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La migration et l’inclusion au niveau local

Inclusion and Migration Event 2025

Réponses locales à la migration et à l’inclusion : défis et opportunités pour les gouvernements locaux et régionaux


Des représentants des associations nationales de gouvernements locaux et régionaux membres du CCRE, aux côtés d’experts de l’UE et d’organisations de la société civile, se sont réunis le 17 septembre pour discuter de la manière dont la politique migratoire se traduit là où cela compte le plus : dans les municipalités et les régions d’Europe. L’événement, intitulé « Réponses locales à la migration et à l’inclusion : défis et opportunités pour les gouvernements locaux et régionaux », a mis en lumière l’écart entre la conception des politiques européennes et les réalités de leur mise en œuvre locale et régionale.

Les gouvernements locaux en première ligne

Les gouvernements locaux et régionaux (GLR) sont en première ligne face à la migration. Ils fournissent un abri, de l’éducation, des soins de santé et des parcours vers l’emploi, souvent sous pression et avec des ressources limitées. Pourtant, les participants ont souligné que les GLR restent largement absents de la conception du Pacte européen sur la migration et l’asile.

« Les décisions politiques se prennent à Bruxelles ou dans les capitales nationales, mais ce sont les municipalités qui affrontent la réalité sur le terrain », a déclaré Emmanouil Dardoufas, du Comité européen des régions (CdR). « Les dirigeants locaux doivent avoir leur mot à dire dans l’élaboration des politiques migratoires, pas seulement dans leur mise en œuvre. »

Inclusion : la pièce manquante

Les intervenants ont insisté sur le fait que, si le Pacte traite de la gestion des frontières et des procédures, il est beaucoup plus faible sur l’intégration et l’inclusion, précisément les domaines où les municipalités portent la responsabilité la plus lourde. « L’intégration ne s’arrête pas à six mois ou neuf », a rappelé Annalisa Buscaini, du European Policy Centre, en référence aux délais d’accès au marché du travail et au soutien nécessaire pour une inclusion effective. Elle a également mis en garde contre la centralisation des fonds européens au niveau national, qui risque d’écarter les municipalités, en particulier les plus petites.

La dimension de genre : négligée et urgente

Le manque de sensibilité au genre dans la politique migratoire européenne a suscité une vive inquiétude. « Le mot femmes apparaît moins de dix fois dans le Pacte, ce qui implique que les besoins et les défis spécifiques des femmes et des filles migrantes risquent d’être négligés », a noté Frohar Poya, du Réseau européen des femmes migrantes. Elle a décrit des conditions d’accueil dangereuses où la surpopulation, le manque d’intimité et l’insuffisance des garanties exposent les femmes et les filles à la violence et à l’exploitation. Sans approche sensible au genre, a-t-elle averti, l’UE risque de perpétuer des situations de vulnérabilité.

Logement et emploi : des défis locaux pressants

Les pénuries de logements et l’accès au marché du travail figurent parmi les plus grands défis pour les municipalités. En Allemagne et aux Pays-Bas, les participants ont signalé que la rareté du logement alimente des discours hostiles, présentant les migrants comme « prenant la place » des habitants. Les parcours vers l’emploi sont également bloqués par de longues périodes d’attente, une bureaucratie lourde et la non-reconnaissance des qualifications étrangères.

« De nombreux migrants sont prêts à travailler, mais des obstacles juridiques et administratifs les en empêchent. Les gouvernements locaux pourraient jouer un rôle plus important en tant que facilitateurs et employeurs », a soutenu Josephine Liebl, du Conseil européen pour les réfugiés et exilés (ECRE).

Exemples pratiques à travers l’Europe

Les participants ont partagé des exemples de réponses municipales malgré ces pressions :

  • Îles Canaries : soutien individualisé pour les mineurs, avec plans éducatifs et sanitaires, évaluation socio-émotionnelle et acquisition de compétences de vie.
  • Athènes : un centre municipal de coordination qui offre des services adaptés aux besoins des mineurs et favorise l’échange de savoir-faire entre autorités locales.
  • Łódź : intégration scolaire des enfants ukrainiens grâce à des enseignants natifs, des activités culturelles et des cours supplémentaires de polonais.
  • Bouches-du-Rhône : participation des mineurs à l’élaboration de leurs plans de soutien, retours sur les services, et prolongement de l’accompagnement jusqu’au début de l’âge adulte pour améliorer les perspectives d’emploi.

Bien que les contextes diffèrent, ces exemples illustrent la créativité des acteurs locaux. Les participants ont cependant souligné qu’il n’existe pas de solution unique, et que les cadres nationaux et européens doivent permettre une flexibilité locale.

Un appel à une gouvernance multiniveaux renforcée

Le débat a convergé sur trois priorités centrales, traduites en demandes concrètes :

  • Financement de l’intégration : créer des micro-subventions directes aux municipalités et des enveloppes flexibles accessibles aux petites villes ; exiger des clauses de partenariat dans les règles nationales d’allocation.
  • Capacité en logement : explorer des financements ciblés de l’UE et des assouplissements en matière d’aides d’État pour le logement abordable fondés sur des évaluations locales des besoins ; encourager des cadres nationaux permettant le co-investissement municipal.
  • Parcours vers l’emploi : tester un accès plus précoce au marché du travail là où c’est possible ; accélérer la reconnaissance des qualifications étrangères dans les secteurs en tension ; simplifier le recrutement local des migrants par les GLR en tant qu’employeurs.

Les participants ont reconnu la nécessité pour les autorités nationales de garantir des règles cohérentes et une supervision. Le défi, ont-ils souligné, est de concilier cela avec la flexibilité dont les acteurs locaux ont besoin.

Comme l’a conclu Merel Bentsink, présidente du groupe d’experts du CCRE sur la migration et l’inclusion (VNG) :

« Les villes et régions d’Europe sont prêtes à faire leur part. Mais si nous voulons que les politiques de migration et d’inclusion fonctionnent, les voix locales doivent être entendues et soutenues. »

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Renforcer la coopération en Europe

EU Semester - News 2024

Les dirigeants du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et du Réseau des associations de pouvoirs locaux d’Europe du Sud-Est (NALAS) se rencontrent pour renforcer leur coopération


Aujourd’hui, le Secrétaire général du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a rencontré le Président et le Secrétaire général du Réseau des associations de pouvoirs locaux d’Europe du Sud-Est (NALAS) afin de réaffirmer l’esprit de collaboration solide qui unit les deux organisations.

Lors de la rencontre, le Secrétaire général du CCRE a souligné le partenariat de longue date ainsi que le rôle précieux que joue NALAS dans la représentation et le soutien aux collectivités locales à travers l’Europe du Sud-Est. Les deux équipes dirigeantes ont insisté sur l’importance de renforcer les capacités des gouvernements locaux et régionaux (GLR) et de leurs associations (AGLR), en s’appuyant sur l’adhésion commune et les initiatives conjointes.

Le CCRE et NALAS ont échangé leurs points de vue sur la manière d’institutionnaliser leur coopération, afin qu’elle ne soit pas seulement poursuivie mais également pleinement intégrée dans les structures politiques du CCRE. Cette étape permettrait d’assurer un échange plus systématique, une meilleure représentation des priorités communes au niveau européen et un soutien accru aux communes, régions et à leurs associations — en particulier face aux défis actuels et dans le cadre du processus d’élargissement des six pays des Balkans occidentaux ainsi que du Trio du Partenariat oriental.

La rencontre a été suivie d’une discussion stratégique avec des représentants de la Direction générale du voisinage et des négociations d’élargissement de la Commission européenne (DG NEAR) sur la manière de garantir que les GLR et leurs associations soient activement impliqués dans le Plan de croissance pour les Balkans occidentaux. Cette initiative majeure, lancée par l’Union européenne, vise à accélérer le développement économique de la région et à faciliter son intégration dans le marché unique de l’UE.

Les deux organisations ont insisté sur l’importance de renforcer la coopération et le dialogue avec les gouvernements nationaux, tout en démontrant les responsabilités clés que les GLR doivent assumer dans les processus d’élargissement et de négociation.

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Rapport – coopération décentralisée

ADD ME project

Rapport sur la coopération décentralisée pour le développement (CDD) n°1 : un aperçu européen


Le premier Rapport sur la coopération décentralisée pour le développement (CDD) offre un aperçu unique de la manière dont les gouvernements locaux et régionaux (GLR), leurs associations et les acteurs de la société civile s’engagent dans la coopération internationale. Basé sur une enquête paneuropéenne (mars–mai 2025), il rassemble 37 contributions provenant de 27 GLR, 9 associations et 1 ONG dans 11 pays.

L’objectif est de collecter des données actualisées sur les projets et partenariats de coopération décentralisée, et de renforcer le plaidoyer du CCRE et de PLATFORMA grâce à une meilleure connaissance, une coordination accrue et une compréhension approfondie des facteurs favorables et des défis rencontrés.

Où en est l’Europe en matière de coopération décentralisée pour le développement (CDD) ?

La première édition du Rapport CDD met en évidence :

  • La CDD, une priorité pour beaucoup – Plus de 80 % des répondants considèrent la CDD comme importante ou très importante pour leur travail. Plus de 70 % entretiennent actuellement des partenariats actifs, principalement via la coopération ville-à-ville et région-à-région
  • Un caractère multi-acteurs – Les partenariats impliquent souvent non seulement les GLR, mais aussi des organisations de la société civile, des institutions éducatives, des services publics et, dans certains cas, des acteurs du secteur privé
  • Des défis persistants – Ressources limitées, manque d’expertise et caractère trop court des coopérations basées sur des projets restent des obstacles à la montée en puissance.
  • Perspectives de financement – Bien que les gouvernements nationaux, les institutions de l’UE et les ressources propres soient les principaux canaux de financement, 43 % des répondants s’attendent à une augmentation de leur budget CDD d’ici 2025, ce qui reflète un optimisme prudent.

Cet article fait partie d’une nouvelle série de rapports cartographiant la coopération décentralisée en Europe. Le deuxième rapport explorera plus en détail les cadres nationaux, les budgets et des études de cas. Restez connectés !

Lire le rapport complet Mindcraft CDD n°1, disponible en anglais, français, espagnol et allemand.

Le CCRE encourage les autorités européennes et nationales à renforcer le rôle des GLR dans la politique de développement, non seulement en tant que metteurs en œuvre, mais aussi en tant que partenaires stratégiques contribuant à façonner un agenda de développement plus résilient, inclusif et efficace.

Ce rapport est produit dans le cadre du projet Bridging and Mapping Knowledge Gaps in Decentralised Cooperation (Mindcraft), financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

Pour plus d’information, contactez :

Appel aux partenariats municipaux UE–Ukraine

Ukraine Declaration - News 2025

Appel à propositions : Le Hub européen des partenariats – Vers la communauté Bridges of Trust


Depuis mars 2021, le CCRE, en coopération avec l’Association des villes d’Ukraine (AUC) et avec le soutien du programme U-LEAD with Europe et de ses donateurs, met en œuvre l’initiative Bridges of Trust afin de renforcer la coopération municipale entre l’Ukraine et l’UE. Ce qui avait commencé comme un projet de construction de partenariats est aujourd’hui devenu une communauté dynamique de collaboration et d’échanges.

La phase actuelle, Bridges of Trust 3.0 – “Vers la communauté Bridges of Trust”, vise à consolider et élargir ces partenariats, renforcer les capacités et favoriser une coopération durable et à long terme.

Pour soutenir cette ambition, le CCRE lance un appel à propositions destiné aux associations nationales de collectivités locales et régionales (ANCLR) ou organisations similaires des États membres de l’UE, en tant que Mise en œuvre. Les associations sélectionnées fourniront leur expertise et mèneront des activités sur leurs territoires afin de développer la coopération municipale UE–Ukraine.

Objectifs de cette phase

L’objectif est d’accélérer la relance des municipalités ukrainiennes et de soutenir leur intégration à l’Union européenne en :

  • Augmentant l’implication des associations de collectivités locales et régionales et de leurs membres dans la coopération municipale internationale ;
  • Soutenant les efforts de renforcement des capacités ;
  • Promouvant et développant la communauté Bridges of Trust.

Tâches et activités pour les associations participantes

  • Organiser des Forums de solidarité en ligne ;
  • Identifier et engager de nouvelles municipalités partenaires ;
  • Soutenir le programme de stages TIPS4UA ;
  • Participer activement aux événements Bridges of Trust ;
  • Contribuer au développement de la communauté Bridges of Trust.

Toutes les tâches et livrables devront être achevés d’ici le 31 mai 2026 (avec possibilité de prolongation).
La rémunération totale pour la réalisation de ces services pourra s’élever jusqu’à 14 000 EUR.

Critères d’éligibilité

  • Être une association de collectivités locales et régionales ou une organisation similaire ;
  • Être établie dans un État membre de l’UE (Norvège incluse) ;
  • Être une entité juridique ou une association représentant des ANCLR et à but non lucratif.

Comment participer

Les associations intéressées sont invitées à soumettre leur manifestation d’intérêt, comprenant :

  • Présentation de l’organisation : description succincte de votre structure ;
  • Relations avec les collectivités locales et régionales : description de vos relations et de votre engagement actuels ;
  • Motivation : expliquer votre intérêt à soutenir la coopération municipale internationale entre l’Ukraine et l’Europe ;
  • Expérience en coopération internationale : mettre en avant des projets ou initiatives pertinents démontrant votre capacité à favoriser la collaboration internationale.

Veuillez envoyer votre candidature à l’adresse suivante : application@ccre-cemr.org

Date limite : 6 octobre

Évaluation

La sélection sera effectuée par le CCRE, en coopération avec l’Association des villes d’Ukraine et le programme U-LEAD with Europe, sur la base des critères d’éligibilité ci-dessus.

Un total de 15 associations ou organisations similaires seront sélectionnées. La priorité sera donnée aux associations issues des neuf pays de l’UE déjà impliqués dans la phase 2*, tout en considérant également les candidatures d’autres pays éligibles.

L’évaluation prendra en compte :

  • L’équilibre géographique entre les pays participants ;
  • Le potentiel à développer une coopération municipale internationale durable avec l’Ukraine.

Les associations sélectionnées commenceront leurs activités dès novembre 2025.
Les candidats seront informés des résultats de la sélection d’ici le 31 octobre 2025.

*Pays concernés : Tchéquie, France, Hongrie, Italie, Lettonie, Pologne, Slovénie, Espagne, Suède.

Autres liens :

Annexe 1 – Note conceptuelle

Annexe 2 – Offre financière

Pour plus d’informations, contacter :

Semaine européenne régions et villes 25

EWRC 2023 - News 2023

Agenda du CCRE pour la Semaine européenne des régions et des villes


La Semaine européenne des régions et des villes se tiendra du 13 au 15 octobre 2025.

Organisée par la Direction générale de la politique régionale et urbaine de la Commission européenne et le Comité européen des régions, la Semaine européenne des régions et des villes est le plus grand événement annuel à Bruxelles au cours duquel les villes et régions démontrent leur capacité à créer de la croissance et des emplois, à mettre en œuvre la politique de cohésion de l’Union européenne et à prouver l’importance du niveau local et régional pour une bonne gouvernance européenne.

Si vous êtes membre du CCRE et prévoyez d’être à Bruxelles cette semaine-là, merci de remplir ce formulaire afin que nous puissions vous contacter concernant des opportunités de visibilité.


Événement CCRE inscrit au programme officiel de la Semaine européenne des régions et des villes

Pas d’avenir pour la cohésion sans représentation !

L’événement réunira des représentants de haut niveau des partenaires de l’#AllianceCohesion, des associations et du Comité européen des régions. Ensemble, ils échangeront leurs points de vue sur l’avenir de la politique de cohésion et réfléchiront à la manière dont la proposition de la Commission européenne favorise la cohésion économique, sociale et territoriale.

  • Date et heure : 15 octobre 2025, de 16h30 à 18h00 (CET)
  • Lieu : Bâtiment Jacques Delors, salle JDE 52

« Le chemin de l’Ukraine vers l’UE : municipalités et partenariats pour la cohésion et la croissance »

Organisé par EasyBusiness, le CCRE et l’Agence pour la reconstruction et le développement, avec le soutien de U-LEAD, cette session portera sur les progrès de l’Ukraine dans le cadre du chapitre 22 de l’acquis communautaire, sur le rôle central des municipalités en tant que bénéficiaires finaux et sur la force des partenariats municipaux internationaux.

En reconnaissant l’expérience directe limitée des municipalités, la session mettra en lumière la manière dont les échanges de connaissances et les initiatives collaboratives facilitent un apprentissage essentiel, accélèrent l’alignement sur l’UE et contribuent de manière déterminante à l’intégration et à la cohésion de l’Ukraine avec l’UE, favorisant ainsi une reconstruction durable et une croissance future.


Autres événements organisés pendant la Semaine européenne des régions et des villes (hors programme officiel)

Événement conjoint avec le Congrès – La Charte a 40 ans : renouveler la démocratie à l’ère numérique

  • Date et heure : 13 octobre 2025, 14h – 16h30 CET
  • Lieu : ACE events, Avenue d’Auderghem 22, Bruxelles
  • [Inscription ici]
  • Organisateurs : CCRE et Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe

L’année 2025 marque les 40 ans de l’ouverture à la signature de la Charte européenne de l’autonomie locale, un document fondamental qui consacre la gouvernance démocratique locale.

À l’ère numérique, la démocratie locale est confrontée à des défis inédits liés à la désinformation, la mésinformation et aux tentatives délibérées d’éroder la confiance dans les institutions publiques. C’est pourquoi le CCRE et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe réunissent décideurs, élus locaux, universitaires et société civile pour un échange crucial sur la manière de renforcer la résilience démocratique.

Cet événement mettra en avant des actions locales innovantes, présentera le nouveau rapport du CCRE sur la lutte des collectivités locales et régionales contre les menaces de més/désinformation et introduira le Nouveau Pacte démocratique pour l’Europe, une initiative audacieuse pour renforcer la démocratie de demain.


Bridges of Trust – Rencontre annuelle

  • Date et heure : 16 octobre 2025, 13h30 – 19h00 CET
  • Lieu : CCRE, Square de Meeûs 1, 1er étage, Bruxelles
  • Organisateurs : CCRE, U-LEAD with Europe

La rencontre annuelle de Bridges of Trust réunit des municipalités européennes et ukrainiennes pour renforcer la coopération et soutenir la reconstruction de l’Ukraine. En présence de dirigeants locaux, d’institutions européennes et d’organisations partenaires, l’événement favorise des partenariats de confiance, des échanges de savoir-faire et des actions concrètes pour reconstruire les communautés et faire progresser l’intégration européenne.


Cérémonie 2025 du Pacte des Maires pour le climat et l’énergie

  • Date et heure : 16 octobre 2025, 8h00 – 13h30 CET
  • Lieu : Parlement européen
  • [Inscription ici]
  • Organisateur : Pacte européen des Maires

À l’heure où les défis géopolitiques s’intensifient et où les risques climatiques s’accélèrent, le rôle des villes et régions européennes n’a jamais été aussi crucial.

La Cérémonie 2025 rassemblera maires, présidents de régions et décideurs européens de haut niveau pour débattre de la manière dont les collectivités locales assurent l’avenir de l’Europe en garantissant une énergie propre et abordable, tout en renforçant la résilience locale.

Depuis plus de 15 ans, le Pacte européen des Maires mobilise le leadership local pour planifier, agir et travailler avec les communautés en faveur d’un avenir plus résilient, prospère et neutre en carbone, faisant des villes et régions des alliés indispensables dans la mise en œuvre de la vision européenne.

L’édition 2025 se déroule à un moment charnière, alors que de nouvelles priorités et stratégies se mettent en place dans le cadre du nouveau mandat de l’UE. L’événement mettra en lumière le rôle essentiel des collectivités dans la réalisation de ces priorités, en soulignant que la sécurité, la résilience et la prospérité de l’Europe ne peuvent être atteintes qu’en coopération étroite avec ses villes et régions.

Parmi les intervenants de haut niveau figureront :

  • Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne
  • Roberta Metsola, Présidente du Parlement européen
  • Kata Tüttő, Présidente du Comité européen des régions
  • Raffaele Fitto, Vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de la Cohésion et des Réformes
    ainsi que des maires et dirigeants régionaux venus de toute l’Europe.

La Cérémonie honorera également les lauréats du Prix 2025 du Pacte européen des Maires, récompensant leur leadership exemplaire et leurs réussites dans la décarbonation du chauffage et du refroidissement au niveau local.


Pour plus d’informations, contactez :

Rapport sur la més/dés information

Mis-Disinformation report launch

Vérité, confiance et démocratie locale à l’ère de la mésinformation et de la désinformation


Tout commence souvent par une rumeur. En Suède, lorsqu’un conseil municipal a proposé d’utiliser un terrain communal pour accueillir de nouveaux migrants, le débat aurait dû porter sur la politique à suivre. Mais des récits trompeurs ont pris le dessus. La confiance dans le processus s’est effondrée, les divisions se sont accentuées et la planification s’est arrêtée, non pas parce que les habitants rejetaient l’idée en elle-même, mais parce que leur confiance dans les responsables avait été ébranlée.

Des schémas similaires se retrouvent ailleurs. Au Royaume-Uni, de fausses affirmations propagées par des extrémistes ont alimenté des menaces contre des élus locaux et même perturbé des réunions de conseil. En Roumanie, des autorités locales affirment devoir détourner du temps et des ressources de leurs services essentiels, simplement pour contrer des rumeurs persistantes.

Ces histoires révèlent une vérité plus large : lorsque les faits sont déformés, le dialogue démocratique perd son assise. Les décisions censées servir les communautés sont retardées ou bloquées, tandis que les représentants élus – en particulier les femmes et les personnes issues de minorités – subissent une hostilité et des intimidations accrues.

Une enquête du CCRE menée auprès de ses associations nationales au printemps 2025 illustre cette dynamique. Les gouvernements locaux et régionaux (GLR) signalent une hausse de la mésinformation et de la désinformation visant à discréditer les responsables, à entraver la mise en œuvre des politiques et à accentuer les divisions au sein des communautés. S’appuyant sur des expériences réelles de GLR, le rapport montre à quel point ces campagnes perturbent gravement le bon fonctionnement des administrations locales.

La vérité en démocratie a toujours été un terrain disputé, où les faits se mêlent aux croyances et où les récits politiques façonnent la compréhension du monde. Mais le défi actuel va bien au-delà d’un désaccord sain. Nous faisons face à des manipulations délibérées destinées à diviser. Résultat : un espace public plus polarisé, moins participatif et moins capable d’assurer efficacement ses fonctions essentielles, qu’il s’agisse du maintien de l’ordre public, de la protection des populations vulnérables ou de la gestion des crises.

Les GLR figurent parmi les plus exposés à ces pressions. Institutions démocratiques les plus proches des citoyens, elles sont à la fois très dignes de confiance et particulièrement vulnérables. Leur rôle central dans la prestation de services et leur engagement quotidien avec les habitants les rendent visibles et donc plus facilement ciblées par des récits manipulés qui cherchent à fausser les faits, à alimenter la méfiance et à saper leur crédibilité.

Si les réponses à la mésinformation et à la désinformation veulent réussir, elles doivent inclure le niveau local. Renforcer la démocratie locale, ce n’est pas seulement protéger des valeurs, c’est aussi garantir que les GLR puissent continuer à fournir les services et le leadership indispensables à des sociétés pacifiques et cohésives. Cela implique d’investir dans des outils et des formations pour les agents publics, de soutenir les médias locaux indépendants, de promouvoir l’éducation aux médias et d’intégrer les GLR dans les stratégies nationales et européennes qui prennent en compte les réalités locales.

Ces questions sont examinées en détail dans le nouveau rapport du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), qui sera lancé le 13 octobre 2025 à Bruxelles (14h-18h30) lors de l’événement « La Charte fête ses 40 ans | Renouveler la démocratie à l’ère numérique », organisé conjointement avec le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe. À l’heure où la résilience démocratique est mise à rude épreuve, la mésinformation et la désinformation représentent un défi collectif qu’aucune institution ne peut relever seule.

Renforcer les gouvernements locaux est essentiel pour bâtir la confiance, protéger les valeurs démocratiques et assurer la cohésion des sociétés. L’événement de lancement réunira des participants capables d’apporter des éclairages, des expériences et une expertise pour enrichir le débat et inspirer des solutions concrètes.

Les places étant limitées, l’inscription est obligatoire pour toute participation.

Pour plus d’informations, contactez :

Coopération décentralisée Allemande

Mindcraft - Germany publication

Profil pays sur la coopération décentralisée au développement : le cas de l’Allemagne


Les profils pays offrent un aperçu concis des modèles nationaux de coopération décentralisée au développement (CDD) dans certains États membres de l’UE. L’objectif est de présenter les mécanismes et modalités propres à chaque cadre national, d’identifier les facteurs favorables ainsi que les défis liés à la mise en œuvre pratique, en mettant l’accent sur le rôle et les opportunités des gouvernements locaux et régionaux (GLR) et de leurs associations.

Où en est l’Allemagne en matière de coopération décentralisée au développement (CDD) ?

D’après l’étude, le cadre allemand de la CDD se caractérise par :

  1. Les Länder et les communes allemandes entretiennent des partenariats durables avec leurs homologues étrangers, générant un impact durable. Les récents partenariats de solidarité germano-ukrainiens soulignent le rôle de la CDD dans la politique de développement et ouvrent la voie à des coopérations trilatérales et multilatérales.
  2. L’Agence de service « Communes du monde » – SKEW d’Engagement Global constitue la principale plateforme de conseil et de financement pour les GLR allemandes en matière de CDD, en accompagnant la planification, la mise en œuvre de projets et les échanges internationaux.
  3. La diversité des programmes de financement (principalement financés par le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement – BMZ, et gérés via SKEW et la GIZ) permet de soutenir des coopérations thématiques et fondées sur des projets, ainsi que des partenariats à long terme.

Cet article fait partie d’une série de 7 profils pays examinant les cadres de coopération décentralisée au développement en Europe. La troisième édition, consacrée à l’Espagne, sera publiée en décembre. Restez connectés !

Lire le profil pays, disponible en quatre langues :

Le CCRE encourage les autorités allemandes à renforcer le rôle des GLR dans la politique de développement, non seulement comme opérateurs, mais aussi comme partenaires stratégiques, contribuant à façonner une politique de développement plus résiliente, inclusive et efficace.

Cette publication s’inscrit dans le cadre du projet Bridging and Mapping Knowledge Gaps in Decentralised Cooperation (Mindcraft), financé par le German Federal Ministry for Economic Cooperation and Development (BMZ) et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

Pour plus d’informations, contactez :