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Protéger l’eau propre

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Les gouvernements locaux et régionaux appellent la Commission européenne à préserver le dispositif de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) dans la Directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires


Alors que le Parlement européen se réunit à Strasbourg pour un vote décisif sur la Stratégie européenne de résilience de l’eau, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CEMR), avec 11 autres organisations européennes représentant les gouvernements locaux et régionaux, les services publics, des ONG environnementales, des syndicats et des professionnels de l’eau, a envoyé une lettre conjointe à la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Les signataires exhortent la Commission à défendre fermement le dispositif de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) introduit par la Directive révisée sur le traitement des eaux urbaines résiduaires (DTEUR), entrée en vigueur le 1er janvier 2025.

La Directive actualisée fixe des objectifs ambitieux pour éliminer les micropolluants des eaux usées, atteindre la neutralité énergétique, améliorer la transparence et l’accès à l’assainissement, ainsi que promouvoir la réutilisation de l’eau et l’économie circulaire. Une pierre angulaire de ce paquet législatif est le dispositif REP, qui exige des producteurs de produits pharmaceutiques et cosmétiques — responsables de 92 % des micropolluants selon l’évaluation d’impact de la Commission européenne — qu’ils prennent en charge au moins 80 % des coûts du procédé avancé de « traitement quaternaire ».

Les gouvernements locaux et régionaux, aux côtés des opérateurs de traitement des eaux usées, travaillent déjà à la mise en œuvre de ces nouvelles mesures. Cependant, des inquiétudes ont émergé concernant des tentatives potentielles de révision ou d’affaiblissement du dispositif REP via de futurs paquets de simplification ou autres instruments non prévus par la Directive elle-même.

« Le dispositif REP reflète un compromis équilibré et juste qui garantit que les pollueurs contribuent aux coûts de dépollution, plutôt que de faire peser ce fardeau sur les usagers de l’eau et les budgets publics », a déclaré Fabrizio Rossi, Secrétaire Général du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CEMR). « Cette disposition est un puissant moteur d’éco-innovation et de développement de produits plus durables. Elle ne doit pas forcément augmenter les coûts pour les consommateurs — en prévenant la pollution à la source, les entreprises peuvent réduire les dépenses de traitement et alléger le poids financier sur le public. »

Les signataires soulignent que le dispositif REP :

  • Est conforme au principe du pollueur-payeur inscrit dans le Traité de l’UE (article 191(2) TFUE)
  • Protège l’accès abordable à l’eau pour les ménages, conformément à l’ODD 6
  • Encourage l’éco-innovation et la conception durable des produits
  • Contribue à améliorer la qualité de l’eau traitée et soutient les solutions circulaires pour l’eau

L’impact économique sur l’industrie est attendu comme limité. Selon l’analyse de la Commission, le prix des produits concernés augmenterait au maximum de 0,59 %, ou les entreprises pourraient absorber ce coût en réduisant leurs marges bénéficiaires jusqu’à 0,7 %.

La lettre se conclut par un appel ferme à la Commission européenne pour qu’elle maintienne son engagement envers la Directive telle qu’adoptée et résiste à toute pression visant à modifier la portée ou l’ambition du dispositif REP. Cela est vital pour protéger les ressources en eau de l’Europe, la santé publique et la résilience à long terme des services locaux.

Signataires de la lettre conjointe :

  • Aqua Publica Europea (Bernard Van Nuffel, Président)
  • Conseil des Communes et Régions d’Europe – CEMR (Gunn Marit Helgesen, Présidente)
  • EurEau (Oliver Loebel, Secrétaire Général)
  • Eurocities (André Sobczak, Secrétaire Général)
  • European Anglers Alliance – EAA (Mark Owen, Président)
  • European Environmental Bureau – EEB (Patrick ten Brink, Secrétaire Général)
  • European Federation of Public Service Unions – EPSU (Jan Willem Goudriaan, Secrétaire Général)
  • European Water Association – EWA (Arthur Guischet, Secrétaire Général)
  • Health Care Without Harm – HCWH Europe (Erik Ruiz, Responsable de programme)
  • SGI Europe (Valeria Ronzitti, Secrétaire Générale)
  • Surfrider Foundation Europe (Eric Morbo, Directeur Général)
  • Water Europe (Durk Krol, Directeur Exécutif)

Vous pouvez lire la lettre complète ici

Pour plus d’informations, contactez :

Stratégie européenne pour la résilience de l’eau

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Les priorités du CCRE concernant la Stratégie pour la résilience de l’eau de la Commission européenne


La Commission européenne vient de publier sa Stratégie pour la résilience de l’eau, une étape essentielle et attendue pour protéger l’un de nos biens communs les plus précieux.

Au CCRE, nous saluons l’alignement de cette stratégie sur plusieurs de nos priorités de longue date :
✅ La reconnaissance de l’eau comme un bien public
✅ La prise en compte du rôle de la gouvernance à plusieurs niveaux, de la coopération transfrontalière et de l’implication des parties prenantes
✅ L’accent mis sur les solutions fondées sur la nature, notamment à travers le nouveau mécanisme « Sponge Facility »
✅ L’amélioration des outils d’accès aux données, de gestion de la sécheresse et de sensibilisation du public

Nous saluons également le renforcement du principe du pollueur-payeur, notamment en ce qui concerne les polluants persistants comme les PFAS. Cependant, nous sommes particulièrement préoccupés par la disposition relative à une étude actualisée sur les coûts et impacts potentiels du principe de responsabilité élargie des producteurs (REP) dans le cadre de la directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires.

Comme nous l’avons exprimé dans notre récent courrier conjoint à la présidente von der Leyen, cette décision risque de retarder le déploiement des technologies de traitement quaternaire, essentielles pour éliminer les micropolluants, et pourrait compromettre la mise en œuvre en temps voulu de la refonte de la directive.

Nous sommes convaincus que les gouvernements locaux et régionaux sont les mieux placés pour relever les défis liés à l’eau — mais pour cela, ils doivent disposer des outils, de la souplesse et des financements nécessaires.

La stratégie gagnerait à inclure :
🔹 Un engagement clair et ferme en faveur d’un financement dédié à la gestion de l’eau dans le prochain cadre financier pluriannuel (CFP)
🔹 Un meilleur accès aux fonds d’urgence de l’UE pour les communes et régions touchées par des événements extrêmes
🔹 Des garanties juridiques renforcées et un soutien technique accru pour les services publics de l’eau
🔹 Un soutien concret à la coopération entre zones urbaines et rurales pour une gestion intégrée de l’eau

Lire notre position complète

Ces enjeux seront au cœur du Sommet des dirigeants du CCRE à Oslo, les 23 et 24 juin, sur le thème :
« Des solutions locales pour une gestion équitable et durable des ressources ».

Assurons-nous que la résilience de l’eau en Europe commence là où elle est cruciale : dans nos villes et nos régions.

Renouvelables avec les communautés

Energy - News Section

Un consensus européen fixe des principes directeurs pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables et des réseaux tout en garantissant équité, transparence, protection de la biodiversité et bénéfices locaux


L’Europe est à un tournant. Pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, l’Union européenne doit développer massivement les énergies renouvelables et les réseaux électriques. Ce défi est aussi une opportunité : les renouvelables sont moins chères que les énergies fossiles, peuvent réduire les risques pour la biodiversité et apportent des bénéfices économiques locaux. Pourtant, les progrès restent trop lents, freinés par des procédures d’autorisation longues, un dialogue insuffisant avec les communautés et un manque de valeur perçue pour les citoyens.

Pour surmonter ces obstacles, les parties prenantes européennes se sont rassemblées autour d’un ensemble de principes de base pour un déploiement rapide et équitable des renouvelables et des réseaux. Ces principes soulignent que les projets doivent être construits avec les communautés, et non imposés. L’engagement précoce des maires et des citoyens, une communication transparente et des mécanismes de retour d’information sont essentiels pour bâtir la confiance.

Tout aussi important est de garantir que les communautés locales partagent la valeur des nouveaux projets. Cela implique la création d’emplois, la mise en place de mécanismes de partage des bénéfices (fonds, copropriété, etc.), et l’assurance que les revenus soient utilisés de manière transparente pour améliorer les services locaux, qu’il s’agisse de transports ou de logement. Les principes s’engagent également à un déploiement positif pour la nature, en appliquant des stratégies visant à éviter ou minimiser les dommages et, lorsque possible, à renforcer la biodiversité.

Enfin, le consensus met en avant la nécessité de renforcer les initiatives citoyennes et communautaires, en donnant aux citoyens et aux municipalités un accès équitable au marché de l’énergie et au réseau. En créant de l’espace pour une propriété locale, l’Europe peut garantir que la transition énergétique soit non seulement rapide, mais aussi juste.

Ensemble, ces principes forment un consensus européen : une feuille de route partagée pour accélérer la transition tout en protégeant les écosystèmes et en assurant aux citoyens des bénéfices concrets et tangibles.

Lire le document de position ici

Pour plus d’informations, contactez :

La mise en œuvre du Pacte vert

Energy Transition - News

Le Pacte vert à la croisée des chemins : enseignements des 100 premiers jours


En 2019, la Commission européenne annonçait un « moment historique » avec le lancement de l’initiative phare de la nouvelle présidente Von der Leyen : le Pacte vert. Cinq ans plus tard, après des ajustements et des revers, la trajectoire reste-t-elle inchangée ? Sous la pression croissante du déclin de la compétitivité industrielle européenne, des enjeux de sécurité énergétique et des défis géopolitiques sans précédent, le Pacte vert se trouve à un tournant critique. Officiellement, la transition reste une priorité pour la nouvelle Commission, mais sa mise en œuvre est marquée par des ajustements stratégiques et des compromis qui tendent à redéfinir son ambition initiale.

Pour les collectivités locales et régionales, les enjeux sont majeurs. Depuis le lancement du Pacte vert, elles sont en première ligne de la transition écologique, avec l’adoption d’une longue série de législations européennes encadrant la mise en place coûteuse de plans de mobilité durable, le déploiement des énergies renouvelables et la modernisation des infrastructures pour atteindre les objectifs climatiques. Pourtant, la tendance croissante à la nationalisation des politiques et des financements européens menace de les marginaliser et de concentrer les investissements dans des territoires déjà bien positionnés, alors même que l’action sur le terrain doit être renforcée.


Un modèle de gouvernance de plus en plus centralisé pour la transition écologique

Depuis l’entrée en fonction de la présidente Von der Leyen, l’UE a adopté une approche de plus en plus centralisée pour la mise en œuvre de ses politiques, faisant des gouvernements nationaux les principaux interlocuteurs. Les Plans nationaux énergie-climat, les Plans sociaux pour le climat, la Facilité pour la reprise et la résilience, ainsi que les Plans nationaux de restauration de la nature ont renforcé ce modèle. Officiellement justifié par des impératifs d’efficacité et de simplification, ce choix a en réalité creusé un fossé en matière de gouvernance : alors que les collectivités locales sont responsables de plus de 70 % des mesures d’atténuation du changement climatique, elles sont souvent exclues de l’élaboration des stratégies nationales qui les concernent directement.

Aujourd’hui, les collectivités locales sont largement écartées des processus de décision. Selon le rapport du CCRE « Perspectives locales de la transition verte pour un Pacte vert inclusif et compétitif », plus des deux tiers des collectivités interrogées déclarent ne pas avoir eu l’opportunité de participer aux consultations sur la transposition de la législation verte, et seulement 4 % des régions et municipalités estiment avoir été réellement prises en compte.

La prochaine révision du budget de l’UE (CFP) pourrait aggraver cette tendance. L’idée de regrouper tous les financements climatiques et de transition verte dans un seul plan national gagne du terrain. Sur le papier, cela semble plus simple. Mais cela risque d’affaiblir davantage le rôle des collectivités locales, en les réduisant à de simples exécutants de stratégies descendantes, plutôt que de les considérer comme des acteurs essentiels de la transition. (En savoir plus dans le document de position du CCRE sur le CFP ici.)

L’OCDE souligne l’importance d’une approche territoriale de l’action climatique, recommandant que les gouvernements nationaux facilitent l’élaboration d’objectifs climatiques infranationaux adaptés aux réalités locales et garantissent un financement adéquat pour leur mise en œuvre. Sans implication directe dans l’élaboration des stratégies nationales, les collectivités locales et régionales se retrouvent avec des ressources limitées et peu d’influence, malgré leur rôle clé dans la construction de stratégies d’investissement à long terme sur le terrain.


Une transition verte qui ne peut être déconnectée des territoires

Le rapport Draghi a souligné l’urgence pour l’Europe d’accélérer sa transition vers une économie neutre en carbone et de déployer des investissements massifs dans les technologies vertes pour renforcer la compétitivité européenne. Décarbonation de l’industrie, déploiement des énergies renouvelables, développement des infrastructures de transport durable : le succès de ces priorités politiques dépend fortement d’une approche territoriale. Où seront situées les nouvelles vallées de l’hydrogène ? Comment les zones rurales s’adapteront-elles aux nouveaux usages des sols et à la production d’énergie ? Quel rôle les villes moyennes joueront-elles dans la politique industrielle verte ? Comment renforcer les pôles de compétitivité pour structurer ces dynamiques locales et créer des synergies entre entreprises, centres de recherche et collectivités locales ? Autant de questions qui ne peuvent être résolues uniquement au niveau national. (Lire aussi notre réaction à la Boussole de la compétitivité.)

Ignorer cette dimension comporte des risques majeurs. Sans approche territorialisée, la mise en œuvre du Pacte vert pourrait conduire à une concentration des investissements et des emplois verts dans quelques régions déjà compétitives, laissant les autres en difficulté pour attirer des financements. La politique de cohésion, qui a historiquement été le principal outil de l’UE pour assurer un développement équilibré, devrait être au cœur de la mise en œuvre de la politique industrielle verte de la nouvelle Commission européenne.


Intégrer la gouvernance multiniveaux dans la transition verte

Alors que l’UE entre dans une nouvelle phase de son action climatique, elle doit résoudre une contradiction fondamentale : le Pacte vert ne pourra réussir que s’il est mis en œuvre localement, mais son modèle de gouvernance devient de plus en plus centralisé. Si la Commission européenne souhaite véritablement atteindre la neutralité climatique tout en préservant la cohésion sociale et territoriale, elle doit développer un cadre de gouvernance robuste et inclusif.

Dans cette optique, trois priorités doivent guider l’approche de l’UE :

1️⃣ Accorder aux collectivités locales et régionales un rôle formel dans l’élaboration des plans nationaux de mise en œuvre de la législation européenne. Ces plans ne doivent pas être de simples exercices technocratiques mais de véritables processus de co-construction.

2️⃣ Préserver et renforcer l’accès des collectivités locales et régionales aux financements européens. Les idées émergentes de la Commission pour le prochain budget — notamment un recentrage sur un plan national unique et un éventuel fonds européen unique pour la compétitivité — risquent d’écarter les acteurs locaux et de concentrer les ressources dans les régions déjà compétitives, privant les autres des moyens financiers nécessaires pour réussir leur transition. Garantir un accès direct aux financements pour les collectivités locales est essentiel pour éviter des disparités croissantes en matière d’investissements.

3️⃣ Reconnaître les collectivités locales et régionales comme des investisseurs majeurs. Elles représentent plus de la moitié des investissements publics dans les infrastructures liées au climat. Leur capacité d’investissement doit être renforcée, et non entravée.

Faire avancer le Pacte vert de manière collaborative et adaptée aux territoires permettra non seulement d’améliorer la compétitivité de l’UE, mais aussi de la positionner en leader dans la transition mondiale vers une économie plus durable. Face à un contexte géopolitique, économique et écologique en mutation rapide, un modèle de gouvernance plus inclusif, reconnaissant un rôle formel aux collectivités locales et régionales, est plus crucial que jamais.

Pour plus d’informations, contactez l’auteur de l’article:

Agenda Verte de l’UE 2025

Green City - News Section

Pourquoi c’est important pour les gouvernements locaux et régionaux (GLR) et ce qu’il faut surveiller prochainement


Des nouveaux objectifs climatiques aux réglementations actualisées sur les déchets, l’Union européenne met en place des politiques qui façonneront l’avenir des villes et des municipalités. Si ces décisions peuvent sembler éloignées du quotidien, elles ont un impact direct sur les gouvernements locaux – influençant les factures d’énergie, les transports publics, la gestion de l’eau et la collecte des déchets.

Les autorités locales et régionales sont en première ligne de la transition écologique. Ce sont elles qui transforment les politiques européennes en projets concrets : rénovation énergétique des bâtiments, modernisation des transports publics et garantie d’un air et d’une eau propres pour les citoyens. Mais face aux nombreuses initiatives européennes en préparation, quels sont les points d’attention pour les gouvernements locaux dans les mois à venir ?

1. Climat et énergie : de nouveaux objectifs aux impacts locaux

La Boussole de la compétitivité de la Commission européenne définit les principales mesures climatiques et énergétiques pour 2025, notamment une révision de la loi climat et un Pacte pour une industrie propre. Ces mesures influenceront les prix de l’énergie, les projets d’énergies renouvelables locales et le financement des infrastructures vertes.

Par ailleurs, l’UE s’attaque à la précarité énergétique avec des plans visant à mieux protéger les ménages vulnérables face à la hausse des coûts. Les gouvernements locaux, souvent en charge des logements sociaux et des programmes d’énergie communautaire, devront se préparer à ces évolutions.

2. Eau et déchets : des règles plus strictes, des responsabilités accrues

La gestion de l’eau devient une priorité pour l’UE, avec la Stratégie pour la résilience de l’eau du Parlement européen qui encourage une action renforcée contre la pollution, pour l’efficacité et l’adaptation au climat. Cela signifie que les villes devront investir dans de meilleures infrastructures pour sécuriser l’approvisionnement en eau et prévenir les inondations.

En parallèle, la révision de la Directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires introduit des normes de qualité de l’eau plus strictes et renforce l’application du principe du pollueur-payeur, garantissant que les industries – et non les contribuables – assument les coûts du traitement des eaux usées.

Concernant les déchets, les nouvelles règles européennes sur les emballages en vigueur ce mois-ci obligeront les villes à adapter leurs programmes de collecte pour respecter des normes plus élevées. De plus, les nouvelles règles de responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les textiles imposeront aux entreprises de mieux gérer les déchets qu’elles produisent, allégeant ainsi une partie du fardeau des services de gestion des déchets municipaux.

3. Mobilité : des changements pour les transports publics et l’aménagement urbain

Le Plan d’investissement pour des transports durables et le Plan pour le rail à grande vitesse de l’UE influenceront les stratégies de mobilité urbaine. Pendant ce temps, le CCRE veille à ce que les gouvernements locaux aient une voix au sein du Groupe d’experts de l’UE sur la mobilité urbaine, notamment sur des sujets comme l’accès des entreprises aux centres-villes et le développement des infrastructures cyclables.

4. Financements verts : comment les villes peuvent accéder à plus de fonds européens

L’un des plus grands défis pour les gouvernements locaux dans la transition écologique est le financement. Le nouveau Groupe de projet de la Commission européenne sur le logement abordable se concentrera sur la mobilisation de fonds pour les rénovations énergétiques, notamment via le Fonds social pour le climat.

Et ensuite ? Restez informés et engagez-vous

Avec l’évolution constante des politiques européennes, les gouvernements locaux doivent anticiper ces changements. Les prochains mois seront déterminants pour la mise en œuvre de ces mesures et leur impact sur les villes et régions européennes.

Vous voulez en savoir plus sur l’action du CCRE pour défendre les intérêts des gouvernements locaux et régionaux dans la transition verte ?

Contactez Axelle Griffon (axelle.griffon@ccre-cemr.org) et Edoardo Bodo (edoardo.bodo@ccre-cemr.org).

Résilience de l’eau européenne 

Recommandations pour la stratégie européenne de résilience de l’eau 


Alors que l’Europe est confrontée à des défis hydriques croissants – des sécheresses extrêmes aux inondations dévastatrices – le CCRE appelle à l’action. Dans ses recommandations pour la future Stratégie Européenne de Résilience de l’Eau, le CCRE souligne le rôle clé des gouvernements locaux dans la protection de l’eau en tant que bien public, l’adaptation aux besoins régionaux et le renforcement de la coopération entre tous les niveaux de gouvernance.

L’accès à l’eau est un droit fondamental, mais le changement climatique et l’urbanisation accentuent les pressions sur cette ressource essentielle. La sécheresse de 2022, l’une des pires en 500 ans, a asséché des fleuves comme le Rhin et le Pô, perturbant les écosystèmes, l’agriculture et le transport. Par ailleurs, les inondations de plus en plus fréquentes en Europe du Nord soulignent l’urgence d’une meilleure gestion de l’eau. Le CCRE prend position en formulant des recommandations pour la future Stratégie Européenne de Résilience de l’Eau.

Un pont au-dessus du fleuve Pô complètement asséché en raison de la sécheresse qui affecte le Piémont depuis plus d’un an. Revello, Italie – Avril 2023 – MikeDotta/Shutterstock

La Commission européenne a annoncé son intention de développer une Stratégie de Résilience de l’Eau dans le cadre des orientations 2024-2029. Cette initiative vise à cartographier les risques, identifier les besoins en matière de préparation et s’aligner sur la révision en cours des directives européennes sur l’eau. Ces discussions soulignent l’urgence d’assurer une gestion durable de l’eau dans les zones urbaines et rurales, en répondant aux risques climatiques immédiats et aux besoins d’infrastructures à long terme.

L’eau n’est pas seulement une ressource – c’est un bien public. C’est pourquoi le CCRE et ses associations membres insistent sur la nécessité de cadres juridiques solides pour éviter qu’elle ne soit traitée comme un simple produit commercial et garantir un accès universel. Ils plaident pour une gestion publique de l’eau, garantissant transparence et bien-être des communautés.

Mais une approche unique ne suffira pas. En Europe, les défis varient entre sécheresses au sud et inondations au nord. Le CCRE défend donc des solutions adaptées aux réalités locales, intégrant des stratégies basées sur la nature, comme la restauration des zones humides et l’innovation en aménagement urbain.

Assurer la résilience de l’eau nécessite également des investissements financiers. Le CCRE appelle l’UE à augmenter les financements pour moderniser les infrastructures vieillissantes, soutenir l’adaptation au climat et encourager l’innovation technologique, tout en facilitant l’accès aux fonds d’urgence pour les régions touchées par les crises hydriques.

Enfin, les collectivités locales et régionales doivent être pleinement impliquées. En tant qu’échelon de gouvernance le plus proche des citoyens, elles sont les mieux placées pour concevoir et mettre en œuvre des stratégies adaptées aux réalités locales. Des villes comme Paris et Berlin ont prouvé l’efficacité de la remunicipalisation des services d’eau pour améliorer la qualité et l’accessibilité, tandis que des régions aux Pays-Bas innovent en matière de prévention des inondations grâce à une planification urbaine intégrée.

Donner aux collectivités les ressources financières, les pouvoirs de décision et le soutien nécessaires sera essentiel pour construire une Europe où les systèmes hydriques sont résilients, adaptatifs et durables. Le CCRE appelle à un cadre de gouvernance qui renforce le rôle des autorités locales, leur permette d’agir de manière proactive et encourage la coopération avec la société civile et le secteur privé.

Prêt à aller plus loin ? Consultez le document de politique du CCRE pour des analyses détaillées et des recommandations concrètes.

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Projet Green Lungs 

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Des Poumons Verts pour un Avenir Plus Vert


Le projet « Green Lungs for our Cities » illustre le pouvoir de l’action locale. Grâce à sa mise en œuvre, Tirana et ses partenaires ont développé une plateforme alternative pour surveiller la qualité de l’air, la pollution sonore et les écosystèmes de verdure urbaine. Cette initiative a non seulement influencé la gouvernance locale, mais elle s’est également alignée sur le processus d’adhésion à l’UE, soulignant l’importance de la coopération transfrontalière.

Cette bonne pratique met en avant la valeur de la prise de décision fondée sur des données probantes, contribuant à créer un environnement urbain qualitatif pour tous. Le succès du projet souligne le rôle crucial des gouvernements locaux dans la mise en œuvre des politiques environnementales, même en dehors du cadre de l’Union européenne.

Des municipalités comme Tirana démontrent comment l’innovation locale peut relever des défis mondiaux. Avec pour objectifs ultimes un air pur, des espaces verts dynamiques et des communautés en meilleure santé, le projet nous rappelle qu’une action audacieuse et inclusive peut engendrer des changements significatifs.

Tracer la voie à suivre

Alors que nous avons célébré hier la Journée internationale de l’énergie propre, le projet « Green Lungs » rappelle que la transition vers un avenir vert commence au niveau local. Qu’il s’agisse d’énergies renouvelables ou d’amélioration de la qualité de l’air, les villes et régions montrent que collaboration, résilience et pensée innovante peuvent façonner un avenir durable.

Le message est clair : investir dans l’énergie propre et les politiques vertes locales n’est pas seulement une nécessité, mais une opportunité de créer des communautés plus saines et dynamiques, rapprochant l’objectif de neutralité climatique d’ici 2050.

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Gand, ville verte et urbaine

Ghent Green City - 2024

Gand, ville verte et urbaine : une bonne pratique en matière de résilience climatique 


Alors que les villes du monde entier sont aux prises avec les défis croissants du changement climatique, Gand, en Belgique, se distingue comme un brillant exemple d’innovation et de détermination. Grâce à son initiative transformatrice « Gand, ville verte et urbaine », la ville démontre comment les zones urbaines peuvent s’adapter aux risques climatiques croissants tout en améliorant la qualité de vie et la biodiversité.

Transformer les trottoirs en opportunités

L’une des pierres angulaires de la stratégie de Gand est son plan ambitieux visant à remplacer 15 % des trottoirs de la ville par des espaces verts. Cette initiative audacieuse répond à des défis climatiques urgents tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations récurrentes. En supprimant les surfaces dures des places publiques, des parcs, des jardins et des rues, la ville permet à l’eau de pluie de s’infiltrer naturellement dans le sol. Cet effet éponge atténue l’impact des fortes pluies, contribuant ainsi à protéger la ville des crues soudaines.

Cours d’eau et jardins de façade

L’engagement de Gand en faveur d’un environnement urbain plus vert et plus résilient au changement climatique va au-delà du dépavillage. La ville a rouvert ses cours d’eau, permettant à nouveau aux cours d’eau naturels de s’écouler librement. Cela améliore non seulement la gestion de l’eau, mais renforce également la valeur esthétique et écologique de la ville.

De plus, la promotion des jardins de façade encourage les habitants à transformer les murs et les petits espaces en poches de verdure dynamiques. Cette approche axée sur la communauté favorise l’engagement et souligne le rôle essentiel que jouent les citoyens dans la création d’une ville durable.

S’adapter aux risques climatiques

Les initiatives menées dans le cadre de « Urban Green Ghent » visent à faire face aux risques croissants du changement climatique. Les vagues de chaleur sont atténuées par l’effet rafraîchissant de la végétation accrue, tandis que les espaces verts améliorent la qualité de l’air et offrent des zones ombragées, rendant la ville plus confortable pour les résidents et les visiteurs. En période de fortes pluies, les infrastructures vertes aident à absorber l’excès d’eau, réduisant ainsi la pression sur les systèmes de drainage urbains.

Améliorer la qualité de vie et la biodiversité

Au-delà de ses avantages climatiques, la transition écologique de Gand transforme la ville en un lieu de vie plus agréable et plus sain. Les efforts de verdissement créent des espaces extérieurs attrayants, améliorent la biodiversité et favorisent un lien plus fort entre les résidents et leur environnement naturel.

Un modèle pour d’autres municipalités

L’approche globale de Gand en matière de verdissement urbain offre de précieuses leçons aux villes du monde entier. Son succès démontre la capacité des collectivités locales à jouer un rôle de premier plan en matière d’adaptation et de résilience au changement climatique. En investissant dans des infrastructures durables et en engageant la communauté, Gand trace la voie vers un avenir où les zones urbaines sont mieux équipées pour faire face aux réalités du changement climatique.

  • Découvrez ici plus d’informations sur les initiatives écologiques de Gand et leur impact.

Rencontre avec les Leaders Locaux

Meet Local Leaders - News

Événement « MEPs Meet Local Leaders » du CCRE : Relier la Gouvernance Locale et Européenne


Le 2 octobre, le CCRE a organisé l’événement de mise en réseau « MEPs Meet Local Leaders », qui a rassemblé plus de 80 participants, dont 15 nouveaux membres élus du Parlement européen (MEPs) ainsi que des élus locaux de toute l’Europe.

Cette rencontre a servi de plateforme cruciale pour discuter des besoins et des opportunités actuels, tant dans les zones urbaines que rurales. Les participants ont exploré les conclusions de l’étude récente du CCRE sur l’avenir de la transition verte, en soulignant la nécessité de faire entendre les voix locales dans la définition des politiques européennes.

L’urgence de l’heure était palpable, alors que les discussions se concentraient sur la manière dont les gouvernements locaux—souvent les véritables experts de leurs territoires—peuvent utiliser efficacement les ressources de l’UE au bénéfice des citoyens. Le rôle des leaders locaux est irremplaçable dans ce contexte, et l’événement a souligné avec force leur position unique pour favoriser un changement significatif.

La présidente du CCRE, Gunn Marit Helgesen, a souligné l’importance de la collaboration en déclarant : « Nous faisons face à des défis sans précédent qui mettent en évidence la nécessité de rassembler nos efforts à tous les niveaux de gouvernance—local, régional, national et européen—pour que le bien-être des citoyens européens demeure au cœur de notre mission collective. »

Jean-Paul Judson a modéré les débats avec expertise, guidant des discussions qui ont éclairé les perspectives et attentes des élus locaux et régionaux concernant le travail du Parlement européen. L’événement a mis en avant la nécessité d’une unité entre tous les niveaux de gouvernance alors que nous nous efforçons collectivement de placer le bien-être des citoyens au cœur du projet européen.

Depuis sa création en 1951, le CCRE est à l’avant-garde de la promotion de la collaboration entre les leaders locaux et régionaux, défendant une Europe unie, pacifique, durable et démocratique. Face à des défis de plus en plus complexes, le dialogue suscité lors de cet événement est essentiel pour façonner l’avenir de la gouvernance européenne.

Un immense merci à tous les participants pour avoir fait de cette soirée un succès. Ensemble, nous pouvons rapprocher les ressources de l’UE des citoyens, ouvrant la voie à une économie véritablement au service des générations futures d’Européens. Cette soirée mémorable a mis en lumière la puissance du partenariat et du dialogue, réaffirmant notre engagement à construire un avenir meilleur pour tous.

Explorez la galerie de l’événement ici.

Accord local inclusif pour une transition verte

Renewable Energy - News Section

Le CCRE lance un rapport révolutionnaire sur la transition verte locale


Le CCRE est ravi d’annoncer le lancement de son nouveau rapport, « Transition Verte Locale : Perspectives pour un Accord Inclusif et Compétitif ». Cette étude examine comment les gouvernements locaux et régionaux (GLR) s’adaptent et mettent en œuvre le Pacte Vert pour l’Europe, avec pour objectif la neutralité climatique d’ici 2050. Elle offre une évaluation complète des opportunités et des défis auxquels les GLR sont confrontés dans l’exécution des politiques vertes, soulignant leur rôle crucial dans la réalisation des objectifs climatiques de l’Europe. Avec plus de 300 GLR participant à des enquêtes approfondies, l’étude présente des recommandations transversales et spécifiques par secteur pour améliorer la mise en œuvre des stratégies vertes au niveau local.

Points Clés :

  • Haute Sensibilisation : Un impressionnant 92 % des GLR connaissent la législation sur la décarbonisation qui affecte leurs régions.
  • Impact du Changement Climatique et Préparation : De nombreux GLR signalent ressentir fortement les effets du changement climatique, avec seulement un tiers se sentant suffisamment préparés pour mettre en œuvre la législation nécessaire.
  • Résultats Positifs : Plus de la moitié des GLR interrogés ont constaté des avantages des politiques vertes, notamment la création d’emplois et l’amélioration de la qualité de l’air, bien que des défis tels que l’accès au financement et la complexité réglementaire demeurent significatifs.
  • Équité Sociale : Le rapport met l’accent sur la nécessité de politiques équitables et adaptées aux besoins diversifiés des zones urbaines et rurales.

Recommandations aux Décideurs de l’UE : Le CCRE identifie des priorités cruciales pour que les gouvernements européens et nationaux soutiennent les GLR dans leurs efforts de transition verte, notamment :

  • Répondre aux besoins locaux pendant la mise en œuvre du Pacte Vert pour l’Europe (EGD).
  • Favoriser un dialogue collaboratif et des partenariats avec les GLR.
  • Simplifier et augmenter le financement des initiatives locales.
  • Assurer une mise en œuvre équitable entre les régions.
  • Faire de la transition verte une priorité pour la coopération transfrontalière.

La présidente du CCRE, Gunn Marit Helgesen, a souligné l’importance des gouvernements locaux dans la facilitation de changements concrets, déclarant : « Les municipalités et les régions posent les bases d’une Europe plus compétitive en mettant en œuvre des projets d’énergie renouvelable et en développant des infrastructures durables. »

Ce rapport constitue une ressource essentielle pour les gouvernements locaux et régionaux, visant à les guider dans l’exploitation de la transition verte afin de favoriser la croissance économique tout en faisant face aux défis urgents du changement climatique.

Lire l’étude ici

Pour plus d’information, contactez :