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Semaine européenne des régions et des villes 2026

Agenda du CCRE pour la Semaine européenne des régions et des villes 


La Semaine européenne des régions et des villes 2026 se tiendra du 12 au 16 octobre. 

Organisée par la Direction générale de la politique régionale et urbaine de la Commission européenne et le Comité européen des régions à Bruxelles, la Semaine européenne des régions et des villes est le plus grand événement annuel durant lequel les villes et les régions démontrent leur capacité à créer croissance et emplois, mettent en œuvre la politique de cohésion de l’Union européenne, et prouvent l’importance de l’échelon local et régional pour une bonne gouvernance européenne. 

Si vous êtes membre du CCRE et prévoyez d’être à Bruxelles cette semaine-là, merci de nous en informer en complétant ce formulaire afin que nous puissions vous contacter au sujet des opportunités de visibilité.

Événements du CCRE se déroulant pendant la Semaine européenne des régions et des villes (en dehors du programme officiel)

Le CCRE organisera, co-organisera ou participera à plusieurs événements durant la Semaine, profitant de la présence de nombreux dirigeants locaux à Bruxelles.

Renforcer la dimension territoriale dans la future politique de cohésion de l’UE 

  • Date et heure : 12 octobre 2026, 17h00 – 20h30 CEST 
  • Lieu : CCRE, Square de Meeûs 1, Bruxelles 
  • Organisateurs : Le CCRE et l’Association allemande pour le logement, le développement urbain et spatial (DV), avec le soutien financier du ministère fédéral allemand du Logement, du Développement urbain et de la Construction 

Cet événement de haut niveau à Bruxelles réunira des dirigeants européens, nationaux et locaux pour discuter de l’avenir de la politique de cohésion et de sa dimension territoriale. Il portera sur les décisions à venir concernant le budget de l’UE et le cadre d’investissement, tout en promouvant un développement équilibré et territorialisé dans les zones urbaines et rurales, et en renforçant la coopération entre les principaux acteurs européens.


Pour que la liberté de séjour devienne une réalité : le rôle des services d’intérêt général dans le renforcement de la cohésion territoriale 

  • Date et heure : 14 octobre 2026, 16h00 – 17h30 CEST 
  • Lieu: Square Brussels, Studio 214 + 216 

Ce débat politique explorera comment accompagner les citoyens pour qu’ils puissent vivre et travailler là où ils le souhaitent. Des intervenants de différents niveaux de gouvernance partageront leurs expériences et solutions concrètes pour combler les écarts régionaux et améliorer l’accès aux services. Les participants seront invités à échanger leurs points de vue et à identifier des moyens de renforcer le soutien aux communautés locales grâce au financement européen et à la coopération. Le panel sera modéré par Valeria Ronzitti, Secrétaire générale de SGI Europe, organisation partenaire du CCRE. 


Événement de l’Alliance pour la Cohésion 

  • Date et heure : 14 octobre 2026, 16h30 CEST 
  • Lieu : à confirmer, Bruxelles 

Cet événement de haut niveau organisé en soirée à Bruxelles créera un espace politique opportun pour faire le point sur l’orientation de la politique de cohésion et sur les enjeux de la dimension territoriale pour la prochaine période de programmation. L’événement aura pour objectif de faire le lien entre le débat global et l’une des décisions à venir les plus déterminantes : l’élaboration du nouveau Cadre financier pluriannuel (CFP) et l’architecture émergente des Plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR), où seront négociés les priorités, la gouvernance et les outils de mise en œuvre des futurs investissements de l’UE.


Rassemblement annuel de Bridges of Trust

  • Date et heure : 14 octobre 2026, 13h30 – 17h30 CEST 
  • Lieu : CCRE, Square de Meeûs 1, Bruxelles 

La quatrième édition du rassemblement annuel de « Bridges of Trust » réunira des partenaires issus d’associations de gouvernements locaux et régionaux, de réseaux, d’organisations partenaires et d’institutions européennes afin d’échanger leurs expériences, de renforcer leur coopération et de définir des initiatives conjointes sur la coopération municipale internationale entre les villes et régions européennes et ukrainiennes.


Cérémonie de remise du prix Bridges of Trust

  • Date et heure : 14 octobre 2026, 18h00 – 22h30 CEST 
  • Lieu : Les Ateliers des Tanneurs, Rue des Tanneurs 60A, Bruxelles 
  • Sur invitation uniquement 

La cérémonie de remise des prix des partenariats Bridges of Trust distinguera cinq partenariats municipaux exemplaires entre l’UE et l’Ukraine en tant qu’Ambassadeurs Bridges of Trust, afin de célébrer leur contribution à la reconstruction, à la résilience et à l’intégration européenne au niveau local.


Cérémonie de la Convention des Maires de l’UE

  • Date et heure : 15 octobre 2026, 9h00 – 15h30 CEST 
  • Lieu : Bâtiment Charlemagne, Rue de la Loi 170, Bruxelles 
  • Organisateur : Convention des Maires pour le climat et l’énergie – Europe 

Entre dialogue politique de haut niveau, ateliers pratiques et échanges entre pairs, la cérémonie réunira des centaines de dirigeants locaux et régionaux de toute l’Europe, aux côtés de représentants de haut niveau de la Commission européenne et d’autres acteurs clés, pour discuter du rôle central de l’action locale dans la réalisation des objectifs européens. 


CEMR Green Day 

  • Dates : 15–16 octobre 2026 
  • Lieu : CCRE, Square de Meeûs 1, Bruxelles 

Jour 1 – De l’ambition climatique à la compétitivité verte, que signifie l’évolution de l’agenda européen pour les collectivités locales et régionales ? 

Jeudi 15 octobre | 16h00 – 17h45 CEST | Événement réservé aux membres – En présentiel dans les locaux du CCRE 

Table ronde avec des porte-parole du CCRE et des intervenants externes, échanges avec le public et courts éclairages territoriaux présentés par des membres, illustrant des pratiques locales et régionales concrètes reliant compétitivité et politiques territoriales vertes, notamment l’adaptation climatique, l’énergie, l’économie circulaire, la décarbonation et la mobilité propre.

Jour 2 – Définir les priorités environnementales du CCRE pour 2027

Vendredi 16 octobre | 10h00 – 13h00 CEST | Réunion réservée aux membres du CCRE – En présentiel dans les locaux du CCRE et en ligne 

La deuxième journée sera consacrée au travail interne du CCRE et à ses priorités pour l’année à venir. Les porte-parole et présidents des groupes d’experts présenteront de brèves mises à jour sur les développements politiques clés, les activités en cours du CCRE et les priorités attendues pour 2027.

Organisez-vous un événement pendant la Semaine européenne des régions et des villes 2026?

Les membres du CCRE et les associations membres sont invités à nous communiquer les détails sur leurs propres événements organisés durant cette semaine en complétant ce formulaire, afin que nous puissions contribuer à leur promotion et coordonner le programme du CCRE pour cette semaine.

Pour plus d’information, veuillez contacter :

« Call Simone » épisode : villes et numérisation

Episode Call Simone cities and digitalisation

Comment les villes façonnent-elles l’avenir numérique de l’Europe ?

872 mots
4–6 minutes

À qui l’Europe doit-elle s’adresser pour comprendre son avenir numérique ? Comment les collectivités locales façonnent-elles la transformation numérique de l’Europe ?

Un commissaire européen, une entreprise technologique, un gouvernement national ou les personnes chargées de fournir des services publics sur le terrain ? Telle est la question au cœur du dernier épisode de « Call Simone », qui réunit deux voix très différentes : Katrin Rajamäe-Soosaar, experte en transformation numérique auprès de l’Association des villes et municipalités estoniennes, et Federico Menna, PDG de 28Digital.

Le succès numérique de l’Estonie repose sur les fondamentaux.

L’Estonie est souvent décrite comme pionnière du numérique en Europe, mais Katrin tient à préciser que cette réputation repose moins sur des technologies de pointe que sur des décennies d’investissement dans une infrastructure partagée et une identité numérique nationale utilisée par les citoyens depuis plus de vingt ans. Aujourd’hui, les résidents peuvent effectuer la plupart de leurs démarches administratives en ligne, où qu’ils soient.

Ce succès ne se limite pas aux grandes villes comme Tallinn. L’Estonie compte aussi des villages et des îles de quelques centaines d’habitants seulement, tous tenus de fournir les mêmes services numériques. La solution a consisté à créer, en collaboration avec les autorités nationales, des plateformes partagées et réutilisables plutôt que de demander à chaque municipalité de développer la sienne.

Une transition susceptible d’accroître l’écart

Malgré cette réputation, la transformation numérique en Estonie reste inégale. Certaines municipalités proposent des portails en libre-service complets ; d’autres s’appuient encore sur le courrier électronique ou le papier. Face aux attentes croissantes en matière de cybersécurité, de gestion des données et de préparation à l’intelligence artificielle, Katrin prévient que les petites administrations risquent de prendre du retard, transformant ainsi la numérisation en une source de nouvelles inégalités plutôt qu’en une solution.

Confiance, vote électronique et limites de l’IA

L’aisance des Estoniens avec les services publics numériques, notamment le vote électronique sécurisé et largement reconnu, témoigne des résultats positifs que peuvent apporter des investissements constants dans les systèmes d’identité et une conception conviviale. Les canaux traditionnels restent néanmoins accessibles : les citoyens qui privilégient le contact direct peuvent toujours se rendre à leur mairie.

L’utilisation la plus courante de l’IA générative est son soutien aux tâches administratives quotidiennes, tandis que des applications plus avancées, comme la détection des constructions illégales à partir d’images satellites, sont encore en développement. Son message est clair : l’IA doit appuyer la prise de décision, et non la remplacer. La responsabilité et le contrôle humain demeurent essentiels.

Une voix plus forte pour les collectivités locales

Un thème récurrent est le décalage entre l’élaboration des politiques européennes et leur mise en œuvre au niveau local. Ce sont généralement les collectivités locales et régionales qui appliquent les règles numériques de l’UE, mais elles participent rarement à leur élaboration en amont ; un manque de communication que Katrin estime nécessaire de corriger pour que la réglementation soit efficace sur le terrain.

De Tallinn à Cluj-Napoca

Le deuxième invité de cet épisode est Federico Menna, PDG de 28Digital, qui a mené l’organisation à travers une transformation stratégique visant à la positionner comme la plateforme européenne de référence pour l’entrepreneuriat numérique, les talents et l’innovation. Son travail est axé sur le renforcement de la souveraineté numérique de l’Europe et la création de liens entre les startups, les grandes entreprises, les scale-ups, les chercheurs et les étudiants à travers le continent.

Interrogé sur la personne qu’il appellerait pour parler de l’avenir numérique de l’Europe, Federico donne une réponse similaire à celle de Katrin : non pas une capitale, mais une ville, et plus précisément le maire de Cluj-Napoca.

Pour Federico, la transformation numérique ne se limite pas aux capitales ou aux plus grands États membres, et Cluj en est la preuve. Ayant récemment ouvert un bureau dans cette ville, il décrit une cité qui a su utiliser la technologie de manière éthique et inclusive pour bâtir un véritable écosystème technologique, bénéficiant d’une forte présence des institutions européennes et, surtout, d’une excellente qualité de vie pour ses habitants.

Il s’agit d’une combinaison qui, selon lui, pourrait être reproduite dans toute l’Europe et qui renforce le thème plus large de l’épisode : les maires, et pas seulement les gouvernements nationaux, jouent un rôle central dans la définition de la prochaine orientation de la transformation numérique de l’Europe.

Perspectives d’avenir

Interrogée sur le modèle que l’Europe devrait adopter dans dix ans, Katrin répond : une ville. Une ville où les compétences numériques ne sont plus l’apanage d’équipes spécialisées, mais partagées par tous les services publics. Son espoir, exprimé tout au long de l’épisode, est celui d’une coopération plus étroite entre les collectivités locales et régionales à travers l’Europe, et que les décisions en matière de transformation numérique soient guidées par des valeurs démocratiques plutôt que par les seuls intérêts commerciaux.

Cet épisode suggère que l’avenir numérique de l’Europe ne se décidera pas uniquement à Bruxelles ou dans les capitales nationales. Il se façonnera, ville par ville, grâce à l’engagement citoyen qui transformera les politiques publiques en services rendus.

Alors que l’Europe navigue entre les opportunités et les risques de la transformation numérique, trouver le juste équilibre entre innovation, réglementation et démocratie pourrait bien s’avérer le défi le plus important de tous.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Voix de nos 75 ans d’histoire : Stefano Bonaccini

75 years - Bonaccini

Entretien avec Stefano Bonaccini – « Une Europe unie ne peut exister sans ses diverses sensibilités territoriales »

608 mots
3–4 minutes

Stefano Bonaccini a présidé le Conseil des communes et des régions d’Europe (CCRE) de 2016 à 2022, dirigeant l’organisation pendant deux mandats consécutifs de trois ans. Fort d’une solide expérience de la gouvernance régionale italienne, ayant été pendant dix ans président de la région Émilie-Romagne et pendant six ans président de l’ensemble des régions italiennes, M. Bonaccini a apporté une connaissance approfondie de l’administration locale à la scène européenne. Aujourd’hui, en tant que député européen, il nous invite à évoquer son expérience, le rôle des collectivités locales en Europe et les défis à venir.

Dans cet entretien, Bonaccini revient sur les défis et les satisfactions liés à la direction d’un réseau continental tel que le CCRE. Il partage son point de vue sur l’importance de la politique de cohésion dans les discussions en cours sur le budget de l’UE et évoque les perspectives d’avenir du CCRE et du mouvement plus large des collectivités locales et régionales au sein du projet européen.

Construire un consensus au sein d’un groupe diversifié de membres

Interrogé sur son meilleur souvenir de ses six années à la présidence du CCRE, Bonaccini ne mentionne aucun événement particulier. Il souligne plutôt ce qu’il considère comme l’une des plus grandes réussites de l’organisation : avoir rassemblé les collectivités locales et régionales de toute l’Europe autour d’un programme commun.

Représenter des membres issus de pays aux traditions politiques, cultures et priorités différentes n’est pas chose aisée. Sous la présidence de Bonaccini, le CCRE a réuni des responsables locaux et régionaux de pays membres et non membres de l’UE, souvent aux points de vue très divergents sur les questions clés.

Malgré de longs débats, Bonaccini se souvient avec fierté que la quasi-totalité des décisions et objectifs majeurs a été soumise au vote et adoptée à l’unanimité. Pour lui, cette capacité à trouver un terrain d’entente est l’un des atouts majeurs du CCRE et une des raisons principales pour lesquelles l’organisation est restée une voix influente auprès des collectivités locales et régionales en Europe tout au long de ses 75 ans d’existence.

Maintenir la pertinence de la gouvernance locale dans les discussions sur l’UE

S’appuyant sur son expérience en tant que président du CCRE, Bonaccini souligne l’importance d’organisations telles que le CCRE dans la formation des débats européens.

Selon lui, les décisions prises au niveau de l’UE ne peuvent être efficaces que si elles tiennent compte des réalités de terrain des villes, des communes et des régions. Cela est particulièrement vrai pour les discussions en cours sur le prochain budget de l’UE, où il affirme clairement qu’« on ne peut exclure la politique de cohésion », car « cela reviendrait à exclure les régions et les communes de la planification des fonds européens ». « Lorsqu’elles sont planifiées et discutées en concertation avec les territoires, ces politiques peuvent offrir des opportunités aux citoyens », conclut-il.

Une vision pour un continent plus vaste, plus juste et plus cohésif

Pour la prochaine décennie, Bonaccini esquisse une stratégie claire et ambitieuse pour l’avenir du CCRE. Il souhaite voir la famille des territoires, villes et régions européens s’agrandir encore davantage, en accueillant une plus grande diversité de voix locales.

Parallèlement, il estime que le CCRE doit continuer de plaider en faveur d’une Europe qui collabore étroitement avec ses gouvernements locaux et régionaux. Quelle que soit leur complexité politique, les dirigeants nationaux et européens doivent reconnaître que nombre des défis actuels ne peuvent être relevés que par une coopération et une solidarité renforcées à l’échelle du continent.


Stefano Bonaccini est membre du CEMR, l’association nationale italienne de l’AICCRE.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :