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Favoriser l’intégration des migrants

Inclusion Europe - News 2022

Les villes européennes échangent des bonnes pratiques pour renforcer l’intégration


La coopération et les échanges de savoir-faire entre les villes européennes peuvent jouer un rôle clé dans l’intégration des nouveaux arrivants, selon des experts. Ils ajoutent que les stratégies d’inclusion de ces villes peuvent également servir de modèle pour les grandes villes européennes.

« Les communautés locales sont là où l’intégration se produit, par le travail et les études », a déclaré Katerina Dimitrakopoulou de la direction générale de la migration de la Commission européenne, soulignant le rôle essentiel des autorités locales dans l’intégration des nouveaux arrivants.

Environ 8,4 % de la population de l’UE est composée de personnes nées en dehors de l’UE, et entre deux et trois millions de ressortissants de pays tiers s’installent chaque année dans l’UE pour des raisons professionnelles ou académiques, selon la Commission.

Pour soutenir les villes et les régions européennes confrontées à l’arrivée de nouveaux migrants, la Commission européenne et le Comité des régions ont lancé en mars 2021 un partenariat visant à renforcer les capacités et à favoriser les échanges de savoir-faire entre les communautés locales.

« Notre rôle est de connecter les personnes, les États, les régions et les villes et de veiller à ce que toutes les bonnes pratiques […] soient bien diffusées », a ajouté Dimitrakopoulou.

Échanges de bonnes pratiques

Les échanges de savoir-faire sont particulièrement importants pour les petites villes, qui n’ont souvent pas les mêmes capacités et moyens d’accueil des migrants que les grandes villes, selon les experts.

« Nous avons des villes qui savent déjà comment vivre avec la migration », a expliqué Barbara Kuznik du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), ajoutant que celles-ci peuvent servir de modèle pour d’autres villes européennes confrontées à l’arrivée de nouveaux migrants.

Kuznik travaille actuellement sur le projet IncluCities, qui permet à des villes de taille moyenne de parrainer des petites villes sur les pratiques d’intégration.

« Partager nos propres expériences nous aide à réfléchir sur la manière dont nous promouvons nos services et à les améliorer », a déclaré Juan Carlos Hernández Navas, directeur technique des projets de la ville de Fuenlabrada, qui accompagne la ville grecque de Livadia dans le développement d’opportunités d’emploi pour les nouveaux arrivants.

Cet article a été publié initialement par EurActiv. Vous pouvez lire le texte complet ici.

Conférence internationale Metropolis

Inclusive Migration - News 2023

Rejoignez le CCRE à la Conférence internationale Metropolis à Berlin


Du 4 au 9 septembre 2022, la 25ᵉ Conférence internationale Metropolis se tient à Berlin, organisée par le Ministère fédéral allemand du Travail et des Affaires sociales en étroite collaboration avec Metropolis International.

Des experts, décideurs politiques, chercheurs et chefs d’entreprise réuniront de multiples perspectives, analyses et données sur la migration, l’intégration, l’inclusion et la diversité. Parmi les intervenants de renom figurera le Directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), António Vitorino.

Les thèmes clés de cette édition de la conférence IMC incluent l’impact des différentes crises sur la migration et la mobilité, les avancées technologiques et le futur du travail, le changement climatique et ses implications sur la migration, ainsi que les conditions pour une migration équitable. La conférence se déroule en présentiel à Berlin et en ligne dans le monde entier.

Le CCRE participera à une table ronde intitulée « Crise mondiale – responsabilités locales » le mardi 6 septembre de 11h30 à 13h00. Avec des représentants des villes de Berlin, Varsovie, Beyrouth et Gaziantep, nous discuterons des réponses des villes face aux multiples crises.

Vous pouvez en savoir plus sur la conférence et vous inscrire ici.

Développement spatial

Spatial Development - Turkey News

Coopération multi-niveaux en pratique : Comment la région de Marmara, Turquie, a innové avec une approche participative


La région de Marmara en Turquie abrite des trésors culturels et des paysages variés, mais elle est aussi une zone à risque en raison des séismes, sécheresses, inondations et autres catastrophes naturelles. Ainsi, la planification de la résilience face aux catastrophes est essentielle pour la sécurité de la population. Les villes de cette région doivent trouver des solutions interactives, globales et innovantes pour faire face à ces défis.

Pour relever ces défis et atteindre des objectifs de développement plus larges, l’Union des Municipalités de Marmara (UMM) s’est associée à l’Université Technique d’Istanbul et a lancé en juin 2020 le Projet de Recherche sur le Cadre Stratégique de Développement Spatial de la région de Marmara. Ce projet, financé par l’UMM, visait à identifier les problèmes en intégrant la participation de toutes les parties prenantes à l’échelle provinciale et régionale, et à proposer des solutions en harmonie avec les projets et activités des diverses organisations de la région.

Les objectifs spécifiques incluaient :

  • Renforcer l’intégration des plans sous-régionaux, préparés par les agences de développement sous-régionales mais jusqu’ici insuffisamment intégrés.
  • Créer une plateforme de dialogue et une feuille de route pour les gouvernements locaux et les parties prenantes concernées.
  • Minimiser les effets secondaires et externalités des grands projets d’infrastructure comme les aéroports et ponts.
  • Élaborer une approche régionale pour maximiser les intérêts communs de toutes les villes.
  • Sensibiliser à la planification interurbaine et interrégionale.
  • Contribuer au développement régional en accord avec le Nouvel Agenda Urbain et les ODD (Objectifs de Développement Durable).

Le personnel a collecté des données auprès des gouvernorats, des institutions provinciales, des gouvernements locaux, des associations professionnelles et des ONG des 14 villes couvertes par le projet. Cela a permis d’identifier les problèmes des villes et de la région. Une série d’ateliers avec la participation des parties prenantes concernées a également été organisée pour recueillir leurs recommandations et idées sur les premiers résultats de l’analyse.

Le projet a permis d’identifier des thèmes nécessitant une coopération entre les villes de la région et d’élaborer des programmes sectoriels, des plans d’action à court terme ainsi que des schémas de développement spatial.

Les conclusions ont été présentées dans un cadre stratégique de développement spatial de la région de Marmara, en trois volumes, en octobre 2021. Ce document stratégique, souple et participatif, vise à réduire les disparités territoriales, à accroître la compétitivité mondiale et la coopération locale, et à respecter les sensibilités climatiques et écologiques, conformément aux ODD des Nations Unies.

Grâce à ce cadre stratégique tourné vers l’avenir et à la création d’une plateforme d’échange efficace, tous les acteurs de la région de Marmara travaillent désormais ensemble pour un territoire prospère, durable et sûr.

Forum politique de haut niveau (HLPF)

Promoting the Global Goals - News 2023

Hannah-Lea Braun : Les nouvelles générations de responsables locaux et régionaux sont au cœur des Objectifs de développement durable


Le CCRE et PLATFORMA étaient présents au Forum politique de haut niveau (HLPF) du mois dernier, un événement clé dédié au développement durable qui se tient chaque année au siège des Nations Unies à New York. La délégation comprenait une vingtaine de représentants des associations nationales de gouvernements locaux et régionaux ainsi que des partenaires, parmi lesquels Hannah-Lea Braun, conseillère locale à Maichingen (Sindelfingen, Allemagne) et membre du Comité des jeunes autorités locales européennes.

Ensemble, les membres de la délégation ont porté la voix des territoires européens lors des sessions sur les gouvernements locaux et régionaux. Ces sessions ont porté sur les enjeux liés à la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) dans le contexte de la pandémie mondiale, notamment ceux relatifs à l’accès à une éducation de qualité (ODD4), à l’égalité des sexes (ODD5) et aux partenariats pour les objectifs mondiaux (ODD17).

À l’occasion de la Journée et du Forum des gouvernements locaux et régionaux (11-12 juillet), Hannah-Lea Braun a souligné le rôle crucial des collectivités locales et régionales dans la construction d’une société plus durable, inclusive et égalitaire, en commençant par l’égalité des sexes, un thème au cœur du travail du CCRE.

Un accent particulier a également été mis sur la jeunesse lors d’une rencontre avec Olof Skoog, ambassadeur de l’Union européenne auprès des Nations Unies à New York. Cette année 2022 ayant été déclarée « Année européenne de la jeunesse » par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, Hannah-Lea Braun a rappelé à l’audience l’importance cruciale de prendre en compte les attentes de la jeunesse européenne. Cela implique de donner les moyens nécessaires aux nouvelles générations de citoyens et d’élus locaux pour participer au processus décisionnel et au déploiement des politiques publiques visant à mettre en œuvre les ODD.

La présence des membres et partenaires de PLATFORMA et du CCRE a également permis de mettre en lumière le travail accompli pour la territorialisation des ODD, documenté notamment dans leur récent rapport annuel sur le sujet.

Meilleures Pratiques Locales

Twinning - News 2

La base de données de cas d’étude de la LGA : une richesse de meilleures pratiques locales allant du climat au COVID


Les gouvernements locaux et régionaux sont de véritables laboratoires pour la politique démocratique et l’élaboration des politiques. La décentralisation permet à chaque localité d’expérimenter différentes approches, permettant ainsi de découvrir ce qui fonctionne le mieux.

L’Association des Gouvernements Locaux (LGA), notre membre anglais et gallois, dispose d’une base de données dédiée aux cas d’étude qui met en avant les nombreuses actions innovantes entreprises par ses conseils locaux. La base de données comprend plus de 2000 entrées, consultables par date et par sujet, incluant la jeunesse, la santé, la sécurité, la culture, les données, et bien plus encore. La LGA maintient également une page dédiée aux meilleures pratiques et cas d’études sur le COVID-19.

Les actions des conseils anglais et gallois sont remarquables par leur diversité et l’éventail des sujets abordés. Par exemple, le Devon County Council a mis en place le Centre Apricot pour former les agriculteurs locaux à la transition vers l’agriculture régénérative. Contrairement à l’utilisation excessive de pesticides et aux monocultures, des méthodes telles que la culture de haies et la diversification des productions peuvent restaurer la biodiversité locale et accroître la résilience face aux changements climatiques.

En parallèle, le Manchester Council a développé un programme pour réduire le surpoids chez les femmes sud-asiatiques, un groupe particulièrement à risque d’obésité. La ville a créé Bollyfit Active, un programme simple permettant aux femmes sud-asiatiques de se rassembler pour faire de l’exercice et créer des liens. Ce programme répond à l’isolement vécu par beaucoup pendant la crise COVID et au fait que les femmes sud-asiatiques peuvent être moins susceptibles d’utiliser des salles de sport mixtes.

Ce ne sont que quelques exemples de la vaste gamme de cas d’études entrepris par les conseils locaux en Angleterre et au Pays de Galles. Découvrez-les pour vous inspirer et trouver des idées pour des actions locales !

Les gens façonnent la ville

Cities - News Section

La narration comme un moyen puissant de renforcer la cohésion sociale en promouvant la compréhension mutuelle


Mechelen. Une femme d’âge moyen vêtue de couleurs claires est assise dans une bibliothèque publique. On dirait que quelqu’un l’a interrompue alors qu’elle était en train de lire un livre, mais cela ne semble pas la déranger. Elle fixe droit devant elle, et vous sentez immédiatement qu’il y a une histoire à raconter derrière ces yeux bruns chaleureux.

Voici Farida, une femme, mère de trois enfants, grand-mère de cinq petits-enfants, et comptable. Elle parle cinq langues, aime cuisiner et adore lire. Elle vit à Mechelen, mais elle a fui la Syrie il y a des années : elle est réfugiée. Sa photo, placée sur une fenêtre près de la bibliothèque publique de Mechelen, faisait partie de l’exposition « Les gens façonnent la ville » et l’histoire de Farida n’est qu’une parmi beaucoup d’autres dans la série.

« Les gens façonnent la ville » est un projet de narration qui traduit les expériences des résidents en contenu public tel que l’art de rue, les podcasts, les expositions, les images et les textes, construisant un récit plus nuancé de l’impact des migrants et des réfugiés sur leurs quartiers locaux. Ces éléments montrent la diversité et les identités riches et complexes des personnes vivant dans la communauté locale.

Les personnes concernées peuvent co-créer la manière dont elles souhaitent être présentées, car il leur revient de décider comment et où leur histoire sera racontée. La narration est un moyen puissant de renforcer la cohésion sociale en promouvant la compréhension mutuelle.

Vous pouvez en savoir plus sur le projet « Les gens façonnent la ville » et d’autres bonnes pratiques et outils pour l’intégration des migrants sur le site web de l’OCDE.

Projet Buddy

Citizenship - News

Tout le monde a besoin d’un ami : favoriser l’intégration des migrants à Malines, Belgique, grâce au mentorat


Les programmes de parrainage, ou « buddy programmes », sont un excellent moyen d’intégrer les immigrants dans une nouvelle société. Un « buddy » est une personne de la communauté d’accueil qui consacre quelques heures par mois avec un nouveau venu dans la ville.

Les possibilités sont nombreuses : un buddy peut aider un réfugié à apprendre une langue, à terminer ses études, à trouver un emploi ou un logement, ou bien simplement passer du temps ensemble. Ces programmes représentent une opportunité de découvrir d’autres cultures, de contribuer à une société inclusive et même de développer des amitiés durables.

Les villes belges offrent de nombreux exemples réussis de programmes de parrainage qui servent de modèles pour l’intégration des nouveaux arrivants. En particulier, la ville partenaire d’IncluCities, Malines (Mechelen), a lancé plusieurs projets de mentorat différents.

Malines a commencé le projet de parrainage Samen Inburgeren (« S’intégrer ensemble » en néerlandais) en 2012. Un habitant de Malines devient le parrain d’un nouveau venu dans la ville. Ils sont jumelés en fonction de leurs intérêts communs et, pendant la pandémie, ils ont communiqué via WhatsApp, Skype, Zoom ou Google Chat. Pendant six mois, les parrains et les nouveaux venus se rencontrent régulièrement. Ensemble, ils pratiquent le néerlandais, découvrent la ville et apprennent à connaître les cultures de chacun.

Les programmes de parrainage peuvent également être adaptés à des activités spécifiques et à des besoins particuliers. Malines propose également un projet de jogging entre buddies appelé Samen Lopen (« Courir ensemble ») et un programme de buddies scolaires pour les enfants migrants et réfugiés.

Différentes localités peuvent innover et partager ces pratiques exemplaires, notamment au sein du réseau IncluCities. Ainsi, le modèle de parrainage de Malines a été reproduit à Capaci, une ville de Sicile, sous le nom de Tutti Capaci.

Projet Anti-Rumeurs

Diversity - News Section

Fuenlabrada, Espagne, favorise l’inclusion en discréditant les fausses rumeurs


Nous avons tendance à inventer des histoires sur des personnes que nous ne connaissons pas bien. Une histoire animée, intitulée « Tout a commencé par accident » (« Todo empezó sin querer »), renvoie l’image de ceux qui répandent des suppositions sur autrui sans vérifier d’abord les faits. Ces rumeurs peuvent se propager rapidement et ainsi contribuer à l’exclusion et à la discrimination.

Cette vidéo animée a été réalisée à la fois pour les enfants et les adultes dans le cadre du Projet Anti-Rumeurs à Fuenlabrada, en Espagne. Elle vise à sensibiliser aux effets négatifs des rumeurs.

La ville espagnole a connu une croissance démographique rapide due à la migration au cours des 40 dernières années. « Antirumeurs » est l’un des nombreux projets de la ville qui favorisent la cohésion sociale. Le projet est en cours depuis 2013, dans le cadre de l’initiative des « Villes Interculturelles » du Conseil de l’Europe, qui rassemble 25 villes à travers l’Espagne.

Le projet vise à lutter contre la discrimination et à exploiter le potentiel de la diversité en provoquant un changement dans les perceptions et les comportements. L’objectif est d’identifier des rumeurs significatives en recueillant des données objectives et des arguments émotionnels pour déconstruire les fausses rumeurs.

Il crée également un réseau anti-rumeurs composé d’acteurs locaux issus de la société civile, renforce les agents anti-rumeurs et conçoit une campagne pour sensibiliser aux dommages que les rumeurs peuvent causer.

Réunion du Comité Politique

Policy committee in Turkey - News 2022

Jeunes élus locaux : il est temps « d’aller au-delà de la simple notion de ‘jeunesse’ »


Autonomisation et représentation : tels sont les mots-clés qui définissent le travail du Comité des jeunes élus européens, piloté par le CCRE (Conseil des Communes et Régions d’Europe) et PLATFORMA. Cemal Baş, conseiller municipal de Keçiören (Turquie), s’est exprimé au nom de ce réseau — actuellement en reconstruction — lors de la réunion du Comité de pilotage politique du CCRE à Bologne (les 4 et 5 juillet 2022).

Les ambitions du réseau vont « au-delà de la simple notion de jeunesse », puisqu’il s’agit avant tout de soutenir les jeunes élus dans leur appropriation des grands enjeux européens et des opportunités de développement local durable, tout en leur permettant de porter la voix du CCRE, de PLATFORMA et de leur collectivité locale dans les forums internationaux.

Réunis en Italie pendant deux jours, les membres du CCRE ont pu faire le point sur les principales orientations et projets thématiques de l’association. Ce fut aussi l’occasion de mettre en lumière pour la première fois le développement du Comité des jeunes élus. Cemal Baş a souligné que ce « réseau est en pleine expansion et permet aujourd’hui de renforcer la voix des gouvernements locaux et régionaux européens ».

Après plusieurs mois de pause, ce groupe de jeunes leaders européens a été relancé au printemps 2022, dans un contexte marqué par l’Année européenne de la jeunesse. Aujourd’hui, il rassemble plus de quinze élus de moins de 40 ans, venant des quatre coins de l’Europe : Autriche, Géorgie, Allemagne, Grèce, Italie, Lettonie, Malte, Pays-Bas, Portugal, Roumanie et Turquie.

Au-delà de leur nationalité, la diversité des membres du réseau se reflète également dans leurs domaines d’expertise respectifs. Comme cela a été rappelé aux membres du Comité de pilotage politique du CCRE, « chaque jeune élu possède une expérience de terrain et une expertise propres liées aux politiques publiques mises en œuvre dans son territoire ». C’est une véritable force pour atteindre les objectifs du Comité des jeunes élus et défendre les intérêts des collectivités territoriales européennes aux niveaux européen et mondial.

Concrètement, ces dernières semaines ont vu João Fortes, maire de la commune portugaise de Mourão, porter la voix des gouvernements locaux et régionaux européens en matière de jeunesse et de développement durable lors du Sommet Africités organisé par CGLU Afrique au Kenya. Hannah-Lea Braun, membre élue du conseil local de Maichingen en Allemagne, participera également au Forum Politique de Haut Niveau (HLPF) des Nations Unies sur les Objectifs de Développement Durable à New York.

Toutes les perspectives évoquées lors de cette présentation seront au cœur de la première réunion du Comité des jeunes élus européens à l’automne 2022, tandis qu’un porte-parole sera nommé au sein du Comité de pilotage politique du CCRE d’ici la fin de l’année. D’ici là, les prochaines semaines seront consacrées à élargir ce réseau de jeunes dirigeants locaux européens, les membres du CCRE étant invités à proposer deux élus locaux.

Adhésion à l’UE

European Union - News

Comment soutenir l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie dans leur adhésion à l’Union européenne ?


Quelques jours après le déclenchement de la guerre par la Russie, l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie ont chacune soumis une demande officielle d’adhésion à l’UE. Depuis, l’Ukraine et la Moldavie ont obtenu le statut officiel de pays candidats à rejoindre l’Union, tandis que pour la Géorgie, les dirigeants européens ont reconnu sa « perspective européenne », une sorte de prélude à une candidature formelle.

Mais comment ces pays, qui misent sur un avenir européen, peuvent-ils se préparer ? Les membres du CEMR ont adopté une déclaration sur ce sujet lors de leur réunion du Comité politique, le 5 juillet 2022.

S’il est indéniable que les élargissements de 2004, 2007 et 2013 ont mécaniquement conduit l’UE à jouer un rôle plus important dans la politique ukrainienne, géorgienne et moldave, le chemin vers l’adhésion pour ces pays reste long et périlleux.

Dans ce contexte, les gouvernements locaux et régionaux ainsi que leurs associations représentatives peuvent contribuer à les rapprocher de l’UE. Comme le confirme la déclaration, le CEMR « s’engage à défendre une approche holistique du Trio et est prêt à accompagner le processus d’adhésion à l’UE de l’Ukraine, de la Moldavie et de la Géorgie sous un angle local. »

Depuis près de 25 ans, le CEMR, ensuite soutenu par PLATFORMA, apporte un soutien constant aux gouvernements locaux des voisins de l’Est de l’UE. Comme l’explique la déclaration, le réseau du CEMR travaille en continu « à renforcer l’autonomie locale et la capacité institutionnelle et à favoriser les réformes de gouvernance à plusieurs niveaux. »

Pour accompagner les réformes institutionnelles nécessaires et assurer un processus d’intégration durable, les membres du CEMR recommandent « la coopération décentralisée (…) pour garantir un processus d’intégration durable. » Ils précisent que « les échanges entre pairs, les partenariats municipaux, le mentorat, les visites d’études, le jumelage, les séminaires et la formation » sont autant de leviers pour rapprocher ces trois pays de l’Union européenne.

Alors que le CEMR est prêt à « continuer de soutenir ses associations membres en Géorgie, en Moldavie et en Ukraine dans leur contribution au processus d’adhésion à l’UE », espérons que les institutions européennes et les autorités concernées impliqueront pleinement les gouvernements locaux et régionaux dans ce processus en temps utile.

Comme le souligne la Commission européenne, « la réforme de l’administration publique et le processus de décentralisation dans ces trois pays sont des composantes essentielles des critères d’adhésion à l’UE. » L’Europe ne se construit pas de haut en bas. Pour créer une base commune, il est nécessaire de partir du bas.