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Directive sur les véhicules propres

Mobility - News section

Repenser les règles de l’UE sur les véhicules propres : pourquoi le CCRE appelle à plus de flexibilité, de financement et d’autonomie locale


With road transport accounting for nearly a quarter of Europe’s greenhouse gas emLe transport routier représente près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre en Europe, ce qui pousse l’Union européenne à promouvoir des solutions de mobilité plus propres dans tous les secteurs. Mais dans sa forme actuelle, la proposition de révision de la directive sur les véhicules propres risque de compromettre les systèmes de transport public qu’elle vise pourtant à verdir. Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) exprime de sérieuses préoccupations concernant le champ d’application de la directive, les quotas rigides en matière de passation de marchés publics, ainsi que les coûts disproportionnés qu’elle pourrait imposer aux gouvernements locaux et régionaux.

Plutôt que de donner plus de moyens aux autorités locales, la directive risque d’entraîner de nouvelles charges financières, une complexité administrative accrue, et des effets contre-productifs tels que la réduction de services ou l’augmentation des tarifs — ce qui pourrait décourager l’usage des transports publics.

Messages clés :

  • Les autorités publiques ne sont pas le problème. Le transport public local est déjà l’un des modes les plus propres. L’effort doit davantage porter sur les constructeurs de véhicules et les opérateurs de transport privés, et non uniquement sur les municipalités.
  • La passation de marchés doit rester flexible. Bien que les marchés publics écologiques doivent être encouragés, imposer des critères environnementaux ou sociaux obligatoires dans les marchés publics irait à l’encontre du principe de subsidiarité et du droit de la commande publique. Les gouvernements locaux doivent conserver la liberté d’équilibrer les coûts, les besoins en services et les objectifs environnementaux.
  • La neutralité technologique est essentielle. La directive ne doit pas favoriser certaines technologies au détriment d’autres. Une approche basée sur les émissions sur l’ensemble du cycle de vie — y compris les émissions réelles en conduite et les biocarburants — doit guider la définition des « véhicules propres ». Les véhicules spéciaux comme les chasse-neige ou les camions de collecte des déchets devraient être exclus.
  • Les quotas peuvent être contre-productifs. Fixer des objectifs obligatoires en matière d’achat de véhicules propres pourrait entraîner un cercle vicieux : des coûts plus élevés pour les autorités locales, une réduction des services, des hausses tarifaires et donc une baisse de la fréquentation des transports publics — ce qui irait à l’encontre des objectifs climatiques.
  • Le financement doit accompagner l’ambition. La transition vers des flottes plus propres nécessite des investissements importants. Le CCRE demande un soutien de l’UE, y compris une « règle d’or » permettant d’exclure les investissements dans le transport public des critères de déficit de Maastricht, ainsi que des financements mieux ciblés.
  • La déclaration doit être simplifiée. Les nouvelles règles nationales de suivi et de rapport ne doivent pas surcharger les plus de 100 000 autorités locales de l’UE. Le CCRE recommande une approche simplifiée, fondée sur les risques, afin de limiter la bureaucratie.

Conclusion :

Le CCRE s’oppose à la directive dans sa forme actuelle et appelle à des amendements qui respectent l’autonomie locale, permettent une transition rentable et soutiennent un transport durable, sans pénaliser un secteur public qui est déjà en première ligne dans cette transition.

Stratégie sur le changement climatique

Climate Change - News

Pourquoi les gouvernements locaux doivent être au cœur de la stratégie européenne pour la résilience climatique


Alors que l’UE évalue sa stratégie d’adaptation de 2013, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) souligne une lacune majeure : la résilience climatique ne peut réussir sans la pleine implication des gouvernements locaux et régionaux.

Dans sa réponse à la consultation de la Commission, le CCRE insiste sur le fait que les municipalités s’adaptent déjà aux effets du changement climatique, mais que les cadres actuels – tant européens que nationaux – ne leur fournissent ni les ressources, ni la reconnaissance, ni la flexibilité nécessaires.

Des inondations aux sécheresses, en passant par la pression sur les infrastructures, les autorités locales sont en première ligne face aux impacts climatiques. Pourtant, les politiques sont trop souvent élaborées de manière descendante, avec peu de concertation et de soutien pour ceux qui doivent mettre en œuvre les solutions sur le terrain.

Le CCRE appelle à un modèle de gouvernance multiniveau renforcé, à des lignes de financement dédiées, ainsi qu’à une coopération renforcée entre villes, afin que les ambitions d’adaptation de l’UE se traduisent en actions efficaces, portées par les communautés locales.

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Plateformes pour le dialogue énergétique

Energy - News

Intégrer les collectivités locales dans la planification nationale du climat et de l’énergie grâce au dialogue à plusieurs niveaux


La transition vers un système énergétique durable, décentralisé et décarboné est un effort collectif. Les gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe font déjà preuve de leadership, assurant une part significative des objectifs climatiques de l’UE. Pourtant, malgré leur solide expérience et leur engagement croissant, leur rôle dans l’élaboration des stratégies nationales pour le climat et l’énergie demeure fragmenté. Les négociations en cours sur la gouvernance de l’Union de l’énergie offrent l’opportunité de corriger ce déséquilibre en instituant des Plateformes permanentes de dialogue sur le climat et l’énergie à plusieurs niveaux.

S’appuyer sur l’expérience locale

Les villes et régions se sont révélées être des moteurs constants de la transition énergétique européenne, des recherches montrant qu’elles contribuent à plus d’un tiers de l’objectif climatique 2020 de l’UE. Des initiatives comme le Pacte des Maires ont démontré comment l’ambition locale peut dépasser les objectifs européens, mais sans structure formelle, leurs contributions risquent d’être sous-exploitées.
La proposition du Parlement européen de mettre en place des plateformes de dialogue garantirait que les autorités locales, aux côtés de la société civile et des acteurs économiques, soient systématiquement impliquées dans la rédaction, le suivi et l’évaluation des Plans nationaux énergie-climat (PNEC) et des Stratégies à long terme.

Ces plateformes offriraient de multiples avantages : un soutien politique continu, des boucles de rétroaction entre acteurs de terrain et décideurs, une responsabilité partagée entre secteurs, une mise en œuvre renforcée des politiques et une diffusion des bonnes pratiques entre États membres.

Exemples nationaux pour inspirer l’Europe

Plusieurs pays offrent déjà des modèles précieux :

  • Pays-Bas : les municipalités et provinces négocient avec le gouvernement et les partenaires sociaux des stratégies énergétiques nationales, débouchant sur des accords formels et des plans climatiques régionaux.
  • France : a institutionnalisé la participation citoyenne et des parties prenantes grâce à sa Commission nationale du débat public, permettant au public de contribuer directement à l’élaboration des programmes énergétiques.
  • Suède : illustre la valeur du renforcement des capacités, avec des agences nationales qui soutiennent les collectivités locales dans la définition et la mise en œuvre d’objectifs climatiques alignés sur les objectifs nationaux.

Ces exemples démontrent que des plateformes permanentes de dialogue sont à la fois réalisables et efficaces. L’institutionnalisation d’un dialogue multiniveaux dans le cadre de la gouvernance de l’Union de l’énergie permettrait non seulement à l’UE de bénéficier de l’ambition prouvée des autorités locales, mais aussi de renforcer la légitimité démocratique et l’efficacité de la transition énergétique européenne.

Les collectivités locales sont prêtes à contribuer : ce qu’il faut maintenant, c’est un cadre garantissant que leur voix soit entendue à chaque étape.

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Dirigeants locaux et régionaux à la COP23

Green City - COP News

Accélérer la décarbonation grâce à la coopération, au financement et à la gouvernance multiniveaux


À la COP23, les villes et régions européennes réaffirment leur engagement en faveur de sociétés décarbonées et durables. Les collectivités locales et régionales sont déjà en première ligne de la transition climatique, mettant en œuvre des mesures concrètes qui donnent vie aux objectifs climatiques mondiaux au niveau des communautés. Comme le soulignent Juan Espadas, maire de Séville, et Furio Honsell, maire d’Udine :

Villes, régions et pays doivent tous se tenir côte à côte pour atteindre un avenir durable. À la COP23, travaillons ensemble pour réaliser un futur décarboné et durable pour tous.

Messages clés des gouvernements locaux et régionaux

  1. Les agendas climatiques mondiaux ne se réalisent qu’à travers l’action locale 
    Les villes et régions sont essentielles pour transformer les engagements internationaux en réalité. La localisation de l’Agenda 2030 et le renforcement des alliances multiniveaux garantissent que les objectifs nationaux et internationaux se traduisent par des changements mesurables sur le terrain.
  1. Des cadres financiers et politiques appropriés sont essentiels 
    Une action locale ambitieuse en matière de climat dépend de cadres solides fournissant ressources et reconnaissance. Les gouvernements nationaux doivent reconnaître formellement les collectivités locales comme partenaires légitimes et leur donner les moyens de diriger les efforts de mitigation et d’adaptation.
  1. Gouverner ensemble pour un impact renforcé
    Lutter contre le changement climatique exige une collaboration à tous les niveaux. L’implication précoce des villes et régions dans l’élaboration des politiques nationales et internationales renforce la mise en œuvre et crée une unité d’action. Des initiatives mondiales comme le Pacte des Maires démontrent la puissance de l’action collective locale.
  1. La responsabilité mondiale de l’Europe 
    L’Europe doit renforcer son rôle de leader dans la protection de la planète en travaillant main dans la main avec les collectivités locales et régionales. Leur participation active à l’élaboration des politiques climatiques garantira des résultats efficaces, démocratiques et durables, tant au niveau de l’UE que sur la scène mondiale.
  1. La coopération décentralisée accélère la décarbonation
    Les villes ont déjà acquis une expertise considérable en matière de planification durable et de partenariats internationaux. Grâce à la coopération décentralisée, les villes et régions européennes soutiennent leurs homologues dans le monde entier pour mettre en œuvre des projets climatiques, renforçant ainsi le mouvement mondial vers des sociétés décarbonées.

Le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris souligne la nécessité pour tous les autres acteurs de redoubler d’efforts. Les gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe sont prêts à intensifier leur coopération, en Europe et à l’échelle mondiale, pour maintenir le cap vers un avenir durable et décarboné.

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Les régions, moteurs de l’action climatique

Environment - News

Les communes et régions comme catalyseurs des avancées de la COP22


COP22 in Marrakesh marked a crucial moment in translating the Paris Agreement intLa COP22 à Marrakech a marqué un moment crucial dans la traduction de l’Accord de Paris en actions concrètes. Pour les communes et régions d’Europe, ce sommet a été l’occasion de démontrer leur rôle de catalyseurs dans la construction de sociétés durables et décarbonées. Représentés par le CCRE et PLATFORMA, les gouvernements locaux et régionaux ont porté cinq messages clés pour garantir que les politiques climatiques soient inclusives, efficaces et ancrées dans les réalités locales :

Intégrer le niveau infranational dans la gouvernance climatique mondiale
Depuis la COP15, l’UE reconnaît le rôle des communes et régions dans la lutte contre le changement climatique. À la COP22, les élus locaux ont appelé l’UE à formaliser un dialogue permanent et structuré, permettant aux gouvernements infranationaux de rejoindre les délégations européennes lors des négociations climatiques. Cela renforcerait non seulement la gouvernance, mais garantirait aussi que les engagements nationaux reflètent les réalités locales.

Relier les résultats de la COP aux agendas mondiaux
La COP22 ne doit pas être un événement isolé, mais s’articuler avec des cadres plus larges tels que les Objectifs de Développement Durable, en particulier l’ODD 11, et le Nouvel Agenda Urbain d’Habitat III. Les capacités financières et les compétences juridiques des collectivités doivent être évaluées en amont pour éviter des politiques irréalistes ou des charges excessives pour les communes.

Mobiliser des ressources financières et politiques
La réussite de l’action climatique exige des ressources adéquates. Le CCRE et PLATFORMA ont souligné l’importance des Fonds structurels et d’investissement européens, de l’accès aux financements climatiques mondiaux et d’outils innovants comme la commande publique durable. L’implication directe des élus locaux et l’appropriation citoyenne sont essentielles pour bâtir des communautés résilientes et sobres en carbone.

Intégrer l’action locale dans les politiques de l’UE et des États membres
La législation climatique doit pleinement intégrer la dimension locale. La reconnaissance précoce des collectivités comme acteurs légitimes est indispensable. Des initiatives comme l’Agenda urbain de l’UE, l’Agenda territorial 2020 et le Pacte des Maires montrent que les politiques climatiques fonctionnent lorsque les communes sont considérées comme de véritables partenaires.

Encourager la coopération et l’échange de connaissances
Le partage de pratiques, d’outils et d’initiatives conjointes entre villes et régions est déterminant pour accélérer les progrès. La coopération décentralisée, notamment via le Pacte des Maires en Afrique subsaharienne et le Pacte mondial des Maires, démontre comment les communes européennes peuvent accompagner leurs pairs dans le monde entier dans leur transition vers un développement durable.

Le CCRE et PLATFORMA ont réaffirmé leur engagement en faveur de l’action climatique en promouvant la gouvernance multiniveaux, en valorisant les bonnes pratiques locales et en renforçant la coopération décentralisée à l’échelle mondiale. Leur message à la COP22 était clair : les collectivités locales et régionales ne sont pas des spectatrices mais des actrices centrales de la construction d’un avenir durable et bas-carbone. L’action climatique représente une opportunité pour l’emploi vert, la croissance et la résilience, et les communes et régions sont prêtes à en prendre la tête.

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État des lieux – union de l’énergie

Energy Transition - News

Devenir plus efficace sur le plan énergétique : les messages clés du CCRE pour la révision législative de l’UE sur l’énergie


Alors que l’Union européenne se prépare à réviser sa législation énergétique, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle l’UE et les gouvernements nationaux à placer les autorités locales et régionales au cœur de la transition énergétique.

Les villes et régions à travers l’Europe prennent déjà des mesures audacieuses pour améliorer leur efficacité énergétique, réduire les émissions et bâtir des communautés résilientes face au climat. Mais pour réussir, elles ont besoin d’une législation adaptée, d’un accès au financement, et d’une reconnaissance de leurs efforts existants. Les prochaines révisions de la directive sur l’efficacité énergétique, de la directive sur la performance énergétique des bâtiments et de la directive sur les énergies renouvelables représentent une opportunité clé pour renforcer l’implication locale et accélérer la transition écologique.

Quatre messages clés du CCRE

1. Gouvernance : donner les moyens aux autorités locales et régionales

Le CCRE exhorte les institutions européennes à adopter un modèle de gouvernance véritablement à plusieurs niveaux. Les gouvernements locaux et régionaux ne sont plus de simples exécutants : ils sont désormais des co-acteurs essentiels de la transition énergétique.

Ces autorités doivent être directement impliquées dans la préparation et la mise en œuvre des plans nationaux en matière d’énergie et de climat. Une approche ascendante est non seulement plus démocratique, mais aussi plus efficace pour impliquer les citoyens et obtenir des résultats concrets sur le terrain.

De nombreuses collectivités locales ont déjà élaboré des Plans d’Action en faveur de l’Énergie Durable et du Climat (PAEDC) dans le cadre d’initiatives telles que le Pacte des Maires. Ces engagements locaux sont essentiels pour atteindre les objectifs climatiques de l’UE à l’horizon 2030, notamment une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre et une part de 27 % d’énergies renouvelables.

2. Réglementation : promouvoir la flexibilité et l’intégration des politiques

Le CCRE plaide pour une réglementation flexible, qui reconnaît la diversité des réalités locales à travers l’Europe. Les objectifs communs en matière d’efficacité énergétique doivent pouvoir être atteints par des voies adaptées aux contextes locaux.

Le principe de subsidiarité doit guider la législation, en permettant aux collectivités d’équilibrer les priorités économiques, sociales et environnementales.

Les autorités locales doivent également conserver leur liberté de décision en matière de marchés publics, notamment en ce qui concerne les exigences de performance énergétique. Plutôt que d’imposer des obligations strictes, l’UE devrait fournir des lignes directrices, des incitations et un accompagnement, par exemple en soutenant l’utilisation du coût du cycle de vie et en encourageant l’innovation dans les systèmes énergétiques décentralisés.

3. Financement : garantir l’accès aux fonds

Atteindre des objectifs ambitieux nécessite un soutien financier solide. Les villes et régions ont besoin d’outils de financement accessibles et souples pour rénover les bâtiments publics, développer les énergies renouvelables et investir dans des infrastructures bas carbone.

Le CCRE souligne l’importance de mécanismes financiers adaptés, tels que des financements hors bilan, des prêts à conditions avantageuses soutenus par la Banque européenne d’investissement ou les États membres.

L’UE doit également lever les obstacles juridiques et procéduraux à la passation de marchés groupés et aux investissements mutualisés entre municipalités. Des initiatives telles que CITYnvest démontrent que la collaboration peut favoriser des financements innovants et accélérer la rénovation énergétique.

4. Coopération internationale : renforcer les partenariats mondiaux

Le CCRE, aux côtés de ses partenaires de PLATFORMA, soutient la coopération internationale entre collectivités territoriales pour promouvoir un développement local bas carbone à l’échelle mondiale, en s’appuyant sur l’héritage d’une gouvernance locale démocratique et efficace.

Le CCRE joue également un rôle actif dans le plaidoyer climatique international, à travers des forums tels que les COP de la CCNUCC et les sommets Habitat. La communauté internationale reconnaît de plus en plus la valeur de l’action locale, et les villes européennes sont en première ligne.

Conclusion

Le CCRE est prêt à soutenir la transition énergétique de l’UE, mais la réussite dépendra de la capacité à donner aux gouvernements locaux et régionaux les moyens d’agir.

Avec une gouvernance adaptée, une législation flexible, un accès au financement et une coopération internationale renforcée, l’UE peut ouvrir la voie vers un avenir énergétique durable, juste et porté par les territoires.

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L’économie circulaire au niveau local

Waste - News Section

Les priorités du CCRE pour la révision des règles européennes sur les déchets et la promotion de l’économie circulaire


Dans le cadre de la révision de la directive-cadre sur les déchets, qui s’inscrit dans le paquet Économie circulaire de l’UE, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle à une approche respectueuse des réalités locales et fondée sur de véritables partenariats de gouvernance.

Les gouvernements locaux et régionaux jouent un rôle central dans la réalisation des objectifs de l’économie circulaire en Europe. De la collecte des déchets au recyclage, en passant par la sensibilisation des citoyens, ils sont les plus proches des opérations quotidiennes qui rendent la durabilité concrète.

Dans sa position de 2016, le CCRE se félicite de l’évolution de la Commission vers une approche plus équilibrée. Il soutient des définitions plus claires des déchets municipaux, des objectifs de recyclage réalistes, ainsi que l’inclusion des règles de responsabilité élargie du producteur (REP). Toutefois, le CCRE met en garde contre la surréglementation par le biais d’actes délégués et insiste sur l’importance de la flexibilité, notamment en matière de collecte séparée et de biodéchets.

Recommandations clés :

  • Respect du principe de subsidiarité : permettre une adaptation aux niveaux national et local.
  • Partage équitable des coûts : les producteurs doivent assumer l’intégralité des coûts liés aux déchets issus de leurs produits.
  • Soutien à l’investissement public : les fonds européens doivent clairement appuyer les infrastructures locales de gestion des déchets.
  • Promotion des achats publics écologiques : encourager sans créer de doublons avec les règles de la commande publique.
  • Ne pas se limiter aux déchets municipaux : les secteurs industriel et commercial doivent également être concernés.

En définitive, le CCRE considère que les municipalités sont des partenaires essentiels, et non de simples exécutants, dans la mise en place d’une économie circulaire durable et créatrice d’emplois. Sans leur pleine implication et des ressources adéquates, l’Europe risque de ne pas atteindre ses objectifs, ni en termes d’ambition ni en termes de mise en œuvre.

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Des voix locales pour le climat – COP21

Environment - News section

Les communes et régions façonnent le succès de la COP21


En décembre 2015, le Sommet de Paris (COP21) est devenu une étape majeure de la gouvernance climatique mondiale. Pour les communes et régions d’Europe, représentées par le CCRE et PLATFORMA, ce fut l’occasion de démontrer que l’action climatique ne peut réussir que si les gouvernements locaux et régionaux font partie de la solution. En formulant des demandes claires, en affirmant des valeurs communes et en s’engageant dans des actions concrètes, les élus locaux se sont imposés comme des acteurs indispensables de la transition vers des sociétés bas-carbone.

Élaborer les demandes et les valeurs

Les gouvernements locaux et régionaux ont présenté un ensemble de demandes concrètes pour assurer leur reconnaissance dans la gouvernance climatique. Ils ont appelé à :

  • Un dialogue structuré de l’UE afin d’intégrer la dimension infranationale dans le processus de la CCNUCC.
  • Un siège formel à la table des négociations de la COP pour les communes, régions et leurs associations.
  • Un soutien renforcé aux réseaux, leur permettant de formuler des positions communes et d’appuyer les institutions européennes.
  • L’intégration transversale du climat dans toutes les politiques de l’UE et nationales, en veillant à ce que les perspectives locales soient prises en compte dès le départ.
  • La reconnaissance de la commande publique verte comme moteur d’innovation et de réduction du CO₂.
  • Des liens clairs entre les résultats de la COP, les ODD et Habitat III, afin d’assurer la cohérence entre les agendas mondiaux.
  • Un financement adéquat et des outils de recherche, incluant l’accès aux Fonds structurels et d’investissement européens et aux financements climatiques internationaux.
  • Une meilleure réglementation de l’UE, avec une reconnaissance précoce des collectivités locales dans les processus décisionnels.
  • Un soutien à l’échange de connaissances au niveau infranational en Europe et dans le monde.

Ces demandes reposent sur des valeurs partagées : confiance dans la capacité des gouvernements locaux à agir, soutien aux objectifs climatiques de l’UE, et conviction que l’action climatique est aussi une opportunité pour l’emploi vert et la croissance durable.

Des actions déjà sur le terrain

Les communes et régions ont également montré comment elles agissent déjà en pionnières :

  • Gouvernance multi-acteurs : promouvoir des approches ascendantes, engageant tous les niveaux de gouvernement et les parties prenantes pour relever collectivement le défi climatique.
  • Leadership local : à travers des initiatives comme le Pacte des Maires et Mayors Adapt, des milliers de villes se sont fixé des objectifs ambitieux de réduction des émissions.
  • Mise en réseau pour l’impact : coopérer au sein de réseaux européens et mondiaux pour amplifier les messages et coordonner les stratégies.
  • Outils pour une planification durable : promouvoir le Référentiel pour les Villes Durables (RFSC) comme outil d’évaluation et de pilotage du développement local durable.
  • Coopération décentralisée : soutenir des partenariats internationaux dans lesquels les communes européennes travaillent main dans la main avec leurs homologues dans le monde entier pour faire avancer le développement urbain durable.

À la COP21, les gouvernements locaux et régionaux ont clairement indiqué que l’Accord de Paris ne pouvait réussir sans leur pleine participation. Leur message était simple mais puissant : les communes et régions sont les plus proches des citoyens, elles obtiennent déjà des résultats et sont prêtes à renforcer l’ambition climatique. Les reconnaître et les renforcer n’est pas une option, c’est une condition essentielle pour bâtir un avenir durable et bas-carbone.

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Messages clés des régions pour la COP21

Climate - News

De Lyon à Paris : les régions et municipalités comme catalyseurs du succès de la COP21


Alors que le monde se préparait au Sommet de Paris sur le climat (COP21), les municipalités et régions d’Europe ont mis en avant leur rôle essentiel dans la mise en œuvre de l’action climatique. Proches des citoyens et dotés de la légitimité politique pour agir, elles sont des acteurs clés dans la construction de sociétés durables et bas-carbone.

Les gouvernements locaux montrent déjà l’exemple. Des initiatives telles que le Pacte des Maires, avec des milliers de signataires, démontrent que des engagements ambitieux, comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030, sont réalisables. Ces réussites soulignent que les agendas climatiques mondiaux ne peuvent réussir qu’avec un fort engagement local.

Le CCRE et ses partenaires appellent à une véritable reconnaissance des gouvernements infra-nationaux dans les négociations internationales. Cela signifie leur accorder une place à la table des discussions de la COP, intégrer leur rôle dans les stratégies européennes et nationales, et garantir des cadres politiques et financiers appropriés.

La coopération décentralisée est également vitale. Par l’intermédiaire de réseaux tels que PLATFORMA, les municipalités et régions partagent leur expertise avec des partenaires à travers le monde, garantissant que l’action climatique soit efficace sur le terrain et adaptée aux réalités locales.

De Lyon à Paris, les villes et régions ont prouvé qu’elles sont des catalyseurs du succès climatique mondial. Les reconnaître et leur donner les moyens d’agir est essentiel pour atteindre l’Accord de Paris et construire un avenir durable.

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