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Localiser les objectifs de développement durable en Europe

Reference Framework for Sustainable Cities - image 1

Les territoires européens localisent les ODD : les villes au cœur de la mise en œuvre

725 mots
3–5 minutes

Alors qu’il reste moins de quatre ans pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030, un nouveau rapport CCRE–PLATFORMA met en lumière un message clair des gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe : le développement durable ne réussira que si les villes, les communes et les régions sont placées au centre de la prise de décision, du financement et de la mise en œuvre.

Publié par le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) et PLATFORMA à l’occasion du Forum politique de haut niveau sur le développement durable (HLPF), l’édition 2026 du rapport « Les territoires européens localisent les ODD : les villes au cœur de la mise en œuvre » examine comment les gouvernements locaux et régionaux contribuent aux objectifs de développement durable (ODD) et ce qui est nécessaire pour accélérer les progrès dans la dernière ligne droite jusqu’en 2030.

L’étude repose sur un sondage mené auprès de 23 répondants issus de 17 pays, dont des associations de gouvernements locaux et régionaux de 15 États membres de l’UE et de deux pays non membres de l’UE.

L’action locale est essentielle à la réalisation des objectifs mondiaux

Ce rapport paraît à un moment charnière. Alors que le Nouvel Agenda urbain des Nations Unies et l’Agenda urbain de l’UE célèbrent leur dixième anniversaire, les collectivités locales et régionales réaffirment leur rôle indispensable dans la concrétisation des ambitions mondiales sur le terrain.

De la mobilité au logement, en passant par la résilience climatique et l’inclusion sociale, les villes, les agglomérations et les régions sont responsables de nombreuses politiques qui influent directement sur le quotidien de leurs habitants. Selon le rapport, la mise en œuvre des ODD relève davantage de la politique que de la technique et exige la décentralisation de la confiance, des ressources et des pouvoirs à l’échelle territoriale.

Cette publication met particulièrement l’accent sur l’ODD 11 – Villes et communautés durables, l’un des objectifs examinés lors du Forum politique de haut niveau de 2026. Elle soutient que le développement urbain durable ne peut être atteint sans une démocratie locale forte, une gouvernance multiniveaux efficace et une participation significative des autorités infranationales aux processus décisionnels nationaux et internationaux.

Six recommandations pour accélérer la mise en œuvre des ODD

S’appuyant sur l’expérience des collectivités locales et régionales, le rapport formule six recommandations adressées aux Nations Unies, à l’Union européenne et aux gouvernements nationaux.

Parmi ses principaux messages, l’étude préconise :

  • Renforcer la gouvernance à plusieurs niveaux comme priorité politique pour la période 2026-2030.
  • Placer le niveau infranational au cœur de la mise en œuvre des ODD, notamment en renforçant la participation des gouvernements locaux et régionaux aux processus d’examen mondiaux et en améliorant l’accès au financement du développement.
  • Réaffirmer l’importance du Nouvel Agenda urbain des Nations Unies en tant que principal cadre mondial pour une urbanisation durable.
  • Veiller à ce que les villes restent au cœur du programme de développement durable de l’Europe grâce à un alignement plus étroit entre les cadres politiques urbains de l’UE et des Nations Unies.
  • Reconnaître le rôle des territoires dans le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE 2028-2034, avec un financement plus accessible et adapté aux spécificités locales pour les municipalités et les régions.
  • Accélérer la localisation des ODD en impliquant pleinement les gouvernements locaux et régionaux dans la conception et la mise en œuvre des politiques de développement durable.

Une contribution au débat mondial sur les ODD

Au-delà des recommandations politiques, le rapport présente des exemples de bonnes pratiques en Europe et examine comment les collectivités locales et régionales font progresser les objectifs examinés en 2026 (ODD 6 – Eau propre et assainissement, ODD 7 – Énergie propre et d’un coût abordable, ODD 9 – Industrie, innovation et infrastructure, et ODD 17 – Partenariats pour la réalisation des objectifs). Il consacre également une place importante au logement et aux conclusions des discussions menées dans le cadre du Forum urbain mondial, reflétant les préoccupations croissantes concernant l’accessibilité au logement, l’inclusion et la croissance urbaine durable.

Alors que la communauté internationale approche de la fin de l’Agenda 2030, le rapport envoie un message clair et sans équivoque : la réalisation – ou l’échec – des ODD dépendra des acteurs locaux. Donner aux villes, aux agglomérations et aux régions les moyens politiques, les ressources et les partenariats nécessaires n’est donc pas une option, mais une nécessité.

Découvrez également ce rapport en ligne : Les territoires européens localisent les ODD

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Stratégie du « droit au maintien sur le territoire »

Right to Stay strategy news

Le CCRE appelle à une stratégie de « droit au
maintien sur le territoire »

573 mots
2–4 minutes

Dans sa contribution à l’appel à contributions de la Commission européenne sur la future stratégie « droit au maintien sur le territoire », le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) plaide pour un cadre politiquement ambitieux et ancré dans le territoire, qui place les gouvernements locaux et régionaux au centre de la réponse de l’Europe aux déséquilibres territoriaux, sociaux, économiques et démographiques.

Pour le CCRE, le droit au maintien sur le territoire signifie que les personnes doivent pouvoir vivre, travailler et s’épanouir à l’endroit de leur choix : que ce soit dans une ville, un village ou une zone rurale, sans être contraintes de partir en raison d’un manque de services publics, d’opportunités économiques, d’une mauvaise connectivité ou de la hausse du coût de la vie.

Il ne s’agit pas seulement de cohésion territoriale. C’est aussi une question d’équité, de démocratie et de confiance dans le projet européen. Si l’UE veut répondre aux inégalités territoriales croissantes, elle doit commencer par investir dans les territoires où vivent les citoyens et par reconnaître les gouvernements les plus proches d’eux comme des partenaires stratégiques.

Dans sa réponse, le CCRE souligne qu’il ne saurait exister le droit au
maintien sur le territoire sans accès aux services, au logement et aux opportunités
. Partout en Europe, trop de territoires souffrent encore de pénuries en matière de santé, d’éducation, de mobilité, de garde d’enfants, d’énergie et d’infrastructures numériques. Parallèlement, la hausse des prix du logement pousse les populations à quitter les villes, tandis que de nombreuses zones rurales en déclin continuent de souffrir de dépopulation et de sous-investissement.

Le CCRE appelle donc l’UE à renforcer son soutien aux services d’intérêt général, au logement abordable et au développement territorial intégré. Il souligne également la nécessité de créer un environnement propice aux opportunités économiques locales sur l’ensemble du territoire, notamment grâce à de meilleurs transports et à une connectivité numérique renforcée, au soutien à l’entrepreneuriat et à des mesures visant à pallier la pénurie de main-d’œuvre dans les services publics locaux essentiels.

Le CCRE souligne également l’importance croissante de la résilience climatique, de la mobilité durable et de la production locale d’énergie pour l’attractivité territoriale et la sécurité énergétique. Les investissements dans l’adaptation, les énergies renouvelables et les transports accessibles doivent donc faire partie intégrante de tout programme crédible de « droit de rester ».

Pour le CCRE, la politique de cohésion doit être le principal instrument de mise en œuvre de la stratégie future. Dans le prochain budget de l’UE, le droit au
maintien sur le territoire doit être reconnu comme un objectif stratégique clair, assorti d’un financement conséquent, d’instruments territoriaux intégrés et d’un véritable partenariat avec les collectivités locales et régionales pour l’élaboration des plans nationaux et régionaux.

Le CCRE plaide également pour que le droit au maintien sur le territoire soit intégré à la gouvernance de l’UE, notamment par le biais du Semestre européen et d’évaluations d’impact territorial plus poussées. L’Europe ne peut plus élaborer de politiques pour les territoires sans associer systématiquement les autorités chargées de leur mise en œuvre.

Le message est clair : le droit de rester ne sera une réalité que si l’UE donne aux territoires les moyens de demeurer attractifs, abordables, connectés et résilients. Cela exige une ambition politique, des investissements à long terme et un véritable partenariat à plusieurs niveaux avec les collectivités locales et régionales.

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Déclaration sur les marchés publics

Public procurement services news

Appel aux institutions européennes à préserver la coopération entre publics et les prestations internes dans le cadre de la révision des directives relatives aux marchés publics

400 mots
2–3 minutes

La coopération entre publics et l’internalisation des services sont des outils essentiels permettant aux administrations locales et régionales d’organiser, de fournir et de gérer directement les services publics — que ce soit par le biais d’une coopération avec d’autres autorités publiques ou par le biais d’entités sous leur contrôle — sans avoir recours à des opérateurs externes.

Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) a publié une déclaration dans laquelle il exprime sa ferme opposition aux appels et propositions qui restreignent davantage la coopération public-public et la prestation de services en interne dans la perspective de la prochaine révision des directives de l’UE sur les marchés publics.

Dans cette nouvelle déclaration, le CCRE affirme que la coopération entre publics et la prestation de services en interne sont solidement ancrées dans les traités de l’UE, les directives relatives aux marchés publics et la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne. Les collectivités locales et régionales doivent conserver la liberté de choisir le modèle de prestation le plus adapté à leurs administrés, y compris la prestation directe et la coopération avec d’autres autorités publiques.

Le CCRE s’attaque également à l’idée que la coopération entre services publics ou la prestation de services en interne nuit à la concurrence. Rien ne prouve cette affirmation ; au contraire, ces modèles peuvent améliorer l’efficacité, soutenir l’investissement et renforcer les services publics essentiels aux citoyens.

De plus, dans un contexte d’incertitude géopolitique croissante, de risques accrus en matière de cybersécurité et de pression grandissante sur les services publics, les autorités locales ne peuvent se permettre de perdre la flexibilité nécessaire pour organiser les services essentiels en interne ou par le biais de partenariats publics de confiance.

Le CCRE appelle les institutions européennes à une plus grande sécurité juridique — et non à de nouvelles restrictions — dans la révision de l’article 12 de la directive sur les marchés publics, tout en préservant le droit des collectivités locales et régionales d’organiser les services publics en fonction des besoins locaux et des choix démocratiques.

Pour compléter ces informations, vous pouvez également consulter ici le document de position du CCRE exposant les besoins des gouvernements locaux et régionaux en matière de révision des directives de 2014 sur les marchés publics.

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Réaction aux règles de l’UE en matière de marchés publics

Public Procurement news

Le CCRE appelle à une révision plus simple et plus équitable des directives européennes sur les marchés publics, plaçant les réalités locales au cœur de la réforme.

671 mots
3–4 minutes

Les collectivités territoriales sont les principaux investisseurs publics en Europe, dépensant plus de 3 000 milliards d’euros par an en marchés publics. Des services de santé à la construction, des outils numériques aux infrastructures énergétiques, chaque euro dépensé dans le cadre de contrats publics a un impact direct sur le quotidien des citoyens. Or, les règles encadrant leurs achats sont de plus en plus fragmentées, complexes et déconnectées des réalités locales.

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser les directives de 2014 relatives aux marchés publics, le CCRE a adopté une prise de position exposant les besoins des collectivités locales en matière de réforme. Le message est clair : la révision doit privilégier la simplicité, la flexibilité et le principe de subsidiarité plutôt que d’alourdir encore davantage les contraintes pesant déjà sur les villes et les régions.

Un cadre flexible qui convient à tous

La plupart des collectivités territoriales européennes sont de petite taille et disposent de capacités juridiques, techniques et administratives limitées. Le cadre actuel, dispersé dans plus de 60 actes législatifs sectoriels de l’UE, n’a pas été conçu pour elles. Le CCRE préconise une approche par directives qui préserve la flexibilité et dans laquelle les clauses européennes relatives aux critères environnementaux, sociaux et d’innovation restent facultatives. Un mécanisme d’examen exhaustif devrait consolider les obligations en matière de marchés publics dans l’ensemble des législations sectorielles afin d’éliminer les contradictions et d’alléger la charge pesant sur les pouvoirs adjudicateurs.

Des seuils plus élevés, moins d’interventions inutiles

Les seuils des marchés publics de l’UE n’ont pas été modifiés depuis plus de dix ans, malgré une inflation importante et une hausse des coûts. De ce fait, un nombre croissant d’achats publics sont désormais soumis à des procédures complètes au niveau de l’UE, en l’absence de réel intérêt transfrontalier. En effet, les marchés publics transfrontaliers directs ne représentent qu’environ 2 % de l’ensemble des attributions de contrats. Le CCRE préconise une augmentation substantielle de ces seuils, indexée sur l’inflation cumulée depuis 2014, ainsi qu’un mécanisme d’indexation automatique afin d’éviter que ce problème ne se reproduise.

Le « Made in Europe » et les objectifs stratégiques ne doivent pas se faire au détriment des populations locales.

Le CCRE soutient les ambitions plus larges de la Commission en matière de compétitivité européenne et d’autonomie stratégique, objectifs qui importent tout autant aux collectivités territoriales locales qui dépendent de chaînes d’approvisionnement résilientes. Cependant, une approche « Fabriqué en Europe » augmentera considérablement les coûts pour les pouvoirs adjudicateurs si elle est appliquée à grande échelle. Les collectivités territoriales locales ne doivent pas être pénalisées lorsque l’approvisionnement en provenance de l’UE est indisponible et ne doivent pas être tenues de vérifier la documentation complexe relative à l’origine des chaînes d’approvisionnement. Cette responsabilité devrait incomber aux opérateurs économiques, appuyés par une certification au niveau de l’UE.

Protection de la coopération entre les secteurs public et privé et des dispositions internes

Les collectivités locales collaborent régulièrement au-delà de leurs frontières pour mutualiser leurs ressources et fournir des services plus efficacement, notamment dans les zones rurales ou les régions aux capacités limitées. Or, l’article 12 de la directive actuelle demeure trop restrictif et imprécis, créant une insécurité juridique pour de nombreuses formes légitimes de coopération public-public et d’accords internes. Le CCRE appelle donc à une exemption plus large et plus claire pour la véritable coopération entre autorités publiques, ainsi qu’à la protection des marchés publics internes contre les interprétations mercantiles, permettant aux collectivités locales de conserver leur marge de manœuvre démocratique pour organiser et fournir des services publics de la manière la plus adaptée à leurs administrés.

Le CCRE continuera de collaborer activement avec les institutions européennes tout au long du processus de révision afin de garantir que la voix des gouvernements locaux et régionaux influence le résultat de cette réforme cruciale.

Vous pouvez consulter ici notre dernière déclaration concernant notre document de position.

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Sommet des dirigeants à Rovaniemi

CEMR Leaders Summit 2026 - Rovaniemi

Les dirigeants locaux du CCRE adoptent une déclaration politique appelant à placer la cohésion, la compétitivité et les partenariats mondiaux au cœur du prochain budget de l’UE


Réunis au Sommet des dirigeants du CCRE à Rovaniemi, quelque 150 élus locaux appellent les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à intégrer les recommandations du Parlement européen sur le budget de l’UE relatives à la gouvernance à plusieurs niveaux, à la mise en œuvre territoriale et à la prévisibilité des financements dans leurs négociations avec le Conseil.


Plus de 150 dirigeants locaux de 29 pays européens se sont réunis à Rovaniemi, en Finlande, pour le Sommet des dirigeants du Conseil des communes et des régions d’Europe (CCRE), participant à des discussions opportunes sur les principales priorités européennes.

Une déclaration politique à un moment charnière

L’un des principaux résultats du sommet a été l’adoption d’une déclaration politique signée par 55 dirigeants locaux appelant les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à intégrer les recommandations clés du Parlement européen concernant le prochain budget de l’UE (2028-2034) dans leurs négociations au sein du Conseil européen. Adoptée lors du sommet des dirigeants du CCRE à Rovaniemi, cette déclaration intervient à un moment crucial des discussions interinstitutionnelles sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP).

En approuvant cette déclaration en faveur d’un budget européen adapté à chaque territoire, les membres du CCRE insistent sur le fait que la cohésion, la compétitivité et les partenariats mondiaux demeurent au cœur du prochain budget à long terme de l’UE. Adressée aux dirigeants nationaux, la déclaration plaide pour un budget territorialisé et prévisible, fondé sur une véritable gouvernance à plusieurs niveaux.

Cette déclaration fait suite à l’adoption par le Parlement européen, lors de sa séance plénière du 28 avril 2026, de son rapport intérimaire sur le budget de l’UE pour la période 2028-2034, dans lequel le Parlement a défini ses priorités politiques et qui servira de base aux négociations avec le Conseil.

Étant donné que les États membres finaliseront leur position lors de la réunion du Conseil qui se tiendra les 18 et 19 juin, le CCRE les appelle à prendre en considération la position et les propositions présentées par le Parlement européen en vue d’un budget de l’UE qui garantisse la compétitivité, la cohésion et la confiance sur l’ensemble du territoire.

Christoph Schnaudigel, président du CCRE, a déclaré : « Le prochain budget de l’UE doit bénéficier à tous les territoires européens. C’est dans les villes et les régions que la politique européenne se concrétise : c’est là que l’on gère les inondations, que l’on a besoin de centres de rafraîchissement, que les entreprises investissent ou partent. La compétitivité et la résilience de l’Europe seront aussi fortes que son territoire le plus vulnérable. Il est temps d’agir. »

Les responsables locaux participant au Sommet des dirigeants du CCRE ont également eu l’occasion d’échanger avec Giuseppe Lupo, député européen et vice-président de la commission des budgets de l’UE, sur les négociations interinstitutionnelles relatives au prochain CFP. Au cours de cette discussion, M. Luppo a déclaré : « Nous demandons la position officielle du Conseil ; il est donc primordial de développer toute initiative visant à convaincre les États membres d’accepter la proposition du Parlement européen. »

Collectivités locales et régionales : renforcer la résilience par la prévoyance et la préparation

Le Sommet a également servi de plateforme pour discuter de la manière dont les gouvernements locaux et régionaux peuvent mieux utiliser la prévoyance et la préparation pour anticiper et atténuer les impacts des crises et des situations d’urgence.

En tant que pays hôte, la Finlande – reconnue internationalement comme un chef de file mondial en matière de préparation aux crises et de prospective stratégique à long terme – a apporté des contributions précieuses. Les participants ont examiné comment les institutions démocratiques, à tous les niveaux, doivent évoluer pour gouverner efficacement dans une ère marquée par l’incertitude et les bouleversements.

Katri Kulmuni, ancienne vice-Première ministre de Finlande et députée européenne la plus septentrionale, a déclaré : « La préparation est un mode de vie plus global. Il ne s’agit pas d’une dépense, mais d’un investissement, et cela ne fonctionnera que si les communautés locales y participent. »

Le débat politique a rassemblé des voix venues de tout le continent, du nord au sud.

Le directeur des services techniques de la ville de Rovaniemi, Pertti Onkalo, a déclaré : « Partout en Europe, les villes et les régions sont confrontées à des défis similaires, même si chacune présente des caractéristiques propres. En partageant les enseignements tirés de l’expérience, nous pouvons éviter de réinventer la roue.» Il a également ajouté : « Aujourd’hui, l’importance de la préparation est de plus en plus reconnue ; mais cette préparation doit être mise en place avant une crise, et non pendant. »

Voici ce qu’a déclaré Elisabeth Unell, maire de Västerås en Suède : « Se préparer signifie s’exercer à différents scénarios et se préparer ensemble. Nous avons besoin d’une coordination et d’un partage d’expériences plus étroits entre les collectivités locales à travers l’Europe. »

« La préparation et la prévoyance font de plus en plus partie de notre ADN, surtout en Europe occidentale. En cas de crise, l’élément essentiel, c’est la structure. Mais ce n’est pas toujours l’État qui peut intervenir immédiatement. Il est également important d’investir dans les collectivités locales.» Ap Reinders, maire de Stichtse Vecht.

La maire d’Estarreja (Portugal), Isabel Simoes Pinto, a soutenu que « pour les citoyens, la préparation ne peut pas être un concept abstrait. Elle doit provenir de la confiance des dirigeants locaux. Nous devons transformer la préparation en une dimension normale de la gouvernance, un aspect quotidien de la vie. » – Maire d’Estarreja (Portugal), Isabel Simoes Pinto

Christoph Schnaudigel nommé président du CCRE

Lors du Sommet, le Comité des politiques du CCRE a nommé Christoph Schaudigel nouveau président de l’organisation, suite à la démission de Gunn Marit Helgesen après son élection à la présidence du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux (CLRAE).

Les dirigeants locaux du CCRE ont également décidé que Gunn Marit Helgesen continuerait à exercer les fonctions de coprésidente du CCRE aux côtés de Philippe Laurent et Vince Maple.

Dans son discours d’investiture, Christoph Schnaudigel a déclaré : « C’est un honneur pour moi d’assumer la présidence du CCRE à un moment aussi crucial pour les villes et les régions d’Europe. Alors que les négociations sur le prochain budget de l’UE se poursuivent et que nos valeurs et notre démocratie locale sont de plus en plus mises à l’épreuve dans un contexte géopolitique turbulent, notre unité est plus importante que jamais. Je me réjouis de travailler encore plus étroitement avec tous nos membres afin de garantir que les voix locales soient entendues et impliquées dans le processus décisionnel européen. Cela implique également de renforcer l’engagement du CCRE en faveur des partenariats internationaux pour défendre la paix, la démocratie, la durabilité et la solidarité. »

Christoph Schnaudigel est le président de la section allemande du CCRE (RGRE) et le président du comté de Karlsruhe (Allemagne). Il est membre actif de la direction du CEMR depuis 2017, date à laquelle il est devenu porte-parole pour les services publics.

À l’occasion du 75e anniversaire du CCRE

Le Sommet de Rovaniemi s’appuie sur les 75 ans d’expérience du CCRE dans le soutien aux villes et aux régions confrontées à des transformations majeures, de la reconstruction d’après-guerre aux transitions climatiques et sociales actuelles.

Les dirigeants locaux ont célébré cet événement marquant par le lancement d’une nouvelle présentation vidéo du CCRE, ainsi que par une série d’entretiens intitulée « Les voix de nos 75 ans d’histoire ». Un photomaton présentant un journal « Local Time », mettant en vedette « Nos dirigeants locaux », faisait également partie des célébrations.

Le Sommet des dirigeants du CCRE à Rovaniemi était organisé par la ville de Rovaniemi et l’Association des villes et municipalités finlandaises (Kuntaliitto).

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L’intelligence artificielle et les collectivités locales

AI training article 2026

Le CCRE s’associe à 28Digital pour proposer des formations sur l’IA aux collectivités locales et régionales


Des dirigeants locaux et régionaux se sont réunis à Cagliari pour débattre de l’impact politique croissant de l’intelligence artificielle (IA) lors de la table ronde « Opportunités et défis de l’intelligence artificielle pour les collectivités locales et régionales », organisée au Palazzo Regio.

Organisé par le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) en collaboration avec l’AICCRE, PLATFORMA et 28DIGITAL, l’événement s’est concentré sur la manière dont l’IA remodèle les services publics, la participation démocratique et la gouvernance à plusieurs niveaux.

Les intervenants ont souligné que si l’IA offre d’importantes opportunités d’innovation, elle soulève également des questions politiques clés telles que la transparence, la responsabilité et l’équité.

AI training article 2026

Au cours de cette rencontre, les participants ont également découvert des initiatives concrètes visant à soutenir les dirigeants locaux dans la transition numérique, notamment le projet « Empowering Local Leaders through AI », ainsi que les travaux de 28DIGITAL en matière d’éducation, de compétences et de renforcement des capacités pour les administrations publiques, présentés par des experts de Gofore, 28DIGITAL et du Politecnico di Milano.

La table ronde qui a suivi, animée par Fabrizio Rossi, secrétaire général du CCRE, a compté sur les interventions de Piero Comandini, président du Conseil régional de Sardaigne ; Massimo Zedda, maire de la ville métropolitaine de Cagliari ; et Federico Menna, PDG de 28DIGITAL.

AI training article 2026

L’un des principaux résultats de l’événement a été la signature d’un protocole d’accord entre le CCRE et 28DIGITAL, lançant un nouveau programme de formation sur l’IA destiné aux élus locaux. Cette initiative vise à renforcer les compétences politiques et à favoriser une prise de décision éclairée en matière d’IA au niveau territorial.

Commentant cet accord, Jork Cardeneo, porte-parole du CCRE pour la numérisation, a souligné l’importance du leadership politique :

« Si l’on attend des dirigeants locaux qu’ils gèrent l’IA de manière responsable, ils doivent d’abord la comprendre. Ce protocole d’accord marque une étape décisive pour donner aux élus les moyens de mener la transition numérique, plutôt que de se contenter d’y réagir. »

La réunion de Cagliari a confirmé le rôle des villes et des régions en tant qu’acteurs politiques clés pour garantir que l’IA soutienne une gouvernance plus démocratique, inclusive et innovante.

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Enquête aux besoins de formation à l’IA

Le CCRE sollicite l’avis de ses associations membres sur les besoins et priorités en matière de formation à l’IA pour les gouvernements locaux et régionaux


Le CCRE, avec PLATFORMA et en collaboration avec 28DIGITAL (anciennement EIT Digital), lance une courte enquête sur les besoins et priorités en matière de formation à l’intelligence artificielle (IA) pour les gouvernements locaux et régionaux et leurs associations à travers l’Europe.

Cette enquête, qui dure environ 5 à 7 minutes, vise à recueillir des informations sur les besoins, les priorités et les préférences d’apprentissage. Les résultats contribueront à la conception d’un programme de formation en IA adapté aux autorités locales et régionales ainsi qu’à leurs associations représentatives.

Le CCRE invite ses associations membres à partager le questionnaire avec les profils suivants :

  • Associations membres du CCRE et leurs réseaux (villes, régions, associations)
  • Élus locaux et régionaux
  • Agents publics au niveau local ou régional
  • Experts en informatique et en numérisation

L’enquête est ouverte jusqu’au 8 avril. Chaque répondant est invité à remplir le questionnaire individuellement via le lien suivant.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :


Gouvernements locaux et régionaux numériques

Digital transition - News 2022

Comment les municipalités et régions européennes peuvent mener une transformation numérique inclusive, sécurisée et centrée sur les personnes


Les gouvernements locaux et régionaux sont au cœur de la transformation numérique de l’Europe. En tant qu’autorités publiques les plus proches des citoyens, ils assurent des services tels que les soins de santé, l’éducation, les transports, le soutien social ou encore le déploiement du haut débit – autant de domaines désormais fortement influencés par la législation numérique européenne. Leur rôle est essentiel pour garantir que la numérisation reste inclusive, durable et accessible à toutes et à tous. Pourtant, de nombreuses collectivités continuent de faire face à des obstacles majeurs : accès inégal aux infrastructures numériques, ressources financières et humaines limitées, risques croissants en matière de cybersécurité et élargissement des écarts de compétences numériques.

Partout en Europe, les disparités en matière de connectivité et d’accès au numérique touchent de manière disproportionnée les zones rurales et isolées, les ménages à faibles revenus et les groupes vulnérables. Ces inégalités menacent la cohésion territoriale et limitent la capacité des citoyens à participer pleinement à la société numérique. Pour rendre les services publics numériques réellement accessibles, les solutions numériques doivent respecter les principes de conception inclusive et rester complétées par des options en présentiel pour celles et ceux qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas utiliser les canaux numériques.

La cybersécurité est devenue une préoccupation croissante, les autorités locales gérant des données publiques sensibles et des infrastructures critiques, souvent sans expertise ni financement suffisants pour répondre aux exigences européennes – telles que celles prévues dans la directive NIS2. Les petites municipalités, en particulier, manquent de ressources pour mettre en place des mesures de cybersécurité robustes, répondre aux incidents ou se conformer à des cadres réglementaires complexes. Un renforcement de la coopération, une simplification des règles et un soutien financier durable sont indispensables pour accroître la résilience locale.

Le développement des compétences constitue un autre défi majeur. Pour mettre en œuvre les nouvelles politiques numériques de l’UE – notamment en matière d’intelligence artificielle, d’interopérabilité et de gouvernance des données –, les administrations locales ont besoin de personnels formés capables de superviser les systèmes numériques, de maintenir une surveillance humaine et de garantir une utilisation éthique, transparente et équitable des technologies. Parallèlement, renforcer les compétences numériques des citoyens, grâce à l’apprentissage tout au long de la vie et à des initiatives communautaires, permet de renforcer la confiance, l’inclusion et la participation. La coopération entre municipalités et régions favorise également l’innovation et limite la fragmentation, en facilitant l’échange de bonnes pratiques et de solutions communes.

Un appel à un soutien accru de l’UE

Pour garantir une transition numérique équitable, sécurisée et inclusive, le CCRE appelle les institutions européennes à :

  • renforcer les investissements dans les infrastructures numériques, en particulier dans les régions insuffisamment desservies ;
  • fournir un appui technique et financier pour des services publics numériques accessibles ;
  • maintenir l’accès non numérique aux services essentiels pendant la transition ;
  • faciliter les partenariats public-privé pour étendre la connectivité ;
  • offrir des orientations ciblées, des actions de renforcement des capacités et un financement durable afin d’aider les gouvernements locaux et régionaux à renforcer leur cybersécurité et leurs compétences numériques.

L’avenir numérique de l’Europe dépend de l’autonomisation des acteurs les plus proches des citoyens : ses municipalités, ses villes et ses régions !

Lire la prise de position complète ici

Pour plus d’informations, contactez :

Les dirigeants locaux font entendre leur voix à l’ONU

HLPF 2025 - News

Pas d’ODD sans action locale : les villes et régions européennes prennent la parole au FPHN de l’ONU


Du 14 au 23 juillet, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et PLATFORMA ont participé au Forum politique de haut niveau (FPHN) des Nations Unies 2025 à New York. Plus de 40 dirigeants locaux et régionaux venus de toute l’Europe ont rejoint la scène mondiale pour faire avancer l’Agenda 2030. Leur mission : faire entendre la voix des gouvernements locaux et régionaux (GLR) au cœur des décisions internationales.

En tant que membres du Groupe de travail mondial des gouvernements locaux et régionaux, dirigé par CGLU, le CCRE et PLATFORMA ont contribué à plusieurs sessions clés du FPHN, apportant des preuves concrètes du terrain et appelant à renforcer les partenariats pour accélérer la mise en œuvre des ODD.

Cette édition du Forum était aussi la première depuis l’adoption du Pacte pour l’avenir 2024, une étape majeure en faveur d’un multilatéralisme plus inclusif et efficace.

« Le Pacte pour l’avenir appelle clairement à inclure les voix locales et régionales dans les processus décisionnels mondiaux », a déclaré Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE.
« C’est pourquoi notre présence à New York cette année était plus pertinente que jamais : nous sommes là pour faire entendre ces voix. »

Porter les réalités locales sur la scène mondiale : lancement du rapport européen sur les ODD

Au FPHN 2025, le CCRE et PLATFORMA ont officiellement lancé leur dernière étude phare : « Les territoires européens localisent les ODD : accélérer l’action locale pour les ODD ». Basé sur une enquête menée avec CGLU et les contributions de 31 associations nationales, le rapport met en lumière les efforts des collectivités européennes dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 — souvent avec des moyens limités mais une forte ambition.

Avec plus de 150 exemples concrets recueillis, l’étude donne un aperçu détaillé de l’évolution de l’action locale sur les ODD : priorités politiques, freins rencontrés, et niveau d’implication des collectivités dans les Revues nationales volontaires (RNV). Un accent particulier a été mis sur les cinq ODD examinés cette année :

Cette publication s’inscrit dans un effort continu du CCRE et de PLATFORMA pour suivre les progrès, partager les innovations et garantir que les collectivités locales participent activement à la gouvernance mondiale. Depuis 2016, ces rapports annuels sont devenus une contribution essentielle au processus du FPHN.

Donner une place aux collectivités dans les Revues nationales : pour des RNV vraiment inclusives

Cette année, six pays avec des membres actifs du CCRE — Malte, Finlande, Allemagne, Tchéquie, Bulgarie et Israël — ont présenté leur Revue nationale volontaire. Le CCRE et PLATFORMA y ont participé non seulement comme observateurs, mais aussi comme acteurs du processus.

Leur message était clair : les gouvernements nationaux doivent associer les collectivités dès le départ, et pas uniquement au moment du rapport.

« L’exemple de la Finlande montre que la coopération entre niveaux national et local donne des résultats pour les citoyens. Le CCRE et PLATFORMA sont des partenaires précieux pour porter ces résultats sur la scène internationale », a souligné Eveliina Kiema-Majanen, de l’association finlandaise Kuntaliitto.

Une présence active aux événements clés du FPHN

Les membres du CCRE et de PLATFORMA ont pris la parole lors de tous les événements majeurs dédiés aux GLR :

  • Initiative à fort impact sur la localisation des ODD par la coalition Local2030
  • Lancement du 9ᵉ rapport du Groupe de travail mondial
  • 8ᵉ Forum des gouvernements locaux et régionaux
  • Session officielle de l’ONU : « La transformation par la base : agir au niveau local »
  • Deuxième réunion annuelle de la Plateforme des partenariats pour la localisation des ODD

Tous ont plaidé pour une gouvernance multiniveau systémique et un renforcement de l’action locale.

« Les leaders locaux sont les mieux placés pour atteindre les ODD, car nous sommes les plus proches des besoins quotidiens des citoyens », a déclaré Clifford Galea, membre du Comité des jeunes élus CCRE-PLATFORMA, président de la région de Tramuntana et Haut-commissaire de Malte en Namibie.
Bettina Bunk, de la Ville de Stuttgart, a souligné le rôle clé de la coopération décentralisée :
« La coopération internationale entre collectivités et l’échange de bonnes pratiques sont essentiels pour faire avancer l’Agenda 2030. »

Leur message est sans équivoque : une implication institutionnalisée des collectivités territoriales n’est pas une option, mais une condition indispensable pour réussir les ODD.

Une voix dans les débats européens : rencontre avec la Délégation de l’UE sur l’avenir du financement

En marge du Forum, le CCRE et PLATFORMA ont organisé un petit-déjeuner de haut niveau avec la Délégation de l’UE auprès des Nations Unies — quelques jours après la publication de la proposition de cadre financier pluriannuel post-2027 par la Commission européenne.

Avec plus de 45 participants, les échanges ont porté sur la manière dont le prochain budget de l’UE peut mieux refléter les priorités locales pour atteindre les ODD.

« Le futur budget de l’UE doit tenir compte des besoins et contributions des collectivités locales dans la réalisation des ODD », a insisté Fabrizio Rossi.
« Qu’il s’agisse de neutralité climatique ou d’emploi des jeunes, toute transition équitable commence localement. Nous avons besoin de financements solides et accessibles, et de partenariats renforcés. »

L’échange a également permis de débattre du risque de recentralisation dans la gouvernance européenne. Le CCRE et PLATFORMA ont salué l’invitation de l’ambassadeur de l’UE, Renaud Savignat, à renforcer la collaboration avec les réseaux de collectivités locales à l’approche de la prochaine évaluation européenne des ODD.

Le message est clair : pas d’avenir durable sans ancrage local.

Au cœur du Forum : localiser les ODD, un objectif à la fois

Au-delà du plaidoyer et du dialogue politique, le CCRE et PLATFORMA ont mis en lumière des résultats concrets issus des villes et régions d’Europe :

ODD 5 – Égalité entre les sexes :
L’égalité de genre commence au niveau local. Qu’il s’agisse d’espaces publics sûrs ou de services inclusifs, les collectivités transforment les valeurs en politiques concrètes.

ODD 3 – Santé et bien-être :
De la télémédecine pour les personnes âgées en Macédoine du Nord aux « quartiers bienveillants » en Belgique, les collectivités comblent les inégalités sanitaires malgré les écarts croissants entre zones rurales et urbaines.

ODD 8 – Travail décent et croissance économique :
Les municipalités sont en première ligne pour l’emploi des jeunes, les compétences numériques et la création d’emplois locaux. Des budgets contraints exigent des outils innovants comme l’initiative Union des compétences de l’UE.

Appel d’offres – Dialogue Social

Appel d’offres : Expertise en recherche sur les systèmes de dialogue social en Europe de l’Est, îles du Sud et pays candidats à l’UE


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), en partenariat avec la Fédération Syndicale Européenne des Services Publics (FSESP), lance un appel d’offres pour sous-traiter une expertise externe afin de mener une recherche sur les systèmes et pratiques de dialogue social au sein des gouvernements locaux et régionaux dans divers pays d’Europe de l’Est et du Sud-Est, les îles du Sud de l’Europe et les pays candidats à l’UE.

Cet appel s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Renforcement des capacités du dialogue social des gouvernements locaux et régionaux » (Projet LAB), cofinancée par la Commission européenne, qui vise à remédier à la sous-représentation actuelle et à l’engagement limité des partenaires sociaux dans le dialogue social aux niveaux national et européen dans le secteur des gouvernements locaux et régionaux.

Le contractant sélectionné devra :

  • Produire un rapport de recherche documentaire offrant un aperçu complet des systèmes de dialogue social dans les pays ciblés.
  • Documenter et synthétiser les résultats de trois ateliers internationaux et de trois activités de jumelage.
  • Rédiger des rapports concis et informatifs (2 à 15 pages) en anglais, résumant les discussions, conclusions et bonnes pratiques échangées lors de tous les événements du projet.
  • Assister et rendre compte des activités du projet (en ligne et en personne), en fournissant des analyses comparatives et des informations précieuses.

Les pays ciblés incluent :

  • Europe de l’Est (par exemple, Pologne, Hongrie, Slovénie),
  • Europe du Sud-Est (par exemple, Roumanie, Bulgarie),
  • Pays candidats à l’UE (par exemple, Albanie, Ukraine, Türkiye),
  • Îles du Sud de l’Europe (Malte et Chypre).EUR-Lex

Expertise requise

Les candidats doivent démontrer :

  • Une solide formation académique en politique sociale et du travail de l’UE.
  • Une expérience avérée avec les syndicats et les organisations d’employeurs aux niveaux local, national ou européen.
  • La capacité à travailler dans des environnements multilingues et multiculturels.
  • Des compétences en recherche documentaire et en rédaction de rapports sur des événements impliquant plusieurs parties prenantes.
  • La capacité à respecter des délais serrés et à coordonner avec plusieurs partenaires de projet.
  • La disponibilité pour des déplacements occasionnels liés aux événements du projet.

Budget et calendrier

  • Budget maximal : 28 925 € (hors TVA)
  • Durée du contrat : à partir de juin 2025 (après nomination)
  • Date limite de soumission : 30 mai 2025, 12h00 (midi)
  • Adresse de soumission : application@ccre-cemr.org
  • Veuillez inclure dans l’objet du courriel : « Candidature – Projet LAB »

Pour plus d’informations, veuillez contacter :