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Partenariats pour l’Ukraine

Ukraine's recovery - News

Renforcer les partenariats pour la reconstruction de l’Ukraine : les actions du CCRE en matière de solidarité, de coopération municipale et d’intégration européenne


Le 24 février 2025 marque trois ans depuis le lancement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie — un rappel de la résilience et de la détermination du peuple ukrainien dans sa défense de la liberté et de la démocratie. Pour le CCRE, cet anniversaire réaffirme un engagement de longue date en faveur de la reconstruction de l’Ukraine et de son intégration européenne, à travers une coopération concrète et de proximité entre les collectivités locales.

Ces derniers mois, cet engagement s’est traduit par de nouvelles actions concrètes : des déclarations publiques de solidarité à la création de communautés et au lancement d’outils numériques innovants renforçant les partenariats municipaux. Partout en Europe, les collectivités locales et régionales ne se contentent pas d’exprimer leur soutien ; elles contribuent activement à la reconstruction de l’Ukraine et à son avenir au sein de l’UE.

Une déclaration de solidarité et d’action

Trois ans après le début de l’invasion, le CCRE a publié une déclaration réaffirmant son soutien indéfectible à l’Ukraine. Cette déclaration souligne le rôle indispensable des dirigeants locaux dans la résilience des communautés sous siège — de l’assurance des services essentiels à la préservation de la gouvernance démocratique.

Mais ces leaders ne portent pas seulement le fardeau de la guerre ; ils en sont aussi des cibles. L’enlèvement, l’emprisonnement et l’assassinat de maires ukrainiens rappellent brutalement les risques qu’ils encourent. Aux côtés de l’Association des villes ukrainiennes, le CCRE a appelé à la libération immédiate des dirigeants locaux détenus et a fermement condamné les attaques russes contre la démocratie locale.

📌 Plus d’informations : Déclaration du CCRE sur les trois ans de guerre en Ukraine

Renforcer les réseaux : adhésion à la Coalition des municipalités durables

Cette année, le CCRE a renforcé son engagement en rejoignant la Coalition des municipalités durables, une initiative lancée par l’Ukraine, l’Allemagne et des partenaires internationaux lors de la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine (URC) 2024. Lors de cette conférence à Berlin, le Secrétaire général du CCRE a annoncé le lancement de la Plateforme de mise en relation, un outil numérique innovant conçu pour aider les municipalités européennes à établir des collaborations avec leurs homologues ukrainiennes.

Le 12 février, dans le cadre de cette Coalition, le CCRE a participé à un échange ouvert sur les meilleures pratiques pour la reconstruction de l’Ukraine, organisé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et U-LEAD. Parmi les sujets clés abordés, l’événement a mis en avant la Plateforme de mise en relation, déjà pleinement opérationnelle et facilitant la coopération municipale. Le CCRE reste un partenaire engagé, défendant les principes fondamentaux de la Coalition.

Renforcer les capacités locales : la Plateforme de mise en relation

L’une des initiatives les plus marquantes du CCRE pour renforcer la coopération municipale internationale est la Plateforme de mise en relation, officiellement lancée lors du Sommet des dirigeants du CCRE en décembre. Cet outil novateur transforme la manière dont les municipalités établissent des partenariats.

S’appuyant sur 70 ans d’expertise en jumelage du CCRE, cette plateforme permet aux collectivités locales de se connecter et de collaborer sur des projets en quelques clics. En seulement deux mois, elle a attiré des centaines d’utilisateurs vérifiés à travers l’Europe, favorisant les échanges directs entre municipalités. Les élus locaux ukrainiens ont manifesté un vif intérêt pour son potentiel, avec plus de 400 participants lors de deux sessions d’information organisées par U-LEAD les 29 janvier et 12 février, où le CCRE a présenté la plateforme et répondu aux questions des participants.

Afin d’élargir son impact, une campagne de communication viendra accroître sa visibilité, tandis que de futures évolutions permettront d’intégrer de nouvelles fonctionnalités, telles que des opportunités de financement, des programmes de renforcement des capacités et des partenariats avec les acteurs clés de la Communauté Bridges of Trust.

📌 Plus d’informations : Plateforme de mise en relation

Élargir la Communauté Bridges of Trust

Depuis 2021, le CCRE met en œuvre le projet Bridges of Trust, en collaboration avec des associations nationales et U-LEAD, pour renforcer les partenariats municipaux entre l’UE et l’Ukraine. Après deux phases réussies, l’initiative a franchi une étape majeure avec le lancement de la Communauté Bridges of Trust, annoncé lors du Sommet des dirigeants du CCRE en décembre dernier.

Cette communauté en pleine expansion sert de plateforme centrale pour les municipalités souhaitant établir et maintenir des partenariats à un moment crucial de la transformation de l’Ukraine. La troisième phase du projet vise à renforcer davantage les bénéfices pour la communauté, les actions de plaidoyer et l’implication des parties prenantes, en passant d’une coopération bilatérale à un cadre plus structuré et global.

De nouvelles coopérations ont été explorées grâce à la participation de potentiels membres de la Communauté Bridges of Trust, tels que le German Marshall Fund (GMF) et bien d’autres, afin d’évaluer leur rôle dans la reconstruction de l’Ukraine et son intégration européenne.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, la page Bridges of Trust du site du CCRE propose des ressources clés, des opportunités de financement et des témoignages de partenariats municipaux réussis.

La Plateforme de mise en relation est pleinement intégrée à cette communauté, offrant un outil dynamique pour établir, maintenir et élargir les partenariats dans la durée. Le CCRE invite tous les acteurs intéressés à rejoindre la Communauté Bridges of Trust, qui s’affirme comme un hub clé de la coopération municipale en Europe.

📌 Plus d’informations : Communauté Bridges of Trust

Perspectives : un effort collectif pour la reconstruction

Alors que l’Ukraine avance sur la voie de l’intégration à l’UE, les collectivités locales et régionales doivent jouer un rôle clé dans la décentralisation, la gouvernance et la résilience. En prévision de la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine 2025 à Rome, le CCRE contribue activement au Groupe de travail sur la composante locale et régionale ainsi qu’à l’Alliance européenne des villes et des régions pour la reconstruction de l’Ukraine. Nous restons résolus à faire entendre les voix locales et à renforcer les partenariats municipaux pour accompagner la reconstruction et l’intégration européenne de l’Ukraine.

Par la coopération municipale internationale, le plaidoyer en faveur de l’intégration européenne, la coopération décentralisée et les outils numériques innovants, le CCRE réaffirme son engagement à soutenir l’Ukraine. Nous restons ouverts à toute collaboration, afin de garantir une approche centrée sur les bénéficiaires et priorisant les municipalités européennes.

Pour plus d’information, contactez:

Renouvelables avec les communautés

Energy - News Section

Un consensus européen fixe des principes directeurs pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables et des réseaux tout en garantissant équité, transparence, protection de la biodiversité et bénéfices locaux


L’Europe est à un tournant. Pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, l’Union européenne doit développer massivement les énergies renouvelables et les réseaux électriques. Ce défi est aussi une opportunité : les renouvelables sont moins chères que les énergies fossiles, peuvent réduire les risques pour la biodiversité et apportent des bénéfices économiques locaux. Pourtant, les progrès restent trop lents, freinés par des procédures d’autorisation longues, un dialogue insuffisant avec les communautés et un manque de valeur perçue pour les citoyens.

Pour surmonter ces obstacles, les parties prenantes européennes se sont rassemblées autour d’un ensemble de principes de base pour un déploiement rapide et équitable des renouvelables et des réseaux. Ces principes soulignent que les projets doivent être construits avec les communautés, et non imposés. L’engagement précoce des maires et des citoyens, une communication transparente et des mécanismes de retour d’information sont essentiels pour bâtir la confiance.

Tout aussi important est de garantir que les communautés locales partagent la valeur des nouveaux projets. Cela implique la création d’emplois, la mise en place de mécanismes de partage des bénéfices (fonds, copropriété, etc.), et l’assurance que les revenus soient utilisés de manière transparente pour améliorer les services locaux, qu’il s’agisse de transports ou de logement. Les principes s’engagent également à un déploiement positif pour la nature, en appliquant des stratégies visant à éviter ou minimiser les dommages et, lorsque possible, à renforcer la biodiversité.

Enfin, le consensus met en avant la nécessité de renforcer les initiatives citoyennes et communautaires, en donnant aux citoyens et aux municipalités un accès équitable au marché de l’énergie et au réseau. En créant de l’espace pour une propriété locale, l’Europe peut garantir que la transition énergétique soit non seulement rapide, mais aussi juste.

Ensemble, ces principes forment un consensus européen : une feuille de route partagée pour accélérer la transition tout en protégeant les écosystèmes et en assurant aux citoyens des bénéfices concrets et tangibles.

Lire le document de position ici

Pour plus d’informations, contactez :

La mise en œuvre du Pacte vert

Energy Transition - News

Le Pacte vert à la croisée des chemins : enseignements des 100 premiers jours


En 2019, la Commission européenne annonçait un « moment historique » avec le lancement de l’initiative phare de la nouvelle présidente Von der Leyen : le Pacte vert. Cinq ans plus tard, après des ajustements et des revers, la trajectoire reste-t-elle inchangée ? Sous la pression croissante du déclin de la compétitivité industrielle européenne, des enjeux de sécurité énergétique et des défis géopolitiques sans précédent, le Pacte vert se trouve à un tournant critique. Officiellement, la transition reste une priorité pour la nouvelle Commission, mais sa mise en œuvre est marquée par des ajustements stratégiques et des compromis qui tendent à redéfinir son ambition initiale.

Pour les collectivités locales et régionales, les enjeux sont majeurs. Depuis le lancement du Pacte vert, elles sont en première ligne de la transition écologique, avec l’adoption d’une longue série de législations européennes encadrant la mise en place coûteuse de plans de mobilité durable, le déploiement des énergies renouvelables et la modernisation des infrastructures pour atteindre les objectifs climatiques. Pourtant, la tendance croissante à la nationalisation des politiques et des financements européens menace de les marginaliser et de concentrer les investissements dans des territoires déjà bien positionnés, alors même que l’action sur le terrain doit être renforcée.


Un modèle de gouvernance de plus en plus centralisé pour la transition écologique

Depuis l’entrée en fonction de la présidente Von der Leyen, l’UE a adopté une approche de plus en plus centralisée pour la mise en œuvre de ses politiques, faisant des gouvernements nationaux les principaux interlocuteurs. Les Plans nationaux énergie-climat, les Plans sociaux pour le climat, la Facilité pour la reprise et la résilience, ainsi que les Plans nationaux de restauration de la nature ont renforcé ce modèle. Officiellement justifié par des impératifs d’efficacité et de simplification, ce choix a en réalité creusé un fossé en matière de gouvernance : alors que les collectivités locales sont responsables de plus de 70 % des mesures d’atténuation du changement climatique, elles sont souvent exclues de l’élaboration des stratégies nationales qui les concernent directement.

Aujourd’hui, les collectivités locales sont largement écartées des processus de décision. Selon le rapport du CCRE « Perspectives locales de la transition verte pour un Pacte vert inclusif et compétitif », plus des deux tiers des collectivités interrogées déclarent ne pas avoir eu l’opportunité de participer aux consultations sur la transposition de la législation verte, et seulement 4 % des régions et municipalités estiment avoir été réellement prises en compte.

La prochaine révision du budget de l’UE (CFP) pourrait aggraver cette tendance. L’idée de regrouper tous les financements climatiques et de transition verte dans un seul plan national gagne du terrain. Sur le papier, cela semble plus simple. Mais cela risque d’affaiblir davantage le rôle des collectivités locales, en les réduisant à de simples exécutants de stratégies descendantes, plutôt que de les considérer comme des acteurs essentiels de la transition. (En savoir plus dans le document de position du CCRE sur le CFP ici.)

L’OCDE souligne l’importance d’une approche territoriale de l’action climatique, recommandant que les gouvernements nationaux facilitent l’élaboration d’objectifs climatiques infranationaux adaptés aux réalités locales et garantissent un financement adéquat pour leur mise en œuvre. Sans implication directe dans l’élaboration des stratégies nationales, les collectivités locales et régionales se retrouvent avec des ressources limitées et peu d’influence, malgré leur rôle clé dans la construction de stratégies d’investissement à long terme sur le terrain.


Une transition verte qui ne peut être déconnectée des territoires

Le rapport Draghi a souligné l’urgence pour l’Europe d’accélérer sa transition vers une économie neutre en carbone et de déployer des investissements massifs dans les technologies vertes pour renforcer la compétitivité européenne. Décarbonation de l’industrie, déploiement des énergies renouvelables, développement des infrastructures de transport durable : le succès de ces priorités politiques dépend fortement d’une approche territoriale. Où seront situées les nouvelles vallées de l’hydrogène ? Comment les zones rurales s’adapteront-elles aux nouveaux usages des sols et à la production d’énergie ? Quel rôle les villes moyennes joueront-elles dans la politique industrielle verte ? Comment renforcer les pôles de compétitivité pour structurer ces dynamiques locales et créer des synergies entre entreprises, centres de recherche et collectivités locales ? Autant de questions qui ne peuvent être résolues uniquement au niveau national. (Lire aussi notre réaction à la Boussole de la compétitivité.)

Ignorer cette dimension comporte des risques majeurs. Sans approche territorialisée, la mise en œuvre du Pacte vert pourrait conduire à une concentration des investissements et des emplois verts dans quelques régions déjà compétitives, laissant les autres en difficulté pour attirer des financements. La politique de cohésion, qui a historiquement été le principal outil de l’UE pour assurer un développement équilibré, devrait être au cœur de la mise en œuvre de la politique industrielle verte de la nouvelle Commission européenne.


Intégrer la gouvernance multiniveaux dans la transition verte

Alors que l’UE entre dans une nouvelle phase de son action climatique, elle doit résoudre une contradiction fondamentale : le Pacte vert ne pourra réussir que s’il est mis en œuvre localement, mais son modèle de gouvernance devient de plus en plus centralisé. Si la Commission européenne souhaite véritablement atteindre la neutralité climatique tout en préservant la cohésion sociale et territoriale, elle doit développer un cadre de gouvernance robuste et inclusif.

Dans cette optique, trois priorités doivent guider l’approche de l’UE :

1️⃣ Accorder aux collectivités locales et régionales un rôle formel dans l’élaboration des plans nationaux de mise en œuvre de la législation européenne. Ces plans ne doivent pas être de simples exercices technocratiques mais de véritables processus de co-construction.

2️⃣ Préserver et renforcer l’accès des collectivités locales et régionales aux financements européens. Les idées émergentes de la Commission pour le prochain budget — notamment un recentrage sur un plan national unique et un éventuel fonds européen unique pour la compétitivité — risquent d’écarter les acteurs locaux et de concentrer les ressources dans les régions déjà compétitives, privant les autres des moyens financiers nécessaires pour réussir leur transition. Garantir un accès direct aux financements pour les collectivités locales est essentiel pour éviter des disparités croissantes en matière d’investissements.

3️⃣ Reconnaître les collectivités locales et régionales comme des investisseurs majeurs. Elles représentent plus de la moitié des investissements publics dans les infrastructures liées au climat. Leur capacité d’investissement doit être renforcée, et non entravée.

Faire avancer le Pacte vert de manière collaborative et adaptée aux territoires permettra non seulement d’améliorer la compétitivité de l’UE, mais aussi de la positionner en leader dans la transition mondiale vers une économie plus durable. Face à un contexte géopolitique, économique et écologique en mutation rapide, un modèle de gouvernance plus inclusif, reconnaissant un rôle formel aux collectivités locales et régionales, est plus crucial que jamais.

Pour plus d’informations, contactez l’auteur de l’article:

Agenda Verte de l’UE 2025

Green City - News Section

Pourquoi c’est important pour les gouvernements locaux et régionaux (GLR) et ce qu’il faut surveiller prochainement


Des nouveaux objectifs climatiques aux réglementations actualisées sur les déchets, l’Union européenne met en place des politiques qui façonneront l’avenir des villes et des municipalités. Si ces décisions peuvent sembler éloignées du quotidien, elles ont un impact direct sur les gouvernements locaux – influençant les factures d’énergie, les transports publics, la gestion de l’eau et la collecte des déchets.

Les autorités locales et régionales sont en première ligne de la transition écologique. Ce sont elles qui transforment les politiques européennes en projets concrets : rénovation énergétique des bâtiments, modernisation des transports publics et garantie d’un air et d’une eau propres pour les citoyens. Mais face aux nombreuses initiatives européennes en préparation, quels sont les points d’attention pour les gouvernements locaux dans les mois à venir ?

1. Climat et énergie : de nouveaux objectifs aux impacts locaux

La Boussole de la compétitivité de la Commission européenne définit les principales mesures climatiques et énergétiques pour 2025, notamment une révision de la loi climat et un Pacte pour une industrie propre. Ces mesures influenceront les prix de l’énergie, les projets d’énergies renouvelables locales et le financement des infrastructures vertes.

Par ailleurs, l’UE s’attaque à la précarité énergétique avec des plans visant à mieux protéger les ménages vulnérables face à la hausse des coûts. Les gouvernements locaux, souvent en charge des logements sociaux et des programmes d’énergie communautaire, devront se préparer à ces évolutions.

2. Eau et déchets : des règles plus strictes, des responsabilités accrues

La gestion de l’eau devient une priorité pour l’UE, avec la Stratégie pour la résilience de l’eau du Parlement européen qui encourage une action renforcée contre la pollution, pour l’efficacité et l’adaptation au climat. Cela signifie que les villes devront investir dans de meilleures infrastructures pour sécuriser l’approvisionnement en eau et prévenir les inondations.

En parallèle, la révision de la Directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires introduit des normes de qualité de l’eau plus strictes et renforce l’application du principe du pollueur-payeur, garantissant que les industries – et non les contribuables – assument les coûts du traitement des eaux usées.

Concernant les déchets, les nouvelles règles européennes sur les emballages en vigueur ce mois-ci obligeront les villes à adapter leurs programmes de collecte pour respecter des normes plus élevées. De plus, les nouvelles règles de responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les textiles imposeront aux entreprises de mieux gérer les déchets qu’elles produisent, allégeant ainsi une partie du fardeau des services de gestion des déchets municipaux.

3. Mobilité : des changements pour les transports publics et l’aménagement urbain

Le Plan d’investissement pour des transports durables et le Plan pour le rail à grande vitesse de l’UE influenceront les stratégies de mobilité urbaine. Pendant ce temps, le CCRE veille à ce que les gouvernements locaux aient une voix au sein du Groupe d’experts de l’UE sur la mobilité urbaine, notamment sur des sujets comme l’accès des entreprises aux centres-villes et le développement des infrastructures cyclables.

4. Financements verts : comment les villes peuvent accéder à plus de fonds européens

L’un des plus grands défis pour les gouvernements locaux dans la transition écologique est le financement. Le nouveau Groupe de projet de la Commission européenne sur le logement abordable se concentrera sur la mobilisation de fonds pour les rénovations énergétiques, notamment via le Fonds social pour le climat.

Et ensuite ? Restez informés et engagez-vous

Avec l’évolution constante des politiques européennes, les gouvernements locaux doivent anticiper ces changements. Les prochains mois seront déterminants pour la mise en œuvre de ces mesures et leur impact sur les villes et régions européennes.

Vous voulez en savoir plus sur l’action du CCRE pour défendre les intérêts des gouvernements locaux et régionaux dans la transition verte ?

Contactez Axelle Griffon (axelle.griffon@ccre-cemr.org) et Edoardo Bodo (edoardo.bodo@ccre-cemr.org).

Appel à propositions pour le jumelage

Twinning - Call for Proposals

Appel à propositions pour le sous-financement 2025 – prolongé jusqu’au mardi 20 mai


Forts du succès de la phase pilote de 2024, le CCRE est heureux d’annoncer le lancement de la deuxième édition du programme de sous-financement, dans le cadre du projet SPICE — Renforcer les Gouvernements Locaux et Régionaux pour une Mise en Œuvre Durable des Politiques et l’Engagement Citoyen en Europe.

Cette initiative est financée par la Commission européenne dans le cadre du programme Citoyens, Égalité, Droits et Valeurs (CERV).

Cet appel à propositions est ouvert aux associations membres du CCRE et vise à renforcer les échanges et activités de jumelage entre les gouvernements locaux et régionaux de l’UE. L’accent est mis sur la promotion des valeurs européennes et la réponse aux défis majeurs tels que la démocratie, la participation citoyenne, l’égalité des genres et l’inclusion.

Les membres intéressés sont encouragés à participer et à contribuer à renforcer la coopération à travers l’UE. Pour plus de détails et pour soumettre votre proposition, veuillez consulter les lignes directrices complètes et remplir les formulaires ci-dessous.

Dernier appel pour le budget de l’UE

MFF - Position paper News 2025

Les gouvernements locaux et régionaux lancent un dernier appel aux institutions de l’UE pour une véritable implication dans l’élaboration du budget européen


L’avenir du budget de l’UE est à un tournant décisif. Alors que la Commission européenne lance les consultations sur le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) post-2027, les gouvernements locaux et régionaux de toute l’Europe, représentés par le CCRE, demandent un changement fondamental : un budget de l’UE inclusif, décentralisé et réellement aligné sur les besoins des villes, des municipalités et des régions.

Cela signifie que les futurs plans nationaux et les priorités d’investissement ne doivent pas être imposés d’en haut, mais élaborés en concertation avec les gouvernements locaux et régionaux, à l’image du Principe de Partenariat appliqué dans la politique de cohésion. Ce n’est qu’à cette condition que les investissements de l’UE répondront réellement aux besoins des citoyens.

Le nouveau document de position du CCRE sur le CFP post-2027 propose une vision claire d’une réforme budgétaire qui renforce la gouvernance multi-niveaux et donne aux gouvernements locaux et régionaux les moyens d’être des acteurs essentiels de la mise en œuvre efficace du budget de l’UE sur le terrain. Face à l’accroissement des inégalités sociales et économiques, à l’urgence climatique et à une instabilité géopolitique croissante, l’Europe ne peut pas se permettre de marginaliser les collectivités locales et régionales, qui mettent en œuvre plus de 70 % des politiques de l’UE sur le terrain.

Les plans nationaux doivent inclure des consultations obligatoires des collectivités locales et régionales

La feuille de route pour le prochain CFP montre que la Commission européenne souhaite établir des plans nationaux uniques pour les réformes et les investissements, en s’appuyant sur des priorités définies au niveau européen. La Commission cite la Facilité pour la Reprise et la Résilience (FRR) comme un modèle à suivre pour lier investissements et réformes, et envisage d’appliquer ce cadre à deux tiers du budget de l’UE (politique de cohésion et politique agricole commune).

Le CCRE met en garde la Commission européenne : le modèle de la FRR a échoué en matière de gouvernance multi-niveaux. Faute d’obligation de consultation des collectivités locales et régionales, celles-ci ont été largement exclues des discussions dans la plupart des États membres.

La Commission européenne doit garantir que l’élaboration des plans nationaux et des priorités d’investissement se fasse avec une consultation réelle des collectivités locales et régionales, à l’image du Principe de Partenariat en politique de cohésion. C’est la seule manière de s’assurer que les investissements de l’UE sont adaptés aux besoins réels de la population.

« L’UE est plus que ses institutions et ses 27 États : elle appartient à ses citoyens, à ses municipalités, à ses villes et à ses régions. Des décisions basées uniquement sur des tendances macroéconomiques risquent de la déconnecter des citoyens. »
— Gunn Marit Helgesen, Présidente du CCRE

Les priorités du CCRE pour le budget de l’UE post-2027

Le document de position du CCRE, soutenu par les associations nationales des collectivités locales et régionales d’Europe, propose des mesures concrètes pour réformer le budget post-2027 et améliorer son efficacité :

✅ Donner aux municipalités, villes et régions un rôle de planification, et pas seulement d’exécution
➡️ Le Principe de Partenariat doit être obligatoire dans tous les programmes financés par l’UE, pour que les fonds répondent aux besoins réels des collectivités.

✅ Décentraliser la politique de cohésion
➡️ Renforcer la capacité des collectivités locales et régionales à gérer les fonds de l’UE, afin que les investissements répondent aux besoins locaux et soutiennent un développement territorial équilibré.

✅ Diversifier les instruments de l’UE pour mieux soutenir les villes et les territoires
➡️ Aller au-delà des fonds de gestion partagée et augmenter les financements directs, afin que toutes les collectivités locales, grandes ou petites, urbaines ou rurales, puissent accéder aux fonds européens.

✅ Simplifier et alléger les mécanismes de financement de l’UE
➡️ Réduire la bureaucratie pour les autorités de gestion et les bénéficiaires. Parmi les propositions du CCRE :

  • Un ensemble unique de règles pour tous les bénéficiaires des fonds européens.
  • Plus de flexibilité pour adapter les priorités aux réalités locales.
  • Harmonisation des processus d’audit pour éviter la multiplication des contrôles.

✅ Renforcer les synergies entre les fonds européens
➡️ Le prochain CFP doit mieux coordonner les instruments de financement de l’UE pour maximiser leur impact sur les territoires.

Participez à la consultation publique !

Les collectivités locales et régionales ne doivent pas être mises à l’écart dans l’élaboration du budget de l’UE post-2027.

La consultation de la Commission européenne ne doit pas se limiter à une simple formalité administrative. Consulter ne suffit pas : les nouvelles réglementations budgétaires de l’UE doivent imposer l’implication des collectivités locales et régionales dans la définition des investissements pour qu’ils répondent aux besoins réels des citoyens.

Utilisez cette consultation publique — ouverte jusqu’au 7 mai 2025 — pour exiger une place à la table des négociations et un budget qui serve réellement nos communautés.
🇪🇺 Une Europe plus forte et plus inclusive commence par ses territoires. Exprimez-vous avant qu’il ne soit trop tard !

Lisez le document de position du CCRE ici

Contribuez à la consultation publique sur le futur budget de l’UE ici :
https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/ip_25_486

Démocratie en Turquie

Democracy in Turkiye - News 2025

La Présidence du CCRE rencontre le Président de l’Union des Municipalités de Turquie (UMT) pour échanger sur la démocratie turque


La démocratie locale et les élus en Turquie font face à des défis majeurs, avec des maires révoqués ou emprisonnés, remplacés par des administrateurs nommés par le gouvernement. Ces actions sapent les principes démocratiques et menacent les fondements mêmes de l’autonomie locale et des droits humains.

Le 3 mars, Ekrem İmamoğlu, maire de la municipalité métropolitaine d’Istanbul et président de l’UMT, a participé à une réunion extraordinaire de la Présidence du CCRE pour partager un témoignage direct sur la situation en Turquie. Son intervention a mis en lumière les dures réalités auxquelles sont confrontés les maires d’opposition, les conséquences profondes sur la gouvernance locale et les diverses initiatives mises en place pour résister à ces pressions.

Le CCRE exprime sa pleine solidarité avec tous les dirigeants locaux en Turquie et ailleurs qui défendent la démocratie locale et le droit fondamental de servir librement leurs communautés.

Déclaration sur la guerre en Ukraine

Ukraine Declaration - News 2025

Le CCRE publie une déclaration réaffirmant son soutien et appelant à une action internationale


Trois ans après le début de la résistance de l’Ukraine face à l’invasion à grande échelle de la Russie, les représentants élus locaux et régionaux du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) réaffirment leur soutien indéfectible à l’Ukraine et à son peuple.

Le CCRE a publié une déclaration officielle condamnant la guerre menée par la Russie et appelant à une action internationale décisive.

Appel contre les attaques visant les maires ukrainiens

Les représentants élus locaux et régionaux sont en première ligne de cette guerre, veillant à la continuité des services essentiels malgré des conditions extrêmement difficiles. Pourtant, ils sont également devenus des cibles d’agressions.

Le CCRE dénonce l’enlèvement de maires ukrainiens et soutient l’appel de l’Association des villes ukrainiennes exigeant la libération immédiate de ceux qui sont encore détenus :

  • Oleksandr Babych – Maire de Hola Prystan (région de Kherson)
  • Ihor Kolykhaiev – Maire de Kherson
  • Anatolii Siryi – Starosta de Novi Borovychi (région de Tchernihiv)

Le CCRE condamne également les emprisonnements arbitraires, les actes de torture et les assassinats de citoyens ukrainiens en captivité en Russie, notamment :

  • Yevhenii Matvieiev – Maire de Dniprorudne (région de Zaporijjia)
  • Oleksii Vynnychenko – Starosta de Hrebenykivka (région de Soumy)

Appel à une adhésion pleine et entière de l’Ukraine à l’UE

La victoire de l’Ukraine et une paix juste, permettant sa reconstruction, nécessitent un engagement total de l’Union européenne et de ses États membres.

Le CCRE s’engage à renforcer la résilience, la reconstruction et la gouvernance démocratique en Ukraine. Dans sa déclaration, il réaffirme son engagement à :

  • Soutenir la reconstruction des municipalités et régions ukrainiennes à travers des partenariats et des échanges.
  • Plaider pour l’intégration complète de l’Ukraine dans l’Union européenne afin d’assurer sa stabilité et prospérité à long terme.
  • Maintenir la coopération entre les collectivités territoriales européennes et ukrainiennes à travers plusieurs initiatives clés :
    • La plateforme de mise en relation, facilitant la coopération entre municipalités et régions.
    • La communauté Bridges of Trust, renforçant la gouvernance démocratique, favorisant les partenariats, accélérant la reconstruction et soutenant l’intégration européenne de l’Ukraine.
    • L’Alliance européenne des villes et régions pour la reconstruction de l’Ukraine, coordonnant les efforts pour reconstruire les communautés locales.

Un appel à l’action

Alors que la guerre se poursuit, il est temps pour les institutions européennes, les gouvernements nationaux et les collectivités territoriales d’intensifier leur soutien à l’Ukraine. Le chemin vers la paix et la reconstruction exige une action décisive, une coopération durable et un engagement en faveur de la justice.

Le CCRE appelle la communauté internationale à défendre fermement la démocratie, la paix et l’état de droit. Nous demandons la victoire de l’Ukraine et une paix juste, permettant à ses villes, régions et citoyens de reconstruire un avenir meilleur.

Lire la déclaration complète du CCRE :

Pour plus d’informations, contactez :

Formation locale FOSTER

Foster Training News 2025

Construire une gouvernance tournée vers l’avenir pour la résilience climatique


Comment les gouvernements locaux et régionaux peuvent-ils se préparer aux défis environnementaux de demain ? Le 23 janvier 2025, le CCRE a organisé une formation locale FOSTER, réunissant des experts, des décideurs politiques et des dirigeants locaux pour explorer des approches de gouvernance innovantes en faveur d’un avenir résilient face au climat.

FOSTER (Future Oriented Solutions Towards Environmental Resilience) est une initiative financée par l’UE sur deux ans, visant à renforcer la capacité des autorités locales et régionales à anticiper et répondre aux défis climatiques. Grâce à une gouvernance participative, à la prospective stratégique et au renforcement inclusif des capacités, ce projet permet aux acteurs locaux d’élaborer des politiques adaptées aux besoins de leurs communautés.

Principaux enseignements de la formation

Lors de cet événement, les participants ont approfondi les thématiques suivantes :

✅ Communication inclusive – Comment les gouvernements locaux peuvent rendre leurs messages accessibles et représentatifs de la diversité des communautés.

✅ Démocratie participative – Renforcer l’engagement civique et favoriser la confiance entre les gouvernements et les citoyens.

✅ Femmes en politique – Une étude du CCRE mettant en lumière les obstacles rencontrés par les femmes en position de leadership et les stratégies pour promouvoir l’égalité des genres.

✅ Prospective stratégique et planification de scénarios – Fournir aux gouvernements locaux des outils pour anticiper les risques et opportunités futurs.

✅ Villes durables – Explorer des solutions urbaines durables grâce à des discussions prospectives.

Cette formation ne se limitait pas au partage de connaissances : elle était axée sur l’action. Elle a permis aux acteurs locaux d’acquérir des outils pratiques pour co-construire des politiques anticipant les risques climatiques, mobiliser les communautés et garantir une résilience environnementale à long terme.

📥 Téléchargez les supports de formation ici

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Pour plus d’informations, contactez :

Boussole de la compétitivité

L’Europe des régions est morte, vive l’Europe des industries


Si vous croyiez encore en une « Europe des régions » malgré tous les signes d’une renationalisation des politiques européennes, la dernière communication de la Commission européenne, « Une boussole de la compétitivité pour l’UE », pourrait bien donner l’impression d’un coup fatal porté à l’idée que le projet européen se construit aussi au niveau local, au plus proche des citoyens.

Les signaux d’alerte étaient nombreux : ces dernières années, l’UE a modifié son « modèle de mise en œuvre » des fonds, aboutissant de facto à une recentralisation. Après les Plans stratégiques nationaux de la PAC, les Plans nationaux pour le climat social et les Plans nationaux pour la reprise et la résilience, il ne faisait plus aucun doute que la Commission européenne cherche à simplifier son administration en instaurant un point de contact unique dans les États membres, de préférence auprès des ministères des Finances. La manière dont ces États organisent et rédigent leurs plans nationaux, en concertation ou non avec les niveaux de gouvernance infranationaux et les parties prenantes concernées, échappe au champ d’action de la Commission.

Les maires, responsables de comtés ou des régions connaissent pourtant mieux que quiconque leur écosystème local et les opportunités de développement sur leur territoire. Le cadre de compétitivité devrait s’appuyer sur eux et proposer non pas un autre plan national centralisé, mais des plans territoriaux de compétitivité, garantissant une cohérence territoriale des investissements en faveur de la croissance et de la compétitivité. Or, dans cette communication, les rares mentions des collectivités locales et régionales concernent uniquement leur rôle dans la simplification des procédures administratives au service du secteur privé.

Avec cette Boussole de la compétitivité, l’Union réaffirme au moins un objectif commun à suivre pour les gouvernements, à tous les niveaux. Il existe un large consensus sur l’importance du renouvellement industriel, de la recherche et de l’innovation, ainsi que de la transition vers une économie bas carbone, autant de priorités essentielles qui doivent améliorer la vie des Européens – car c’est bien cela, l’objectif final, n’est-ce pas ? Mais pour que cette vision devienne réalité, un élément clé fait défaut : une vision territoriale.

Les start-ups, universités, laboratoires de recherche, usines… doivent tous être physiquement implantés quelque part : dans une municipalité, une ville, une région. Un endroit disposant d’une connexion Internet haut débit, de solutions de transport et de mobilité efficaces pour les salariés, d’infrastructures permettant de recevoir ou d’expédier des marchandises, de services publics de qualité pour attirer et retenir une main-d’œuvre qualifiée, et où les taxes prélevées sur ces activités économiques contribuent aux revenus municipaux et bénéficient à l’ensemble de la communauté locale[1].

La communication reconnaît certes la nécessité d’investissements publics pour réduire les risques et stimuler l’investissement privé, mais elle passe totalement sous silence le rôle majeur des collectivités locales et régionales dans le pilotage des investissements publics. Or, ces gouvernements infranationaux sont responsables de 53 % du total des investissements publics dans l’UE[2]. Pourtant, ils sont de plus en plus contraints de contribuer aux efforts de consolidation budgétaire des États membres, ce qui réduit progressivement leurs capacités d’investissement.

Un des principaux risques liés à l’absence totale de vision territoriale est d’exacerber le principal inconvénient du marché unique : la concentration du capital, de la richesse et des forces de travail dans quelques pôles déjà attractifs, laissant des régions entières à la traîne. La politique de cohésion a justement été créée pour éviter ce phénomène et orienter les investissements publics européens vers des territoires qui, autrement, peineraient à attirer des entreprises, des investisseurs ou des chercheurs.

La Boussole de la compétitivité n’est probablement qu’un avant-goût de ce que la Commission européenne prépare pour l’architecture des fonds européens dans son prochain cadre financier pluriannuel. La communication indique clairement que « la proposition relative au cadre financier pluriannuel (CFP) sera l’occasion de simplifier et d’harmoniser l’accès aux instruments de financement de l’UE – actuellement dispersés entre trop de programmes – dans tous les domaines ». La Commission confirme ainsi les rumeurs et fuites selon lesquelles un unique plan national pourrait être instauré pour tous les fonds actuellement gérés en gestion partagée, c’est-à-dire tous les fonds de la politique de cohésion et de la politique agricole commune. Un scénario catastrophe où les priorités d’investissement et de réforme seraient décidées au plus haut niveau européen sans aucun lien avec les besoins des citoyens et des territoires où ces fonds sont dépensés – ce qui est déjà le cas avec le Semestre européen[3].

La seule solution pour concilier l’objectif européen global de compétitivité avec les besoins réels des citoyens, où qu’ils vivent, est d’ancrer la gouvernance multiniveau dans l’agenda de la compétitivité et dans le prochain budget à long terme de l’UE.


Références

[1] Centre commun de recherche de l’UE, Les taxes locales sur l’activité économique dans les municipalités des États membres de l’UE, Centre commun de recherche européen – https://publications.jrc.ec.europa.eu/repository/handle/JRC129095

[2] OCDE (2024), Structures et finances des gouvernements infranationaux, OCDE, Paris – https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/topics/policy-issues/subnational-finance-and-investment/subnational-governments-infrastructure-finance-2024.pdf/_jcr_content/renditions/original./subnational-governments-infrastructure-finance-2024.pdf

[3] CEMR, Décisions prises au sommet, conséquences locales : Comprendre le Semestre européen, 2024 – https://ccre-cemr.org/wp-content/uploads/2024/11/EU-Semester-Study-2024.pdf

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