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Objectif climatique 2040 ambitieux

Target 2040 - News

Les dirigeants locaux demandent à la Commission européenne de fixer un objectif contraignant de réduction des émissions domestiques de 90 % d’ici 2040


Les maires d’Aalborg (Danemark), Athènes (Grèce), Barcelone (Espagne), Braga (Portugal), Copenhague (Danemark), Fribourg-en-Brisgau (Allemagne), Gand (Belgique), Matosinhos (Portugal), Milan (Italie), Malmö (Suède), Nantes (France), Oslo (Norvège), Tallinn (Estonie), Utrecht (Pays-Bas) et Vitoria-Gasteiz (Espagne) figurent parmi les signataires d’une lettre conjointe adressée à Ursula von der Leyen et Teresa Ribera, coordonnée par C40, le CCRE, Eurocities et ICLEI Europe.

Aujourd’hui, les dirigeants locaux européens ont envoyé une lettre conjointe à la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, appelant la Commission et les États membres à fixer un objectif contraignant de réduction des émissions européennes de gaz à effet de serre d’au moins 90 % d’ici 2040 par rapport aux niveaux de 1990. Cette demande est en ligne avec les recommandations de l’évaluation d’impact de la Commission européenne sur l’objectif 2040 et celles du Conseil scientifique consultatif européen sur le changement climatique (ESABCC), qui soulignent la faisabilité de cet objectif pour l’Europe.

Coordonnée par les plus grands réseaux de collectivités territoriales d’Europe – C40, le CCRE, Eurocities et ICLEI Europe – la lettre rappelle que « la neutralité climatique est un impératif stratégique » et appelle l’Union européenne à « réaffirmer son leadership climatique mondial » à l’approche du sommet climat COP30. Les signataires insistent sur la nécessité d’un « objectif climatique 2040 solide, fondé sur la science ».

Pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, les villes et régions demandent un « cadre clair et ambitieux au niveau européen » afin d’offrir une « visibilité à long terme pour les entreprises, débloquer les investissements et accélérer l’innovation ».

Les collectivités locales mettent en avant leurs efforts déjà en cours, affirmant qu’elles « obtiennent des résultats plus rapidement que prévu et en cohérence avec l’Accord de Paris », mais soulignent qu’elles « ne peuvent pas y parvenir seules ». La lettre appelle les cadres nationaux et européens à « refléter l’urgence et l’ampleur du défi et à permettre une action plus rapide et plus profonde au niveau local ».

Les signataires appellent également à ce que le cadre financier pluriannuel 2028–2034 intègre les efforts de décarbonation, garantissant que « toutes les régions et communautés puissent accéder aux ressources, aux compétences et aux infrastructures nécessaires pour réussir la transition écologique ».

Enfin, la lettre souligne l’importance de « structures de gouvernance multiniveaux solides et de partenariats » pour mener une « action climatique ambitieuse et efficace ». Selon les signataires, cela est essentiel pour « renforcer la crédibilité et l’influence de l’Union européenne sur la scène internationale » à un « moment crucial pour la diplomatie climatique mondiale ».

Parmi les signataires de la lettre initiée par C40, le CCRE, Eurocities et ICLEI Europe figurent les dirigeant·es suivant·es :

  • Lars Henrik Weiss, Maire de Copenhague
  • Jaume Collboni, Maire de Barcelone et Vice-Président d’Eurocities
  • Matthias De Clercq, Maire de Gand et Président d’Eurocities
  • Sharon Dijksma, Maire d’Utrecht
  • Haris Doukas, Maire d’Athènes
  • Maider Etxebarria, Maire de Vitoria-Gasteiz et Vice-Présidente d’ICLEI Europe
  • Lasse Frimand Jensen, Maire d’Aalborg et Vice-Président d’ICLEI Europe
  • Gunn Marit Helgesen, Conseillère du comté de Telemark, Présidente de KS (Norvège) et Présidente du CCRE
  • Martin Horn, Maire de Fribourg-en-Brisgau et Président d’ICLEI Europe
  • Jevgeni Ossinovski, Maire de Tallinn
  • Ricardo Rio, Maire de Braga
  • Johanna Rolland, Maire de Nantes et Présidente de Nantes Métropole
  • Luísa Salgueiro, Maire de Matosinhos, Présidente de l’Association nationale des municipalités portugaises (membre du CCRE), membre du Bureau politique du Pacte des maires pour le climat et l’énergie – Europe
  • Giuseppe Sala, Maire de Milan et Vice-Président de C40 Cities
  • Eirik Lae Solberg, Maire d’Oslo et Vice-Président de C40 Cities
  • Katrin Stjernfeldt Jammeh, Maire de Malmö et Présidente d’ICLEI

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Renouvelables avec les communautés

Energy - News Section

Un consensus européen fixe des principes directeurs pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables et des réseaux tout en garantissant équité, transparence, protection de la biodiversité et bénéfices locaux


L’Europe est à un tournant. Pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, l’Union européenne doit développer massivement les énergies renouvelables et les réseaux électriques. Ce défi est aussi une opportunité : les renouvelables sont moins chères que les énergies fossiles, peuvent réduire les risques pour la biodiversité et apportent des bénéfices économiques locaux. Pourtant, les progrès restent trop lents, freinés par des procédures d’autorisation longues, un dialogue insuffisant avec les communautés et un manque de valeur perçue pour les citoyens.

Pour surmonter ces obstacles, les parties prenantes européennes se sont rassemblées autour d’un ensemble de principes de base pour un déploiement rapide et équitable des renouvelables et des réseaux. Ces principes soulignent que les projets doivent être construits avec les communautés, et non imposés. L’engagement précoce des maires et des citoyens, une communication transparente et des mécanismes de retour d’information sont essentiels pour bâtir la confiance.

Tout aussi important est de garantir que les communautés locales partagent la valeur des nouveaux projets. Cela implique la création d’emplois, la mise en place de mécanismes de partage des bénéfices (fonds, copropriété, etc.), et l’assurance que les revenus soient utilisés de manière transparente pour améliorer les services locaux, qu’il s’agisse de transports ou de logement. Les principes s’engagent également à un déploiement positif pour la nature, en appliquant des stratégies visant à éviter ou minimiser les dommages et, lorsque possible, à renforcer la biodiversité.

Enfin, le consensus met en avant la nécessité de renforcer les initiatives citoyennes et communautaires, en donnant aux citoyens et aux municipalités un accès équitable au marché de l’énergie et au réseau. En créant de l’espace pour une propriété locale, l’Europe peut garantir que la transition énergétique soit non seulement rapide, mais aussi juste.

Ensemble, ces principes forment un consensus européen : une feuille de route partagée pour accélérer la transition tout en protégeant les écosystèmes et en assurant aux citoyens des bénéfices concrets et tangibles.

Lire le document de position ici

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La mise en œuvre du Pacte vert

Energy Transition - News

Le Pacte vert à la croisée des chemins : enseignements des 100 premiers jours


En 2019, la Commission européenne annonçait un « moment historique » avec le lancement de l’initiative phare de la nouvelle présidente Von der Leyen : le Pacte vert. Cinq ans plus tard, après des ajustements et des revers, la trajectoire reste-t-elle inchangée ? Sous la pression croissante du déclin de la compétitivité industrielle européenne, des enjeux de sécurité énergétique et des défis géopolitiques sans précédent, le Pacte vert se trouve à un tournant critique. Officiellement, la transition reste une priorité pour la nouvelle Commission, mais sa mise en œuvre est marquée par des ajustements stratégiques et des compromis qui tendent à redéfinir son ambition initiale.

Pour les collectivités locales et régionales, les enjeux sont majeurs. Depuis le lancement du Pacte vert, elles sont en première ligne de la transition écologique, avec l’adoption d’une longue série de législations européennes encadrant la mise en place coûteuse de plans de mobilité durable, le déploiement des énergies renouvelables et la modernisation des infrastructures pour atteindre les objectifs climatiques. Pourtant, la tendance croissante à la nationalisation des politiques et des financements européens menace de les marginaliser et de concentrer les investissements dans des territoires déjà bien positionnés, alors même que l’action sur le terrain doit être renforcée.


Un modèle de gouvernance de plus en plus centralisé pour la transition écologique

Depuis l’entrée en fonction de la présidente Von der Leyen, l’UE a adopté une approche de plus en plus centralisée pour la mise en œuvre de ses politiques, faisant des gouvernements nationaux les principaux interlocuteurs. Les Plans nationaux énergie-climat, les Plans sociaux pour le climat, la Facilité pour la reprise et la résilience, ainsi que les Plans nationaux de restauration de la nature ont renforcé ce modèle. Officiellement justifié par des impératifs d’efficacité et de simplification, ce choix a en réalité creusé un fossé en matière de gouvernance : alors que les collectivités locales sont responsables de plus de 70 % des mesures d’atténuation du changement climatique, elles sont souvent exclues de l’élaboration des stratégies nationales qui les concernent directement.

Aujourd’hui, les collectivités locales sont largement écartées des processus de décision. Selon le rapport du CCRE « Perspectives locales de la transition verte pour un Pacte vert inclusif et compétitif », plus des deux tiers des collectivités interrogées déclarent ne pas avoir eu l’opportunité de participer aux consultations sur la transposition de la législation verte, et seulement 4 % des régions et municipalités estiment avoir été réellement prises en compte.

La prochaine révision du budget de l’UE (CFP) pourrait aggraver cette tendance. L’idée de regrouper tous les financements climatiques et de transition verte dans un seul plan national gagne du terrain. Sur le papier, cela semble plus simple. Mais cela risque d’affaiblir davantage le rôle des collectivités locales, en les réduisant à de simples exécutants de stratégies descendantes, plutôt que de les considérer comme des acteurs essentiels de la transition. (En savoir plus dans le document de position du CCRE sur le CFP ici.)

L’OCDE souligne l’importance d’une approche territoriale de l’action climatique, recommandant que les gouvernements nationaux facilitent l’élaboration d’objectifs climatiques infranationaux adaptés aux réalités locales et garantissent un financement adéquat pour leur mise en œuvre. Sans implication directe dans l’élaboration des stratégies nationales, les collectivités locales et régionales se retrouvent avec des ressources limitées et peu d’influence, malgré leur rôle clé dans la construction de stratégies d’investissement à long terme sur le terrain.


Une transition verte qui ne peut être déconnectée des territoires

Le rapport Draghi a souligné l’urgence pour l’Europe d’accélérer sa transition vers une économie neutre en carbone et de déployer des investissements massifs dans les technologies vertes pour renforcer la compétitivité européenne. Décarbonation de l’industrie, déploiement des énergies renouvelables, développement des infrastructures de transport durable : le succès de ces priorités politiques dépend fortement d’une approche territoriale. Où seront situées les nouvelles vallées de l’hydrogène ? Comment les zones rurales s’adapteront-elles aux nouveaux usages des sols et à la production d’énergie ? Quel rôle les villes moyennes joueront-elles dans la politique industrielle verte ? Comment renforcer les pôles de compétitivité pour structurer ces dynamiques locales et créer des synergies entre entreprises, centres de recherche et collectivités locales ? Autant de questions qui ne peuvent être résolues uniquement au niveau national. (Lire aussi notre réaction à la Boussole de la compétitivité.)

Ignorer cette dimension comporte des risques majeurs. Sans approche territorialisée, la mise en œuvre du Pacte vert pourrait conduire à une concentration des investissements et des emplois verts dans quelques régions déjà compétitives, laissant les autres en difficulté pour attirer des financements. La politique de cohésion, qui a historiquement été le principal outil de l’UE pour assurer un développement équilibré, devrait être au cœur de la mise en œuvre de la politique industrielle verte de la nouvelle Commission européenne.


Intégrer la gouvernance multiniveaux dans la transition verte

Alors que l’UE entre dans une nouvelle phase de son action climatique, elle doit résoudre une contradiction fondamentale : le Pacte vert ne pourra réussir que s’il est mis en œuvre localement, mais son modèle de gouvernance devient de plus en plus centralisé. Si la Commission européenne souhaite véritablement atteindre la neutralité climatique tout en préservant la cohésion sociale et territoriale, elle doit développer un cadre de gouvernance robuste et inclusif.

Dans cette optique, trois priorités doivent guider l’approche de l’UE :

1️⃣ Accorder aux collectivités locales et régionales un rôle formel dans l’élaboration des plans nationaux de mise en œuvre de la législation européenne. Ces plans ne doivent pas être de simples exercices technocratiques mais de véritables processus de co-construction.

2️⃣ Préserver et renforcer l’accès des collectivités locales et régionales aux financements européens. Les idées émergentes de la Commission pour le prochain budget — notamment un recentrage sur un plan national unique et un éventuel fonds européen unique pour la compétitivité — risquent d’écarter les acteurs locaux et de concentrer les ressources dans les régions déjà compétitives, privant les autres des moyens financiers nécessaires pour réussir leur transition. Garantir un accès direct aux financements pour les collectivités locales est essentiel pour éviter des disparités croissantes en matière d’investissements.

3️⃣ Reconnaître les collectivités locales et régionales comme des investisseurs majeurs. Elles représentent plus de la moitié des investissements publics dans les infrastructures liées au climat. Leur capacité d’investissement doit être renforcée, et non entravée.

Faire avancer le Pacte vert de manière collaborative et adaptée aux territoires permettra non seulement d’améliorer la compétitivité de l’UE, mais aussi de la positionner en leader dans la transition mondiale vers une économie plus durable. Face à un contexte géopolitique, économique et écologique en mutation rapide, un modèle de gouvernance plus inclusif, reconnaissant un rôle formel aux collectivités locales et régionales, est plus crucial que jamais.

Pour plus d’informations, contactez l’auteur de l’article:

Agenda Verte de l’UE 2025

Green City - News Section

Pourquoi c’est important pour les gouvernements locaux et régionaux (GLR) et ce qu’il faut surveiller prochainement


Des nouveaux objectifs climatiques aux réglementations actualisées sur les déchets, l’Union européenne met en place des politiques qui façonneront l’avenir des villes et des municipalités. Si ces décisions peuvent sembler éloignées du quotidien, elles ont un impact direct sur les gouvernements locaux – influençant les factures d’énergie, les transports publics, la gestion de l’eau et la collecte des déchets.

Les autorités locales et régionales sont en première ligne de la transition écologique. Ce sont elles qui transforment les politiques européennes en projets concrets : rénovation énergétique des bâtiments, modernisation des transports publics et garantie d’un air et d’une eau propres pour les citoyens. Mais face aux nombreuses initiatives européennes en préparation, quels sont les points d’attention pour les gouvernements locaux dans les mois à venir ?

1. Climat et énergie : de nouveaux objectifs aux impacts locaux

La Boussole de la compétitivité de la Commission européenne définit les principales mesures climatiques et énergétiques pour 2025, notamment une révision de la loi climat et un Pacte pour une industrie propre. Ces mesures influenceront les prix de l’énergie, les projets d’énergies renouvelables locales et le financement des infrastructures vertes.

Par ailleurs, l’UE s’attaque à la précarité énergétique avec des plans visant à mieux protéger les ménages vulnérables face à la hausse des coûts. Les gouvernements locaux, souvent en charge des logements sociaux et des programmes d’énergie communautaire, devront se préparer à ces évolutions.

2. Eau et déchets : des règles plus strictes, des responsabilités accrues

La gestion de l’eau devient une priorité pour l’UE, avec la Stratégie pour la résilience de l’eau du Parlement européen qui encourage une action renforcée contre la pollution, pour l’efficacité et l’adaptation au climat. Cela signifie que les villes devront investir dans de meilleures infrastructures pour sécuriser l’approvisionnement en eau et prévenir les inondations.

En parallèle, la révision de la Directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires introduit des normes de qualité de l’eau plus strictes et renforce l’application du principe du pollueur-payeur, garantissant que les industries – et non les contribuables – assument les coûts du traitement des eaux usées.

Concernant les déchets, les nouvelles règles européennes sur les emballages en vigueur ce mois-ci obligeront les villes à adapter leurs programmes de collecte pour respecter des normes plus élevées. De plus, les nouvelles règles de responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les textiles imposeront aux entreprises de mieux gérer les déchets qu’elles produisent, allégeant ainsi une partie du fardeau des services de gestion des déchets municipaux.

3. Mobilité : des changements pour les transports publics et l’aménagement urbain

Le Plan d’investissement pour des transports durables et le Plan pour le rail à grande vitesse de l’UE influenceront les stratégies de mobilité urbaine. Pendant ce temps, le CCRE veille à ce que les gouvernements locaux aient une voix au sein du Groupe d’experts de l’UE sur la mobilité urbaine, notamment sur des sujets comme l’accès des entreprises aux centres-villes et le développement des infrastructures cyclables.

4. Financements verts : comment les villes peuvent accéder à plus de fonds européens

L’un des plus grands défis pour les gouvernements locaux dans la transition écologique est le financement. Le nouveau Groupe de projet de la Commission européenne sur le logement abordable se concentrera sur la mobilisation de fonds pour les rénovations énergétiques, notamment via le Fonds social pour le climat.

Et ensuite ? Restez informés et engagez-vous

Avec l’évolution constante des politiques européennes, les gouvernements locaux doivent anticiper ces changements. Les prochains mois seront déterminants pour la mise en œuvre de ces mesures et leur impact sur les villes et régions européennes.

Vous voulez en savoir plus sur l’action du CCRE pour défendre les intérêts des gouvernements locaux et régionaux dans la transition verte ?

Contactez Axelle Griffon (axelle.griffon@ccre-cemr.org) et Edoardo Bodo (edoardo.bodo@ccre-cemr.org).

Projet Green Lungs 

Head Banner - Green Study 2024

Des Poumons Verts pour un Avenir Plus Vert


Le projet « Green Lungs for our Cities » illustre le pouvoir de l’action locale. Grâce à sa mise en œuvre, Tirana et ses partenaires ont développé une plateforme alternative pour surveiller la qualité de l’air, la pollution sonore et les écosystèmes de verdure urbaine. Cette initiative a non seulement influencé la gouvernance locale, mais elle s’est également alignée sur le processus d’adhésion à l’UE, soulignant l’importance de la coopération transfrontalière.

Cette bonne pratique met en avant la valeur de la prise de décision fondée sur des données probantes, contribuant à créer un environnement urbain qualitatif pour tous. Le succès du projet souligne le rôle crucial des gouvernements locaux dans la mise en œuvre des politiques environnementales, même en dehors du cadre de l’Union européenne.

Des municipalités comme Tirana démontrent comment l’innovation locale peut relever des défis mondiaux. Avec pour objectifs ultimes un air pur, des espaces verts dynamiques et des communautés en meilleure santé, le projet nous rappelle qu’une action audacieuse et inclusive peut engendrer des changements significatifs.

Tracer la voie à suivre

Alors que nous avons célébré hier la Journée internationale de l’énergie propre, le projet « Green Lungs » rappelle que la transition vers un avenir vert commence au niveau local. Qu’il s’agisse d’énergies renouvelables ou d’amélioration de la qualité de l’air, les villes et régions montrent que collaboration, résilience et pensée innovante peuvent façonner un avenir durable.

Le message est clair : investir dans l’énergie propre et les politiques vertes locales n’est pas seulement une nécessité, mais une opportunité de créer des communautés plus saines et dynamiques, rapprochant l’objectif de neutralité climatique d’ici 2050.

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Gand, ville verte et urbaine

Ghent Green City - 2024

Gand, ville verte et urbaine : une bonne pratique en matière de résilience climatique 


Alors que les villes du monde entier sont aux prises avec les défis croissants du changement climatique, Gand, en Belgique, se distingue comme un brillant exemple d’innovation et de détermination. Grâce à son initiative transformatrice « Gand, ville verte et urbaine », la ville démontre comment les zones urbaines peuvent s’adapter aux risques climatiques croissants tout en améliorant la qualité de vie et la biodiversité.

Transformer les trottoirs en opportunités

L’une des pierres angulaires de la stratégie de Gand est son plan ambitieux visant à remplacer 15 % des trottoirs de la ville par des espaces verts. Cette initiative audacieuse répond à des défis climatiques urgents tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations récurrentes. En supprimant les surfaces dures des places publiques, des parcs, des jardins et des rues, la ville permet à l’eau de pluie de s’infiltrer naturellement dans le sol. Cet effet éponge atténue l’impact des fortes pluies, contribuant ainsi à protéger la ville des crues soudaines.

Cours d’eau et jardins de façade

L’engagement de Gand en faveur d’un environnement urbain plus vert et plus résilient au changement climatique va au-delà du dépavillage. La ville a rouvert ses cours d’eau, permettant à nouveau aux cours d’eau naturels de s’écouler librement. Cela améliore non seulement la gestion de l’eau, mais renforce également la valeur esthétique et écologique de la ville.

De plus, la promotion des jardins de façade encourage les habitants à transformer les murs et les petits espaces en poches de verdure dynamiques. Cette approche axée sur la communauté favorise l’engagement et souligne le rôle essentiel que jouent les citoyens dans la création d’une ville durable.

S’adapter aux risques climatiques

Les initiatives menées dans le cadre de « Urban Green Ghent » visent à faire face aux risques croissants du changement climatique. Les vagues de chaleur sont atténuées par l’effet rafraîchissant de la végétation accrue, tandis que les espaces verts améliorent la qualité de l’air et offrent des zones ombragées, rendant la ville plus confortable pour les résidents et les visiteurs. En période de fortes pluies, les infrastructures vertes aident à absorber l’excès d’eau, réduisant ainsi la pression sur les systèmes de drainage urbains.

Améliorer la qualité de vie et la biodiversité

Au-delà de ses avantages climatiques, la transition écologique de Gand transforme la ville en un lieu de vie plus agréable et plus sain. Les efforts de verdissement créent des espaces extérieurs attrayants, améliorent la biodiversité et favorisent un lien plus fort entre les résidents et leur environnement naturel.

Un modèle pour d’autres municipalités

L’approche globale de Gand en matière de verdissement urbain offre de précieuses leçons aux villes du monde entier. Son succès démontre la capacité des collectivités locales à jouer un rôle de premier plan en matière d’adaptation et de résilience au changement climatique. En investissant dans des infrastructures durables et en engageant la communauté, Gand trace la voie vers un avenir où les zones urbaines sont mieux équipées pour faire face aux réalités du changement climatique.

  • Découvrez ici plus d’informations sur les initiatives écologiques de Gand et leur impact.

86 milliards d’euros en risque

Local-Alliance

Les ménages vulnérables risquent d’être mal desservis par le Fonds social pour le climat de 86 milliards d’euros de l’UE en raison d’un manque de consultation avec les gouvernements locaux et régionaux, avertit un nouveau rapport de l’Alliance locale.


Un nouveau rapport exclusif de huit grands réseaux européens de gouvernements locaux et régionaux révèle que les ménages vulnérables dans l’UE risquent d’être mal desservis par le Fonds social pour le climat (FSC) de 86 milliards d’euros en raison d’une consultation insuffisante des gouvernements nationaux avec les autorités locales et régionales.

L’enquête à la base de ce rapport, réalisée par l’Alliance locale — une coalition composée de ACR+, CCRE, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS — met en lumière une non-conformité généralisée avec les exigences clés de la législation du FSC.

Les articles 4 et 5 du FSC stipulent que les États membres doivent engager un dialogue avec les gouvernements locaux et régionaux lors de l’élaboration de leurs plans sociaux pour le climat. Cependant, le rapport constate que de nombreux gouvernements ne respectent pas ces obligations, se contentant souvent de consultations symboliques ou les évitant complètement.

Une occasion manquée de répondre aux besoins locaux

Le FSC est une initiative phare du Pacte vert pour l’Europe, visant à soutenir les ménages vulnérables. Mais les conclusions du rapport révèlent un fossé préoccupant entre les décideurs nationaux et leurs gouvernements locaux.

L’enquête, couvrant des villes et régions dans 14 États membres, notamment la Belgique, la Finlande, l’Allemagne, la Grèce et l’Espagne, dresse un constat sévère : des consultations tardives, des dialogues insuffisants et des occasions manquées d’intégrer l’expertise locale.

« Le Fonds social pour le climat de 86 milliards d’euros a le potentiel de transformer des vies et de construire une Europe plus équitable, mais seulement si les gouvernements locaux et régionaux sont impliqués. Ces autorités sont en première ligne face à la pauvreté énergétique et des transports, mais leur expertise est trop souvent négligée. Les gouvernements nationaux et les institutions européennes doivent reconnaître que la consultation significative n’est pas seulement une obligation légale, mais une nécessité pour une action efficace et inclusive. »
Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE.

Les gouvernements locaux : des partenaires clés pour une action efficace

Les gouvernements locaux et régionaux sont particulièrement bien placés pour s’assurer que les fonds européens répondent aux besoins spécifiques de leurs communautés. Ils apportent expertise, proximité et une compréhension des priorités locales, essentielles pour adapter les mesures et soutenir efficacement les ménages vulnérables.

L’absence de consultation significative ne viole pas seulement les exigences législatives, mais compromet également l’efficacité du FSC, à seulement six mois de la date limite de soumission des plans par les États membres en juin.

Recommandations pour les décideurs nationaux et européens

Pour que le Fonds social pour le climat soutienne efficacement les ménages vulnérables, l’Alliance locale appelle les États membres, entre autres, à donner la priorité à une collaboration significative avec les gouvernements régionaux et locaux, à travers des plans locaux tels que les Plans d’action pour l’énergie durable et le climat (PAEDC) et les Plans de mobilité urbaine durable (PMUD).

Cela permettra des investissements européens alignés sur les besoins locaux pour lutter contre la pauvreté énergétique et des transports, garantissant des mesures ciblant les groupes vulnérables tels que les femmes, les personnes âgées et les familles monoparentales.

Pour plus d’informations, téléchargez le rapport complet ici.

Le CCRE à la COP29

Les gouvernements locaux, moteurs de solutions climatiques sur la scène mondiale


Lors de la 29e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP29) à Bakou, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a mis en avant le rôle indispensable des gouvernements locaux et régionaux (GLR) dans l’action climatique mondiale. Par le biais de plaidoyers, de dialogues stratégiques et d’échanges directs avec des ministres, gouverneurs, parlementaires, banques multilatérales de développement et agences onusiennes, le CCRE a consolidé sa position en tant qu’acteur clé pour promouvoir le développement urbain durable et lutter contre le changement climatique.

Les gouvernements locaux et régionaux : une pierre angulaire de l’action climatique

Les GLR occupent une position unique pour relever les défis climatiques. En gérant 68 % des investissements publics liés au climat, ils se trouvent en première ligne des efforts d’adaptation et d’atténuation. Pourtant, ces gouvernements sont souvent exclus des processus de décision internationaux clés. À la COP29, le CCRE a cherché à changer cette dynamique en plaidant pour que les GLR soient pleinement intégrés en tant que partenaires stratégiques dans l’élaboration des politiques climatiques.

Le CCRE a également souligné l’importance d’une gouvernance multiniveau. Cette approche, combinant collaboration locale, régionale et nationale, garantit que les stratégies climatiques soient inclusives et efficaces. À travers plus de 170 événements, le CCRE et la Constituante LGMA ont démontré comment les villes et les régions mettent en œuvre des solutions climatiques innovantes, notamment en matière d’infrastructures durables, de financements verts et d’initiatives pour renforcer la résilience des communautés.

Une délégation du CCRE en action

Les dirigeants politiques du CCRE ont joué un rôle central durant la COP29. Marianne Overton, vice-présidente du CCRE, et Clifford Galea, membre de notre comité des jeunes élus, ont participé à des sessions de haut niveau, mettant en avant le rôle des gouvernements locaux dans la justice climatique et le financement. Moments clés:

  • Panel sur les solutions climatiques multiniveaux et multipartites : Clifford Galea a souligné l’urgence de canaliser des fonds directs vers les gouvernements locaux, déclarant :« Une action climatique efficace commence par donner les moyens à ceux qui sont les plus proches des communautés touchées. »
  • Table ronde sur le financement de l’action climatique urbaine : Marianne Overton a plaidé pour des mécanismes financiers innovants afin de garantir des financements accessibles pour des projets urbains durables et la restauration des écosystèmes.

« Une action climatique efficace commence par donner les moyens à ceux qui sont les plus proches des communautés touchées. »

 Un plaidoyer pour répondre aux pertes et préjudices

L’un des sujets les plus critiques du sommet a été l’établissement d’un cadre efficace pour aborder les pertes et préjudices. Le CCRE, en collaboration avec la Constituante LGMA, a soutenu l’Appel à l’action sur les pertes et préjudices, initié par Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). Cette initiative demande une distribution équitable des ressources, une collaboration Nord-Sud et l’inclusion des gouvernements infranationaux dans les mécanismes de financement.

Cet appel met particulièrement l’accent sur les besoins des communautés marginalisées et l’intégration des savoirs locaux dans les stratégies climatiques mondiales. Le soutien du CCRE reflète son engagement à garantir un accès direct au Fonds pour les pertes et préjudices pour les gouvernements locaux, en particulier dans les régions vulnérables.

 Pourquoi les gouvernements locaux et régionaux comptent

L’urgence d’intégrer les GLR dans la gouvernance climatique ne saurait être surestimée. En tant que niveau de gouvernement le plus proche des communautés, ils possèdent les connaissances et les capacités nécessaires pour mettre en œuvre des solutions adaptées aux réalités locales. Cette perspective s’aligne sur la reconnaissance plus large, à la COP29, que l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris nécessite l’implication active de tous les niveaux de gouvernance.

 Vers l’avenir : La COP des villes

Les résultats de la COP29 marquent une avancée significative avec une meilleure reconnaissance du rôle des villes dans le processus de la COP. Cependant, le chemin vers une gouvernance climatique équitable est encore long.

Alors que la COP29 touche à sa fin, l’espoir grandit que les villes joueront un rôle central l’année prochaine à Belem (Brésil). Tous les signaux sont au vert :
« La COP30 doit être la COP des villes, car le climat est au cœur du lien entre les personnes », a déclaré Antonio Da Costa e Silva, conseiller international en chef au ministère brésilien des villes.

Espérons que les dirigeants nationaux aient reçu le message.

Rencontre avec les Leaders Locaux

Meet Local Leaders - News

Événement « MEPs Meet Local Leaders » du CCRE : Relier la Gouvernance Locale et Européenne


Le 2 octobre, le CCRE a organisé l’événement de mise en réseau « MEPs Meet Local Leaders », qui a rassemblé plus de 80 participants, dont 15 nouveaux membres élus du Parlement européen (MEPs) ainsi que des élus locaux de toute l’Europe.

Cette rencontre a servi de plateforme cruciale pour discuter des besoins et des opportunités actuels, tant dans les zones urbaines que rurales. Les participants ont exploré les conclusions de l’étude récente du CCRE sur l’avenir de la transition verte, en soulignant la nécessité de faire entendre les voix locales dans la définition des politiques européennes.

L’urgence de l’heure était palpable, alors que les discussions se concentraient sur la manière dont les gouvernements locaux—souvent les véritables experts de leurs territoires—peuvent utiliser efficacement les ressources de l’UE au bénéfice des citoyens. Le rôle des leaders locaux est irremplaçable dans ce contexte, et l’événement a souligné avec force leur position unique pour favoriser un changement significatif.

La présidente du CCRE, Gunn Marit Helgesen, a souligné l’importance de la collaboration en déclarant : « Nous faisons face à des défis sans précédent qui mettent en évidence la nécessité de rassembler nos efforts à tous les niveaux de gouvernance—local, régional, national et européen—pour que le bien-être des citoyens européens demeure au cœur de notre mission collective. »

Jean-Paul Judson a modéré les débats avec expertise, guidant des discussions qui ont éclairé les perspectives et attentes des élus locaux et régionaux concernant le travail du Parlement européen. L’événement a mis en avant la nécessité d’une unité entre tous les niveaux de gouvernance alors que nous nous efforçons collectivement de placer le bien-être des citoyens au cœur du projet européen.

Depuis sa création en 1951, le CCRE est à l’avant-garde de la promotion de la collaboration entre les leaders locaux et régionaux, défendant une Europe unie, pacifique, durable et démocratique. Face à des défis de plus en plus complexes, le dialogue suscité lors de cet événement est essentiel pour façonner l’avenir de la gouvernance européenne.

Un immense merci à tous les participants pour avoir fait de cette soirée un succès. Ensemble, nous pouvons rapprocher les ressources de l’UE des citoyens, ouvrant la voie à une économie véritablement au service des générations futures d’Européens. Cette soirée mémorable a mis en lumière la puissance du partenariat et du dialogue, réaffirmant notre engagement à construire un avenir meilleur pour tous.

Explorez la galerie de l’événement ici.

Accord local inclusif pour une transition verte

Renewable Energy - News Section

Le CCRE lance un rapport révolutionnaire sur la transition verte locale


Le CCRE est ravi d’annoncer le lancement de son nouveau rapport, « Transition Verte Locale : Perspectives pour un Accord Inclusif et Compétitif ». Cette étude examine comment les gouvernements locaux et régionaux (GLR) s’adaptent et mettent en œuvre le Pacte Vert pour l’Europe, avec pour objectif la neutralité climatique d’ici 2050. Elle offre une évaluation complète des opportunités et des défis auxquels les GLR sont confrontés dans l’exécution des politiques vertes, soulignant leur rôle crucial dans la réalisation des objectifs climatiques de l’Europe. Avec plus de 300 GLR participant à des enquêtes approfondies, l’étude présente des recommandations transversales et spécifiques par secteur pour améliorer la mise en œuvre des stratégies vertes au niveau local.

Points Clés :

  • Haute Sensibilisation : Un impressionnant 92 % des GLR connaissent la législation sur la décarbonisation qui affecte leurs régions.
  • Impact du Changement Climatique et Préparation : De nombreux GLR signalent ressentir fortement les effets du changement climatique, avec seulement un tiers se sentant suffisamment préparés pour mettre en œuvre la législation nécessaire.
  • Résultats Positifs : Plus de la moitié des GLR interrogés ont constaté des avantages des politiques vertes, notamment la création d’emplois et l’amélioration de la qualité de l’air, bien que des défis tels que l’accès au financement et la complexité réglementaire demeurent significatifs.
  • Équité Sociale : Le rapport met l’accent sur la nécessité de politiques équitables et adaptées aux besoins diversifiés des zones urbaines et rurales.

Recommandations aux Décideurs de l’UE : Le CCRE identifie des priorités cruciales pour que les gouvernements européens et nationaux soutiennent les GLR dans leurs efforts de transition verte, notamment :

  • Répondre aux besoins locaux pendant la mise en œuvre du Pacte Vert pour l’Europe (EGD).
  • Favoriser un dialogue collaboratif et des partenariats avec les GLR.
  • Simplifier et augmenter le financement des initiatives locales.
  • Assurer une mise en œuvre équitable entre les régions.
  • Faire de la transition verte une priorité pour la coopération transfrontalière.

La présidente du CCRE, Gunn Marit Helgesen, a souligné l’importance des gouvernements locaux dans la facilitation de changements concrets, déclarant : « Les municipalités et les régions posent les bases d’une Europe plus compétitive en mettant en œuvre des projets d’énergie renouvelable et en développant des infrastructures durables. »

Ce rapport constitue une ressource essentielle pour les gouvernements locaux et régionaux, visant à les guider dans l’exploitation de la transition verte afin de favoriser la croissance économique tout en faisant face aux défis urgents du changement climatique.

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