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Boussole de la compétitivité

L’Europe des régions est morte, vive l’Europe des industries


Si vous croyiez encore en une « Europe des régions » malgré tous les signes d’une renationalisation des politiques européennes, la dernière communication de la Commission européenne, « Une boussole de la compétitivité pour l’UE », pourrait bien donner l’impression d’un coup fatal porté à l’idée que le projet européen se construit aussi au niveau local, au plus proche des citoyens.

Les signaux d’alerte étaient nombreux : ces dernières années, l’UE a modifié son « modèle de mise en œuvre » des fonds, aboutissant de facto à une recentralisation. Après les Plans stratégiques nationaux de la PAC, les Plans nationaux pour le climat social et les Plans nationaux pour la reprise et la résilience, il ne faisait plus aucun doute que la Commission européenne cherche à simplifier son administration en instaurant un point de contact unique dans les États membres, de préférence auprès des ministères des Finances. La manière dont ces États organisent et rédigent leurs plans nationaux, en concertation ou non avec les niveaux de gouvernance infranationaux et les parties prenantes concernées, échappe au champ d’action de la Commission.

Les maires, responsables de comtés ou des régions connaissent pourtant mieux que quiconque leur écosystème local et les opportunités de développement sur leur territoire. Le cadre de compétitivité devrait s’appuyer sur eux et proposer non pas un autre plan national centralisé, mais des plans territoriaux de compétitivité, garantissant une cohérence territoriale des investissements en faveur de la croissance et de la compétitivité. Or, dans cette communication, les rares mentions des collectivités locales et régionales concernent uniquement leur rôle dans la simplification des procédures administratives au service du secteur privé.

Avec cette Boussole de la compétitivité, l’Union réaffirme au moins un objectif commun à suivre pour les gouvernements, à tous les niveaux. Il existe un large consensus sur l’importance du renouvellement industriel, de la recherche et de l’innovation, ainsi que de la transition vers une économie bas carbone, autant de priorités essentielles qui doivent améliorer la vie des Européens – car c’est bien cela, l’objectif final, n’est-ce pas ? Mais pour que cette vision devienne réalité, un élément clé fait défaut : une vision territoriale.

Les start-ups, universités, laboratoires de recherche, usines… doivent tous être physiquement implantés quelque part : dans une municipalité, une ville, une région. Un endroit disposant d’une connexion Internet haut débit, de solutions de transport et de mobilité efficaces pour les salariés, d’infrastructures permettant de recevoir ou d’expédier des marchandises, de services publics de qualité pour attirer et retenir une main-d’œuvre qualifiée, et où les taxes prélevées sur ces activités économiques contribuent aux revenus municipaux et bénéficient à l’ensemble de la communauté locale[1].

La communication reconnaît certes la nécessité d’investissements publics pour réduire les risques et stimuler l’investissement privé, mais elle passe totalement sous silence le rôle majeur des collectivités locales et régionales dans le pilotage des investissements publics. Or, ces gouvernements infranationaux sont responsables de 53 % du total des investissements publics dans l’UE[2]. Pourtant, ils sont de plus en plus contraints de contribuer aux efforts de consolidation budgétaire des États membres, ce qui réduit progressivement leurs capacités d’investissement.

Un des principaux risques liés à l’absence totale de vision territoriale est d’exacerber le principal inconvénient du marché unique : la concentration du capital, de la richesse et des forces de travail dans quelques pôles déjà attractifs, laissant des régions entières à la traîne. La politique de cohésion a justement été créée pour éviter ce phénomène et orienter les investissements publics européens vers des territoires qui, autrement, peineraient à attirer des entreprises, des investisseurs ou des chercheurs.

La Boussole de la compétitivité n’est probablement qu’un avant-goût de ce que la Commission européenne prépare pour l’architecture des fonds européens dans son prochain cadre financier pluriannuel. La communication indique clairement que « la proposition relative au cadre financier pluriannuel (CFP) sera l’occasion de simplifier et d’harmoniser l’accès aux instruments de financement de l’UE – actuellement dispersés entre trop de programmes – dans tous les domaines ». La Commission confirme ainsi les rumeurs et fuites selon lesquelles un unique plan national pourrait être instauré pour tous les fonds actuellement gérés en gestion partagée, c’est-à-dire tous les fonds de la politique de cohésion et de la politique agricole commune. Un scénario catastrophe où les priorités d’investissement et de réforme seraient décidées au plus haut niveau européen sans aucun lien avec les besoins des citoyens et des territoires où ces fonds sont dépensés – ce qui est déjà le cas avec le Semestre européen[3].

La seule solution pour concilier l’objectif européen global de compétitivité avec les besoins réels des citoyens, où qu’ils vivent, est d’ancrer la gouvernance multiniveau dans l’agenda de la compétitivité et dans le prochain budget à long terme de l’UE.


Références

[1] Centre commun de recherche de l’UE, Les taxes locales sur l’activité économique dans les municipalités des États membres de l’UE, Centre commun de recherche européen – https://publications.jrc.ec.europa.eu/repository/handle/JRC129095

[2] OCDE (2024), Structures et finances des gouvernements infranationaux, OCDE, Paris – https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/topics/policy-issues/subnational-finance-and-investment/subnational-governments-infrastructure-finance-2024.pdf/_jcr_content/renditions/original./subnational-governments-infrastructure-finance-2024.pdf

[3] CEMR, Décisions prises au sommet, conséquences locales : Comprendre le Semestre européen, 2024 – https://ccre-cemr.org/wp-content/uploads/2024/11/EU-Semester-Study-2024.pdf

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L’Alliance Locale sur le prochain CFP

L’Alliance Locale présente son nouveau document de position sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE 2028-2035


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), en tant que membre de l’Alliance Locale – une coalition des huit principaux réseaux locaux et régionaux d’Europe – publie un document de position sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE (CFP 2028-2034).

Ce document souligne l’urgence d’un budget européen solide et adapté à l’avenir, capable de bâtir une Europe juste, neutre en carbone et compétitive. Il met en avant le rôle indispensable des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre des priorités clés de l’UE, telles que le Pacte vert européen, la transformation numérique et la cohésion territoriale.

Pourquoi le prochain CFP est essentiel :

  • Un impact local inégalé : Les gouvernements locaux appliquent déjà 70 % de la législation du Pacte vert européen et représentent 69 % des dépenses publiques liées au climat.
  • Une meilleure qualité de vie pour les citoyens : Le CFP permet aux gouvernements locaux et régionaux de construire des villes plus vertes, des économies plus fortes et des communautés plus inclusives.
  • Résilience en période de crise : Dans un contexte politique de plus en plus incertain, le prochain budget de l’UE doit renforcer la résilience locale et garantir qu’aucune région ne soit laissée de côté.

Une vision pour une Europe résiliente et unie

Les gouvernements locaux et régionaux ne sont pas de simples exécutants, mais des partenaires clés dans la construction d’un avenir durable, compétitif et cohésif pour l’Europe. L’investissement au niveau local est un moteur de transformation réelle, garantissant que les objectifs de l’UE se traduisent par des bénéfices concrets pour les citoyens et les territoires.

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L’importance du semester européen

EU Semester - News 2024

Décisions au plus haut niveau – conséquences locales
Le semestre européen expliqué


Alors que les Commissaires européens débutaient officiellement leur nouveau mandat – comprenant notamment la responsabilité de proposer, d’ici mi-2025, un projet pour le prochain budget pluriannuel de l’UE –, le CCRE publiait une étude particulièrement opportune dans le cadre du débat sur le « financement en échange de réformes » : « Décisions au plus haut niveau – Conséquences locales : Le Semestre européen expliqué ».

L’événement de lancement, organisé le 2 décembre, a rassemblé des participants issus de plusieurs institutions : Commission Européenne, Parlement Européen, Représentations permanentes des États membres auprès de l’UE, ainsi que des membres du CCRE et des représentants des villes et régions basés à Bruxelles.

À cette occasion, le Secrétariat du CCRE a présenté cette publication visant à informer les gouvernements locaux et régionaux sur le fonctionnement et le processus du Semestre européen, sur son évolution au fil des années, et sur la manière dont il pourrait devenir le prochain cadre global de coordination des politiques au sein de l’UE.

L’étude comprend également des études de cas démontrant que la plupart des recommandations incluses dans les Recommandations spécifiques par pays (RSP) du Semestre européen ont un impact, direct ou indirect, sur les gouvernements locaux et régionaux. Cet impact peut concerner leurs budgets et leurs capacités d’investissement : l’étude rappelle que les finances infranationales sont incluses dans le déficit budgétaire national et les efforts de dépenses surveillés par le Semestre européen. Elle révèle également que certaines recommandations touchent des domaines de compétence des gouvernements locaux et régionaux dans différents États membres.

Par exemple :

  • En Allemagne, les administrations publiques infranationales sont directement visées par la RSP 2024 demandant d’accélérer la digitalisation des administrations publiques.
  • En Espagne, les RSP 2024 recommandent d’améliorer la gestion de l’eau, une compétence des gouvernements locaux.
  • Aux Pays-Bas, l’urbanisme et le logement (notamment social) relèvent de compétences partagées entre les municipalités et le gouvernement national. Tous deux sont donc concernés par la recommandation visant à garantir l’accessibilité et la disponibilité du logement.

L’événement a permis un débat à plusieurs niveaux réunissant João Nogueira, chef d’unité pour la coordination des politiques à la DG ECFIN de la Commission européenne, Thomas Prorok, directeur général de KDZ – Centre de recherche en administration publique en Autriche, et Michael Schmitz, directeur adjoint du bureau de Bruxelles de l’Association des comtés allemands (DLT). Ces intervenants ont débattu de l’impact et du (manque de) participation des gouvernements locaux et régionaux dans le Semestre européen. Les intervenants ont été invités à réagir aux recommandations incluses dans l’étude du CCRE, donnant lieu à des discussions animées et engageant également les participants présents.

Ce rapport constituera un élément clé pour le CCRE et pour tous les représentants des gouvernements locaux et régionaux dans les mois à venir. Il permettra de construire un argumentaire sur l’importance d’impliquer les gouvernements infranationaux dans les décisions concernant les priorités d’investissement et de réforme financées par les instruments de l’UE.

Lire l’étude ici

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86 milliards d’euros en risque

Local-Alliance

Les ménages vulnérables risquent d’être mal desservis par le Fonds social pour le climat de 86 milliards d’euros de l’UE en raison d’un manque de consultation avec les gouvernements locaux et régionaux, avertit un nouveau rapport de l’Alliance locale.


Un nouveau rapport exclusif de huit grands réseaux européens de gouvernements locaux et régionaux révèle que les ménages vulnérables dans l’UE risquent d’être mal desservis par le Fonds social pour le climat (FSC) de 86 milliards d’euros en raison d’une consultation insuffisante des gouvernements nationaux avec les autorités locales et régionales.

L’enquête à la base de ce rapport, réalisée par l’Alliance locale — une coalition composée de ACR+, CCRE, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS — met en lumière une non-conformité généralisée avec les exigences clés de la législation du FSC.

Les articles 4 et 5 du FSC stipulent que les États membres doivent engager un dialogue avec les gouvernements locaux et régionaux lors de l’élaboration de leurs plans sociaux pour le climat. Cependant, le rapport constate que de nombreux gouvernements ne respectent pas ces obligations, se contentant souvent de consultations symboliques ou les évitant complètement.

Une occasion manquée de répondre aux besoins locaux

Le FSC est une initiative phare du Pacte vert pour l’Europe, visant à soutenir les ménages vulnérables. Mais les conclusions du rapport révèlent un fossé préoccupant entre les décideurs nationaux et leurs gouvernements locaux.

L’enquête, couvrant des villes et régions dans 14 États membres, notamment la Belgique, la Finlande, l’Allemagne, la Grèce et l’Espagne, dresse un constat sévère : des consultations tardives, des dialogues insuffisants et des occasions manquées d’intégrer l’expertise locale.

« Le Fonds social pour le climat de 86 milliards d’euros a le potentiel de transformer des vies et de construire une Europe plus équitable, mais seulement si les gouvernements locaux et régionaux sont impliqués. Ces autorités sont en première ligne face à la pauvreté énergétique et des transports, mais leur expertise est trop souvent négligée. Les gouvernements nationaux et les institutions européennes doivent reconnaître que la consultation significative n’est pas seulement une obligation légale, mais une nécessité pour une action efficace et inclusive. »
Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE.

Les gouvernements locaux : des partenaires clés pour une action efficace

Les gouvernements locaux et régionaux sont particulièrement bien placés pour s’assurer que les fonds européens répondent aux besoins spécifiques de leurs communautés. Ils apportent expertise, proximité et une compréhension des priorités locales, essentielles pour adapter les mesures et soutenir efficacement les ménages vulnérables.

L’absence de consultation significative ne viole pas seulement les exigences législatives, mais compromet également l’efficacité du FSC, à seulement six mois de la date limite de soumission des plans par les États membres en juin.

Recommandations pour les décideurs nationaux et européens

Pour que le Fonds social pour le climat soutienne efficacement les ménages vulnérables, l’Alliance locale appelle les États membres, entre autres, à donner la priorité à une collaboration significative avec les gouvernements régionaux et locaux, à travers des plans locaux tels que les Plans d’action pour l’énergie durable et le climat (PAEDC) et les Plans de mobilité urbaine durable (PMUD).

Cela permettra des investissements européens alignés sur les besoins locaux pour lutter contre la pauvreté énergétique et des transports, garantissant des mesures ciblant les groupes vulnérables tels que les femmes, les personnes âgées et les familles monoparentales.

Pour plus d’informations, téléchargez le rapport complet ici.

Nouveau Mandat, Enjeux Financiers

Nouveau Mandat Européen : Naviguer à un carrefour du financement et de la gouvernance en Europe


Avec la confirmation du Collège des Commissaires européens, le second mandat d’Ursula von der Leyen est prêt à commencer. Si vous vous demandez quelle direction l’UE prendra, en particulier en ce qui concerne les collectivités locales, les auditions des commissaires désignés fournissent des indications précieuses sur leur état d’esprit, leurs priorités et les défis du prochain exécutif européen. Il est évident que relever ces défis – renforcer la compétitivité européenne et améliorer la vie des citoyens – nécessitera plus que de l’ambition. La vision doit se traduire en actions concrètes par une mise en œuvre efficace des politiques et un financement qui réponde aux besoins des Européens partout. Il sera également crucial d’éviter de tirer de mauvaises leçons des expériences passées, notamment en matière de gestion des fonds et de mise en œuvre des politiques.

Que révèlent les auditions des candidats au Collège des Commissaires au Parlement européen ? 

Pietro Naj-Oleari, European Parliament, Information General Directoratem, Web Communication Unit, Picture Editor and photographer. E-mail: pietro.naj-oleari@europarl.europa.eu

Les auditions ont cependant offert peu d’assurance aux collectivités locales. Les intentions centralisatrices clairement exprimées dans les orientations politiques de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, qui propose de remplacer la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) par « moins de programmes et un plan pour chaque pays liant réformes clés et investissements », suscitent des préoccupations. La FRR, élément central du programme de relance NextGenerationEU de 800 milliards d’euros, a révélé les écueils d’une approche basée sur la performance et le financement conditionné aux réformes.

Dès le début, le CCRE, en partenariat avec le Comité des Régions (CdR), a suivi de près le déploiement de la FRR, en consultant les parties prenantes pour évaluer la participation des gouvernements locaux et régionaux. Les conclusions sont claires : l’exclusion des acteurs les plus proches des besoins locaux a limité l’efficacité de la FRR. Ce manque d’implication des collectivités locales a conduit à des priorités mal alignées, avec des réformes et des investissements qui ne répondent pas aux besoins locaux ou ne tirent pas parti des connaissances uniques des autorités régionales. Cela risque non seulement de compromettre les objectifs communautaires de la FRR, mais aussi de détourner d’autres fonds essentiels, tels que les fonds de cohésion, remettant en cause les objectifs de cohésion territoriale de l’UE.

Données issues de la consultation CCRE-CdR sur la mise en œuvre du FRR.

Lors des auditions, les commissaires désignés ont reconnu ces préoccupations. Valdis Dombrovskis a été vivement critiqué pour les lacunes de la FRR, avec des députés européens exprimant leur frustration quant à ses performances. M. Dombrovskis a admis qu’il est essentiel d’établir des partenariats plus solides avec les collectivités locales pour que la FRR ait un impact transformateur. De son côté, Piotr Serafin, commissaire désigné au budget, a soutenu l’idée d’un plan national unique pour les investissements et les réformes, tout en soulignant le rôle central que les régions devraient jouer dans l’élaboration de ces plans. Cependant, Raffaele Fitto, vice-président et commissaire désigné pour la cohésion et les réformes, n’a pas répondu de manière substantielle aux préoccupations des députés concernant les risques de centralisation. Il a toutefois reconnu l’importance de consulter les collectivités locales et régionales, démontrant au moins une reconnaissance de la gouvernance multiniveaux.

Tirer des leçons complexes  

Conçue pour favoriser une Europe plus verte, résiliente et innovante, les retards dans la mise en œuvre des plans de relance nationaux ont exacerbé les débats sur la gouvernance de la FRR, jetant le doute sur sa capacité à atteindre ses objectifs. Cependant, les solutions envisagées risquent d’utiliser à mauvais escient les ressources de l’UE et de compromettre les transitions vertes et numériques essentielles pour les villes et les régions. 

Le CCRE reste déterminé à promouvoir des évaluations basées sur des données probantes de la performance des financements, afin de garantir que les politiques de développement cruciales ne subissent pas des ajustements précipités. Les collectivités locales, qui mettent en œuvre 70 % de la législation européenne – y compris des politiques clés pour la transition écologique – ne peuvent être exclues de ces discussions. Leur expertise territoriale unique garantit que les financements de l’UE répondent à des besoins locaux réels, au lieu de s’appuyer sur des stratégies nationales souvent aveugles aux disparités régionales. 

From the roundtable: Local and Regional Perspectives on the Recovery and Resilience Facility (RRF)

Alors que la nouvelle Commission entre en fonction, le CCRE continuera de plaider pour un suivi transparent des performances de la FRR, en insistant sur l’expertise territoriale pour façonner les politiques de financement de l’UE. S’assurer que ceux qui connaissent le mieux leur territoire aient leur mot à dire dans l’allocation des ressources n’est pas seulement une question d’équité – c’est la clé pour atteindre des résultats durables et transformateurs à travers l’Europe.

Le Semestre Européen

EU Enlargement - News

Décisions de Haut Niveau – Conséquences Locales
L’explication du Semestre Européen


Comment le Semestre européen impacte-t-il votre collectivité locale et les services publics qu’elle fournit ?

Le Semestre européen, mécanisme clé de l’UE pour coordonner les politiques économiques et sociales entre les États membres, s’élargit et gagne en influence. Alors qu’il façonne de plus en plus les priorités en matière d’investissement et de réformes à travers l’Europe, il est essentiel pour les collectivités locales de comprendre ses conséquences directes sur leur travail.

Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) vous invite à un événement exclusif le 2 décembre, où nous présenterons notre dernière publication :
« Décisions de Haut Niveau – Conséquences Locales : Le Semestre Européen Expliqué ».
Ce petit-déjeuner sera une plateforme dynamique pour permettre aux décideurs politiques, responsables locaux et parties prenantes d’explorer les conclusions du rapport et de partager leurs perspectives.


Programme de l’Événement

8h30 – 9h00 | Accueil et Petit-Déjeuner de Réseautage

9h00 – 9h10 | Discours de Bienvenue
Par Fabrizio Rossi, Secrétaire Général du CCRE.

9h10 – 9h20 | Présentation des Conclusions de l’Étude
Présentation par le Secrétariat du CCRE des principaux résultats de l’étude sur le Semestre européen.

9h20 – 10h20 | Débat d’Experts
Modéré par Federica Bordelot, Directrice des Politiques et de l’Impact au CCRE. Thèmes abordés :

  • Comment la Politique de Cohésion est-elle liée au Semestre européen ?
  • La prochaine période de programmation vise à renforcer le lien entre investissements et réformes : qu’est-ce que cela signifie pour les collectivités locales et régionales ?
  • Quel est l’impact de la gouvernance économique de l’UE sur les finances et les investissements locaux ?
  • Le Semestre européen est-il compatible avec la gouvernance multiniveau ? Exemples et réflexions sur les changements nécessaires.

10h20 – 10h30 | Questions et Réponses
Session interactive pour répondre aux questions et favoriser les échanges.

10h30 – 10h45 | Conclusion et Synthèse
Résumé des points clés et clôture par les intervenants.


Pourquoi Participer ?

  1. Découvrez des Perspectives Pratiques :
    Obtenez une compréhension approfondie de l’impact du Semestre européen sur la gouvernance locale, y compris la fiscalité, les services publics, l’administration territoriale et les investissements liés à la cohésion.
  2. Écoutez des Experts :
    Découvrez des études de cas détaillées et des retours d’expérience de membres du CCRE ayant fait face à ces défis.
  3. Participez à des Discussions Prospectives :
    Avec la Commission européenne sous la présidence d’Ursula von der Leyen mettant l’accent sur le lien entre réformes et investissements futurs, apprenez comment les collectivités locales peuvent défendre les principes de partenariat, de subsidiarité et de gouvernance multiniveau.

Regard vers l’Avenir

Alors que les discussions sur le prochain budget à long terme de l’UE se poursuivent, cet événement est une opportunité unique pour garantir que votre voix soit entendue.

Ne manquez pas cette occasion de façonner le dialogue sur le Semestre européen et ses implications pour les gouvernements locaux et régionaux !

Renforcer politique de cohésion

Cohesion Policy Study - News 2023

Le CCRE appelle le Vice-Président exécutif désigné pour la Cohésion et les Réformes, Raffaele Fitto, à préserver et à renforcer les bases de la politique de cohésion.


À l’approche de l’audition de Raffaele Fitto, Vice-Président exécutif désigné pour la Cohésion et les Réformes, prévue pour le 12 novembre, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) lance un appel fort pour garantir que les futures réformes de la politique de cohésion préservent son rôle essentiel, en ligne avec l’objectif du Traité de réduire les disparités économiques, sociales et territoriales.


La politique de cohésion est la principale politique d’investissement de l’UE, visant à corriger les inégalités économiques, sociales et territoriales. Face aux défis croissants – y compris la recherche par l’Europe d’un modèle compétitif – le CCRE appelle à une approche proactive pour renforcer les objectifs initiaux de la politique de cohésion.


Le groupe d’experts du CCRE sur la cohésion territoriale s’est récemment réuni pour discuter du prochain cadre financier pluriannuel. « Nous comptons sur le soutien du Parlement européen, » a déclaré Michael Schmitz, président du groupe d’experts du CCRE sur la cohésion territoriale, en réponse aux préoccupations liées à la centralisation. « Les députés européens peuvent encore empêcher la centralisation des fonds de l’UE et défendre les principes de gestion partagée et de partenariat. »

Les priorités du CCRE pour la politique de cohésion


Engagement envers la gouvernance à plusieurs niveaux et le principe de partenariat
Pour que les investissements de l’UE soient efficaces, la prise de décision doit impliquer tous les niveaux de gouvernance et répondre aux besoins locaux. Le CCRE défend un modèle de gouvernance dans lequel les réformes de l’UE sont conçues avec les bénéficiaires locaux à l’esprit. La politique de cohésion, gérée localement, rapproche les fonds de l’UE des citoyens, évitant les tendances de centralisation observées dans des politiques récentes comme la Politique agricole commune et le Fonds de relance et de résilience.

Soutien à une croissance durable et à la compétitivité pilotées localement
La politique de cohésion soutient le projet européen en garantissant que la croissance et la compétitivité atteignent tous les territoires, au-delà des capitales. En même temps, les gouvernements locaux et régionaux sont responsables de plus de la moitié des investissements publics dans l’UE. Pour ces raisons, le CCRE exhorte l’UE à affecter les fonds de la politique de cohésion aux services publics locaux et aux investissements essentiels pour les territoires.

Une vision à long terme avec des règles simplifiées
La politique de cohésion doit minimiser les obstacles bureaucratiques. Pour faciliter l’accès aux bénéficiaires, le CCRE appelle à un ensemble de règles simplifiées pour tous les fonds de l’UE, permettant aux municipalités, villes et régions d’identifier leurs propres priorités avec flexibilité.

La politique de cohésion au cœur de l’UE
Le CCRE affirme que la politique de cohésion est au centre du projet de long terme de l’UE, essentielle pour la résilience en période de crise, et appelle la prochaine Commission à écouter les recommandations du groupe d’experts de haut niveau et à veiller à ce que la politique de cohésion 2028-2034 reste résiliente, durable et pilotée localement.
En tant que membre fondateur de l’Alliance pour la cohésion, le CCRE est prêt à collaborer avec le Vice-Président exécutif désigné pour la Cohésion et les Réformes, Raffaele Fitto, pour façonner une politique de cohésion qui offre des opportunités égales, de la résilience et une croissance durable à tous les territoires européens.

Lire plus ici

Appel à Propositions

Looking for Proposals EU Green Deal - News 2024

Le CCRE est à la recherche d’une agence pour concevoir, publier et imprimer une étude


Le CCRE lance un appel à propositions pour des services externes visant à concevoir et produire une publication ainsi qu’un document d’une à deux pages pour en faire la promotion.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre « Terms of Reference » ici.

Budget Participatif

Participatory Budget - Youth

Budget Participatif pour les jeunes à Vienne


En 2020, Vienne a lancé une initiative novatrice avec l’introduction de sa stratégie ‘Enfants et Jeunes Participatifs’. Cette approche avant-gardiste vise à permettre aux enfants et aux jeunes de façonner leur propre avenir en devenant des décideurs clés dans leurs communautés. Au cœur de cette stratégie se trouve l’allocation de fonds municipaux spécifiquement pour les idées proposées par les jeunes résidents. Connue sous le nom de ‘Million Participatif Enfants et Jeunes’, cette initiative réserve 1 million d’euros tous les deux ans pour concrétiser ces idées.

Budget Participatif Jeunesse

Le budget participatif jeunesse est conçu pour engager activement les jeunes dans les processus décisionnels publics. En offrant des plateformes pour la discussion, la délibération et la proposition de projets, il favorise un environnement collaboratif où les voix des jeunes sont entendues et valorisées. Cette approche encourage non seulement le dialogue mais aussi un fort sentiment de propriété et de partenariat entre les jeunes et les autorités locales.

Le processus commence par la soumission des idées par les jeunes, âgés de 5 à 20 ans, individuellement ou en groupe. Ces soumissions sont ensuite examinées lors d’ateliers de co-création où les participants travaillent avec des représentants de plus de 30 départements municipaux et bureaux de district. Ces collaborations garantissent que les idées sont à la fois innovantes et réalisables. Par exemple, en 2024, un total de 226 idées ont été soumises, dont 215 ont été retenues pour un développement ultérieur.

La sensibilisation du public joue un rôle crucial dans ce processus, visant à engager non seulement les jeunes politiquement actifs mais aussi une population plus large. À la Phase 2, les départements de la ville de Vienne et les administrateurs de district examinent ces idées, nécessitant une communication claire et une intégration efficace avec les opérations municipales. Les événements et les calendriers clairs sont essentiels pour maintenir le processus transparent et inclusif. Les propositions doivent avoir un budget minimum de 50 000 euros et être mises en œuvre dans les deux ans.

En mai 2024, lors du webinaire de la CEMR, le processus avait avancé à l’étape du vote. À ce stade, 49 projets ont été présentés en ligne pour le vote, permettant aux préférences individuelles et de groupe de façonner les résultats finaux.

Le budget participatif pour enfants et jeunes de Vienne illustre un modèle réussi de gouvernance inclusive, montrant comment les villes peuvent tirer parti de la créativité et des idées de leurs plus jeunes résidents pour améliorer la vie communautaire.

Apprendre plus sur le Budget Participatif

Le pouvoir des finances infranationales

Participatory Budget - Youth

Les municipalités et régions explorent de nouvelles approches budgétaires, des modèles participatifs et fondés sur les priorités aux pratiques vertes et orientées ODD


Les municipalités, villes et régions d’Europe sont à l’avant-garde de la fourniture de services essentiels, du logement et de la santé à l’action climatique et à la mobilité. Pourtant, elles font face à des pressions financières croissantes, entre la reprise après l’« effet ciseaux » de la pandémie, coûts plus élevés et recettes plus faibles, et la lutte contre l’inflation. Dans ce contexte, la manière dont les budgets sont conçus et alloués est devenue un puissant outil politique.

Pour explorer ce potentiel, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a organisé, le 23 mai, une formation intitulée « X-budgeting – le pouvoir des finances infranationales ». La session a réuni experts et praticiens afin de partager leurs connaissances sur des approches innovantes des finances locales et régionales.

Le terme « X-budgeting » désigne un ensemble de méthodes qui vont au-delà de la simple comptabilité, transformant les budgets en instruments de pilotage politique et de participation citoyenne. Parmi ces méthodes figurent :

  • Le budget fondé sur les priorités, qui aligne les dépenses sur des priorités politiques ou communautaires plutôt que de reconduire les allocations de l’année précédente.
  • Le budget fondé sur les processus, comme les modèles participatifs qui impliquent directement les habitants dans les décisions.
  • Le budget vert et ODD, qui aligne les finances locales sur les objectifs climatiques et l’Agenda du développement durable.

Chaque approche présente des opportunités, favoriser la transparence, renforcer la confiance, mobiliser des investissements pour la durabilité, mais aussi des défis, tels que la complexité méthodologique, les besoins en ressources et l’exigence d’un fort soutien politique.

En expérimentant de nouvelles formes de budgétisation, les municipalités et les régions peuvent prendre des décisions financières qui non seulement garantissent la continuité des services, mais reflètent également la voix des citoyens et accélèrent les progrès vers des objectifs de long terme.

Lire l’étude complète

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