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Secrétariat du CCRE

CEMR New Presidency - News 2022

Le secrétaire général du CCRE, Frédéric Vallier, termine son mandat


Le 31 janvier 2022, Frédéric Vallier a terminé son deuxième mandat en tant que secrétaire général du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE). Dans une lettre adressée aux membres, partenaires, amis et collègues du CCRE, il revient sur douze années consacrées au service des gouvernements locaux et régionaux en Europe.

« Après deux mandats au service des gouvernements locaux et régionaux et de leurs associations, il est temps de dire au revoir. Ce fut un honneur de servir le CCRE pendant ces douze dernières années. Je souhaite remercier chacun d’entre vous pour la confiance que vous m’avez accordée au fil des années.

Je pars avec le sentiment du devoir accompli : faire passer le secrétariat du CCRE de 20 à près de 40 collaborateurs, renforcer sa situation financière, le placer au centre de la représentation des gouvernements locaux et régionaux en Europe tout en favorisant des partenariats avec nos alliés, d’autres réseaux de collectivités territoriales en Europe et dans le monde, les institutions, le milieu universitaire et les organisations de la société civile.

Je tiens à remercier mes collègues et anciens collègues qui m’ont soutenu tout au long de ces années, l’“équipe de rêve” du secrétariat pour le travail accompli. J’ai essayé d’être un manager juste, offrant à chaque membre du personnel la possibilité de développer ses idées et projets de la meilleure manière possible, parfois en les poussant au maximum pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, lançant de nouvelles idées surgies lors de mes nuits agitées. Je remercie également tous les collègues des associations membres pour leur soutien et leur compréhension. Ce n’a pas toujours été facile, mais j’ai apprécié les discussions et les débats qui ont permis de trouver des compromis solides, dans le respect de la diversité que nous représentons.

Le CCRE est une famille, et comme dans toute famille, il y a des débats, des discussions, des moments partagés agréables et parfois des périodes plus difficiles. Cela a été la principale composante de ma vie au cours des douze dernières années.

Au fil de ces années, nous avons construit une organisation solide, reconnue par les institutions européennes et internationales, grâce à notre engagement en faveur du développement durable, de la cohésion, de la lutte contre le changement climatique, de la coopération internationale, pour ne citer que quelques-unes des thématiques sur lesquelles notre action a eu un impact significatif en faveur d’une Europe plus juste.

L’égalité a été un moteur pour moi, et je suis particulièrement fier que nous ayons fait du CCRE la première organisation à appliquer l’égalité entre les femmes et les hommes dans ses instances statutaires. Des progrès restent évidemment à accomplir, mais je pense que nous avons grandement contribué à promouvoir l’égalité et la diversité, tant dans notre direction politique que dans notre secrétariat.

Je remercie nos partenaires avec lesquels nous avons renforcé le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la gouvernance de l’Europe et à l’échelle mondiale : nos organisations sœurs, CGLU et toutes ses sections régionales, NALAS, mais aussi l’ARE, ABRE, CRPM et Eurocities avec lesquels nous avons constitué des coalitions solides ; Climate Alliance, Energy Cities, Fedarene, Iclei Europe, nos partenaires du Pacte européen et mondial des Maires, Climate Chance et Iclei Monde avec lesquels nous avons assuré la représentation des collectivités dans les enceintes climatiques internationales ; nos 30 partenaires de Platforma, dont l’AIMF, le CLGF, CGLU, CGLUA, qui partagent avec nous le privilège d’être partenaires stratégiques de la politique européenne de développement, les équipes successives de Devco et Intpa qui nous ont aidés à renforcer ce partenariat stratégique ; les députés européens, notamment les présidents et membres des commissions AGRI, BUDG, DEVE, ENVI, FEMM, LIBE, REGI ; Jan Olbrycht et les membres de l’intergroupe Urbain ; le Mouvement Européen International, qui porte la voix des citoyens dans nos travaux ; nos partenaires institutionnels, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux et le Comité des Régions ; l’OCDE, ONU-Habitat et d’autres agences onusiennes ; l’OLA, avec qui nous avons publié de nombreuses études et recherches. Et tous ceux que j’aurais pu oublier dans cette longue liste…

Je souhaite rendre hommage aux élus qui donnent leur temps et leur énergie bénévolement à l’organisation, en particulier les présidents qui ont été confrontés à mes idées parfois iconoclastes et à mes demandes répétées de représentation à telle ou telle réunion : Michael Häupl, Wolfgang Schuster, Annemarie Jorritsma, Iñigo de la Serna et Stefano Bonaccini.

Je voudrais adresser un mot spécial à mes amis français, que je remercie pour leur soutien, dans les bons comme dans les moments plus difficiles.

Je pars avec le sentiment d’avoir accompli ma mission, même si j’aurais souhaité continuer, ce n’est un secret pour personne, mais je prends acte de la décision de la présidence et je souhaite bonne chance au nouveau secrétaire général, Fabrizio Rossi.

La richesse du CCRE réside dans sa capacité à rassembler toute la famille des gouvernements locaux et régionaux, quels que soient leur taille, leurs fonctions ou le statut de leur pays en Europe. J’ai toujours considéré les associations nationales avec le même respect : il n’y a pas de “petites” associations au sein du CCRE, seulement des membres unis pour défendre la démocratie et l’autonomie locale et régionale. Il n’y a pas d’un côté les membres de l’Union européenne et de l’autre les autres, car NOUS sommes l’Europe, une Europe unie au-delà de nos différences, une Europe faite d’échanges, d’amitiés et de combats communs.

Enfin, je remercie tous ceux qui m’ont envoyé des messages et des cadeaux ces derniers jours, cela m’a profondément touché.

Je souhaite au CCRE le meilleur pour l’avenir. Nous nous reverrons bientôt, car je continuerai de porter les valeurs qui nous sont chères.

Merci à toutes et à tous et bonne chance ! »

Frédéric Vallier

Localiser l’Agenda 2030

Agenda 2030 - News

Comment les gouvernements locaux et régionaux et leurs associations font progresser le développement durable


L’Agenda 2030 pour le développement durable, adopté par tous les États membres des Nations Unies en 2015, a tracé une feuille de route mondiale ambitieuse en faveur de la paix, de la prospérité, des peuples et de la planète. Ses 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) sont de nature universelle, mais nécessitent des réponses profondément localisées pour être atteints efficacement.

Les gouvernements locaux et régionaux (GLR), ainsi que les associations qui les représentent, sont en première ligne face à ce défi. Dotés d’un mandat démocratique, d’une légitimité institutionnelle et d’une proximité quotidienne avec les citoyens, ils sont les mieux placés pour mettre en œuvre des solutions durables adaptées aux réalités locales. Cet article explore le rôle essentiel que jouent ces gouvernements et leurs associations nationales dans la mise en œuvre concrète de l’Agenda 2030 en Europe et au-delà.

Le rôle des GLR et de leurs associations

Les gouvernements locaux et régionaux sont particulièrement bien positionnés pour traduire les objectifs mondiaux en politiques publiques et services concrets. Qu’il s’agisse d’améliorer l’accès à l’éducation, de garantir une eau propre, de promouvoir des économies inclusives ou de protéger l’environnement, les ODD recoupent directement leurs missions.

Cependant, la localisation réussie des ODD ne repose pas uniquement sur l’action locale : elle exige également une coordination nationale forte et une gouvernance à plusieurs niveaux. C’est là que les associations nationales de GLR entrent en jeu. Elles servent d’intermédiaires entre les niveaux municipal et national, en sensibilisant, en renforçant les capacités et en plaidant pour la cohérence des politiques et les ressources nécessaires à la mise en œuvre.

Un cadre de transformation

Pour les GLR, l’Agenda 2030 est plus qu’une simple liste d’objectifs : c’est un cadre stratégique et transformateur qui encourage une vision à long terme, brise les silos administratifs et relie les différents acteurs du territoire. Lorsqu’ils sont bien intégrés, les ODD améliorent la prestation des services publics et permettent une participation citoyenne significative dans les processus de décision.

Une nouvelle décennie d’action et de défis

Malgré des progrès initiaux, le monde n’est pas encore sur la bonne voie pour atteindre les ODD d’ici 2030. La pandémie de COVID-19 a ajouté une complexité nouvelle, mis à rude épreuve les budgets locaux et aggravé les inégalités. Pourtant, cette crise a également mis en lumière le rôle crucial des GLR dans la réponse d’urgence, en assurant l’accès aux soins de santé, la sécurité alimentaire, la continuité éducative et la protection sociale.

La période de reconstruction offre une opportunité de « mieux reconstruire » en plaçant les ODD au cœur des efforts de relance. Le Secrétaire général de l’ONU a souligné que l’Agenda 2030 doit être le principe directeur d’une relance résiliente, inclusive et verte. Dans ce contexte, les associations nationales de GLR sont plus essentielles que jamais pour faciliter le dialogue, partager les connaissances et défendre les outils nécessaires aux collectivités locales pour réussir.

Une décennie décisive

La crise du COVID-19 a pu ralentir l’élan, mais elle n’a pas remis en cause la pertinence fondamentale de l’Agenda 2030. Au contraire, elle a renforcé l’importance des services publics, de la résilience locale et de la gouvernance inclusive, des valeurs qui sont au cœur des ODD.

Les gouvernements locaux et régionaux, soutenus par leurs associations, sont des acteurs incontournables de cette transformation. Ils s’adaptent, expérimentent et collaborent pour obtenir des résultats durables, même en période d’incertitude. Leur travail démontre que les agendas mondiaux ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils s’ancrent dans l’action locale.

Pour aller de l’avant, il faudra renforcer les partenariats entre les secteurs et les niveaux de gouvernance afin de ne laisser aucun territoire ni aucune personne de côté. La coopération multi-niveaux et multi-acteurs sera essentielle pour faire face aux défis croissants et saisir les opportunités d’une relance durable et équitable.

En résumé, pour atteindre les ODD, il faut les localiser – et cela commence par l’autonomisation des acteurs les plus proches des citoyens.

Lire l’étude complète

Pour plus d’informations, contactez :

Étude sur l’Agenda 2030 pour les gouvernements locaux et régionaux

COVID 19 finances - News

Une nouvelle étude lève le voile sur l’engagement des collectivités et de leurs associations pour la réalisation des ODD


Pris dans la tourmente du COVID-19, les collectivités territoriales européennes et leurs associations sont exposées au risque de perdre les progrès accomplis ces dernières années pour atteindre les Objectifs de développement durable. Plus que jamais, alors qu’elles s’approprient de plus en plus ces objectifs mondiaux, les municipalités et régions ont besoin de soutien pour traduire ces ambitions mondiales en action sur le terrain.

C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude menée par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et PLATFORMA intitulée « L’Agenda 2030 vu par les associations de collectivités territoriales ».

À l’épreuve du COVID-19, les ODD à un moment décisif de leur évolution

En Europe et à l’échelle mondiale, la pandémie de COVID-19 a entraîné des défis sans précédent pour les gouvernements locaux et régionaux. Dans de nombreux pays, la pandémie a considérablement creusé les inégalités et freinés les progrès réalisés en matière de sensibilisation aux ODD et à l’Agenda 2030 sur le plan local et régional.

« La crise actuelle et l’avenir incertain qui se dessine devant nous résonnent comme un appel à l’action. Chaque acteur, à l’échelle mondiale, doit agir maintenant », a déclaré la porte-parole du CCRE et de PLATFORMA pour l’Agenda 2030, Tine Soens, conseillère municipale de Courtrai (Belgique). « Les élus locaux et régionaux doivent oser franchir le pas ! Notre génération de politiciens, d’acteurs publics et de citoyens constitue celle qui doit inverser la tendance. »

L’étude en un coup d’œil

Sur la base d’une enquête réalisée auprès de 34 associations de 28 pays européens, l’étude montre qu’un tiers d’entre elles utilise les ODD comme référence importante dans leurs propres stratégies de développement, contre seulement un cinquième l’an dernier. De plus, quatre associations sur cinq connaissent les ODD. La tendance est claire : année après année, les gouvernements locaux et régionaux et leurs associations font les efforts nécessaires pour concrétiser l’agenda mondial au niveau local.

Mais les ODD ont-ils également gagné du terrain auprès des gouvernements centraux ? Notre étude montre que près de 80 % des associations ont indiqué qu’il existe une stratégie nationale officielle de mise en œuvre des ODD. Pour ceux qui ont indiqué qu’une stratégie nationale a été mise en place, 59 % ont précisé qu’il y avait une mention claire de la nécessité de soutenir l’action locale et régionale dans la mise en œuvre des ODD.

Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire pour resserrer les liens entre tous les niveaux de gouvernement et réaliser des progrès mondiaux en matière de développement durable. Pour intensifier nos efforts, l’étude propose une « checklist » pour les associations « Sachez où en sont vos membres dans la localisation des ODD », des étapes simples pour contribuer aux rapports nationaux volontaires et plusieurs recommandations clés.

De plus, cette publication de 40 pages regorge d’exemples illustratifs provenant du terrain. Enfin, il identifie les défis persistants et les nouvelles opportunités que les municipalités, les régions et leurs associations ont rencontrées en travaillant avec les ODD. Ceux-ci surviennent à un moment opportun alors que la pandémie continue de se propager dans le monde.

Contexte

Cette nouvelle étude est fondée sur une enquête conjointe menée par le CCRE et PLATFORMA, conçue en collaboration avec Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). Elle fait suite à l’étude de 2019 « Comment les associations de collectivités territoriales concrétisent les ODD » et à l’étude de 2018 « Objectifs de développement durable – Comment les villes et régions européennes montrent l’exemple ».

L’étude a été lancée le 15 juillet 2020 à l’occasion de l’atelier Localiser les objectifs de développement durable (regarder l’enregistrement) organisé par PLATFORMA lors du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (FPHN) 2020.

PLATFORMA et le CCRE participent activement à de nombreuses sessions et webinaires de cet événement virtuel avec leurs partenaires et membres.

Cliquez sur ce lien si vous souhaitez recevoir des exemplaires imprimés de notre étude (Europe uniquement).

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Nouveau Secrétaire Général

Un nouveau Secrétaire Général pour le CCRE : Fabrizio Rossi


Le CCRE est ravi d’accueillir Fabrizio Rossi comme son nouveau Secrétaire Général. Élu le 20 janvier 2022 par le Comité politique du CCRE, M. Rossi succède à Frédéric Vallier. À propos de sa nouvelle fonction, M. Rossi a déclaré : « Je souhaite contribuer à relever les principaux défis auxquels l’humanité est confrontée aujourd’hui, en travaillant main dans la main avec les territoires et les communautés locales en Europe et dans le monde entier. »

Une mission ambitieuse au service des collectivités locales

En tant que Secrétaire Général, M. Rossi s’attaquera à une large gamme de problématiques auxquelles font face les gouvernements locaux et leurs citoyens. « Les défis sont nombreux et importants – construire des solutions locales face aux crises actuelles et futures, promouvoir la paix et la sécurité, décarboner les territoires et les sociétés européennes, réduire les inégalités sociales, et bien d’autres encore », a-t-il affirmé.

Une carrière dédiée aux gouvernements locaux et à la durabilité

Né et ayant grandi en Italie, M. Rossi est diplômé en sciences politiques de l’Université de Cagliari, sa ville natale, et a complété sa formation en Espagne avec un master en coopération européenne et internationale à l’Université autonome de Barcelone.

Tout au long de sa carrière, M. Rossi a collaboré avec des gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe. Après ses études, il a été conseiller en affaires européennes pour le Parlement régional de Sardaigne. Un an plus tard, travaillant pour le Conseil provincial de Barcelone, il a pris la direction de Partenalia, une association européenne représentant les autorités provinciales.

En dehors de son travail avec les gouvernements locaux, M. Rossi a été un entrepreneur social engagé dans les questions environnementales telles que la restauration des forêts et le changement climatique. Il a fondé une start-up axée sur des projets de reforestation à Madagascar, qui s’est ensuite étendue à la Bolivie.

Avant de rejoindre le CCRE, M. Rossi a été Orchestrateur de l’innovation et Responsable des programmes dans le domaine de l’utilisation des terres à Climate-KIC, la principale initiative européenne en matière d’innovation climatique. Auparavant, il a travaillé pour INTERACT, un projet financé par l’UE visant à faciliter la coopération transfrontalière en Europe.

Soutenir les Ukrainiens face à la guerre en Russie

Le mandat de M. Rossi a commencé dans des circonstances tragiques avec le déclenchement de la guerre de la Russie contre l’Ukraine. L’une de ses premières décisions a été de mettre en place une taskforce avec les membres du CCRE pour échanger et coordonner le soutien à l’Ukraine.

Cette taskforce travaille sur des sujets tels que le soutien financier et logistique aux municipalités ukrainiennes, l’accueil des réfugiés, les sanctions européennes et les conséquences pour les marchés publics ainsi que la coopération avec les municipalités russes.

« Face à cette situation terrifiante, nous sommes plus fiers que jamais du travail que nous avons accompli jusqu’à présent avec nos amis en Ukraine », a déclaré M. Rossi. « La coopération ne s’arrêtera pas et nous nous préparons à construire de nouveaux ponts pour soutenir le peuple ukrainien. »