Skip to main content

Que signifie la proposition de budget de l’UE au niveau local ?

Analyse de la proposition budgétaire de la Commission européenne : il est temps de faire entendre la voix des gouvernements locaux et régionaux


Le 16 juillet, la Commission européenne a présenté ses propositions pour le prochain budget à long terme de l’UE : le Cadre financier pluriannuel (CFP) pour 2028–2034. Cette proposition marque un tournant important dans l’approche et la gouvernance de l’UE concernant son budget à long terme. Bien que la Commission propose une augmentation globale du budget par rapport à la période actuelle, les priorités d’investissement sont profondément réorientées.
On observe une nette priorité accordée au financement de la défense, de la sécurité, de la compétitivité et du soutien aux entreprises et industries européennes. Toutefois, ce changement se fait au détriment des politiques traditionnelles de l’UE telles que la politique de cohésion et la politique agricole commune (PAC), qui ont longtemps apporté un financement essentiel aux gouvernements locaux et régionaux pour des investissements structurels dans leurs territoires.
Dans ce contexte, les mois à venir seront décisifs. Le CCRE et ses membres s’engageront auprès des décideurs du Conseil européen et du Parlement européen afin de veiller à ce que les gouvernements locaux et régionaux ne soient pas marginalisés dans les négociations.

Voici les principaux domaines dans lesquels le CCRE plaidera dans les mois à venir :

1. Gouvernance à plusieurs niveaux et financement de la politique de cohésion
La Commission propose une restructuration majeure de tous les fonds à gestion partagée, y compris la politique de cohésion, la PAC, la politique commune de la pêche, ainsi que les instruments de financement pour la sécurité intérieure, la gestion des frontières, l’asile et la migration. Tous ces fonds seraient désormais regroupés dans des « Plans nationaux et régionaux de partenariat » globaux.

Le cadre financier pluriannuel (CFP) proposé représente un tournant majeur pour le rôle des villes et des régions dans la promotion de la cohésion économique, sociale et territoriale. Bien que les États membres puissent encore choisir de collaborer avec les gouvernements locaux et régionaux en tant qu’autorités de gestion – comme c’est actuellement le cas dans le cadre de la politique de cohésion – le nouveau cadre leur confère une plus grande latitude dans la définition des priorités d’investissement.

Cette flexibilité accrue comporte cependant un risque évident : un déplacement vers une centralisation plus importante des décisions de financement tant au niveau européen que national. Une telle tendance pourrait affaiblir l’approche territoriale fondée sur les spécificités locales et marginaliser les acteurs mêmes – nos villes et régions – qui sont les mieux placés pour répondre aux besoins locaux et obtenir des résultats concrets sur le terrain.

Il est donc crucial d’intégrer des garanties concrètes pour préserver la gouvernance à plusieurs niveaux ainsi que le principe de partenariat. Cela inclut la mise en place d’un mécanisme de contrôle garantissant l’application effective du principe de partenariat lors de l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des plans. Par ailleurs, une véritable dimension de gouvernance multiniveaux doit être intégrée, en définissant clairement le rôle unique et la contribution des gouvernements locaux et régionaux dans le processus.

Le CCRE estime que la politique de cohésion pourrait ne représenter que 20 % du budget total de l’UE, contre près d’un tiers dans le CFP actuel. De plus, le remboursement de Next Generation EU a été intégré au premier compartiment budgétaire avec les plans de partenariat, ce qui pourrait entraîner une baisse supplémentaire en cas d’augmentation des taux d’intérêt.

2. Reconnaître le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la compétitivité
La priorité principale de la proposition de la Commission est la compétitivité, avec la création d’un nouveau Fonds européen pour la compétitivité, un programme Horizon Europe renforcé et des initiatives phares telles qu’Erasmus+.
Les gouvernements locaux et régionaux jouent un rôle central dans les écosystèmes économiques et sociaux locaux, en pilotant l’innovation et en stimulant le développement économique. De nombreuses municipalités et régions ont déjà bénéficié du programme Horizon. Il est donc essentiel d’identifier clairement les collectivités locales et régionales comme bénéficiaires clés afin d’atteindre l’objectif double d’une compétitivité cohésive.
De même, l’accent mis sur la défense et la sécurité doit s’accompagner d’une reconnaissance du rôle que jouent les autorités locales et régionales dans la protection des infrastructures critiques et des services publics essentiels, y compris la protection civile et la préparation aux crises. Ce rôle doit se refléter dans les allocations budgétaires nationales et régionales, ainsi que dans les financements directs de l’UE.

3. Une approche cohérente du rôle des collectivités locales dans le pilier Europe globale
Le CCRE et PLATFORMA se félicitent de l’attention portée aux collectivités locales dans la proposition de règlement Europe globale, en particulier leur inclusion dans les processus de consultation, de participation et de renforcement des capacités, conformément à leur mandat, ainsi que le soutien prévu pour les réseaux et alliances de collectivités en Europe et dans les pays partenaires.
Cependant, cette reconnaissance n’est pas appliquée de manière cohérente à tous les volets géographiques. Elle est notamment absente pour les pays candidats ou potentiellement candidats, y compris l’Ukraine, ainsi que pour les pays du voisinage à l’Est et au Sud. En outre, le règlement ne tient pas compte du potentiel de la coopération décentralisée (ville à ville, région à région), qui a fait ses preuves pour renforcer les capacités des autorités locales partenaires, fournir des services publics locaux, localiser les Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030, et créer un environnement favorable aux investissements de Global Gateway et à la société civile.

Alors que les négociations interinstitutionnelles débutent, le CCRE s’engagera activement auprès des institutions européennes, en s’appuyant sur des coalitions existantes comme l’Alliance locale et l’Alliance pour la cohésion, afin de faire entendre les messages d’unité des gouvernements locaux et régionaux d’Europe.

Note : Il s’agit d’une analyse initiale de la proposition présentée par la Commission européenne. Le CCRE fournira à ses membres une évaluation plus approfondie dans les semaines à venir, une fois l’ensemble des règlements examinés.

Un nouveau projet pour le dialogue social

Lab project launch - News 2025

Le CCRE lance un nouveau projet pour promouvoir le dialogue social en Europe de l’Est et du Sud-Est


En avril 2025, le CCRE a lancé le projet de renforcement des capacités en matière de dialogue social des collectivités locales et régionales (projet LAB – LRG-SD Capacity Building Project). Ce projet est financé par la Commission européenne et mis en œuvre en coopération avec la FSESP (EPSU – Fédération syndicale européenne des services publics).

L’objectif du projet est de renforcer le dialogue social en Europe de l’Est et du Sud-Est, dans les pays candidats ainsi que dans les îles du sud de l’Europe, en dotant les partenaires sociaux locaux et régionaux des outils et des connaissances nécessaires pour s’engager efficacement aux niveaux national et européen. Conformément à cet objectif, le CCRE est activement engagé depuis de nombreuses années dans le dialogue social au niveau européen, dans le cadre de son objectif d’impact sur le travail, notamment à travers l’adoption des Lignes directrices européennes multisectorielles pour prévenir et combattre la violence et le harcèlement de la part de tiers liés au travail (TPVH).

Le projet LAB se déroulera sur une période de deux ans et comprendra l’organisation d’ateliers et d’activités de jumelage ciblant les pays des régions concernées, afin de répondre à la sous-représentation et aux difficultés de participation des partenaires sociaux des gouvernements locaux et régionaux. Les activités de renforcement des capacités s’appuieront sur une analyse approfondie des systèmes de dialogue social dans les pays ciblés, permettant d’adapter des outils efficaces aux besoins spécifiques identifiés.

Le premier atelier se tiendra à Malte les 13 et 14 novembre 2025 et portera spécifiquement sur les îles du sud de l’Europe. Il réunira des partenaires sociaux de Malte, de Chypre et de Grèce afin de partager leurs expériences, leurs défis et leurs bonnes pratiques. Cet atelier servira de plateforme d’échange de connaissances et contribuera à construire une compréhension commune de l’importance et des bénéfices d’un dialogue social solide, en inspirant et en encourageant les associations membres du CCRE et de la FSESP à s’engager activement dans ce processus.

De plus amples informations sur le projet sont disponibles ici. Des informations complémentaires sur les différentes activités seront communiquées directement aux organisations membres des pays ciblés.

Pour plus d’informations, contactez :

Les dirigeants locaux font entendre leur voix à l’ONU

HLPF 2025 - News

Pas d’ODD sans action locale : les villes et régions européennes prennent la parole au FPHN de l’ONU


Du 14 au 23 juillet, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et PLATFORMA ont participé au Forum politique de haut niveau (FPHN) des Nations Unies 2025 à New York. Plus de 40 dirigeants locaux et régionaux venus de toute l’Europe ont rejoint la scène mondiale pour faire avancer l’Agenda 2030. Leur mission : faire entendre la voix des gouvernements locaux et régionaux (GLR) au cœur des décisions internationales.

En tant que membres du Groupe de travail mondial des gouvernements locaux et régionaux, dirigé par CGLU, le CCRE et PLATFORMA ont contribué à plusieurs sessions clés du FPHN, apportant des preuves concrètes du terrain et appelant à renforcer les partenariats pour accélérer la mise en œuvre des ODD.

Cette édition du Forum était aussi la première depuis l’adoption du Pacte pour l’avenir 2024, une étape majeure en faveur d’un multilatéralisme plus inclusif et efficace.

« Le Pacte pour l’avenir appelle clairement à inclure les voix locales et régionales dans les processus décisionnels mondiaux », a déclaré Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE.
« C’est pourquoi notre présence à New York cette année était plus pertinente que jamais : nous sommes là pour faire entendre ces voix. »

Porter les réalités locales sur la scène mondiale : lancement du rapport européen sur les ODD

Au FPHN 2025, le CCRE et PLATFORMA ont officiellement lancé leur dernière étude phare : « Les territoires européens localisent les ODD : accélérer l’action locale pour les ODD ». Basé sur une enquête menée avec CGLU et les contributions de 31 associations nationales, le rapport met en lumière les efforts des collectivités européennes dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 — souvent avec des moyens limités mais une forte ambition.

Avec plus de 150 exemples concrets recueillis, l’étude donne un aperçu détaillé de l’évolution de l’action locale sur les ODD : priorités politiques, freins rencontrés, et niveau d’implication des collectivités dans les Revues nationales volontaires (RNV). Un accent particulier a été mis sur les cinq ODD examinés cette année :

Cette publication s’inscrit dans un effort continu du CCRE et de PLATFORMA pour suivre les progrès, partager les innovations et garantir que les collectivités locales participent activement à la gouvernance mondiale. Depuis 2016, ces rapports annuels sont devenus une contribution essentielle au processus du FPHN.

Donner une place aux collectivités dans les Revues nationales : pour des RNV vraiment inclusives

Cette année, six pays avec des membres actifs du CCRE — Malte, Finlande, Allemagne, Tchéquie, Bulgarie et Israël — ont présenté leur Revue nationale volontaire. Le CCRE et PLATFORMA y ont participé non seulement comme observateurs, mais aussi comme acteurs du processus.

Leur message était clair : les gouvernements nationaux doivent associer les collectivités dès le départ, et pas uniquement au moment du rapport.

« L’exemple de la Finlande montre que la coopération entre niveaux national et local donne des résultats pour les citoyens. Le CCRE et PLATFORMA sont des partenaires précieux pour porter ces résultats sur la scène internationale », a souligné Eveliina Kiema-Majanen, de l’association finlandaise Kuntaliitto.

Une présence active aux événements clés du FPHN

Les membres du CCRE et de PLATFORMA ont pris la parole lors de tous les événements majeurs dédiés aux GLR :

  • Initiative à fort impact sur la localisation des ODD par la coalition Local2030
  • Lancement du 9ᵉ rapport du Groupe de travail mondial
  • 8ᵉ Forum des gouvernements locaux et régionaux
  • Session officielle de l’ONU : « La transformation par la base : agir au niveau local »
  • Deuxième réunion annuelle de la Plateforme des partenariats pour la localisation des ODD

Tous ont plaidé pour une gouvernance multiniveau systémique et un renforcement de l’action locale.

« Les leaders locaux sont les mieux placés pour atteindre les ODD, car nous sommes les plus proches des besoins quotidiens des citoyens », a déclaré Clifford Galea, membre du Comité des jeunes élus CCRE-PLATFORMA, président de la région de Tramuntana et Haut-commissaire de Malte en Namibie.
Bettina Bunk, de la Ville de Stuttgart, a souligné le rôle clé de la coopération décentralisée :
« La coopération internationale entre collectivités et l’échange de bonnes pratiques sont essentiels pour faire avancer l’Agenda 2030. »

Leur message est sans équivoque : une implication institutionnalisée des collectivités territoriales n’est pas une option, mais une condition indispensable pour réussir les ODD.

Une voix dans les débats européens : rencontre avec la Délégation de l’UE sur l’avenir du financement

En marge du Forum, le CCRE et PLATFORMA ont organisé un petit-déjeuner de haut niveau avec la Délégation de l’UE auprès des Nations Unies — quelques jours après la publication de la proposition de cadre financier pluriannuel post-2027 par la Commission européenne.

Avec plus de 45 participants, les échanges ont porté sur la manière dont le prochain budget de l’UE peut mieux refléter les priorités locales pour atteindre les ODD.

« Le futur budget de l’UE doit tenir compte des besoins et contributions des collectivités locales dans la réalisation des ODD », a insisté Fabrizio Rossi.
« Qu’il s’agisse de neutralité climatique ou d’emploi des jeunes, toute transition équitable commence localement. Nous avons besoin de financements solides et accessibles, et de partenariats renforcés. »

L’échange a également permis de débattre du risque de recentralisation dans la gouvernance européenne. Le CCRE et PLATFORMA ont salué l’invitation de l’ambassadeur de l’UE, Renaud Savignat, à renforcer la collaboration avec les réseaux de collectivités locales à l’approche de la prochaine évaluation européenne des ODD.

Le message est clair : pas d’avenir durable sans ancrage local.

Au cœur du Forum : localiser les ODD, un objectif à la fois

Au-delà du plaidoyer et du dialogue politique, le CCRE et PLATFORMA ont mis en lumière des résultats concrets issus des villes et régions d’Europe :

ODD 5 – Égalité entre les sexes :
L’égalité de genre commence au niveau local. Qu’il s’agisse d’espaces publics sûrs ou de services inclusifs, les collectivités transforment les valeurs en politiques concrètes.

ODD 3 – Santé et bien-être :
De la télémédecine pour les personnes âgées en Macédoine du Nord aux « quartiers bienveillants » en Belgique, les collectivités comblent les inégalités sanitaires malgré les écarts croissants entre zones rurales et urbaines.

ODD 8 – Travail décent et croissance économique :
Les municipalités sont en première ligne pour l’emploi des jeunes, les compétences numériques et la création d’emplois locaux. Des budgets contraints exigent des outils innovants comme l’initiative Union des compétences de l’UE.

Faciliter les autorisations pour les énergies renouvelables

Renewable Energy - News

Accélération des procédures d’autorisation pour les énergies renouvelables : « Les gouvernements locaux doivent être pleinement impliqués à toutes les étapes ! »


Alors que le Conseil de l’UE a adopté un nouveau règlement visant à accélérer le déploiement des énergies renouvelables grâce à des procédures d’autorisation plus simples et plus rapides, le CCRE appelle à une implication pleine et entière des municipalités et des régions dans ce processus.

Le CCRE salue l’adoption de mesures d’urgence destinées à faciliter les autorisations pour les énergies renouvelables et considère les collectivités locales et régionales comme des moteurs essentiels pour atteindre les objectifs du Pacte vert pour l’Europe. Il exprime néanmoins des réserves importantes sur plusieurs aspects du texte.

Réagissant à l’accord des ministres de l’Énergie de l’UE, Belinda Gottardi, porte-parole du CCRE sur le climat et l’énergie, a souligné la nécessité de laisser un temps suffisant pour que les processus aboutissent à des solutions équilibrées prenant en compte les intérêts légitimes locaux et nationaux.

« Il est indispensable d’impliquer pleinement les municipalités et les régions à chaque étape de la procédure d’autorisation pour les énergies renouvelables. Dans la majorité des États membres, ce sont les collectivités locales qui sont compétentes pour délivrer les permis relatifs à de nombreuses énergies renouvelables et aux connexions au réseau », a-t-elle rappelé.
« Elles doivent gérer les conflits d’usage du sol afin de garantir des solutions équilibrées et acceptées localement. »

Elle a conclu :

« Les municipalités et les régions possèdent une expérience précieuse et des compétences essentielles à la transition énergétique. Les contourner ou leur accorder un temps insuffisant pourrait avoir des effets contre-productifs et diminuer l’adhésion des citoyens. »

Mise en œuvre nationale à adapter

Le règlement devra désormais être interprété et appliqué dans les contextes nationaux respectifs, avec les ajustements nécessaires pour respecter les délais fixés. Des clarifications seront indispensables, notamment sur l’impact sur la planification spatiale, les évaluations environnementales, et les types d’installations concernés.

Contexte

Le 19 décembre, les États membres de l’UE ont adopté le contenu d’un règlement du Conseil établissant un cadre pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables. Ce règlement fait partie d’un ensemble de mesures prises sur la base de l’article 122 du Traité sur le fonctionnement de l’UE (TFUE), en réponse au caractère d’urgence lié à la crise énergétique provoquée par la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.

Ce règlement intéresse particulièrement le CCRE car, dans de nombreux pays européens, les gouvernements locaux et régionaux sont les autorités compétentes pour la planification spatiale et la délivrance des permis d’installation de panneaux solaires, pompes à chaleur, éoliennes, autres sources renouvelables, ainsi que pour les raccordements au réseau.

Les éléments clés du règlement incluent :

  • la notion d’intérêt public majeur pour la production d’énergie renouvelable et son raccordement ;
  • la réduction des délais d’autorisation à des périodes précises ;
  • l’application simplifiée des évaluations environnementales, conformément à certaines directives européennes.

Exemples concrets :

  • Les équipements solaires doivent recevoir une autorisation en moins de trois mois, ou être automatiquement acceptés après un mois de silence administratif positif pour des installations de moins de 50 kW (ou 10,8 kW selon le cas).
  • Les projets de repowering (modernisation d’installations existantes) devront être autorisés dans un délai maximum de six mois, ou trois mois si l’augmentation est inférieure à 15 %.
  • Les pompes à chaleur inférieures à 50 MW bénéficient d’un délai d’un mois pour l’autorisation, et trois mois pour les pompes géothermiques.

Liens vers les positions du CCRE :

L’Alliance locale réagit à la proposition budgétaire de l’UE

Les propositions budgétaires de l’UE risquent d’exclure les villes et les régions


L’Alliance Locale – une coalition de huit grands réseaux de gouvernements locaux et régionaux – tire la sonnette d’alarme concernant la proposition de la Commission européenne pour le prochain budget de l’UE, avertissant qu’elle pourrait marginaliser les villes et les régions et compromettre la mise en œuvre des priorités clés de l’UE.

La proposition de la Commission pour le cadre financier pluriannuel 2028-2034, présentée le 16 juillet, introduit de nouveaux « Plans de partenariat nationaux et régionaux », censés simplifier le financement européen et réduire les disparités. Cependant, l’Alliance Locale estime que cette approche risque de centraliser le budget de l’UE, d’affaiblir la politique de cohésion, et de marginaliser les gouvernements locaux et régionaux dans la conception et la mise en œuvre des politiques.

Sans affectation claire des Fonds de cohésion à tous les territoires, y compris les villes, et sans gouvernance multiniveaux robuste, les autorités locales et régionales risquent de ne pas disposer des outils nécessaires pour mettre en œuvre les priorités européennes sur le terrain. S’appuyant sur les avertissements de la Cour des comptes concernant l’impact limité et la qualité des projets financés par les fonds de relance, l’Alliance Locale craint que cette nouvelle structure des plans nationaux et régionaux ne réponde pas aux véritables besoins de transition et de cohésion des territoires.

La proposition ne précise pas non plus comment les villes et régions seraient affectées si les gouvernements nationaux ne respectaient pas leurs engagements en matière de réformes ou enfreignaient des conditions transversales comme l’État de droit. Cela pourrait compromettre les progrès réalisés sur des objectifs locaux essentiels tels que les transports propres, le logement abordable, les communautés inclusives, la création d’emplois ou la qualité des services publics, tout en affaiblissant la gouvernance démocratique et le principe de démocratie à plusieurs niveaux.

L’Alliance salue la proposition de création d’un Fonds européen pour la compétitivité et du programme-cadre FP10 pour la recherche et l’innovation, reconnaissant leur potentiel pour combler les écarts de productivité et d’innovation entre les régions. Toutefois, ces deux instruments doivent garantir une implication réelle des villes et régions dans la définition des priorités et dans la mise en œuvre, car compétitivité et cohésion sont deux faces d’une même pièce, comme l’a souligné le rapport Letta.

Alors que les négociations budgétaires se poursuivent, l’Alliance Locale appelle le Parlement européen et le Conseil européen à saisir cette occasion cruciale pour renforcer le rôle des villes et régions, protéger la politique de cohésion et garantir que le budget de l’UE produise des résultats concrets pour les citoyens dans toute l’Europe.

À l’approche des négociations budgétaires, les dirigeants locaux demandent :

  • Que les réformes et les investissements soient définis selon une approche de gouvernance à plusieurs niveaux. Des garanties doivent être incluses dans les Plans de partenariat nationaux et régionaux pour assurer une coopération obligatoire avec les gouvernements locaux dans la conception et la mise en œuvre du plan.
  • Que le chapitre territorial de ces plans soit défini comme une obligation et non comme une option laissée à la discrétion des gouvernements centraux.
  • La mise en place de mécanismes de sauvegarde clairs et exécutoires pour garantir que les autorités locales et régionales puissent accéder directement aux fonds de l’UE, en particulier dans les cas où les gouvernements nationaux retardent ou limitent les décaissements.
  • Une coopération institutionnalisée et concrète avec les villes et les régions dans le cadre du Fonds européen pour la compétitivité (FEC) et du FP10. Les institutions européennes doivent impliquer les gouvernements locaux et régionaux comme partenaires dans la définition des priorités et le renforcement de l’innovation territorialisée.

Note aux rédacteurs :
L’Alliance Locale représente huit réseaux majeurs de gouvernements locaux et régionaux européens : ACR+, CCRE, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS. Ensemble, ils œuvrent pour que le prochain budget de l’UE 2028–2034 serve les citoyens en renforçant le pouvoir d’action des collectivités territoriales dans la mise en œuvre des transitions sur le terrain.

Christoph Schnaudigel, co-président du CCRE, vice-président de la section allemande du CCRE (RGRE), président du district de Karlsruhe (Association allemande des districts), a déclaré :

« Après avoir analysé la proposition de la Commission européenne pour le budget de l’UE, il est clair que les gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe doivent se mobiliser. La proposition ne reconnaît pas la cohésion économique, sociale et territoriale comme un objectif central. En conséquence, la part du budget allouée à la politique de cohésion — y compris le développement social et territorial — a été réduite, avec de réelles conséquences sur la qualité de vie en Europe. En outre, la centralisation de la prise de décision vers les États membres ne permettra pas de répondre aux réalités et aux défis des territoires, rendant le financement européen moins efficace. Nous devons agir fermement dans les mois à venir pour inverser cette tendance et défendre une politique de cohésion forte et inclusive, ainsi que le respect de la gouvernance à plusieurs niveaux. »

Pour plus d’informations, contactez :

Tribune sur le budget de l’UE

EU budget - Op-Ed news

Ne répétons pas les erreurs de la Facilité pour la reprise et la résilience : les gouvernements locaux doivent participer à l’élaboration du budget à long terme de l’UE


Alors que la Commission européenne s’apprête à dévoiler aujourd’hui, mercredi 16 juillet, sa proposition pour le cadre financier pluriannuel (CFP) post-2027, l’attention se porte sur la manière dont l’UE façonnera sa stratégie d’investissement à long terme.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement le montant des financements, mais aussi la manière dont ces ressources seront planifiées et mises en œuvre — et avec qui.

Lors de la conférence annuelle sur le budget de l’UE en mai, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a opéré un changement de ton.

Pour la première fois, elle a parlé non seulement de plans « nationaux », mais de « partenariats nationaux et régionaux pour les investissements et les réformes ».

Ce changement ne relève pas simplement de la sémantique — mais les paroles doivent être suivies d’actes. Sans mesures concrètes, même le langage le plus inclusif risque de rester lettre morte.

La nouvelle architecture d’investissement proposée s’appuie sur les leçons tirées de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR). Mais à moins de corriger une faille majeure de la FRR — à savoir le manque d’implication des acteurs locaux — les mêmes erreurs se répéteront.

Pour que ces partenariats soient couronnés de succès, ils doivent être co-construits avec les gouvernements locaux et régionaux qui seront chargés de leur mise en œuvre. De la mobilité verte au logement en passant par les infrastructures numériques, la réussite dépend aussi d’une gouvernance adéquate.

Heureusement, nous n’avons pas besoin de repartir de zéro. Le mot « partenariat » renvoie à un modèle existant : les accords de partenariat utilisés dans le cadre de la politique de cohésion. Ces accords exigent déjà que les États membres associent les gouvernements locaux et régionaux à l’élaboration des stratégies d’investissement.

Dans des pays comme la Pologne et le Portugal, cela a conduit à des investissements alignés sur les besoins réels du territoire — revitalisation des zones industrielles, développement du transport durable — montrant que lorsque les acteurs locaux sont impliqués, les financements de l’UE ont un réel impact.

Mais il ne s’agit pas seulement de financements. À l’heure où l’UE cherche à associer investissements et réformes, la gouvernance à plusieurs niveaux doit devenir un principe central de l’agenda des réformes. Nous appelons donc à :

  1. Une approche de co-construction pour les nouveaux partenariats en matière d’investissement et de réforme, avec des mécanismes transparents et structurés permettant l’implication des gouvernements locaux et régionaux dans la définition des priorités, tant au niveau national qu’européen (ex. : Semestre européen).
  2. L’intégration de la gouvernance à plusieurs niveaux dans la dimension réformatrice de ces partenariats, afin de garantir que les États membres ne se contentent pas de consulter, mais habilitent aussi les gouvernements locaux et régionaux à agir en tant que planificateurs et exécutants.
  3. Un modèle de financement respectant le principe de subsidiarité, avec des approches souples, ascendantes, et une concentration thématique moins rigide définie au niveau de la Commission, pour éviter la répétition des problèmes évoqués lors de la révision à mi-parcours de la FRR.

L’UE se trouve à un tournant. Le prochain budget à long terme est une opportunité de progresser vers une élaboration des politiques plus démocratique, ancrée dans la réalité et efficace — ou de répéter les erreurs du passé. Ne manquons pas cette chance. Faisons du partenariat la règle, et non l’exception.

Signataires :

  • Christopher Schnaudigel est co-président du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), vice-président de la section allemande du CCRE (RGRE) et président du district de Karlsruhe (Association allemande des districts)
  • Ľubica Karvašová est députée européenne, vice-présidente de la commission du développement régional, coordinatrice Renew Europe au sein de la commission REGI
  • Vladimir Prebilič est député européen, rapporteur sur la simplification de la politique de cohésion, coordinateur des Verts/ALE au sein de la commission REGI

*****

Cet article d’opinion a été publié dans EU Observer le 15 juillet 2025. Vous pouvez le lire ici

Pour plus d’informations, contactez :

Plateforme européenne de partenariat

Ukraine Recovery Conference - News 2025

Le CCRE lance la Plateforme européenne de partenariat pour renforcer la coopération intercommunale entre l’Ukraine et l’UE


Lors de la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine (URC) à Rome en 2025, et dans le cadre de la Coalition pour des municipalités durables, le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, a annoncé le lancement de la Plateforme européenne de partenariat — une réponse concrète à l’Appel de Berlin et une nouvelle étape dans le rapprochement des collectivités territoriales ukrainiennes et européennes.

Cette Plateforme agira en tant que secrétariat opérationnel de la communauté Bridges of Trust (BoT) — un réseau paneuropéen rassemblant des gouvernements locaux et régionaux ainsi que des parties prenantes clés pour renforcer la coopération intercommunale entre l’Ukraine et l’UE, promouvoir la décentralisation, renforcer la résilience locale et accompagner l’intégration de l’Ukraine dans l’Union européenne.

Cette annonce marque une étape importante après le lancement, l’an dernier, de la Matchmaking Platform — un outil innovant permettant de connecter les villes ukrainiennes à d’autres municipalités européennes afin de faciliter la coopération et mobiliser des financements ciblés.

Connecter, consolider et coordonner pour maximiser les efforts

« Nous savons que les partenariats ne fonctionnent pas seuls : ils ont besoin de coordination, d’un objectif partagé et d’un soutien à long terme », a rappelé Fabrizio Rossi aux ministres, maires et partenaires présents à la conférence.

Objectifs de la Plateforme européenne de partenariat :
Étendre et connecter : relier les collectivités locales et régionales via la Matchmaking Platform et d’autres outils numériques, tout en activant des réseaux sectoriels et les associations nationales.
Renforcer les capacités : offrir des services personnalisés pour soutenir les partenariats, incluant un accès ciblé aux financements, projets conjoints, accompagnement à la gestion de projets et mentorat, en fonction des besoins de reconstruction de l’Ukraine.
Favoriser les synergies : assurer une coordination entre les acteurs, programmes et initiatives existantes pour maximiser l’impact collectif.

Grâce à cette Plateforme et à l’outil de mise en relation, chaque ville ou région peut trouver le bon partenaire, monter des projets communs, obtenir un financement, rejoindre un réseau dynamique et contribuer activement à la reconstruction durable de l’Ukraine et à son avenir européen.

Ce projet est rendu possible grâce au soutien de l’Union européenne et de ses États membres, notamment l’Allemagne (à travers le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement), le Danemark, la France, la Pologne et la Slovénie, via le programme U-LEAD with Europe, ainsi que d’autres soutiens européens comme l’Alliance des villes et régions pour la reconstruction de l’Ukraine et de nombreuses associations membres du CCRE.

Le CCRE et SGI Europe rencontrent le commissaire Raffaele Fitto

En marge de la conférence, le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, accompagné de SGI Europe, a rencontré le vice-président de la Commission européenne et commissaire à la Cohésion et aux Réformes, Raffaele Fitto. Cette rencontre a permis de réaffirmer le soutien des deux organisations à une politique de cohésion fidèle à sa mission inscrite dans les traités : réduire les disparités régionales et soutenir les territoires les plus défavorisés d’Europe.

Le CCRE et SGI Europe ont reconnu la nécessité d’adapter le budget de l’UE aux défis actuels, tout en soulignant que l’avenir de la politique de cohésion doit rester fondé sur la solidarité, la flexibilité, l’accessibilité et l’efficacité. À l’orée d’un nouveau cycle institutionnel, les deux organisations ont rappelé que toute réforme de cette politique doit renforcer — et non remplacer — sa mission fondamentale.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Les voix locales à l’ONU pour le développement durable

PLATFORMA - banner 2

Dirigeants locaux et régionaux aux Nations Unies : accélérer les actions locales en faveur des ODD


Plus de 30 dirigeants locaux et régionaux européens se rendent à New York pour plaider en faveur de leur rôle essentiel dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) lors du Forum Politique de Haut Niveau sur le développement durable (FPHN). Parmi eux, Clifford Galea Vella Maslennikov, président de la région de Tramuntana (Malte) et membre du Comité des jeunes élus de CEMR-PLATFORMA. Il signe également la préface de l’étude annuelle sur la localisation des ODD.

Clifford Galea Vella Maslennikov envoie un message fort et porteur d’espoir :

« Je suis fermement convaincu que la localisation des ODD par des processus inclusifs impliquant tous les niveaux de gouvernance et tous les secteurs de la société […] est en réalité la clé pour construire un avenir plus inclusif, plus juste et plus durable pour toutes et tous. »

Le rapport de cette année comprend les contributions de 31 associations de collectivités territoriales, et propose neuf recommandations clés adressées aux Nations unies, à l’Union européenne et aux États membres de l’UE.

Les gouvernements locaux en dialogue avec les États membres

Ces dernières années, les Nations unies ont de plus en plus reconnu le rôle crucial de l’action locale dans la promotion du développement durable à l’échelle mondiale, notamment par le biais de plusieurs initiatives au sein du FPHN. Toutefois, le niveau d’implication des gouvernements locaux et régionaux – et de leurs associations – dans les processus nationaux de rapport sur les ODD varie encore considérablement d’un pays à l’autre.

Cette année, Malte fait partie des 37 pays qui présenteront un Examen National Volontaire (ENV) au FPHN. Trois autres pays membres du CCRE – la Bulgarie, la Finlande et l’Allemagne – présenteront également leurs ENV. Notre dernière étude fournit un aperçu de la manière dont ces quatre pays ont impliqué les autorités locales dans l’élaboration de leurs rapports nationaux sur les ODD.

Le rapport détaille également les progrès réalisés dans l’atteinte des cinq ODD examinés cette année :

  • ODD 3 (Bonne santé et bien-être)
  • ODD 5 (Égalité entre les sexes)
  • ODD 8 (Travail décent et croissance économique)
  • ODD 14 (Vie aquatique)
  • ODD 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs)

Plus de 30 dirigeant·es locaux et régionaux représenteront l’Europe

La semaine prochaine, PLATFORMA et le CCRE, en collaboration avec la Global Task Force of Local and Regional Governments (GTF), représenteront les villes et régions européennes au FPHN, sous l’égide des Nations Unies.

Leur participation vise à accélérer la mise en œuvre locale des ODD et à garantir que les voix locales soient non seulement entendues, mais aussi prises en compte dans l’action.

Voici quelques-uns des événements auxquels ils participeront :

  • 18 juillet : Laboratoire ENV sur l’implication des gouvernements locaux et régionaux dans les processus ENV/REV, par ONU-DESA, ONU-Habitat et CGLU
  • 15 juillet : Local and Regional Governments’ Networking Hub, avec le lancement du rapport annuel de la GTF « Towards the Localization of the SDGs », par la GTF et CGLU
  • 16 juillet 8e Forum des gouvernements locaux et régionaux sur l’Agenda 2030, par CGLU, GTF, ONU-DESA, le Bureau exécutif du Secrétaire général de l’ONU, ONU-Habitat, PNUD, Local2030
  • 17 juillet : Petit-déjeuner des dirigeant·es locaux·ales de la délégation de l’UE, par CCRE et PLATFORMA
  • 17 juillet : Session officielle du FPHN sur la localisation : « La transformation par la base : agir au niveau local », par l’ONU

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Localisation des ODD au FPHN

Localising SDGs - News 2025

Dirigeants locaux et régionaux au FPHN : accélérer les actions locales en faveur des ODD


Plus de 30 dirigeants locaux et régionaux se rendent à New York pour plaider en faveur de leur rôle essentiel dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) lors du Forum Politique de Haut Niveau sur le développement durable (FPHN). Parmi eux, Clifford Galea Vella Maslennikov, président de la région de Tramuntana (Malte) et membre du Comité des jeunes élus de CEMR-PLATFORMA. Il signe également la préface de l’étude annuelle sur la localisation des ODD.

Clifford Galea Vella Maslennikov envoie un message fort et porteur d’espoir :

« Je suis fermement convaincu que la localisation des ODD par des processus inclusifs impliquant tous les niveaux de gouvernance et tous les secteurs de la société […] est en réalité la clé pour construire un avenir plus inclusif, plus juste et plus durable pour toutes et tous. »

Le rapport de cette année comprend les contributions de 31 associations de gouvernements locaux et régionaux, et propose neuf recommandations clés adressées aux Nations Unies, à l’Union européenne et aux États membres de l’UE.

Les gouvernements locaux en dialogue avec les États membres

Ces dernières années, les Nations Unies ont de plus en plus reconnu le rôle crucial de l’action locale dans la promotion du développement durable à l’échelle mondiale, notamment par le biais de plusieurs initiatives au sein du FPHN. Toutefois, le niveau d’implication des gouvernements locaux et régionaux – et de leurs associations – dans les processus nationaux de rapport sur les ODD varie encore considérablement d’un pays à l’autre.

Cette année, Malte fait partie des 37 pays qui présenteront un Examen National Volontaire (ENV) au FPHN. Trois autres pays membres du CCRE – la Bulgarie, la Finlande et l’Allemagne – présenteront également leurs ENV. Notre dernière étude fournit un aperçu de la manière dont ces quatre pays ont impliqué les autorités locales dans l’élaboration de leurs rapports nationaux sur les ODD.

Le rapport détaille également les progrès réalisés dans l’atteinte des cinq ODD examinés cette année :

  • ODD 3 (Bonne santé et bien-être)
  • ODD 5 (Égalité entre les sexes)
  • ODD 8 (Travail décent et croissance économique)
  • ODD 14 (Vie aquatique)
  • ODD 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs)

Plus de 30 dirigeant·es locaux et régionaux représenteront l’Europe

La semaine prochaine, PLATFORMA et le CCRE, en collaboration avec la Global Task Force of Local and Regional Governments (GTF), représenteront les villes et régions européennes au FPHN, sous l’égide des Nations Unies.

Leur participation vise à accélérer la mise en œuvre locale des ODD et à garantir que les voix locales soient non seulement entendues, mais aussi prises en compte dans l’action.

Voici quelques-uns des événements auxquels ils participeront :

  • 15 juillet : Local and Regional Governments’ Networking Hub, avec le lancement du rapport annuel de la GTF « Towards the Localization of the SDGs », par la GTF et CGLU
  • 16 juillet : 8e Forum des gouvernements locaux et régionaux sur l’Agenda 2030, par CGLU, GTF, ONU-DESA, le Bureau exécutif du Secrétaire général de l’ONU, ONU-Habitat, PNUD, Local2030
  • 17 juillet : Petit-déjeuner des dirigeant·es locaux·ales de la délégation de l’UE, par CCRE et PLATFORMA
  • 17 juillet : Session officielle du FPHN sur la localisation : « La transformation par la base : agir au niveau local », par l’ONU
  • 18 juillet : Laboratoire ENV sur l’implication des gouvernements locaux et régionaux dans les processus ENV/REV, par ONU-DESA, ONU-Habitat et CGLU

Contactez-nous pour plus d’informations

Inquiétudes concernant la démocratie locale en Turquie

Democracy in Turkyie - News 2025

Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) exprime sa vive inquiétude face à l’intensification des pressions politiques sur la démocratie locale en Turquie


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a publié une déclaration exprimant sa profonde inquiétude face à l’intensification des pressions politiques sur la démocratie locale en Turquie, à la suite de la détention de Zeydan Karalar, maire d’Adana et vice-président de l’Union des Municipalités de Turquie (UMT), organisation membre du CCRE.

Ces derniers mois, un nombre croissant de maires affiliés à l’opposition ainsi que de membres du personnel municipal ont été suspendus, poursuivis ou arrêtés de manière à entraver leur capacité à exercer leurs mandats démocratiques.

La détention du maire Karalar fait suite à l’arrestation antérieure d’Ekrem İmamoğlu, ancien président de l’UMT. Ces événements successifs « risquent de saper les principes de la démocratie locale et d’avoir des conséquences potentiellement graves sur la stabilité, la résilience démocratique et la cohésion sociale sur notre continent ». « La légitimité des gouvernances démocratiques repose sur des gouvernements locaux forts et autonomes, ainsi que sur le respect du pluralisme politique », défendent les signataires.

Le CCRE appelle les communautés européenne et internationale à maintenir les principes de démocratie, d’État de droit et d’autonomie locale au cœur de leur engagement avec la Turquie.

« Nous demandons respectueusement la libération immédiate de tous les maires et responsables détenus, ainsi que la restauration complète de leurs droits à exercer leurs fonctions démocratiques sans crainte ni ingérence », déclarent les signataires. « La démocratie et l’autonomie locale ne peuvent et ne doivent pas être compromises », concluent-ils.

Les signataires de cette déclaration sont :

  • Vince Maple, Conseiller de Medway, Président du Comité de gestion financière du CCRE
  • Philippe Laurent, Maire de Sceaux, Coprésident du CCRE
  • Christoph Schnaudigel, Président du district de Karlsruhe, Coprésident du CCRE
  • Gunn Marit Helgesen, Membre du Conseil du comté de Telemark, Présidente du CCRE
  • Jan van Zanen, Maire de La Haye, Président exécutif du CCRE
  • Anders Knape, Conseiller municipal de Karlstad, Président exécutif du CCRE
  • Aleksandra Dulkiewicz, Maire de Gdansk, Présidente exécutive du CCRE

Contenus associés :