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CCRE – 70 Ans

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Célébrer 70 ans d’Europe locale et régionale


Le 28 janvier 2021, 500 maires, dirigeants locaux et régionaux, et responsables européens issus de 50 pays se réuniront pour célébrer le 70ᵉ anniversaire du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE).

Les participants – notamment les maires de Paris, Lisbonne et Gdansk, le commissaire européen à l’environnement, des députés européens et bien d’autres – réfléchiront également au rôle des gouvernements locaux et régionaux dans les décennies de transformation à venir.

« Aujourd’hui, le Conseil des Communes et Régions d’Europe peut être fier de son histoire en tant que représentant et fédérateur de l’Europe locale et régionale », a déclaré Stefano Bonaccini, président du CCRE et de la région Émilie-Romagne.

« Des premières initiatives sur le jumelage de villes et la démocratie locale aux travaux sur le développement territorial et la représentation régionale au niveau de l’UE, le CCRE et ses associations membres ont été à maintes reprises des pionniers pour l’Europe », a ajouté le président Bonaccini. « Dans le contexte actuel, marqué par la pandémie, le changement climatique et d’autres défis majeurs, les municipalités et régions jouent de nouveau un rôle essentiel. »

« Nous avons grandi dans tous les domaines au fil des ans », a affirmé Frédéric Vallier, Secrétaire général du CCRE. « Le CCRE compte désormais 60 associations couvrant 41 pays, ce qui en fait de loin la plus vaste organisation de gouvernements locaux en Europe. »

M. Vallier a ajouté : « Nous avons également élargi nos champs d’action pour inclure des enjeux tels que les droits, l’égalité de genre, le développement territorial, les services publics, la coopération internationale et le changement climatique. Grâce à notre personnel et à nos membres hautement professionnels et dévoués, nous pouvons envisager l’avenir avec confiance : l’Europe locale et régionale est prête pour les grandes transformations de ce siècle décisif ! »

Quelques réalisations du CCRE

Création de PLATFORMA, le réseau de 34 gouvernements locaux et régionaux et leurs associations engagés dans le développement international, favorisant la pratique de la coopération décentralisée.

Défense de la démocratie locale et de l’autonomie locale : Adoption de la Charte européenne des libertés municipales à Versailles en octobre 1953, établissant les conditions d’une véritable autonomie administrative et financière pour les municipalités. Ce texte a inspiré la Charte européenne de l’autonomie locale, ratifiée par les 47 États du Conseil de l’Europe.

Reconnaissance des gouvernements locaux et régionaux comme partie intégrante de la gouvernance européenne, notamment avec la création du Comité des régions de l’UE et du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe.

Lancement de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale en 2006 : ce document politique engage les villes et régions à prendre des mesures concrètes pour promouvoir l’égalité des genres. Plus de 1 850 signataires se sont ainsi engagés à agir.

Participation à la création et à la gestion du Pacte des Maires pour le Climat et l’Énergie en 2008 : Les signataires s’engagent à réduire les émissions de CO₂ d’au moins 40 % d’ici 2030 et à augmenter l’usage des énergies renouvelables.

Délégations de l’UE et action locale

PLATFORMA - banner 2

Explorer comment les délégations de l’UE collaborent avec les gouvernements locaux et régionaux dans le développement mondial


Alors que le paysage mondial de la coopération au développement évolue, le rôle des gouvernements locaux et régionaux (GLR) passe de la périphérie au cœur des politiques. Ils ne sont plus perçus comme de simples bénéficiaires de l’aide, mais comme des acteurs clés dans la conception, la mise en œuvre et l’appropriation des politiques de développement durable.

Avec plus de 139 délégations de l’UE dans le monde, l’Union européenne joue un rôle central dans le soutien à la gouvernance et au développement à tous les niveaux. Cette nouvelle étude de PLATFORMA explore comment ces délégations s’engagent auprès des GLR, la valeur de cette coopération et les perspectives à venir.

L’étude met en lumière la croissante importance politique de la coopération décentralisée, des partenariats entre maires, des échanges entre villes et de la collaboration entre associations nationales pour atteindre les objectifs de développement durable. Les délégations de l’UE, qui représentent l’Union dans les pays partenaires, gèrent des financements et appuient des politiques alignées sur les besoins locaux. Dans ce contexte, leur relation avec les GLR est essentielle.

Principaux enseignements de l’étude :

  • La connaissance locale est essentielle : Les GLR sont les plus proches des citoyens et connaissent leurs besoins. Leur implication améliore la gouvernance, la prestation des services et renforce la participation citoyenne.
  • Approche territoriale du développement local (ATDL) : Promue par PLATFORMA, l’ATDL garantit que les stratégies de développement local soient non seulement soutenues au niveau national, mais également conçues et portées localement.
  • De la consultation au partenariat : Le nouveau cadre financier pluriannuel 2021–2027 de l’UE insiste sur un dialogue politique permanent avec les GLR, dès la phase de conception des programmes et tout au long de leur mise en œuvre et de leur suivi.

Cependant, l’étude révèle aussi une situation contrastée. Si certaines délégations collaborent activement avec les associations d’autorités locales et les acteurs décentralisés, d’autres n’entretiennent que peu ou pas de contact, manquant des opportunités d’apprentissage mutuel et d’amélioration de la gouvernance.

L’étude appelle à renforcer et systématiser la relation entre les délégations de l’UE et les gouvernements locaux dans les pays partenaires. Quatre domaines clés de progrès sont identifiés :

  1. Formation : Le personnel des délégations de l’UE bénéficierait d’une meilleure compréhension des réalités de la gouvernance locale, des processus de décentralisation et des mécanismes participatifs. Les GLR peuvent proposer des formations fondées sur l’expérience du terrain.
  2. Proximité politique : Les GLR maîtrisent le langage politique local. Des liens plus étroits entre les délégations de l’UE et les élus locaux pourraient renforcer la confiance et l’efficacité des actions.
  3. Réseaux et sensibilisation : Les GLR apportent leurs réseaux locaux et leur crédibilité. Leur rôle dans l’éducation au développement et la sensibilisation du public peut relier les objectifs mondiaux aux réalités locales.
  4. Soutien aux associations : De nombreuses associations nationales de GLR sont sous-utilisées. Un soutien ciblé de l’UE pourrait renforcer leur capacité, leur durabilité et leur leadership dans le développement local.

En investissant dans ces relations, l’UE peut consolider son engagement en faveur de l’appropriation locale, du développement durable et d’une coopération internationale efficace.

En fin de compte, la localisation des agendas mondiaux tels que les ODD 2030 ne sera possible que si les voix locales sont non seulement entendues, mais véritablement renforcées.

Lire l’étude complète

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Villes résilientes face au climat en Afrique

Sub-Saharan Africa - News Section

Leçons du Pacte des Maires en Afrique subsaharienne sur le renforcement des capacités locales pour l’accès à l’énergie et la résilience


Au cours de ses quatre premières années, le Pacte des Maires en Afrique subsaharienne (CoM SSA) a démontré que le leadership local est essentiel pour lutter contre le changement climatique et améliorer l’accès à l’énergie. Soutenue par l’Union européenne et des partenaires mondiaux, l’initiative donne aux municipalités les moyens de concevoir et de mettre en œuvre des Plans d’Action en faveur de l’Accès à l’Énergie Durable et du Climat (SEACAP), adaptés à leurs contextes.

Développer les capacités locales

L’une des leçons les plus claires est l’importance d’impliquer les partenaires africains tôt et de manière continue. Adapter les approches européennes aux réalités locales de l’Afrique subsaharienne s’est avéré un facteur clé de succès. L’apprentissage entre pairs, y compris des échanges informels tels que des groupes WhatsApp, a renforcé les communautés de pratique et permis aux villes de partager leurs connaissances au-delà des barrières linguistiques et géographiques.

Dans le même temps, des défis persistent. Le manque de données, l’expertise technique limitée et les difficultés liées à la continuité politique ont ralenti les progrès. Les restrictions de déplacement, les problèmes de connectivité et l’évolution des dynamiques nationales ont mis en évidence le besoin de structures d’appui plus flexibles et innovantes. La présence d’organisations intermédiaires locales, d’universités, d’ONG ou de centres de recherche s’est révélée cruciale pour ancrer les capacités et garantir la durabilité au-delà des cycles de financement des bailleurs.

Succès et enseignements
Malgré les obstacles, le CoM SSA a permis à des villes comme Bouaké, Dakar et Tsévié de réaliser des avancées concrètes en matière d’inventaires des émissions et de planification de la résilience. L’élaboration de lignes directrices pour les SEACAP, adaptées grâce à de larges consultations, a fourni un cadre sur lequel les villes pouvaient s’appuyer. Des outils simplifiés et des formations pratiques ont aidé les municipalités à surmonter les premières difficultés, tandis que les ateliers régionaux ont favorisé la solidarité et l’ambition collective.

La première phase du CoM SSA montre que la construction de la résilience climatique dans les villes africaines exige du temps, de la confiance et des ressources. À l’avenir, un renforcement des capacités, des échanges continus entre pairs et une implication accrue des organisations locales d’appui seront essentiels. Dans un contexte d’élan international croissant en faveur de l’action climatique, cette initiative a jeté les bases d’une transformation à long terme : des villes non seulement plus résilientes, mais aussi mieux préparées à assurer un accès durable à l’énergie pour tous.

Lire l’étude ici

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Inclucities – Recrutement

BoT Expertise - News 2023

Nous recrutons un(e) Chargé(e) de Projet – Migration et Intégration


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) recrute un.e Chargé.e de Projet pour IncluCities (contrat à temps plein au Secrétariat du CCRE à Bruxelles jusqu’en janvier 2023).

Tous les détails se trouvent dans la description du poste.

Merci d’envoyer votre CV et une lettre de motivation expliquant votre intérêt pour le poste à application@ccre-cemr.org avant le 10 janvier 2021 à 23h59. Veuillez indiquer « Chargé.e de Projet – IncluCities » dans l’objet de votre e-mail.