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Réaction au plan d’action européen pour l’électrification

Europe’s Electrification Plan news

Le plan d’électrification de l’Europe ne peut réussir qu’avec la participation des gouvernements locaux.

705 mots
3–4 minutes

La Commission européenne a présenté son plan d’action pour l’électrification, qui détaille comment l’Europe peut accélérer la transition vers une électricité propre dans les bâtiments, l’industrie et les transports, et réduire le coût des solutions durables. Pour le CCRE, il s’agit d’une étape importante vers une Europe plus compétitive, plus sûre et décarbonée.

L’électrification efficace n’est plus une simple politique énergétique sectorielle ; elle devient un élément déterminant de la transformation économique et territoriale de l’Europe. C’est pourquoi les collectivités locales et régionales doivent être pleinement impliquées pour que ce plan soit couronné de succès.

Le plan d’action reconnaît à juste titre la nécessité d’investissements majeurs dans les réseaux électriques, le stockage de l’énergie, les énergies renouvelables, la mobilité électrique et les systèmes de chauffage plus propres.

Le CCRE salue la proposition de la Commission de soutenir la planification locale du chauffage et du refroidissement par le biais du mécanisme européen pour les villes. Le programme débutera avec un budget de 15 millions d’euros pour aider 180 collectivités locales et régionales à élaborer des plans locaux, avant d’être étendu à près de 1 000 plans locaux prêts à recevoir des investissements.

Le CCRE salue également l’accent mis sur les solutions de chauffage propres, notamment les pompes à chaleur et les réseaux de chaleur et de froid urbains, qui jouent déjà un rôle important dans la transition énergétique de nombreuses villes et régions. Les collectivités locales pilotent des projets et des investissements dans ces solutions et contribuent à rendre les bâtiments et les quartiers plus durables. Parallèlement, le CCRE souligne que les mesures de soutien et les nouvelles exigences doivent être mises en œuvre de manière coordonnée.

Le CCRE souligne également l’importance d’une valorisation énergétique efficace des déchets non recyclables. La législation européenne devrait clairement reconnaître l’énergie récupérée à partir de ces déchets et garantir que les émissions liées à la composante fossile de ces déchets soient équitablement imputées aux producteurs et aux générateurs de déchets, plutôt qu’aux exploitants de réseaux de chaleur urbains ou aux consommateurs d’énergie.

Si la Commission appelle à une simplification des procédures d’autorisation pour les projets d’énergie propre, la mise en œuvre se fera au niveau local. Chaque nouvelle borne de recharge, pompe à chaleur, réseau de chauffage urbain, installation de stockage d’énergie ou raccordement au réseau dépend de la planification locale, des autorisations et de la coopération avec les citoyens et les parties prenantes. Les collectivités locales et régionales ne se contentent donc pas de mettre en œuvre la transition ; elles sont des partenaires stratégiques qui contribuent à la façonner. Des autorisations efficaces requièrent des solutions et des processus adaptés aux réalités locales et régionales, ainsi qu’une coordination précoce entre les parties prenantes, plutôt que des échéances uniformes à l’échelle de l’UE.

Les régions européennes sont également confrontées à des défis différents. Les solutions qui fonctionnent dans les grandes villes peuvent ne pas convenir aux zones rurales, aux îles ou aux régions industrielles. Il est essentiel de prendre en compte les lacunes en matière de compétences et de capacités aux niveaux techniques et administratifs. Une approche flexible et adaptée aux réalités locales est indispensable pour garantir que chaque communauté puisse bénéficier de l’électrification.

Étant donné que les objectifs d’électrification de l’Europe seront finalement atteints dans ses villes, ses agglomérations et ses régions, les gouvernements locaux et régionaux investissent déjà dans les infrastructures nécessaires à la transition, des réseaux électriques et de chauffage aux bornes de recharge pour véhicules électriques.

Le CCRE salue donc l’ambition du Plan d’action pour l’électrification et la reconnaissance des opportunités offertes par l’électricité propre et les solutions modernes de chauffage et de refroidissement. Pour que ce Plan soit une réussite, les collectivités locales et régionales doivent disposer des ressources, de la flexibilité et du rôle nécessaires pour être des partenaires à part entière de la transition énergétique européenne.

Le CCRE continuera de contribuer à ces travaux dans les mois à venir et attend le plan d’action européen pour le refroidissement et le chauffage qui aura été annoncé.

Lisez le communiqué de presse de la Commission européenne : La Commission renforce la compétitivité, la décarbonation et l’indépendance de l’Europe et le plan lui-même : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=CELEX:52026DC0595

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L’Alliance locale appelle à placer les villes au cœur des plans climatiques européens

Local Alliance news

L’Alliance locale appelle à une refonte de la gouvernance afin de placer les villes au cœur des plans climatiques européens.

511 mots
2–3 minutes

Dans un nouveau document de position, l’Alliance locale – une coalition de CCRE, ACR+, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS – appelle l’UE à saisir l’occasion de la révision du règlement sur la gouvernance pour rendre les plans nationaux en matière d’énergie et de climat (PNEC) véritablement réalisables, susceptibles d’attirer des investissements et ancrés dans les réalités locales.

Partout en Europe, villes, communes et régions agissent déjà : rénovation des bâtiments, déploiement des énergies renouvelables, transformation des systèmes de mobilité. Pourtant, le cadre de planification climatique de l’UE n’a pas suivi le rythme. Les plans nationaux énergie-climat (PNEC) continuent d’être élaborés en grande partie sans la participation des collectivités locales et régionales qui seront chargées de leur mise en œuvre.

La révision du règlement sur la gouvernance, attendue de la Commission européenne au dernier trimestre 2026, constitue donc une opportunité cruciale que l’Alliance locale est déterminée à ne pas manquer.

Une déconnexion structurelle

Une multitude de données locales, de projets d’investissement et de plans climatiques existent déjà en Europe – des plans d’action pour l’énergie durable et le climat aux contrats de villes climatiques et aux stratégies locales de chauffage urbain. Pourtant, ces connaissances territoriales sont rarement intégrées aux PNE, ce qui engendre des doublons, une fragmentation et des opportunités d’investissement manquées.

Parallèlement, les dialogues à plusieurs niveaux déjà requis par l’article 11 du règlement actuel sont restés largement déconnectés des décisions de mise en œuvre réelles ou sont restés au niveau de la simple formalité.

Il en résulte une dynamique dangereuse à deux vitesses : une ambition élevée aux niveaux européen et national, et une attention insuffisante portée à ce qui se passe sur le terrain.

La réponse de l’Alliance locale : relier ce qui existe déjà

Le document de position préconise que le règlement révisé s’articule autour de quatre éléments qui se renforcent mutuellement :

  1. une plateforme de dialogue permanente à plusieurs niveaux dans chaque État membre afin d’aligner tous les niveaux de gouvernement sur la préparation et le suivi du PECN, en tenant compte des structures et des besoins de gouvernance nationale ;
  1. un chapitre territorial dans chaque NECP s’appuyant sur les plans locaux existants pour montrer où et comment les objectifs nationaux seront atteints ;
  1. des parcours sectoriels adaptés au territoire reliant les objectifs nationaux dans les domaines du bâtiment, des transports, du chauffage, des énergies renouvelables et de l’économie circulaire aux réalités locales qui déterminent si leur mise en œuvre est réellement possible ;
  1. et des stratégies d’investissement qui tiennent compte des besoins locaux en matière d’investissement et de capacités.

Il ne s’agit pas de réclamer plus de bureaucratie, mais de faire en sorte que les structures existantes fonctionnent de manière cohérente : réduire la lassitude liée aux consultations, éliminer les doublons administratifs et transformer les plans nationaux de coopération en de véritables cadres de mise en œuvre et d’investissement, au lieu de simples exercices de reporting.

Lisez le document de position complet ici

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