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Déclaration sur les marchés publics

Public procurement services news

Appel aux institutions européennes à préserver la coopération entre publics et les prestations internes dans le cadre de la révision des directives relatives aux marchés publics

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2–3 minutes

La coopération entre publics et l’internalisation des services sont des outils essentiels permettant aux administrations locales et régionales d’organiser, de fournir et de gérer directement les services publics — que ce soit par le biais d’une coopération avec d’autres autorités publiques ou par le biais d’entités sous leur contrôle — sans avoir recours à des opérateurs externes.

Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) a publié une déclaration dans laquelle il exprime sa ferme opposition aux appels et propositions qui restreignent davantage la coopération public-public et la prestation de services en interne dans la perspective de la prochaine révision des directives de l’UE sur les marchés publics.

Dans cette nouvelle déclaration, le CCRE affirme que la coopération entre publics et la prestation de services en interne sont solidement ancrées dans les traités de l’UE, les directives relatives aux marchés publics et la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne. Les collectivités locales et régionales doivent conserver la liberté de choisir le modèle de prestation le plus adapté à leurs administrés, y compris la prestation directe et la coopération avec d’autres autorités publiques.

Le CCRE s’attaque également à l’idée que la coopération entre services publics ou la prestation de services en interne nuit à la concurrence. Rien ne prouve cette affirmation ; au contraire, ces modèles peuvent améliorer l’efficacité, soutenir l’investissement et renforcer les services publics essentiels aux citoyens.

De plus, dans un contexte d’incertitude géopolitique croissante, de risques accrus en matière de cybersécurité et de pression grandissante sur les services publics, les autorités locales ne peuvent se permettre de perdre la flexibilité nécessaire pour organiser les services essentiels en interne ou par le biais de partenariats publics de confiance.

Le CCRE appelle les institutions européennes à une plus grande sécurité juridique — et non à de nouvelles restrictions — dans la révision de l’article 12 de la directive sur les marchés publics, tout en préservant le droit des collectivités locales et régionales d’organiser les services publics en fonction des besoins locaux et des choix démocratiques.

Pour compléter ces informations, vous pouvez également consulter ici le document de position du CCRE exposant les besoins des gouvernements locaux et régionaux en matière de révision des directives de 2014 sur les marchés publics.

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Réaction aux règles de l’UE en matière de marchés publics

Public Procurement news

Le CCRE appelle à une révision plus simple et plus équitable des directives européennes sur les marchés publics, plaçant les réalités locales au cœur de la réforme.

658 mots
3–4 minutes

Les collectivités territoriales sont les principaux investisseurs publics en Europe, dépensant plus de 3 000 milliards d’euros par an en marchés publics. Des services de santé à la construction, des outils numériques aux infrastructures énergétiques, chaque euro dépensé dans le cadre de contrats publics a un impact direct sur le quotidien des citoyens. Or, les règles encadrant leurs achats sont de plus en plus fragmentées, complexes et déconnectées des réalités locales.

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser les directives de 2014 relatives aux marchés publics, le CCRE a adopté une prise de position exposant les besoins des collectivités locales en matière de réforme. Le message est clair : la révision doit privilégier la simplicité, la flexibilité et le principe de subsidiarité plutôt que d’alourdir encore davantage les contraintes pesant déjà sur les villes et les régions.

Un cadre flexible qui convient à tous

La plupart des collectivités territoriales européennes sont de petite taille et disposent de capacités juridiques, techniques et administratives limitées. Le cadre actuel, dispersé dans plus de 60 actes législatifs sectoriels de l’UE, n’a pas été conçu pour elles. Le CCRE préconise une approche par directives qui préserve la flexibilité et dans laquelle les clauses européennes relatives aux critères environnementaux, sociaux et d’innovation restent facultatives. Un mécanisme d’examen exhaustif devrait consolider les obligations en matière de marchés publics dans l’ensemble des législations sectorielles afin d’éliminer les contradictions et d’alléger la charge pesant sur les pouvoirs adjudicateurs.

Des seuils plus élevés, moins d’interventions inutiles

Les seuils des marchés publics de l’UE n’ont pas été modifiés depuis plus de dix ans, malgré une inflation importante et une hausse des coûts. De ce fait, un nombre croissant d’achats publics sont désormais soumis à des procédures complètes au niveau de l’UE, en l’absence de réel intérêt transfrontalier. En effet, les marchés publics transfrontaliers directs ne représentent qu’environ 2 % de l’ensemble des attributions de contrats. Le CCRE préconise une augmentation substantielle de ces seuils, indexée sur l’inflation cumulée depuis 2014, ainsi qu’un mécanisme d’indexation automatique afin d’éviter que ce problème ne se reproduise.

Le « Made in Europe » et les objectifs stratégiques ne doivent pas se faire au détriment des populations locales.

Le CCRE soutient les ambitions plus larges de la Commission en matière de compétitivité européenne et d’autonomie stratégique, objectifs qui importent tout autant aux collectivités territoriales locales qui dépendent de chaînes d’approvisionnement résilientes. Cependant, une approche « Fabriqué en Europe » augmentera considérablement les coûts pour les pouvoirs adjudicateurs si elle est appliquée à grande échelle. Les collectivités territoriales locales ne doivent pas être pénalisées lorsque l’approvisionnement en provenance de l’UE est indisponible et ne doivent pas être tenues de vérifier la documentation complexe relative à l’origine des chaînes d’approvisionnement. Cette responsabilité devrait incomber aux opérateurs économiques, appuyés par une certification au niveau de l’UE.

Protection de la coopération entre les secteurs public et privé et des dispositions internes

Les collectivités locales collaborent régulièrement au-delà de leurs frontières pour mutualiser leurs ressources et fournir des services plus efficacement, notamment dans les zones rurales ou les régions aux capacités limitées. Or, l’article 12 de la directive actuelle demeure trop restrictif et imprécis, créant une insécurité juridique pour de nombreuses formes légitimes de coopération public-public et d’accords internes. Le CCRE appelle donc à une exemption plus large et plus claire pour la véritable coopération entre autorités publiques, ainsi qu’à la protection des marchés publics internes contre les interprétations mercantiles, permettant aux collectivités locales de conserver leur marge de manœuvre démocratique pour organiser et fournir des services publics de la manière la plus adaptée à leurs administrés.

Le CCRE continuera de collaborer activement avec les institutions européennes tout au long du processus de révision afin de garantir que la voix des gouvernements locaux et régionaux influence le résultat de cette réforme cruciale.

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L’intelligence artificielle et les collectivités locales

AI training article 2026

Le CCRE s’associe à 28Digital pour proposer des formations sur l’IA aux collectivités locales et régionales


Des dirigeants locaux et régionaux se sont réunis à Cagliari pour débattre de l’impact politique croissant de l’intelligence artificielle (IA) lors de la table ronde « Opportunités et défis de l’intelligence artificielle pour les collectivités locales et régionales », organisée au Palazzo Regio.

Organisé par le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) en collaboration avec l’AICCRE, PLATFORMA et 28DIGITAL, l’événement s’est concentré sur la manière dont l’IA remodèle les services publics, la participation démocratique et la gouvernance à plusieurs niveaux.

Les intervenants ont souligné que si l’IA offre d’importantes opportunités d’innovation, elle soulève également des questions politiques clés telles que la transparence, la responsabilité et l’équité.

AI training article 2026

Au cours de cette rencontre, les participants ont également découvert des initiatives concrètes visant à soutenir les dirigeants locaux dans la transition numérique, notamment le projet « Empowering Local Leaders through AI », ainsi que les travaux de 28DIGITAL en matière d’éducation, de compétences et de renforcement des capacités pour les administrations publiques, présentés par des experts de Gofore, 28DIGITAL et du Politecnico di Milano.

La table ronde qui a suivi, animée par Fabrizio Rossi, secrétaire général du CCRE, a compté sur les interventions de Piero Comandini, président du Conseil régional de Sardaigne ; Massimo Zedda, maire de la ville métropolitaine de Cagliari ; et Federico Menna, PDG de 28DIGITAL.

AI training article 2026

L’un des principaux résultats de l’événement a été la signature d’un protocole d’accord entre le CCRE et 28DIGITAL, lançant un nouveau programme de formation sur l’IA destiné aux élus locaux. Cette initiative vise à renforcer les compétences politiques et à favoriser une prise de décision éclairée en matière d’IA au niveau territorial.

Commentant cet accord, Jork Cardeneo, porte-parole du CCRE pour la numérisation, a souligné l’importance du leadership politique :

« Si l’on attend des dirigeants locaux qu’ils gèrent l’IA de manière responsable, ils doivent d’abord la comprendre. Ce protocole d’accord marque une étape décisive pour donner aux élus les moyens de mener la transition numérique, plutôt que de se contenter d’y réagir. »

La réunion de Cagliari a confirmé le rôle des villes et des régions en tant qu’acteurs politiques clés pour garantir que l’IA soutienne une gouvernance plus démocratique, inclusive et innovante.

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Gouvernements locaux et régionaux numériques

Digital transition - News 2022

Comment les municipalités et régions européennes peuvent mener une transformation numérique inclusive, sécurisée et centrée sur les personnes


Les gouvernements locaux et régionaux sont au cœur de la transformation numérique de l’Europe. En tant qu’autorités publiques les plus proches des citoyens, ils assurent des services tels que les soins de santé, l’éducation, les transports, le soutien social ou encore le déploiement du haut débit – autant de domaines désormais fortement influencés par la législation numérique européenne. Leur rôle est essentiel pour garantir que la numérisation reste inclusive, durable et accessible à toutes et à tous. Pourtant, de nombreuses collectivités continuent de faire face à des obstacles majeurs : accès inégal aux infrastructures numériques, ressources financières et humaines limitées, risques croissants en matière de cybersécurité et élargissement des écarts de compétences numériques.

Partout en Europe, les disparités en matière de connectivité et d’accès au numérique touchent de manière disproportionnée les zones rurales et isolées, les ménages à faibles revenus et les groupes vulnérables. Ces inégalités menacent la cohésion territoriale et limitent la capacité des citoyens à participer pleinement à la société numérique. Pour rendre les services publics numériques réellement accessibles, les solutions numériques doivent respecter les principes de conception inclusive et rester complétées par des options en présentiel pour celles et ceux qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas utiliser les canaux numériques.

La cybersécurité est devenue une préoccupation croissante, les autorités locales gérant des données publiques sensibles et des infrastructures critiques, souvent sans expertise ni financement suffisants pour répondre aux exigences européennes – telles que celles prévues dans la directive NIS2. Les petites municipalités, en particulier, manquent de ressources pour mettre en place des mesures de cybersécurité robustes, répondre aux incidents ou se conformer à des cadres réglementaires complexes. Un renforcement de la coopération, une simplification des règles et un soutien financier durable sont indispensables pour accroître la résilience locale.

Le développement des compétences constitue un autre défi majeur. Pour mettre en œuvre les nouvelles politiques numériques de l’UE – notamment en matière d’intelligence artificielle, d’interopérabilité et de gouvernance des données –, les administrations locales ont besoin de personnels formés capables de superviser les systèmes numériques, de maintenir une surveillance humaine et de garantir une utilisation éthique, transparente et équitable des technologies. Parallèlement, renforcer les compétences numériques des citoyens, grâce à l’apprentissage tout au long de la vie et à des initiatives communautaires, permet de renforcer la confiance, l’inclusion et la participation. La coopération entre municipalités et régions favorise également l’innovation et limite la fragmentation, en facilitant l’échange de bonnes pratiques et de solutions communes.

Un appel à un soutien accru de l’UE

Pour garantir une transition numérique équitable, sécurisée et inclusive, le CCRE appelle les institutions européennes à :

  • renforcer les investissements dans les infrastructures numériques, en particulier dans les régions insuffisamment desservies ;
  • fournir un appui technique et financier pour des services publics numériques accessibles ;
  • maintenir l’accès non numérique aux services essentiels pendant la transition ;
  • faciliter les partenariats public-privé pour étendre la connectivité ;
  • offrir des orientations ciblées, des actions de renforcement des capacités et un financement durable afin d’aider les gouvernements locaux et régionaux à renforcer leur cybersécurité et leurs compétences numériques.

L’avenir numérique de l’Europe dépend de l’autonomisation des acteurs les plus proches des citoyens : ses municipalités, ses villes et ses régions !

Lire la prise de position complète ici

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Appel d’offres – Dialogue Social

Appel d’offres : Expertise en recherche sur les systèmes de dialogue social en Europe de l’Est, îles du Sud et pays candidats à l’UE


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), en partenariat avec la Fédération Syndicale Européenne des Services Publics (FSESP), lance un appel d’offres pour sous-traiter une expertise externe afin de mener une recherche sur les systèmes et pratiques de dialogue social au sein des gouvernements locaux et régionaux dans divers pays d’Europe de l’Est et du Sud-Est, les îles du Sud de l’Europe et les pays candidats à l’UE.

Cet appel s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Renforcement des capacités du dialogue social des gouvernements locaux et régionaux » (Projet LAB), cofinancée par la Commission européenne, qui vise à remédier à la sous-représentation actuelle et à l’engagement limité des partenaires sociaux dans le dialogue social aux niveaux national et européen dans le secteur des gouvernements locaux et régionaux.

Le contractant sélectionné devra :

  • Produire un rapport de recherche documentaire offrant un aperçu complet des systèmes de dialogue social dans les pays ciblés.
  • Documenter et synthétiser les résultats de trois ateliers internationaux et de trois activités de jumelage.
  • Rédiger des rapports concis et informatifs (2 à 15 pages) en anglais, résumant les discussions, conclusions et bonnes pratiques échangées lors de tous les événements du projet.
  • Assister et rendre compte des activités du projet (en ligne et en personne), en fournissant des analyses comparatives et des informations précieuses.

Les pays ciblés incluent :

  • Europe de l’Est (par exemple, Pologne, Hongrie, Slovénie),
  • Europe du Sud-Est (par exemple, Roumanie, Bulgarie),
  • Pays candidats à l’UE (par exemple, Albanie, Ukraine, Türkiye),
  • Îles du Sud de l’Europe (Malte et Chypre).EUR-Lex

Expertise requise

Les candidats doivent démontrer :

  • Une solide formation académique en politique sociale et du travail de l’UE.
  • Une expérience avérée avec les syndicats et les organisations d’employeurs aux niveaux local, national ou européen.
  • La capacité à travailler dans des environnements multilingues et multiculturels.
  • Des compétences en recherche documentaire et en rédaction de rapports sur des événements impliquant plusieurs parties prenantes.
  • La capacité à respecter des délais serrés et à coordonner avec plusieurs partenaires de projet.
  • La disponibilité pour des déplacements occasionnels liés aux événements du projet.

Budget et calendrier

  • Budget maximal : 28 925 € (hors TVA)
  • Durée du contrat : à partir de juin 2025 (après nomination)
  • Date limite de soumission : 30 mai 2025, 12h00 (midi)
  • Adresse de soumission : application@ccre-cemr.org
  • Veuillez inclure dans l’objet du courriel : « Candidature – Projet LAB »

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Ligne directrices pour la sûreté au travail

TPVH News - 2025

Lignes directrices européennes multisectorielles pour prévenir et lutter contre la violence et le harcèlement de tiers liés au travail (TPVH)


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), en collaboration avec huit partenaires sociaux sectoriels européens représentant les gouvernements locaux et régionaux, les hôpitaux et les soins de santé, l’éducation, l’hôtellerie-restauration et les administrations centrales, ont adopté et mis à jour les Lignes directrices européennes multisectorielles pour prévenir et lutter contre la violence et le harcèlement de tiers liés au travail (TPVH).

Le CCRE a dirigé la délégation patronale lors des six mois de négociations tenues en 2024, aboutissant à ces lignes directrices, avec le soutien financier de la Commission européenne.

Cette révision s’appuie sur la Convention n°190 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la violence et le harcèlement, ainsi que sur des politiques et accords collectifs existants au niveau national, pour répondre aux défis pressants liés à l’augmentation de la violence et du harcèlement de tiers au travail, notamment après la pandémie de COVID-19 et les changements dans l’environnement de travail.

Les lignes directrices offrent aux syndicats et aux employeurs :

  • Des éléments clés pour une politique TPVH élaborée conjointement par la direction, les représentants des travailleurs et les syndicats, ancrée dans le dialogue social, la santé et la sécurité au travail, l’égalité des sexes et la non-discrimination avec une approche intersectionnelle.
  • Des outils pratiques et des mesures pour l’évaluation des risques pour la santé, par exemple les risques psychosociaux et les niveaux de dotation en personnel, la prévention et les réponses, telles que le dialogue social, la sensibilisation, la formation et des procédures claires de signalement et de plainte.
  • Des définitions et des principes pour favoriser une culture de respect et de tolérance zéro envers la violence et le harcèlement, notamment en tirant des leçons des incidents précédents et en coopérant avec les autorités publiques concernées.
  • Des recours pour soutenir les victimes et tenir les auteurs responsables, y compris un soutien et des enquêtes transparentes.

Au nom de la délégation patronale, Fabrizio Rossi, notre Secrétaire général, a déclaré :

« En concluant ces lignes directrices mises à jour, les employeurs réaffirment leur engagement à favoriser des lieux de travail où la sécurité et le respect sont au cœur, garantissant que les travailleurs et les services rendus aux citoyens soient protégés. »

Le CCRE tient à remercier les autres signataires, à savoir ses homologues EPSU, HOSPEEM, HOTREC, EFEE, EUPAE, CESI, ETUCE et EFFAT, pour leur collaboration au cours de l’année écoulée ayant conduit à cette adoption.

Pour en savoir plus sur les Lignes directrices européennes multisectorielles pour prévenir et lutter contre la violence et le harcèlement de tiers liés au travail, veuillez consulter le document complet ici.

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Marchés publics adaptés aux réalités locales

European Union - News

Le CCRE publie un nouveau document de position sur les marchés publics : Un appel à plus de flexibilité et moins de bureaucratie


Le CCRE a officiellement publié son document de position sur les marchés publics, identifiant les changements nécessaires pour garantir un système d’achat public réellement adapté aux gouvernements locaux et régionaux.

En tant que plus grands investisseurs publics et pouvoirs adjudicateurs de l’UE, les gouvernements locaux et régionaux (GLR) jouent un rôle clé dans la fourniture de services publics essentiels. Pourtant, le cadre actuel des marchés publics reste trop complexe, rigide et contraignant, limitant leur capacité à agir de manière efficace et efficiente.

Le document du CCRE met en avant trois priorités de réforme :

  • Plus de flexibilité pour adapter les marchés publics aux besoins locaux
  • Des règles simplifiées pour réduire les charges administratives
  • Un meilleur soutien aux PME pour favoriser la croissance économique locale

Ce document constitue un appel clair aux décideurs européens pour mettre en place un cadre des marchés publics qui respecte l’autonomie des gouvernements locaux tout en garantissant un service public performant.

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Directive sur la commande publique

Schengen Space - News

Renforcer les gouvernements locaux et régionaux : un appel à une directive sur la commande publique qui reflète leurs réalités


Le lundi 27 janvier, Tanja Struve, présidente du groupe d’experts du CCRE sur les services publics, a participé à l’échange de vues du comité IMCO sur la commande publique. Cette session, organisée dans le cadre du rapport d’initiative du Parlement européen sur la commande publique, a réuni des experts et des décideurs pour aborder les défis et opportunités clés de ce domaine politique.

Lors de son intervention, Mme Struve a présenté les positions du groupe d’experts du CCRE, soulignant l’urgence d’une directive sur la commande publique qui reflète mieux les réalités des gouvernements locaux et régionaux (GLR). Elle a mis en avant le rôle majeur des GLR en tant que plus grands investisseurs publics et autorités contractantes de l’Union européenne, ainsi que les défis auxquels ils sont confrontés sous les directives actuelles.

Tanja Struve, Chair of CEMR’s Expert Group on Public Services
Tanja Struve, Chair of CEMR’s Expert Group on Public Services

Pourquoi la commande publique est-elle importante ?

La commande publique est un pilier essentiel de l’économie européenne, représentant environ 14 % du PIB de l’UE. Elle constitue un outil clé pour les gouvernements afin de fournir des services publics, promouvoir l’innovation et stimuler la durabilité. Les directives actuelles sur la commande publique, adoptées en 2014, visent à moderniser les pratiques d’achat en renforçant la transparence, la concurrence et l’efficacité.

Bien que le cadre européen ait apporté certaines améliorations, un consensus croissant parmi les gouvernements locaux souligne la nécessité de réformes pour mieux aligner les directives sur les réalités du terrain. En effet, les GLR – qui sont les principales autorités contractantes de l’UE – rencontrent des difficultés face à des procédures excessivement complexes, des règles rigides et une charge administrative lourde qui limitent leur flexibilité et leur capacité à adapter les pratiques d’achat à leurs besoins spécifiques.

« La commande publique est essentielle, et les GLR sont les plus grands investisseurs publics et autorités contractantes de l’UE », a déclaré Mme Struve. « Cependant, ils rencontrent plusieurs défis avec les directives actuelles sur la commande publique. Ils ont besoin de simplification, de flexibilité et de la capacité d’adapter les pratiques d’achat aux besoins locaux sans alourdir les procédures. »

Mme Struve a mis en avant trois domaines clés pour la réforme :

  • Une plus grande flexibilité pour adapter les pratiques d’achat aux circonstances locales.
  • Des règles simplifiées pour améliorer les procédures et leur efficacité.
  • Une réduction des charges administratives afin d’assurer des pratiques de commande publique plus efficientes et efficaces.

Ces changements sont essentiels pour permettre aux gouvernements locaux de fournir des services publics de qualité tout en préservant leur droit à l’autonomie de gestion.

Prochaines étapes pour le groupe d’experts

Le groupe d’experts du CCRE sur les services publics finalise actuellement son document de position sur la commande publique. Ce document, qui consolide les recommandations et analyses du groupe, est en cours d’examen par les secrétaires généraux du CCRE. Son adoption et sa publication sont prévues dans les prochains jours.

Ce document de position constituera une base essentielle pour les actions de plaidoyer du CCRE, en fournissant des recommandations claires et concrètes aux décideurs européens afin de créer un cadre de commande publique qui soutienne réellement les gouvernements locaux et régionaux.

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LANCEMENT D’UN NOUVEAU RAPPORT

EPSU CEMR - News

Le CCRE et EPSU publient un nouveau rapport sur la transformation numérique des gouvernements locaux 


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et le « European Public Services Union (EPSU) » ont le plaisir d’annoncer la publication de « Local, Social, Digital », un rapport qui analyse l’impact, les opportunités et les défis de la transformation numérique au sein des gouvernements locaux et régionaux en Europe. Co-financé par la Commission européenne, ce rapport rassemble des informations issues de recherches approfondies et de contributions des membres du CCRE et de le EPSU à travers l’Europe. 

La numérisation transforme les services publics, améliorant accessibilité, efficacité et adaptabilité. Cependant, elle présente également des défis, notamment en matière de conditions de travail, de protection de la vie privée et de compétences. Ce rapport met en lumière les opportunités ainsi que les complexités apportées par la numérisation, en présentant des conclusions clés basées sur des recherches, des accords de partenaires sociaux et des discussions de projet. 

Les domaines clés abordés incluent : 

  • Télétravail et travail à distance : présente les meilleures pratiques pour garantir des conditions de travail équitables, la santé, la sécurité et le droit à la déconnexion. 
  • Compétences numériques et emploi : détaille des accords pour soutenir l’apprentissage tout au long de la vie, équipant les municipalités pour répondre aux besoins numériques. 
  • Confidentialité, surveillance et IA : propose des politiques respectueuses de la dignité humaine et de la vie privée dans le cadre de l’intégration accrue de l’IA. 
  • Égalité des genres : analyse l’impact genré de la numérisation et soutient des stratégies inclusives pour une main-d’œuvre diversifiée. 

Fabrizio Rossi, Secrétaire Général du CCRE, a déclaré : « Ces conclusions soulignent l’importance d’une approche équilibrée de la numérisation qui protège les droits des travailleurs tout en faisant avancer la technologie. Nos membres s’engagent à utiliser les outils numériques pour améliorer les services publics, en s’assurant que cette transformation s’aligne avec les valeurs et le bien-être de tous les employés et citoyens. » 

Le rapport Local, Social, Digital est désormais disponible. Il soutient les initiatives politiques en cours, favorisant la collaboration entre les gouvernements locaux et les syndicats des services publics pour construire un avenir numérique inclusif et socialement responsable. 

Local, social, numérique – numérisation

Digital transition - News 2022

Un projet commun CCRE–FSESP explore comment la numérisation transforme les collectivités locales et régionales en Europe et son impact sur les travailleurs, les services et la gouvernance


La transformation numérique redéfinit les services publics locaux à travers l’Europe, en modifiant les modes de prestation, les conditions de travail des agents publics et les interactions avec les citoyens. Pour mieux comprendre ces évolutions et accompagner les réponses adaptées, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et la Fédération Syndicale Européenne des Services Publics (FSESP) ont lancé un projet conjoint : « Local, Social, Digital », cofinancé par la Commission européenne et mis en œuvre entre 2023 et 2024.

Cette initiative a examiné les défis, les opportunités et les impacts de la numérisation dans les gouvernements locaux et régionaux (GLR), en mettant particulièrement l’accent sur les conditions de travail, le développement des compétences, le dialogue social et la gouvernance inclusive.

Au cœur du projet se trouve un rapport de recherche complet rédigé par un expert indépendant, s’appuyant sur une analyse documentaire, des entretiens avec les membres nationaux du CCRE et de la FSESP, ainsi que sur des contributions issues de conférences et webinaires internationaux organisés à Cagliari, Tallinn et en ligne.

L’étude a révélé une grande diversité de pratiques numériques et de défis rencontrés dans les GLR européens. Les outils numériques améliorent la flexibilité, l’accessibilité et l’efficacité, mais soulèvent également des questions importantes concernant les droits des travailleurs, la surveillance, la protection des données et l’accès équitable à la formation et au perfectionnement. L’impact genré de la numérisation, notamment après la pandémie de COVID-19, fait également l’objet d’une attention croissante.

Thèmes clés abordés :

  • Télétravail et travail hybride : L’essor du travail à distance nécessite des cadres plus clairs concernant les droits, la déconnexion et la sécurité au travail.
  • Compétences numériques et emploi : Il est urgent de former et d’accompagner les agents publics dans l’usage des outils numériques, avec une implication forte des syndicats et des employeurs.
  • Éthique et intelligence artificielle (IA) : L’utilisation de l’IA dans la gouvernance locale pose de nouveaux défis éthiques et exige un dialogue social renforcé.
  • Villes et services intelligents : La numérisation des services publics doit rester centrée sur les personnes, en veillant à l’inclusivité, l’accessibilité et la transparence.

De nombreux partenaires sociaux, tant au niveau national que local, ont déjà lancé des stratégies, outils et accords pour accompagner cette transformation, notamment des guides pratiques, des événements de sensibilisation et des programmes de formation.

Alors que l’Europe entre dans sa Décennie numérique, les collectivités locales et régionales sont en première ligne de cette transformation. Le projet « Local, Social, Digital » souligne le rôle crucial du dialogue social pour accompagner le changement numérique, garantir des conditions de travail équitables et promouvoir des services publics inclusifs.

Le CCRE et la FSESP appellent à une poursuite du soutien de l’UE et à une collaboration structurée entre employeurs, syndicats et institutions afin d’accompagner les administrations locales dans cette transition numérique de manière durable, sociale et digne.

Consultez l’étude ici

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