Participation du CCRE au Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux du Conseil de l’Europe
Lors de la 48e Session du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux à Strasbourg, le CCRE a réaffirmé son engagement à lutter contre la violence à l’égard des femmes en politique (VAWIP) et à assurer une représentation égale à tous les niveaux de gouvernance.
Parmi les voix influentes de la session figurait Flo Clucas, présidente de la Commission permanente pour l’égalité des genres au CCRE, qui a souligné les menaces croissantes auxquelles sont confrontées les femmes en politique, allant du harcèlement en ligne à la violence physique directe. Comme elle l’a noté, 32 % des femmes en politique ont subi des violences, la cyberviolence devenant une préoccupation majeure. Ces réalités découragent les femmes à se porter candidates, sapant finalement la démocratie elle-même.
Le Témoignage de la Lord Provost de Glasgow
Une intervention particulièrement marquante est venue de la Lord Provost de Glasgow, qui a partagé son expérience personnelle de violence et d’intimidation en tant que conseillère locale et leader civique.
Grâce à sa participation au programme de mentorat Eurocities Women City Leaders, elle œuvre pour autonomiser la prochaine génération de femmes leaders dans la gouvernance urbaine à travers l’Europe. Pourtant, malgré ces avancées, elle a personnellement été confrontée au harcèlement, à la misogynie et aux menaces, y compris des attaques sur son apparence, le doxxing et même des appels directs à la violence physique.
« Est-ce que cela serait arrivé si j’étais un homme ? » a-t-elle demandé, exhortant les dirigeants à agir de manière décisive.
Au lieu de reculer, elle a choisi d’agir, utilisant sa plateforme pour promouvoir un environnement plus sûr et inclusif où les femmes peuvent s’épanouir sans crainte.
La Puissance de l’Action Locale : Sophie’s Stop
L’une des initiatives les plus inspirantes présentées était Sophie’s Stop, une campagne multimédia et une application d’orientation conçues pour aider les jeunes femmes à identifier et à répondre aux différentes formes de violence. Dirigée par le Glasgow Girls Club, elle fournit des outils pratiques et un soutien à celles qui sont confrontées au harcèlement ou aux abus. L’impact de la campagne a été profond, les jeunes femmes rapportant qu’elle a transformé leur confiance en soi et leur conscience de la sécurité.
The Power of Local Action: Sophie’s Stop
L’une des initiatives les plus inspirantes présentées était Sophie’s Stop, une campagne multimédia et une application d’orientation conçues pour aider les jeunes femmes à identifier et à répondre aux différentes formes de violence. Dirigée par le Glasgow Girls Club, elle fournit des outils pratiques et un soutien à celles qui sont confrontées au harcèlement ou aux abus. L’impact de la campagne a été profond, les jeunes femmes rapportant qu’elle a transformé leur confiance en soi et leur conscience de la sécurité.
Une Approche Sociétale Globale pour le Changement
Les discussions à Strasbourg ont mis en évidence une chose claire : le changement doit se produire au niveau local. Les gouvernements, les autorités locales, la société civile et des institutions comme le Conseil de l’Europe et le CCRE ont tous un rôle à jouer pour garantir que :
Les femmes aient un accès égal aux espaces politiques
Les menaces et le harcèlement soient traités avec une tolérance zéro
L’éducation et le mentorat soutiennent les jeunes femmes dans le leadership
La lutte pour l’égalité des sexes en politique ne concerne pas seulement la représentation, mais aussi la création d’une culture politique où les femmes peuvent diriger sans crainte.
Beijing+30 : Autonomiser les gouvernements locaux pour tenir la promesse de l’égalité des genres
En entrant dans les couloirs des Nations Unies pour la CSW69, il est impossible de ne pas ressentir le poids de l’histoire. Il y a trente ans, la Déclaration et le Programme d’action de Pékin (PfA) étaient salués comme une avancée majeure — une promesse que l’égalité des genres ne serait plus une simple aspiration mais une priorité mondiale urgente. Pourtant, trois décennies plus tard, la lutte pour les droits des femmes demeure cruciale.
La 69e session de la Commission de la condition de la femme (CSW69) coïncide avec le 30e anniversaire de la Déclaration de Pékin, mais aussi avec le début du second mandat de Trump, qui sape activement les progrès réalisés ces trente dernières années. Le refus des États-Unis d’appuyer la Déclaration politique de la CSW illustre un recul plus large des droits des femmes. En s’opposant aux références à l’Agenda 2030 et aux Objectifs de développement durable (ODD), les États-Unis tentent de dissocier l’égalité des genres des engagements internationaux en matière de progrès social et économique. Leur insistance à définir les femmes uniquement comme des « femmes biologiques » marginalise encore davantage les groupes vulnérables, tandis que la présentation des violences de genre comme une question migratoire détourne l’attention des inégalités structurelles.
D’après le Global Gender Gap Report 2024, la parité totale entre les sexes est encore à 134 ans de distance, et l’autonomisation politique prendra encore plus de temps — 169 ans. Les femmes restent sous-représentées dans la prise de décision, en particulier au niveau local, où les politiques influencent directement le quotidien des citoyen·nes. Les violences basées sur le genre persistent, avec 1 femme sur 3 confrontée à des violences au cours de sa vie. Ces réalités soulignent l’urgence de renforcer les réponses institutionnelles et l’action des gouvernements locaux.
Lors de la CSW69, des responsables politiques locaux réunis par CGLU, le CCRE et PLATFORMA ont débattu de la manière de contrer cette régression. L’égalité des genres est indissociable du développement local et de l’action climatique, et remettre en cause ces liens menace des acquis durement obtenus.
Pourquoi les politiques d’égalité des genres nécessitent l’implication des gouvernements locaux et régionaux
Si les cadres internationaux et les politiques nationales définissent les grandes orientations de l’égalité des genres, ce sont les gouvernements locaux qui sont responsables de leur mise en œuvre concrète auprès des citoyen·nes. Sans leur engagement, ces politiques risquent d’être inefficaces et déconnectées des réalités locales. Plusieurs domaines clés illustrent cette nécessité :
Sécurité dans l’espace public : Les collectivités locales ont la responsabilité d’assurer des espaces publics sûrs pour les femmes sous toutes leurs diversités. L’éclairage des rues, la police de proximité et des transports en commun sécurisés sont des leviers essentiels pour réduire le harcèlement et la violence.
Accès à la garde d’enfants et à l’éducation préscolaire : La garde d’enfants reste un obstacle majeur pour de nombreuses femmes souhaitant travailler. En développant des services de garde accessibles et abordables, les municipalités permettent aux femmes de participer au marché du travail tout en garantissant le bien-être des enfants.
Accès au marché du travail : Les femmes continuent de faire face à des écarts de salaires, à des discriminations et à un manque d’opportunités professionnelles. Les gouvernements locaux peuvent adopter des politiques de soutien à l’entrepreneuriat féminin et à l’égalité salariale.
Représentation politique : Les femmes sont toujours sous-représentées dans les organes de décision locaux. Les municipalités peuvent instaurer des quotas, des formations au leadership et des mesures pour encourager leur engagement politique.
Aménagement urbain inclusif : L’urbanisme doit prendre en compte les besoins spécifiques des femmes et des groupes marginalisés, à travers des transports, logements et espaces publics adaptés.
Accès aux soins et aux services sociaux : Les collectivités locales jouent un rôle clé dans l’accès aux soins de santé genrés, incluant la santé reproductive, le soutien en santé mentale et les services pour les victimes de violences basées sur le genre.
En intégrant l’égalité des genres dans la gouvernance locale, les municipalités créent des environnements inclusifs qui autonomisent les femmes et favorisent le progrès social.
Messages clés du CCRE à la CSW69
Le CCRE a porté un message fort et urgent lors de la CSW69 : l’égalité des genres ne peut pas rester un objectif lointain — elle doit être mise en œuvre au niveau local, là où les politiques ont un impact direct sur les communautés.
L’une des préoccupations majeures abordées à la CSW69 était la violence contre les femmes en politique. Selon l’étude du CCRE sur les femmes en politique, 41 % des élues locales subissent des attaques psychologiques portant sur leur vie privée, leur apparence ou leur statut, ce qui conduit à leur isolement et à un désengagement politique. La cyberviolence touche particulièrement les jeunes femmes : 67 % des moins de 24 ans déclarent avoir été victimes d’abus en ligne.
« La réalité est que les femmes en politique font face à une hostilité dont leurs homologues masculins ne font pas l’expérience. C’est une menace directe pour la démocratie et l’inclusivité », a déclaré Gunn Marit Helgesen, présidente du CCRE, lors de la Journée des gouvernements locaux et régionaux à la conférence.
Malgré des chiffres alarmants, seulement 29 % des victimes signalent ces violences, et encore moins — 22 % — voient des sanctions appliquées contre les agresseurs.
Le CCRE a réitéré son appel à une représentation égale à tous les niveaux de gouvernance, soulignant que les femmes ne représentent que 32 % des élu·es locaux en Europe, et que seulement 17,4 % des maires sont des femmes.
Au-delà de l’Europe, la coopération décentralisée offre des opportunités pour promouvoir l’égalité des genres à travers des partenariats internationaux. Un exemple est le programme « Les Élues », un projet mené par le Fonds Majorquin de Solidarité et de Coopération (Espagne) et l’Association des Femmes Conseillères de Bolivie (ACOBOL), entre autres organisations, visant à accroître la participation des femmes dans les structures décisionnelles et à favoriser un débat démocratique sur les questions de genre au niveau local.
Enfin, atteindre l’Objectif de Développement Durable (ODD) 5 (Égalité entre les sexes) nécessite une action localisée. Les gouvernements locaux et régionaux sont des acteurs clés pour sensibiliser et renforcer les capacités en faveur de l’égalité des genres. Sans leur leadership, les objectifs mondiaux risquent de rester des promesses non tenues plutôt que des réalités tangibles.
Programme de CGLU et participation de la délégation du CCRE
Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), en partenariat avec le CCRE et PLATFORMA, a organisé un programme solide lors de la CSW69. Sous le thème « Localiser Pékin+30 : le mouvement municipal mène la voie vers l’égalité et la démocratie », CGLU a animé des discussions sur le leadership municipal féministe, la gouvernance multiniveau et les engagements intergénérationnels en faveur de l’égalité des genres. Les élus du CCRE et de CGLU ont également participé à des événements clés organisés par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Cities Alliance et d’autres agences onusiennes. Ces événements ont offert une plateforme pour plaider en faveur d’une implication accrue des gouvernements locaux dans l’élaboration de politiques sensibles au genre et pour échanger des exemples concrets d’actions locales en matière de genre menées par des municipalités du monde entier.
Dans le cadre des engagements plus larges autour de la CSW69, Boris Tonhauser, directeur de PLATFORMA, a participé à une réunion organisée par la délégation de l’UE à l’ONU. Cette rencontre a rassemblé des acteurs clés de la société civile présents à New York pour la conférence. Lors de cette réunion, Boris a présenté l’étude du CCRE sur les femmes en politique à la commissaire européenne à l’Égalité, Hadja Lahbib, et aux autres organisations présentes, soulignant la nécessité de politiques renforcées au niveau local pour soutenir le leadership féminin et la participation aux processus décisionnels.
Déclaration politique de la CSW : protéger l’égalité des genres au niveau local
La déclaration politique de la CSW69 a mis en lumière les défis actuels pour la mise en œuvre de la Déclaration de Pékin et du Programme d’action, et a inclus les engagements des États membres pour faire progresser l’égalité des genres. Cependant, dès les premiers jours de l’approbation de la déclaration par les États membres, le CCRE, PLATFORMA et CGLU ont exprimé leur inquiétude concernant des régressions linguistiques susceptibles de compromettre les avancées. Alors que les engagements pris à Pékin il y a 30 ans devraient être non négociables, les récentes années ont montré que les acquis durement obtenus en matière d’égalité des genres sont remis en question et, dans certains cas, même inversés.
Les cinq dernières années ont été marquées par des adversités mondiales — crises sanitaires et financières, conflits renouvelés et dégradation environnementale — qui ont toutes affecté de manière disproportionnée les femmes et les filles, creusant les écarts entre les genres. C’est pourquoi les gouvernements locaux et régionaux appellent à un engagement renforcé, garantissant que l’égalité des genres reste une priorité mondiale.
L’un des principaux défis de la déclaration de cette année est de s’assurer que les gouvernements locaux sont explicitement reconnus comme des acteurs essentiels dans la mise en œuvre des politiques de genre. Sans leur implication, les engagements internationaux risquent de rester des promesses vides. Face au recul de l’égalité des genres, les gouvernements locaux et régionaux continueront de plaider pour une reconnaissance accrue, des engagements financiers et des actions concrètes qui protègent et font progresser les droits des femmes au niveau communautaire. Ce n’est qu’avec une action locale, un leadership féminin et une solidarité mondiale que l’égalité des genres peut être atteinte.
Conclusion : l’avenir du multilatéralisme et le rôle du financement local
L’année 2025 est cruciale pour l’avenir du multilatéralisme et de l’égalité des genres. La CSW69 n’est qu’un des nombreux forums mondiaux où les gouvernements locaux doivent affirmer leur rôle. Les événements à venir, tels que la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4) et le Forum politique de haut niveau (HLPF), seront essentiels pour garantir que les autorités locales soient reconnues en tant qu’acteurs de la coopération au développement et reçoivent les financements et ressources nécessaires pour mettre en œuvre efficacement les politiques d’égalité des genres aux niveaux local et international.
Les gouvernements locaux sont en première ligne du progrès. Si le monde veut capitaliser sur les réalisations de la Plateforme d’action de Pékin, le financement des initiatives locales doit être une priorité. En reconnaissant le rôle indispensable des municipalités et des autorités régionales, la communauté internationale peut s’assurer que l’égalité des genres n’est pas seulement un objectif lointain, mais une réalité vécue dans les communautés du monde entier.
Les gouvernements locaux et régionaux lancent un dernier appel aux institutions de l’UE pour une véritable implication dans l’élaboration du budget européen
L’avenir du budget de l’UE est à un tournant décisif. Alors que la Commission européenne lance les consultations sur le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) post-2027, les gouvernements locaux et régionaux de toute l’Europe, représentés par le CCRE, demandent un changement fondamental : un budget de l’UE inclusif, décentralisé et réellement aligné sur les besoins des villes, des municipalités et des régions.
Cela signifie que les futurs plans nationaux et les priorités d’investissement ne doivent pas être imposés d’en haut, mais élaborés en concertation avec les gouvernements locaux et régionaux, à l’image du Principe de Partenariat appliqué dans la politique de cohésion. Ce n’est qu’à cette condition que les investissements de l’UE répondront réellement aux besoins des citoyens.
Le nouveau document de position du CCRE sur le CFP post-2027 propose une vision claire d’une réforme budgétaire qui renforce la gouvernance multi-niveaux et donne aux gouvernements locaux et régionaux les moyens d’être des acteurs essentiels de la mise en œuvre efficace du budget de l’UE sur le terrain. Face à l’accroissement des inégalités sociales et économiques, à l’urgence climatique et à une instabilité géopolitique croissante, l’Europe ne peut pas se permettre de marginaliser les collectivités locales et régionales, qui mettent en œuvre plus de 70 % des politiques de l’UE sur le terrain.
Les plans nationaux doivent inclure des consultations obligatoires des collectivités locales et régionales
La feuille de route pour le prochain CFP montre que la Commission européenne souhaite établir des plans nationaux uniques pour les réformes et les investissements, en s’appuyant sur des priorités définies au niveau européen. La Commission cite la Facilité pour la Reprise et la Résilience (FRR) comme un modèle à suivre pour lier investissements et réformes, et envisage d’appliquer ce cadre à deux tiers du budget de l’UE (politique de cohésion et politique agricole commune).
Le CCRE met en garde la Commission européenne : le modèle de la FRR a échoué en matière de gouvernance multi-niveaux. Faute d’obligation de consultation des collectivités locales et régionales, celles-ci ont été largement exclues des discussions dans la plupart des États membres.
La Commission européenne doit garantir que l’élaboration des plans nationaux et des priorités d’investissement se fasse avec une consultation réelle des collectivités locales et régionales, à l’image du Principe de Partenariat en politique de cohésion. C’est la seule manière de s’assurer que les investissements de l’UE sont adaptés aux besoins réels de la population.
« L’UE est plus que ses institutions et ses 27 États : elle appartient à ses citoyens, à ses municipalités, à ses villes et à ses régions. Des décisions basées uniquement sur des tendances macroéconomiques risquent de la déconnecter des citoyens. » — Gunn Marit Helgesen, Présidente du CCRE
Les priorités du CCRE pour le budget de l’UE post-2027
Le document de position du CCRE, soutenu par les associations nationales des collectivités locales et régionales d’Europe, propose des mesures concrètes pour réformer le budget post-2027 et améliorer son efficacité :
✅ Donner aux municipalités, villes et régions un rôle de planification, et pas seulement d’exécution ➡️ Le Principe de Partenariat doit être obligatoire dans tous les programmes financés par l’UE, pour que les fonds répondent aux besoins réels des collectivités.
✅ Décentraliser la politique de cohésion ➡️ Renforcer la capacité des collectivités locales et régionales à gérer les fonds de l’UE, afin que les investissements répondent aux besoins locaux et soutiennent un développement territorial équilibré.
✅ Diversifier les instruments de l’UE pour mieux soutenir les villes et les territoires ➡️ Aller au-delà des fonds de gestion partagée et augmenter les financements directs, afin que toutes les collectivités locales, grandes ou petites, urbaines ou rurales, puissent accéder aux fonds européens.
✅ Simplifier et alléger les mécanismes de financement de l’UE ➡️ Réduire la bureaucratie pour les autorités de gestion et les bénéficiaires. Parmi les propositions du CCRE :
Un ensemble unique de règles pour tous les bénéficiaires des fonds européens.
Plus de flexibilité pour adapter les priorités aux réalités locales.
Harmonisation des processus d’audit pour éviter la multiplication des contrôles.
✅ Renforcer les synergies entre les fonds européens ➡️ Le prochain CFP doit mieux coordonner les instruments de financement de l’UE pour maximiser leur impact sur les territoires.
Participez à la consultation publique !
Les collectivités locales et régionales ne doivent pas être mises à l’écart dans l’élaboration du budget de l’UE post-2027.
La consultation de la Commission européenne ne doit pas se limiter à une simple formalité administrative. Consulter ne suffit pas : les nouvelles réglementations budgétaires de l’UE doivent imposer l’implication des collectivités locales et régionales dans la définition des investissements pour qu’ils répondent aux besoins réels des citoyens.
Utilisez cette consultation publique — ouverte jusqu’au 7 mai 2025 — pour exiger une place à la table des négociations et un budget qui serve réellement nos communautés. 🇪🇺 Une Europe plus forte et plus inclusive commence par ses territoires. Exprimez-vous avant qu’il ne soit trop tard !
L’Alliance Locale présente son nouveau document de position sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE 2028-2035
Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), en tant que membre de l’Alliance Locale – une coalition des huit principaux réseaux locaux et régionaux d’Europe – publie un document de position sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE (CFP 2028-2034).
Ce document souligne l’urgence d’un budget européen solide et adapté à l’avenir, capable de bâtir une Europe juste, neutre en carbone et compétitive. Il met en avant le rôle indispensable des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre des priorités clés de l’UE, telles que le Pacte vert européen, la transformation numérique et la cohésion territoriale.
Pourquoi le prochain CFP est essentiel :
Un impact local inégalé : Les gouvernements locaux appliquent déjà 70 % de la législation du Pacte vert européen et représentent 69 % des dépenses publiques liées au climat.
Une meilleure qualité de vie pour les citoyens : Le CFP permet aux gouvernements locaux et régionaux de construire des villes plus vertes, des économies plus fortes et des communautés plus inclusives.
Résilience en période de crise : Dans un contexte politique de plus en plus incertain, le prochain budget de l’UE doit renforcer la résilience locale et garantir qu’aucune région ne soit laissée de côté.
Une vision pour une Europe résiliente et unie
Les gouvernements locaux et régionaux ne sont pas de simples exécutants, mais des partenaires clés dans la construction d’un avenir durable, compétitif et cohésif pour l’Europe. L’investissement au niveau local est un moteur de transformation réelle, garantissant que les objectifs de l’UE se traduisent par des bénéfices concrets pour les citoyens et les territoires.
Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) est fier de lancer sa deuxième étude révolutionnaire, Les femmes en politique : tendances locales et européennes, qui fournit des données et des analyses essentielles sur la représentation des femmes en politique à travers l’Europe de 2019 à 2024.
Présentée lors d’une table ronde en ligne le 29 octobre 2024, l’étude met en lumière les progrès réalisés ainsi que les défis systémiques persistants, notamment la sous-représentation dans les rôles de leadership et la montée de la violence envers les femmes en politique – en particulier les abus en ligne et la cyberviolence.
Cette étude arrive à un moment critique. Bien que la représentation des femmes dans les conseils locaux ait dépassé 40 % dans certains pays européens, les rôles de leadership à tous les niveaux révèlent encore un écart préoccupant. Au niveau national, la représentation féminine dans les parlements se situe en moyenne autour de 33 %, avec des disparités notables entre les pays. Au Parlement européen, les femmes occupent actuellement 38,5 % des sièges, marquant la première baisse de la proportion de femmes députées européennes depuis 1979.
Source : Les femmes en politique – tendances locales et européennes, page 14
La violence contre les femmes en politique, qu’elle soit physique ou numérique, reste un frein majeur à leur participation. Les données montrent que 32 % des répondantes ont subi des violences au cours de leur carrière politique, et parmi elles, 29 % ont été victimes de cyberviolence. Comme l’a souligné la conseillère Marta Mazurek de Poznan, il est important de « reconnaître les conséquences graves de la cyberviolence », signalant que la lutte contre le harcèlement en ligne incombe non seulement aux instances nationales, mais aussi aux autorités locales, qui doivent promouvoir une gouvernance inclusive.
Seulement 29 % des femmes touchées par la violence ont déclaré avoir signalé ces incidents, ce qui peut non seulement nuire à leur bien-être personnel mais aussi à leur participation potentielle en politique. Angela Lowe, conseillère principale chez Women Political Leaders (WPL), a insisté sur le fait que « le chemin vers un environnement sûr pour les femmes nécessite un effort collaboratif », soulignant l’importance de la coopération entre les secteurs pour protéger les femmes en politique.
Source : Les femmes en politique – tendances locales et européennes, page 87
L’étude Les femmes en politique a recueilli des données à travers l’Europe, mettant en avant l’importance et la nécessité de données fiables sur la représentation et l’expérience des femmes en politique pour garantir des politiques éclairées et des actions ciblées. Robin Devroe, chercheur à la Vrije Universiteit Brussel (VUB), a évoqué l’impact plus large de ces défis, notant que « ces problèmes de violence sexiste contribuent à un cycle mondial de sous-représentation », affaiblissant les structures démocratiques et l’inclusivité des décisions politiques. De plus, les femmes issues de milieux défavorisés – notamment les femmes de couleur et les femmes LGBTQI+ – sont particulièrement vulnérables, confrontées à des défis uniques et cumulés qui entravent encore plus leur participation politique.
L’étude souligne également que le changement durable nécessitera l’engagement de toute la société et un changement des mentalités concernant les normes et attitudes sociales et culturelles actuelles, comme l’a rappelé Sari Rautio, conseillère municipale de Hämeenlinna en Finlande : « Tous les genres, toutes les filles et tous les garçons devraient s’intéresser à la question de l’équilibre entre les sexes. »
Pour une compréhension plus approfondie de ces conclusions et des recommandations pratiques, le rapport Les femmes en politique : tendances locales et européennes est désormais disponible sur le site du CCRE. Cette étude est un appel à l’action pour que les gouvernements, les communautés et les défenseurs travaillent ensemble à bâtir un paysage politique qui défend l’égalité des genres et protège la participation des femmes à tous les niveaux de la gouvernance.
Les Femmes en Politique : Tendances locales et européennes
Les femmes parviennent-elles réellement à franchir les obstacles en politique ou sont-elles encore confrontées à des barrières invisibles ? La violence est-elle uniquement un problème privé ou empêche-t-elle également la participation des femmes à la vie publique ?
Rejoignez-nous pour le lancement exclusif d’une étude révolutionnaire qui dévoile les dernières tendances concernant la participation des femmes en politique, tant au niveau local qu’à travers l’Europe. Plongez dans les défis, les réussites et l’impact croissant de la violence sur le leadership politique des femmes.
Ne manquez pas cette opportunité de participer à une conversation cruciale qui façonnera l’avenir du leadership en Europe !
Célébration du Prix Nobel de Littérature : Han Kang fait avancer l’Égalité et l’Inclusion
L’auteure sud-coréenne Han Kang, connue pour ses œuvres « The Vegetarian » et « The White Book », est devenue la 18e femme à recevoir le Prix Nobel de Littérature. Vous pouvez consulter ci-dessous le nombre de femmes lauréates du prix Nobel depuis 1901.
Son écriture puissante, reconnue pour affronter les traumatismes historiques et explorer la fragilité humaine, résonne profondément dans le monde d’aujourd’hui. Le comité Nobel a salué son style innovant et sa conscience unique du lien entre le corps, l’âme, la vie et la mort.
La reconnaissance de Han Kang met en lumière la lutte continue pour l’égalité des genres dans des domaines comme la littérature, où les femmes restent sous-représentées. Cette réussite s’aligne avec les valeurs du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), qui défend depuis longtemps l’égalité et l’inclusion. À travers des initiatives comme la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, le CCRE soutient les gouvernements locaux dans leur avancée vers l’égalité des genres et la représentation égale dans la prise de décision.
Tout comme le travail de Han Kang défie les normes sociétales, le CCRE continue de plaider pour un avenir plus inclusif et équitable pour tous.
Le maire de Strasbourg, Roland Ries, a signé la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, le 18 janvier.
La signature de la charte s’est déroulée à l’hôtel de ville de Strasbourg à l’occasion de la réunion du groupe de suivi de la charte, présidé par Jocelyne Bougeard, Présidente du Comité des femmes élues des collectivités locales et régionales du CCRE. Des membres français du Parlement européen ont également participé à l’événement.
Un plan d’action sera mis en œuvre dans les deux ans, a déclaré la conseillère municipale chargée de l’égalité des genres, Mine Günbay. Il sera basé sur trois axes : d’abord, au sein de l’administration, le deuxième plus grand employeur de la communauté urbaine de Strasbourg avec 6 000 agents ; ensuite, des campagnes de sensibilisation et d’information seront organisées auprès de la population ; enfin, un soutien sera accordé aux associations locales travaillant dans le domaine de l’égalité des genres.
La charte a été élaborée par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE). Elle vise à encourager les autorités locales en Europe à utiliser leurs pouvoirs et partenariats pour promouvoir l’égalité des genres.
Strasbourg est la 65e collectivité locale française à avoir signé la charte.
– Site web de la section française du Conseil des Communes et Régions d’Europe (AFCCRE)
Un guichet unique pour les nouveaux arrivants à Malines favorise l’inclusion
Il y a vingt ans, Malines connaissait l’un des taux de criminalité les plus élevés de Belgique. La polarisation et la pauvreté étaient en plein essor, et de nombreuses familles de la classe moyenne n’avaient d’autre choix que de partir. Cependant, peu à peu, à mesure que les autorités locales mettaient en place des politiques d’inclusion, la situation a commencé à évoluer. Aujourd’hui, la ville est un symbole vibrant d’inclusivité, avec plus de 130 nationalités vivant en harmonie. Des programmes d’intégration innovants continuent d’être créés, mis en œuvre et constamment améliorés. L’application « Welcome » en est un exemple.
Lorsque les autorités locales de Malines ont réexaminé leurs outils de soutien aux processus d’intégration, elles ont constaté que les gens utilisent de plus en plus souvent leurs smartphones, en particulier lorsqu’ils sont en déplacement. Il était donc nécessaire de proposer des informations sur une plateforme adaptée aux mobiles. L’application « Welcome » de Malines est ainsi née.
Grâce à cette application pour smartphone, les nouveaux arrivants peuvent rapidement trouver des informations sur les loisirs, les soins de santé, le logement, l’apprentissage et la vie sociale à Malines. Les informations sont disponibles en 9 langues différentes : arabe, néerlandais, anglais, français, turc, ukrainien, roumain, russe et espagnol. L’application propose également un calendrier d’activités et un dictionnaire dans lequel des mots compliqués sont expliqués. Elle peut être facilement téléchargée sur le site officiel de la ville de Malines.
Avec le soutien du projet IncluCities, la ville a identifié un problème majeur pouvant affecter l’efficacité d’une application : les données obsolètes. En effet, la gestion des applications mobiles peut être compliquée, ce qui fait que les informations ne sont parfois pas mises à jour. Malheureusement, des informations obsolètes rendent une application inutile. De plus, l’ajout manuel de nouvelles informations prend beaucoup de temps. Ces problèmes ont été résolus par le développement d’un algorithme simplifiant le processus de mise à jour de l’application. Lorsque les employés de la ville téléchargent de nouvelles informations sur une feuille de calcul, elles sont automatiquement ajoutées à l’application. Ainsi, les informations sur l’application mobile sont toujours à jour, cohérentes et disponibles dans toutes les langues.
Pour télécharger l’application, rendez-vous sur le site officiel de Malines.
L’urgente nécessité d’une représentation égale dans la Commission européenne
Alors que l’Union européenne se prépare à former sa prochaine Commission, une réalité troublante apparaît : un déséquilibre de genre potentiel au plus haut niveau de prise de décision de l’UE. Parmi les 27 membres de la Commission européenne, représentant chacun un État membre de l’UE, on pourrait compter aussi peu que sept femmes. De plus, une forte présence de membres du Parti populaire européen (PPE) est également attendue, soulevant des préoccupations quant à la diversité et à la représentation.
La présidente élue Ursula von der Leyen a donné aux gouvernements de l’UE jusqu’au 30 août pour désigner leurs candidats pour la nouvelle Commission. Cependant, à l’approche de la date limite, il devient de plus en plus évident que l’égalité des genres pourrait, une fois de plus, passer au second plan dans la composition de l’une des institutions les plus puissantes de l’UE.
Notre position sur l’égalité des genres :
Au Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), nous croyons que l’égalité des genres n’est pas seulement un objectif, mais un droit fondamental. La représentation des femmes à tous les niveaux de gouvernance est essentielle pour parvenir à une société équilibrée et juste. Malheureusement, la trajectoire actuelle de la Commission européenne montre que nous sommes encore loin de cet idéal.
Le CCRE est depuis longtemps engagé à autonomiser les femmes et à promouvoir l’égalité des genres. Nos initiatives vont du soutien aux femmes en politique à la promotion de l’égalité des chances dans tous les secteurs. Nous œuvrons pour un monde où chaque femme peut s’épanouir, libre de toute menace ou violence.
Pourquoi la représentation est importante :
La Commission européenne joue un rôle clé dans l’élaboration des politiques qui affectent la vie de millions de citoyens de l’UE. Une Commission équilibrée en termes de genre est essentielle pour garantir que ces politiques soient inclusives et représentatives de la diversité de la population qu’elles servent. La sous-représentation des femmes dans toute leur diversité dans une institution aussi critique non seulement remet en question l’engagement de l’UE en faveur de l’égalité des genres, mais affaiblit également la légitimité de ses décisions.
Notre appel à l’action :
Alors que nous attendons la composition finale de la nouvelle Commission européenne, nous appelons tous les États membres de l’UE à donner la priorité à l’équilibre des genres dans leurs nominations. L’UE doit montrer l’exemple, démontrant qu’elle valorise la diversité et l’égalité dans ses plus hautes instances.
Le CCRE continuera à plaider pour l’égalité des genres et à soutenir les initiatives qui autonomisent les femmes à tous les niveaux de gouvernance. Ensemble, nous pouvons créer une Europe plus inclusive et plus juste.