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Podgorica

Podgorica - News 2022

Podgorica met à disposition 100 sites web pour les entreprises locales


La pandémie de COVID-19 a considérablement ralenti la croissance de nombreuses entreprises locales à travers le monde.

En étant technophiles et présents en ligne, les entreprises peuvent amortir l’impact sur les commerces physiques et être plus résilientes face aux crises futures.

C’est pourquoi Podgorica, la capitale du Monténégro, a créé le « Projet 100 sites web » (100sajtova.me), qui, comme son nom l’indique, offre 100 sites web gratuits pour 100 entreprises locales.

Après avoir vérifié la documentation soumise par les candidats, les visuels et les données pour les sites web, tous les sites qui ont répondu aux exigences spécifiées ont été créés par les employés de la ville. Vous pouvez les consulter ici.

Grâce à cette plateforme numérique, Podgorica a fourni aux entreprises locales le développement gratuit de sites web, ainsi qu’un domaine et un hébergement gratuits pour une période d’un an.

La ville a également organisé des ateliers pour aider les entreprises à acquérir les connaissances de base nécessaires pour maintenir leurs nouveaux sites web. De nombreux sites ont depuis été mis à jour et complétés.

L’environnement de développement utilisé permet de modifier facilement les paramètres pour trouver des solutions adaptées à d’autres besoins. Les réussites de « 100sajtova.me » mettent en évidence comment les entreprises locales de nos communautés peuvent être digitalisées pour être prêtes pour l’avenir.

Soins des Seniors

Elderly Support Line - News 2022

La municipalité de Serdivan en Turquie développe un système complet pour les urgences et les soins quotidiens des seniors


Face aux défis posés par le vieillissement de la population, la ville de Serdivan, dans le nord-ouest de la Turquie, a mis en place une ligne d’assistance pour les personnes âgées afin de leur fournir une aide et des soins immédiats.

Les seniors peuvent demander l’installation de ce dispositif d’assistance d’urgence à domicile, qui comprend un système de support 24h/24 et 7j/7 via un bouton d’alerte porté en pendentif. En appuyant simplement sur ce bouton, ils peuvent contacter l’assistance municipale en cas d’urgences telles que des chutes, des crises cardiaques ou des problèmes liés au diabète. Le dispositif est sans fil et fonctionne également lorsque la personne se déplace à proximité de son domicile.

Lorsqu’un appel est déclenché, l’équipe d’intervention de la municipalité réagit rapidement et peut, si nécessaire, transporter la personne à l’hôpital ou envoyer une ambulance. Si, pour une raison quelconque, le centre d’appel municipal est injoignable, l’appel est automatiquement transféré au Centre d’Appels d’Urgence 112.

En plus des services d’urgence, Serdivan propose une gamme de services d’aide aux personnes âgées, tels que le nettoyage de leur domicile une fois par mois, des soins personnels pour les personnes alitées, ainsi que l’aide aux repas et à la toilette. La municipalité prend également en charge la prise de rendez-vous chez le médecin et organise le transport vers les hôpitaux pour les contrôles de routine.

Ce système est particulièrement utile pour les personnes âgées n’ayant pas de proches à proximité, en garantissant que leurs besoins urgents en matière de santé et d’entretien ménager sont satisfaits, tout en leur offrant de la compagnie et un soutien moral. Grâce à la Ligne d’Assistance pour les Seniors, Serdivan s’efforce d’améliorer la qualité de vie de ses citoyens âgés, en s’assurant qu’ils restent des membres précieux et connectés de la communauté.

Débat politique sur l’IA

AI - News Section

L’IA et l’adaptation locale : un antidote essentiel au chaos climatique


De la traduction automatique à la détection des cellules cancéreuses, en passant par la promesse des voitures autonomes, l’intelligence artificielle (IA) transforme déjà le travail et les processus dans de nombreux domaines de la vie. Mais cette révolution, qui ne fera que s’intensifier dans les années à venir, concerne aussi les services publics, et en particulier les gouvernements locaux et régionaux.

Cela est particulièrement vrai dans le domaine de l’adaptation au changement climatique, étant donné que les risques météorologiques sont aussi divers que le patchwork des territoires mondiaux. C’est pourquoi le CEMR a organisé un débat politique sur l’IA et l’adaptation climatique à Bologne, le lundi 4 juillet, réunissant des dirigeants politiques nationaux, régionaux et locaux, ainsi que des experts académiques et internationaux.

Stefano Bonaccini, président du CEMR et de la région Émilie-Romagne, a souligné que Bologne accueille les superordinateurs du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF). « Il s’agit d’un centre de données pour l’ensemble de l’Union européenne, contenant certains des superordinateurs les plus puissants du continent », a-t-il déclaré. « En prévoyant les risques météorologiques, le Centre contribue à façonner les actions locales et régionales les plus appropriées pour s’adapter à un climat de plus en plus instable. »

Ces données seront grandement nécessaires. Les territoires européens sont de plus en plus dévastés par les incendies de forêt, les inondations et autres phénomènes météorologiques extrêmes. Andreas Wolter, maire de Cologne, a rappelé que l’année dernière, des inondations en Allemagne et en Belgique ont causé près de 250 morts et infligé des dommages de 20 à 40 milliards d’euros. L’été 2021 a également été le plus chaud jamais enregistré en Europe, atteignant 48,8 degrés Celsius en Sicile en août.

Patrizio Bianchi, ministre italien de l’Éducation, a insisté sur l’importance de l’IA et des données pour développer des réponses locales, nationales et européennes au changement climatique et aux catastrophes potentielles. « Nous avons besoin de données, encore de données, et toujours plus de données ! Et de la capacité à exploiter ces données », a-t-il dit. « Nous utilisons ces données pour améliorer notre capacité à bien vivre et à rester en bonne santé, ainsi que pour éviter la guerre et les catastrophes. »

Le ministre Bianchi a souligné que le centre de données de Bologne est un maillon d’un système paneuropéen de simulations climatiques et que la coopération à tous les niveaux est essentielle. Il a aussi insisté sur le fait que l’IA ne peut remplacer l’intelligence collective humaine et la responsabilité civique : « Le seul vrai danger, c’est la stupidité humaine. Nous pouvons l’éviter en revenant aux valeurs fondamentales de nos démocraties. »

Action européenne et locale combinée

Les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) suggèrent de plus en plus que nous n’atteindrons pas l’objectif de l’Accord de Paris, qui vise à limiter la hausse globale des températures à 2 degrés Celsius. Par conséquent, l’adaptation climatique locale sera nécessaire en plus de la réduction des émissions globales.

L’Union européenne prend de nombreuses mesures pour anticiper et s’adapter aux risques climatiques. Parmi celles-ci figurent le programme d’observation satellitaire Copernicus, le modèle numérique Destination Terre de notre système environnemental planétaire, ainsi qu’une avalanche de législations et financements dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe.

Un projet européen particulièrement important pour les gouvernements locaux et régionaux est le Pacte des maires. Les villes et régions membres, au nombre de 11 000 signataires représentant 341 millions d’habitants, s’engagent toutes à prendre des mesures pour décarboner leurs économies et s’adapter activement au changement climatique.

L’organe scientifique de la Commission européenne, le Centre commun de recherche (JRC), produit régulièrement des études basées sur les données relatives aux risques climatiques locaux et à l’adaptation. Celles-ci aident notamment à identifier les actions les plus cohérentes et efficaces à mener dans différentes localités, tout en mettant en lumière des questions parfois négligées, telles que les inégalités sociales.

Les données publiques et les modèles sont clés pour concevoir des adaptations locales efficaces

Enrico Biffis, professeur associé en finance actuarielle à l’Imperial College de Londres, a insisté sur l’importance des données et de modèles climatiques précis pour prendre les mesures d’adaptation locale les plus pertinentes. « Si nous ne faisons pas cela correctement, les coûts seront énormes. Certains de ces projets s’étendent sur plusieurs années, 10, 20, 30 ans », a-t-il expliqué. « On ne peut pas revenir en arrière dix ans plus tard. Il est impératif de bien faire les choses dès le départ. »

Des maires et autres élus locaux et régionaux ont partagé leurs expériences et défis concernant l’adaptation climatique. Michaël Quernez, maire de Quimperlé, vice-président de la Bretagne et secrétaire général de l’association française du CEMR (AFCCRE), a cité les problèmes de privatisation des données climatiques. « En France, pour qu’un maire comme moi puisse accéder aux données de Météo-France (un service public de prévision météorologique), il doit les acheter », a-t-il dit. « Que pouvons-nous faire pour garantir que ces données restent publiques et ne soient pas commercialisées ? »

C’est l’un des nombreux enjeux que les représentants locaux et régionaux peuvent soulever auprès des décideurs nationaux et européens. Une chose est sûre : nous avons besoin d’informations précises et d’une coopération à tous les niveaux si les Européens veulent lutter et s’adapter au changement climatique.

Rapport du CCRE – 2021

Meet Local Leaders - News

Rapport sur les publications, le partage de connaissances, le plaidoyer et la communication en 2021


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a le plaisir de présenter son rapport d’activité 2021, qui offre une vue d’ensemble des principales actions et réalisations de l’organisation au cours de l’année. Guidé par la stratégie pluriannuelle 2021–2030 et le programme de travail 2021–2022, le CCRE a axé son action sur quatre objectifs :

  • Politiques et plaidoyer
  • Partage de connaissances et renforcement des capacités
  • Campagnes paneuropéennes et visibilité
  • Organisation interne et durabilité

Toutes les actions étaient alignées sur l’objectif de faire progresser les Objectifs de Développement Durable (ODD) dans les territoires européens.

Façonner les agendas européens et mondiaux

En 2021, le CCRE a joué un rôle actif dans les débats européens et internationaux, en influençant les initiatives et en alertant ses membres sur les évolutions concernant les collectivités locales et régionales :

  • Suivi des initiatives de l’UE sur la relance, la résilience et la coopération internationale.
  • Participation aux dialogues structurés sur la politique de cohésion, le développement rural, les droits des personnes handicapées et le développement urbain.
  • Contribution aux analyses de l’OCDE, aux conclusions du Conseil et à la vision à long terme de l’UE pour les zones rurales.
  • Publication de prises de position et résolutions sur l’égalité femmes-hommes, la migration, le paquet énergie Fit for 55, l’eau et la numérisation.
  • Renforcement des coopérations internationales avec CGLU, la Global Taskforce, l’OCDE et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux.

Renforcer les connaissances et les capacités

Pour aider ses membres à mieux comprendre les politiques de l’UE et agir efficacement, le CCRE a :

  • Publié des études et organisé des webinaires, dont une nouvelle édition du rapport TERRI sur les réformes de décentralisation.
  • Mis en place des ateliers sur la participation des membres aux processus nationaux et européens.
  • Déployé des formations via des projets financés, portant sur les financements européens, l’adaptation au climat, l’égalité de genre, la migration et la mise en œuvre des ODD.

Visibilité et mobilisation des citoyens

L’année 2021 a également marqué plusieurs anniversaires :

  • 70e anniversaire du CCRE et 15e anniversaire de la Charte européenne pour l’égalité, célébrés avec 500 participants en ligne.
  • Lancement de campagnes paneuropéennes pour la Journée de l’Europe, la Journée des ODD et l’égalité, mettant en avant la voix des élues et élus locaux.
  • Visibilité accrue des porte-paroles via les réseaux sociaux, interviews, vidéos et événements internationaux.

En chiffres :

  • Plus de 120 articles publiés en anglais et en français.
  • Plus de 650 tweets générant 1 million de vues.
  • 14 newsletters diffusées dans le réseau.

Consolider l’organisation interne

Le CCRE a pris des mesures pour devenir une organisation plus durable, inclusive et résiliente :

  • Deux réunions en ligne du Comité des Politiques, réunissant 170 représentants pour adopter des positions et valider la stratégie.
  • Lancement du processus de sélection d’un nouveau Secrétaire général.
  • Modernisation interne avec modèles numériques, signatures électroniques et réduction de l’usage du papier.
  • Formation du personnel sur la gestion de projet, le suivi budgétaire, la prise de parole en public et le travail en équipe.

Points forts et campagnes marquantes

  • Plaidoyer pour inclure les collectivités locales dans les plans de relance post-COVID (#CohesionAlliance).
  • Mise en avant des visions des élus locaux lors de la Conférence sur l’avenir de l’Europe.
  • Poursuite des campagnes #Power2Her et #LocalEquality sur l’égalité femmes-hommes.
  • Reconnaissance du modèle coopératif multi-niveaux dans l’accord de la COP26 de Glasgow.

2021 fut une année d’adaptation, de résilience et d’influence pour le CCRE. Malgré les défis de la pandémie, le réseau a réussi à influencer les débats européens, amplifier la voix des collectivités locales et régionales et renforcer ses capacités internes. Fort de cette base consolidée et d’une stratégie renouvelée, le CCRE poursuit sa mission : donner aux communes et régions d’Europe les moyens de conduire le changement durable.

Lire l’étude complète ici

Pour plus d’informations, contactez :

Rapport sur l’emploi

Labour - News Section

Rapport : Dialogue UE, Solutions locales


Vous souhaitez en savoir plus sur le travail des municipalités et des syndicats locaux ? Voici le rapport final du projet conjoint EPSU-CEMR « Dialogue UE, Solutions locales », conclu par un événement en ligne final le 25 mars. Ce projet a mis l’accent sur le partage de bonnes pratiques parmi les membres concernant la mise en œuvre de trois séries de lignes directrices européennes convenues par CEMR et EPSU : égalité de genre, violences et harcèlement par des tiers, migration et lutte contre la discrimination.

Le projet a démontré la diversité des initiatives mises en œuvre par les affiliés locaux et nationaux, et l’action conjointe des gouvernements locaux et régionaux avec les syndicats est essentielle pour mener des actions ambitieuses dans de nombreux domaines politiques, tout en garantissant de meilleures conditions de travail pour les agents des collectivités.

Le rapport final du projet est disponible ici.

Dialogue européen, solutions locales

Labour - News

Projet EPSU – CCRE “Dialogue européen, solutions locales” : 3e atelier national


Les partenaires sociaux, membres du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et de la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP/EPSU) se sont réunis le 25 février lors de l’atelier « Lignes directrices sur la migration et l’inclusion : actions espagnoles et italiennes ». Ce troisième webinaire s’est concentré sur les stratégies des deux pays, soulignant l’importance de fournir des services publics essentiels aux migrants tout en promouvant l’inclusion.

Dans le contexte actuel, il est fondamental de rester fidèles aux valeurs que nous défendons.

Malin Looberger a conclu en soulignant qu’il s’agissait d’un privilège de partager expériences et savoir-faire, afin de travailler sur des solutions à long terme qui prennent en compte les besoins à la fois des migrants et des travailleurs des collectivités locales et régionales (CLR).

Transition numérique pour tous

Digital transition - News 2022

La nouvelle approche de l’UE est-elle en phase avec les besoins des collectivités locales et des citoyens ?


Les services numériques, plateformes en ligne et appareils électroniques font désormais partie intégrante de notre vie quotidienne, ouvrant de nombreuses opportunités pour notre développement personnel et professionnel. Mais l’innovation peut aussi avoir un coût. L’accès continu à l’information et aux données peut compromettre notre vie privée et nous exposer à la désinformation, aux fraudes ou à la discrimination.

C’est pourquoi la Commission européenne a récemment publié une « Déclaration sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique », qui pose des lignes directrices pour garantir une transition numérique équitable et inclusive. Ce texte orientera les futures règles numériques de l’UE, notamment le Data Act à venir, qui portera sur le partage de données entre entreprises et autorités publiques.

Le CCRE a contribué à la consultation de la Commission préparant cette déclaration. Il a également adopté récemment son propre document de position :
« Des services numériques pour tous : Principes pour une transition numérique dans les gouvernements locaux et régionaux européens ».
Ce document expose les points de vue des membres du CCRE sur une transition numérique qui transforme en profondeur le rôle et les activités des collectivités territoriales.

Plusieurs des principes défendus par les membres du CCRE se retrouvent dans la déclaration de la Commission, notamment :

  • L’importance de services numériques centrés sur l’usager
  • La nécessité d’une concertation entre les différents niveaux de gouvernement pour définir les standards
  • Le renforcement des compétences numériques des citoyens.

Lire notre analyse de la déclaration et ses implications pour les collectivités locales.

Une gestion des données interopérable et transparente

Le document « Des services numériques pour tous » précise les conditions nécessaires pour que les gouvernements locaux et régionaux puissent fournir des services numériques efficaces et inclusifs à l’ensemble des citoyens.

Cela suppose :

  • Le développement de normes ouvertes et internationales, via un dialogue entre tous les niveaux de gouvernement (européen, national, régional, local) et entre secteurs public et privé.
  • L’assurance que les services soient interopérables et que la gestion des données soit transparente.
  • Le respect du RGPD et autres réglementations sur l’accès aux données du secteur public.

Des services numériques vraiment inclusifs

La numérisation des services publics n’a aucun sens si les citoyens concernés ne peuvent pas y accéder. Le CCRE plaide pour une approche non discriminatoire dans le déploiement des services publics numériques, tenant compte des obstacles économiques et sociaux.

Cela suppose de prendre en compte l’intersectionnalité de ces obstacles : les services doivent être conçus pour être accessibles à tous, quelles que soient les difficultés rencontrées.

Des mesures proactives sont nécessaires pour ne pas exclure :

  • Les personnes âgées
  • Les personnes en situation de handicap
  • Les personnes marginalisées ou vulnérables

Enfin, pour tirer pleinement parti de la numérisation, il est indispensable de renforcer les compétences numériques de tous : citoyens, agents publics, usagers.

Seule une société informée et alphabétisée numériquement pourra pleinement profiter des services numériques.

Lire le document de position ici

Pour plus d’information, contactez :

Moderniser les règles sur le temps de travail

Labour - News Section

Trouver un équilibre entre la protection des travailleurs, la flexibilité et la clarté juridique dans la prestation des services publics locaux dans le cadre de la directive sur le temps de travail


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a répondu à la consultation publique de la Commission européenne sur la révision de la directive sur le temps de travail (DTT), en appelant l’UE à donner la priorité à la sécurité juridique et au respect de l’autonomie locale dans toute réforme future.

Inchangée depuis 2003, la directive actuelle ne reflète plus pleinement les réalités du travail d’aujourd’hui, en particulier pour les collectivités locales et régionales, qui sont de grands employeurs publics. Si une modernisation est bienvenue, le CCRE met en garde contre tout excès : la directive doit se concentrer strictement sur la santé et la sécurité, sans empiéter sur des questions plus larges liées à l’emploi qui relèvent de la compétence nationale, comme les salaires, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ou les nouveaux modes de travail.

Dans sa réponse, le CCRE réaffirme les positions clés exposées dès son document de 2011, toujours d’actualité. Il appelle à :

  • Une flexibilité pour le dialogue social : les partenaires sociaux locaux sont les mieux placés pour trouver des solutions adaptées, par la négociation et les accords, qui équilibrent protection des travailleurs et continuité des services.
  • Des limites claires au champ d’application : la directive ne doit pas s’étendre à des domaines qui sortent de la compétence de l’UE ou qui ne sont pas directement liés à la santé et à la sécurité.
  • La sécurité juridique : toute révision doit aboutir à des règles plus simples et plus claires, pour éviter toute ambiguïté juridique et réduire la charge administrative pesant sur les autorités locales.

Le CCRE souligne en outre que cette révision doit pleinement prendre en compte l’impact sur la capacité des collectivités territoriales à assurer des services publics ininterrompus, en particulier dans des secteurs comme les soins d’urgence ou la protection civile, où des modalités de travail flexibles sont essentielles.

Le CCRE conclut qu’aucune initiative législative ne devrait être lancée avant la publication d’évaluations d’impact détaillées et une analyse complète de la consultation publique. En attendant, il se tient prêt à engager un dialogue ouvert et constructif avec les institutions européennes afin de garantir une approche équilibrée, au bénéfice de tous les niveaux de gouvernance.

Lire le document de position ici

For more information, contact: 

Muni World 2021

Muni World - News 2021

Participez à Muni World 2021, un événement hybride consacré aux villes intelligentes


La Fédération des autorités locales en Israël, Masham, vous invite à son événement annuel MUNI WORLD 2021, qui se tiendra du 19 au 21 octobre 2021. Cet événement hybride portera sur des thèmes liés à l’innovation dans les villes intelligentes, les enjeux environnementaux, les approches de planification urbaine ou encore la mobilité.

Le point fort de l’événement sera le salon international MUNIEXPO, consacré à l’innovation urbaine et aux villes intelligentes, ainsi que la conférence MUNI WORLD, qui abordera cette année les menaces du terrorisme urbain dans le contexte des villes intelligentes.

Des visites guidées en ligne en direct seront proposées aux participants inscrits pendant toute la durée de l’événement. Ces visites, menées en anglais, permettront de découvrir en temps réel les expositions.

Pour vous inscrire, [cliquez ici]. Plus d’informations [disponibles ici].

Découvrez aussi MUNI WORLD dans cette vidéo de 37 secondes.

Dialogue social

Social Dialogue - News 2021

Comment les collectivités locales et régionales peuvent-elles lutter contre les violences et le harcèlement de la part de tiers sur le lieu de travail ?


Dans l’Union européenne, 41 % des employés travaillent en contact direct avec des usagers ou des clients. Parmi eux, 42 % – notamment des femmes – sont victimes de violence physique, d’agressions verbales ou de menaces de violence physique, provenant non pas de collègues, mais de tiers (par exemple, un agent municipal ciblé par du cyberharcèlement ou un enseignant agressé par un élève). Ces violences dites « de la part de tiers » affectent la santé et la sécurité des travailleurs ainsi que leur capacité à fournir des services publics de qualité.

Ces dernières années, ce type d’abus s’est fortement aggravé. L’émergence de nouvelles formes de travail, la montée en puissance des réseaux sociaux et le contexte de la pandémie de Covid-19 ont fortement contribué à l’augmentation des violences de tiers.

Une réponse européenne est indispensable pour lutter contre ces abus. C’est pourquoi les partenaires sociaux européens ont adopté en 2010 des lignes directrices multisectorielles. Mais ces dernières doivent être actualisées face aux défis posés par la pandémie, notamment pour les travailleurs de première ligne. Cet été, par exemple, des centres de vaccination ont été la cible de menaces et d’attaques en France et en Pologne.

Un atelier franco-européen pour échanger sur les solutions

Dans ce contexte, les partenaires sociaux, membres du CCRE (CEMR) et de la Fédération européenne des syndicats des services publics (FSESP/EPSU), se sont réunis le 16 septembre lors d’un atelier en ligne : « La violence de tiers sur le lieu de travail : politiques et accords des partenaires sociaux français ».

L’atelier a mis en lumière la situation en France, où, malgré un cadre législatif élaboré, employeurs comme salariés ignorent souvent les responsabilités et les mécanismes existants pour prévenir ou gérer ces violences.

Quelles solutions pour mettre fin aux violences de tiers ?

Des représentants des services de propreté, d’accueil, et des services d’urgence ont insisté sur l’importance :

  • de la sensibilisation et de la formation du personnel,
  • de la prévention via des chartes d’usagers,
  • de dispositifs de plainte et de soutien psychologique,
  • de l’appui d’experts en gestion de conflits.

Mads Samsing, président d’EPSU, a souligné l’importance du dialogue entre employeurs, salariés et citoyens :

« Le dialogue est essentiel pour arriver à des décisions utiles pour les autorités publiques. Il faut un bon nombre de salariés bien formés. »

Mais il a aussi souligné que les services publics ont besoin de moyens accrus pour faire face aux défis liés aux nouvelles technologies.

Quelles suites ? Le rôle des collectivités locales dans la mise à jour des lignes directrices

Concernant la France, Philippe Laurent, maire de Sceaux et président de l’AFCCRE, a regretté le manque de protection des agents publics par rapport au secteur privé. Il a appelé à :

  • partager les bonnes pratiques entre collectivités,
  • améliorer le dialogue social local.

« Il faut poursuivre cette prise de conscience. À ce titre, les échanges de bonnes pratiques que peuvent promouvoir le CCRE et l’EPSU sont particulièrement utiles. »

Gail MacGregor, porte-parole du CCRE et de COSLA, a quant à elle attiré l’attention sur les contraintes budgétaires :

« Les effets financiers du COVID-19 ont été sévères. Ils mettent une forte pression sur des budgets déjà restreints, et sur nos effectifs. Nous restons engagés en faveur du bien-être physique et mental de nos agents, mais les gouvernements nationaux doivent reconnaître cette pression extrême et investir davantage dans les collectivités locales. »

Mads Samsing a rejoint cette inquiétude, et a souligné que la mise à jour des lignes directrices doit impérativement inclure :

  • le harcèlement numérique,
  • de nouveaux outils de protection.

Un nouvel atelier, dédié aux violences basées sur le genre, s’est tenu le 24 septembre, afin d’actualiser les lignes directrices à la lumière des évolutions politiques et législatives récentes, notamment la Convention 190 de l’OIT sur la violence et le harcèlement.

Source de données : Eurofound, 2020
Cet événement a eu lieu dans le cadre du projet conjoint CCRE-FSESP « Dialogue européen, solutions locales ».