation simultanée anglais-ukrainien. Cette mission s’inscrit dans le cadre de notre projet « Bridges of Trust », qui organisera plusieurs sessions de formation en ligne, des séances d’information et d’autres événements.

Le prestataire sélectionné travaillera en étroite collaboration et de manière continue avec l’équipe administrative et financière du CCRE, qui supervisera l’élaboration et la réalisation de tous les livrables visés par cet appel d’offres.

Pour en savoir plus, veuillez consulter nos conditions générales.

  • Date limite : 15 avril 2026
  • Contact : admin@ccre-cemr.org

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