Le CCRE se joint à 80 réseaux et appelle à la COP31 pour donner aux villes et aux régions les moyens d’être des acteurs clés de la mise en œuvre de la politique climatique mondiale
Le CCRE figure parmi les plus de 80 réseaux de gouvernements locaux et infranationaux qui ont approuvé la position de la COP31 du groupe des gouvernements locaux et des autorités municipales (LGMA), la voix officiellement reconnue des gouvernements locaux, régionaux et infranationaux dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
Ensemble, ils représentent des dizaines de milliers de gouvernements à travers le monde et partagent le même message : l’Accord de Paris ne sera mis en œuvre qu’avec l’engagement de tous les niveaux de gouvernement. Ils appellent à ce que la COP31 permette aux villes, aux régions et aux États de devenir des acteurs clés de la mise en œuvre de la politique climatique mondiale.
La COP31 s’ouvre à Antalya (Turquie) le 9 novembre, sur fond de nouveaux rapports scientifiques indiquant que la planète devrait franchir la barre des 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels dans les prochaines années. Les conclusions de la COP détermineront l’ampleur de ce pic, sa durée et les acteurs qui parviendront à ramener le réchauffement climatique à 1,5 °C.
LGMA six appels
La position de la COP 31 énonce six revendications :
- Parvenir à un résultat de transition énergétique qui accélère la mise en œuvre à l’échelle infranationale pour revenir à la trajectoire de 1,5 °C ;
- Prioriser un objectif ambitieux de transition juste afin de garantir que les résultats nationaux soient ancrés dans les besoins et les réalités locales et apportent des avantages concrets aux travailleurs et aux communautés au niveau local ;
- Institutionnaliser des architectures de financement climatique à plusieurs niveaux qui atteignent le niveau infranational, par le biais de plateformes nationales, de banques publiques de développement et de la préparation de projets financés ;
- Continuer à défendre le rôle clé de la science indépendante dans le processus de la COP, notamment en ce qui concerne le prochain rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sur le changement climatique et les villes ;
- Créer un espace formel unique permettant aux partis et aux gouvernements infranationaux de lever les obstacles à une action à plusieurs niveaux ;
- Accélérer la mise en œuvre de l’Objectif mondial en matière d’adaptation et des plans nationaux d’adaptation par une action locale intégrée.
Un guide à l’intention des négociateurs accompagne la position, proposant un texte de négociation sur dix sujets prioritaires.
Cette position de la LGMA sert de base à nos interventions et à notre plaidoyer en amont et pendant la COP31. Elle est intégrée à la stratégie de plaidoyer à long terme de la LGMA en vue des COP32 et COP33.
Les dirigeants locaux à la COP31
Une douzaine de responsables locaux représentant les membres du CCRE et les partenaires de PLATFORMA se rendent à la COP pour défendre la voix des gouvernements locaux et régionaux dans l’action climatique.
Ils participeront notamment à plusieurs événements de haut niveau organisés par CGLU et le Groupe de travail mondial des gouvernements locaux et régionaux, ainsi que par la LGMA.
Le 12 novembre, le CCRE et PLATFORMA organisent un événement parallèle sur le pavillon de CGLU intitulé « De la COP à 2030 et au-delà : les gouvernements locaux et régionaux construisent l’avenir de la gouvernance climatique ».
CCRE et PLATFORMA organisent également un événement en ligne Town Hall COP le 18 novembre (15h00-15h30 CET) sur le thème « Villes résilientes face à un climat changeant : des engagements de la COP à l’action locale ».
Regardez la vidéo de Gary Robinson, porte-parole du CCRE pour l’environnement, conseiller du Conseil des îles Shetland (COSLA).
Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Conseillère principale – Agendas mondiaux, ODD et climat





