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Le CCRE à la COP29

Les gouvernements locaux, moteurs de solutions climatiques sur la scène mondiale


Lors de la 29e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP29) à Bakou, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a mis en avant le rôle indispensable des gouvernements locaux et régionaux (GLR) dans l’action climatique mondiale. Par le biais de plaidoyers, de dialogues stratégiques et d’échanges directs avec des ministres, gouverneurs, parlementaires, banques multilatérales de développement et agences onusiennes, le CCRE a consolidé sa position en tant qu’acteur clé pour promouvoir le développement urbain durable et lutter contre le changement climatique.

Les gouvernements locaux et régionaux : une pierre angulaire de l’action climatique

Les GLR occupent une position unique pour relever les défis climatiques. En gérant 68 % des investissements publics liés au climat, ils se trouvent en première ligne des efforts d’adaptation et d’atténuation. Pourtant, ces gouvernements sont souvent exclus des processus de décision internationaux clés. À la COP29, le CCRE a cherché à changer cette dynamique en plaidant pour que les GLR soient pleinement intégrés en tant que partenaires stratégiques dans l’élaboration des politiques climatiques.

Le CCRE a également souligné l’importance d’une gouvernance multiniveau. Cette approche, combinant collaboration locale, régionale et nationale, garantit que les stratégies climatiques soient inclusives et efficaces. À travers plus de 170 événements, le CCRE et la Constituante LGMA ont démontré comment les villes et les régions mettent en œuvre des solutions climatiques innovantes, notamment en matière d’infrastructures durables, de financements verts et d’initiatives pour renforcer la résilience des communautés.

Une délégation du CCRE en action

Les dirigeants politiques du CCRE ont joué un rôle central durant la COP29. Marianne Overton, vice-présidente du CCRE, et Clifford Galea, membre de notre comité des jeunes élus, ont participé à des sessions de haut niveau, mettant en avant le rôle des gouvernements locaux dans la justice climatique et le financement. Moments clés:

  • Panel sur les solutions climatiques multiniveaux et multipartites : Clifford Galea a souligné l’urgence de canaliser des fonds directs vers les gouvernements locaux, déclarant :« Une action climatique efficace commence par donner les moyens à ceux qui sont les plus proches des communautés touchées. »
  • Table ronde sur le financement de l’action climatique urbaine : Marianne Overton a plaidé pour des mécanismes financiers innovants afin de garantir des financements accessibles pour des projets urbains durables et la restauration des écosystèmes.

« Une action climatique efficace commence par donner les moyens à ceux qui sont les plus proches des communautés touchées. »

 Un plaidoyer pour répondre aux pertes et préjudices

L’un des sujets les plus critiques du sommet a été l’établissement d’un cadre efficace pour aborder les pertes et préjudices. Le CCRE, en collaboration avec la Constituante LGMA, a soutenu l’Appel à l’action sur les pertes et préjudices, initié par Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). Cette initiative demande une distribution équitable des ressources, une collaboration Nord-Sud et l’inclusion des gouvernements infranationaux dans les mécanismes de financement.

Cet appel met particulièrement l’accent sur les besoins des communautés marginalisées et l’intégration des savoirs locaux dans les stratégies climatiques mondiales. Le soutien du CCRE reflète son engagement à garantir un accès direct au Fonds pour les pertes et préjudices pour les gouvernements locaux, en particulier dans les régions vulnérables.

 Pourquoi les gouvernements locaux et régionaux comptent

L’urgence d’intégrer les GLR dans la gouvernance climatique ne saurait être surestimée. En tant que niveau de gouvernement le plus proche des communautés, ils possèdent les connaissances et les capacités nécessaires pour mettre en œuvre des solutions adaptées aux réalités locales. Cette perspective s’aligne sur la reconnaissance plus large, à la COP29, que l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris nécessite l’implication active de tous les niveaux de gouvernance.

 Vers l’avenir : La COP des villes

Les résultats de la COP29 marquent une avancée significative avec une meilleure reconnaissance du rôle des villes dans le processus de la COP. Cependant, le chemin vers une gouvernance climatique équitable est encore long.

Alors que la COP29 touche à sa fin, l’espoir grandit que les villes joueront un rôle central l’année prochaine à Belem (Brésil). Tous les signaux sont au vert :
« La COP30 doit être la COP des villes, car le climat est au cœur du lien entre les personnes », a déclaré Antonio Da Costa e Silva, conseiller international en chef au ministère brésilien des villes.

Espérons que les dirigeants nationaux aient reçu le message.

Rencontre avec les Leaders Locaux

Meet Local Leaders - News

Événement « MEPs Meet Local Leaders » du CCRE : Relier la Gouvernance Locale et Européenne


Le 2 octobre, le CCRE a organisé l’événement de mise en réseau « MEPs Meet Local Leaders », qui a rassemblé plus de 80 participants, dont 15 nouveaux membres élus du Parlement européen (MEPs) ainsi que des élus locaux de toute l’Europe.

Cette rencontre a servi de plateforme cruciale pour discuter des besoins et des opportunités actuels, tant dans les zones urbaines que rurales. Les participants ont exploré les conclusions de l’étude récente du CCRE sur l’avenir de la transition verte, en soulignant la nécessité de faire entendre les voix locales dans la définition des politiques européennes.

L’urgence de l’heure était palpable, alors que les discussions se concentraient sur la manière dont les gouvernements locaux—souvent les véritables experts de leurs territoires—peuvent utiliser efficacement les ressources de l’UE au bénéfice des citoyens. Le rôle des leaders locaux est irremplaçable dans ce contexte, et l’événement a souligné avec force leur position unique pour favoriser un changement significatif.

La présidente du CCRE, Gunn Marit Helgesen, a souligné l’importance de la collaboration en déclarant : « Nous faisons face à des défis sans précédent qui mettent en évidence la nécessité de rassembler nos efforts à tous les niveaux de gouvernance—local, régional, national et européen—pour que le bien-être des citoyens européens demeure au cœur de notre mission collective. »

Jean-Paul Judson a modéré les débats avec expertise, guidant des discussions qui ont éclairé les perspectives et attentes des élus locaux et régionaux concernant le travail du Parlement européen. L’événement a mis en avant la nécessité d’une unité entre tous les niveaux de gouvernance alors que nous nous efforçons collectivement de placer le bien-être des citoyens au cœur du projet européen.

Depuis sa création en 1951, le CCRE est à l’avant-garde de la promotion de la collaboration entre les leaders locaux et régionaux, défendant une Europe unie, pacifique, durable et démocratique. Face à des défis de plus en plus complexes, le dialogue suscité lors de cet événement est essentiel pour façonner l’avenir de la gouvernance européenne.

Un immense merci à tous les participants pour avoir fait de cette soirée un succès. Ensemble, nous pouvons rapprocher les ressources de l’UE des citoyens, ouvrant la voie à une économie véritablement au service des générations futures d’Européens. Cette soirée mémorable a mis en lumière la puissance du partenariat et du dialogue, réaffirmant notre engagement à construire un avenir meilleur pour tous.

Explorez la galerie de l’événement ici.

Accord local inclusif pour une transition verte

Renewable Energy - News Section

Le CCRE lance un rapport révolutionnaire sur la transition verte locale


Le CCRE est ravi d’annoncer le lancement de son nouveau rapport, « Transition Verte Locale : Perspectives pour un Accord Inclusif et Compétitif ». Cette étude examine comment les gouvernements locaux et régionaux (GLR) s’adaptent et mettent en œuvre le Pacte Vert pour l’Europe, avec pour objectif la neutralité climatique d’ici 2050. Elle offre une évaluation complète des opportunités et des défis auxquels les GLR sont confrontés dans l’exécution des politiques vertes, soulignant leur rôle crucial dans la réalisation des objectifs climatiques de l’Europe. Avec plus de 300 GLR participant à des enquêtes approfondies, l’étude présente des recommandations transversales et spécifiques par secteur pour améliorer la mise en œuvre des stratégies vertes au niveau local.

Points Clés :

  • Haute Sensibilisation : Un impressionnant 92 % des GLR connaissent la législation sur la décarbonisation qui affecte leurs régions.
  • Impact du Changement Climatique et Préparation : De nombreux GLR signalent ressentir fortement les effets du changement climatique, avec seulement un tiers se sentant suffisamment préparés pour mettre en œuvre la législation nécessaire.
  • Résultats Positifs : Plus de la moitié des GLR interrogés ont constaté des avantages des politiques vertes, notamment la création d’emplois et l’amélioration de la qualité de l’air, bien que des défis tels que l’accès au financement et la complexité réglementaire demeurent significatifs.
  • Équité Sociale : Le rapport met l’accent sur la nécessité de politiques équitables et adaptées aux besoins diversifiés des zones urbaines et rurales.

Recommandations aux Décideurs de l’UE : Le CCRE identifie des priorités cruciales pour que les gouvernements européens et nationaux soutiennent les GLR dans leurs efforts de transition verte, notamment :

  • Répondre aux besoins locaux pendant la mise en œuvre du Pacte Vert pour l’Europe (EGD).
  • Favoriser un dialogue collaboratif et des partenariats avec les GLR.
  • Simplifier et augmenter le financement des initiatives locales.
  • Assurer une mise en œuvre équitable entre les régions.
  • Faire de la transition verte une priorité pour la coopération transfrontalière.

La présidente du CCRE, Gunn Marit Helgesen, a souligné l’importance des gouvernements locaux dans la facilitation de changements concrets, déclarant : « Les municipalités et les régions posent les bases d’une Europe plus compétitive en mettant en œuvre des projets d’énergie renouvelable et en développant des infrastructures durables. »

Ce rapport constitue une ressource essentielle pour les gouvernements locaux et régionaux, visant à les guider dans l’exploitation de la transition verte afin de favoriser la croissance économique tout en faisant face aux défis urgents du changement climatique.

Lire l’étude ici

Pour plus d’information, contactez :

La neutralité climatique en jeu

Climate neutrality - News 2024

La neutralité climatique en jeu : Pourquoi les gouvernements locaux doivent diriger la décarbonisation du chauffage et de la climatisation


La décarbonisation du chauffage et de la climatisation est une nécessité climatique. Le chauffage représente 80 % de la consommation d’énergie finale des ménages européens, avec plus de la moitié de la production de chaleur encore dépendante des combustibles fossiles. Cette dépendance significative aux sources d’énergie non renouvelables constitue un défi majeur pour atteindre la neutralité climatique.

Alors que les bâtiments représentent environ 40 % de la consommation d’énergie de l’UE, il existe un potentiel considérable pour améliorer l’efficacité énergétique et intégrer les énergies renouvelables dans le mix énergétique par le biais de solutions locales. La récente Semaine Européenne de l’Énergie Durable (EUSEW) organisée par le Pacte des Maires, le Prix Européen de l’Énergie et la Smart Cities Marketplace, a exploré le rôle que les Gouvernements Locaux et Régionaux (GLR) peuvent jouer dans ce secteur en promouvant la coopération décentralisée et des plans de chauffage et de refroidissement efficaces.

Les Gouvernements Locaux et Régionaux menant la transition du chauffage en Europe

Les gouvernements infranationaux sont responsables des deux tiers des politiques climatiques et énergétiques, représentant 58 % des dépenses publiques significatives pour le climat en Europe*. En ce qui concerne les politiques de chauffage et de refroidissement, les GLR détiennent 89 % des responsabilités de décision et de mise en œuvre. Cela fait des GLR des facilitateurs cruciaux des programmes de transition du chauffage et du refroidissement. Les défis auxquels ils sont confrontés consistent à garantir l’efficacité énergétique des bâtiments tout en fournissant des solutions de chauffage et de refroidissement renouvelables grâce à diverses technologies.

Le cas du comté de Karlsruhe

Dr. Schnaudigel, qui est également le président du comté de Karlsruhe, a présenté la solution trouvée par sa région lors de la conférence EUSEW. Les 32 municipalités de Karlsruhe ont coopéré pour cartographier les besoins – présents et potentiels – du comté et mutualiser leurs connaissances pour trouver la solution la plus rentable pour les plans de chauffage et de refroidissement de Karlsruhe. Cela a permis même aux petites municipalités de devenir indépendantes sur le plan énergétique, en tirant parti de l’énergie géothermique. Ce schéma a valu à Karlsruhe une reconnaissance en tant que District Or par le Prix Européen de l’Énergie.

Relever les défis municipaux et les contraintes financières

Cependant, des défis importants subsistent. La capacité fiscale est limitée pour atténuer les crises systémiques, qu’elles soient liées au changement climatique ou non. De plus, bien que les énergies renouvelables soient moins coûteuses que les combustibles fossiles, et que les districts verts de chauffage et de refroidissement aient des coûts opérationnels plus faibles, ils nécessitent toujours des investissements initiaux substantiels. Pour ces raisons, le Dr. Schnaudigel a souligné la nécessité pour les décideurs nationaux et européens de soutenir les GLR en fournissant des ressources financières par le biais de programmes de garantie, de lignes de financement directes ou de règles fiscales favorables aux investissements. Sans ce soutien, les solutions individuelles pourraient prévaloir sur les approches collectives durables, risquant d’exacerber les inégalités sociales et politiques.

Décarboniser le refroidissement et le chauffage locaux dans le cadre de l’Agenda Urbain pour l’UE et le Pacte des Maires

À la conclusion de la conférence, le Pacte des Maires a lancé l’initiative Cities Heat Detox, qui vise à détoxifier les sources de chaleur urbaines pour obtenir des bénéfices climatiques, un air plus propre, et créer de nouveaux emplois verts. Cette initiative met l’accent sur le rôle des politiques sociales pour garantir des transitions équitables, avec une attention particulière à la division rurale-urbaine. Le CCRE participera à cette initiative en promouvant la collaboration régionale et en plaidant pour des cadres financiers de soutien.


*Notre étude : https://www.ccre.org/img/uploads/piecesjointe/filename/NECP_Report_CEMR_2023.pdf

Loi sur la restauration de la nature

Green City - News Section

Les villes et les régions appellent à l’adoption rapide de la loi européenne sur la restauration de la nature pour lutter contre les crises climatiques et de la biodiversité


Alors que l’Europe est confrontée à des défis environnementaux croissants – perte de biodiversité, vagues de chaleur dues au climat, pollution – les villes et les régions intensifient leur appel à l’action. Les partenaires du Partenariat pour des villes vertes dans le cadre de l’Agenda urbain de l’UE, dont de nombreux gouvernements locaux et régionaux, ont publié une lettre conjointe appelant les États membres de l’UE à adopter rapidement la loi sur la restauration de la nature, longtemps retardée.

Les autorités locales sont souvent en première ligne face aux crises environnementales. Avec plus de 70 % des Européens vivant en zone urbaine, la restauration des espaces verts est non seulement une priorité climatique, mais aussi un impératif de santé publique et de qualité de vie. La loi proposée fournirait un cadre attendu de longue date pour renforcer la biodiversité, adapter les villes à la hausse des températures et soutenir une utilisation durable des sols.

Les retards dans l’adoption de la loi compromettent non seulement l’action environnementale urgente, mais menacent également la confiance démocratique dans les processus décisionnels de l’UE. Un accord provisoire entre le Parlement européen et le Conseil a été conclu il y a plusieurs mois, et ne pas le finaliser maintenant enverrait un mauvais signal, tant aux citoyens européens qu’à la communauté internationale.

Le CCRE et ses partenaires soulignent : restaurer la nature n’est pas une option. C’est essentiel ! Les gouvernements locaux sont prêts à agir, mais ils ont besoin d’une volonté politique au niveau européen à la hauteur de leur ambition.

Pour plus d’informations, contactez : 

Appel à Propositions

Looking for Proposals EU Green Deal - News 2024

Le CCRE est actuellement à la recherche d’une agence pour concevoir, publier et imprimer une étude


Le CCRE lance un appel à propositions pour des services externes afin de concevoir et produire une publication ainsi qu’un document d’une à deux pages pour la promouvoir.

Pour plus d’informations, vous pouvez accéder à nos Termes de Reference ici.

Journée verte du CCRE

Enseignements de la Journée verte 2024 du CCRE : À quoi ressemblera la transition verte dans les municipalités et régions européennes ?

La Journée verte 2024 du CCRE, qui s’est tenue le 10 avril, a offert une plateforme pour les décideurs politiques, experts et parties prenantes afin d’explorer l’avenir de la transition verte dans l’Union européenne et au-delà. Cet événement a favorisé un échange dynamique sur les stratégies, défis et opportunités pour accélérer l’action climatique aux niveaux local et régional.

Tadashi Matsumoto, chef de l’Unité des politiques urbaines nationales et de la résilience climatique de l’OCDE, a présenté le rapport « Une approche territoriale de l’action climatique et de la résilience ». Il a souligné la nécessité d’une approche territoriale cohérente pour renforcer la résilience climatique et réduire les disparités régionales. Il a introduit le cadre politique TACAR, conçu pour donner la priorité aux politiques climatiques locales et rendre l’action climatique plus efficace, en illustrant son applicabilité avec des exemples de Bratislava et de l’État de New York.

Table ronde : Regards croisés sur la transition verte

La discussion en panel a rassemblé des points de vue variés, avec notamment :

  • Michaël Quernez, maire de Quimperlé,
  • Patrick Princen, premier échevin de Malines,
  • Pedro Dias, directeur politique de Solar Heat Europe,
  • Lucian Pârvulescu, représentant de l’unité Green Deal européen de la Commission européenne.

Principaux messages :

  • Michaël Quernez a mis en avant l’importance des fonds européens pour accompagner les transitions locales.
  • Patrick Princen a partagé des initiatives réussies de résilience climatique menées à Malines.
  • Pedro Dias a insisté sur la nécessité d’autonomiser les gouvernements locaux et régionaux (GLR) dans la politique énergétique.
  • Lucian Pârvulescu a détaillé l’engagement de la Commission européenne à soutenir les initiatives locales.

Messages clés

La discussion a mis en lumière plusieurs priorités :

  1. Renforcer le rôle des GLR dans la planification, la prise de décision et la mise en œuvre des mesures de durabilité.
  2. Impliquer activement les citoyens dans l’action climatique.
  3. Adopter une approche territoriale pour réduire les disparités régionales.
  4. Améliorer le dialogue entre les niveaux national et local.

« Nous devons veiller à ce que les gouvernements locaux soient activement impliqués dans les processus de planification, de décision et de mise en œuvre pour garantir l’efficacité des mesures de durabilité », a conclu Marianne Overton, porte-parole du CCRE pour le climat.

Résilience de l’eau et objectifs climatiques 2040

Dans la seconde partie de la réunion, les experts du CCRE ont abordé les enjeux de la résilience de l’eau et les objectifs climatiques pour 2040. Ils ont également discuté de l’étude à venir du CCRE sur les défis liés à la mise en œuvre de l’agenda vert, prévue pour l’automne.

Ressources :

Alliance locale pour le Pacte vert

Alliance Locale : Les réseaux des villes et des régions appellent l’UE à maintenir le cap sur la mise en œuvre du Green Deal


Huit réseaux européens de villes et de régions de premier plan – ACR+, CEMR, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS – se sont unis pour former l’Alliance Locale.

Dans une lettre conjointe, l’Alliance appelle les dirigeants de l’UE à trouver de nouvelles façons de déployer efficacement le Green Deal européen au niveau local. L’UE doit « rester fidèle au Green Deal européen sous ce mandat et le prochain mandat de la Commission européenne », ont déclaré les réseaux.

Les défis récents, tels que l’adoption de la Loi sur la restauration de la nature, qui reste en suspens au Conseil européen, ou les revers de dernière minute subis par la phase de sortie des moteurs à combustion interne, sapent les objectifs du Green Deal. À l’approche des élections européennes, l’UE doit veiller à rester un phare mondial pour le leadership climatique.

Compte tenu de l’arène législative plus compliquée qui s’ouvre, les dirigeants locaux insistent sur le fait que l’engagement de l’UE à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 doit rester une priorité absolue, en assurant une transition juste qui fonctionne à la fois pour les citoyens et la planète.

Les villes et les régions sont le lieu où 70 % de la législation du Green Deal européen doit être mise en œuvre. Les gouvernements locaux et régionaux européens ont déjà commencé le chemin vers la neutralité climatique et ont commencé à transformer les villes et les régions européennes, ainsi que les modes de vie, le chauffage et le refroidissement, le logement, la mobilité, la production et la consommation pour des millions de citoyens. Aujourd’hui, les gouvernements subnationaux de l’UE mobilisent environ 58 % des dépenses publiques significatives pour le climat, surpassant leurs gouvernements centraux.

« À travers cette Alliance Locale, nous appelons les institutions de l’UE à écouter les villes et les régions qui localisent déjà les objectifs du Green Deal en mettant en œuvre 70 % de la législation de l’UE. Mettre l’expérience des gouvernements locaux au centre signifie donner la priorité à des politiques de transition efficaces qui garantiront l’équité et l’acceptation du Green Deal pour tous les citoyens européens » – Fabrizio Rossi, Secrétaire Général, CEMR.

Dans la lettre envoyée aux dirigeants de l’UE, l’Alliance Locale souligne que le succès de l’Europe dans la réalisation des objectifs du Green Deal dépendra des éléments suivants pour soutenir les villes et les régions :

  • Un soutien coordonné aux investissements provenant des fonds de l’UE, des fonds nationaux et régionaux à travers différents programmes de financement et acteurs, plus réactifs aux actions locales intégrées et aux plans d’investissement holistiques. Cela serait également une condition préalable pour créer des emplois locaux et des marchés pour l’industrie verte européenne.
  • Les dirigeants locaux soulignent que le partenariat entre tous les niveaux de gouvernement est essentiel, car « financer la transition locale vers la neutralité climatique nécessitera de mobiliser les budgets de l’UE et nationaux. »
  • Les villes et les régions ont besoin de compétences internes adéquates et d’une main-d’œuvre pour réussir leur part de la transition vers la neutralité climatique et, ce faisant, créer une demande pour les entreprises et industries européennes.

« Ces opportunités sont le meilleur moyen de créer un potentiel d’investissement local pour l’industrie européenne, et de partager les bénéfices de la transition pour tous les citoyens de l’UE », déclarent les dirigeants de l’Alliance Locale.

L’établissement de dialogues structurés avec les niveaux local et régional au sein de l’UE et au niveau national sera crucial pour réussir la transformation nécessaire et renforcer la résilience sociétale à l’échelle européenne.

C’est uniquement avec les gouvernements locaux, régionaux et infranationaux – le niveau de gouvernement le plus proche des citoyens et responsable de la mise en œuvre de la majeure partie de la législation du Green Deal européen – que nous pourrons atteindre pleinement l’objectif d’une Europe climatiquement neutre d’ici 2050.

L’Alliance Locale réaffirme par ailleurs son engagement à travailler avec les gouvernements nationaux, le Conseil européen, la Commission et le Parlement pour faire du Green Deal européen une réalité pour chaque citoyen à travers l’Europe.

Pour plus d’information, contactez :

Objectif 2040 

2040 Target - News 2024

Réaction du CCRE à l’objectif 2040 de la Commission européenne


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) salue la recommandation de la Commission européenne* visant une réduction nette de 90 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2040 — une décision déterminante qui offre une visibilité essentielle aux municipalités et régions européennes dans leur parcours vers la neutralité climatique d’ici 2050. Les gouvernements locaux et régionaux (GLR), en tant qu’acteurs clés des politiques climatiques européennes, appellent à un dialogue inclusif avec les décideurs européens sur la mise en œuvre de cet objectif 2040.

À ce moment décisif, le CCRE souligne l’importance d’objectifs ambitieux et plaide en faveur d’une législation européenne capable de répondre efficacement à la diversité des contextes locaux et régionaux en Europe, tout en évitant une approche uniforme et rigide. Les récentes polarisations autour des politiques environnementales montrent clairement la nécessité d’une implication intégrée de toutes les parties prenantes. La transition durable doit être une responsabilité partagée et, afin d’éviter sa politisation, l’ensemble des acteurs concernés doit participer à l’élaboration des nouvelles réglementations après les élections.

Dans ce contexte, les gouvernements locaux et régionaux, détenteurs d’un mandat significatif, sont chargés de la mise en œuvre de près de 70 % des politiques climatiques et énergétiques*. Pour assurer une transition réussie, il est impératif que l’Union européenne prête une oreille attentive à ceux qui connaissent le mieux l’économie de leurs territoires, garantissant ainsi une approche équitable qui renforce la cohésion de nos régions.

Références :

Rapport NECP

NECP Report - News 2023

« Donner du pouvoir à l’avenir : une étude révèle le rôle clé des gouvernements locaux et régionaux européens dans la politique climatique »


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) est fier d’annoncer la publication d’une étude approfondie intitulée :
« Donner de l’énergie à l’avenir : faire avancer les politiques climatiques et énergétiques européennes grâce aux régions et municipalités ».

Dans un contexte de révision continue des politiques climatiques nationales, cette étude met en lumière le rôle essentiel que jouent les gouvernements locaux et régionaux européens (GLR) dans la mise en œuvre de politiques durables en matière d’énergie et de climat. La période de recherche, allant de juin à octobre 2023, a permis de recueillir une richesse d’enseignements et de recommandations pour mieux intégrer les GLR dans les futurs cadres législatifs.

Marlon Hilden, Chargé de mission Énergie, Climat et Financement durable au CCRE, a souligné l’importance des résultats de l’étude :

« Les conclusions confirment le rôle essentiel des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre des politiques énergétiques et climatiques. Cela démontre à quel point il est indispensable d’associer les régions et les municipalités tout au long du processus décisionnel. »

  • Pour consulter le rapport complet « Donner de l’énergie à l’avenir : faire avancer les politiques climatiques et énergétiques européennes grâce aux régions et municipalités », cliquez ici.