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Migration et inclusion

Democracy - News Section

Migration et inclusion : un aperçu de nos activités à venir


Au cours des derniers mois, le groupe de travail du CCRE sur la migration et l’intégration a été réactivé avec une double mission :

  1. Placer les villes et les régions au cœur des nouvelles politiques de l’UE en matière de migration ;
  2. Sensibiliser et partager des expertises sur l’intégration des migrants à travers des initiatives telles que le Partenariat Inclusion de l’UE et IncluCities.

Actuellement, huit associations membres participent activement au groupe de travail, et d’autres ont manifesté leur intérêt pour le rejoindre après la pause estivale. Cela reflète l’importance croissante accordée à la migration et à l’inclusion, en particulier dans les régions et les villes confrontées à des flux migratoires importants ou abritant une forte population issue de l’immigration. Toutes les associations membres peuvent participer aux activités des deux volets sur une base ad hoc.

Préparer le plaidoyer sur le nouveau Pacte européen sur la migration

Deux documents clés définissent la politique européenne actuelle :

  • Le Nouveau Pacte sur la migration et l’asile, présenté par la Commission européenne en septembre 2020, traite des flux migratoires, des relocalisations et du contrôle aux frontières.
  • Le Plan d’action pour l’intégration et l’inclusion (2021-2027) trace les futures mesures législatives et politiques.

Les négociations sur ces dossiers sont longues et difficiles depuis la crise migratoire de 2015.

Contrairement au plan de 2016, la version actuelle couvre non seulement les ressortissants de pays tiers, mais aussi les migrants et citoyens européens issus de l’immigration. Le CCRE a contribué à la consultation de la Commission européenne, dont la version finale met l’accent sur les besoins locaux : intégration à long terme, échanges de savoir-faire entre villes, renforcement des capacités locales et meilleure coordination entre les niveaux de gouvernance.

En février, le CCRE a rencontré Margaritis Schinas, vice-président de la Commission chargé de la migration. Ce dernier a souligné le rôle clé des gouvernements locaux en matière de migration et d’intégration. À la suite de cette rencontre, le groupe de travail a décidé de rédiger une nouvelle résolution en réponse au Pacte, afin de présenter les besoins et perspectives des collectivités locales.

Partage de connaissances via le Partenariat Inclusion de l’Agenda urbain de l’UE

Parallèlement, le groupe de travail mènera des actions de sensibilisation, de diffusion des connaissances et de partage de bonnes pratiques entre gouvernements locaux et régionaux.

Le CCRE a renouvelé sa participation au Partenariat Inclusion de l’Agenda urbain de l’UE, qui permet aux villes de collaborer et formuler leurs recommandations aux décideurs européens. Nos priorités incluent :

  • L’intégration des migrants LGBTQ+,
  • La création d’une base de données pour appuyer les politiques d’intégration sur des preuves concrètes,
  • Les instruments financiers de soutien à l’inclusion et au renforcement des capacités locales.

Le groupe de travail mettra à profit les synergies entre les activités de plaidoyer et de partage de connaissances du CCRE, notamment en lien avec le projet IncluCities, qui permettra de valoriser les bonnes pratiques et d’alimenter les recommandations politiques du CCRE tout en donnant de la visibilité au projet.

Meilleure régulation

Law - News Section

L’UE promet une législation plus transparente et collaborative : que signifie cela pour les gouvernements locaux et régionaux ?


Aujourd’hui, environ 60 % de l’agenda politique d’un maire est influencé par la législation européenne. Il est donc crucial que les règles de l’UE n’imposent pas de charges administratives inutiles aux collectivités locales et puissent être mises en œuvre sans coûts supplémentaires.

Avec son programme sur la « meilleure réglementation », la Commission européenne souhaite faire progresser la qualité des lois futures en renforçant la transparence et la prise de décisions fondée sur des données probantes, afin d’obtenir des résultats plus efficaces.
Comment ? Par exemple en améliorant les évaluations d’impact et en introduisant un mécanisme d’évaluation rurale (rural proofing) permettant d’analyser les conséquences potentielles des textes législatifs sur l’emploi, la croissance et le développement durable dans les zones rurales.

Pour assurer la reprise européenne, nous avons besoin d’un processus législatif européen capable de répondre aux défis de demain. En avril dernier, la Commission a franchi une étape importante dans cette direction avec l’adoption d’une communication sur la meilleure réglementation. Voici les principales implications pour les collectivités locales.

Une meilleure implication des collectivités territoriales et autres parties prenantes

En 2020, la Commission a créé la plateforme Fit4Future pour recueillir des suggestions sur la manière de simplifier les lois de l’UE et de réduire les charges administratives. Elle réunit les expertises des acteurs qui mettent en œuvre la législation européenne : administrations publiques, partenaires sociaux, entreprises, experts techniques, consommateurs et ONG.

Les villes et régions y jouent un rôle essentiel, notamment à travers la représentation du Comité européen des régions. La Commission s’engage à mieux distinguer les contributions des différents types d’acteurs (notamment les gouvernements locaux), à répondre rapidement aux consultations, et à mieux refléter l’avis des autorités locales, régionales et nationales.

Plus de transparence sur les données à l’origine des lois européennes

La Commission propose la création d’un registre commun des preuves, le Portail législatif commun (Joint Legislative Portal), pour faciliter l’accès à toutes les données et analyses ayant fondé chaque initiative de l’UE.

Cet outil améliorerait la communication entre décideurs politiques aux niveaux européen et national, et favoriserait des politiques fondées sur des faits. Cette initiative répond à une ancienne demande du CCRE pour davantage de transparence dans le processus législatif, afin que les collectivités locales puissent mieux suivre l’élaboration et la modification des textes européens.

Les Objectifs de Développement Durable (ODD) comme référence

La Commission intensifie ses efforts pour anticiper les défis futurs que l’Europe devra relever et pour adapter l’élaboration des politiques à ces enjeux. Ainsi, les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations unies deviendront le cadre de référence pour évaluer en amont la durabilité de toutes les propositions législatives.

La Commission identifiera les ODD pertinents pour chaque proposition et analysera la manière dont l’initiative contribue à la réalisation de ces objectifs.
C’est une excellente nouvelle pour les collectivités locales et régionales, déjà nombreuses à utiliser les ODD comme outil pour mieux articuler leurs politiques publiques dans le cadre de la transition vers des économies neutres en carbone.

Avec cette communication, la Commission veut prendre en compte les opportunités et défis liés à la reprise post-COVID et légiférer de manière aussi efficace que possible, avec une vision tournée vers l’avenir.

Selon Maroš Šefčovič, vice-président de la Commission en charge des relations interinstitutionnelles et de la prospective :

“La meilleure façon d’y parvenir est de garantir que toutes les parties prenantes travaillent ensemble à l’élaboration de politiques européennes de qualité, pour une Europe plus forte et plus résiliente.”

Espérons que cette vision collaborative devienne réalité pour les collectivités locales et les citoyens européens !

Agenda 2030

UCLG - News

Les collectivités locales et régionales ouvrent la voie à la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD)


« Les collectivités locales et régionales en Espagne et dans toute l’Europe ouvrent la voie à la mise en œuvre active des objectifs mondiaux », écrit Carlos Martínez Mínguez, maire de Soria (Espagne), vice-président du CCRE et porte-parole pour l’Agenda 2030 et les ODD.

Il a signé la préface de l’étude conjointe de PLATFORMA et du CCRE intitulée « Les territoires européens localisent les ODD : continuité et changement en temps de COVID-19 ». Cet article d’opinion a été publié à l’origine dans EURACTIV.

Le développement durable au cœur de la relance

Le développement durable est de plus en plus lié à un nouveau concept en vogue : la relance durable.
La pandémie de COVID-19, qui a durement frappé l’Europe et continue de nous affecter, exige toujours que les collectivités locales et régionales soient en première ligne, non seulement dans la gestion de la crise, mais aussi dans la planification de la reprise, touchant les enjeux sanitaires, sociaux, environnementaux et économiques des citoyens et des territoires.

Rebondir ensemble, grâce à l’Agenda 2030

Pour rebâtir une Europe plus forte et plus résiliente, il faut exploiter pleinement le potentiel de l’Agenda 2030 et de toutes les valeurs qu’il incarne :

  • inclusion et diversité,
  • partenariats multi-niveaux et multi-acteurs,
  • cohérence des politiques,
  • égalité de genre,
  • cohésion territoriale, avec un accent particulier sur l’Europe des territoires en dépeuplement.

Pour une mise en œuvre efficace à l’échelle locale (localisation des ODD), il est impératif d’aborder l’ensemble des Objectifs de développement durable comme un tout indivisible, à atteindre de manière ascendante (bottom-up).

Urbanisme durable : vers un design européen 2030

De nouvelles stratégies de localisation doivent être mises en œuvre pour promouvoir des synergies entre l’Agenda 2030 et le Nouvel Agenda Urbain. Ce double engagement politique doit poser les bases d’une conception urbaine et rurale holistique pour l’Europe de 2030 : des territoires pensés pour une meilleure qualité de vie.

L’Espagne, un exemple à suivre

Cette année, l’Espagne présente un examen national volontaire au Forum politique de haut niveau des Nations unies, qui inclut la nouvelle Stratégie espagnole de développement durable 2030. Celle-ci reconnaît et valorise le rôle essentiel des collectivités locales dans la mise en œuvre des ODD durant cette décennie d’action.

À l’échelle locale, plusieurs rapports volontaires ont été publiés, comme ceux de Valence, Barcelone, la députation de Cordoue, et Malaga, entre autres.
Des progrès significatifs ont été réalisés dans la définition d’indicateurs, en collaboration avec le Secrétariat d’État à l’Agenda 2030 et le think tank national REDS (Red Española para el Desarrollo Sostenible), avec le soutien actif de la Fédération espagnole des municipalités et provinces (FEMP).

Donner plus de place aux réalités locales

Les gouvernements locaux et régionaux en Espagne et à travers l’Europe ouvrent la voie à la mise en œuvre concrète des ODD.
Mais pour que leurs efforts soient reconnus, ils doivent avoir une place dédiée dans les rapports nationaux et internationaux, ainsi que dans les processus de décision.
Il faut montrer la diversité de nos territoires, leurs défis, mais surtout leurs atouts.

IncluCities Interview

Inclucities Interview - News 2022

“La ville est ce qui nous unit, peu importe d’où nous venons”


Fuenlabrada est une municipalité espagnole située dans la zone métropolitaine de Madrid. En tant que ville mentor du projet IncluCities, Fuenlabrada a connu une croissance rapide de sa population en raison de la migration. En réponse, les autorités municipales ont développé des politiques de cohésion sociale et d’égalité qui sont devenues une référence pour les pratiques d’inclusion efficaces.

Francisco Javier Ayala Ortega a une vaste expérience dans le domaine des politiques publiques et a occupé divers postes au sein du Conseil municipal de Fuenlabrada avant d’être élu maire en 2018. Il préside la Commission des Relations Internationales de la Fédération Espagnole des Municipalités et Provinces (FEMP) et est Porte-parole pour l’Emploi au CCRE. Titulaire d’un diplôme en droit et passionné de danse andalouse, il promeut les droits égaux, la participation active et le travail collectif comme fondements des villes inclusives.

Au cours de l’année marquée par la COVID, les maires des villes du monde entier ont fait face à des défis sans précédent. Comment la ville de Fuenlabrada a-t-elle géré la pandémie ?

Nous avons eu une stratégie claire dès le début : mettre le budget municipal à disposition pour soutenir l’hôpital de la ville et pour venir en aide aux personnes les plus touchées par le confinement, en particulier les personnes âgées et les enfants. Je suis fier qu’en seulement quelques jours, nous ayons pu mettre en place un hôpital de campagne efficace pour les patients COVID à côté du centre hospitalier de la ville.

Le monde est secoué par des problèmes complexes – la pandémie, la reprise, le changement climatique, la migration. Quel est selon vous le rôle des villes pour les aborder ?

Il ne fait aucun doute que les gouvernements locaux sont les plus proches des citoyens et, par conséquent, ceux qui connaissent le mieux leurs besoins et comprennent la réalité de leurs territoires. Bien sûr, les défis sont mondiaux et nécessitent la collaboration de la communauté internationale pour créer des efforts communs et atteindre des objectifs globaux. Mais les réponses, les manières d’atteindre ces objectifs communs de reprise, de lutte contre le changement climatique ou de gestion de la migration doivent être adaptées à la population locale. Dans ce processus, les gouvernements locaux jouent un rôle essentiel et de leadership.

La population de Fuenlabrada a beaucoup augmenté au cours des 40 dernières années en raison de la migration. La population a triplé, et l’âge moyen des habitants est désormais 6 ans inférieur à la moyenne nationale. Comment la ville s’est-elle adaptée ?

À mon avis, il y a deux clés principales pour relever ce défi : la participation civique et les politiques de cohésion sociale. Fuenlabrada est un point de référence important en matière de participation des citoyens. Nous avons réussi à développer la participation des citoyens à travers leur implication dans les processus de transformation avec un objectif commun d’améliorer notre ville et la vie des citoyens. Nous avons également été vus comme un exemple réussi de politiques de cohésion au cours des dernières décennies. En parallèle avec la croissance démographique, nous avons développé des programmes innovants qui nous ont aidés à diminuer le taux de chômage et à améliorer l’inclusion.

Quelle est la situation actuelle des migrants à Fuenlabrada ?

Actuellement, la population étrangère représente légèrement moins de 13,5 % de la population de la ville, et la majorité ont entre 20 et 49 ans. La plupart viennent de Roumanie, du Maroc, du Nigéria, de Guinée Équatoriale, de Colombie et de Chine. En matière d’intégration, nos efforts se concentrent sur la fourniture de services municipaux adaptés aux besoins de base des nouveaux arrivants. En outre, nous soutenons le développement de projets interculturels et transversaux d’intégration. Nous visons également à promouvoir les associations qui représentent le mieux les migrants, à les motiver à participer activement à la vie de la ville et à rechercher des solutions aux problèmes communs. Grâce à tous ces efforts, nous avons établi un important réseau de participation citoyenne. Parmi plus de 400 entités enregistrées, environ 60 sont dirigées par des migrants ou favorables à l’immigration.

Comment prévenir l’exclusion sociale, notamment parmi les groupes vulnérables tels que les migrants, si le chômage est déjà particulièrement élevé parmi les jeunes peu qualifiés ?

Ces dernières années, Fuenlabrada a développé un projet financé par l’UE appelé MILMA, sélectionné parmi des centaines de projets à travers l’Europe. Son objectif était de favoriser la collaboration entre l’administration publique, les entreprises et d’autres organisations. Plus concrètement, MILMA permet aux demandeurs d’emploi de se connecter avec des employeurs potentiels. Avec le développement de modèles efficaces et innovants pour accéder à l’emploi, nous avons réussi à inclure les personnes sans emploi, qu’elles soient nationales ou migrantes, dans la vie de la ville de Fuenlabrada. La réponse en termes de participation a dépassé nos attentes, et nous comptons en faire un modèle exportable dans d’autres villes d’Europe.

Quel rôle joue le récit sur les migrants dans le processus d’intégration ? Comment abordez-vous les attitudes négatives et la désinformation dans votre ville ?

Depuis des années, Fuenlabrada participe au Réseau Anti-Rumeurs. Ce programme est l’une de nos meilleures pratiques pour lutter contre le racisme et la xénophobie. Il vise à enseigner aux enfants et aux adultes la valeur de la vérité et à mettre en garde contre les fausses rumeurs nuisibles et les préjugés dans la communauté locale et la société en général. De plus, nous participons à un projet bien établi comme la Commission de la Convivialité (Mesa por la Convivencia), où des dizaines de quartiers et d’organisations sociales ou migrantes travaillent ensemble. Cette initiative a également lancé un Réseau de Solidarité pour aider les personnes touchées par la pandémie. Cela a montré comment nous pouvons tous travailler côte à côte si nous avons un objectif commun – lutter contre la pandémie et aider tous nos concitoyens, en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte.

En tant que mentor dans IncluCities, vous travaillez avec la ville grecque de Levadia pour améliorer ses pratiques d’intégration et développer des outils pour un emploi décent des réfugiés et des migrants. Qu’attendez-vous de cette participation ?

Nous apprendrons beaucoup de l’expérience de Levadia, de ses politiques et de ses activités, ainsi que des autres villes, municipalités et associations participant au projet. D’autre part, travailler sur un plan d’action pour améliorer l’intégration locale des migrants et des réfugiés et partager des expériences est une très bonne méthodologie qui nous permettra d’évaluer nos propres actions et de les améliorer.

Pensez-vous que les gens sont là d’où ils viennent ? Dans quelle mesure, par exemple, le fait d’être né à Córdoba a-t-il marqué votre personnalité ou votre carrière politique à Fuenlabrada ? Continuez-vous à visiter la maison régionale de l’Andalousie et à danser les “sevillanas” ?

Les gens ont de nombreuses dimensions. Nous sommes influencés par notre lieu de naissance et par le lieu où nous avons passé notre enfance, mais aussi par les endroits où nous passons nos vies. Nous sommes façonnés non seulement par les lieux mais aussi par les personnes. Je suis né à Córdoba, j’ai passé une partie de mon enfance à Almería et, depuis l’âge de 6 ans, je suis un voisin de Fuenlabrada. Je représente en partie toutes ces personnes dont les parents sont venus dans cette ville il y a 30 ou 40 ans depuis l’Andalousie, l’Extrémadure ou Castilla La Mancha en quête d’un avenir meilleur. Vous voyez, je comprends les personnes venant d’autres pays avec le rêve d’une vie meilleure. Cependant, je peux dire que je suis de Fuenlabrada, et la ville est ce qui nous unit, peu importe d’où nous venons. Oui, le sang andalou coule aussi dans mes veines, et cela se remarque aussi, surtout quand je danse.

Comment maintenez-vous le contact avec vos concitoyens ?

Chaque jour, je rencontre de nombreuses personnes, des individus qui viennent me voir dans la rue ou qui me contactent par les réseaux sociaux. Je me promène dans ma ville tous les jours. Il est essentiel de ne pas perdre le contact direct et permanent avec les citoyens. Cependant, il est également important de rester en contact avec l’espace, les rues, les places et les parcs.

Territoires climatiquement neutres

Green City - News Section

Organisez votre propre événement satellite du Pacte des Maires


Le 7 octobre 2021, rejoignez le rendez-vous phare de l’action climatique locale en Europe : la Cérémonie du Pacte des Maires – Europe. Cet événement numérique réunira des leaders européens, des maires, des présidents régionaux et des citoyens engagés pour discuter des moyens de bâtir une Europe équitable et neutre en carbone.

Pourquoi organiser un événement satellite ?

Les signataires et supporters du Pacte des Maires peuvent organiser leurs propres événements satellites pour accompagner la cérémonie principale. Cela permettra de :

  • Promouvoir la vision du Pacte pour 2050 : une Europe décarbonée, résiliente et bénéficiant d’une énergie abordable et durable.
  • Sensibiliser les communautés locales et nationales aux enjeux climatiques.
  • Encourager la signature du nouvel engagement politique en faveur de la décarbonation des territoires.

Types d’événements possibles

Les événements peuvent se tenir entre septembre et décembre 2021 et inclure :

  1. Actions de sensibilisation : pour promouvoir la vision 2050 auprès des leaders et communautés locales.
  2. Cérémonies de signature : avec des représentants locaux pour officialiser leur engagement.
  3. Événements grand public : expositions, débats, visites d’étude autour du climat et de l’énergie.
  4. Sessions de réseautage : pour échanger sur les défis climatiques et énergétiques.

Les événements doivent être gratuits et enregistrés au moins deux semaines avant leur date.

Soutien et visibilité

L’équipe du Pacte des Maires – Europe fournit :

  • Des modèles et supports de communication.
  • Une promotion dans le calendrier en ligne et sur les réseaux sociaux.
  • Une visibilité accrue pour les événements enregistrés avant le 1er octobre dans le cadre de la Cérémonie principale.

Comment participer ?

  1. Soumettez votre événement sur le site dédié.
  2. Organisez une activité engageante et inclusive.
  3. Rédigez un rapport dans les 10 jours ouvrables après l’événement.

Un mouvement pour la transition climatique

En organisant un événement satellite, vous contribuez au mouvement participatif pour une transition climatique juste et un avenir durable. Agissez dès aujourd’hui pour une planète en bonne santé !

Transition verte

Renewable Energy - News Section

Co-construire la transition écologique avec les villes : une conversation avec la maire Sari Rautio de Hämeenlinna


Sari Rautio, présidente du conseil municipal de Hämeenlinna, une ville de taille moyenne en Finlande, et porte-parole du CCRE pour l’environnement, a partagé avec nous les nombreuses actions mises en place dans sa ville pour un avenir durable, ainsi que les raisons pour lesquelles elle a signé l’Accord Ville Verte. Découvrez un exemple parmi tant d’autres à travers l’Europe de la manière dont les objectifs du Green Deal prennent vie localement !

Comment décririez-vous la ville de Hämeenlinna ?

Hämeenlinna est la plus ancienne ville intérieure de Finlande, riche en histoire et entourée d’une nature magnifique. Nous avons non seulement des forêts, mais aussi plus de 300 lacs à l’intérieur des limites de la ville ! Avec 70 000 habitants, nous sommes proches des grands centres urbains du sud de la Finlande, ce qui nous permet de combiner les avantages de la vie urbaine et rurale.

Nous avons une économie diversifiée qui comprend l’agriculture, l’industrie traditionnelle et des secteurs innovants. Beaucoup de personnes font la navette vers ou depuis les régions voisines pour travailler, ce qui rend le réseau routier et ferroviaire très important. C’est pourquoi, entre la nature, l’économie variée et les défis logistiques, nous faisons face à de nombreuses problématiques environnementales.

Quelles actions mettez-vous en place pour l’environnement à Hämeenlinna ?

En raison de notre situation, nous avons lancé une large gamme d’initiatives environnementales. Nous avions déjà entrepris des démarches pour réduire notre empreinte carbone, mais début 2020, nous avons adopté un programme pour rendre la ville neutre en carbone.

Par exemple, le chauffage représente 40 % de nos émissions. Cette année, nous avons modifié notre système de chauffage urbain — très répandu ici — afin que 95 % de la chaleur provienne désormais d’énergies renouvelables, principalement de la biomasse (comme le bois). Nous avons également une entreprise locale qui produit du biocarburant à partir de déchets.

Nous avons tous un impact sur l’environnement. Mais comment les collectivités peuvent-elles impliquer les citoyens dans la solution ?

Je crois fortement en la co-création avec les entreprises et les citoyens. C’est ainsi que nous avons élaboré notre programme pour la neutralité carbone. Par exemple, l’entreprise sidérurgique SSAB, qui possède une grande usine chez nous, prévoit d’être neutre en carbone d’ici 2027. Personne ne peut réussir la transition écologique seul. C’est par cette coopération que nous pourrons réduire les émissions liées au chauffage, au transport et à l’industrie.

Au-delà de l’action municipale et de celle des entreprises, il est essentiel d’impliquer les citoyens pour qu’ils fassent des choix durables. Nous avons un vieux dicton à Hämeenlinna :

“Les grandes choses sont petites, et les petites choses sont grandes.”

Les petits gestes peuvent avoir un grand impact. C’est pourquoi nous travaillons avec les enfants, en les sensibilisant aux Objectifs de développement durable de l’ONU (ODD) et à la manière de vivre plus durablement.

Hämeenlinna est une ville où les gens veulent contribuer, mais où ils sont aussi très indépendants. C’est pourquoi la sensibilisation est essentielle et peut avoir un impact considérable.

Hämeenlinna fait partie des 50 premières villes signataires de l’Accord Ville Verte, une initiative de l’UE pour des villes plus propres, plus saines et durables. Pourquoi l’avez-vous signé et qu’apporte cet accord aux villes ?

Il y a plusieurs avantages à adhérer à l’Accord Ville Verte :

Enfin, c’est un excellent moyen de mettre en valeur les actions locales pour l’environnement, ce dont les habitants peuvent être fiers. Surtout en ces temps d’isolement dû à la pandémie, il est important pour chacun de se sentir fier de sa ville et de ce que nous accomplissons ensemble.

Cela permet de regrouper toutes les actions — grandes et petites — que nous menons en matière d’environnement en un programme cohérent.

Cela crée une communauté avec d’autres villes. Nous pouvons comparer nos expériences, voir ce que chacun a fait et apprendre les uns des autres. Il est important de comprendre les points communs au niveau européen, mais aussi ce qui est différent et pourquoi tout le monde ne fait pas les choses de la même façon. Cela renforce la coopération européenne.

Les institutions européennes adoptent une large série de mesures dans le cadre du Green Deal, notamment sur le climat, l’énergie, les transports… Quel est votre point de vue local sur ces mesures ?

La chose la plus importante, c’est que nous ne pouvons pas réaliser ces grands changements à un seul niveau. Les gouvernements nationaux et l’UE établissent la législation, mais la mise en œuvre se fait au niveau local, tout comme les innovations. Cela ne concerne pas uniquement les gouvernements locaux, mais aussi les entreprises, les ONG et les citoyens. C’est pourquoi la participation des villes est si essentielle. Les villes sont le lien entre tous ces acteurs. La co-création est essentielle.

En général, la législation européenne et nationale devrait se concentrer davantage sur les objectifs à atteindre et moins sur les moyens à employer. Les conditions locales varient énormément, et nous ne savons pas toujours quelles sont les meilleures solutions pour atteindre ces objectifs. J’espère qu’une approche par objectifs deviendra la nouvelle norme dans les politiques publiques d’ici 2030. Cela transformerait tout le système vers une approche plus stratégique.

Quels sont les défis auxquels vous êtes confrontés en matière de gestion de l’eau ? Pensez-vous que le cadre législatif européen soit adapté aux collectivités locales et régionales ?

En Finlande, la gestion des eaux usées est bien maîtrisée. Le plus grand problème lié à l’eau est la mer Baltique et la pollution qui y règne. Au Comité des Régions, j’ai lancé le groupe interrégional sur la mer Baltique en tant que présidente, avec des membres issus de tous les États riverains de la Baltique.

Notre slogan :

“Faire de la mer Baltique la première mer sans plastique !”

Le plastique est un symbole terrifiant de la pollution, et l’idée de l’éliminer de nos mers m’inspire énormément. Mais c’est impossible à faire seul, pour un pays ou une administration ! Les innovations sont essentielles ici : pour collecter le plastique, réformer notre système de déchets et produire des alternatives au plastique.

La Finlande est l’un des rares pays de l’UE où les gouvernements locaux et régionaux ont été consultés pour l’élaboration du plan national de relance. Quels types de projets ont été proposés par les villes et les régions pour favoriser la transition verte ?

Il y a 18 régions en Finlande, et chacune a élaboré son propre plan de relance, ensuite combiné en un plan national. Ce processus a bien fonctionné. Nous finançons une grande variété de mesures : réseaux ferroviaires, nouvelles industries, agriculture, numérisation, autant d’initiatives ayant aussi un impact environnemental positif.

Je suis vraiment heureuse que le plan de relance soit fortement lié au Green Deal. Il faut s’y tenir et ne pas laisser les pays en faire trop peu ou choisir la facilité. Ce qui m’inquiète un peu actuellement, c’est le démarrage concret. Combien de temps faudra-t-il pour verser les financements et lancer les projets sur le terrain ?

Mais le plan de relance est un excellent exemple de la manière dont nous pouvons travailler ensemble pour accomplir de grandes choses. En tant que villes ou pays individuels, nous sommes trop petits seuls. Mais ensemble, en tant qu’Europe, nous pouvons changer le cours du monde !

Dévelopement Rural

Rural Development - Press

EU develops its vision for rural areas alongside local governments


L’UE élabore sa vision pour les zones rurales en collaboration avec les gouvernements locaux

La Commission européenne a présenté cette semaine sa vision à long terme pour les zones rurales à l’horizon 2040, avec la participation de la vice-présidente Dubravka Suica et des commissaires Elisa Ferreira (Cohésion) et Janusz Wojciechowski (Agriculture).

Les défis des zones rurales en Europe

Les zones rurales abritent environ 30 % de la population européenne, soit 137 millions de personnes, et couvrent 80 % du territoire de l’UE. Cependant, elles font face à des défis majeurs, notamment la dépopulation et la diminution des services publics, qui alimentent le mécontentement politique.

La nouvelle vision vise à transformer ces zones en des espaces plus connectés, grâce à des solutions de mobilité et de numérisation, plus résilients face aux crises climatiques et économiques, et plus prospères grâce à une économie diversifiée.

Un rôle central pour les gouvernements locaux et régionaux

La Commission propose de mobiliser les autorités publiques à tous les niveaux et les parties prenantes rurales via un Pacte rural d’ici la fin de 2021. Les gouvernements locaux et régionaux seront invités à élaborer une stratégie et un plan d’action pour relever les défis spécifiques à ces zones.

L’initiative phare, la création d’une plateforme de revitalisation rurale, servira de guichet unique pour les communautés rurales, offrant des conseils sur les opportunités de financement et mettant en lumière les projets réussis.

Un accent particulier sera mis sur :

  • La mobilité multimodale durable
  • La transition énergétique
  • L’adaptation au climat

Le CEMR a plaidé pour un changement de discours, en promouvant les atouts culturels, touristiques et économiques des zones rurales. Il est encourageant de voir que la vision de l’UE s’aligne sur ces recommandations en appelant à des solutions conçues localement.

Un plan d’action pour concrétiser la vision

Le plan d’action rural s’appuiera sur des financements existants, notamment :

  • Le Fonds agricole européen pour le développement rural (FEADER)
  • Les fonds de cohésion
  • La Facilité pour la reprise et la résilience
  • InvestEU

Pour maximiser l’utilisation de ces fonds, la Commission développera un outil d’accès aux financements pour les parties prenantes rurales.

Un mécanisme de « vérification rurale » analysera désormais l’impact des politiques de l’UE sur l’emploi, la croissance et le développement durable dans les zones rurales. De plus, un observatoire rural sera créé en 2022 pour suivre les tendances économiques, sociales et démographiques.

Les citoyens veulent une prise de décision locale

Un Eurobaromètre récent montre un fort soutien des citoyens pour des politiques rurales :

  • 79 % des citoyens soutiennent que l’UE prenne en compte les zones rurales dans les décisions budgétaires.
  • 65 % pensent que les décisions sur les investissements ruraux de l’UE devraient être prises au niveau local ou provincial.
  • 44 % identifient les infrastructures de transport comme un besoin clé.

Prochaines étapes

D’ici mi-2023, la Commission évaluera les progrès réalisés et identifiera les lacunes en matière de financement. En 2024, elle formulera des recommandations pour le budget 2028-2032.

Pour le CEMR, le travail continue avec des événements tels que la session « Rural Connections » le 14 octobre lors de la Semaine européenne des régions et des villes, centrée sur la mobilité et l’innovation numérique.

Cette vision offre une opportunité unique de revitaliser les zones rurales et de bâtir un avenir équitable et durable pour leurs habitants.