Les dirigeants locaux et régionaux mettent en garde Von der Leyen contre la marginalisation de la DG REGIO
Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), qui représente 110 000 collectivités locales et régionales et 1 000 000 d’élus à travers l’Europe, adresse une lettre au président de la Commission alors que se multiplient les informations faisant état d’un possible affaiblissement de la Direction générale de la politique régionale et urbaine (DG REGIO).
Bruxelles, le 13 juillet 2026 – Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), la plus grande association européenne de gouvernements locaux et régionaux, a adressé une lettre à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour la mettre en garde contre les graves conséquences qui pourraient résulter de toute mesure visant à affaiblir ou à supprimer la Direction générale de la politique régionale et urbaine (DG REGIO), suite aux informations persistantes concernant une possible restructuration interne.
Dans une lettre envoyée au nom de 110 000 collectivités locales et régionales et d’un million de représentants élus à travers l’Europe, le CCRE souligne qu’une telle mesure ne constituerait pas un simple changement administratif, mais représenterait un changement politique majeur dans la relation entre l’Union européenne et les villes, les communes et les régions chargées de mettre en œuvre sur le terrain une grande partie des politiques de l’UE.
« Si la DG REGIO était considérablement affaiblie ou si son rôle était réduit, cela enverrait un message politique profondément négatif aux gouvernements locaux et régionaux d’Europe : qu’ils n’ont plus de place centrale dans l’architecture institutionnelle de l’Union », écrit Christoph Schanudigel, président du CCRE et président du comté de Karlsruhe (Allemagne).
Le CCRE avertit qu’un affaiblissement de la DG REGIO compromettrait l’expertise, la connaissance du territoire et les partenariats de longue date qui ont fait de la politique de cohésion l’un des instruments les plus efficaces de l’UE pour promouvoir le développement, la compétitivité et la solidarité en Europe.
L’organisation met également en garde contre le risque qu’un rôle réduit de la DG REGIO n’affaiblisse la capacité de la Commission européenne à maintenir un contact direct avec les autorités de gestion chargées de la mise en œuvre des fonds européens, dont beaucoup sont des administrations régionales et locales.
Plutôt que de réduire le rôle de la DG REGIO, le CCRE soutient que les défis actuels exigent un renforcement des capacités territoriales au sein de la Commission européenne. Dans sa lettre, l’organisation souligne que le rôle de la DG REGIO deviendra encore plus important à mesure que la Commission préparera ses projets de plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR) pour le budget de l’UE post-2027. Elle cite également les initiatives récentes de la Commission concernant les îles, les communautés côtières, les régions ultrapériphériques et les régions frontalières orientales comme autant de preuves de l’importance croissante accordée à l’élaboration de politiques territoriales.
Pour que ces ambitions se concrétisent, l’Europe a besoin d’un ancrage institutionnel solide, capable de maintenir le dialogue avec les gouvernements régionaux et locaux et de veiller à ce que les réalités territoriales soient prises en compte dans l’élaboration des politiques de l’UE.
La lettre rappelle également que les collectivités locales et régionales sont responsables de la mise en œuvre de près de 70 % de la législation européenne et sont indispensables à l’efficacité de l’Union, à sa légitimité démocratique et à sa capacité à obtenir des résultats concrets pour les citoyens.
Le CCRE appelle la Commission européenne à clarifier ses intentions concernant la DG REGIO et demande une réunion avec la présidente von der Leyen et les commissaires concernés pour discuter de l’avenir de l’agenda territorial de l’UE.
La lettre, également adressée à Raffaele Fitto, vice-président exécutif chargé de la Cohésion et des Réformes ; Piotr Serafin, commissaire au Budget, à la Lutte contre la Fraude et à l’Administration publique ; et Ilze Juhansone, secrétaire générale de la Commission européenne, a été envoyée à ce stade car, selon Politico, Valère Moutarlier, directeur général adjoint de la direction générale du Marché intérieur, de l’Industrie, de l’Entrepreneuriat et des PME, qui supervise la révision du processus de restructuration de la Commission, devrait donner son avis dans le courant du mois. Les propositions finales de restructuration devraient être présentées par le commissaire au Budget, Piotr Serafin, à Ursula von der Leyen et au Collège d’ici la fin de 2026.
Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Responsable des communications





