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Performance énergétique de l’UE

EU Energy Performance - News 2023

Directive sur la performance énergétique des bâtiments : un enjeu majeur pour les gouvernements locaux


Lorsque la Commission européenne a publié sa proposition de refonte de la directive sur la performance énergétique des bâtiments (EPBD), peu anticipaient l’ampleur de ses répercussions sur les citoyens et les collectivités locales.

Maintenant que la directive a été approuvée par le Parlement européen, que peut-on en attendre ? Et quel impact cela aura-t-il sur les gouvernements locaux ? Nous avons examiné ces questions cruciales pour les municipalités, villes et régions.

Le Pacte vert européen progresse

La révision de la directive s’inscrit dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe, qui vise à mettre l’UE sur la voie de la neutralité climatique d’ici 2050.

Dans ce contexte, la Commission von der Leyen a proposé, en 2021, le paquet législatif « Fit for 55 », un ensemble massif de lois sur l’énergie et le climat visant à réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre d’au moins 55 % d’ici 2030.

C’est dans cette dynamique que la Commission a décidé de relever les objectifs de performance énergétique des bâtiments de l’Union. En effet, les bâtiments dans l’UE représentent 40 % de la consommation énergétique et 36 % des émissions de gaz à effet de serre. Or, près de 75 % du parc immobilier est énergétiquement inefficace… Le chantier de rénovation est immense, compte tenu des millions de bâtiments anciens à travers l’Europe.

La transition vers des bâtiments à zéro émission

L’introduction de la notion de bâtiment à zéro émission (ZEB – zero-emission building) dans la directive révisée est un tournant important. Cette définition correspond à la nouvelle classe énergétique A. À partir de 2028, tous les nouveaux bâtiments devront être à zéro émission. Selon le texte adopté, ces bâtiments devront atteindre le plus haut niveau de performance énergétique, grâce à une consommation modérée et à un chauffage alimenté par de l’énergie décarbonée.

Le CCRE (Conseil des Communes et Régions d’Europe) considère qu’il est essentiel de se concentrer sur la performance énergétique des bâtiments, mais souligne aussi la nécessité de reconfigurer l’ensemble du système énergétique pour atteindre un avenir zéro émission.

Des objectifs ambitieux pour les bâtiments publics

Selon le texte adopté, les bâtiments publics devront atteindre au moins la classe énergétique E d’ici 2027 et la classe D d’ici 2030 – des exigences plus strictes que celles proposées initialement par la Commission (F et E). De plus, tous les nouveaux bâtiments occupés, exploités ou détenus par des autorités publiques devront être à zéro émission dès 2026.

C’est un coup dur pour les collectivités locales et régionales, qui devront lancer d’importants travaux de rénovation. Le CCRE juge ces objectifs trop ambitieux et irréalistes, même pour les municipalités et régions les plus avancées.

Des rénovations massives mais difficiles

Bien qu’il soit crucial d’accélérer la rénovation des bâtiments peu performants, le CCRE estime qu’il est peu probable que tous les bâtiments classés “E”, “F” et “G” soient rénovés d’ici 2030.

Chaque État membre devra définir les mesures nécessaires pour atteindre ces objectifs dans un plan national de rénovation. Pour refléter la diversité des parcs immobiliers nationaux, la lettre G correspondra aux 15 % des bâtiments les moins performants dans chaque pays.

Le CCRE remet en question ce système de classement, qui ne tient pas compte de la qualité initiale des bâtiments. Dans les pays nordiques, par exemple, les conditions climatiques font que de nombreux bâtiments ont déjà une bonne efficacité énergétique.

Le risque de rejet par les États membres

Face aux critiques croissantes dans plusieurs capitales européennes, l’avenir des normes minimales de performance énergétique reste incertain. Il n’est pas garanti que celles-ci survivent aux négociations entre les institutions de l’UE.

Approche “quartier” : un potentiel inexploité

L’approche dite “de quartier”, qui consiste à considérer les bâtiments comme des éléments d’un ensemble urbain plutôt que comme des unités isolées, n’est mentionnée que deux fois dans la proposition. Pourtant, elle pourrait générer d’importantes économies d’échelle.

Le CCRE recommande de renforcer cette approche dans la législation, et salue la possibilité offerte aux États membres de permettre aux autorités régionales et locales d’identifier des “quartiers” pour y mener des programmes intégrés de rénovation.

Prochaines étapes

Le Parlement européen a adopté sa position par 343 voix contre 216 (et 78 abstentions). Il entamera désormais les négociations avec le Conseil pour parvenir à un texte final.

Le CCRE continuera à suivre les évolutions, à échanger avec ses membres et à dialoguer avec les institutions européennes afin de garantir une mise en œuvre réaliste sur le terrain. Si des ressources importantes seront nécessaires à court terme, les économies d’énergie et la baisse des factures à moyen et long terme représentent un avantage majeur pour les collectivités et les citoyens.

Académie de formation

Enegy Transition - News

Découvrez les principaux enseignements


Le 21 octobre 2022, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a organisé une formation à destination des élus politiques impliqués dans les politiques d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, avec un accent particulier sur le financement durable.

La session comprenait :

  • une conférence introductive par un expert scientifique ;
  • des présentations d’études de cas ;
  • des exercices interactifs ;
  • ainsi que des temps d’échanges et de discussions.

L’objectif de cette formation était de familiariser les élus locaux et régionaux avec le concept de finance durable, en l’abordant sous ses aspects scientifiques, réglementaires et techniques.

Un résumé de la formation, comprenant les concepts clés, le contenu des interventions et des panels, ainsi que les principaux enseignements, est disponible ici.

Cette édition constitue la septième session de l’Académie de formation organisée par le CCRE/PLATFORMA, une initiative inspirée à l’origine par le programme Agenda urbain pour l’UE.

COP 27

Environment - News

Les collectivités locales et régionales à la COP 27


La COP 27 à Charm el-Cheikh, en Égypte, s’est conclue par la décision finale, connue sous le nom de Plan de mise en œuvre de Charm el-Cheikh. En tant que membres du groupe des collectivités locales et des autorités municipales (LGMA) des Nations Unies, nous saluons les résultats de cette COP, qui intègrent de nouveaux aspects, tels que le fonds pour les pertes et préjudices, faisant référence au concept de justice climatique. Cependant, ces résultats laissent de nombreuses questions en suspens, notamment concernant l’engagement des gouvernements nationaux à maintenir l’objectif de 1,5 °C.

Le CCRE/PLATFORMA et CGLU étaient présents à Charm el-Cheikh lors de la COP 27, tout comme de nombreuses associations membres (du Royaume-Uni, de France, d’Israël, de Malte, de Turquie, d’Allemagne…). Le CCRE fait partie du groupe des collectivités locales et des autorités municipales des Nations Unies, dont le point focal est l’ICLEI. Plus de 500 délégués ont représenté des villes, des régions et d’autres collectivités infranationales à la COP 27, soit plus que la plupart des pays. Plus de 40 000 participants du monde entier ont participé à cette COP.

COP 27

COP 27 - News 2022

COP27 : Les gouvernements infranationaux doivent être pleinement habilités à mettre en œuvre l’accord de Paris


À l’occasion de la Journée des solutions de la COP27, le Comité européen des Régions, ICLEI, Regions4, Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), EUROCITIES, la coalition Under2, C40, et le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appellent les gouvernements nationaux, les Parties à l’accord et les organisations internationales à soutenir pleinement les autorités locales et régionales dans la mise en œuvre des actions climatiques sur le terrain.

Partout dans le monde, les villes et les régions prennent le leadership politique face à l’échec des gouvernements nationaux à conclure des accords significatifs lors des négociations climatiques de la COP27. Comme l’a rappelé le dernier rapport du GIEC, les collectivités locales et régionales ont un rôle grandissant à jouer dans l’action climatique. Pourtant, les gouvernements infranationaux – regroupés au sein du groupe LGMA (autorités locales et municipales)ne disposent toujours pas d’un rôle formel dans les négociations climatiques mondiales ni dans la mise en œuvre de l’accord de Paris.

Les principales revendications des gouvernements locaux à la COP27 comprennent :

  • Un renforcement de la coopération multiniveaux ;
  • Des financements directs et une assistance technique pour les gouvernements infranationaux ;
  • La mise en place d’un système mondial de suivi des réductions d’émissions des villes et régions.

Vasco Alves Cordeiro, Président du Comité européen des Régions, a déclaré :

« La crise énergétique et la situation géopolitique ne doivent pas freiner l’ambition climatique mondiale. L’approche descendante a montré ses limites : les villes et les régions sont prêtes à combler le fossé entre les engagements et les actions. Mais pour cela, il faut un cadre cohérent pour des stratégies de développement durable territorialisées, articulant climat, biodiversité et ODD. Un nouveau cadre onusien basé sur l’action locale et régionale est nécessaire. Le Comité européen des Régions est prêt à coopérer avec les Parties, les agences de l’ONU et les partenaires pour y parvenir. »

Frank Cownie, Maire de Des Moines (États-Unis) et Président d’ICLEI, a souligné :

« Je suis fier du leadership des États-Unis et de l’Union européenne qui montrent que la collaboration entre tous les niveaux de gouvernement est la clé du succès de l’accord de Paris. Chez nous, les lois sur les infrastructures et l’Inflation Reduction Act sont de bons exemples, car elles favorisent cette collaboration. L’annonce du programme SCALE par les États-Unis est aussi une avancée importante, complémentaire à l’initiative SURGe de la présidence de la COP27. L’appel est clair : le temps de l’action multiniveaux est venu – et elle porte déjà ses fruits. »

Rafał Trzaskowski, Maire de Varsovie et Président de la commission ENVE, a déclaré :

« Alors que nous sécurisons nos approvisionnements énergétiques et protégeons nos citoyens contre les prix élevés, nous ne devons pas perdre de vue l’urgence climatique. La COP27 doit marquer une avancée en matière d’ambition et de mise en œuvre. Nous avons besoin d’une coopération multiniveaux renforcée, de financements directs pour les collectivités locales et d’un système global de suivi des émissions locales. Ensemble, nous pouvons combler l’écart. »

Sadiq Khan, Maire de Londres et Président du réseau C40, a insisté :

« La crise climatique est le plus grand défi de notre époque. Les villes agissent déjà en réduisant la pollution, en investissant dans les transports durables et les énergies vertes. Mais nous ne pouvons pas réussir seuls. Il est encore possible d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2030 et de maintenir l’objectif de 1,5 °C si les maires et citoyens sont mis au cœur de l’action. »

Carolina Cosse, Maire de Montevideo et Présidente de CGLU, a affirmé :

« La transformation écologique de notre planète passera par nos villages, nos villes, nos régions. À la COP27, nous devons continuer à exiger l’intégration des collectivités locales dans les Contributions Déterminées au niveau National (CDN) et dans les mécanismes de financement climatique. C’est essentiel, notamment pour les villes intermédiaires, en particulier dans les Pays les Moins Avancés et les Petits États insulaires en développement. »

Dario Nardella, Maire de Florence et Président d’EUROCITIES, a déclaré :

« Dans la lutte contre le changement climatique, les villes sont le maillon essentiel entre les citoyens et les autres niveaux de gouvernement. Grâce à l’Alliance des Maires pour le Pacte vert, je porte leurs voix auprès des dirigeants européens et internationaux. Mais il faut plus d’action coordonnée et de solidarité mondiale. Le message est clair : pour agir efficacement, il faut penser local. »

Nomusa Dube-Ncube, Première ministre du KwaZulu-Natal (Afrique du Sud) et coprésidente Afrique de la coalition Under2, a rappelé :

« Les régions et États fédérés sont à l’avant-garde de l’action climatique, mais ils doivent avoir un siège à la table des négociations. L’ère des promesses sans action est terminée. Les ressources doivent aller là où elles sont le plus nécessaires, en s’appuyant sur des outils scientifiques et la coopération public-privé, pour protéger nos communautés. »

Arantxa Tapia, Ministre basque du Développement économique et Présidente de Regions4, a souligné :

« La voix des régions doit résonner fort et clair à cette COP27 : 90 % des mesures d’adaptation sont mises en œuvre au niveau régional. Nous lançons à cette occasion une Déclaration des gouvernements régionaux pour affirmer nos engagements vers un avenir résilient. Un soutien renforcé aux régions est indispensable : développement des capacités, financement et assistance technique. »

Sharon Dijksma, Maire d’Utrecht et Envoyée spéciale ICLEI-LGMA pour les ministérielles de la COP27, a déclaré :

« Ces dernières années, des progrès importants ont été réalisés pour mieux intégrer les villes à l’agenda de la CCNUCC. Avec l’adoption du Pacte climatique de Glasgow à la COP26, l’action multiniveaux est reconnue comme un pilier essentiel pour atteindre les objectifs climatiques internationaux. Je me réjouis de la tenue, pour la première fois, d’un ministériel sur l’urbanisation et le climat lors de la COP27, plaçant la collaboration multiniveaux au cœur du débat. Mais je tiens à rappeler que la COP27 doit être la dernière où les villes et régions ne figurent que dans l’agenda informel de la CCNUCC. Dès l’année prochaine, l’action multiniveaux doit faire partie intégrante du processus officiel des COP. Je suis ravie de voir des centaines de maires, dirigeants locaux et régionaux, ainsi que d’autres acteurs non étatiques, se joindre à moi avec enthousiasme pour porter cette demande. Ensemble, nous accélérerons l’accès des villes aux financements climatiques, y compris pour les pertes et dommages. »

Mohamed Sefiani, Maire de Chefchaouen (Maroc), membre de l’ARLEM et Envoyé spécial ICLEI pour la COP27, a déclaré :

« Les villes et régions d’Afrique – continent à l’urbanisation la plus rapide au monde – attendent de la COP27 qu’elle débouche sur des résultats concrets pour l’urbanisation durable, l’action multiniveaux et la localisation du financement climatique. Je me réjouis qu’en première semaine, de nouveaux mécanismes de financement climatique commencent à être déployés, notamment des outils locaux comme LoCAL. L’accent mis à la COP27 sur la mise en œuvre est positif, mais ne pourra aboutir que si les financements climatiques nécessaires à l’urbanisation durable sont sécurisés via une action multiniveaux. Il est donc essentiel que la COP27 lance des initiatives comme SURGe et assure la pérennité des ministériels Urbanisation et Climat comme héritage de cette COP africaine. »

Stefano Bonaccini, Président de la région Émilie-Romagne et Président du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), a souligné :

« La mise en œuvre de l’accord de Paris prend du retard, et il est essentiel d’agir maintenant à tous les niveaux de gouvernement : atténuation, adaptation, transition énergétique et préservation de la biodiversité. Pour cela, il faut :

  • des ressources adaptées ;
  • un cadre réglementaire et de gouvernance favorable ;
  • la territorialisation des objectifs de développement durable ;
  • la coopération décentralisée ;
  • et l’échange d’expériences entre collectivités dans le monde.
    Ce défi mondial ne peut être relevé qu’à travers des actions locales, menées de manière responsable, inclusive, équitable et en partenariat. »

Informations complémentaires :

Il existe aujourd’hui une prise de conscience internationale croissante : la bataille climatique se gagnera ou se perdra dans les villes.

D’ici 2050, les zones urbaines accueilleront 2,5 milliards de personnes supplémentaires, portant la population urbaine mondiale à 68 %. Cette croissance urbaine rapide, combinée au développement économique et à la prospérité croissante, risque d’augmenter fortement les émissions des villes.

Le Pacte mondial des maires pour le climat et l’énergie estime que l’action collective des villes pourrait permettre de réduire les émissions mondiales d’au moins 1,4 gigatonne par an d’ici 2030.

Plus de 90 % des zones urbaines dans le monde se trouvent en zones côtières, exposées à l’élévation du niveau de la mer et aux tempêtes.
25 mégapoles sont déjà gravement affectées.
Plus d’un milliard de personnes vivant dans des bidonvilles et des quartiers informels sont particulièrement vulnérables aux impacts climatiques, souvent installés sur des zones inondables.

Le rôle central des villes selon le GIEC

Le GIEC, dans ses rapports de 2022, a souligné de manière inédite l’importance des villes dans :

COP27 : une avancée pour l’intégration urbaine

Le 17 novembre 2022, la présidence égyptienne de la COP27 a organisé le tout premier ministre sur l’Urbanisation et le Changement climatique dans l’histoire des COP.

Objectifs :

  • Mettre en avant l’habitat, le développement urbain, l’action multiniveaux et le financement climatique local.
  • Lancer officiellement l’initiative présidentielle SURGe : Sustainable Urban Resilience for the Next Generation.

Ce ministre renforce l’engagement de l’accord de Paris en faveur d’une action climatique à plusieurs niveaux et marque une étape structurante vers une meilleure reconnaissance des villes dans la gouvernance climatique mondiale.

Contacts presse :

Yunus Arikan – Tel. +49 151 5075 0004 – yunus.arikan@iclei.org

David Crous – Tel. +32 470 88 10 37 – david.crous@cor.europa.eu

Appel à propositions EUI

BoT Expertise - News 2023

Premier appel à propositions EUI – Actions innovantes


Les autorités éligibles sont invitées à soumettre des propositions de projets dans le cadre du premier appel à propositions du programme EUI – Actions innovantes (EUI-IA).

Pour cet appel, un budget indicatif de 50 millions d’euros provenant du Fonds européen de développement régional (FEDER) est alloué.

Chaque projet peut bénéficier d’un cofinancement maximal de 5 millions d’euros du FEDER, et la mise en œuvre du projet devra se faire dans une durée maximale de 3,5 ans.

Pour plus d’informations et pour candidater, n’hésitez pas à consulter le site web dédié, ainsi que les séminaires organisés jusqu’à la fin de l’année.

Académie de formation

Meeting - News section

Les dirigeants locaux explorent comment mobiliser des financements durables au niveau local et régional


Plus de quarante dirigeants locaux et régionaux se sont réunis vendredi 21 octobre pour approfondir leurs connaissances sur les financements durables, lors de l’Académie de formation du CCRE.

Des termes comme « finance durable » ou « taxonomie » font désormais partie du jargon courant à Bruxelles et commencent à se diffuser au niveau local et régional. À la suite de l’Accord de Paris de 2015, la Commission européenne a lancé en 2018 un plan d’action ambitieux sur la finance durable pour financer la croissance verte. Au cœur de ce plan figure la taxonomie de l’UE, un outil de classification visant à définir ce que sont des activités économiques « durables ». Par ailleurs, les entreprises publiques et privées – comme les services publics municipaux – devront divulguer des informations environnementales, sociales et de gouvernance (facteurs ESG) et rendre compte de leur alignement avec la taxonomie.

La formation a permis aux responsables territoriaux d’acquérir une connaissance scientifique de base sur la finance durable, d’explorer le cadre réglementaire européen, en mettant l’accent sur la taxonomie de l’UE, et de réfléchir au rôle des collectivités locales dans la mobilisation de financements pour le climat. Les participants ont également partagé des bonnes pratiques, ainsi que des opportunités de financement pour des projets et produits financiers durables.

Outre un panel sur l’architecture réglementaire de la finance durable, les participants ont pu découvrir le hub climatique de l’OCDE sur les finances infranationales, qui offre des données utiles aux collectivités locales ainsi qu’un outil d’auto-évaluation. Enfin, des représentants de la Banque européenne d’investissement (BEI) et de MuniFin, une institution de crédit municipale finlandaise, ont présenté des projets financés grâce à des produits financiers durables – notamment la rénovation énergétique de 622 logements dans la région française de Picardie.

Selon ce hub de l’OCDE, les collectivités locales et régionales représentaient 63 % des dépenses publiques significatives pour le climat en 2019. Toutefois, les représentants locaux ont souligné les capacités techniques et administratives limitées des municipalités. Un cadre réglementaire plus clair et plus compréhensible, ainsi qu’une assistance technique renforcée, sont nécessaires pour concrétiser des projets durables et aligner les investissements publics avec l’Accord de Paris.

Vous êtes intéressé·e par le sujet et vous êtes à Bruxelles ?
Rejoignez-nous le 10 novembre pour notre événement :
« Finances locales en Europe – Libérer les investissements pour des sociétés durables et résilientes ».
Nous y lancerons notre étude sur les finances publiques locales et la transition verte, suivie d’un débat de haut niveau sur le cadre de gouvernance économique de l’UE.
Inscrivez-vous ici !

Capitale verte européenne

Environment - News section

Quelle ville sera la Capitale verte européenne 2024 ?


Quelle ville remportera le titre de Capitale verte européenne et celui de Feuille verte européenne 2024 ?
Découvrez les lauréats lors de la cérémonie de remise des prix le 27 octobre, organisée par la Ville de Grenoble.

Le Prix de la Capitale verte européenne de la Commission européenne récompense les efforts locaux visant à améliorer l’environnement, et, ce faisant, à renforcer l’économie et la qualité de vie en milieu urbain. Ce prix est décerné chaque année à une ville pionnière en matière de modes de vie urbains écologiques. Il incite les villes à se fixer des objectifs ambitieux pour continuer à progresser dans la transition environnementale.

Réduire la consommation d’énergie

Municipal partnerships - News 2022

Trois recommandations révolutionnaires pour diminuer la consommation énergétique dans les ville


Comment les municipalités peuvent-elles réaliser des économies d’énergie significatives ? L’Union des Villes et Communes de Wallonie (Belgique) propose un ensemble d’actions pour faire face à la crise énergétique.

Les recommandations, disponibles sur la section dédiée à l’énergie du site de l’Union, incluent des mesures pour l’éclairage public, les piscines publiques et l’utilisation des équipements informatiques.

Mesures énergétiques pour l’éclairage public et de Noël

Avec un coût estimé à 79 millions d’euros, la consommation totale de l’éclairage public municipal en Wallonie en 2021 s’élevait à 197 millions de kWh. Les experts de l’UVCW estiment que l’extinction des lumières de rue pendant cinq heures chaque nuit entraînerait une économie globale de 44 % du total, soit 35 millions d’euros d’économies annuelles pour les municipalités wallonnes.

En revanche, l’éteindre des éclairages de Noël ne permettrait pas nécessairement de réaliser des économies significatives, explique l’Union. À titre de comparaison, la ville d’Innsbruck, en Autriche, estime que l’éclairage de Noël représente 0,0007 % de la consommation annuelle totale. Cependant, malgré l’impact énergétique faible, la ville a décidé de donner l’exemple en éteignant les lumières plus tôt le soir et en les allumant plus tard le matin.

Réduction de la consommation énergétique des piscines

En se référant à un guide pratique publié par le SPW sur la performance énergétique des piscines wallonnes, l’UVCW identifie les économies potentielles à réaliser. Celles-ci incluent une meilleure gestion des systèmes de refroidissement et de chauffage des piscines, surtout étant donné que les piscines publiques ne sont ouvertes aux nageurs que la moitié du temps. En adoptant de telles mesures et d’autres, les économies d’énergie peuvent varier de 5 à 15 % de la consommation totale.

Débrancher les appareils électroniques

Maintenir les ordinateurs en mode veille ne permet pas de réaliser d’importantes économies, comme le montre l’UVCW. La véritable différence se fait entre les ordinateurs laissés allumés 24h/24 et 7j/7, ou ceux utilisés huit heures par jour, cinq jours par semaine. La différence de consommation est estimée à 453 %.

Poussées par une crise énergétique en cours, les municipalités, villes et régions à travers l’Europe mettent en œuvre une vaste gamme d’actions pour réduire la consommation d’énergie. Bien qu’il n’existe pas d’approche unique à l’échelle européenne, il y a un besoin commun d’agir. Ce n’est qu’en agissant simultanément sur le terrain, dans nos rues et communautés, que nous pourrons trouver une issue à cette crise émergente. are deploying a wide range of actions to reduce energy consumption. While there is no one-size-fits-all approach across Europe, there is a common need to act. Only by acting simultaneously on the ground, in our streets and communities can we find a way out of this emerging crisis.

Normandie – polaires gratuites

Normandie - News 2022

Une petite ville en Normandie offre des vestes polaires aux écoliers alors que le chauffage baisse à 19 ºC


Alors que les gouvernements locaux en France intensifient leurs efforts pour lutter contre la crise énergétique face à la flambée des prix, certaines municipalités ont adopté des mesures de restriction énergétique.

À Périers, une petite ville de plus de 2 000 habitants dans le département de la Manche, le maire Gabriel Daube a décidé de réduire les coûts en abaissant le chauffage à 19 degrés dans tous les bâtiments municipaux, y compris l’école. Pour compenser, chaque élève, soit 350 enfants, recevra une veste polaire.

Avec un budget total de 6 000 €, cette initiative doit être considérée comme un investissement, explique Gabriel Daube. En effet, Périers prévoit de réduire sa facture énergétique de 20 000 € cet hiver. De plus, ces vestes seront produites en France, contribuant ainsi à l’économie locale et à l’industrie de production, tout en réduisant les coûts énergétiques de la ville.

Cette initiative s’ajoute à une série d’autres mesures à long terme visant à diminuer l’empreinte environnementale et la facture énergétique de la ville, notamment dans le domaine de l’éclairage public et de l’isolation thermique.

Mobilité urbaine

Mobility - News Section

Le CCRE participera au groupe d’experts de la Commission européenne sur la mobilité urbaine


Bonne nouvelle ! Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) fait désormais officiellement partie du groupe d’experts de la Commission européenne sur la mobilité urbaine !

Le CCRE sera représenté par Caspar Sluiter, président de son groupe d’experts sur la mobilité et membre de l’Association des municipalités néerlandaises (VNG).

Ce nouveau groupe aura plusieurs missions importantes, notamment :

  • Encourager le partage d’informations sur les initiatives, projets et partenariats en matière de mobilité urbaine durable.
  • Assister la Commission européenne dans la mise en œuvre du nouveau cadre européen pour la mobilité urbaine,
  • Faciliter les échanges de bonnes pratiques dans le domaine de la mobilité urbaine durable,