Skip to main content

Smart City Expo

Smart City Expo - News 2023

Le CCRE participe à un débat animé sur la transition verte de l’Europe lors du Smart City Expo de Barcelone


Le Secrétaire général du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) interviendra dans un panel de haut niveau lors du Smart City Expo de Barcelone. Intitulée « Une gouvernance en partenariat pour une transition verte inclusive », cette session mettra en lumière le rôle crucial des gouvernements locaux et régionaux dans la réalisation des objectifs européens de transition écologique.

Les autorités locales et régionales sont en première ligne de la transformation verte de l’Europe, jouant un rôle indispensable dans l’atteinte de l’autonomie énergétique à partir de sources durables au sein de l’UE, tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles. Cette vision ambitieuse est au cœur du message porté par le CCRE, qui œuvre à bâtir un avenir inclusif, durable et écologique, sans laisser aucun territoire ni aucune personne de côté.

Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE, abordera les défis européens à surmonter pour obtenir un large soutien à cette transition verte — notamment les craintes liées aux impacts sociaux négatifs. Il mettra également en avant les bénéfices d’une coopération de région à région et l’importance de dépasser le clivage urbain-rural traditionnel, pour parvenir à des solutions plus efficaces et partagées.

À l’approche des élections européennes, il est essentiel de traiter les inégalités et les conséquences sociales potentielles de la transition écologique, qui représentent un enjeu majeur pour l’avenir de la démocratie européenne et de la justice sociale.

Le CCRE est récemment devenu partenaire officiel du Smart City Expo Barcelona, le plus grand salon mondial de l’innovation urbaine, qui guide les villes vers un avenir plus lumineux depuis 2011. Cet événement rassemble des dirigeant·es du monde entier issus d’entreprises innovantes, de gouvernements et d’organisations pour promouvoir l’innovation urbaine et aider les villes à relever les défis majeurs de notre époque.

Réformes du marché de l’électricité

Electricity Market - News 2023

Réformer le marché européen de l’électricité : priorités et défis


En mars, la Commission européenne a proposé une réforme du marché de l’électricité de l’UE. Cette réforme revêt une grande importance pour les gouvernements locaux et régionaux, qui jouent un rôle central en tant que fournisseurs, distributeurs et consommateurs d’électricité. Bien que le marché intérieur de l’électricité ait entraîné des effets positifs et une baisse des prix, des ajustements sont nécessaires pour répondre aux enjeux de décarbonation du secteur et aux pénuries de gaz causées par l’instrumentalisation de l’énergie par la Russie dans le contexte de la guerre en Ukraine.

L’hiver dernier a démontré que la sécurité de l’approvisionnement et la baisse des prix de l’électricité sont devenues des priorités majeures pour les années à venir. L’UE et ses États membres doivent augmenter la production d’électricité, développer leur capacité de stockage d’énergie, et prendre des mesures fortes pour décarboner le secteur afin d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Autrement dit, le marché européen de l’électricité est à un tournant : pour aller de l’avant, l’UE doit agir avec détermination et coopérer étroitement avec les collectivités locales et régionales.

Faciliter le rôle des collectivités locales et régionales dans les investissements en énergies renouvelables

Les collectivités locales et régionales ont un rôle crucial dans la transformation du secteur de l’électricité. Elles doivent :

  • Identifier les sites adaptés à la production, distribution et transmission ;
  • Accélérer la délivrance des permis ;
  • Gérer la planification territoriale ;
  • Investir dans les entreprises énergétiques ;
  • Encourager les communautés énergétiques et la participation des consommateurs.

Grâce à leur proximité avec les citoyens, elles sont aussi essentielles pour garantir l’acceptabilité sociale du déploiement des énergies renouvelables. Elles doivent donc être considérées comme partenaires clés de la réforme du marché européen de l’électricité.

Réduire la dépendance des prix de l’électricité aux coûts des énergies fossiles à court terme

Il est essentiel de proposer des contrats à long terme, y compris pour les particuliers et les petits consommateurs. Cela permet de les protéger des prix élevés et imprévisibles, au moins jusqu’à ce que les énergies renouvelables puissent fournir une électricité à moindre coût.

Maintenir certaines mesures d’urgence dans le futur modèle de marché

Lors de pics de prix extrêmes, certaines mesures d’urgence doivent être conservées, comme :

  • les plafonds tarifaires,
  • les taxes sur les profits exceptionnels,
  • et les compensations aux consommateurs.

Ces mesures doivent cibler uniquement les sources d’énergie fossiles ou en cours d’abandon, pour encourager les investissements dans les renouvelables, sans pour autant freiner les économies d’énergie ou la flexibilité.

Favoriser la responsabilisation et la protection des consommateurs

Il faut renforcer la protection des consommateurs, notamment les plus vulnérables, dans le cadre du développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place :

  • des dispositifs de soutien,
  • des prêts adaptés,
  • et une assistance technique.

Les fournisseurs d’énergie locaux ou régionaux, qui agissent comme « fournisseurs de dernier recours », doivent recevoir des compensations financières adéquates via des fonds nationaux ou européens pour aider les foyers et entreprises vulnérables.

Promouvoir une gouvernance multiniveau efficace et des soutiens financiers

La réussite de la réforme passe par une coopération entre tous les niveaux de gouvernance, dans le respect des principes de subsidiarité et de gouvernance à plusieurs niveaux. Des plateformes telles que le Pacte des maires permettent la coopération, l’échange de connaissances et le partage de bonnes pratiques à tous les échelons.

Enfin, pour garantir une mise en œuvre réussie des réformes au niveau local et régional, il est impératif de prévoir :

  • des ressources financières suffisantes,
  • des mesures d’accompagnement ciblées,
  • tout en évitant les réglementations excessives et la surcharge administrative.

En conclusion, la proposition de réforme de la Commission européenne représente une opportunité majeure pour relever les défis du marché de l’électricité. Pour réussir la transition vers la neutralité climatique et garantir un approvisionnement énergétique sûr, il est essentiel de :

  • renforcer la production et le stockage,
  • promouvoir les énergies renouvelables,
  • et associer pleinement les gouvernements locaux et régionaux.

La collaboration, le soutien financier et une gouvernance efficace seront les piliers d’un marché de l’électricité européen durable et résilient.

→ Pour en savoir plus sur les propositions du CCRE, consultez la position complète.

Pour plus d’information, contactez :

Performance énergétique de l’UE

EU Energy Performance - News 2023

Directive sur la performance énergétique des bâtiments : un enjeu majeur pour les gouvernements locaux


Lorsque la Commission européenne a publié sa proposition de refonte de la directive sur la performance énergétique des bâtiments (EPBD), peu anticipaient l’ampleur de ses répercussions sur les citoyens et les collectivités locales.

Maintenant que la directive a été approuvée par le Parlement européen, que peut-on en attendre ? Et quel impact cela aura-t-il sur les gouvernements locaux ? Nous avons examiné ces questions cruciales pour les municipalités, villes et régions.

Le Pacte vert européen progresse

La révision de la directive s’inscrit dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe, qui vise à mettre l’UE sur la voie de la neutralité climatique d’ici 2050.

Dans ce contexte, la Commission von der Leyen a proposé, en 2021, le paquet législatif « Fit for 55 », un ensemble massif de lois sur l’énergie et le climat visant à réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre d’au moins 55 % d’ici 2030.

C’est dans cette dynamique que la Commission a décidé de relever les objectifs de performance énergétique des bâtiments de l’Union. En effet, les bâtiments dans l’UE représentent 40 % de la consommation énergétique et 36 % des émissions de gaz à effet de serre. Or, près de 75 % du parc immobilier est énergétiquement inefficace… Le chantier de rénovation est immense, compte tenu des millions de bâtiments anciens à travers l’Europe.

La transition vers des bâtiments à zéro émission

L’introduction de la notion de bâtiment à zéro émission (ZEB – zero-emission building) dans la directive révisée est un tournant important. Cette définition correspond à la nouvelle classe énergétique A. À partir de 2028, tous les nouveaux bâtiments devront être à zéro émission. Selon le texte adopté, ces bâtiments devront atteindre le plus haut niveau de performance énergétique, grâce à une consommation modérée et à un chauffage alimenté par de l’énergie décarbonée.

Le CCRE (Conseil des Communes et Régions d’Europe) considère qu’il est essentiel de se concentrer sur la performance énergétique des bâtiments, mais souligne aussi la nécessité de reconfigurer l’ensemble du système énergétique pour atteindre un avenir zéro émission.

Des objectifs ambitieux pour les bâtiments publics

Selon le texte adopté, les bâtiments publics devront atteindre au moins la classe énergétique E d’ici 2027 et la classe D d’ici 2030 – des exigences plus strictes que celles proposées initialement par la Commission (F et E). De plus, tous les nouveaux bâtiments occupés, exploités ou détenus par des autorités publiques devront être à zéro émission dès 2026.

C’est un coup dur pour les collectivités locales et régionales, qui devront lancer d’importants travaux de rénovation. Le CCRE juge ces objectifs trop ambitieux et irréalistes, même pour les municipalités et régions les plus avancées.

Des rénovations massives mais difficiles

Bien qu’il soit crucial d’accélérer la rénovation des bâtiments peu performants, le CCRE estime qu’il est peu probable que tous les bâtiments classés “E”, “F” et “G” soient rénovés d’ici 2030.

Chaque État membre devra définir les mesures nécessaires pour atteindre ces objectifs dans un plan national de rénovation. Pour refléter la diversité des parcs immobiliers nationaux, la lettre G correspondra aux 15 % des bâtiments les moins performants dans chaque pays.

Le CCRE remet en question ce système de classement, qui ne tient pas compte de la qualité initiale des bâtiments. Dans les pays nordiques, par exemple, les conditions climatiques font que de nombreux bâtiments ont déjà une bonne efficacité énergétique.

Le risque de rejet par les États membres

Face aux critiques croissantes dans plusieurs capitales européennes, l’avenir des normes minimales de performance énergétique reste incertain. Il n’est pas garanti que celles-ci survivent aux négociations entre les institutions de l’UE.

Approche “quartier” : un potentiel inexploité

L’approche dite “de quartier”, qui consiste à considérer les bâtiments comme des éléments d’un ensemble urbain plutôt que comme des unités isolées, n’est mentionnée que deux fois dans la proposition. Pourtant, elle pourrait générer d’importantes économies d’échelle.

Le CCRE recommande de renforcer cette approche dans la législation, et salue la possibilité offerte aux États membres de permettre aux autorités régionales et locales d’identifier des “quartiers” pour y mener des programmes intégrés de rénovation.

Prochaines étapes

Le Parlement européen a adopté sa position par 343 voix contre 216 (et 78 abstentions). Il entamera désormais les négociations avec le Conseil pour parvenir à un texte final.

Le CCRE continuera à suivre les évolutions, à échanger avec ses membres et à dialoguer avec les institutions européennes afin de garantir une mise en œuvre réaliste sur le terrain. Si des ressources importantes seront nécessaires à court terme, les économies d’énergie et la baisse des factures à moyen et long terme représentent un avantage majeur pour les collectivités et les citoyens.

Académie de formation

Enegy Transition - News

Découvrez les principaux enseignements


Le 21 octobre 2022, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a organisé une formation à destination des élus politiques impliqués dans les politiques d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, avec un accent particulier sur le financement durable.

La session comprenait :

  • une conférence introductive par un expert scientifique ;
  • des présentations d’études de cas ;
  • des exercices interactifs ;
  • ainsi que des temps d’échanges et de discussions.

L’objectif de cette formation était de familiariser les élus locaux et régionaux avec le concept de finance durable, en l’abordant sous ses aspects scientifiques, réglementaires et techniques.

Un résumé de la formation, comprenant les concepts clés, le contenu des interventions et des panels, ainsi que les principaux enseignements, est disponible ici.

Cette édition constitue la septième session de l’Académie de formation organisée par le CCRE/PLATFORMA, une initiative inspirée à l’origine par le programme Agenda urbain pour l’UE.

Finances locales durables en Europe

Sustainable local finances - News 2022

Le CCRE publie une étude de référence sur les finances locales dans les pays européens


Chaque jour, les citoyens comptent sur des services publics locaux et des infrastructures de qualité. Qu’il s’agisse de bus fiables, de logements sociaux isolés, d’écoles performantes ou d’énergie propre, tous ces services dépendent de finances publiques locales saines et durables pour pouvoir être développés et entretenus.

C’est pourquoi le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) lance un rapport en ligne complet et un outil interactif intitulés « Finances locales et transition verte en Europe ». Cette étude inédite fournit des données et analyses sur l’évolution des finances locales et régionales dans 40 pays européens au cours des dix dernières années. Elle offre une vue d’ensemble des évolutions des finances infranationales tout en mettant en lumière la diversité remarquable des situations nationales.

« Ce rapport est une lecture indispensable pour les décideurs politiques, les élus et les universitaires. C’est seulement en comprenant les finances publiques locales et en débloquant davantage d’investissements que nous pourrons construire des sociétés durables et résilientes, au service des citoyens et de la planète », a déclaré le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, qui a ajouté :
« Ce rapport montre clairement qu’un financement adéquat des municipalités, comtés et régions est essentiel pour prendre soin des citoyens et réussir la transition écologique. »

Des chiffres révélateurs et des tendances sur la dernière décennie

L’étude révèle par exemple que, bien que les gouvernements locaux et régionaux ne représentent que 25 % des dépenses publiques, ils financent 54 % de l’investissement public total. Cela confirme leur rôle moteur dans des domaines tels que le logement écoénergétique, les transports publics intelligents et la protection de l’environnement local. La transition climatique et énergétique ne pourra réussir qu’en coopération avec les collectivités locales et régionales.

Autre point notable : dans 36 pays pour lesquels des données comparables sont disponibles, la dette des collectivités locales reste à un niveau gérable. Elle est même faible et stable, représentant en moyenne 4,8 % du PIB. En comparaison, la dette des administrations publiques générales a atteint 67 % du PIB en milieu de décennie (et 81 % en 2020).

En parcourant l’étude en ligne, on découvre également un chapitre dédié à l’impact du plan de relance post-COVID de l’UE de 720 milliards d’euros sur les collectivités locales et régionales. Ce chapitre se penche notamment sur les implications pour la transition verte et la cohésion territoriale.

Les données montrent clairement que la part consacrée à la transition verte est plus élevée dans les pays décentralisés. Des collectivités locales et régionales plus fortes peuvent mieux soutenir les programmes de relance et de résilience.

Un outil interactif et dynamique

Le rapport « Finances locales et transition verte en Europe » est disponible sous forme d’outil en ligne interactif ainsi qu’en version PDF. L’outil propose :

L’étude est actuellement disponible en anglais. Une version française est en cours de développement.

Le rapport a été lancé le 10 novembre 2022 lors d’un séminaire rassemblant des représentants de nombreuses associations membres du CCRE, de l’OCDE, du KDZ et Gábor Péteri, co-auteur de l’étude.

Académie de formation

Meeting - News section

Les dirigeants locaux explorent comment mobiliser des financements durables au niveau local et régional


Plus de quarante dirigeants locaux et régionaux se sont réunis vendredi 21 octobre pour approfondir leurs connaissances sur les financements durables, lors de l’Académie de formation du CCRE.

Des termes comme « finance durable » ou « taxonomie » font désormais partie du jargon courant à Bruxelles et commencent à se diffuser au niveau local et régional. À la suite de l’Accord de Paris de 2015, la Commission européenne a lancé en 2018 un plan d’action ambitieux sur la finance durable pour financer la croissance verte. Au cœur de ce plan figure la taxonomie de l’UE, un outil de classification visant à définir ce que sont des activités économiques « durables ». Par ailleurs, les entreprises publiques et privées – comme les services publics municipaux – devront divulguer des informations environnementales, sociales et de gouvernance (facteurs ESG) et rendre compte de leur alignement avec la taxonomie.

La formation a permis aux responsables territoriaux d’acquérir une connaissance scientifique de base sur la finance durable, d’explorer le cadre réglementaire européen, en mettant l’accent sur la taxonomie de l’UE, et de réfléchir au rôle des collectivités locales dans la mobilisation de financements pour le climat. Les participants ont également partagé des bonnes pratiques, ainsi que des opportunités de financement pour des projets et produits financiers durables.

Outre un panel sur l’architecture réglementaire de la finance durable, les participants ont pu découvrir le hub climatique de l’OCDE sur les finances infranationales, qui offre des données utiles aux collectivités locales ainsi qu’un outil d’auto-évaluation. Enfin, des représentants de la Banque européenne d’investissement (BEI) et de MuniFin, une institution de crédit municipale finlandaise, ont présenté des projets financés grâce à des produits financiers durables – notamment la rénovation énergétique de 622 logements dans la région française de Picardie.

Selon ce hub de l’OCDE, les collectivités locales et régionales représentaient 63 % des dépenses publiques significatives pour le climat en 2019. Toutefois, les représentants locaux ont souligné les capacités techniques et administratives limitées des municipalités. Un cadre réglementaire plus clair et plus compréhensible, ainsi qu’une assistance technique renforcée, sont nécessaires pour concrétiser des projets durables et aligner les investissements publics avec l’Accord de Paris.

Vous êtes intéressé·e par le sujet et vous êtes à Bruxelles ?
Rejoignez-nous le 10 novembre pour notre événement :
« Finances locales en Europe – Libérer les investissements pour des sociétés durables et résilientes ».
Nous y lancerons notre étude sur les finances publiques locales et la transition verte, suivie d’un débat de haut niveau sur le cadre de gouvernance économique de l’UE.
Inscrivez-vous ici !

Réduire la consommation d’énergie

Municipal partnerships - News 2022

Trois recommandations révolutionnaires pour diminuer la consommation énergétique dans les ville


Comment les municipalités peuvent-elles réaliser des économies d’énergie significatives ? L’Union des Villes et Communes de Wallonie (Belgique) propose un ensemble d’actions pour faire face à la crise énergétique.

Les recommandations, disponibles sur la section dédiée à l’énergie du site de l’Union, incluent des mesures pour l’éclairage public, les piscines publiques et l’utilisation des équipements informatiques.

Mesures énergétiques pour l’éclairage public et de Noël

Avec un coût estimé à 79 millions d’euros, la consommation totale de l’éclairage public municipal en Wallonie en 2021 s’élevait à 197 millions de kWh. Les experts de l’UVCW estiment que l’extinction des lumières de rue pendant cinq heures chaque nuit entraînerait une économie globale de 44 % du total, soit 35 millions d’euros d’économies annuelles pour les municipalités wallonnes.

En revanche, l’éteindre des éclairages de Noël ne permettrait pas nécessairement de réaliser des économies significatives, explique l’Union. À titre de comparaison, la ville d’Innsbruck, en Autriche, estime que l’éclairage de Noël représente 0,0007 % de la consommation annuelle totale. Cependant, malgré l’impact énergétique faible, la ville a décidé de donner l’exemple en éteignant les lumières plus tôt le soir et en les allumant plus tard le matin.

Réduction de la consommation énergétique des piscines

En se référant à un guide pratique publié par le SPW sur la performance énergétique des piscines wallonnes, l’UVCW identifie les économies potentielles à réaliser. Celles-ci incluent une meilleure gestion des systèmes de refroidissement et de chauffage des piscines, surtout étant donné que les piscines publiques ne sont ouvertes aux nageurs que la moitié du temps. En adoptant de telles mesures et d’autres, les économies d’énergie peuvent varier de 5 à 15 % de la consommation totale.

Débrancher les appareils électroniques

Maintenir les ordinateurs en mode veille ne permet pas de réaliser d’importantes économies, comme le montre l’UVCW. La véritable différence se fait entre les ordinateurs laissés allumés 24h/24 et 7j/7, ou ceux utilisés huit heures par jour, cinq jours par semaine. La différence de consommation est estimée à 453 %.

Poussées par une crise énergétique en cours, les municipalités, villes et régions à travers l’Europe mettent en œuvre une vaste gamme d’actions pour réduire la consommation d’énergie. Bien qu’il n’existe pas d’approche unique à l’échelle européenne, il y a un besoin commun d’agir. Ce n’est qu’en agissant simultanément sur le terrain, dans nos rues et communautés, que nous pourrons trouver une issue à cette crise émergente. are deploying a wide range of actions to reduce energy consumption. While there is no one-size-fits-all approach across Europe, there is a common need to act. Only by acting simultaneously on the ground, in our streets and communities can we find a way out of this emerging crisis.

Les dirigeants territoriaux en action à la COP 27

Climate - News Section

10 points clés pour prévenir la marche inexorable vers une catastrophe climatique totale


C’est maintenant ou jamais. Il est impératif d’accélérer l’action climatique et de faire progresser les Objectifs de développement durable (ODD) sur le terrain. C’est le message central que PLATFORMA et le CCRE porteront à la COP27, qui se tiendra à Sharm el-Sheikh, en Égypte.

Dans une position commune, PLATFORMA et le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) présentent 10 points clés destinés aux délégués et représentants des Nations unies, de l’Union européenne et des gouvernements nationaux qui participeront aux négociations de la COP27.

Parmi les points essentiels figurent notamment :

  • la nécessité de mettre en place un cadre réglementaire et de gouvernance favorable pour permettre la mise en œuvre de l’action climatique à l’échelle infranationale (collectivités locales et régionales),
  • et l’importance d’un financement durable des actions locales en faveur du climat.

Lire le document de position ici

Pour plus d’information, contactez :

Normandie – polaires gratuites

Normandie - News 2022

Une petite ville en Normandie offre des vestes polaires aux écoliers alors que le chauffage baisse à 19 ºC


Alors que les gouvernements locaux en France intensifient leurs efforts pour lutter contre la crise énergétique face à la flambée des prix, certaines municipalités ont adopté des mesures de restriction énergétique.

À Périers, une petite ville de plus de 2 000 habitants dans le département de la Manche, le maire Gabriel Daube a décidé de réduire les coûts en abaissant le chauffage à 19 degrés dans tous les bâtiments municipaux, y compris l’école. Pour compenser, chaque élève, soit 350 enfants, recevra une veste polaire.

Avec un budget total de 6 000 €, cette initiative doit être considérée comme un investissement, explique Gabriel Daube. En effet, Périers prévoit de réduire sa facture énergétique de 20 000 € cet hiver. De plus, ces vestes seront produites en France, contribuant ainsi à l’économie locale et à l’industrie de production, tout en réduisant les coûts énergétiques de la ville.

Cette initiative s’ajoute à une série d’autres mesures à long terme visant à diminuer l’empreinte environnementale et la facture énergétique de la ville, notamment dans le domaine de l’éclairage public et de l’isolation thermique.

Bonnes pratiques locales

Renewable Energy - News Section

Bienvenue à la coopérative climatique de Saerbeck : quand les habitants investissent dans un avenir énergétique renouvelable et indépendant


Avec ses 7 000 habitants, Saerbeck est une petite ville allemande avec une grande ambition environnementale : devenir une « communauté climatique » autosuffisante en énergie d’ici 2030. Cela sera réalisé en maximisant la production d’énergie à partir de sources renouvelables telles que le soleil, le vent, l’eau et la biomasse, correspondant à la consommation des ménages privés et des entreprises locales.

Depuis 2009, Saerbeck aspire à devenir la municipalité climatique modèle de l’État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Le « concept climatique » municipal est désormais bien ancré dans le vocabulaire des habitants de Saerbeck, et tous sont encouragés à participer à cet effort visant à produire localement et de manière durable toute l’énergie nécessaire aux ménages et aux entreprises.

En 2010, la municipalité a acquis un dépôt de munitions abandonné par les forces armées allemandes. Il est en cours de transformation en parc énergétique, avec un mélange de puissants systèmes photovoltaïques, d’éoliennes, de centrales de biogaz et d’autres projets innovants.

Actuellement, le Parc de bioénergie produit environ 2,5 fois plus d’électricité renouvelable que la consommation de Saerbeck. L’empreinte carbone de la ville a ainsi été réduite de moitié, bien qu’il reste encore du travail à faire pour décarboner le transport et le chauffage.

Trois avantages : financiers, environnementaux et éducatifs

Dans l’esprit du slogan « penser globalement, agir localement », les citoyens de Saerbeck peuvent directement participer et investir dans ces projets énergétiques locaux via une coopérative citoyenne. Depuis 2020, la coopérative est rentable et a même distribué un dividende à ses investisseurs citoyens.

À ce jour, près de 400 actionnaires locaux ont investi dans la coopérative. Cela représente un double avantage pour les habitants : en plus des gains économiques locaux, la ville contribue grandement à la protection climatique mondiale et à l’indépendance énergétique locale.

Tous les projets sont accompagnés de nombreuses initiatives éducatives : la transition énergétique commence dans les esprits. Une école expérimentale dans le Parc de bioénergie montre aux étudiants du monde entier comment fonctionnent les énergies renouvelables en pratique et quels en sont les bénéfices.