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Rapprocher l’égalité de chez soi

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Rapport 2021 – Processus de réflexion « Charter15 » du CCRE


La Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, élaborée par le CCRE, constitue à la fois un engagement politique et un outil pratique permettant aux gouvernements locaux et régionaux d’intégrer l’égalité de genre dans tous les aspects des politiques publiques et de l’administration. Depuis son lancement en 2006, près de 2 000 signataires dans 36 pays ont rejoint cette initiative.

À l’occasion de son 15e anniversaire en 2021, le CCRE a lancé un processus de réflexion afin de s’assurer que la Charte reste pertinente, inclusive et adaptée aux défis futurs. Ce processus s’est conclu par une série de recommandations pour revitaliser et adapter la Charte, avec le soutien du programme européen CERV.

Activités clés et participation

  • 6 ateliers en ligne (juin – novembre 2021)
  • 5 entretiens avec des personnes référentes nationales pour l’égalité
  • 75 participant·es de 21 pays : collectivités locales, associations et société civile

Thèmes des ateliers et constats

1. Emploi et développement économique (septembre 2021)
Des écarts de genre persistent en matière de salaires, de travail à temps partiel et de congé parental. La mise à jour de la Charte devrait renforcer l’égalité dans les pratiques d’emploi, en particulier dans les collectivités locales en tant qu’employeurs.

2. Climat, espace urbain et développement durable (octobre 2021)
Renforcer l’article 25 sur l’aménagement du territoire, avec des outils de suivi et d’évaluation. Mieux aligner la Charte sur l’ODD 5 à travers ses indicateurs.

3. Violences faites aux femmes et aux filles (novembre 2021)
Améliorer les mesures de prévention, inclure les enfants (notamment les filles) comme victimes, et mieux traiter les violences liées à l’« honneur ».

4. Communication, stéréotypes et coopération internationale (juin 2021)
Adopter une perspective intersectionnelle sans diluer l’approche centrée sur le genre, et montrer en quoi l’égalité de genre profite également aux hommes et aux garçons.

5. Discriminations multiples et intersectionnalité (septembre 2021)
Représenter de manière inclusive la diversité des discriminations vécues, en s’inspirant d’approches telles que celle de la Suède : « toujours le genre, mais jamais le genre seul ».

6. Services publics et administration (septembre 2021)
Rendre la Charte plus opérationnelle au niveau local. La crise COVID-19 a mis en lumière le besoin de plans de crise sensibles au genre, pour éviter un recul des avancées en matière d’égalité.

Prochaines étapes

Sur la base de toutes ces contributions, une version actualisée de la Charte sera développée en 2022, afin de continuer à servir de cadre dynamique pour l’égalité de genre, adaptable aux défis contemporains tout en respectant les engagements des signataires existants.

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Revitaliser la Charte pour l’Égalité

Gender Charter - News

Le processus de réflexion du CCRE, 15 ans après, prépare une relance ambitieuse de l’égalité de genre dans la vie locale et régionale en Europe


L’année 2021 a marqué le 15e anniversaire de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, un moment clé pour célébrer les avancées, tirer les enseignements du passé et tracer une voie pour l’avenir. Initiée par le CCRE en 2006, la Charte est devenue un instrument puissant de promotion de l’égalité de genre au niveau local, avec près de 2 000 signataires dans 36 pays.

Cet anniversaire a été l’occasion non seulement de rendre hommage aux progrès réalisés, mais aussi d’examiner comment la Charte peut évoluer pour rester pertinente et efficace face aux réalités actuelles et futures des gouvernements locaux.

Pour marquer cet événement, le CCRE a lancé un vaste processus de réflexion. Une série de six ateliers en ligne s’est tenue entre juin et novembre 2021, rassemblant des signataires de la Charte, des associations nationales, des personnes référentes sur le genre et d’autres parties prenantes. Cinq entretiens approfondis ont complété ce processus afin d’approfondir l’analyse.

La réflexion s’est articulée autour de quatre axes principaux :

  • Reconnaître les acquis : mettre en lumière les avancées concrètes rendues possibles par la Charte au niveau local ;
  • Réfléchir à la pertinence : envisager des pistes pour moderniser la Charte et l’articuler aux cadres politiques plus larges ;
  • Célébrer l’engagement : rendre hommage aux personnes et organisations qui portent le changement sur le terrain ;
  • Revitaliser les outils : collecter des propositions concrètes pour renforcer la mise en œuvre de la Charte.

Les participants ont souligné que, si la Charte reste un cadre solide et précieux, son langage, son accessibilité et sa visibilité pourraient être améliorés. Un large consensus s’est dégagé en faveur d’un langage plus clair, inclusif et orienté vers l’action. Des inquiétudes ont été soulevées concernant les implications juridiques pour les signataires actuels ; une solution a été proposée : permettre aux signataires de reconfirmer ou de renforcer leur engagement, tout en maintenant la validité des adhésions antérieures.

La revue des 15 ans confirme la pertinence de la Charte comme document vivant. Le CCRE avance désormais des recommandations concrètes pour en améliorer la clarté, l’inclusivité et l’utilisabilité, et garantir son rôle central dans la promotion de l’égalité de genre aux niveaux local et régional :

  • Simplifier le langage, en mettant l’accent sur la clarté et l’accessibilité ;
  • Employer une formulation plus affirmative et orientée vers l’action pour renforcer les engagements ;
  • Améliorer la qualité des traductions en lien avec les associations nationales ;
  • Adapter le langage aux normes inclusives, notamment dans les langues genrées.

Comme l’a déclaré la Présidente de la Commission permanente pour l’égalité :

« Au-delà des chapitres et des articles, c’est un objectif commun qui nous unit : rapprocher l’égalité de chez nous. »

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Égalité locale

Local Equality - News 2021

Pologne : 16 villes pionnières s’engagent à aller plus loin pour l’égalité locale


Aujourd’hui, 16 villes polonaises représentant plus de 4 millions d’habitants signent la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale lors d’une cérémonie collective à Poznań.

Cet événement historique, organisé par l’Association des villes polonaises (APC) et le Conseil des municipalités et régions d’Europe (CEMR), a lieu en ce jour symbolique de l’égalité des sexes et des droits humains, la Journée internationale de la fille, ainsi que le jour d’ouverture du Forum européen des droits fondamentaux 2021.

Il témoigne de la volonté politique et du désir de nombreuses villes polonaises d’être des lieux égalitaires et accueillants pour toutes et tous. Cette mobilisation offre aussi un visage différent des collectivités locales polonaises, contrastant avec la vague de résolutions anti-LGBT adoptées dans le pays ces dernières années. Malgré des contextes nationaux et débats politiques parfois conflictuels, les villes disposent d’une large marge de manœuvre pour mettre en œuvre des politiques et programmes locaux sensibles au genre et inclusifs.

Parmi les nouveaux signataires, figurent cinq des dix plus grandes villes polonaises : Bydgoszcz, Chelmno, Jaslo, Krosno, Lublin, Ostrów Wielkopolski, Plonsk, Poznan, Pruszkow, Puck, Skarzysko-Kamienna, Sopot, Świdnica, Walbrzych, Varsovie et Wolomin.

Helena Dalli, commissaire européenne à l’égalité, a exprimé son enthousiasme et son soutien à cette initiative :
« La signature de la Charte est un engagement public, qui implique l’acceptation de la diversité et la garantie de droits et d’opportunités égaux. Cet acte est d’autant plus important en ces temps difficiles où les femmes et les minorités ont subi un impact accru des effets de la pandémie. »

Pour sa part, Frédéric Vallier, Secrétaire général du CEMR, a déclaré :
« Cette cérémonie de signature marque une étape importante dans le renforcement de l’égalité des genres en Pologne. Ces villes pionnières inspireront sans aucun doute d’autres collectivités, en Pologne et ailleurs, à s’engager elles aussi et à agir localement en faveur d’une valeur européenne commune : l’égalité. »

Silvia Baraldi, porte-parole du CEMR pour l’égalité des genres, a ajouté dans un message vidéo :
« En tant que gardiens de la Charte, le CEMR et son Comité permanent promettent leur soutien et leur encouragement à celles et ceux qui souhaitent créer des espaces où chacun peut poursuivre ses ambitions à égalité, sans discrimination. »

Ces 16 nouvelles villes polonaises rejoignent une communauté européenne de près de 2 000 collectivités locales partageant les mêmes valeurs dans 36 pays, qui se sont engagées aux principes de la Charte et l’utilisent pour orienter leurs politiques d’égalité des genres.

À propos de la Charte :

La Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale est à la fois un document politique et un outil pratique. Elle encourage les collectivités locales et régionales à prendre un engagement public en faveur de l’égalité et à appliquer les principes qu’elle énonce. La Charte propose des méthodes concrètes pour promouvoir l’égalité entre femmes et hommes dans différents domaines de compétence : participation politique, emploi, services publics, urbanisme, etc. Lancée il y a 15 ans, elle est actuellement en cours de revitalisation.

charter-equality.eu | twitter.com/CEMR_Equality | #LocalEquality | #UnionOfEquality

Égalité de genre en Afghanistan

Afghanistan - News Section

Afghanistan : « Nous ne pouvons pas rester les bras croisés pendant que les droits humains sont bafoués »


Réagissant à la situation en Afghanistan alors que les Talibans prennent le contrôle du pays, Silvia Baraldi, porte-parole du CCRE pour l’égalité de genre, appelle la communauté internationale et l’Union européenne à utiliser tous les moyens à leur disposition pour empêcher que l’Afghanistan ne devienne une prison pour les femmes.

« Les informations inquiétantes qui nous parviennent actuellement d’Afghanistan doivent nous pousser à une réflexion profonde et à une action encore plus incisive pour garantir l’égalité des chances pour toutes et tous », a-t-elle déclaré.

« Le CCRE s’engage depuis des années à promouvoir des initiatives visant à faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes dans les communes et les régions d’Europe et au-delà.

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas rester silencieux et regarder les droits des femmes et des filles afghanes être piétinés — des droits si durement acquis, prêts à s’effondrer sous leurs yeux. Nous avons à cœur les droits humains, et tout particulièrement la protection des personnes les plus vulnérables, comme les femmes et les enfants.

La communauté internationale et l’UE doivent unir leurs forces pour que les efforts consentis ces dernières années en matière d’égalité de genre soient préservés, conscients que les sociétés les plus avancées sont celles où les femmes bénéficient de droits étendus et de la liberté d’expression. L’Afghanistan est un rappel brutal pour nous tous : ne jamais considérer la liberté et les droits humains comme acquis. »

Migration et inclusion

Democracy - News Section

Migration et inclusion : un aperçu de nos activités à venir


Au cours des derniers mois, le groupe de travail du CCRE sur la migration et l’intégration a été réactivé avec une double mission :

  1. Placer les villes et les régions au cœur des nouvelles politiques de l’UE en matière de migration ;
  2. Sensibiliser et partager des expertises sur l’intégration des migrants à travers des initiatives telles que le Partenariat Inclusion de l’UE et IncluCities.

Actuellement, huit associations membres participent activement au groupe de travail, et d’autres ont manifesté leur intérêt pour le rejoindre après la pause estivale. Cela reflète l’importance croissante accordée à la migration et à l’inclusion, en particulier dans les régions et les villes confrontées à des flux migratoires importants ou abritant une forte population issue de l’immigration. Toutes les associations membres peuvent participer aux activités des deux volets sur une base ad hoc.

Préparer le plaidoyer sur le nouveau Pacte européen sur la migration

Deux documents clés définissent la politique européenne actuelle :

  • Le Nouveau Pacte sur la migration et l’asile, présenté par la Commission européenne en septembre 2020, traite des flux migratoires, des relocalisations et du contrôle aux frontières.
  • Le Plan d’action pour l’intégration et l’inclusion (2021-2027) trace les futures mesures législatives et politiques.

Les négociations sur ces dossiers sont longues et difficiles depuis la crise migratoire de 2015.

Contrairement au plan de 2016, la version actuelle couvre non seulement les ressortissants de pays tiers, mais aussi les migrants et citoyens européens issus de l’immigration. Le CCRE a contribué à la consultation de la Commission européenne, dont la version finale met l’accent sur les besoins locaux : intégration à long terme, échanges de savoir-faire entre villes, renforcement des capacités locales et meilleure coordination entre les niveaux de gouvernance.

En février, le CCRE a rencontré Margaritis Schinas, vice-président de la Commission chargé de la migration. Ce dernier a souligné le rôle clé des gouvernements locaux en matière de migration et d’intégration. À la suite de cette rencontre, le groupe de travail a décidé de rédiger une nouvelle résolution en réponse au Pacte, afin de présenter les besoins et perspectives des collectivités locales.

Partage de connaissances via le Partenariat Inclusion de l’Agenda urbain de l’UE

Parallèlement, le groupe de travail mènera des actions de sensibilisation, de diffusion des connaissances et de partage de bonnes pratiques entre gouvernements locaux et régionaux.

Le CCRE a renouvelé sa participation au Partenariat Inclusion de l’Agenda urbain de l’UE, qui permet aux villes de collaborer et formuler leurs recommandations aux décideurs européens. Nos priorités incluent :

  • L’intégration des migrants LGBTQ+,
  • La création d’une base de données pour appuyer les politiques d’intégration sur des preuves concrètes,
  • Les instruments financiers de soutien à l’inclusion et au renforcement des capacités locales.

Le groupe de travail mettra à profit les synergies entre les activités de plaidoyer et de partage de connaissances du CCRE, notamment en lien avec le projet IncluCities, qui permettra de valoriser les bonnes pratiques et d’alimenter les recommandations politiques du CCRE tout en donnant de la visibilité au projet.

Leadership local pour l’égalité

Gender equality Declaration - News

Les dirigeants locaux et régionaux européens réaffirment leur soutien aux municipalités polonaises engagées dans la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale


L’égalité entre les femmes et les hommes est un principe fondamental de la démocratie locale et un droit inscrit dans les traités européens. Pourtant, dans plusieurs pays, les collectivités qui s’engagent concrètement pour l’égalité sont confrontées à des pressions politiques et sociales croissantes.

En Pologne, plusieurs municipalités signataires de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale ont été la cible d’attaques et de campagnes de désinformation. Ces pressions visent à remettre en cause leur engagement en faveur de l’égalité, de l’inclusion et du respect des droits fondamentaux.

Face à cette situation, les élus locaux et régionaux européens, réunis au sein du CCRE et de PLATFORMA, réaffirment :

  • Leur soutien total aux municipalités polonaises qui défendent la Charte.
  • Leur attachement au principe selon lequel chaque collectivité a le droit et le devoir de promouvoir l’égalité entre ses citoyens, sans ingérence politique ou idéologique.
  • Leur volonté de faire de la Charte un outil vivant au service de la démocratie locale, de la cohésion sociale et du respect des droits humains.

La déclaration souligne que la Charte n’est pas seulement un document politique : elle est un engagement concret qui se traduit par des plans d’action locaux en faveur de l’égalité dans l’emploi, l’éducation, la vie publique et la lutte contre toutes les formes de discrimination.

En exprimant leur solidarité avec les communes polonaises, les dirigeants locaux européens rappellent qu’il n’y a pas de démocratie sans égalité. Ils appellent les institutions européennes et nationales à protéger et valoriser le rôle des collectivités dans ce domaine.

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une option, mais une valeur essentielle pour l’avenir de l’Europe.

Lire la déclaration : [Anglais] | [Français] | [Polonais]

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Droits des personnes en handicap

Disabled people - News

Renforcer les capacités des gouvernements locaux et régionaux à mettre en œuvre la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH)


En 2021, à l’occasion du lancement de la nouvelle stratégie européenne en faveur des droits des personnes handicapées (2021–2030), le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a mené une enquête afin d’évaluer la sensibilisation, l’implication et les besoins des gouvernements locaux et régionaux concernant la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH). Cette initiative intervient dix ans après la ratification de la Convention par l’UE, reconnaissant le rôle essentiel des collectivités territoriales dans la concrétisation de ses droits.

Diffusée fin 2020, l’enquête visait à mesurer la connaissance et l’implication des communes et régions d’Europe vis-à-vis de la CDPH. Elle cherchait aussi à comprendre comment l’UE et sa stratégie sur le handicap pouvaient mieux soutenir les efforts locaux. Un total de 34 réponses provenant de 10 pays (dont l’Islande, la Roumanie, l’Écosse, les Pays-Bas et l’Ukraine) ont été analysées.

Principaux constats

La majorité des répondants connaissaient la Convention et avaient participé à sa mise en œuvre, souvent à travers des dialogues nationaux, des projets locaux ou des plans d’action. Cependant, plusieurs défis majeurs ont été signalés :

  • Manque de financement et de personnel pour développer des services ciblés
  • Absence d’orientations pour intégrer les droits des personnes handicapées dans les politiques générales
  • Infrastructures et équipements insuffisants
  • Obstacles administratifs complexes

Fait marquant : 76 % des répondants ont exprimé le besoin d’un soutien spécifique au niveau européen, demandant des guides de bonnes pratiques et des outils de renforcement des capacités sur des sujets tels que : logement accessible, éducation, transports, santé, TIC et participation à la vie publique — particulièrement pour les zones rurales et urbaines peu dotées.

Plus encore, 91 % des répondants se sont dits intéressés par des programmes d’échange entre pairs et de formation, soulignant l’importance d’apprendre des expériences d’autres municipalités pour renforcer la mise en œuvre, les cadres juridiques et la gouvernance inclusive du handicap.

Bonnes pratiques mises en avant

  • Écosse : Le Plan local de mise en œuvre de la CDPH, développé par COSLA, vise à favoriser une vie indépendante et digne via la co-construction locale avec les personnes handicapées.
  • Roumanie (Ville de Sibiu) : En partenariat avec des ONG et ministères, la ville offre des services inclusifs, dont un centre polyvalent proposant thérapies, activités de socialisation et soutien au logement.
  • Islande : L’Association des autorités locales mène des campagnes de sensibilisation dans le cadre de la stratégie nationale sur le handicap, alignée sur la CDPH.
  • Programme « We Are Able! » de VNG International : Favorise la gouvernance inclusive dans six pays africains, en connectant des municipalités européennes et du Sud global autour de l’Agenda local pour l’inclusion, via l’apprentissage mutuel et le renforcement des capacités.

L’enquête du CCRE confirme que les gouvernements locaux et régionaux sont des acteurs clés de la mise en œuvre des droits inscrits dans la CDPH. Toutefois, de nombreux obstacles systémiques freinent la mise en œuvre effective. Pour réussir, ils ont besoin de soutien de l’UE, de plus de ressources financières, et d’un accès facilité aux connaissances et bonnes pratiques partagées.

Alors que la stratégie européenne sur le handicap 2021–2030 progresse, il est essentiel de ne pas laisser de côté les collectivités locales et régionales. Les soutenir est non seulement une nécessité politique, mais aussi un devoir moral pour bâtir des sociétés plus inclusives, accessibles et équitables.

Renforcer le leadership local, c’est transformer les engagements internationaux en droits concrets, vécus au quotidien, pour toutes les personnes en situation de handicapau plus proche de chez elles.

Consultez l’étude ici

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IncluCities

IncluCities - News 2020

Lancement d’IncluCities, un nouveau projet du CCRE pour améliorer l’intégration des migrants à long terme


Avec le lancement d’IncluCities, huit villes européennes et associations de gouvernements locaux unissent leurs forces pour améliorer l’intégration des migrants. Cette initiative, pilotée par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), associe des villes ayant plus ou moins d’expérience dans ce domaine, afin d’identifier et de diffuser des solutions locales durables.

Au cours des dernières années, l’arrivée de migrants et de réfugiés a souvent fait face à des attitudes négatives, des stéréotypes et des idées reçues. Bien qu’il existe des défis dans certains domaines, la réalité est qu’il y a des milliers d’exemples et de pratiques réussies provenant des villes et des communes.

Si de nombreuses villes ont su trouver des solutions durables pour l’intégration des migrants, d’autres, en particulier les petites et moyennes villes, manquent souvent des ressources humaines et financières, des connaissances et de l’expérience nécessaires.

Pour combler cet écart, le projet IncluCities a été créé pour partager les connaissances, les expériences et les bonnes pratiques entre les villes à travers un processus de mentorat. Un réseau de huit villes ayant différents niveaux d’expérience en matière de migration, ainsi que leurs associations locales respectives, a ainsi été mis en place.

Jumelage entre villes : une approche de mentorat

Les villes participantes, accompagnées de leurs associations respectives, sont « jumelées » en binômes, où une ville agit en tant que mentor et l’autre en tant que mentorée. Par exemple, Mechelen sera jumelée avec Partinico, en Italie.

« Pour la municipalité de Partinico, la participation au projet IncluCities représente une opportunité de créer un territoire de dialogue multiculturel, en passant d’une vision de l’accueil comme gestion d’urgence à une stratégie d’inclusion rigoureuse », a déclaré Pietro Puccio, porte-parole du CCRE pour la migration et l’intégration. « La coopération entre villes confrontées aux phénomènes migratoires semble être d’une grande valeur, notamment dans la recherche de solutions durables. »

Collaboration et apprentissage mutuel

Les municipalités participantes collaboreront étroitement à chaque étape du projet. Les villes organiseront des visites d’étude pour identifier les domaines d’amélioration des politiques d’intégration et co-concevoir des plans d’action pour améliorer leurs performances. Par ailleurs, des académies de formation seront organisées à un stade ultérieur, ouvertes à d’autres villes et associations de gouvernements locaux, afin de diffuser les enseignements et renforcer leurs capacités à intégrer les migrants.

IncluCities vise non seulement à promouvoir les bonnes pratiques locales parmi les villes, mais également à contribuer à l’élaboration de politiques européennes améliorées en matière de migration, qui reflètent mieux les besoins et réalités locales. Les associations de gouvernements locaux et régionaux joueront un rôle clé, à la fois en diffusant les bonnes pratiques au sein de leurs réseaux et en dialoguant avec les gouvernements nationaux et les institutions européennes pour alimenter les politiques et développer les bonnes pratiques à plus grande échelle.

Villes et associations participantes

  • Livadia et l’Union Centrale des Municipalités de Grèce (KEDE)
  • Saint-Jean-de-la-Ruelle et l’Association Française du CCRE (AFCCRE)
  • Capaci et l’Association Italienne du CCRE (AICCRE)
  • Fuenlabrada et la Fédération Espagnole des Municipalités et Provinces (FEMP)
  • Bruxelles et Schaerbeek, avec l’Association de la Ville et des Municipalités de la Région de Bruxelles-Capitale (BRULOCALIS)
  • Mechelen et l’Association des Villes et Municipalités Flamandes (VVSG)
  • Jelgava et l’Association Lettone des Gouvernements Locaux et Régionaux (LPS)

IncluCities est un projet de trois ans dirigé par le CCRE et financé par le Fonds Asile, Migration et Intégration (AMIF) de l’Union européenne.

Égalité en Pologne

Equality in Poland - News 2020

Les dirigeants locaux et régionaux à travers l’Europe s’opposent aux “zones sans LGBTI” autoproclamées en Pologne


Alors qu’en Pologne environ 100 municipalités ont institué des zones “anti-LGBTI” ou d’autres mesures discriminatoires, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle les responsables locaux et régionaux européens à soutenir leurs pairs qui luttent contre l’homophobie.

Frédéric Vallier, Secrétaire Général du CCRE, et Emil Broberg, Conseiller Régional d’Östergötland (Suède) et Président de la commission permanente du CCRE pour l’égalité, ont conjointement rédigé une lettre ouverte pour s’opposer à ces mesures à l’intention des municipalités, comtés et régions polonaises. Ils appellent les gouvernements locaux et régionaux de toute l’Europe à exprimer leur soutien en signant la lettre. À ce jour, le CCRE a collecté 120 signatures provenant de 14 pays européens.

Exprimant son point de vue sur la situation en Pologne, le Président du CCRE et Président de la région Émilie-Romagne, Stefano Bonaccini, a déclaré : “L’égalité concerne tous les Européens. C’est une valeur fondamentale de l’Europe. Alors que nous nous efforçons de bâtir un avenir meilleur et plus radieux pour tous, nous ne pouvons tout simplement pas revenir en arrière sur les droits humains et balayer des décennies de progrès.”

“Dans le monde d’aujourd’hui, l’égalité doit être construite de bas en haut”, a déclaré Emil Broberg. “Les gouvernements locaux et régionaux ne devraient pas céder aux mouvements politiques nationaux qui s’opposent à l’égalité. Au contraire, les municipalités et les régions peuvent montrer l’exemple en restant fidèles aux principes des droits humains et aux progrès réalisés jusqu’à présent.”

Une confirmation supplémentaire de la gravité de la situation est venue la semaine dernière avec la publication de l’enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne sur l’égalité LGBTI, qui a révélé que 40 % des personnes interrogées en Europe ont déclaré avoir été victimes de harcèlement en raison de leur orientation sexuelle. En Pologne, l’intolérance envers les personnes LGBTI a globalement augmenté et le pays affiche les taux les plus élevés d’attaques physiques ou sexuelles motivées par l’orientation sexuelle de la victime (15 %).

La lettre ouverte vise également à contrer la montée de la rhétorique anti-LGBTI. Elle affirme le soutien des signataires aux gouvernements locaux et régionaux polonais qui ont rejeté et résisté aux mesures discriminatoires et qui continuent de défendre les valeurs fondamentales européennes communes de liberté et de droits humains.

De nombreux responsables locaux et régionaux en Pologne luttent contre ces mesures anti-LGBTI. Marta Mazurek, Conseillère municipale de Poznan, est l’une d’entre eux. “En tant qu’élue polonaise et européenne, je suis très reconnaissante pour tout soutien international en faveur des droits humains et des politiques d’égalité des genres”, a-t-elle déclaré. “Un tel soutien renforce nos efforts et fortifie notre courage.”

Par cette action, le CCRE appelle au dialogue et invite les villes européennes entretenant des relations avec les municipalités et régions polonaises concernées à soulever la question. Les gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe devraient partager leurs expériences en matière de lutte contre la discrimination et de promotion des droits égaux, au bénéfice de tous.

Liste des signataires (au 25 août) :

Stefano Bonaccini, Président du CCRE et Président de la région Émilie-Romagne – Italie | Emil Broberg, Président de la commission permanente du CCRE pour l’égalité, Conseiller régional d’Östergötland – Suède | Frédéric Vallier, Secrétaire Général du CCRE, et :

Anne Hidalgo, Maire de Paris – France | Dagur B. Eggertsson, Maire de Reykjavík – Islande | Fernando Medina, Maire de Lisbonne – Portugal | Zoran Janković, Maire de Ljubljana – Slovénie | Dieter Reiter, Maire de Munich – Allemagne | Anders Knape, Président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, Président de SALAR, Maire de Karlstad – Suède | Gunn Marit Helgesen, Présidente de la Chambre des Régions du Congrès (Conseil de l’Europe), Conseillère de Telemark – Norvège | Abel Caballero Álvarez, Président de la FEMP, Maire de Vigo – Espagne | Aldis Hafsteinsdottir, Présidente de SAMBAND, Maire de Hveragerðisbær – Islande | Bjørn Arild Gram, Président de KS, Maire de Steinkjer – Norvège | Emile Eicher, Président de SYVICOL, Maire de Clervaux – Luxembourg | Gorka Urtaran, Président d’EUDEL, Maire de Vitoria-Gasteiz – Espagne | Jan Van Zanen, Président de VNG, Maire d’Utrecht – Pays-Bas | Philippe Laurent, Président de l’AFCCRE, Maire de Sceaux – France | Stéphane Roberti, Président de BRULOCALIS, Maire de Forest – Belgique | Ahmed Laaouej, Maire de Koekelberg – Belgique | Andreas Starke, Maire de Bamberg – Allemagne | Belit Onay, Maire de Hanovre – Allemagne | Bojan Srot, Maire de Celje – Slovénie | Carlos Martínez Mínguez, Maire de Soria – Espagne | Carola Gunnarsson, Maire de Sala – Suède | Christian Scharpf, Maire d’Ingolstadt – Allemagne | Dirk De fauw, Maire de Bruges – Belgique | Eva Döhla, Maire de Hof – Allemagne | Felix Schwenke, Maire d’Offenbach – Allemagne | François Rebsamen, Maire de Dijon – France | Frédéric Valletoux, Maire de Fontainebleau – France | Fritz Kuhn, Maire de Stuttgart – Allemagne | Henriette Reker, Maire de Cologne – Allemagne | Hermann-Josef Pelgrim, Maire de Schwäbisch Hall – Allemagne | Javier Ayala, Maire de Fuenlabrada – Espagne | Jochen Partsch, Maire de Darmstadt – Allemagne | Johan Rocklind, Maire de Gnesta – Suède | Johanna Rolland, Maire de Nantes – France | Josep Mayoral Antigas, Maire de Granollers – Espagne | Juan María Aburto Rique, Maire de Bilbao – Espagne | Jürgen Zieger, Maire d’Esslingen am Neckar – Allemagne | Katrin Stjernfeldt Jammeh, Maire de Malmö – Suède | Klaus Mohrs, Maire de Wolfsburg – Allemagne | Klaus Schmotz, Maire de Stendal – Allemagne | Lilja Einarsdóttir, Maire de Hvolsvöllur – Islande | Madelaine Jakobsson, Maire de Nordmaling – Suède | Mari-Louise Wernersson, Maire de Falkenberg – Suède | Maria Noelia Garcia Leal, Maire de Los Llanos de Aridane – Espagne | Markus König, Maire de Nuremberg – Allemagne | Markus Lewe, Maire de Münster – Allemagne | Michael Ebling, Maire de Mayence – Allemagne | Michael Makiolla, Président du Conseil du district d’Unna – Allemagne | Nathalie Appéré, Maire de Rennes – France | Norbert Zeidler, Maire de Biberach an der Riss – Allemagne | Peter Freier, Maire d’Offenbach – Allemagne | Peter Kurz, Maire de Mannheim – Allemagne | Phedon Phedonos, Maire de Paphos – Chypre | Pietro Puccio, Maire de Capaci – Italie | Pit Clausen, Maire de Bielefeld – Allemagne | Rico Badenschier, Maire de Schwerin – Allemagne | Simone Lange, Maire de Flensburg – Allemagne | Stefan Belz, Maire de Böblingen – Allemagne | Thomas Andersson, Président du Conseil régional de Jämtland Härjedalen – Suède | Thomas Geisel, Maire de Düsseldorf – Allemagne | Tim Kähler, Maire de Herford – Allemagne | Ulrich Markurth, Maire de Brunswick – Allemagne | Vanessa Slimani, Maire de Saint-Jean-de-Braye – France | Victor Hadjiavraam, Maire de Morphou – Chypre | Yoomi Renström, Maire d’Ovanåker – Suède.

(Suite avec les conseillers, adjoints et autres signataires).

L’égalité de genre : une affaire locale

Gender Equality - News

Explorer la Stratégie de l’UE en matière d’égalité entre les femmes et les hommes 2020–2025 et ce qu’elle implique pour les gouvernements locaux et régionaux européens


Dans une avancée significative pour l’égalité de genre en Europe, la Commission européenne a adopté une nouvelle Stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes pour la période 2020–2025. En tant que première communication de haut niveau sur ce sujet depuis des années, cette stratégie affiche une ambition claire : parvenir à une Europe libérée de la violence fondée sur le genre, des stéréotypes et des inégalités structurelles.

Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a réalisé une analyse approfondie de cette stratégie, identifiant ses opportunités, ses lacunes et ses implications pour les gouvernements locaux et régionaux.

Évolutions clés et opportunités

La stratégie de la Commission adopte une approche duale, combinant actions ciblées et intégration systématique de l’égalité de genre, tout en intégrant pour la première fois une perspective intersectionnelle. Elle couvre six domaines clés, allant de la prévention des violences à la représentation des femmes et à l’égalité dans le monde du travail.

Les gouvernements locaux et régionaux peuvent tirer parti de nouvelles opportunités de financement et de mise en réseau, en particulier dans les domaines de la prévention des violences fondées sur le genre, de la fourniture de services de garde d’enfants, des infrastructures de soins et de l’entrepreneuriat féminin. La création d’un réseau européen de prévention des violences domestiques, des campagnes de sensibilisation à l’échelle de l’UE et de futures révisions des objectifs en matière de garde d’enfants offrent un espace d’action et d’échange de pratiques pour les acteurs locaux.

De nouveaux investissements et soutiens sont également prévus à travers le Fonds social européen Plus, Horizon Europe et la Politique agricole commune, permettant aux autorités locales de mettre en œuvre des services et des politiques sensibles au genre.

Lacunes et préoccupations

Malgré ces points positifs, le CCRE souligne des domaines où la stratégie pourrait aller plus loin. Le rôle des gouvernements locaux et régionaux n’est pas suffisamment reconnu, et la Commission manque l’occasion de faire référence à la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, signée par près de 1 800 collectivités dans 36 pays.

Par ailleurs, si la stratégie met à juste titre l’accent sur l’équilibre entre les sexes dans le secteur privé, la représentation politique au niveau local et régional est peu développée. Il n’est également fait aucune mention des violences à l’encontre des élues, un enjeu critique qui nuit à la participation des femmes à la vie démocratique.

Messages clés du CCRE

Le CCRE formule plusieurs recommandations pour renforcer la stratégie et mieux soutenir les autorités locales :

  • Reconnaître les gouvernements locaux et régionaux comme des partenaires stratégiques dans la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de la stratégie ;
  • Intégrer la Charte européenne pour l’égalité dans la Plateforme européenne des chartes de la diversité ;
  • Aborder la sous-représentation des femmes en politique et promouvoir des initiatives en faveur du leadership féminin à tous les niveaux ;
  • Renforcer les protections pour les femmes dans la vie publique, notamment contre la violence et le harcèlement fondés sur le genre ;
  • Améliorer la collecte de données sur la représentation et le leadership des femmes et financer de nouvelles études dans tous les pays européens ;
  • Soutenir les initiatives locales en faveur de l’égalité de genre via les programmes de financement de l’UE, y compris pour la Charte et les travaux sur les hommes et les masculinités.

Un appel à une coopération renforcée

Les gouvernements locaux et régionaux ne sont pas seulement des exécutants des politiques européennes ; ils sont aussi des moteurs d’innovation en matière d’égalité. En tant que niveau de gouvernance le plus proche des citoyen·ne·s, ils jouent un rôle unique dans la traduction des ambitions en actions concrètes.

Le CCRE appelle la Commission européenne à reconnaître pleinement ce rôle et à le soutenir dans la mise en œuvre de la Stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes, afin que les autorités locales disposent des outils et des ressources nécessaires pour bâtir une Europe véritablement inclusive.

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