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L’Alliance locale appelle à placer les villes au cœur des plans climatiques européens

Local Alliance news

L’Alliance locale appelle à une refonte de la gouvernance afin de placer les villes au cœur des plans climatiques européens.

511 mots
2–3 minutes

Dans un nouveau document de position, l’Alliance locale – une coalition de CCRE, ACR+, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS – appelle l’UE à saisir l’occasion de la révision du règlement sur la gouvernance pour rendre les plans nationaux en matière d’énergie et de climat (PNEC) véritablement réalisables, susceptibles d’attirer des investissements et ancrés dans les réalités locales.

Partout en Europe, villes, communes et régions agissent déjà : rénovation des bâtiments, déploiement des énergies renouvelables, transformation des systèmes de mobilité. Pourtant, le cadre de planification climatique de l’UE n’a pas suivi le rythme. Les plans nationaux énergie-climat (PNEC) continuent d’être élaborés en grande partie sans la participation des collectivités locales et régionales qui seront chargées de leur mise en œuvre.

La révision du règlement sur la gouvernance, attendue de la Commission européenne au dernier trimestre 2026, constitue donc une opportunité cruciale que l’Alliance locale est déterminée à ne pas manquer.

Une déconnexion structurelle

Une multitude de données locales, de projets d’investissement et de plans climatiques existent déjà en Europe – des plans d’action pour l’énergie durable et le climat aux contrats de villes climatiques et aux stratégies locales de chauffage urbain. Pourtant, ces connaissances territoriales sont rarement intégrées aux PNE, ce qui engendre des doublons, une fragmentation et des opportunités d’investissement manquées.

Parallèlement, les dialogues à plusieurs niveaux déjà requis par l’article 11 du règlement actuel sont restés largement déconnectés des décisions de mise en œuvre réelles ou sont restés au niveau de la simple formalité.

Il en résulte une dynamique dangereuse à deux vitesses : une ambition élevée aux niveaux européen et national, et une attention insuffisante portée à ce qui se passe sur le terrain.

La réponse de l’Alliance locale : relier ce qui existe déjà

Le document de position préconise que le règlement révisé s’articule autour de quatre éléments qui se renforcent mutuellement :

  1. une plateforme de dialogue permanente à plusieurs niveaux dans chaque État membre afin d’aligner tous les niveaux de gouvernement sur la préparation et le suivi du PECN, en tenant compte des structures et des besoins de gouvernance nationale ;
  1. un chapitre territorial dans chaque NECP s’appuyant sur les plans locaux existants pour montrer où et comment les objectifs nationaux seront atteints ;
  1. des parcours sectoriels adaptés au territoire reliant les objectifs nationaux dans les domaines du bâtiment, des transports, du chauffage, des énergies renouvelables et de l’économie circulaire aux réalités locales qui déterminent si leur mise en œuvre est réellement possible ;
  1. et des stratégies d’investissement qui tiennent compte des besoins locaux en matière d’investissement et de capacités.

Il ne s’agit pas de réclamer plus de bureaucratie, mais de faire en sorte que les structures existantes fonctionnent de manière cohérente : réduire la lassitude liée aux consultations, éliminer les doublons administratifs et transformer les plans nationaux de coopération en de véritables cadres de mise en œuvre et d’investissement, au lieu de simples exercices de reporting.

Lisez le document de position complet ici

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Eaux urbaines: il faut agir maintenant

Water Management - Best Practices

Le CCRE appelle à une mise en œuvre rapide de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD)


Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) demande aux députés européens de soutenir la mise en œuvre rapide et efficace de la directive révisée relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD). La directive introduit une nouvelle étape de traitement visant à éliminer les micropolluants des eaux urbaines résiduaires, une exigence majeure pour la protection de la santé publique et de l’environnement. Son système de responsabilité élargie du producteur (REP) garantit que les responsables de ces polluants couvrent au moins 80 % des coûts de traitement associés.

Pour les collectivités locales et régionales, ce mécanisme est essentiel pour faire respecter le principe du pollueur-payeur et éviter de faire peser la charge financière du traitement quaternaire sur les usagers. La directive comprend déjà des garanties visant à répondre aux préoccupations concernant l’accessibilité financière, l’approvisionnement et la disponibilité des médicaments, ainsi que des mécanismes de suivi et d’ajustement une fois la mise en œuvre engagée.

Le CCRE s’oppose fermement aux propositions visant à suspendre ou à reporter les dispositions relatives à la REP. Une telle suspension compromettrait la planification des investissements à long terme dans les infrastructures de traitement des eaux usées, accroîtrait l’incertitude et mettrait en péril des services publics essentiels.

Les collectivités locales et régionales préparent déjà des investissements pour se conformer aux exigences de la directive. Un environnement réglementaire stable est essentiel pour préserver la santé publique, la protection de l’environnement et la compétitivité à long terme de l’Europe.

Le CCRE appelle les décideurs de l’UE à aller de l’avant avec la mise en œuvre comme convenu et à utiliser les mécanismes de révision existants de la directive pour apporter les ajustements nécessaires sur la base des données recueillies au cours du processus de mise en œuvre.

En savoir plus sur l’action du CCRE en matière de protection de l’eau :

L’appel conjoint du CCRE et de partenaires aux députés européens pour une mise en œuvre rapide de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD)

Protéger l’eau propre

Document d’orientation du CCRE sur la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires

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Changement climatique en Europe

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Le CCRE appelle à une approche territoriale de la résilience climatique en Europe


L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde. Les vagues de chaleur, les inondations, les sécheresses et les phénomènes météorologiques extrêmes affectent déjà les communautés, les infrastructures et les écosystèmes sur l’ensemble du continent — avec des impacts qui varient fortement d’un territoire à l’autre. Dans ce contexte, l’adaptation au changement climatique est devenue une priorité urgente pour les villes, les communes et les régions, qui sont en première ligne pour maintenir les services essentiels et renforcer la résilience sur le terrain.

Alors que la Commission européenne élabore actuellement un nouveau cadre intégré pour la résilience climatique et la gestion des risques en Europe, le CCRE a publié un nouveau document de position intitulé S’adapter ensemble – Une approche territoriale de la résilience et de la gestion des risques, présentant des recommandations concrètes pour renforcer l’approche européenne en matière d’adaptation et de préparation face au changement climatique.

Un nouveau document de position : S’adapter ensemble

Le document met en évidence une réalité claire : les collectivités locales et régionales mettent déjà en œuvre la grande majorité des mesures d’adaptation, mais leur rôle reste insuffisamment reconnu et soutenu dans les cadres européens et nationaux. Le document appelle à une approche territoriale de la résilience climatique, fondée sur la gouvernance multiniveau et structurée autour de six priorités clés :

  • Donner aux collectivités locales et régionales des mandats clairs et la flexibilité nécessaire pour agir ;
  • Renforcer les capacités locales grâce à un meilleur accès aux données, aux outils et à l’apprentissage entre pairs ;
  • Garantir des financements prévisibles et accessibles pour les investissements en matière d’adaptation ;
  • Améliorer la préparation et la gestion des risques de catastrophe ;
  • Restaurer les écosystèmes et développer les solutions fondées sur la nature ;
  • Assurer la résilience de l’eau grâce à une gestion intégrée et pilotée au niveau local.

En combinant des leviers horizontaux (gouvernance, capacités et financements) avec des recommandations sectorielles, le document montre que l’autonomisation des villes, des communes et des régions est essentielle à la résilience globale de l’Europe.

Les villes, communes et régions en première ligne des politiques d’adaptation

Ronan Dantec, porte-parole du CCRE pour le climat, souligne :

« Aujourd’hui, il est urgent de reconnaître que l’adaptation au changement climatique est un enjeu central pour les municipalités et les régions de toutes tailles. Investir dans des infrastructures durables et utiliser nos ressources de manière plus efficace n’est pas une option, mais une nécessité pour garantir un avenir prospère pour toutes et tous. »

Les impacts climatiques sont intrinsèquement locaux. Même au sein d’un même pays, les risques peuvent varier considérablement entre zones urbaines et rurales, régions côtières et intérieures, ou territoires du nord et du sud. Les villes, communes et régions sont donc les mieux placées pour :

  • Évaluer les risques et vulnérabilités climatiques locaux ;
  • Protéger les populations vulnérables ;
  • Planifier et gérer des infrastructures résilientes ;
  • Assurer la continuité des services essentiels tels que l’eau, les transports et l’énergie ;
  • Mettre en œuvre des solutions fondées sur la nature et restaurer les écosystèmes.

Leur proximité avec les citoyens leur permet également d’intégrer la résilience sociale dans les politiques d’adaptation, afin de garantir que personne ne soit laissé de côté à mesure que les impacts climatiques s’intensifient.

Se préparer au futur cadre intégré de l’UE sur la résilience climatique

Le document de position du CCRE intervient à un moment politique clé, alors que le nouveau cadre intégré européen pour la résilience climatique et la gestion des risques devrait être adopté par la Commission européenne au second semestre 2026. Ce cadre visera à établir une approche européenne globale et cohérente en matière de résilience et de préparation face aux risques climatiques.

La consultation publique en cours de la Commission européenne sur ce futur cadre intégré comprend des questions portant notamment sur : l’intégration de la résilience dans les politiques de l’UE (« resilience by design »), l’harmonisation et la comparabilité des évaluations des risques climatiques, le financement de l’adaptation, le soutien aux niveaux local et régional, ainsi que la prise en compte des impacts du changement climatique sur la santé.

Le CCRE élabore actuellement une réponse à cette consultation en coopération avec son groupe d’experts, en demandant que les villes, les communes et les régions soient reconnues non seulement comme des acteurs de mise en œuvre, mais aussi comme des partenaires stratégiques dans la conception, le financement et le suivi de ce futur cadre. La consultation est ouverte jusqu’au 23 février 2026. Le CCRE encourage ses membres à y participer et à faire entendre leur voix.

Pour plus d’informations, contactez :

Budget UE : plan d’action – Local Alliance

Local Alliance - News Section

Faire du prochain budget européen un levier pour les villes et les régions : le plan d’action en 10 points de la Local Alliance


La Local Alliance – une coalition des principales organisations européennes de gouvernements locaux et régionaux : ACR+, CCRE, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS – vise à garantir que nos membres disposent des compétences et des ressources nécessaires pour renforcer la résilience, la compétitivité et la décarbonation de l’Europe.

Nous partageons une vision commune : le Cadre financier pluriannuel (CFP) 2028–2034 doit devenir un instrument puissant, démocratique et résilient, capable de renforcer la cohésion territoriale, la compétitivité de l’Europe et de permettre une transition juste vers une Europe neutre pour le climat et résiliente.

Les gouvernements locaux et régionaux sont en première ligne pour impulser le changement en Europe. Ils constituent le niveau démocratique le plus proche des citoyens, bénéficient de leur confiance, et assument – directement ou conjointement – la mise en œuvre de la majorité de la législation européenne. Ils mobilisent l’essentiel des investissements liés au climat, promeuvent l’innovation et la compétitivité, et garantissent la cohésion et la transition juste en veillant à ce qu’aucune communauté ne soit laissée pour compte. Sans leur leadership, l’Europe ne pourra pas atteindre ses ambitions climatiques, numériques, sociales et économiques.

Pourtant, au lieu de renforcer cette capacité, la proposition de la Commission pour le prochain CFP risque de marginaliser les gouvernements locaux et régionaux, pourtant les mieux placés pour mettre en œuvre les politiques. Une approche centralisée, qui ne reflète pas les réalités et priorités locales, menace non seulement l’efficacité de l’action sur le terrain, mais aussi la résilience démocratique, sociale et économique à long terme de l’Union. Comme le souligne le dernier rapport du Comité européen des régions, les villes et régions d’Europe ont besoin d’un budget qui permette de construire l’Union à partir du terrain – un budget où les autorités locales et régionales sont non seulement des exécutants, mais des co-créateurs de l’avenir de l’Europe.

Alors que les négociations sont déjà en cours, la Local Alliance appelle le Parlement européen et le Conseil de l’UE à saisir cette opportunité pour placer la démocratie, la cohésion territoriale et la compétitivité au cœur du prochain CFP, en reconnaissant les gouvernements locaux et régionaux comme des partenaires indispensables. L’Europe ne pourra atteindre ses objectifs stratégiques sans travailler main dans la main avec ses villes, communes et régions.
C’est pourquoi la Local Alliance présente un plan d’action en 10 points visant à garantir que le budget européen produise des résultats tangibles pour les citoyens dans tous les territoires, en Europe et au-delà.

Pour le prochain CFP, nous appelons à :

  1. Des mécanismes de gouvernance multiniveaux renforcés pour réaliser à la fois les réformes et les investissements.
  2. Un principe de partenariat renforcé pour la mise en œuvre du CFP.

Pour les Plans de partenariat nationaux et régionaux :

  1. Rendre obligatoires des chapitres régionaux et territoriaux dans les Plans de partenariat nationaux et régionaux, avec une section dédiée aux villes.
  2. Un fléchage budgétaire en faveur d’une transition juste et d’un niveau de vie abordable pour tous.
  3. Un véritable programme européen pour les villes de toutes tailles dans le cadre de la nouvelle facilité européenne.
  4. Un mécanisme de garantie pour assurer l’accès des autorités locales et régionales aux fonds européens.
  5. Des indicateurs de performance liés à la mise en œuvre du droit de l’UE et aux résultats territoriaux.

Pour le Fonds européen pour la compétitivité et Horizon Europe :

  1. Le Fonds de compétitivité et Horizon Europe doivent reconnaître explicitement les villes et régions en tant qu’innovateurs et investisseurs.

Pour Horizon Europe :

  1. Poursuivre l’approche “Missions” dans Horizon Europe.

Pour la Facilité Global Europe :

10. Un soutien renforcé aux villes et régions des pays candidats, essentiel pour l’avenir de la cohésion européenne.

Lire ici la prise de position complète

Pour plus d’informations, contactez :

Les voix locales à l’ONU pour le développement durable

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Dirigeants locaux et régionaux aux Nations Unies : accélérer les actions locales en faveur des ODD


Plus de 30 dirigeants locaux et régionaux européens se rendent à New York pour plaider en faveur de leur rôle essentiel dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) lors du Forum Politique de Haut Niveau sur le développement durable (FPHN). Parmi eux, Clifford Galea Vella Maslennikov, président de la région de Tramuntana (Malte) et membre du Comité des jeunes élus de CEMR-PLATFORMA. Il signe également la préface de l’étude annuelle sur la localisation des ODD.

Clifford Galea Vella Maslennikov envoie un message fort et porteur d’espoir :

« Je suis fermement convaincu que la localisation des ODD par des processus inclusifs impliquant tous les niveaux de gouvernance et tous les secteurs de la société […] est en réalité la clé pour construire un avenir plus inclusif, plus juste et plus durable pour toutes et tous. »

Le rapport de cette année comprend les contributions de 31 associations de collectivités territoriales, et propose neuf recommandations clés adressées aux Nations unies, à l’Union européenne et aux États membres de l’UE.

Les gouvernements locaux en dialogue avec les États membres

Ces dernières années, les Nations unies ont de plus en plus reconnu le rôle crucial de l’action locale dans la promotion du développement durable à l’échelle mondiale, notamment par le biais de plusieurs initiatives au sein du FPHN. Toutefois, le niveau d’implication des gouvernements locaux et régionaux – et de leurs associations – dans les processus nationaux de rapport sur les ODD varie encore considérablement d’un pays à l’autre.

Cette année, Malte fait partie des 37 pays qui présenteront un Examen National Volontaire (ENV) au FPHN. Trois autres pays membres du CCRE – la Bulgarie, la Finlande et l’Allemagne – présenteront également leurs ENV. Notre dernière étude fournit un aperçu de la manière dont ces quatre pays ont impliqué les autorités locales dans l’élaboration de leurs rapports nationaux sur les ODD.

Le rapport détaille également les progrès réalisés dans l’atteinte des cinq ODD examinés cette année :

  • ODD 3 (Bonne santé et bien-être)
  • ODD 5 (Égalité entre les sexes)
  • ODD 8 (Travail décent et croissance économique)
  • ODD 14 (Vie aquatique)
  • ODD 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs)

Plus de 30 dirigeant·es locaux et régionaux représenteront l’Europe

La semaine prochaine, PLATFORMA et le CCRE, en collaboration avec la Global Task Force of Local and Regional Governments (GTF), représenteront les villes et régions européennes au FPHN, sous l’égide des Nations Unies.

Leur participation vise à accélérer la mise en œuvre locale des ODD et à garantir que les voix locales soient non seulement entendues, mais aussi prises en compte dans l’action.

Voici quelques-uns des événements auxquels ils participeront :

  • 18 juillet : Laboratoire ENV sur l’implication des gouvernements locaux et régionaux dans les processus ENV/REV, par ONU-DESA, ONU-Habitat et CGLU
  • 15 juillet : Local and Regional Governments’ Networking Hub, avec le lancement du rapport annuel de la GTF « Towards the Localization of the SDGs », par la GTF et CGLU
  • 16 juillet 8e Forum des gouvernements locaux et régionaux sur l’Agenda 2030, par CGLU, GTF, ONU-DESA, le Bureau exécutif du Secrétaire général de l’ONU, ONU-Habitat, PNUD, Local2030
  • 17 juillet : Petit-déjeuner des dirigeant·es locaux·ales de la délégation de l’UE, par CCRE et PLATFORMA
  • 17 juillet : Session officielle du FPHN sur la localisation : « La transformation par la base : agir au niveau local », par l’ONU

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Stratégie européenne pour la résilience de l’eau

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Les priorités du CCRE concernant la Stratégie pour la résilience de l’eau de la Commission européenne


La Commission européenne vient de publier sa Stratégie pour la résilience de l’eau, une étape essentielle et attendue pour protéger l’un de nos biens communs les plus précieux.

Au CCRE, nous saluons l’alignement de cette stratégie sur plusieurs de nos priorités de longue date :
✅ La reconnaissance de l’eau comme un bien public
✅ La prise en compte du rôle de la gouvernance à plusieurs niveaux, de la coopération transfrontalière et de l’implication des parties prenantes
✅ L’accent mis sur les solutions fondées sur la nature, notamment à travers le nouveau mécanisme « Sponge Facility »
✅ L’amélioration des outils d’accès aux données, de gestion de la sécheresse et de sensibilisation du public

Nous saluons également le renforcement du principe du pollueur-payeur, notamment en ce qui concerne les polluants persistants comme les PFAS. Cependant, nous sommes particulièrement préoccupés par la disposition relative à une étude actualisée sur les coûts et impacts potentiels du principe de responsabilité élargie des producteurs (REP) dans le cadre de la directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires.

Comme nous l’avons exprimé dans notre récent courrier conjoint à la présidente von der Leyen, cette décision risque de retarder le déploiement des technologies de traitement quaternaire, essentielles pour éliminer les micropolluants, et pourrait compromettre la mise en œuvre en temps voulu de la refonte de la directive.

Nous sommes convaincus que les gouvernements locaux et régionaux sont les mieux placés pour relever les défis liés à l’eau — mais pour cela, ils doivent disposer des outils, de la souplesse et des financements nécessaires.

La stratégie gagnerait à inclure :
🔹 Un engagement clair et ferme en faveur d’un financement dédié à la gestion de l’eau dans le prochain cadre financier pluriannuel (CFP)
🔹 Un meilleur accès aux fonds d’urgence de l’UE pour les communes et régions touchées par des événements extrêmes
🔹 Des garanties juridiques renforcées et un soutien technique accru pour les services publics de l’eau
🔹 Un soutien concret à la coopération entre zones urbaines et rurales pour une gestion intégrée de l’eau

Lire notre position complète

Ces enjeux seront au cœur du Sommet des dirigeants du CCRE à Oslo, les 23 et 24 juin, sur le thème :
« Des solutions locales pour une gestion équitable et durable des ressources ».

Assurons-nous que la résilience de l’eau en Europe commence là où elle est cruciale : dans nos villes et nos régions.

Renouvelables avec les communautés

Energy - News Section

Un consensus européen fixe des principes directeurs pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables et des réseaux tout en garantissant équité, transparence, protection de la biodiversité et bénéfices locaux


L’Europe est à un tournant. Pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, l’Union européenne doit développer massivement les énergies renouvelables et les réseaux électriques. Ce défi est aussi une opportunité : les renouvelables sont moins chères que les énergies fossiles, peuvent réduire les risques pour la biodiversité et apportent des bénéfices économiques locaux. Pourtant, les progrès restent trop lents, freinés par des procédures d’autorisation longues, un dialogue insuffisant avec les communautés et un manque de valeur perçue pour les citoyens.

Pour surmonter ces obstacles, les parties prenantes européennes se sont rassemblées autour d’un ensemble de principes de base pour un déploiement rapide et équitable des renouvelables et des réseaux. Ces principes soulignent que les projets doivent être construits avec les communautés, et non imposés. L’engagement précoce des maires et des citoyens, une communication transparente et des mécanismes de retour d’information sont essentiels pour bâtir la confiance.

Tout aussi important est de garantir que les communautés locales partagent la valeur des nouveaux projets. Cela implique la création d’emplois, la mise en place de mécanismes de partage des bénéfices (fonds, copropriété, etc.), et l’assurance que les revenus soient utilisés de manière transparente pour améliorer les services locaux, qu’il s’agisse de transports ou de logement. Les principes s’engagent également à un déploiement positif pour la nature, en appliquant des stratégies visant à éviter ou minimiser les dommages et, lorsque possible, à renforcer la biodiversité.

Enfin, le consensus met en avant la nécessité de renforcer les initiatives citoyennes et communautaires, en donnant aux citoyens et aux municipalités un accès équitable au marché de l’énergie et au réseau. En créant de l’espace pour une propriété locale, l’Europe peut garantir que la transition énergétique soit non seulement rapide, mais aussi juste.

Ensemble, ces principes forment un consensus européen : une feuille de route partagée pour accélérer la transition tout en protégeant les écosystèmes et en assurant aux citoyens des bénéfices concrets et tangibles.

Lire le document de position ici

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Résilience de l’eau européenne 

Recommandations pour la stratégie européenne de résilience de l’eau 


Alors que l’Europe est confrontée à des défis hydriques croissants – des sécheresses extrêmes aux inondations dévastatrices – le CCRE appelle à l’action. Dans ses recommandations pour la future Stratégie Européenne de Résilience de l’Eau, le CCRE souligne le rôle clé des gouvernements locaux dans la protection de l’eau en tant que bien public, l’adaptation aux besoins régionaux et le renforcement de la coopération entre tous les niveaux de gouvernance.

L’accès à l’eau est un droit fondamental, mais le changement climatique et l’urbanisation accentuent les pressions sur cette ressource essentielle. La sécheresse de 2022, l’une des pires en 500 ans, a asséché des fleuves comme le Rhin et le Pô, perturbant les écosystèmes, l’agriculture et le transport. Par ailleurs, les inondations de plus en plus fréquentes en Europe du Nord soulignent l’urgence d’une meilleure gestion de l’eau. Le CCRE prend position en formulant des recommandations pour la future Stratégie Européenne de Résilience de l’Eau.

Un pont au-dessus du fleuve Pô complètement asséché en raison de la sécheresse qui affecte le Piémont depuis plus d’un an. Revello, Italie – Avril 2023 – MikeDotta/Shutterstock

La Commission européenne a annoncé son intention de développer une Stratégie de Résilience de l’Eau dans le cadre des orientations 2024-2029. Cette initiative vise à cartographier les risques, identifier les besoins en matière de préparation et s’aligner sur la révision en cours des directives européennes sur l’eau. Ces discussions soulignent l’urgence d’assurer une gestion durable de l’eau dans les zones urbaines et rurales, en répondant aux risques climatiques immédiats et aux besoins d’infrastructures à long terme.

L’eau n’est pas seulement une ressource – c’est un bien public. C’est pourquoi le CCRE et ses associations membres insistent sur la nécessité de cadres juridiques solides pour éviter qu’elle ne soit traitée comme un simple produit commercial et garantir un accès universel. Ils plaident pour une gestion publique de l’eau, garantissant transparence et bien-être des communautés.

Mais une approche unique ne suffira pas. En Europe, les défis varient entre sécheresses au sud et inondations au nord. Le CCRE défend donc des solutions adaptées aux réalités locales, intégrant des stratégies basées sur la nature, comme la restauration des zones humides et l’innovation en aménagement urbain.

Assurer la résilience de l’eau nécessite également des investissements financiers. Le CCRE appelle l’UE à augmenter les financements pour moderniser les infrastructures vieillissantes, soutenir l’adaptation au climat et encourager l’innovation technologique, tout en facilitant l’accès aux fonds d’urgence pour les régions touchées par les crises hydriques.

Enfin, les collectivités locales et régionales doivent être pleinement impliquées. En tant qu’échelon de gouvernance le plus proche des citoyens, elles sont les mieux placées pour concevoir et mettre en œuvre des stratégies adaptées aux réalités locales. Des villes comme Paris et Berlin ont prouvé l’efficacité de la remunicipalisation des services d’eau pour améliorer la qualité et l’accessibilité, tandis que des régions aux Pays-Bas innovent en matière de prévention des inondations grâce à une planification urbaine intégrée.

Donner aux collectivités les ressources financières, les pouvoirs de décision et le soutien nécessaires sera essentiel pour construire une Europe où les systèmes hydriques sont résilients, adaptatifs et durables. Le CCRE appelle à un cadre de gouvernance qui renforce le rôle des autorités locales, leur permette d’agir de manière proactive et encourage la coopération avec la société civile et le secteur privé.

Prêt à aller plus loin ? Consultez le document de politique du CCRE pour des analyses détaillées et des recommandations concrètes.

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Accord local inclusif pour une transition verte

Renewable Energy - News Section

Le CCRE lance un rapport révolutionnaire sur la transition verte locale


Le CCRE est ravi d’annoncer le lancement de son nouveau rapport, « Transition Verte Locale : Perspectives pour un Accord Inclusif et Compétitif ». Cette étude examine comment les gouvernements locaux et régionaux (GLR) s’adaptent et mettent en œuvre le Pacte Vert pour l’Europe, avec pour objectif la neutralité climatique d’ici 2050. Elle offre une évaluation complète des opportunités et des défis auxquels les GLR sont confrontés dans l’exécution des politiques vertes, soulignant leur rôle crucial dans la réalisation des objectifs climatiques de l’Europe. Avec plus de 300 GLR participant à des enquêtes approfondies, l’étude présente des recommandations transversales et spécifiques par secteur pour améliorer la mise en œuvre des stratégies vertes au niveau local.

Points Clés :

  • Haute Sensibilisation : Un impressionnant 92 % des GLR connaissent la législation sur la décarbonisation qui affecte leurs régions.
  • Impact du Changement Climatique et Préparation : De nombreux GLR signalent ressentir fortement les effets du changement climatique, avec seulement un tiers se sentant suffisamment préparés pour mettre en œuvre la législation nécessaire.
  • Résultats Positifs : Plus de la moitié des GLR interrogés ont constaté des avantages des politiques vertes, notamment la création d’emplois et l’amélioration de la qualité de l’air, bien que des défis tels que l’accès au financement et la complexité réglementaire demeurent significatifs.
  • Équité Sociale : Le rapport met l’accent sur la nécessité de politiques équitables et adaptées aux besoins diversifiés des zones urbaines et rurales.

Recommandations aux Décideurs de l’UE : Le CCRE identifie des priorités cruciales pour que les gouvernements européens et nationaux soutiennent les GLR dans leurs efforts de transition verte, notamment :

  • Répondre aux besoins locaux pendant la mise en œuvre du Pacte Vert pour l’Europe (EGD).
  • Favoriser un dialogue collaboratif et des partenariats avec les GLR.
  • Simplifier et augmenter le financement des initiatives locales.
  • Assurer une mise en œuvre équitable entre les régions.
  • Faire de la transition verte une priorité pour la coopération transfrontalière.

La présidente du CCRE, Gunn Marit Helgesen, a souligné l’importance des gouvernements locaux dans la facilitation de changements concrets, déclarant : « Les municipalités et les régions posent les bases d’une Europe plus compétitive en mettant en œuvre des projets d’énergie renouvelable et en développant des infrastructures durables. »

Ce rapport constitue une ressource essentielle pour les gouvernements locaux et régionaux, visant à les guider dans l’exploitation de la transition verte afin de favoriser la croissance économique tout en faisant face aux défis urgents du changement climatique.

Lire l’étude ici

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L’engagement européen dans la localisation des ODD

Localising SDGs study - News

Les maires européens renforcent leur engagement au Forum politique de haut niveau des Nations Unies


Une délégation de maires et de conseillers européens se rendra à New York pour défendre le rôle essentiel des collectivités locales et régionales au sein des organes intergouvernementaux des Nations Unies lors du prochain Forum politique de haut niveau (FPHN) (8-17 juillet).

Cette année, le FPHN portera sur le thème « Renforcer l’Agenda 2030 et éradiquer la pauvreté en période de crises multiples » et se tiendra sous l’égide du Conseil économique et social.

Une fois encore, les maires et les conseillers européens feront entendre leur voix et présenteront comment le niveau local peut apporter des solutions durables, résilientes et innovantes.

Parmi eux figurent :

  • Véronique Bertholle, adjointe au maire chargée des relations européennes et internationales de Strasbourg (France), porte-parole de PLATFORMA
  • Francine Farrugia, conseillère municipale de Siggiewi (Malte), membre du Comité des jeunes élus du CEMR-PLATFORMA
  • Clare Hart, vice-présidente de Montpellier Métropole, présidente du groupe Crise et Réhabilitation de Cités Unies France
  • Gail Macgregor, présidente du conseil de Dumfries and Galloway (Écosse, Royaume-Uni) (COSLA), porte-parole pour l’environnement et l’économie, porte-parole du CEMR pour les ODD
  • Nicole Unterseh, maire de Bonn (Allemagne), Deutscher Städtetag

Les maires et conseillers participeront activement à plusieurs réunions, notamment à l’événement spécial de la coalition Local2030 intitulé « Débloquer le changement transformateur grâce à la localisation des six transitions ODD », le 10 juin, au cours duquel Francine Farrugia présentera officiellement l’étude annuelle 2024 du CEMR-PLATFORMA. Sur les ODD.

Cette année, l’étude « Les collectivités territoriales européennes localisent les ODD. Il reste peu de temps
pour avoir de l’impact
 » rassemble 46 réponses d’associations de collectivités locales et régionales, représentant 31 pays européens.

Dans l’avant-propos, Tengiz Mtvarelishvili, président du conseil municipal de Telavi en Géorgie et porte-parole de PLATFORMA, met en garde contre les retards dans la mise en œuvre des 17 Objectifs de développement durable (ODD). « Mais il y a de l’espoir : les collectivités locales et régionales sont en première ligne, au plus près des citoyens et particulièrement bien placées pour trouver des solutions adaptées », affirme-t-il.

Eva Baños de Guisasola, conseillère de PLATFORMA sur les ODD, les agendas mondiaux et le climat, et Federica Bordelot, directrice des politiques et de l’impact du CEMR, animeront plusieurs sessions.

Afin de renforcer la voix des collectivités locales et régionales, PLATFORMA et le CEMR s’associent au Groupe de travail mondial des collectivités locales et régionales (GTF), piloté par CGLU.

Cette année, le Forum politique de haut niveau sera suivi du Sommet des Nations Unies pour l’avenir, qui se tiendra également à New York les 22 et 23 septembre. Les gouvernements locaux et régionaux s’y réuniront lors d’un week-end d’action en amont de la réunion.

Découvrez l’étude :

Consultez l’ordre du jour du Groupe de travail mondial des gouvernements locaux et régionaux (GTF).

Pour plus d’informations, veuillez contacter :