Skip to main content

Libération des maires ukrainiens

Mayors in Ukraine - News 2023

Le CCRE soutient l’Ukraine et appelle à la libération des maires capturés


À l’occasion du premier anniversaire du début de l’agression russe contre l’Ukraine, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) demande la libération de cinq maires ukrainiens enlevés.

Dans une déclaration publiée par le Secrétariat du CCRE, la présidente Gunn Marit Helgesen condamne fermement la violation de la souveraineté de l’Ukraine :

« Un an après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, je tiens à réaffirmer mon soutien indéfectible à nos collègues ukrainiens, en particulier aux dirigeants locaux détenus. »

Gunn Marit Helgesen rappelle l’enlèvement d’élus locaux ukrainiens :

« Au cours de l’année écoulée, 35 maires ukrainiens ont été enlevés, et cinq sont toujours détenus par les forces russes. S’en prendre aux représentants élus locaux est une attaque contre les fondements mêmes de notre Europe — une Europe fondée sur le respect de l’État de droit et des libertés. Il ne peut y avoir d’Europe libre sans une Ukraine libre. »

Une déclaration de soutien

À l’occasion de cet anniversaire, le CCRE a également publié une déclaration (EN, FR, UA) réitérant son soutien total à l’Ukraine et à son peuple. L’organisation dénonce la violence ciblant les civils innocents ainsi que les élus locaux et régionaux faits prisonniers :

« Nous réaffirmons notre plein engagement à soutenir le peuple ukrainien et les représentants élus locaux et régionaux dans leur chemin vers la victoire et la reconstruction. »

Le CCRE rejoint ainsi la communauté internationale dans son soutien ferme à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine et appelle la Fédération de Russie à cesser sa guerre illégale.

Aide financière et humanitaire

Au cours de l’année passée, le CCRE et ses organisations partenaires ont exprimé leur solidarité avec l’Ukraine à travers de nombreuses actions, notamment par la mobilisation d’aide humanitaire.

L’Association des villes et communes de Slovaquie (ZMOS) a ainsi alloué 50 000 € d’aide humanitaire. Elle a également envoyé des milliers de colis contenant des fournitures médicales (pansements, compresses, désinfectants), des kits d’hygiène et des sacs de couchage d’urgence.

D’autres membres du CCRE — municipalités, régions, ONG et citoyens — ont également apporté leur aide financière. Par exemple, la municipalité de Tõrva, l’une des plus petites d’Estonie, a transféré 10 000 € de son budget local et a collecté plus de 2 000 € auprès de ses habitants pour soutenir sa ville jumelée en Ukraine, Baranivka.

Accueil des réfugiés

Les municipalités européennes ont aussi joué un rôle central en accueillant des réfugiés ukrainiens. Le CCRE et les collectivités locales ont coordonné leurs efforts pour leur venir en aide :

  • Hébergement,
  • Scolarisation des enfants,
  • Aide administrative,
  • Enseignement des langues locales.

La ville de Tbilissi a rendu les transports publics gratuits pour tous les citoyens ukrainiens, ainsi que l’accès aux services municipaux, centres culturels, sportifs et éducatifs. La municipalité a également organisé une campagne de don de sang.

Initiatives et partenariats solidaires

La solidarité s’est aussi manifestée par le maintien et la création de partenariats internationaux.
Dans le cadre de l’initiative Bridges of Trust, la municipalité de Ukmergė (Lituanie) a signé un accord de partenariat avec la ville ukrainienne de Korosten pour renforcer leur coopération.

Le maire de Korosten, Volodymyr Moskalenko, a salué cette amitié :

« Chacune de nos conversations commence par la question : ‘Comment pouvons-nous vous aider ?’ »
Selon lui, « la ville a trouvé de véritables amis ».

Et pour l’avenir ?

L’attaque russe ayant laissé de nombreuses villes ukrainiennes en ruines, la reconstruction sera un enjeu majeur dans les années à venir.
Des efforts sont déjà en cours, principalement à l’échelle régionale, mais le CCRE appelle ses membres à intensifier leur soutien.

En soutenant pleinement l’initiative phare du CCRE — le programme de partenariat avec les municipalités ukrainiennes, actuellement mis en œuvre avec l’appui du programme U-LEAD with Europe, les collectivités locales peuvent contribuer à la reconstruction de l’Ukraine et renforcer la coopération internationale municipale.

RFSC – Villes Globales

RFSC - News 2022

C’est terminé ! Le réseau pilote « Global Goals for Cities » est achevé !


À travers l’Europe, les 19 villes membres du réseau se sont rendues visite, ont appris les unes des autres et ont élaboré ensemble leurs plans d’action intégrés, afin de mieux mettre en œuvre les Objectifs de Développement Durable (ODD) dans leur planification urbaine stratégique.

Pour garantir la réalisation de l’Agenda 2030 et de ses 17 objectifs, les villes sont des actrices clés. Des villes plus durables permettent de bâtir une planète meilleure. C’est pourquoi URBACT et le CCRE ont soutenu la création du réseau pilote Global Goals for Cities, dont l’objectif est d’accélérer les progrès vers la réalisation des ODD.
Dans ce cadre, 19 villes ont été sélectionnées et ont démontré leur engagement à localiser les ODD.

Nos 19 villes ont également organisé ou participé à des événements nationaux et internationaux pour présenter et partager leurs expériences et leurs résultats.

Pour mieux comprendre comment les villes peuvent contribuer aux ODD, elles ont utilisé le Cadre de Référence pour les Villes Durables (RFSC) ainsi que d’autres outils d’URBACT. Ces outils leur ont permis :

  • d’analyser les lacunes et priorités de leurs stratégies locales,
  • d’identifier les meilleures actions pour progresser sur les objectifs choisis,
  • de concevoir leurs plans d’action intégrés,
  • et d’intégrer les ODD dans leurs stratégies urbaines à long terme.

Enfin, le réseau a développé une boîte à outils pédagogique sur le programme Global Goals for Cities, disponible en ligne, afin d’aider toutes les villes à mieux localiser et mettre en œuvre les ODD dans leurs politiques locales.

Appel d’offres

Bridges of Trust Branding - News 2024

Recherche d’une expertise externe pour développer des partenariats en France et en Espagne


Le CCRE recherche une expertise externe pour créer et développer des partenariats entre des municipalités ukrainiennes et des collectivités locales en France et en Espagne.

Date limite de candidature : 7 mars 2023

Pour plus d’informations, consultez notre appel d’offres.

Appel d’offres

Proposal - News

Recherche d’une expertise externe pour développer des partenariats en Italie


Le CCRE recherche une expertise externe pour créer et développer des partenariats entre des municipalités ukrainiennes et des collectivités locales en Italie.

Date limite de candidature : 3 mars 2023

Pour plus d’informations, consultez notre appel d’offres.

La Jeunesse, c’est Important

Youth Matters - News 2022

La jeunesse compte : Un livret pas à pas pour créer un conseil de jeunes solide


Les conseils de jeunes permettent aux jeunes de mieux comprendre la démocratie et d’y participer activement. Malheureusement, de nombreuses villes n’ont pas une longue tradition en la matière et peuvent même avoir des difficultés à créer et faire fonctionner un conseil de jeunes. C’est pourquoi la Direction norvégienne pour l’enfance, la jeunesse et les affaires familiales (Bufdir) et l’Association des autorités locales et régionales (KS) ont décidé d’organiser ensemble un atelier pour jeunes conseillers et, à partir de celui-ci, de créer une brochure pour un conseil de jeunes « clé en main ».

Les conseils de jeunes de Karasjok, Alta et Hammerfest se sont réunis à l’été 2022 pour en apprendre davantage sur la manière de s’organiser efficacement, de former les nouveaux membres et de participer plus activement à la vie locale.

Les organisateurs ont jugé important de partager leurs expériences afin d’éviter de repartir de zéro. Bufdir a décidé de se concentrer sur la participation des jeunes aux affaires publiques, car celle-ci est inscrite dans les droits de l’enfant et l’article 104 de la Constitution norvégienne.

Ne pas négliger les jeunes

L’atelier a reçu l’approbation du maire adjoint de Karasjok, John Nystad. Il a souligné l’importance d’avoir un conseil de jeunes dans sa municipalité et espère à l’avenir renforcer la coopération avec les jeunes. Selon lui, pour que les souhaits des jeunes se réalisent, les politiciens locaux doivent les soutenir pleinement. L’essentiel est de ne pas négliger les enjeux qui concernent les jeunes.

Lors de l’atelier, les jeunes conseillers ont partagé leurs connaissances et donné des conseils sur la gestion d’un conseil de jeunes. Ils ont recommandé de prendre la parole, de contacter les administrateurs publics, de suivre le calendrier des réunions politiques de leur municipalité et de coopérer avec les politiciens « adultes ».

Ils ont aussi rappelé l’importance de la diversité et de la représentativité dans le recrutement de nouveaux membres. Comme l’a dit M. Nystad, tout le monde a le droit de s’exprimer, et soulever les problèmes avec les autres habitants permet de mieux répondre aux besoins de tous.

On n’arrête jamais d’apprendre

Henriette Alexandra Mielonen, membre du nouveau conseil de jeunes de Karasjok, a exprimé sa satisfaction vis-à-vis de l’atelier : « C’était très instructif ». Elle reconnaît qu’ils ne savaient pas vraiment comment diriger un conseil auparavant, mais que le fait d’avoir rencontré des membres plus expérimentés d’autres conseils les a beaucoup aidés.

« C’est toujours utile de voir comment les autres travaillent », dit-elle. Ce sont les anciens membres du conseil de jeunes d’Alta qui leur ont donné de nombreuses idées. « Nous ne savions pas que nous pouvions contacter les médias si nous n’étions pas satisfaits », ajoute-t-elle.

Mais comme le rappelle Mlle Mielonen, on n’arrête jamais d’apprendre. C’est pourquoi l’Association des autorités locales et régionales (KS) a produit une nouvelle brochure qui résume les enseignements tirés de l’atelier. Elle estime que cette brochure pourra aider d’autres conseils de jeunes et faciliter leur parcours.

Initiative – Bridges of Trust

Mayors in Ukraine - News 2023

« Bridges of Trust » aidera à reconstruire 30 municipalités ukrainiennes touchées par la guerre russe


Le 15 février 2023, l’initiative « Bridges of Trust » a lancé sa deuxième phase lors d’un événement hybride organisé à Bruxelles. Jusqu’en septembre 2023, 10 associations de gouvernements locaux et régionaux des États membres de l’UE faciliteront la création de 30 nouveaux partenariats municipaux pour contribuer à la reconstruction de l’Ukraine.

L’initiative est soutenue par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), l’Association des Villes d’Ukraine (AUC) et le programme U-LEAD with Europe.

Pour plus d’informations sur cet événement, consultez le communiqué de presse.

Crise énergétique

Covenant of Mayors Event - News 2023

« Les villes en première ligne face à la crise énergétique » : une conférence pour mettre en lumière les solutions locales


Avec la flambée des prix de l’énergie, une grande partie du monde a ressenti les conséquences de l’agression russe en Ukraine. Les autorités locales, en particulier, ont été en première ligne pour faire face à cette crise. Pour réfléchir à cette situation, la Convention des Maires organise une conférence.

« Les villes en première ligne face à la crise énergétique » se tiendra le 30 mars au cœur du quartier européen à Bruxelles. L’objectif de cet événement est de rassembler les villes et leurs représentants afin de discuter de la manière dont leurs efforts pour transformer les infrastructures énergétiques peuvent être utiles à l’avenir. Investir davantage dans une énergie verte et locale pourrait s’avérer crucial, notamment dans le contexte du changement climatique.

Des solutions locales à une crise globale

Jusqu’à présent, ce sont les ménages et les petites et moyennes entreprises qui ont le plus souffert de la crise énergétique. La hausse des prix et l’inflation ont profondément affecté leur mode de vie. Toutefois, réduire la surconsommation pour aller vers un avenir plus durable permet non seulement de lutter contre les problèmes écologiques, mais aussi de montrer son soutien à l’Ukraine.
Se libérer de la dépendance au gaz russe est devenu un objectif central pour de nombreux dirigeants, en coordination avec le plan REPowerEU.

Les maires et leurs gouvernements locaux étant les plus proches des citoyens, la Conférence de la Convention des Maires 2023 offrira à ces autorités l’occasion de présenter fièrement leurs réponses face à la crise. Ce sera aussi une chance de réfléchir à ce que les institutions européennes et les gouvernements nationaux peuvent faire pour mieux aider la population.

L’avenir énergétique de l’Europe

Les participants à l’événement auront l’opportunité de rencontrer des représentants de haut niveau des villes européennes et de leurs institutions. Parmi les personnalités attendues figurent notamment Frans Timmermans, vice-président exécutif de la Commission européenne, et Kadri Simson, commissaire européenne à l’énergie.
Ils discuteront du rôle des institutions européennes et des États membres pour soutenir les initiatives locales visant à réduire la dépendance au gaz russe et à maîtriser la consommation d’énergie.

Des maires et représentants de plusieurs villes européennes prendront part à des tables rondes pour aborder :

  • les défis rencontrés par les autorités locales face à la crise,
  • les économies d’énergie dans le cadre de REPowerEU,
  • un bilan du premier hiver depuis le début de la crise énergétique,
  • les réactions immédiates des gouvernements,
  • les mesures mises en œuvre, leur impact sur les citoyens
  • et surtout : que faire maintenant ?

Inscrivez-vous à la conférence avant le 23 mars ici.

Tragédie en Turquie

Tragedy in Türkiye - News 2023

Séisme : Le CCRE exprime son soutien à l’association turque TBB


Suite au tremblement de terre dévastateur qui a frappé la Turquie et la Syrie, le président et le secrétaire général du CCRE ont adressé une lettre à la présidente de l’Union des municipalités de Turquie (TBB), Fatma Sahin, et à son secrétaire général, Hayri Baraçli.

Le séisme s’est produit à 4 h 00, heure locale, à une profondeur d’environ 18 km, près de la ville turque de Gaziantep, dont la maire est Fatma Sahin, également vice-présidente du CCRE.

Le document cosigné stipule : « C’est avec émotion que nous avons appris aujourd’hui la terrible nouvelle du tremblement de terre à la frontière turco-syrienne. Au nom du CCRE et de ses membres, nous tenons à exprimer notre soutien à votre association en cette période difficile. Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple turc pour la perte de leurs proches. »

Le CCRE et ses associations membres continueront de suivre de près la situation et sont prêts à apporter leur soutien et leur assistance à l’Union des municipalités de Turquie (TBB).

Sauvegarder les investissements locaux

Investing in Europe - News

Pourquoi la réforme de la gouvernance économique de l’UE doit protéger la capacité d’investissement des communes


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a averti que la prochaine réforme du cadre de gouvernance économique de l’UE, y compris le Pacte de stabilité et de croissance (PSC), pourrait compromettre la capacité d’investissement des communes et des régions à travers l’Europe.

Les gouvernements locaux et régionaux sont responsables de près de la moitié de l’ensemble des investissements publics dans l’UE. Ces investissements sont essentiels pour concrétiser les priorités européennes telles que la transition verte, la numérisation et des infrastructures résilientes. Cependant, l’introduction envisagée de plafonds de dépenses nettes risque de pénaliser involontairement les collectivités locales, qui empruntent généralement uniquement pour des investissements de long terme dans des actifs durables.

La réforme et ses implications

La Commission européenne a annoncé son intention de simplifier le PSC en remplaçant certaines règles, y compris l’objectif budgétaire à moyen terme (OMT), par un nouveau système de plafonds de dépenses nettes. Si le CCRE salue l’abandon de l’OMT, qui avait jusque-là limité les investissements locaux à travers les contraintes de déficit et la réduction des transferts des gouvernements centraux, il exprime de vives inquiétudes quant à l’impact des nouveaux plafonds.

L’application de plafonds de dépenses nettes aux communes ferait courir trois risques majeurs :

  • Des charges administratives accrues, car les collectivités locales n’utilisent pas le concept de dépenses nettes dans leur comptabilité.
  • Des décalages politiques, les cycles électoraux locaux ne coïncidant que rarement avec la programmation budgétaire nationale.
  • Des coupes dans l’investissement public, le report de projets d’infrastructures constituant souvent le seul ajustement rapide possible sous des plafonds de dépenses stricts.

Et ce, alors même que l’endettement des collectivités locales reste prudent dans tous les États membres de l’UE et fait déjà l’objet d’un suivi strict au niveau national.

La solution : exclure les dépenses locales

Le CCRE appelle donc à l’exclusion des dépenses des collectivités locales de la définition des plafonds de dépenses nettes dans le PSC réformé. Tout comme les dépenses liées au chômage conjoncturel sont exclues, retirer l’investissement local de ces calculs garantirait que les communes puissent continuer à fournir des services essentiels, à entretenir les infrastructures et à investir dans l’avenir sans être pénalisées par des objectifs budgétaires centralisés.

À un moment où l’Europe a un besoin urgent d’une action locale renforcée pour relever les défis climatiques, numériques et sociaux, affaiblir la capacité d’investissement des communes serait contre-productif. Protéger l’investissement public local dans le cadre de la réforme de la gouvernance économique de l’UE ne relève pas uniquement des budgets : il s’agit de préserver la capacité de l’Europe à concrétiser ses ambitions.

Lire le document de position ici

Pour plus d’informations, contactez :

Fonds de la politique de cohésion 2021-2027

European Town - News

Les villes et municipalités aux commandes des fonds de la politique de cohésion de l’UE ?


Quel est le point commun entre les trolleybus de la zone métropolitaine d’Ostrava (République tchèque), les entreprises alimentaires locales de la région urbaine de Ljubljana (Slovénie) et le festival de danse traditionnelle de Saint-Gervais-d’Auvergne (France) ? Ils ont tous bénéficié de la politique de cohésion européenne via des investissements territoriaux intégrés (ITI) ou des démarches de développement local mené par les acteurs locaux (DLAL).

Derrière le terme « politique de cohésion de l’UE », se cache une diversité de programmes et de financements tels que le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds social européen (FSE) ou encore le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER), bien que ce dernier soit désormais directement rattaché à la Politique agricole commune.

Dans la pratique, ces fonds atteignent des milliers de villes, municipalités et régions, ainsi que d’autres bénéficiaires, par l’intermédiaire des « autorités de gestion », qui peuvent être des ministères nationaux ou des régions. Mais deux dimensions moins connues de ces fonds sont mises en œuvre directement sur le terrain : les ITI et les DLAL.

ITI et DLAL

Les Investissements Territoriaux Intégrés (ITI) et le Développement Local mené par les Acteurs Locaux (DLAL) sont les principaux mécanismes utilisés pour mettre en œuvre les financements de la politique de cohésion européenne de manière intégrée et territorialisée. L’utilisation de ces outils garantit une implication étroite des gouvernements locaux et des parties prenantes dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des fonds européens qu’ils reçoivent.

Ils permettent de mobiliser différents fonds de manière intégrée. Par exemple, une municipalité rurale souhaitant lancer un projet d’inclusion sociale pourrait combiner le FSE et le FEADER dans un seul projet global.

Sur le papier, les ITI et les DLAL sont des outils formidables pour les collectivités locales et régionales… mais qu’en est-il dans la réalité ?

En 2015, nous avons mené une première analyse de l’utilisation des ITI dans différents États membres. Quelques années plus tard, avec le lancement de la nouvelle période de programmation 2021-2027, nous avons renouvelé l’expérience pour comprendre comment ces outils avaient été utilisés dans la période précédente, quels enseignements en avaient été tirés et quelles évolutions avaient été apportées à leur mise en œuvre.
[Cliquez ici pour lire l’étude complète.]

Pour cela, le CCRE a consulté certaines de ses associations membres afin de recueillir des retours sur la mise en œuvre et la planification des outils ITI et DLAL, du point de vue des villes et des municipalités.

Des outils très appréciés, mais des difficultés subsistent

Dans l’ensemble, les nombreux retours reçus ont été très positifs. Les ITI et les DLAL sont considérés comme d’excellents instruments, grâce à leur capacité d’adaptation aux besoins et spécificités locales. Ils permettent aux autorités locales de renforcer leurs compétences en matière de gestion des fonds européens. De plus, ils favorisent le dialogue à plusieurs niveaux entre les collectivités locales et les autorités de gestion (ministère ou région), renforçant ainsi la confiance entre les différents niveaux de gouvernance.

Mais tout n’est pas encore parfait : certains défis demeurent pour exploiter pleinement le potentiel de ces outils, comme la lourdeur administrative encore inhérente aux fonds de la politique de cohésion. Dans la nouvelle analyse du CCRE, nous formulons également plusieurs recommandations pour améliorer le recours aux ITI et DLAL dans la période de programmation actuelle et future.

Lire l’étude ici

Pour plus d’information, contactez :