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Stratégie du « droit au maintien sur le territoire »

Right to Stay strategy news

Le CCRE appelle à une stratégie de « droit au
maintien sur le territoire »

573 mots
2–4 minutes

Dans sa contribution à l’appel à contributions de la Commission européenne sur la future stratégie « droit au maintien sur le territoire », le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) plaide pour un cadre politiquement ambitieux et ancré dans le territoire, qui place les gouvernements locaux et régionaux au centre de la réponse de l’Europe aux déséquilibres territoriaux, sociaux, économiques et démographiques.

Pour le CCRE, le droit au maintien sur le territoire signifie que les personnes doivent pouvoir vivre, travailler et s’épanouir à l’endroit de leur choix : que ce soit dans une ville, un village ou une zone rurale, sans être contraintes de partir en raison d’un manque de services publics, d’opportunités économiques, d’une mauvaise connectivité ou de la hausse du coût de la vie.

Il ne s’agit pas seulement de cohésion territoriale. C’est aussi une question d’équité, de démocratie et de confiance dans le projet européen. Si l’UE veut répondre aux inégalités territoriales croissantes, elle doit commencer par investir dans les territoires où vivent les citoyens et par reconnaître les gouvernements les plus proches d’eux comme des partenaires stratégiques.

Dans sa réponse, le CCRE souligne qu’il ne saurait exister le droit au
maintien sur le territoire sans accès aux services, au logement et aux opportunités
. Partout en Europe, trop de territoires souffrent encore de pénuries en matière de santé, d’éducation, de mobilité, de garde d’enfants, d’énergie et d’infrastructures numériques. Parallèlement, la hausse des prix du logement pousse les populations à quitter les villes, tandis que de nombreuses zones rurales en déclin continuent de souffrir de dépopulation et de sous-investissement.

Le CCRE appelle donc l’UE à renforcer son soutien aux services d’intérêt général, au logement abordable et au développement territorial intégré. Il souligne également la nécessité de créer un environnement propice aux opportunités économiques locales sur l’ensemble du territoire, notamment grâce à de meilleurs transports et à une connectivité numérique renforcée, au soutien à l’entrepreneuriat et à des mesures visant à pallier la pénurie de main-d’œuvre dans les services publics locaux essentiels.

Le CCRE souligne également l’importance croissante de la résilience climatique, de la mobilité durable et de la production locale d’énergie pour l’attractivité territoriale et la sécurité énergétique. Les investissements dans l’adaptation, les énergies renouvelables et les transports accessibles doivent donc faire partie intégrante de tout programme crédible de « droit de rester ».

Pour le CCRE, la politique de cohésion doit être le principal instrument de mise en œuvre de la stratégie future. Dans le prochain budget de l’UE, le droit au
maintien sur le territoire doit être reconnu comme un objectif stratégique clair, assorti d’un financement conséquent, d’instruments territoriaux intégrés et d’un véritable partenariat avec les collectivités locales et régionales pour l’élaboration des plans nationaux et régionaux.

Le CCRE plaide également pour que le droit au maintien sur le territoire soit intégré à la gouvernance de l’UE, notamment par le biais du Semestre européen et d’évaluations d’impact territorial plus poussées. L’Europe ne peut plus élaborer de politiques pour les territoires sans associer systématiquement les autorités chargées de leur mise en œuvre.

Le message est clair : le droit de rester ne sera une réalité que si l’UE donne aux territoires les moyens de demeurer attractifs, abordables, connectés et résilients. Cela exige une ambition politique, des investissements à long terme et un véritable partenariat à plusieurs niveaux avec les collectivités locales et régionales.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Contributions du CCRE à l’Agenda de l’UE

Matchmaking Platform - Launch

Vers un Agenda de l’UE inclusif pour les villes de toutes tailles 


Alors que l’Union européenne s’apprête à façonner sa prochaine stratégie urbaine, le CCRE publie un nouveau document d’orientation appelant à un Agenda de l’UE véritablement inclusif pour les villes — un agenda qui reconnaît le rôle essentiel des gouvernements locaux et régionaux (GLR) dans la construction de l’avenir de l’Europe.

Les GLR sont les premiers à répondre à bon nombre des défis les plus urgents de l’Europe. Qu’il s’agisse de faire face à la crise énergétique, d’investir dans la mobilité durable ou de gérer les services publics, les villes et régions ne se contentent pas de mettre en œuvre les politiques européennes — elles innovent, s’adaptent et obtiennent des résultats sur le terrain. Leur proximité avec les citoyens les place dans une position unique pour renforcer la confiance, garantir une gouvernance inclusive et répondre efficacement aux besoins évolutifs de leurs communautés locales respectives.

Pourtant, trop souvent, les politiques européennes sont élaborées sans impliquer pleinement les autorités chargées de leur mise en œuvre. Les GLR sont responsables de la mise en oeuvre de 70% des politiques publiques européennes. Malgré cela, les gouvernements infranationaux ne disposent toujours pas d’un rôle formel dans l’élaboration de ces textes.

Le document du CCRE propose une vision pour un nouvel Agenda de l’UE pour les villes, qui soit inclusif de tous les territoires — des petites municipalités aux grandes métropoles — et doté des mécanismes de gouvernance, des outils de financement et de la reconnaissance institutionnelle nécessaires pour générer un impact réel.

Les principales propositions comprennent :

  • D’établir un processus de consultations de gouvernance multiniveau permanent et structuré pour tout nouveau projet de politique publique européenne ayant un impact potentiel sur les GLR.
  • D’utiliser la composante « réformes » de la prochaine politique de cohésion de l’UE pour veiller à ce que les GLR disposent des capacités financières, techniques et humaines nécessaires à la mise en œuvre des réglementations européennes.
  • De simplifier et améliorer l’accès aux financements européens, notamment en prévoyant une part de 15 % dédiée au développement territorial durable dans le prochain cadre financier pluriannuel. Le CCRE appelle également à une meilleure adéquation entre les opportunités de financement européen et les réalités locales, ainsi qu’au renforcement des capacités administratives des gouvernements infranationaux.

Le document souligne qu’il est temps de passer d’une approche fragmentée à une approche systémique, intégrant les voix locales et régionales à chaque étape du cycle politique européen — de la conception à la mise en œuvre.

Le nouvel Agenda de l’UE pour les villes représente une occasion unique de combler l’écart entre ambition et mise en œuvre. Avec les bons outils et une gouvernance adaptée, les GLR peuvent porter les transitions verte et numérique de l’Europe, renforcer la résilience économique et concrétiser la promesse de communautés inclusives et durables pour tous.

Le CCRE présentera ces propositions au Forum des villes à Cracovie, qui se tiendra du 17 au 19 juin 2025. Notre Secrétaire général, Fabrizio Rossi, participera à la discussion sur l’Agenda avec le Vice-président exécutif de la Commission européenne, Raffaele Fitto.

Lisez le document complet ici

Pour plus d’informations, contactez :

L’importance du semester européen

EU Semester - News 2024

Décisions au plus haut niveau – conséquences locales
Le semestre européen expliqué


Alors que les Commissaires européens débutaient officiellement leur nouveau mandat – comprenant notamment la responsabilité de proposer, d’ici mi-2025, un projet pour le prochain budget pluriannuel de l’UE –, le CCRE publiait une étude particulièrement opportune dans le cadre du débat sur le « financement en échange de réformes » : « Décisions au plus haut niveau – Conséquences locales : Le Semestre européen expliqué ».

L’événement de lancement, organisé le 2 décembre, a rassemblé des participants issus de plusieurs institutions : Commission Européenne, Parlement Européen, Représentations permanentes des États membres auprès de l’UE, ainsi que des membres du CCRE et des représentants des villes et régions basés à Bruxelles.

À cette occasion, le Secrétariat du CCRE a présenté cette publication visant à informer les gouvernements locaux et régionaux sur le fonctionnement et le processus du Semestre européen, sur son évolution au fil des années, et sur la manière dont il pourrait devenir le prochain cadre global de coordination des politiques au sein de l’UE.

L’étude comprend également des études de cas démontrant que la plupart des recommandations incluses dans les Recommandations spécifiques par pays (RSP) du Semestre européen ont un impact, direct ou indirect, sur les gouvernements locaux et régionaux. Cet impact peut concerner leurs budgets et leurs capacités d’investissement : l’étude rappelle que les finances infranationales sont incluses dans le déficit budgétaire national et les efforts de dépenses surveillés par le Semestre européen. Elle révèle également que certaines recommandations touchent des domaines de compétence des gouvernements locaux et régionaux dans différents États membres.

Par exemple :

  • En Allemagne, les administrations publiques infranationales sont directement visées par la RSP 2024 demandant d’accélérer la digitalisation des administrations publiques.
  • En Espagne, les RSP 2024 recommandent d’améliorer la gestion de l’eau, une compétence des gouvernements locaux.
  • Aux Pays-Bas, l’urbanisme et le logement (notamment social) relèvent de compétences partagées entre les municipalités et le gouvernement national. Tous deux sont donc concernés par la recommandation visant à garantir l’accessibilité et la disponibilité du logement.

L’événement a permis un débat à plusieurs niveaux réunissant João Nogueira, chef d’unité pour la coordination des politiques à la DG ECFIN de la Commission européenne, Thomas Prorok, directeur général de KDZ – Centre de recherche en administration publique en Autriche, et Michael Schmitz, directeur adjoint du bureau de Bruxelles de l’Association des comtés allemands (DLT). Ces intervenants ont débattu de l’impact et du (manque de) participation des gouvernements locaux et régionaux dans le Semestre européen. Les intervenants ont été invités à réagir aux recommandations incluses dans l’étude du CCRE, donnant lieu à des discussions animées et engageant également les participants présents.

Ce rapport constituera un élément clé pour le CCRE et pour tous les représentants des gouvernements locaux et régionaux dans les mois à venir. Il permettra de construire un argumentaire sur l’importance d’impliquer les gouvernements infranationaux dans les décisions concernant les priorités d’investissement et de réforme financées par les instruments de l’UE.

Lire l’étude ici

Pour plus d’information, contactez :

86 milliards d’euros en risque

Local-Alliance

Les ménages vulnérables risquent d’être mal desservis par le Fonds social pour le climat de 86 milliards d’euros de l’UE en raison d’un manque de consultation avec les gouvernements locaux et régionaux, avertit un nouveau rapport de l’Alliance locale.


Un nouveau rapport exclusif de huit grands réseaux européens de gouvernements locaux et régionaux révèle que les ménages vulnérables dans l’UE risquent d’être mal desservis par le Fonds social pour le climat (FSC) de 86 milliards d’euros en raison d’une consultation insuffisante des gouvernements nationaux avec les autorités locales et régionales.

L’enquête à la base de ce rapport, réalisée par l’Alliance locale — une coalition composée de ACR+, CCRE, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS — met en lumière une non-conformité généralisée avec les exigences clés de la législation du FSC.

Les articles 4 et 5 du FSC stipulent que les États membres doivent engager un dialogue avec les gouvernements locaux et régionaux lors de l’élaboration de leurs plans sociaux pour le climat. Cependant, le rapport constate que de nombreux gouvernements ne respectent pas ces obligations, se contentant souvent de consultations symboliques ou les évitant complètement.

Une occasion manquée de répondre aux besoins locaux

Le FSC est une initiative phare du Pacte vert pour l’Europe, visant à soutenir les ménages vulnérables. Mais les conclusions du rapport révèlent un fossé préoccupant entre les décideurs nationaux et leurs gouvernements locaux.

L’enquête, couvrant des villes et régions dans 14 États membres, notamment la Belgique, la Finlande, l’Allemagne, la Grèce et l’Espagne, dresse un constat sévère : des consultations tardives, des dialogues insuffisants et des occasions manquées d’intégrer l’expertise locale.

« Le Fonds social pour le climat de 86 milliards d’euros a le potentiel de transformer des vies et de construire une Europe plus équitable, mais seulement si les gouvernements locaux et régionaux sont impliqués. Ces autorités sont en première ligne face à la pauvreté énergétique et des transports, mais leur expertise est trop souvent négligée. Les gouvernements nationaux et les institutions européennes doivent reconnaître que la consultation significative n’est pas seulement une obligation légale, mais une nécessité pour une action efficace et inclusive. »
Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE.

Les gouvernements locaux : des partenaires clés pour une action efficace

Les gouvernements locaux et régionaux sont particulièrement bien placés pour s’assurer que les fonds européens répondent aux besoins spécifiques de leurs communautés. Ils apportent expertise, proximité et une compréhension des priorités locales, essentielles pour adapter les mesures et soutenir efficacement les ménages vulnérables.

L’absence de consultation significative ne viole pas seulement les exigences législatives, mais compromet également l’efficacité du FSC, à seulement six mois de la date limite de soumission des plans par les États membres en juin.

Recommandations pour les décideurs nationaux et européens

Pour que le Fonds social pour le climat soutienne efficacement les ménages vulnérables, l’Alliance locale appelle les États membres, entre autres, à donner la priorité à une collaboration significative avec les gouvernements régionaux et locaux, à travers des plans locaux tels que les Plans d’action pour l’énergie durable et le climat (PAEDC) et les Plans de mobilité urbaine durable (PMUD).

Cela permettra des investissements européens alignés sur les besoins locaux pour lutter contre la pauvreté énergétique et des transports, garantissant des mesures ciblant les groupes vulnérables tels que les femmes, les personnes âgées et les familles monoparentales.

Pour plus d’informations, téléchargez le rapport complet ici.

Nouveau Mandat, Enjeux Financiers

Nouveau Mandat Européen : Naviguer à un carrefour du financement et de la gouvernance en Europe


Avec la confirmation du Collège des Commissaires européens, le second mandat d’Ursula von der Leyen est prêt à commencer. Si vous vous demandez quelle direction l’UE prendra, en particulier en ce qui concerne les collectivités locales, les auditions des commissaires désignés fournissent des indications précieuses sur leur état d’esprit, leurs priorités et les défis du prochain exécutif européen. Il est évident que relever ces défis – renforcer la compétitivité européenne et améliorer la vie des citoyens – nécessitera plus que de l’ambition. La vision doit se traduire en actions concrètes par une mise en œuvre efficace des politiques et un financement qui réponde aux besoins des Européens partout. Il sera également crucial d’éviter de tirer de mauvaises leçons des expériences passées, notamment en matière de gestion des fonds et de mise en œuvre des politiques.

Que révèlent les auditions des candidats au Collège des Commissaires au Parlement européen ? 

Pietro Naj-Oleari, European Parliament, Information General Directoratem, Web Communication Unit, Picture Editor and photographer. E-mail: pietro.naj-oleari@europarl.europa.eu

Les auditions ont cependant offert peu d’assurance aux collectivités locales. Les intentions centralisatrices clairement exprimées dans les orientations politiques de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, qui propose de remplacer la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) par « moins de programmes et un plan pour chaque pays liant réformes clés et investissements », suscitent des préoccupations. La FRR, élément central du programme de relance NextGenerationEU de 800 milliards d’euros, a révélé les écueils d’une approche basée sur la performance et le financement conditionné aux réformes.

Dès le début, le CCRE, en partenariat avec le Comité des Régions (CdR), a suivi de près le déploiement de la FRR, en consultant les parties prenantes pour évaluer la participation des gouvernements locaux et régionaux. Les conclusions sont claires : l’exclusion des acteurs les plus proches des besoins locaux a limité l’efficacité de la FRR. Ce manque d’implication des collectivités locales a conduit à des priorités mal alignées, avec des réformes et des investissements qui ne répondent pas aux besoins locaux ou ne tirent pas parti des connaissances uniques des autorités régionales. Cela risque non seulement de compromettre les objectifs communautaires de la FRR, mais aussi de détourner d’autres fonds essentiels, tels que les fonds de cohésion, remettant en cause les objectifs de cohésion territoriale de l’UE.

Données issues de la consultation CCRE-CdR sur la mise en œuvre du FRR.

Lors des auditions, les commissaires désignés ont reconnu ces préoccupations. Valdis Dombrovskis a été vivement critiqué pour les lacunes de la FRR, avec des députés européens exprimant leur frustration quant à ses performances. M. Dombrovskis a admis qu’il est essentiel d’établir des partenariats plus solides avec les collectivités locales pour que la FRR ait un impact transformateur. De son côté, Piotr Serafin, commissaire désigné au budget, a soutenu l’idée d’un plan national unique pour les investissements et les réformes, tout en soulignant le rôle central que les régions devraient jouer dans l’élaboration de ces plans. Cependant, Raffaele Fitto, vice-président et commissaire désigné pour la cohésion et les réformes, n’a pas répondu de manière substantielle aux préoccupations des députés concernant les risques de centralisation. Il a toutefois reconnu l’importance de consulter les collectivités locales et régionales, démontrant au moins une reconnaissance de la gouvernance multiniveaux.

Tirer des leçons complexes  

Conçue pour favoriser une Europe plus verte, résiliente et innovante, les retards dans la mise en œuvre des plans de relance nationaux ont exacerbé les débats sur la gouvernance de la FRR, jetant le doute sur sa capacité à atteindre ses objectifs. Cependant, les solutions envisagées risquent d’utiliser à mauvais escient les ressources de l’UE et de compromettre les transitions vertes et numériques essentielles pour les villes et les régions. 

Le CCRE reste déterminé à promouvoir des évaluations basées sur des données probantes de la performance des financements, afin de garantir que les politiques de développement cruciales ne subissent pas des ajustements précipités. Les collectivités locales, qui mettent en œuvre 70 % de la législation européenne – y compris des politiques clés pour la transition écologique – ne peuvent être exclues de ces discussions. Leur expertise territoriale unique garantit que les financements de l’UE répondent à des besoins locaux réels, au lieu de s’appuyer sur des stratégies nationales souvent aveugles aux disparités régionales. 

From the roundtable: Local and Regional Perspectives on the Recovery and Resilience Facility (RRF)

Alors que la nouvelle Commission entre en fonction, le CCRE continuera de plaider pour un suivi transparent des performances de la FRR, en insistant sur l’expertise territoriale pour façonner les politiques de financement de l’UE. S’assurer que ceux qui connaissent le mieux leur territoire aient leur mot à dire dans l’allocation des ressources n’est pas seulement une question d’équité – c’est la clé pour atteindre des résultats durables et transformateurs à travers l’Europe.

Appel à Propositions

Looking for Proposals EU Green Deal - News 2024

Le CCRE est à la recherche d’une agence pour concevoir, publier et imprimer une étude


Le CCRE lance un appel à propositions pour des services externes visant à concevoir et produire une publication ainsi qu’un document d’une à deux pages pour en faire la promotion.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre « Terms of Reference » ici.

Politique urbaine européenne

Tracer la voie d’une politique urbaine européenne durable lors de la conférence « Une politique urbaine adaptée au futur »


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a participé à la conférence « Une politique urbaine adaptée au futur », organisée par la présidence belge de l’Union européenne. Réunie le 24 janvier à l’initiative de la Région de Bruxelles-Capitale, la conférence, initiée par Rudi Vervoort, Ministre-Président, et Ans Persoons, Secrétaire d’État à l’Aménagement du territoire et aux Relations européennes, a rassemblé 41 maires de villes européennes, des institutions européennes et des parties prenantes clés investies dans le paysage de la politique urbaine en Europe.

La rencontre a exploré le rôle essentiel des villes dans la construction d’une Europe résiliente et inclusive. Elle a souligné la nécessité d’un dialogue continu entre les villes et les institutions européennes, mettant en lumière les expériences et l’expertise cruciales dont disposent les villes européennes pour relever les défis à venir.

Déclaration de Bruxelles des maires européens :
Un moment fort de l’événement a été la signature de la Déclaration de Bruxelles des maires européens, un document phare signé par 41 maires de 19 pays européens. Cette déclaration, élément central de l’initiative de politique urbaine portée par la présidence belge, présente six recommandations pour le mandat 2024-2029 de l’Union européenne. Ces recommandations soulignent l’importance du dialogue, de la coordination, de la réglementation, du financement, de la gouvernance métropolitaine et d’un modèle urbain durable.

Le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, a souligné l’interdépendance entre les systèmes urbains et ruraux, en insistant sur la nécessité d’éliminer l’opposition artificielle entre les deux. Selon Wolfram Leibe, membre de l’Association des villes allemandes et maire de Trèves : « Les municipalités, les villes et les régions sont essentielles pour fournir des services publics clés aux habitants. Nous nous efforçons de garantir le bien-être et la qualité de vie. 70 % de la réglementation européenne nécessite une action locale pour être mise en œuvre, c’est pourquoi les gouvernements locaux et régionaux devraient être étroitement associés à toute décision au niveau européen ayant un impact au niveau local. »

La maire Hanna Zdanowska de la ville de Łódź, représentant l’Association des comtés polonais, a souligné la nécessité de mobiliser des fonds privés pour les activités écologiques, citant le succès du projet EcoPact for Łódź avec le soutien de 50 investisseurs : « Les villes ne peuvent pas compter uniquement sur leurs ressources financières ou les subventions des programmes nationaux ou des fonds européens. Pour maximiser les activités écologiques, il est nécessaire de mobiliser des fonds privés, en particulier des entreprises. »

Logement et développement urbain

Housing and Urban Development - News 2023

Résoudre la crise du logement en Europe : lettre ouverte aux ministres de l’UE


Face à l’aggravation de la crise du logement en Europe, caractérisée par une pénurie de logements convenables, abordables et en nombre suffisant, le CCRE, Eurocities, Housing Europe, l’Union internationale des locataires et SOLIDAR ont signé une lettre ouverte adressée aux ministres de l’Union européenne en charge du dossier. Ces ministres se réunissent les 13 et 14 novembre à Gijón pour discuter du logement et du développement urbain et adopter la Déclaration de Gijón pour un logement durable, sain et inclusif.

La crise du logement qui frappe l’Europe ne se limite pas aux groupes vulnérables. Elle touche désormais les ménages à revenus moyens, notamment les travailleurs essentiels comme les policiers, les enseignants et les infirmiers, exclus du marché du logement. Les difficultés s’étendent aux jeunes adultes incapables de quitter le domicile de leurs parents et à ceux confrontés à des besoins de logement soudains en raison de changements de vie. Dans ce contexte, le CCRE et les autres organisations signataires soulignent l’urgence d’une action européenne, plaidant pour une augmentation des investissements dans le secteur du logement afin de répondre aux problèmes urgents qui touchent les citoyens, l’économie et l’environnement.

Les recommandations de la lettre ouverte soulignent la nécessité de réformes globales, notamment la révision de la Décision de 2012 relative aux services d’intérêt économique général (SIEG). Les signataires saluent l’appel à redéfinir le logement social, en l’alignant sur un concept moderne de logement abordable pour tous. En tant que défenseurs des collectivités locales et régionales, des villes, des bailleurs sociaux, des locataires et des organismes de protection sociale, le CCRE et les autres signataires soulignent l’impératif d’un suivi continu des politiques européennes en matière de logement.

Développement rural

Rural Development Event - News 2023

Événement du CCRE « Exploiter les compétences en milieu rural » : Façonner l’avenir du développement rural


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a organisé l’événement « Exploiter les compétences en milieu rural » afin de répondre aux besoins urgents de numérisation et de développement durable des zones rurales. Cet événement visait à changer de paradigme, en considérant les zones rurales non pas comme des territoires isolés, mais comme des composantes intégrantes d’un continuum plus large lié aux centres urbains. Il a souligné le rôle essentiel des collectivités locales et régionales pour inscrire les besoins des zones rurales au cœur de l’agenda politique. Lors de cet événement, le CCRE a également annoncé le lancement de la Communauté d’impact pour la cohésion territoriale.

L’événement « Exploiter les compétences en milieu rural » a réuni divers acteurs intéressés par le développement rural. Il s’est déroulé dans le cadre du Pacte rural, une initiative lancée en 2021 par la Commission européenne dans le cadre de sa Vision à long terme pour les zones rurales de l’UE. Le Pacte rural est un cadre collaboratif qui favorise la coopération entre les pouvoirs publics, la société civile, les entreprises, le monde universitaire et les citoyens aux niveaux européen, national, régional et local.

Implementation des ODD

SDG Implementation - News 2023

Mise en œuvre des ODD : Un Dialogue Multiniveau au Cœur de l’Action Locale


Le CCRE (Conseil des Communes et Régions d’Europe) et l’Intergroupe URBAN du Parlement européen ont coorganisé un événement stratégique autour du thème :
« Favoriser le dialogue multiniveau pour la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD) ».

Cette rencontre a réuni acteurs institutionnels, représentants locaux et experts afin de débattre des défis et opportunités rencontrés par les collectivités locales et régionales dans leur progression vers la réalisation des 17 ODD d’ici 2030. Un accent particulier a été mis sur les initiatives et outils de l’UE susceptibles d’aider les villes dans cette transition.

Un moment charnière :
2023 représente la moitié du parcours vers l’échéance fixée par l’ONU pour l’Agenda 2030. Deux rapports clés du Parlement européen ont été publiés à cette occasion sur la mise en œuvre des ODD en Europe. De son côté, la Commission européenne a présenté, pour la première fois, un examen volontaire évaluant l’intégration des ODD dans les politiques européennes.

Moments forts de l’événement :
L’événement a mis en lumière des interventions de haut niveau et des témoignages concrets issus des territoires.
Le CCRE y a présenté ses travaux sur les ODD, avec une intervention d’Eva Banos exposant le rapport du CCRE sur la mise en œuvre locale et régionale des ODD, soulignant la contribution essentielle des collectivités à la réussite de l’Agenda 2030.

Cet événement confirme que la territorialisation des ODD passe par une gouvernance partagée, un soutien institutionnel renforcé et des outils concrets adaptés aux réalités locales.