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Coopération Lettonie-Ukraine

Bridges of Trust Branding - News 2024

Coopération municipale Lettonie-Ukraine : un modèle de reconstruction et de résilience


Face à la guerre et à la destruction, la reconstruction de l’Ukraine nécessite bien plus que des ressources. Elle exige des partenariats solides, des échanges de connaissances et une solidarité inébranlable. La coopération entre les municipalités lettones et ukrainiennes illustre parfaitement le rôle essentiel que peuvent jouer les gouvernements locaux dans ce processus.

Les municipalités de Kuldīga, Ķekava et Gulbene ont noué des liens durables avec leurs homologues ukrainiennes, Chuhuyiv, Novyi Bilous et Korop, transformant de simples réunions en ligne en collaborations concrètes. Malgré les défis imposés par la guerre, ces partenariats ont permis des échanges de savoir-faire en matière de services sociaux, de transformation numérique et de gouvernance locale. Des protocoles d’accord ont officialisé cette coopération, tandis que des visites d’étude en Lettonie ont renforcé ces échanges. Le succès de ces initiatives a également été facilité et soutenu par l’Ambassade d’Ukraine en Lettonie et l’Association des villes ukrainiennes, illustrant comment les acteurs nationaux et locaux peuvent travailler ensemble pour une reconstruction durable.

Cette coopération s’inscrit dans une dynamique plus large du projet Bridges of Trust, mis en œuvre par le CCRE en collaboration avec l’Association des villes ukrainiennes et soutenu par le programme U-LEAD with Europe. Depuis son lancement, Bridges of Trust a favorisé la création de partenariats entre plus de 30 municipalités ukrainiennes et 30 municipalités de l’UE, facilitant des projets conjoints en matière d’infrastructures, de gestion des déchets et de solutions énergétiques. Grâce à des formations et au renforcement des capacités, les gouvernements locaux consolident leur rôle dans la reconstruction de l’Ukraine, garantissant des efforts de redressement durables et alignés sur les normes européennes.

Le partenariat entre la Lettonie et l’Ukraine témoigne du pouvoir de la coopération municipale. En unissant leurs forces, les gouvernements locaux ne se contentent pas de reconstruire ce qui a été détruit, mais posent également les bases d’une Ukraine et d’une Europe plus fortes et résilientes.

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Déclaration sur la guerre en Ukraine

Ukraine Declaration - News 2025

Le CCRE publie une déclaration réaffirmant son soutien et appelant à une action internationale


Trois ans après le début de la résistance de l’Ukraine face à l’invasion à grande échelle de la Russie, les représentants élus locaux et régionaux du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) réaffirment leur soutien indéfectible à l’Ukraine et à son peuple.

Le CCRE a publié une déclaration officielle condamnant la guerre menée par la Russie et appelant à une action internationale décisive.

Appel contre les attaques visant les maires ukrainiens

Les représentants élus locaux et régionaux sont en première ligne de cette guerre, veillant à la continuité des services essentiels malgré des conditions extrêmement difficiles. Pourtant, ils sont également devenus des cibles d’agressions.

Le CCRE dénonce l’enlèvement de maires ukrainiens et soutient l’appel de l’Association des villes ukrainiennes exigeant la libération immédiate de ceux qui sont encore détenus :

  • Oleksandr Babych – Maire de Hola Prystan (région de Kherson)
  • Ihor Kolykhaiev – Maire de Kherson
  • Anatolii Siryi – Starosta de Novi Borovychi (région de Tchernihiv)

Le CCRE condamne également les emprisonnements arbitraires, les actes de torture et les assassinats de citoyens ukrainiens en captivité en Russie, notamment :

  • Yevhenii Matvieiev – Maire de Dniprorudne (région de Zaporijjia)
  • Oleksii Vynnychenko – Starosta de Hrebenykivka (région de Soumy)

Appel à une adhésion pleine et entière de l’Ukraine à l’UE

La victoire de l’Ukraine et une paix juste, permettant sa reconstruction, nécessitent un engagement total de l’Union européenne et de ses États membres.

Le CCRE s’engage à renforcer la résilience, la reconstruction et la gouvernance démocratique en Ukraine. Dans sa déclaration, il réaffirme son engagement à :

  • Soutenir la reconstruction des municipalités et régions ukrainiennes à travers des partenariats et des échanges.
  • Plaider pour l’intégration complète de l’Ukraine dans l’Union européenne afin d’assurer sa stabilité et prospérité à long terme.
  • Maintenir la coopération entre les collectivités territoriales européennes et ukrainiennes à travers plusieurs initiatives clés :
    • La plateforme de mise en relation, facilitant la coopération entre municipalités et régions.
    • La communauté Bridges of Trust, renforçant la gouvernance démocratique, favorisant les partenariats, accélérant la reconstruction et soutenant l’intégration européenne de l’Ukraine.
    • L’Alliance européenne des villes et régions pour la reconstruction de l’Ukraine, coordonnant les efforts pour reconstruire les communautés locales.

Un appel à l’action

Alors que la guerre se poursuit, il est temps pour les institutions européennes, les gouvernements nationaux et les collectivités territoriales d’intensifier leur soutien à l’Ukraine. Le chemin vers la paix et la reconstruction exige une action décisive, une coopération durable et un engagement en faveur de la justice.

Le CCRE appelle la communauté internationale à défendre fermement la démocratie, la paix et l’état de droit. Nous demandons la victoire de l’Ukraine et une paix juste, permettant à ses villes, régions et citoyens de reconstruire un avenir meilleur.

Lire la déclaration complète du CCRE :

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Formation locale FOSTER

Foster Training News 2025

Construire une gouvernance tournée vers l’avenir pour la résilience climatique


Comment les gouvernements locaux et régionaux peuvent-ils se préparer aux défis environnementaux de demain ? Le 23 janvier 2025, le CCRE a organisé une formation locale FOSTER, réunissant des experts, des décideurs politiques et des dirigeants locaux pour explorer des approches de gouvernance innovantes en faveur d’un avenir résilient face au climat.

FOSTER (Future Oriented Solutions Towards Environmental Resilience) est une initiative financée par l’UE sur deux ans, visant à renforcer la capacité des autorités locales et régionales à anticiper et répondre aux défis climatiques. Grâce à une gouvernance participative, à la prospective stratégique et au renforcement inclusif des capacités, ce projet permet aux acteurs locaux d’élaborer des politiques adaptées aux besoins de leurs communautés.

Principaux enseignements de la formation

Lors de cet événement, les participants ont approfondi les thématiques suivantes :

Communication inclusive – Comment les gouvernements locaux peuvent rendre leurs messages accessibles et représentatifs de la diversité des communautés.

Démocratie participative – Renforcer l’engagement civique et favoriser la confiance entre les gouvernements et les citoyens.

Femmes en politique – Une étude du CCRE mettant en lumière les obstacles rencontrés par les femmes en position de leadership et les stratégies pour promouvoir l’égalité des genres.

Prospective stratégique et planification de scénarios – Fournir aux gouvernements locaux des outils pour anticiper les risques et opportunités futurs.

Villes durables – Explorer des solutions urbaines durables grâce à des discussions prospectives.

Cette formation ne se limitait pas au partage de connaissances : elle était axée sur l’action. Elle a permis aux acteurs locaux d’acquérir des outils pratiques pour co-construire des politiques anticipant les risques climatiques, mobiliser les communautés et garantir une résilience environnementale à long terme.

📥 Téléchargez les supports de formation ici

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Boussole de la compétitivité

L’Europe des régions est morte, vive l’Europe des industries


Si vous croyiez encore en une « Europe des régions » malgré tous les signes d’une renationalisation des politiques européennes, la dernière communication de la Commission européenne, « Une boussole de la compétitivité pour l’UE », pourrait bien donner l’impression d’un coup fatal porté à l’idée que le projet européen se construit aussi au niveau local, au plus proche des citoyens.

Les signaux d’alerte étaient nombreux : ces dernières années, l’UE a modifié son « modèle de mise en œuvre » des fonds, aboutissant de facto à une recentralisation. Après les Plans stratégiques nationaux de la PAC, les Plans nationaux pour le climat social et les Plans nationaux pour la reprise et la résilience, il ne faisait plus aucun doute que la Commission européenne cherche à simplifier son administration en instaurant un point de contact unique dans les États membres, de préférence auprès des ministères des Finances. La manière dont ces États organisent et rédigent leurs plans nationaux, en concertation ou non avec les niveaux de gouvernance infranationaux et les parties prenantes concernées, échappe au champ d’action de la Commission.

Les maires, responsables de comtés ou des régions connaissent pourtant mieux que quiconque leur écosystème local et les opportunités de développement sur leur territoire. Le cadre de compétitivité devrait s’appuyer sur eux et proposer non pas un autre plan national centralisé, mais des plans territoriaux de compétitivité, garantissant une cohérence territoriale des investissements en faveur de la croissance et de la compétitivité. Or, dans cette communication, les rares mentions des collectivités locales et régionales concernent uniquement leur rôle dans la simplification des procédures administratives au service du secteur privé.

Avec cette Boussole de la compétitivité, l’Union réaffirme au moins un objectif commun à suivre pour les gouvernements, à tous les niveaux. Il existe un large consensus sur l’importance du renouvellement industriel, de la recherche et de l’innovation, ainsi que de la transition vers une économie bas carbone, autant de priorités essentielles qui doivent améliorer la vie des Européens – car c’est bien cela, l’objectif final, n’est-ce pas ? Mais pour que cette vision devienne réalité, un élément clé fait défaut : une vision territoriale.

Les start-ups, universités, laboratoires de recherche, usines… doivent tous être physiquement implantés quelque part : dans une municipalité, une ville, une région. Un endroit disposant d’une connexion Internet haut débit, de solutions de transport et de mobilité efficaces pour les salariés, d’infrastructures permettant de recevoir ou d’expédier des marchandises, de services publics de qualité pour attirer et retenir une main-d’œuvre qualifiée, et où les taxes prélevées sur ces activités économiques contribuent aux revenus municipaux et bénéficient à l’ensemble de la communauté locale[1].

La communication reconnaît certes la nécessité d’investissements publics pour réduire les risques et stimuler l’investissement privé, mais elle passe totalement sous silence le rôle majeur des collectivités locales et régionales dans le pilotage des investissements publics. Or, ces gouvernements infranationaux sont responsables de 53 % du total des investissements publics dans l’UE[2]. Pourtant, ils sont de plus en plus contraints de contribuer aux efforts de consolidation budgétaire des États membres, ce qui réduit progressivement leurs capacités d’investissement.

Un des principaux risques liés à l’absence totale de vision territoriale est d’exacerber le principal inconvénient du marché unique : la concentration du capital, de la richesse et des forces de travail dans quelques pôles déjà attractifs, laissant des régions entières à la traîne. La politique de cohésion a justement été créée pour éviter ce phénomène et orienter les investissements publics européens vers des territoires qui, autrement, peineraient à attirer des entreprises, des investisseurs ou des chercheurs.

La Boussole de la compétitivité n’est probablement qu’un avant-goût de ce que la Commission européenne prépare pour l’architecture des fonds européens dans son prochain cadre financier pluriannuel. La communication indique clairement que « la proposition relative au cadre financier pluriannuel (CFP) sera l’occasion de simplifier et d’harmoniser l’accès aux instruments de financement de l’UE – actuellement dispersés entre trop de programmes – dans tous les domaines ». La Commission confirme ainsi les rumeurs et fuites selon lesquelles un unique plan national pourrait être instauré pour tous les fonds actuellement gérés en gestion partagée, c’est-à-dire tous les fonds de la politique de cohésion et de la politique agricole commune. Un scénario catastrophe où les priorités d’investissement et de réforme seraient décidées au plus haut niveau européen sans aucun lien avec les besoins des citoyens et des territoires où ces fonds sont dépensés – ce qui est déjà le cas avec le Semestre européen[3].

La seule solution pour concilier l’objectif européen global de compétitivité avec les besoins réels des citoyens, où qu’ils vivent, est d’ancrer la gouvernance multiniveau dans l’agenda de la compétitivité et dans le prochain budget à long terme de l’UE.


Références

[1] Centre commun de recherche de l’UE, Les taxes locales sur l’activité économique dans les municipalités des États membres de l’UE, Centre commun de recherche européen – https://publications.jrc.ec.europa.eu/repository/handle/JRC129095

[2] OCDE (2024), Structures et finances des gouvernements infranationaux, OCDE, Paris – https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/topics/policy-issues/subnational-finance-and-investment/subnational-governments-infrastructure-finance-2024.pdf/_jcr_content/renditions/original./subnational-governments-infrastructure-finance-2024.pdf

[3] CEMR, Décisions prises au sommet, conséquences locales : Comprendre le Semestre européen, 2024 – https://ccre-cemr.org/wp-content/uploads/2024/11/EU-Semester-Study-2024.pdf

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Marchés publics adaptés aux réalités locales

European Union - News

Le CCRE publie un nouveau document de position sur les marchés publics : Un appel à plus de flexibilité et moins de bureaucratie


Le CCRE a officiellement publié son document de position sur les marchés publics, identifiant les changements nécessaires pour garantir un système d’achat public réellement adapté aux gouvernements locaux et régionaux.

En tant que plus grands investisseurs publics et pouvoirs adjudicateurs de l’UE, les gouvernements locaux et régionaux (GLR) jouent un rôle clé dans la fourniture de services publics essentiels. Pourtant, le cadre actuel des marchés publics reste trop complexe, rigide et contraignant, limitant leur capacité à agir de manière efficace et efficiente.

Le document du CCRE met en avant trois priorités de réforme :

  • Plus de flexibilité pour adapter les marchés publics aux besoins locaux
  • Des règles simplifiées pour réduire les charges administratives
  • Un meilleur soutien aux PME pour favoriser la croissance économique locale

Ce document constitue un appel clair aux décideurs européens pour mettre en place un cadre des marchés publics qui respecte l’autonomie des gouvernements locaux tout en garantissant un service public performant.

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