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Étude sur la délégation de l’UE

Mindcraft study on EU Delegations 2026

Engagement des délégations de l’Union européenne auprès des collectivités territoriales : comment rendre cette coopération plus systématique ?

583 mots
2–4 minutes

« Le travail des délégations de l’UE auprès des collectivités territoriales » est une nouvelle publication de Mindcraft, faisant suite au rapport publié par PLATFORMA en 2021. Depuis 2021, le cadre d’action extérieure de l’UE a connu des changements importants. Dans le cadre de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale — Europe dans le monde (IVCDCI-Europe dans le monde) et de la stratégie «Global Gateway», la coopération internationale de l’UE s’est orientée vers une approche plus géographique et axée sur l’investissement, avec une importance croissante accordée à la localisation de la coopération au développement.

Cette nouvelle étude examine dans quelle mesure et comment les délégations de l’UE collaborent avec les collectivités territoriales et leurs associations dans les pays partenaires. Elle s’appuie sur une enquête menée en 2025 auprès de 40 délégations de l’UE à travers le monde, sur des entretiens avec cinq d’entre elles au Tchad, au Guatemala, à Madagascar, au Népal et en Zambie, ainsi que sur des échanges complémentaires avec les agences de coopération au développement des États membres de l’UE.

Principales conclusions :

  1. Un environnement favorable est essentiel à l’engagement des collectivités territoriales. 62,5 % des délégations de l’UE interrogées ont jugé la décentralisation dans le pays partenaire favorable, et 57,5 ​​% soutiennent les efforts de décentralisation. Des exemples dans différents pays partenaires montrent que le soutien à la gouvernance locale et à la gestion des finances publiques aide les collectivités territoriales à s’engager dans le développement territorial et les initiatives financées par l’UE, même si l’accès au financement et la préparation de projets bancables demeurent des défis persistants.
  2. L’engagement des collectivités territoriales dans la coopération internationale de l’UE demeure inégal et relativement limité. 57,5 ​​% des délégations de l’UE interrogées ont déclaré collaborer avec les collectivités territoriales et les agences de coopération internationale dans le cadre de l’initiative IVCDCI-Europe dans le monde, tandis que 20 % ont indiqué le faire dans le cadre de la stratégie « Global Gateway ». Les délégations de l’UE pointent du doigt l’absence d’un cadre adapté à une coopération structurée comme un obstacle. 69,2 % estiment qu’une ligne budgétaire spécifique pour les collectivitités territoriales serait bénéfique.
  3. L’engagement des collectivités territoriales peut s’avérer précieux dans les contextes fragiles. Parmi les délégations de l’UE travaillant dans des contextes fragiles, 76,4 % estiment qu’un engagement auprès des collectivités territoriales faciliterait leur travail.
  4. La coopération décentralisée reste globalement sous-utilisée. Des exemples concrets de partenariats entre les collectivités territoriales européennes et celles des pays partenaires, ainsi que la coopération via les collectivités territoriales et leurs structures de coopération internationale, démontrent un réel potentiel pour renforcer la gouvernance locale et soutenir la localisation des initiatives de l’UE, mais nécessitent une plus grande visibilité et une attention accrue.
  5. Il est nécessaire de renforcer en permanence les capacités des agents de développement urbain (ADU) à collaborer avec les collectivités territoriales. Seuls 30 % des ADU interrogés ont déclaré avoir reçu une formation ou un soutien spécialisé pour s’engager auprès des collectivités locales, formation jugée utile pour comprendre les approches territoriales du développement local.

Ces conclusions arrivent à point nommé, alors que les négociations sur le cadre financier pluriannuel 2028-2034, notamment son Instrument Europe globale, sont en cours. Le CCRE et PLATFORMA appellent à un cadre d’engagement clair, à des mécanismes de financement dédiés aux collectivités territoriales et à un soutien renforcé à la coopération décentralisée comme voie vers des objectifs de développement partagés.

Lire la publication complète, disponible en :

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« Call Simone » épisode : villes et numérisation

Episode Call Simone cities and digitalisation

Comment les villes façonnent-elles l’avenir numérique de l’Europe ?

872 mots
4–6 minutes

À qui l’Europe doit-elle s’adresser pour comprendre son avenir numérique ? Comment les collectivités locales façonnent-elles la transformation numérique de l’Europe ?

Un commissaire européen, une entreprise technologique, un gouvernement national ou les personnes chargées de fournir des services publics sur le terrain ? Telle est la question au cœur du dernier épisode de « Call Simone », qui réunit deux voix très différentes : Katrin Rajamäe-Soosaar, experte en transformation numérique auprès de l’Association des villes et municipalités estoniennes, et Federico Menna, PDG de 28Digital.

Le succès numérique de l’Estonie repose sur les fondamentaux.

L’Estonie est souvent décrite comme pionnière du numérique en Europe, mais Katrin tient à préciser que cette réputation repose moins sur des technologies de pointe que sur des décennies d’investissement dans une infrastructure partagée et une identité numérique nationale utilisée par les citoyens depuis plus de vingt ans. Aujourd’hui, les résidents peuvent effectuer la plupart de leurs démarches administratives en ligne, où qu’ils soient.

Ce succès ne se limite pas aux grandes villes comme Tallinn. L’Estonie compte aussi des villages et des îles de quelques centaines d’habitants seulement, tous tenus de fournir les mêmes services numériques. La solution a consisté à créer, en collaboration avec les autorités nationales, des plateformes partagées et réutilisables plutôt que de demander à chaque municipalité de développer la sienne.

Une transition susceptible d’accroître l’écart

Malgré cette réputation, la transformation numérique en Estonie reste inégale. Certaines municipalités proposent des portails en libre-service complets ; d’autres s’appuient encore sur le courrier électronique ou le papier. Face aux attentes croissantes en matière de cybersécurité, de gestion des données et de préparation à l’intelligence artificielle, Katrin prévient que les petites administrations risquent de prendre du retard, transformant ainsi la numérisation en une source de nouvelles inégalités plutôt qu’en une solution.

Confiance, vote électronique et limites de l’IA

L’aisance des Estoniens avec les services publics numériques, notamment le vote électronique sécurisé et largement reconnu, témoigne des résultats positifs que peuvent apporter des investissements constants dans les systèmes d’identité et une conception conviviale. Les canaux traditionnels restent néanmoins accessibles : les citoyens qui privilégient le contact direct peuvent toujours se rendre à leur mairie.

L’utilisation la plus courante de l’IA générative est son soutien aux tâches administratives quotidiennes, tandis que des applications plus avancées, comme la détection des constructions illégales à partir d’images satellites, sont encore en développement. Son message est clair : l’IA doit appuyer la prise de décision, et non la remplacer. La responsabilité et le contrôle humain demeurent essentiels.

Une voix plus forte pour les collectivités locales

Un thème récurrent est le décalage entre l’élaboration des politiques européennes et leur mise en œuvre au niveau local. Ce sont généralement les collectivités locales et régionales qui appliquent les règles numériques de l’UE, mais elles participent rarement à leur élaboration en amont ; un manque de communication que Katrin estime nécessaire de corriger pour que la réglementation soit efficace sur le terrain.

De Tallinn à Cluj-Napoca

Le deuxième invité de cet épisode est Federico Menna, PDG de 28Digital, qui a mené l’organisation à travers une transformation stratégique visant à la positionner comme la plateforme européenne de référence pour l’entrepreneuriat numérique, les talents et l’innovation. Son travail est axé sur le renforcement de la souveraineté numérique de l’Europe et la création de liens entre les startups, les grandes entreprises, les scale-ups, les chercheurs et les étudiants à travers le continent.

Interrogé sur la personne qu’il appellerait pour parler de l’avenir numérique de l’Europe, Federico donne une réponse similaire à celle de Katrin : non pas une capitale, mais une ville, et plus précisément le maire de Cluj-Napoca.

Pour Federico, la transformation numérique ne se limite pas aux capitales ou aux plus grands États membres, et Cluj en est la preuve. Ayant récemment ouvert un bureau dans cette ville, il décrit une cité qui a su utiliser la technologie de manière éthique et inclusive pour bâtir un véritable écosystème technologique, bénéficiant d’une forte présence des institutions européennes et, surtout, d’une excellente qualité de vie pour ses habitants.

Il s’agit d’une combinaison qui, selon lui, pourrait être reproduite dans toute l’Europe et qui renforce le thème plus large de l’épisode : les maires, et pas seulement les gouvernements nationaux, jouent un rôle central dans la définition de la prochaine orientation de la transformation numérique de l’Europe.

Perspectives d’avenir

Interrogée sur le modèle que l’Europe devrait adopter dans dix ans, Katrin répond : une ville. Une ville où les compétences numériques ne sont plus l’apanage d’équipes spécialisées, mais partagées par tous les services publics. Son espoir, exprimé tout au long de l’épisode, est celui d’une coopération plus étroite entre les collectivités locales et régionales à travers l’Europe, et que les décisions en matière de transformation numérique soient guidées par des valeurs démocratiques plutôt que par les seuls intérêts commerciaux.

Cet épisode suggère que l’avenir numérique de l’Europe ne se décidera pas uniquement à Bruxelles ou dans les capitales nationales. Il se façonnera, ville par ville, grâce à l’engagement citoyen qui transformera les politiques publiques en services rendus.

Alors que l’Europe navigue entre les opportunités et les risques de la transformation numérique, trouver le juste équilibre entre innovation, réglementation et démocratie pourrait bien s’avérer le défi le plus important de tous.

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Voix de nos 75 ans d’histoire : Stefano Bonaccini

75 years - Bonaccini

Entretien avec Stefano Bonaccini – « Une Europe unie ne peut exister sans ses diverses sensibilités territoriales »

608 mots
3–4 minutes

Stefano Bonaccini a présidé le Conseil des communes et des régions d’Europe (CCRE) de 2016 à 2022, dirigeant l’organisation pendant deux mandats consécutifs de trois ans. Fort d’une solide expérience de la gouvernance régionale italienne, ayant été pendant dix ans président de la région Émilie-Romagne et pendant six ans président de l’ensemble des régions italiennes, M. Bonaccini a apporté une connaissance approfondie de l’administration locale à la scène européenne. Aujourd’hui, en tant que député européen, il nous invite à évoquer son expérience, le rôle des collectivités locales en Europe et les défis à venir.

Dans cet entretien, Bonaccini revient sur les défis et les satisfactions liés à la direction d’un réseau continental tel que le CCRE. Il partage son point de vue sur l’importance de la politique de cohésion dans les discussions en cours sur le budget de l’UE et évoque les perspectives d’avenir du CCRE et du mouvement plus large des collectivités locales et régionales au sein du projet européen.

Construire un consensus au sein d’un groupe diversifié de membres

Interrogé sur son meilleur souvenir de ses six années à la présidence du CCRE, Bonaccini ne mentionne aucun événement particulier. Il souligne plutôt ce qu’il considère comme l’une des plus grandes réussites de l’organisation : avoir rassemblé les collectivités locales et régionales de toute l’Europe autour d’un programme commun.

Représenter des membres issus de pays aux traditions politiques, cultures et priorités différentes n’est pas chose aisée. Sous la présidence de Bonaccini, le CCRE a réuni des responsables locaux et régionaux de pays membres et non membres de l’UE, souvent aux points de vue très divergents sur les questions clés.

Malgré de longs débats, Bonaccini se souvient avec fierté que la quasi-totalité des décisions et objectifs majeurs a été soumise au vote et adoptée à l’unanimité. Pour lui, cette capacité à trouver un terrain d’entente est l’un des atouts majeurs du CCRE et une des raisons principales pour lesquelles l’organisation est restée une voix influente auprès des collectivités locales et régionales en Europe tout au long de ses 75 ans d’existence.

Maintenir la pertinence de la gouvernance locale dans les discussions sur l’UE

S’appuyant sur son expérience en tant que président du CCRE, Bonaccini souligne l’importance d’organisations telles que le CCRE dans la formation des débats européens.

Selon lui, les décisions prises au niveau de l’UE ne peuvent être efficaces que si elles tiennent compte des réalités de terrain des villes, des communes et des régions. Cela est particulièrement vrai pour les discussions en cours sur le prochain budget de l’UE, où il affirme clairement qu’« on ne peut exclure la politique de cohésion », car « cela reviendrait à exclure les régions et les communes de la planification des fonds européens ». « Lorsqu’elles sont planifiées et discutées en concertation avec les territoires, ces politiques peuvent offrir des opportunités aux citoyens », conclut-il.

Une vision pour un continent plus vaste, plus juste et plus cohésif

Pour la prochaine décennie, Bonaccini esquisse une stratégie claire et ambitieuse pour l’avenir du CCRE. Il souhaite voir la famille des territoires, villes et régions européens s’agrandir encore davantage, en accueillant une plus grande diversité de voix locales.

Parallèlement, il estime que le CCRE doit continuer de plaider en faveur d’une Europe qui collabore étroitement avec ses gouvernements locaux et régionaux. Quelle que soit leur complexité politique, les dirigeants nationaux et européens doivent reconnaître que nombre des défis actuels ne peuvent être relevés que par une coopération et une solidarité renforcées à l’échelle du continent.


Stefano Bonaccini est membre du CEMR, l’association nationale italienne de l’AICCRE.

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Arrestation de la maire Sinem Dedetaş

Uskudar Turkyie

Le CCRE exprime sa solidarité avec le maire d’Üsküdar, détenu en Turquie

456 mots
2–3 minutes

Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), de concert avec son président Christoph Schnaudigel, exprime sa pleine solidarité avec la maire Sinem Dedetaş, membre du Comité des politiques du CEMR, suite à son arrestation, et appelle les autorités turques et les institutions européennes à défendre l’autonomie locale et l’état de droit.

Le CCRE a publié un communiqué exprimant sa profonde préoccupation suite à l’arrestation aujourd’hui de Sinem Dedetaş, maire d’Üsküdar et membre du comité politique du CCRE, ainsi que de plusieurs membres de son équipe.

Le CCRE souligne qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé, mais du dernier épisode d’une série d’actions menées de façon continue contre des représentants locaux démocratiquement élus en Turquie. Depuis les élections locales de 2024, dans plus de 80 municipalités du pays, les maires élus ont été remplacés par des administrateurs, des destitutions ou des arrestations, tandis que plus de 30 maires ont été placés en détention, dont beaucoup sont maintenus en détention provisoire prolongée.

« En tant que président du CEMR, je tiens à exprimer ma pleine solidarité avec la maire Sinem Dedetaş et avec tous les élus locaux touchés par ces événements », écrit Christoph Schnaudigel, président du CCRE et président du comté de Karlsruhe (Allemagne).

Il convient de noter que lorsque les maires et les responsables locaux sont privés de leur liberté et se trouvent dans l’incapacité d’exercer les mandats que leur ont confiés les citoyens, les conséquences dépassent largement le cadre des personnes directement concernées : chaque cas laisse une communauté sans les représentants qu’elle a élus. Pris ensemble, ces développements témoignent d’une érosion constante de la démocratie locale et d’un manque de respect pour la volonté des électeurs en Turquie.

Le CCRE rappelle l’importance des principes consacrés par la Charte européenne de l’autonomie locale, notamment le respect des mandats démocratiques et de l’autonomie des collectivités locales ; des principes que le CCRE considère comme essentiels au maintien de la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques à tous les niveaux.

Le CCRE appelle les autorités turques à garantir le plein respect des normes démocratiques fondamentales et de l’État de droit, et à assurer que les représentants élus puissent exercer leurs fonctions librement et sans ingérence indue. Il appelle également les institutions européennes et la communauté internationale à se montrer solidaires des représentants locaux démocratiquement élus en Turquie et à continuer de plaider en faveur de la protection de l’autonomie locale, des institutions démocratiques et de l’État de droit.

Le CCRE continuera de suivre de près l’évolution de la situation et de se tenir aux côtés de ses membres et partenaires en Turquie dans leur engagement en faveur d’une gouvernance locale démocratique.

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Villes et régions signataires du Pacte de l’UE sur la migration et l’asile

EU Pact on Migration

Pourquoi la réforme migratoire européenne se gagnera ou se perdra dans les villes et les régions

650 mots
3–4 minutes

Le Pacte européen sur la migration et l’asile est entré dans sa phase d’application cette année. Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) place une question au cœur de cette transition : les collectivités locales et régionales, chargées de la mise en œuvre du Pacte, sont-elles considérées comme de véritables partenaires dans son élaboration ?

S’appuyant sur un questionnaire diffusé auprès des associations membres du CCRE, sur des échanges directs avec les dirigeants locaux et régionaux et sur des recherches documentaires complémentaires, le rapport dresse un état des lieux du niveau de préparation des villes et des régions à l’application du Pacte, de leur implication dans sa conception et des éléments dont elles disent avoir besoin pour le faire fonctionner.

Déjà central, pas toujours reconnu

Ces conclusions confirment ce que de nombreux maires et responsables régionaux savent déjà par expérience : les collectivités locales et régionales ne sont pas novices en matière de gestion des migrations ; elles en sont déjà au cœur. Bien avant le Pacte, les villes et les régions assumaient l’essentiel de l’intégration, du logement, de l’éducation, de la santé et de l’aide sociale aux migrants et demandeurs d’asile. Les autorités régionales ont déclaré être responsables dans ce domaine dans 87,5 % des cas, et les autorités municipales dans 62,5 %.

Un déficit de gouvernance

La moitié des répondants ont déclaré que les collectivités locales et régionales n’avaient pas été consultées du tout lors des négociations et de la rédaction du Pacte. Lorsque des consultations ont eu lieu, elles étaient souvent informelles, ponctuelles ou se limitaient à des contributions écrites demandées par les autorités nationales. Aucun pays n’a indiqué avoir impliqué les collectivités locales et régionales comme véritables co-concepteurs des plans nationaux de mise en œuvre. Le CCRE qualifie ce manque de « chaînon manquant » dans la gouvernance multiniveaux : le niveau censé assurer la mise en œuvre concrète du Pacte est rarement associé à l’élaboration des règles.

Un déficit de capacité

Le manque de ressources et la responsabilité sont des problèmes récurrents. Seule l’Autriche considérait ses collectivités locales comme « globalement prêtes » pour le Pacte ; plusieurs autres pays n’ont signalé aucune ressource supplémentaire depuis 2024. Quand un soutien existait, il était sporadique : des outils informatiques supplémentaires ici, un manuel d’utilisation là, mais rarement le financement stable et dédié que sa mise en œuvre exige.

Un manque de coordination

L’information relative au Pacte parvenait souvent aux autorités locales par des canaux fragmentés : circulaires, courriels ministériels, réseaux informels, voire la presse ; et la répartition des responsabilités variait considérablement d’un pays à l’autre. Cette incertitude n’était pas un simple effet secondaire ; elle entravait activement la planification, l’établissement des budgets et les décisions relatives aux effectifs sur le terrain.

Ce délai était-il réaliste ?

Pour la plupart des personnes interrogées, l’échéance de juin 2026 pour l’application du Pacte paraissait difficile, voire incertaine, bien avant son arrivée, en raison du manque de personnel, du manque de clarté des directives nationales et des retards dans les préparatifs. Pourtant, le rapport souligne également une réelle capacité d’adaptation : la réaction rapide et ingénieuse des autorités locales face aux déplacements de population fuyant l’Ukraine démontre ce que les villes et les régions peuvent accomplir sous pression, à condition que cet effort ne repose pas systématiquement sur l’improvisation.

Que se passera-t-il ensuite ?

L’analyse se conclut par trois recommandations :

  1. Reconnaître officiellement les LRG au sein de l’architecture de gouvernance du Pacte ;
  2. Renforcer les synergies entre l’AMIF, le FSE+ et les autres fonds de l’UE autour d’une approche plus territoriale ;
  3. Veiller à ce que les mécanismes de suivi du Pacte permettent de contrôler sa mise en œuvre aux niveaux local et régional, et pas seulement sa transposition nationale.

Veiller à ce que les mécanismes de suivi du Pacte permettent de contrôler sa mise en œuvre aux niveaux local et régional, et pas seulement sa transposition nationale.

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Réaction au plan d’action européen pour l’électrification

Europe’s Electrification Plan news

Le plan d’électrification de l’Europe ne peut réussir qu’avec la participation des gouvernements locaux.

705 mots
3–4 minutes

La Commission européenne a présenté son plan d’action pour l’électrification, qui détaille comment l’Europe peut accélérer la transition vers une électricité propre dans les bâtiments, l’industrie et les transports, et réduire le coût des solutions durables. Pour le CCRE, il s’agit d’une étape importante vers une Europe plus compétitive, plus sûre et décarbonée.

L’électrification efficace n’est plus une simple politique énergétique sectorielle ; elle devient un élément déterminant de la transformation économique et territoriale de l’Europe. C’est pourquoi les collectivités locales et régionales doivent être pleinement impliquées pour que ce plan soit couronné de succès.

Le plan d’action reconnaît à juste titre la nécessité d’investissements majeurs dans les réseaux électriques, le stockage de l’énergie, les énergies renouvelables, la mobilité électrique et les systèmes de chauffage plus propres.

Le CCRE salue la proposition de la Commission de soutenir la planification locale du chauffage et du refroidissement par le biais du mécanisme européen pour les villes. Le programme débutera avec un budget de 15 millions d’euros pour aider 180 collectivités locales et régionales à élaborer des plans locaux, avant d’être étendu à près de 1 000 plans locaux prêts à recevoir des investissements.

Le CCRE salue également l’accent mis sur les solutions de chauffage propres, notamment les pompes à chaleur et les réseaux de chaleur et de froid urbains, qui jouent déjà un rôle important dans la transition énergétique de nombreuses villes et régions. Les collectivités locales pilotent des projets et des investissements dans ces solutions et contribuent à rendre les bâtiments et les quartiers plus durables. Parallèlement, le CCRE souligne que les mesures de soutien et les nouvelles exigences doivent être mises en œuvre de manière coordonnée.

Le CCRE souligne également l’importance d’une valorisation énergétique efficace des déchets non recyclables. La législation européenne devrait clairement reconnaître l’énergie récupérée à partir de ces déchets et garantir que les émissions liées à la composante fossile de ces déchets soient équitablement imputées aux producteurs et aux générateurs de déchets, plutôt qu’aux exploitants de réseaux de chaleur urbains ou aux consommateurs d’énergie.

Si la Commission appelle à une simplification des procédures d’autorisation pour les projets d’énergie propre, la mise en œuvre se fera au niveau local. Chaque nouvelle borne de recharge, pompe à chaleur, réseau de chauffage urbain, installation de stockage d’énergie ou raccordement au réseau dépend de la planification locale, des autorisations et de la coopération avec les citoyens et les parties prenantes. Les collectivités locales et régionales ne se contentent donc pas de mettre en œuvre la transition ; elles sont des partenaires stratégiques qui contribuent à la façonner. Des autorisations efficaces requièrent des solutions et des processus adaptés aux réalités locales et régionales, ainsi qu’une coordination précoce entre les parties prenantes, plutôt que des échéances uniformes à l’échelle de l’UE.

Les régions européennes sont également confrontées à des défis différents. Les solutions qui fonctionnent dans les grandes villes peuvent ne pas convenir aux zones rurales, aux îles ou aux régions industrielles. Il est essentiel de prendre en compte les lacunes en matière de compétences et de capacités aux niveaux techniques et administratifs. Une approche flexible et adaptée aux réalités locales est indispensable pour garantir que chaque communauté puisse bénéficier de l’électrification.

Étant donné que les objectifs d’électrification de l’Europe seront finalement atteints dans ses villes, ses agglomérations et ses régions, les gouvernements locaux et régionaux investissent déjà dans les infrastructures nécessaires à la transition, des réseaux électriques et de chauffage aux bornes de recharge pour véhicules électriques.

Le CCRE salue donc l’ambition du Plan d’action pour l’électrification et la reconnaissance des opportunités offertes par l’électricité propre et les solutions modernes de chauffage et de refroidissement. Pour que ce Plan soit une réussite, les collectivités locales et régionales doivent disposer des ressources, de la flexibilité et du rôle nécessaires pour être des partenaires à part entière de la transition énergétique européenne.

Le CCRE continuera de contribuer à ces travaux dans les mois à venir et attend le plan d’action européen pour le refroidissement et le chauffage qui aura été annoncé.

Lisez le communiqué de presse de la Commission européenne : La Commission renforce la compétitivité, la décarbonation et l’indépendance de l’Europe et le plan lui-même : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=CELEX:52026DC0595

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L’avenir des ODD est local

High Level Policy Forum news 2026

L’avenir de l’Agenda 2030 doit être local, sinon il ne le sera pas

2 015 mots
9–13 minutes

Plus de quinze maires et élus locaux européens ont pris la parole cette semaine à New York. Ils ont enchaîné les sessions du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (HLPF) afin de défendre le rôle des villes, des agglomérations et des régions dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et de contribuer à définir l’avenir. À travers divers événements, pour la plupart co-organisés par le Groupe de travail mondial des gouvernements locaux et régionaux, piloté par CGLU, ces élus ont pris la parole plus de cinquante fois.

À quatre ans de 2030, le temps presse pour mettre en œuvre autant que possible les Objectifs de développement durable (ODD), mais aussi pour façonner leur avenir. Lors du Forum des gouvernements locaux et régionaux, organisé sous l’égide des Nations Unies, de la Journée mondiale des gouvernements locaux et régionaux du Groupe de travail sur le développement durable et de la réunion CCRE-PLATFORMA avec la délégation de l’UE à New York, des maires et des élus locaux ont présenté des exemples et des idées pour une mise en œuvre concrète de l’Agenda 2030. Ils ont tous exhorté les Nations Unies à renforcer l’engagement des gouvernements locaux et régionaux, soulignant que l’ODD 11 (Villes et communautés durables), parmi tant d’autres, ne pourra être atteint sans un renforcement des capacités des villes, des agglomérations et des régions.

Bien que le Forum des gouvernements locaux et régionaux soit officiellement reconnu comme faisant partie du Forum politique de haut niveau (FPHN), les villes et les régions sont absentes des conclusions finales de l’ECOSOC (Conseil économique et social des Nations Unies, plateforme visant à promouvoir la dimension économique, sociale et environnementale du développement durable), chargé de l’organisation du FPHN. Cependant, les nombreux représentants des Nations Unies ayant participé aux différentes sessions ont tous reconnu le rôle essentiel des gouvernements locaux et régionaux dans la réalisation des ODD et la définition de leur avenir.

High Level Policy Forum - CEMR and PLATFORMA 2026
Forum de haut niveau sur les politiques publiques – CCRE et PLATFORMA 2026

La voix des dirigeants locaux européens aux Nations Unies

L’avenir est local

Wim Dries, maire de Genk (Belgique), Association des villes et communes flamandes (VVSG) : « Les collectivités locales et régionales sont souvent consultées seulement après que les décisions ont déjà été prises. Nous avons besoin d’un rôle plus important dans la prise de décision, d’un financement adéquat et d’une meilleure coordination. Nous lions les ODD aux budgets. Les ODD seront mis en œuvre localement ou ils ne le seront pas.»

Antoine Le Solleuz, adjoint au maire de Nancy (France), AFCCRE et Cités Unies France : « Pour moi, l’ODD 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs) n’est pas le dernier ODD, c’est en réalité le premier. Nous avons besoin d’engagements concrets pour atteindre les ODD d’ici à 2030. Nous appelons l’ONU à reconnaître les réseaux de villes et de régions comme partenaires, notamment dans des domaines tels que la crise climatique, afin de renforcer le multilatéralisme. »

Xavier García Albiol, maire de Badalona (Espagne), Fédération espagnole des communes et des provinces (FEMP) : « Au-delà de l’Agenda 2030, nous devons capitaliser sur les réussites. La mise en œuvre locale des ODD porte ses fruits, mais nous avons besoin de financements plus importants, de partenariats renforcés et de pouvoirs publics renforcés au cœur de la mise en œuvre.»

« Le logement doit être au centre de l’Agenda 2030. Le défi à relever après 2030 dépendra de notre capacité à tenir nos engagements. Plutôt que de fixer de nouveaux objectifs, nous devons nous concentrer sur les domaines où la mise en œuvre est encore insuffisante et où la réponse n’a pas été à la hauteur. Les années qui suivront 2030 seront déterminantes pour transformer ces engagements en avantages concrets que les citoyens pourront constater et ressentir. »

Local leaders in New York 2026
Les dirigeants locaux à New York en 2026

María del Mar Vázquez, maire d’Almería (Espagne), Fonds andalou des municipalités pour la solidarité internationale (FAMSI) : « Nous avons élaboré un plan local pour adapter l’Agenda 2030 au contexte local, dont plus de 70 % sont déjà réalisés. Pour relever nos défis, nous avons besoin d’une véritable gouvernance à plusieurs niveaux, de financements et d’une coopération renforcée entre les différents pouvoirs publics.»

Barbara Meyer, maire de Sarrebruck, Association allemande des villes (DST) : « Les villes sont responsables de plus d’un tiers des Objectifs de développement durable (ODD). C’est pourquoi elles doivent être au cœur des enjeux de l’après-2030. »

Eckart Würzner, maire de Heidelberg (Allemagne), Association des villes allemandes (DST) : « Il nous faut franchir une nouvelle étape : renforcer les pouvoirs des collectivités locales grâce à des banques de développement locales et des mécanismes de financement plus solides. Nous constatons un intérêt et un soutien croissants de la part des ministres des Finances et des banques de développement à l’égard des collectivités locales et régionales. Il est temps de concrétiser ce projet. L’ODD 11 doit être au cœur des futurs ODD. En misant sur la diplomatie des villes, nous pouvons faire toute la différence.»

Gunn Marit Helgesen, présidente du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux et présidente de l’Association norvégienne des pouvoirs locaux et régionaux (KS) : « Les ODD ne se réaliseront pas dans les salles de conférence. Ils se concrétiseront au sein des communautés locales. »

Des services publics de qualité et un financement adéquat

Localising SDGs - New York 2026
Localiser les ODD – New York 2026

Jordi Castellana, vice-président de la Métropole de Barcelone (Espagne) : « Des services publics de qualité permettent aux citoyens de vivre concrètement les ODD. Les collectivités territoriales ont besoin d’une coopération multiniveaux renforcée et d’un accès direct aux financements pour impulser le changement au niveau local.»

Clare Hart, vice-présidente de la Métropole de Montpellier (France), Cités Unies France : « Les infrastructures seules ne suffisent jamais. Des services publics durables requièrent une gouvernance locale forte, des institutions publiques compétentes et la confiance – voire la bienveillance – entre nos partenaires. C’est pourquoi investir dans la coopération territoriale, c’est aussi investir dans la réalisation des Objectifs de développement durable. »

Marek Hudak, conseiller municipal de Bardejov et membre du Conseil régional de Prešov (Slovaquie), membre du Comité des jeunes élus du CEMR (YEOC) et de l’Association des villes et communautés de Slovaquie (ZMOS) : « À l’horizon 2030, nos villes et régions sont confrontées à des défis majeurs. Du point de vue slovaque, il est essentiel de renforcer la décentralisation – en lui attribuant les financements, les compétences et les responsabilités adéquats –, notamment dans le contexte de la future politique de cohésion et du prochain budget de l’UE. Parallèlement, l’innovation sera la clé pour maintenir la compétitivité de nos régions et permettre aux jeunes de construire leur avenir là où ils vivent. »

Des partenariats plus solides

High-Level Policy Forum debate in New York 2026
Débat du Forum politique de haut niveau à New York en 2026

Ander Caballero, secrétaire général à l’action extérieure du gouvernement basque espagnol : « Les grands défis mondiaux exigent également des réponses aux niveaux régionaux et locaux. Les problèmes systémiques ne peuvent être résolus de manière isolée. Des partenariats solides à tous les niveaux de gouvernement, dans le monde universitaire et au sein des communautés sont essentiels, car la manière dont nous collaborons est tout aussi importante que le résultat obtenu. »

Rosanna Laconi, ministre régionale de la Région autonome de Sardaigne (Italie) : « Des partenariats solides, une évaluation rigoureuse et une gouvernance inclusive sont essentiels pour amplifier l’action locale et obtenir un impact durable. »

Clare Hart, vice-présidente de Montpellier Métropole (France) et de Cités Unies France : « Il est tout aussi important que les collectivités territoriales aient voix au chapitre et siège à la table des négociations aux Nations Unies, lieu hautement symbolique où les voix locales sont enfin entendues et où nous pouvons contribuer directement à façonner notre avenir. Soyons optimistes pour l’avenir, avec des villes pleinement engagées comme partenaires dans la réalisation d’un développement durable pour tous. »

« L’échéance de l’Agenda 2030 pour les Objectifs de développement durable (ODD) approche à grands pas, et nous ne sommes pas tout à fait sur la bonne voie. Les collectivités locales de réalisation sont responsables de la de 70 à 80 % des ODD ; il est donc essentiel de les soutenir pour faire avancer cet agenda. Le partage d’idées est la clé pour accélérer les progrès et renforcer la collaboration. »

Eider Inuntziaga, conseillère municipale chargée de la participation citoyenne, de l’Agenda 2030, des relations internationales et du Pays basque à la mairie de Bilbao (Espagne) : « La localisation est une méthode. Notre stratégie intègre les ODD dans notre travail quotidien, grâce à une méthodologie axée sur un programme transformateur, des plans d’action pour impliquer les communautés et développer leurs capacités. L’Agenda post-2030 doit aller plus loin. »

Bärbel Kofler, secrétaire d’État parlementaire auprès du ministre fédéral de la Coopération économique et du Développement (Allemagne) : « Localiser les ODD signifie doter les municipalités des ressources nécessaires à leur mise en œuvre. Grâce à l’apprentissage entre pairs et à des partenariats comme la coalition Local 2030, les villes stimulent l’innovation. »

L’ONU doit encore joindre le geste à la parole

CEMR and PLATFORMA in New York for the High-Level Policy Forum 2026
CCRE et PLATFORMA à New York pour le Forum politique de haut niveau 2026

Anacláudia Rossbach, Secrétaire générale adjointe et Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) : « La mise en œuvre locale des ODD est le seul moyen de combler le déficit de mise en œuvre. Par le biais de la Coalition Local2030, nous travaillons ensemble pour fournir aux villes et aux collectivités locales les outils, les partenariats et les plateformes dont elles ont besoin.»

Koldo Casla, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à un logement convenable : « Le droit au logement se réalise au niveau local. Du logement social et public au contrôle des loyers et aux politiques foncières, les collectivités locales et régionales jouent un rôle central dans la protection des droits humains et veillent à ce que personne ne soit laissée pour compte.»

Sarah Lister, Directrice mondiale de la gouvernance, de l’état de droit et de la consolidation de la paix au PNUD : « Les cinq dernières années du Programme 2030 exigent une collaboration renforcée à tous les niveaux de gouvernement. Le renforcement des pouvoirs des collectivités locales et des partenariats nationaux-locaux sera essentiel pour accélérer les progrès vers la réalisation des ODD. »

Dario Liguti, Directeur de la Division Énergie, Logement et Aménagement du territoire de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) : « Les collectivités locales et régionales doivent être impliquées dès le départ dans la mise en œuvre des solutions. Le Groupe de travail mondial des collectivités locales et régionales y contribue en portant la voix organisée de ces collectivités au sein du comité de pilotage de Local 2030. »

Amina Mohammed, Secrétaire générale adjointe de l’ONU : « Les ODD doivent être élaborés avec les acteurs locaux. Le rapport du Secrétaire général de l’ONU expose la manière dont l’ONU doit agir. Le rôle des collectivités locales et régionales doit être intégré à notre planification, à notre financement et à notre mise en œuvre. Que ce Forum soit un catalyseur de solutions partagées.»

Lok Bahadur Thapa, Président du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) : « Nous devons renforcer l’action locale par le biais d’examens locaux volontaires, afin de réaffirmer l’importance de l’accélération locale de l’Agenda 2030. La prochaine étape doit être définie par des résultats concrets, des actions mesurables, des partenariats solides et une action locale.»

La prochaine étape de la mise en œuvre des ODD doit être définie par des résultats concrets : passer des engagements à des actions mesurables, renforcer les partenariats à tous les niveaux de gouvernement et veiller à ce que les solutions parviennent aux communautés qui en ont le plus besoin. Le succès de l’Agenda 2030 se mesurera en définitive non pas aux ambitions que nous exprimons, mais aux réalités vécues au quotidien par les citoyens. C’est pourquoi le leadership local est indispensable.

Afin de renforcer le rôle des collectivités locales et régionales dans l’Agenda 2030 et le cadre post-2030, le CCRE et PLATFORMA, en collaboration avec CGLU, continueront de travailler en étroite collaboration avec les responsables locaux et les acteurs du système multilatéral. Ils poursuivront également la production de connaissances, notamment par la publication de rapports tels que celui présenté cette année au Forum politique de haut niveau (Les territoires européens localisent les ODD), qui démontre le rôle essentiel des villes, des agglomérations et des régions dans la réalisation des ODD.

Découvrez l’album HLPF ici

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Lettre à Von der Leyen sur la DG REGIO

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Les dirigeants locaux et régionaux mettent en garde Von der Leyen contre la marginalisation de la DG REGIO

714 mots
3–5 minutes

Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), qui représente 110 000 collectivités locales et régionales et 1 000 000 d’élus à travers l’Europe, adresse une lettre au président de la Commission alors que se multiplient les informations faisant état d’un possible affaiblissement de la Direction générale de la politique régionale et urbaine (DG REGIO).

Bruxelles, le 13 juillet 2026 – Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), la plus grande association européenne de gouvernements locaux et régionaux, a adressé une lettre à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour la mettre en garde contre les graves conséquences qui pourraient résulter de toute mesure visant à affaiblir ou à supprimer la Direction générale de la politique régionale et urbaine (DG REGIO), suite aux informations persistantes concernant une possible restructuration interne.

Dans une lettre envoyée au nom de 110 000 collectivités locales et régionales et d’un million de représentants élus à travers l’Europe, le CCRE souligne qu’une telle mesure ne constituerait pas un simple changement administratif, mais représenterait un changement politique majeur dans la relation entre l’Union européenne et les villes, les communes et les régions chargées de mettre en œuvre sur le terrain une grande partie des politiques de l’UE.

« Si la DG REGIO était considérablement affaiblie ou si son rôle était réduit, cela enverrait un message politique profondément négatif aux gouvernements locaux et régionaux d’Europe : qu’ils n’ont plus de place centrale dans l’architecture institutionnelle de l’Union », écrit Christoph Schanudigel, président du CCRE et président du comté de Karlsruhe (Allemagne).

Le CCRE avertit qu’un affaiblissement de la DG REGIO compromettrait l’expertise, la connaissance du territoire et les partenariats de longue date qui ont fait de la politique de cohésion l’un des instruments les plus efficaces de l’UE pour promouvoir le développement, la compétitivité et la solidarité en Europe.

L’organisation met également en garde contre le risque qu’un rôle réduit de la DG REGIO n’affaiblisse la capacité de la Commission européenne à maintenir un contact direct avec les autorités de gestion chargées de la mise en œuvre des fonds européens, dont beaucoup sont des administrations régionales et locales.

Plutôt que de réduire le rôle de la DG REGIO, le CCRE soutient que les défis actuels exigent un renforcement des capacités territoriales au sein de la Commission européenne. Dans sa lettre, l’organisation souligne que le rôle de la DG REGIO deviendra encore plus important à mesure que la Commission préparera ses projets de plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR) pour le budget de l’UE post-2027. Elle cite également les initiatives récentes de la Commission concernant les îles, les communautés côtières, les régions ultrapériphériques et les régions frontalières orientales comme autant de preuves de l’importance croissante accordée à l’élaboration de politiques territoriales.

Pour que ces ambitions se concrétisent, l’Europe a besoin d’un ancrage institutionnel solide, capable de maintenir le dialogue avec les gouvernements régionaux et locaux et de veiller à ce que les réalités territoriales soient prises en compte dans l’élaboration des politiques de l’UE.

La lettre rappelle également que les collectivités locales et régionales sont responsables de la mise en œuvre de près de 70 % de la législation européenne et sont indispensables à l’efficacité de l’Union, à sa légitimité démocratique et à sa capacité à obtenir des résultats concrets pour les citoyens.

Le CCRE appelle la Commission européenne à clarifier ses intentions concernant la DG REGIO et demande une réunion avec la présidente von der Leyen et les commissaires concernés pour discuter de l’avenir de l’agenda territorial de l’UE.

La lettre, également adressée à Raffaele Fitto, vice-président exécutif chargé de la Cohésion et des Réformes ; Piotr Serafin, commissaire au Budget, à la Lutte contre la Fraude et à l’Administration publique ; et Ilze Juhansone, secrétaire générale de la Commission européenne, a été envoyée à ce stade car, selon Politico, Valère Moutarlier, directeur général adjoint de la direction générale du Marché intérieur, de l’Industrie, de l’Entrepreneuriat et des PME, qui supervise la révision du processus de restructuration de la Commission, devrait donner son avis dans le courant du mois. Les propositions finales de restructuration devraient être présentées par le commissaire au Budget, Piotr Serafin, à Ursula von der Leyen et au Collège d’ici la fin de 2026.

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Localiser les objectifs de développement durable en Europe

Reference Framework for Sustainable Cities - image 1

Les territoires européens localisent les ODD : les villes au cœur de la mise en œuvre

725 mots
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Alors qu’il reste moins de quatre ans pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030, un nouveau rapport CCRE–PLATFORMA met en lumière un message clair des gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe : le développement durable ne réussira que si les villes, les communes et les régions sont placées au centre de la prise de décision, du financement et de la mise en œuvre.

Publié par le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) et PLATFORMA à l’occasion du Forum politique de haut niveau sur le développement durable (HLPF), l’édition 2026 du rapport « Les territoires européens localisent les ODD : les villes au cœur de la mise en œuvre » examine comment les gouvernements locaux et régionaux contribuent aux objectifs de développement durable (ODD) et ce qui est nécessaire pour accélérer les progrès dans la dernière ligne droite jusqu’en 2030.

L’étude repose sur un sondage mené auprès de 23 répondants issus de 17 pays, dont des associations de gouvernements locaux et régionaux de 15 États membres de l’UE et de deux pays non membres de l’UE.

L’action locale est essentielle à la réalisation des objectifs mondiaux

Ce rapport paraît à un moment charnière. Alors que le Nouvel Agenda urbain des Nations Unies et l’Agenda urbain de l’UE célèbrent leur dixième anniversaire, les collectivités locales et régionales réaffirment leur rôle indispensable dans la concrétisation des ambitions mondiales sur le terrain.

De la mobilité au logement, en passant par la résilience climatique et l’inclusion sociale, les villes, les agglomérations et les régions sont responsables de nombreuses politiques qui influent directement sur le quotidien de leurs habitants. Selon le rapport, la mise en œuvre des ODD relève davantage de la politique que de la technique et exige la décentralisation de la confiance, des ressources et des pouvoirs à l’échelle territoriale.

Cette publication met particulièrement l’accent sur l’ODD 11 – Villes et communautés durables, l’un des objectifs examinés lors du Forum politique de haut niveau de 2026. Elle soutient que le développement urbain durable ne peut être atteint sans une démocratie locale forte, une gouvernance multiniveaux efficace et une participation significative des autorités infranationales aux processus décisionnels nationaux et internationaux.

Six recommandations pour accélérer la mise en œuvre des ODD

S’appuyant sur l’expérience des collectivités locales et régionales, le rapport formule six recommandations adressées aux Nations Unies, à l’Union européenne et aux gouvernements nationaux.

Parmi ses principaux messages, l’étude préconise :

  • Renforcer la gouvernance à plusieurs niveaux comme priorité politique pour la période 2026-2030.
  • Placer le niveau infranational au cœur de la mise en œuvre des ODD, notamment en renforçant la participation des gouvernements locaux et régionaux aux processus d’examen mondiaux et en améliorant l’accès au financement du développement.
  • Réaffirmer l’importance du Nouvel Agenda urbain des Nations Unies en tant que principal cadre mondial pour une urbanisation durable.
  • Veiller à ce que les villes restent au cœur du programme de développement durable de l’Europe grâce à un alignement plus étroit entre les cadres politiques urbains de l’UE et des Nations Unies.
  • Reconnaître le rôle des territoires dans le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE 2028-2034, avec un financement plus accessible et adapté aux spécificités locales pour les municipalités et les régions.
  • Accélérer la localisation des ODD en impliquant pleinement les gouvernements locaux et régionaux dans la conception et la mise en œuvre des politiques de développement durable.

Une contribution au débat mondial sur les ODD

Au-delà des recommandations politiques, le rapport présente des exemples de bonnes pratiques en Europe et examine comment les collectivités locales et régionales font progresser les objectifs examinés en 2026 (ODD 6 – Eau propre et assainissement, ODD 7 – Énergie propre et d’un coût abordable, ODD 9 – Industrie, innovation et infrastructure, et ODD 17 – Partenariats pour la réalisation des objectifs). Il consacre également une place importante au logement et aux conclusions des discussions menées dans le cadre du Forum urbain mondial, reflétant les préoccupations croissantes concernant l’accessibilité au logement, l’inclusion et la croissance urbaine durable.

Alors que la communauté internationale approche de la fin de l’Agenda 2030, le rapport envoie un message clair et sans équivoque : la réalisation – ou l’échec – des ODD dépendra des acteurs locaux. Donner aux villes, aux agglomérations et aux régions les moyens politiques, les ressources et les partenariats nécessaires n’est donc pas une option, mais une nécessité.

Découvrez également ce rapport en ligne : Les territoires européens localisent les ODD

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Les dirigeants locaux européens à l’ONU

High Level Policy Forum (HLPF) 2025

Objectifs de développement durable – Les dirigeants locaux européens à la table des Nations Unies


Une délégation de plus de 15 élus locaux européens se rendra à New York la semaine prochaine pour le Forum politique de haut niveau sur le développement durable (HLPF), organisé par les Nations Unies. Ils prendront la parole lors de plusieurs événements de haut niveau afin de défendre le rôle essentiel des villes, des agglomérations et des régions dans la mise en œuvre locale de l’Agenda 2030 et dans la définition de son orientation future. Parmi ces événements figurent notamment la réunion annuelle d’ONU-Habitat et de la coalition Local2030 (14 juillet), la Journée des collectivités locales et régionales de CGLU (15 juillet) et le petit-déjeuner de travail CCRE-PLATFORMA à la Délégation de l’UE (16 juillet).

Sous le thème « Actions transformatrices, équitables, innovantes et coordonnées pour le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et ses Objectifs de développement durable (ODD) pour un avenir durable pour tous », le Forum politique de haut niveau (FPHN) de cette année se concentrera sur l’examen d’un objectif crucial pour les collectivités locales et régionales : l’ODD 11 (Villes et communautés durables). Il examinera également l’ODD 6 (Eau propre et assainissement), l’ODD 7 (Énergie propre et d’un coût abordable), l’ODD 9 (Industrie, innovation et infrastructure) et l’ODD 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs), domaines dans lesquels les collectivités locales et régionales jouent un rôle essentiel.

Les maires et les conseillers présenteront l’étude annuelle CCRE-PLATFORMA : « Les territoires européens localisent les ODD | Les villes au cœur de la mise en œuvre ». S’appuyant sur des exemples tirés de 23 associations de collectivités locales et régionales, le rapport met en lumière des actions locales concrètes en faveur des ODD examinés en 2026, tout en soulignant la nécessité d’une gouvernance, d’un financement et de partenariats multiniveaux renforcés afin d’accélérer les progrès vers l’Agenda 2030.

L’accent mis sur les inégalités en matière de logement et de territoire souligne que la réalisation d’un développement durable nécessite de donner aux villes et aux régions les moyens d’agir, de partager les bonnes pratiques et de veiller à ce qu’aucune communauté ne soit laissée pour compte.

Une importante délégation de dirigeants locaux européens

Parmi les membres du CCRE et les responsables locaux des partenaires de PLATFORMA participant au HLPF cette année, on retrouve :

  • Rosa del Amo, troisième adjointe au maire de Badalona (Espagne), Fédération espagnole des communes et provinces (FEMP)
  • María del Mar Vázquez Agüero, maire d’Almería (Espagne), Fonds andalou des communes de solidarité internationale (FAMSI)
  • Óscar Bleda, conseiller municipal d’Almería (Espagne), Fonds andalou des communes de solidarité internationale (FAMSI)
  • Wim Dries, maire de Genk (Belgique), président de l’Association flamande des villes et communes (VVSG)
  • Xavier García Albiol, maire de Badalona (Espagne), Fédération espagnole des communes et provinces (FEMP)
  • Clare Hart, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole et présidente du Groupe de crise de Cités Unies France (CUF)
  • Gunn Marit Helgesen, président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe et président de l’Association norvégienne des pouvoirs locaux et régionaux (KS)
  • Marek Hudak, conseiller municipal de Bardejov et membre du Conseil régional de Prešov (Slovaquie), membre du Comité des jeunes élus du CCRE (YEOC) et de l’Association des villes et communautés de Slovaquie (ZMOS)
  • Eider Inuntziaga, conseillère municipale chargée de la participation citoyenne, de l’Agenda 2030, des relations internationales et du basque de Bilbao (Espagne), porte-parole du CCRE pour la démocratie locale, les relations et le basque
  • Antoine LeSolleuz, adjoint au maire de Nancy et président du groupe Liban de Cités Unies France (CUF)
  • Michael Maas, maire de Pirmasens et membre de l’Association allemande des villes (DST)
  • Barbara Meyer, maire de Sarrebruck et membre de l’Association allemande des villes Villes (DST)
  • Giorgos Papanastasiou, maire d’Agrinio (Grèce) et deuxième vice-président de l’Union centrale des communes de Grèce (KEDE)
  • André Viola, président du Conseil départemental de l’Aude (France), Cités Unies France (CUF)
  • Dirk Wurm, maire d’Augsbourg, Association allemande des villes (DST)
  • Eckart Würzner, maire d’Heidelberg, Association allemande des villes (DST)

Découvrez l’étude « Territoires européens : localiser les ODD | Les villes au cœur de la mise en œuvre » (également disponible en PDF)

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