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Le CCRE exprime sa solidarité avec le maire d’Üsküdar, détenu en Turquie.

456 mots
2–3 minutes

Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), de concert avec son président Christoph Schnaudigel, exprime sa pleine solidarité avec la maire Sinem Dedetaş, membre du Comité des politiques du CEMR, suite à son arrestation, et appelle les autorités turques et les institutions européennes à défendre l’autonomie locale et l’état de droit.

Le CCRE a publié un communiqué exprimant sa profonde préoccupation suite à l’arrestation aujourd’hui de Sinem Dedetaş, maire d’Üsküdar et membre du comité politique du CCRE, ainsi que de plusieurs membres de son équipe.

Le CCRE souligne qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé, mais du dernier épisode d’une série d’actions menées de façon continue contre des représentants locaux démocratiquement élus en Turquie. Depuis les élections locales de 2024, dans plus de 80 municipalités du pays, les maires élus ont été remplacés par des administrateurs, des destitutions ou des arrestations, tandis que plus de 30 maires ont été placés en détention, dont beaucoup sont maintenus en détention provisoire prolongée.

« En tant que président du CEMR, je tiens à exprimer ma pleine solidarité avec la maire Sinem Dedetaş et avec tous les élus locaux touchés par ces événements », écrit Christoph Schnaudigel, président du CCRE et président du comté de Karlsruhe (Allemagne).

Il convient de noter que lorsque les maires et les responsables locaux sont privés de leur liberté et se trouvent dans l’incapacité d’exercer les mandats que leur ont confiés les citoyens, les conséquences dépassent largement le cadre des personnes directement concernées : chaque cas laisse une communauté sans les représentants qu’elle a élus. Pris ensemble, ces développements témoignent d’une érosion constante de la démocratie locale et d’un manque de respect pour la volonté des électeurs en Turquie.

Le CCRE rappelle l’importance des principes consacrés par la Charte européenne de l’autonomie locale, notamment le respect des mandats démocratiques et de l’autonomie des collectivités locales ; des principes que le CCRE considère comme essentiels au maintien de la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques à tous les niveaux.

Le CCRE appelle les autorités turques à garantir le plein respect des normes démocratiques fondamentales et de l’État de droit, et à assurer que les représentants élus puissent exercer leurs fonctions librement et sans ingérence indue. Il appelle également les institutions européennes et la communauté internationale à se montrer solidaires des représentants locaux démocratiquement élus en Turquie et à continuer de plaider en faveur de la protection de l’autonomie locale, des institutions démocratiques et de l’État de droit.

Le CCRE continuera de suivre de près l’évolution de la situation et de se tenir aux côtés de ses membres et partenaires en Turquie dans leur engagement en faveur d’une gouvernance locale démocratique.

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