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L’Alliance locale réagit à la proposition budgétaire de l’UE

Les propositions budgétaires de l’UE risquent d’exclure les villes et les régions


L’Alliance Locale – une coalition de huit grands réseaux de gouvernements locaux et régionaux – tire la sonnette d’alarme concernant la proposition de la Commission européenne pour le prochain budget de l’UE, avertissant qu’elle pourrait marginaliser les villes et les régions et compromettre la mise en œuvre des priorités clés de l’UE.

La proposition de la Commission pour le cadre financier pluriannuel 2028-2034, présentée le 16 juillet, introduit de nouveaux « Plans de partenariat nationaux et régionaux », censés simplifier le financement européen et réduire les disparités. Cependant, l’Alliance Locale estime que cette approche risque de centraliser le budget de l’UE, d’affaiblir la politique de cohésion, et de marginaliser les gouvernements locaux et régionaux dans la conception et la mise en œuvre des politiques.

Sans affectation claire des Fonds de cohésion à tous les territoires, y compris les villes, et sans gouvernance multiniveaux robuste, les autorités locales et régionales risquent de ne pas disposer des outils nécessaires pour mettre en œuvre les priorités européennes sur le terrain. S’appuyant sur les avertissements de la Cour des comptes concernant l’impact limité et la qualité des projets financés par les fonds de relance, l’Alliance Locale craint que cette nouvelle structure des plans nationaux et régionaux ne réponde pas aux véritables besoins de transition et de cohésion des territoires.

La proposition ne précise pas non plus comment les villes et régions seraient affectées si les gouvernements nationaux ne respectaient pas leurs engagements en matière de réformes ou enfreignaient des conditions transversales comme l’État de droit. Cela pourrait compromettre les progrès réalisés sur des objectifs locaux essentiels tels que les transports propres, le logement abordable, les communautés inclusives, la création d’emplois ou la qualité des services publics, tout en affaiblissant la gouvernance démocratique et le principe de démocratie à plusieurs niveaux.

L’Alliance salue la proposition de création d’un Fonds européen pour la compétitivité et du programme-cadre FP10 pour la recherche et l’innovation, reconnaissant leur potentiel pour combler les écarts de productivité et d’innovation entre les régions. Toutefois, ces deux instruments doivent garantir une implication réelle des villes et régions dans la définition des priorités et dans la mise en œuvre, car compétitivité et cohésion sont deux faces d’une même pièce, comme l’a souligné le rapport Letta.

Alors que les négociations budgétaires se poursuivent, l’Alliance Locale appelle le Parlement européen et le Conseil européen à saisir cette occasion cruciale pour renforcer le rôle des villes et régions, protéger la politique de cohésion et garantir que le budget de l’UE produise des résultats concrets pour les citoyens dans toute l’Europe.

À l’approche des négociations budgétaires, les dirigeants locaux demandent :

  • Que les réformes et les investissements soient définis selon une approche de gouvernance à plusieurs niveaux. Des garanties doivent être incluses dans les Plans de partenariat nationaux et régionaux pour assurer une coopération obligatoire avec les gouvernements locaux dans la conception et la mise en œuvre du plan.
  • Que le chapitre territorial de ces plans soit défini comme une obligation et non comme une option laissée à la discrétion des gouvernements centraux.
  • La mise en place de mécanismes de sauvegarde clairs et exécutoires pour garantir que les autorités locales et régionales puissent accéder directement aux fonds de l’UE, en particulier dans les cas où les gouvernements nationaux retardent ou limitent les décaissements.
  • Une coopération institutionnalisée et concrète avec les villes et les régions dans le cadre du Fonds européen pour la compétitivité (FEC) et du FP10. Les institutions européennes doivent impliquer les gouvernements locaux et régionaux comme partenaires dans la définition des priorités et le renforcement de l’innovation territorialisée.

Note aux rédacteurs :
L’Alliance Locale représente huit réseaux majeurs de gouvernements locaux et régionaux européens : ACR+, CCRE, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS. Ensemble, ils œuvrent pour que le prochain budget de l’UE 2028–2034 serve les citoyens en renforçant le pouvoir d’action des collectivités territoriales dans la mise en œuvre des transitions sur le terrain.

Christoph Schnaudigel, co-président du CCRE, vice-président de la section allemande du CCRE (RGRE), président du district de Karlsruhe (Association allemande des districts), a déclaré :

« Après avoir analysé la proposition de la Commission européenne pour le budget de l’UE, il est clair que les gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe doivent se mobiliser. La proposition ne reconnaît pas la cohésion économique, sociale et territoriale comme un objectif central. En conséquence, la part du budget allouée à la politique de cohésion — y compris le développement social et territorial — a été réduite, avec de réelles conséquences sur la qualité de vie en Europe. En outre, la centralisation de la prise de décision vers les États membres ne permettra pas de répondre aux réalités et aux défis des territoires, rendant le financement européen moins efficace. Nous devons agir fermement dans les mois à venir pour inverser cette tendance et défendre une politique de cohésion forte et inclusive, ainsi que le respect de la gouvernance à plusieurs niveaux. »

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Tribune sur le budget de l’UE

EU budget - Op-Ed news

Ne répétons pas les erreurs de la Facilité pour la reprise et la résilience : les gouvernements locaux doivent participer à l’élaboration du budget à long terme de l’UE


Alors que la Commission européenne s’apprête à dévoiler aujourd’hui, mercredi 16 juillet, sa proposition pour le cadre financier pluriannuel (CFP) post-2027, l’attention se porte sur la manière dont l’UE façonnera sa stratégie d’investissement à long terme.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement le montant des financements, mais aussi la manière dont ces ressources seront planifiées et mises en œuvre — et avec qui.

Lors de la conférence annuelle sur le budget de l’UE en mai, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a opéré un changement de ton.

Pour la première fois, elle a parlé non seulement de plans « nationaux », mais de « partenariats nationaux et régionaux pour les investissements et les réformes ».

Ce changement ne relève pas simplement de la sémantique — mais les paroles doivent être suivies d’actes. Sans mesures concrètes, même le langage le plus inclusif risque de rester lettre morte.

La nouvelle architecture d’investissement proposée s’appuie sur les leçons tirées de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR). Mais à moins de corriger une faille majeure de la FRR — à savoir le manque d’implication des acteurs locaux — les mêmes erreurs se répéteront.

Pour que ces partenariats soient couronnés de succès, ils doivent être co-construits avec les gouvernements locaux et régionaux qui seront chargés de leur mise en œuvre. De la mobilité verte au logement en passant par les infrastructures numériques, la réussite dépend aussi d’une gouvernance adéquate.

Heureusement, nous n’avons pas besoin de repartir de zéro. Le mot « partenariat » renvoie à un modèle existant : les accords de partenariat utilisés dans le cadre de la politique de cohésion. Ces accords exigent déjà que les États membres associent les gouvernements locaux et régionaux à l’élaboration des stratégies d’investissement.

Dans des pays comme la Pologne et le Portugal, cela a conduit à des investissements alignés sur les besoins réels du territoire — revitalisation des zones industrielles, développement du transport durable — montrant que lorsque les acteurs locaux sont impliqués, les financements de l’UE ont un réel impact.

Mais il ne s’agit pas seulement de financements. À l’heure où l’UE cherche à associer investissements et réformes, la gouvernance à plusieurs niveaux doit devenir un principe central de l’agenda des réformes. Nous appelons donc à :

  1. Une approche de co-construction pour les nouveaux partenariats en matière d’investissement et de réforme, avec des mécanismes transparents et structurés permettant l’implication des gouvernements locaux et régionaux dans la définition des priorités, tant au niveau national qu’européen (ex. : Semestre européen).
  2. L’intégration de la gouvernance à plusieurs niveaux dans la dimension réformatrice de ces partenariats, afin de garantir que les États membres ne se contentent pas de consulter, mais habilitent aussi les gouvernements locaux et régionaux à agir en tant que planificateurs et exécutants.
  3. Un modèle de financement respectant le principe de subsidiarité, avec des approches souples, ascendantes, et une concentration thématique moins rigide définie au niveau de la Commission, pour éviter la répétition des problèmes évoqués lors de la révision à mi-parcours de la FRR.

L’UE se trouve à un tournant. Le prochain budget à long terme est une opportunité de progresser vers une élaboration des politiques plus démocratique, ancrée dans la réalité et efficace — ou de répéter les erreurs du passé. Ne manquons pas cette chance. Faisons du partenariat la règle, et non l’exception.

Signataires :

  • Christopher Schnaudigel est co-président du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), vice-président de la section allemande du CCRE (RGRE) et président du district de Karlsruhe (Association allemande des districts)
  • Ľubica Karvašová est députée européenne, vice-présidente de la commission du développement régional, coordinatrice Renew Europe au sein de la commission REGI
  • Vladimir Prebilič est député européen, rapporteur sur la simplification de la politique de cohésion, coordinateur des Verts/ALE au sein de la commission REGI

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Cet article d’opinion a été publié dans EU Observer le 15 juillet 2025. Vous pouvez le lire ici

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Plateforme européenne de partenariat

Ukraine Recovery Conference - News 2025

Le CCRE lance la Plateforme européenne de partenariat pour renforcer la coopération intercommunale entre l’Ukraine et l’UE


Lors de la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine (URC) à Rome en 2025, et dans le cadre de la Coalition pour des municipalités durables, le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, a annoncé le lancement de la Plateforme européenne de partenariat — une réponse concrète à l’Appel de Berlin et une nouvelle étape dans le rapprochement des collectivités territoriales ukrainiennes et européennes.

Cette Plateforme agira en tant que secrétariat opérationnel de la communauté Bridges of Trust (BoT) — un réseau paneuropéen rassemblant des gouvernements locaux et régionaux ainsi que des parties prenantes clés pour renforcer la coopération intercommunale entre l’Ukraine et l’UE, promouvoir la décentralisation, renforcer la résilience locale et accompagner l’intégration de l’Ukraine dans l’Union européenne.

Cette annonce marque une étape importante après le lancement, l’an dernier, de la Matchmaking Platform — un outil innovant permettant de connecter les villes ukrainiennes à d’autres municipalités européennes afin de faciliter la coopération et mobiliser des financements ciblés.

Connecter, consolider et coordonner pour maximiser les efforts

« Nous savons que les partenariats ne fonctionnent pas seuls : ils ont besoin de coordination, d’un objectif partagé et d’un soutien à long terme », a rappelé Fabrizio Rossi aux ministres, maires et partenaires présents à la conférence.

Objectifs de la Plateforme européenne de partenariat :
Étendre et connecter : relier les collectivités locales et régionales via la Matchmaking Platform et d’autres outils numériques, tout en activant des réseaux sectoriels et les associations nationales.
Renforcer les capacités : offrir des services personnalisés pour soutenir les partenariats, incluant un accès ciblé aux financements, projets conjoints, accompagnement à la gestion de projets et mentorat, en fonction des besoins de reconstruction de l’Ukraine.
Favoriser les synergies : assurer une coordination entre les acteurs, programmes et initiatives existantes pour maximiser l’impact collectif.

Grâce à cette Plateforme et à l’outil de mise en relation, chaque ville ou région peut trouver le bon partenaire, monter des projets communs, obtenir un financement, rejoindre un réseau dynamique et contribuer activement à la reconstruction durable de l’Ukraine et à son avenir européen.

Ce projet est rendu possible grâce au soutien de l’Union européenne et de ses États membres, notamment l’Allemagne (à travers le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement), le Danemark, la France, la Pologne et la Slovénie, via le programme U-LEAD with Europe, ainsi que d’autres soutiens européens comme l’Alliance des villes et régions pour la reconstruction de l’Ukraine et de nombreuses associations membres du CCRE.

Le CCRE et SGI Europe rencontrent le commissaire Raffaele Fitto

En marge de la conférence, le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, accompagné de SGI Europe, a rencontré le vice-président de la Commission européenne et commissaire à la Cohésion et aux Réformes, Raffaele Fitto. Cette rencontre a permis de réaffirmer le soutien des deux organisations à une politique de cohésion fidèle à sa mission inscrite dans les traités : réduire les disparités régionales et soutenir les territoires les plus défavorisés d’Europe.

Le CCRE et SGI Europe ont reconnu la nécessité d’adapter le budget de l’UE aux défis actuels, tout en soulignant que l’avenir de la politique de cohésion doit rester fondé sur la solidarité, la flexibilité, l’accessibilité et l’efficacité. À l’orée d’un nouveau cycle institutionnel, les deux organisations ont rappelé que toute réforme de cette politique doit renforcer — et non remplacer — sa mission fondamentale.

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Réunion de CGLU avec le Commissaire Síkela

“Les gouvernements locaux doivent être au cœur des partenariats internationaux de l’UE”


Le Président de CGLU, Jan van Zanen, a rencontré le Commissaire européen Jozef Síkela :
« Les gouvernements locaux doivent être au cœur des partenariats internationaux de l’UE »

Lors d’une réunion bilatérale tenue le 10 juin, le Président de CGLU et Maire de La Haye, Jan van Zanen, a rencontré le Commissaire européen aux partenariats internationaux, Jozef Síkela, à l’occasion des 10 ans des accords de partenariat stratégique entre les principales associations de gouvernements locaux et régionaux et la DG INTPA (2015–2025). L’objectif : plaider en faveur d’un rôle renforcé des gouvernements locaux et régionaux (GLR) dans la coopération au développement de l’UE — et garantir un soutien à long terme à la coopération décentralisée dans le prochain budget européen.

La délégation du CCRE et de PLATFORMA, conduite par le maire van Zanen et comprenant le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, a trouvé un terrain d’entente prometteur avec le Commissaire. Les deux parties ont convenu que les objectifs de la stratégie Global Gateway et les finalités de l’action extérieure de l’UE — du développement durable aux investissements dans les infrastructures — ne peuvent être atteints qu’en responsabilisant les acteurs les plus proches des citoyens : les gouvernements locaux.

« Les maires et les élus locaux ne sont pas de simples exécutants. Ce sont des acteurs politiques, démocratiquement élus et redevables envers leurs communautés », a déclaré le maire Jan van Zanen.
« Ils ont un rôle unique à jouer dans la réalisation des objectifs de l’UE — mais ils ont besoin des moyens et de la reconnaissance pour le faire. »

Le Commissaire Síkela a reconnu la contribution essentielle des villes et régions à la stratégie Global Gateway de l’UE et à ses partenariats internationaux. Ancien ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce et représentant du parti libéral « Maires et Indépendants », il a exprimé une forte sensibilité politique à la valeur ajoutée du leadership local et régional dans la coopération mondiale.

La rencontre s’inscrivait dans un effort coordonné de plaidoyer, basé sur la Déclaration politique de PLATFORMA sur le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans le prochain Cadre financier pluriannuel (CFP) et l’action extérieure de l’UE, adoptée par les dirigeants locaux en avril 2025. Le CCRE et PLATFORMA ont souligné la nécessité d’un mécanisme financier dédié dans le prochain CFP 2028–2034, permettant aux GLR et à leurs associations d’intensifier leur coopération internationale et de renforcer les partenariats de pairs à pairs avec leurs homologues dans les pays partenaires.

Ils ont également appelé à :

  • un dialogue renforcé avec les délégations de l’UE sur le terrain
  • une distinction plus claire entre GLR et organisations de la société civile dans les instruments européens
  • des appels à projets adaptés, réalistes et à fort impact

Au-delà des outils financiers, le CCRE et PLATFORMA ont insisté sur l’importance de la reconnaissance politique du rôle des gouvernements locaux et régionaux, ainsi que de leurs associations et réseaux, dans la mise en œuvre et la gouvernance de la stratégie Global Gateway. En tant que plus grand réseau européen de collectivités locales, le CCRE a mis en avant l’importance du dialogue politique structuré et de la gouvernance inclusive — notamment dans les contextes fragiles, où les acteurs locaux sont souvent la dernière ligne de défense des valeurs démocratiques et les garants de la fourniture de services publics de base à la population.

Cet échange avec le Commissaire Síkela intervient en amont de la conférence “2025 Villes et Régions pour les Partenariats Internationaux”, prévue en décembre, où le Commissaire est invité à poursuivre le dialogue avec les présidents des cinq principales associations signataires d’un accord de partenariat stratégique avec la DG INTPA.

Alors que l’UE commence à définir son prochain cycle budgétaire, le message des maires et dirigeants locaux d’Europe est clair :
Pour que la coopération au développement de l’UE soit un succès, et que la stratégie Global Gateway tienne ses promesses en tant qu’offre fondée sur des valeurs envers les pays partenaires, le niveau local doit être pleinement inclus.

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Contributions du CCRE à l’Agenda de l’UE

Matchmaking Platform - Launch

Vers un Agenda de l’UE inclusif pour les villes de toutes tailles 


Alors que l’Union européenne s’apprête à façonner sa prochaine stratégie urbaine, le CCRE publie un nouveau document d’orientation appelant à un Agenda de l’UE véritablement inclusif pour les villes — un agenda qui reconnaît le rôle essentiel des gouvernements locaux et régionaux (GLR) dans la construction de l’avenir de l’Europe.

Les GLR sont les premiers à répondre à bon nombre des défis les plus urgents de l’Europe. Qu’il s’agisse de faire face à la crise énergétique, d’investir dans la mobilité durable ou de gérer les services publics, les villes et régions ne se contentent pas de mettre en œuvre les politiques européennes — elles innovent, s’adaptent et obtiennent des résultats sur le terrain. Leur proximité avec les citoyens les place dans une position unique pour renforcer la confiance, garantir une gouvernance inclusive et répondre efficacement aux besoins évolutifs de leurs communautés locales respectives.

Pourtant, trop souvent, les politiques européennes sont élaborées sans impliquer pleinement les autorités chargées de leur mise en œuvre. Les GLR sont responsables de la mise en oeuvre de 70% des politiques publiques européennes. Malgré cela, les gouvernements infranationaux ne disposent toujours pas d’un rôle formel dans l’élaboration de ces textes.

Le document du CCRE propose une vision pour un nouvel Agenda de l’UE pour les villes, qui soit inclusif de tous les territoires — des petites municipalités aux grandes métropoles — et doté des mécanismes de gouvernance, des outils de financement et de la reconnaissance institutionnelle nécessaires pour générer un impact réel.

Les principales propositions comprennent :

  • D’établir un processus de consultations de gouvernance multiniveau permanent et structuré pour tout nouveau projet de politique publique européenne ayant un impact potentiel sur les GLR.
  • D’utiliser la composante « réformes » de la prochaine politique de cohésion de l’UE pour veiller à ce que les GLR disposent des capacités financières, techniques et humaines nécessaires à la mise en œuvre des réglementations européennes.
  • De simplifier et améliorer l’accès aux financements européens, notamment en prévoyant une part de 15 % dédiée au développement territorial durable dans le prochain cadre financier pluriannuel. Le CCRE appelle également à une meilleure adéquation entre les opportunités de financement européen et les réalités locales, ainsi qu’au renforcement des capacités administratives des gouvernements infranationaux.

Le document souligne qu’il est temps de passer d’une approche fragmentée à une approche systémique, intégrant les voix locales et régionales à chaque étape du cycle politique européen — de la conception à la mise en œuvre.

Le nouvel Agenda de l’UE pour les villes représente une occasion unique de combler l’écart entre ambition et mise en œuvre. Avec les bons outils et une gouvernance adaptée, les GLR peuvent porter les transitions verte et numérique de l’Europe, renforcer la résilience économique et concrétiser la promesse de communautés inclusives et durables pour tous.

Le CCRE présentera ces propositions au Forum des villes à Cracovie, qui se tiendra du 17 au 19 juin 2025. Notre Secrétaire général, Fabrizio Rossi, participera à la discussion sur l’Agenda avec le Vice-président exécutif de la Commission européenne, Raffaele Fitto.

Lisez le document complet ici

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Consultation sur le budget de l’UE

MFF - Position paper News 2025

Contributions du CCRE à la consultation de la Commission européenne sur le budget de l’UE


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a récemment soumis ses contributions à la consultation publique de la Commission européenne sur le prochain Cadre financier pluriannuel (CFP) post-2027. Le CCRE plaide pour une réforme du budget de l’UE qui renforce la gouvernance multiniveaux, simplifie l’accès aux fonds et aligne les investissements sur les besoins locaux.

1. Une gouvernance multiniveaux renforcée

Le CCRE insiste sur l’importance d’impliquer les gouvernements locaux et régionaux (GLR) non seulement dans la mise en œuvre, mais aussi dans la planification des priorités d’investissement de l’UE. Il recommande que le principe de partenariat soit rendu obligatoire dans tous les programmes financés par l’UE, garantissant ainsi que les fonds répondent efficacement aux besoins réels des territoires.

2. Simplification et flexibilité accrues

Pour améliorer l’efficacité des fonds de l’UE, le CCRE propose une approche simplifiée et harmonisée, incluant :

  • Un ensemble unique de règles pour les bénéficiaires, réduisant les charges administratives.
  • Une flexibilité accrue dans la concentration thématique, permettant une définition des priorités basée sur les spécificités locales.
  • Une harmonisation des processus d’audit, évitant la multiplication des contrôles.

Ces mesures visent à faciliter l’accès aux fonds pour les GLR et à accélérer la mise en œuvre des projets.

3. Cohésion et compétitivité complémentaires

Le CCRE souligne que la cohésion et la compétitivité ne sont pas des objectifs contradictoires. Il appelle à un budget de l’UE équitable et inclusif qui :

  • Renforce les capacités des GLR.
  • Stimule la compétitivité des petites et moyennes entreprises (PME).
  • Améliore l’accès aux services numériques et écologiques essentiels.

Une attention particulière est portée à la nécessité de renforcer les effectifs publics locaux, confrontés à des pénuries de main-d’œuvre entravant leur capacité à innover et à fournir des services.

4. Action locale pour un impact global

Le CCRE affirme que l’autonomisation des GLR par une gestion décentralisée des fonds de l’UE permettra d’aligner les investissements sur les priorités locales, tout en maximisant leur impact, notamment en matière de cohésion sociale et de transformation numérique. Le prochain CFP doit contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), tant en Europe qu’à l’international. Les GLR et leurs associations sont des atouts sous-exploités pour l’action extérieure de l’UE, notamment dans des initiatives telles que Global Gateway et Team Europe.

Voici les contributions du CCRE aux consultations publiques ouvertes :

La Déclaration politique de PLATFORMA et le document de position ont également servi de base à la contribution.

Lancement du jeu pour la Journée de l’Europe

European Union - News section

Le CCRE crée le jeu « GUESS EU » pour célébrer la Journée de l’Europe 


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a lancé le jeu « Guess EU » pour célébrer la Journée de l’Europe. Cette année marque le 75e anniversaire de la Déclaration Schuman, un moment historique qui a mis l’Europe sur la voie de la paix, de la prospérité et de l’unité.

Pour fêter cet événement, le CCRE vous met au défi avec un jeu qui testera vos connaissances sur l’Union européenne.

Découvrez « Guess EU » – notre jeu spécial pour la Journée de l’Europe, créé avec Open Guesser. Pensez-vous savoir où les projets financés par l’UE ont eu un impact ? Faites une supposition et découvrez à quel point vous connaissez vraiment votre Europe !

De la mobilité verte en Italie à l’innovation numérique en Lettonie, l’UE est présente partout – et c’est maintenant à votre tour de l’explorer d’une toute nouvelle manière.

👉 https://openguessr.com/maps/community/guess_eu et rejoignez-nous pour célébrer 75 ans de coopération européenne, de solidarité et de réalisations locales !

Bonne Journée de l’Europe !

Messages clés sur le budget de l’UE

EU Budget Event - News

Principales conclusions de l’événement au Parlement européen sur le budget de l’UE


As the European Commission lays the groundwork for the next Multiannual Financial Framework (MFF) beyond 2027, the role of Local and Regional Alors que la Commission européenne prépare le prochain Cadre financier pluriannuel (CFP) post-2027, le rôle des gouvernements locaux et régionaux est au cœur des discussions à Bruxelles. Le 24 avril, le CCRE a coorganisé avec les députés européens Vladimir Prebilič et Ľubica Karvašová un événement de haut niveau intitulé : « Budget de l’UE : quel avenir pour la gouvernance multi-niveaux ? »

La discussion s’inscrit dans le prolongement de la communication stratégique de la Commission européenne, intitulée « La voie vers le prochain cadre financier pluriannuel », qui annonce un changement potentiel dans l’architecture et l’approche du budget de l’UE. À quoi ressemblera le futur budget de l’UE, comment les fonds européens seront-ils gérés et par qui ? Ces questions, parmi d’autres, ont été abordées lors de cet événement qui s’est tenu au Parlement européen.

Appels forts à l’implication locale et régionale

Lors de la session d’ouverture, Vladimir Prebilič a souligné les prochaines étapes de la proposition de CFP, mettant en garde contre les tendances à la centralisation et plaidant pour que les régions restent au centre de la conception et de la mise en œuvre de la politique de cohésion, qui doit conserver sa logique à long terme et ne pas être utilisée pour des crises à court terme.

Ľubica Karvašová a appuyé cette vision, soulignant la nécessité pour l’UE de travailler à la fois sur un pilier global, avec des politiques de défense et de commerce, et un pilier socio-économique, où la politique de cohésion est au premier plan.

Le coprésident du CCRE, Christoph Schnaudigel, a rappelé le rôle central des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre de la politique de cohésion, et donc la nécessité d’être co-concepteurs.

Aligner les priorités de l’UE sur les besoins locaux et régionaux

Le premier panel a discuté des interactions entre les priorités au niveau de l’UE et les priorités d’investissement des gouvernements locaux et régionaux en vue du prochain budget à long terme.

Florentine Hopmeier, chef adjointe du cabinet du commissaire Serafin, a confirmé que le commissaire parcourt l’Europe pour rencontrer les bénéficiaires des fonds de l’UE et recueillir autant de retours et de propositions que possible. Elle a insisté sur le fait que le défi immédiat réside dans la réussite de la mise en œuvre de la période de programmation actuelle.

Maria Teresa Fabregas Fernandez, directrice de la Task Force sur la réforme et l’investissement à la Commission européenne, est revenue sur les leçons tirées de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR), mettant en évidence la valeur ajoutée de l’approche holistique liant les investissements aux priorités de l’UE à des réformes améliorant l’impact des investissements.

Ester Borràs, déléguée du gouvernement catalan auprès de l’UE, a mis en garde contre les risques de centralisation de la prise de décision avec un plan unique. Elle a appelé à la simplification, tout en rappelant que la centralisation n’est pas une simplification, et à l’harmonisation des fonds de l’UE désormais fragmentés.

Ľubica Karvašová a conclu le panel en suggérant de se concentrer sur l’impact plutôt que sur la performance, et un plan unique à deux niveaux : un niveau national et un second niveau pour les plans régionaux individuels, utilisant le modèle d’investissement territorial intégré (ITI). Elle a également plaidé pour que les institutions atteignent un budget plus important au vu des besoins d’investissement accrus de l’Union, et a souligné que les investissements dans les infrastructures sociales et éducatives contribuent également à la compétitivité.

Assurer une mise en œuvre efficace de la politique d’investissement de l’UE

Le deuxième panel, axé sur l’assurance d’une mise en œuvre rapide et efficace de la politique d’investissement de l’UE, s’est ouvert avec Vasco Alves Cordeiro, président de la commission COTER du Comité européen des régions (CdR), présentant les priorités du CdR pour le prochain CFP, résumées comme « flexibilité avec prévisibilité ».

Kadri Uustal, chef d’unité pour les villes, les communautés et les personnes à la DG REGIO de la Commission européenne, a fourni des informations supplémentaires sur le prochain « programme politique ambitieux pour les villes », qui visera à soutenir les villes, non seulement dans le cadre de la politique de cohésion, mais au-delà.

Le coprésident du CCRE, Christoph Schnaudigel, a rappelé que la politique de cohésion fait partie des traités de l’UE et doit donc rester une priorité. Il a également averti que « nous ne pouvons pas atteindre la compétitivité sans investir dans les régions ».

Vladimir Prebilič a commencé par rappeler les avantages que la politique de cohésion a apportés aux nombreux territoires où elle a été investie. Il a ensuite partagé des informations sur son travail en cours en tant que rapporteur de la commission du développement régional du Parlement européen pour le rapport sur la simplification des fonds de la politique de cohésion.

Alva Finn, directrice exécutive du Forum libéral européen, ancienne membre du groupe d’experts de la Commission sur l’avenir de la politique de cohésion, a suggéré un rebranding complet de la politique de cohésion pour accroître son efficacité et son adhésion par les citoyens.

Dans ses remarques finales, Ľubica Karvašová a appelé à la coresponsabilité, en s’appuyant sur la politique de cohésion pour lutter contre l’euroscepticisme et obtenir le soutien des citoyens au projet européen. Ce message a été soutenu par l’appel de Vladimir Prebilič au modèle de prise de décision démocratique et par Christoph Schnaudigel, qui a conclu en rappelant le document de position du CCRE sur le sujet et le lancement de la nouvelle campagne du CCRE sur le sujet.

Analyse de la politique de cohésion

MFF - Position paper News 2025

Examen à mi-parcours de la politique de cohésion : le verre à moitié vide ou à moitié plein ?


La logique de la dernière communication de la Commission, intitulée « Une politique de cohésion modernisée : l’examen à mi-parcours », est claire et convaincante : les programmes opérationnels des fonds de la politique de cohésion ont été négociés il y a quatre ans, avant une pandémie mondiale, avant le tournant radical de l’emprunt conjoint massif de l’UE, et avant la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine et son impact dramatique sur l’inflation et le coût de la vie.

Comme l’a rappelé le vice-président exécutif Raffaele Fitto aux membres de la commission du développement régional du Parlement européen le 9 avril : le monde a changé, l’Union aussi doit adapter ses priorités et ses politiques.

Cette nouvelle propositionencore une nouvelle modification des règlements de la politique de cohésion en cinq ans — vise à offrir de nouvelles possibilités de dépenses pour les autorités de gestion. Elle le fait en créant de nouveaux objectifs spécifiques et en élargissant le champ des dépenses et bénéficiaires éligibles, en lien avec cinq nouvelles priorités clés identifiées par la Commission :

  1. Compétitivité et décarbonation de l’industrie
  2. Défense et sécurité
  3. Logement abordable
  4. Résilience de l’eau
  5. Transition énergétique

Ces priorités répondent à des enjeux indéniablement urgents : les maires alertent depuis longtemps sur la crise du logement, et les récentes inondations dramatiques à travers l’Europe ont souligné l’urgence d’une gestion de l’eau résiliente au climat.

Dans le même temps, cela reflète également les priorités politiques de la nouvelle Commission : compétitivité et défense. On pourrait se réjouir que leur inclusion dans la politique de cohésion souligne le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la compétitivité européenne, le développement économique local et l’attractivité des territoires.

Et pourtant…

Malgré cette ambition tournée vers l’avenir, l’examen à mi-parcours laisse une impression mitigée : verre à moitié plein ou à moitié vide ? La proposition ouvre certes de nouvelles possibilités de financement, à utiliser sur une base volontaire par les États membres ou régions (selon l’autorité de gestion compétente). Mais à ce stade avancé de la période de programmation, son adoption risque d’être limitée, soulevant des doutes sur la réelle valeur ajoutée de l’ensemble de la proposition.

Il y a aussi un risque de remettre en cause les priorités déjà convenues, en ajoutant de nouvelles activités et bénéficiaires éligibles — avec des conditions très attractives (préfinancement, cofinancement à 100 % de l’UE) — sans budget additionnel.

La Commission semble hantée par sa décision initiale de réduire à deux ans (N+2) le délai pour clôturer les programmes après la période, contre trois ans auparavant (N+3). Et ce, malgré l’assurance des autorités de gestion qui affirment être toujours en mesure de dépenser l’ensemble de leur budget — forts de décennies d’expérience en gestion des fonds de la politique de cohésion. Pour la Commission, ce n’est toujours pas assez rapide.

Avec cette proposition, la Commission ouvre non seulement de nouveaux domaines d’investissement, mais permet aussi à de grandes entreprises — notamment du secteur de la défense — d’accéder aux fonds de cohésion, sans obligation de démontrer leur contribution à la cohésion économique, sociale et territoriale du territoire où elles s’implantent grâce aux investissements de l’UE.

Et ce dernier point pourrait être le changement le plus radical de la politique de cohésion telle que nous la connaissons. Même si l’adoption de cette réforme reste probable limitée du fait de l’engagement déjà important des fonds, il s’agit d’un avant-goût de la proposition de la Commission pour le prochain cadre financier : le retour d’une “politique européenne d’investissement structurel”, mais moins centrée sur les objectifs du traité (cohésion économique, sociale et territoriale), et davantage alignée sur les priorités politiques du moment. Moins de principe de partenariat et de gouvernance à plusieurs niveaux, plus d’ouverture au secteur privé capable de dépenser rapidement de grandes sommes.

Cette communication n’est pas rassurante en matière de respect de la gouvernance à plusieurs niveaux et du principe de partenariat. Comme l’a montré la Facilité pour la reprise et la résilience, il ne suffit pas de mentionner la coopération avec les autorités nationales, régionales et locales. La Commission doit mettre en place des méthodologies et exigences contraignantes pour garantir une gouvernance réelle à plusieurs niveaux. Or, dans cet examen à mi-parcours, la Commission n’encourage même pas les États membres à discuter des possibilités de reprogrammation avec les parties prenantes.

Leçons à tirer

Une politique sérieuse d’investissement structurel ne peut pas être soumise à des modifications réglementaires constantes au sein d’une même période de programmation. La vraie flexibilité ne doit pas venir des changements politiques ponctuels de la Commission, mais bien de la conception des programmes eux-mêmes, avec des priorités d’investissement définies de manière ascendante, portées par les gouvernements locaux et régionaux, qui connaissent le mieux les besoins spécifiques et à long terme de leurs territoires.

Certes, l’UE doit définir de grands objectifs stratégiques tels que la décarbonation de la société, la compétitivité des territoires ou la résilience de l’administration publique. Mais elle doit éviter les concentrations thématiques trop étroites, qui limitent les opportunités d’investissement dans les villes et régions et ne sont pas toujours adaptées aux réalités locales.

Ce n’est qu’à cette condition que le prochain budget européen pourra répondre à la fois aux objectifs communs de l’Union et aux besoins uniques de chaque territoire.

Dernier appel pour le budget de l’UE

MFF - Position paper News 2025

Les gouvernements locaux et régionaux lancent un dernier appel aux institutions de l’UE pour une véritable implication dans l’élaboration du budget européen


L’avenir du budget de l’UE est à un tournant décisif. Alors que la Commission européenne lance les consultations sur le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) post-2027, les gouvernements locaux et régionaux de toute l’Europe, représentés par le CCRE, demandent un changement fondamental : un budget de l’UE inclusif, décentralisé et réellement aligné sur les besoins des villes, des municipalités et des régions.

Cela signifie que les futurs plans nationaux et les priorités d’investissement ne doivent pas être imposés d’en haut, mais élaborés en concertation avec les gouvernements locaux et régionaux, à l’image du Principe de Partenariat appliqué dans la politique de cohésion. Ce n’est qu’à cette condition que les investissements de l’UE répondront réellement aux besoins des citoyens.

Le nouveau document de position du CCRE sur le CFP post-2027 propose une vision claire d’une réforme budgétaire qui renforce la gouvernance multi-niveaux et donne aux gouvernements locaux et régionaux les moyens d’être des acteurs essentiels de la mise en œuvre efficace du budget de l’UE sur le terrain. Face à l’accroissement des inégalités sociales et économiques, à l’urgence climatique et à une instabilité géopolitique croissante, l’Europe ne peut pas se permettre de marginaliser les collectivités locales et régionales, qui mettent en œuvre plus de 70 % des politiques de l’UE sur le terrain.

Les plans nationaux doivent inclure des consultations obligatoires des collectivités locales et régionales

La feuille de route pour le prochain CFP montre que la Commission européenne souhaite établir des plans nationaux uniques pour les réformes et les investissements, en s’appuyant sur des priorités définies au niveau européen. La Commission cite la Facilité pour la Reprise et la Résilience (FRR) comme un modèle à suivre pour lier investissements et réformes, et envisage d’appliquer ce cadre à deux tiers du budget de l’UE (politique de cohésion et politique agricole commune).

Le CCRE met en garde la Commission européenne : le modèle de la FRR a échoué en matière de gouvernance multi-niveaux. Faute d’obligation de consultation des collectivités locales et régionales, celles-ci ont été largement exclues des discussions dans la plupart des États membres.

La Commission européenne doit garantir que l’élaboration des plans nationaux et des priorités d’investissement se fasse avec une consultation réelle des collectivités locales et régionales, à l’image du Principe de Partenariat en politique de cohésion. C’est la seule manière de s’assurer que les investissements de l’UE sont adaptés aux besoins réels de la population.

« L’UE est plus que ses institutions et ses 27 États : elle appartient à ses citoyens, à ses municipalités, à ses villes et à ses régions. Des décisions basées uniquement sur des tendances macroéconomiques risquent de la déconnecter des citoyens. »
Gunn Marit Helgesen, Présidente du CCRE

Les priorités du CCRE pour le budget de l’UE post-2027

Le document de position du CCRE, soutenu par les associations nationales des collectivités locales et régionales d’Europe, propose des mesures concrètes pour réformer le budget post-2027 et améliorer son efficacité :

Donner aux municipalités, villes et régions un rôle de planification, et pas seulement d’exécution
➡️ Le Principe de Partenariat doit être obligatoire dans tous les programmes financés par l’UE, pour que les fonds répondent aux besoins réels des collectivités.

Décentraliser la politique de cohésion
➡️ Renforcer la capacité des collectivités locales et régionales à gérer les fonds de l’UE, afin que les investissements répondent aux besoins locaux et soutiennent un développement territorial équilibré.

Diversifier les instruments de l’UE pour mieux soutenir les villes et les territoires
➡️ Aller au-delà des fonds de gestion partagée et augmenter les financements directs, afin que toutes les collectivités locales, grandes ou petites, urbaines ou rurales, puissent accéder aux fonds européens.

Simplifier et alléger les mécanismes de financement de l’UE
➡️ Réduire la bureaucratie pour les autorités de gestion et les bénéficiaires. Parmi les propositions du CCRE :

  • Un ensemble unique de règles pour tous les bénéficiaires des fonds européens.
  • Plus de flexibilité pour adapter les priorités aux réalités locales.
  • Harmonisation des processus d’audit pour éviter la multiplication des contrôles.

Renforcer les synergies entre les fonds européens
➡️ Le prochain CFP doit mieux coordonner les instruments de financement de l’UE pour maximiser leur impact sur les territoires.

Participez à la consultation publique !

Les collectivités locales et régionales ne doivent pas être mises à l’écart dans l’élaboration du budget de l’UE post-2027.

La consultation de la Commission européenne ne doit pas se limiter à une simple formalité administrative. Consulter ne suffit pas : les nouvelles réglementations budgétaires de l’UE doivent imposer l’implication des collectivités locales et régionales dans la définition des investissements pour qu’ils répondent aux besoins réels des citoyens.

Utilisez cette consultation publique — ouverte jusqu’au 7 mai 2025 — pour exiger une place à la table des négociations et un budget qui serve réellement nos communautés.
🇪🇺 Une Europe plus forte et plus inclusive commence par ses territoires. Exprimez-vous avant qu’il ne soit trop tard !

Lisez le document de position du CCRE ici

Contribuez à la consultation publique sur le futur budget de l’UE ici :
https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/ip_25_486