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Les dirigeants locaux font entendre leur voix à l’ONU

HLPF 2025 - News

Pas d’ODD sans action locale : les villes et régions européennes prennent la parole au FPHN de l’ONU


Du 14 au 23 juillet, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et PLATFORMA ont participé au Forum politique de haut niveau (FPHN) des Nations Unies 2025 à New York. Plus de 40 dirigeants locaux et régionaux venus de toute l’Europe ont rejoint la scène mondiale pour faire avancer l’Agenda 2030. Leur mission : faire entendre la voix des gouvernements locaux et régionaux (GLR) au cœur des décisions internationales.

En tant que membres du Groupe de travail mondial des gouvernements locaux et régionaux, dirigé par CGLU, le CCRE et PLATFORMA ont contribué à plusieurs sessions clés du FPHN, apportant des preuves concrètes du terrain et appelant à renforcer les partenariats pour accélérer la mise en œuvre des ODD.

Cette édition du Forum était aussi la première depuis l’adoption du Pacte pour l’avenir 2024, une étape majeure en faveur d’un multilatéralisme plus inclusif et efficace.

« Le Pacte pour l’avenir appelle clairement à inclure les voix locales et régionales dans les processus décisionnels mondiaux », a déclaré Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE.
« C’est pourquoi notre présence à New York cette année était plus pertinente que jamais : nous sommes là pour faire entendre ces voix. »

Porter les réalités locales sur la scène mondiale : lancement du rapport européen sur les ODD

Au FPHN 2025, le CCRE et PLATFORMA ont officiellement lancé leur dernière étude phare : « Les territoires européens localisent les ODD : accélérer l’action locale pour les ODD ». Basé sur une enquête menée avec CGLU et les contributions de 31 associations nationales, le rapport met en lumière les efforts des collectivités européennes dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 — souvent avec des moyens limités mais une forte ambition.

Avec plus de 150 exemples concrets recueillis, l’étude donne un aperçu détaillé de l’évolution de l’action locale sur les ODD : priorités politiques, freins rencontrés, et niveau d’implication des collectivités dans les Revues nationales volontaires (RNV). Un accent particulier a été mis sur les cinq ODD examinés cette année :

Cette publication s’inscrit dans un effort continu du CCRE et de PLATFORMA pour suivre les progrès, partager les innovations et garantir que les collectivités locales participent activement à la gouvernance mondiale. Depuis 2016, ces rapports annuels sont devenus une contribution essentielle au processus du FPHN.

Donner une place aux collectivités dans les Revues nationales : pour des RNV vraiment inclusives

Cette année, six pays avec des membres actifs du CCRE — Malte, Finlande, Allemagne, Tchéquie, Bulgarie et Israël — ont présenté leur Revue nationale volontaire. Le CCRE et PLATFORMA y ont participé non seulement comme observateurs, mais aussi comme acteurs du processus.

Leur message était clair : les gouvernements nationaux doivent associer les collectivités dès le départ, et pas uniquement au moment du rapport.

« L’exemple de la Finlande montre que la coopération entre niveaux national et local donne des résultats pour les citoyens. Le CCRE et PLATFORMA sont des partenaires précieux pour porter ces résultats sur la scène internationale », a souligné Eveliina Kiema-Majanen, de l’association finlandaise Kuntaliitto.

Une présence active aux événements clés du FPHN

Les membres du CCRE et de PLATFORMA ont pris la parole lors de tous les événements majeurs dédiés aux GLR :

  • Initiative à fort impact sur la localisation des ODD par la coalition Local2030
  • Lancement du 9ᵉ rapport du Groupe de travail mondial
  • 8ᵉ Forum des gouvernements locaux et régionaux
  • Session officielle de l’ONU : « La transformation par la base : agir au niveau local »
  • Deuxième réunion annuelle de la Plateforme des partenariats pour la localisation des ODD

Tous ont plaidé pour une gouvernance multiniveau systémique et un renforcement de l’action locale.

« Les leaders locaux sont les mieux placés pour atteindre les ODD, car nous sommes les plus proches des besoins quotidiens des citoyens », a déclaré Clifford Galea, membre du Comité des jeunes élus CCRE-PLATFORMA, président de la région de Tramuntana et Haut-commissaire de Malte en Namibie.
Bettina Bunk, de la Ville de Stuttgart, a souligné le rôle clé de la coopération décentralisée :
« La coopération internationale entre collectivités et l’échange de bonnes pratiques sont essentiels pour faire avancer l’Agenda 2030. »

Leur message est sans équivoque : une implication institutionnalisée des collectivités territoriales n’est pas une option, mais une condition indispensable pour réussir les ODD.

Une voix dans les débats européens : rencontre avec la Délégation de l’UE sur l’avenir du financement

En marge du Forum, le CCRE et PLATFORMA ont organisé un petit-déjeuner de haut niveau avec la Délégation de l’UE auprès des Nations Unies — quelques jours après la publication de la proposition de cadre financier pluriannuel post-2027 par la Commission européenne.

Avec plus de 45 participants, les échanges ont porté sur la manière dont le prochain budget de l’UE peut mieux refléter les priorités locales pour atteindre les ODD.

« Le futur budget de l’UE doit tenir compte des besoins et contributions des collectivités locales dans la réalisation des ODD », a insisté Fabrizio Rossi.
« Qu’il s’agisse de neutralité climatique ou d’emploi des jeunes, toute transition équitable commence localement. Nous avons besoin de financements solides et accessibles, et de partenariats renforcés. »

L’échange a également permis de débattre du risque de recentralisation dans la gouvernance européenne. Le CCRE et PLATFORMA ont salué l’invitation de l’ambassadeur de l’UE, Renaud Savignat, à renforcer la collaboration avec les réseaux de collectivités locales à l’approche de la prochaine évaluation européenne des ODD.

Le message est clair : pas d’avenir durable sans ancrage local.

Au cœur du Forum : localiser les ODD, un objectif à la fois

Au-delà du plaidoyer et du dialogue politique, le CCRE et PLATFORMA ont mis en lumière des résultats concrets issus des villes et régions d’Europe :

ODD 5 – Égalité entre les sexes :
L’égalité de genre commence au niveau local. Qu’il s’agisse d’espaces publics sûrs ou de services inclusifs, les collectivités transforment les valeurs en politiques concrètes.

ODD 3 – Santé et bien-être :
De la télémédecine pour les personnes âgées en Macédoine du Nord aux « quartiers bienveillants » en Belgique, les collectivités comblent les inégalités sanitaires malgré les écarts croissants entre zones rurales et urbaines.

ODD 8 – Travail décent et croissance économique :
Les municipalités sont en première ligne pour l’emploi des jeunes, les compétences numériques et la création d’emplois locaux. Des budgets contraints exigent des outils innovants comme l’initiative Union des compétences de l’UE.

Faciliter les autorisations pour les énergies renouvelables

Renewable Energy - News

Accélération des procédures d’autorisation pour les énergies renouvelables : « Les gouvernements locaux doivent être pleinement impliqués à toutes les étapes ! »


Alors que le Conseil de l’UE a adopté un nouveau règlement visant à accélérer le déploiement des énergies renouvelables grâce à des procédures d’autorisation plus simples et plus rapides, le CCRE appelle à une implication pleine et entière des municipalités et des régions dans ce processus.

Le CCRE salue l’adoption de mesures d’urgence destinées à faciliter les autorisations pour les énergies renouvelables et considère les collectivités locales et régionales comme des moteurs essentiels pour atteindre les objectifs du Pacte vert pour l’Europe. Il exprime néanmoins des réserves importantes sur plusieurs aspects du texte.

Réagissant à l’accord des ministres de l’Énergie de l’UE, Belinda Gottardi, porte-parole du CCRE sur le climat et l’énergie, a souligné la nécessité de laisser un temps suffisant pour que les processus aboutissent à des solutions équilibrées prenant en compte les intérêts légitimes locaux et nationaux.

« Il est indispensable d’impliquer pleinement les municipalités et les régions à chaque étape de la procédure d’autorisation pour les énergies renouvelables. Dans la majorité des États membres, ce sont les collectivités locales qui sont compétentes pour délivrer les permis relatifs à de nombreuses énergies renouvelables et aux connexions au réseau », a-t-elle rappelé.
« Elles doivent gérer les conflits d’usage du sol afin de garantir des solutions équilibrées et acceptées localement. »

Elle a conclu :

« Les municipalités et les régions possèdent une expérience précieuse et des compétences essentielles à la transition énergétique. Les contourner ou leur accorder un temps insuffisant pourrait avoir des effets contre-productifs et diminuer l’adhésion des citoyens. »

Mise en œuvre nationale à adapter

Le règlement devra désormais être interprété et appliqué dans les contextes nationaux respectifs, avec les ajustements nécessaires pour respecter les délais fixés. Des clarifications seront indispensables, notamment sur l’impact sur la planification spatiale, les évaluations environnementales, et les types d’installations concernés.

Contexte

Le 19 décembre, les États membres de l’UE ont adopté le contenu d’un règlement du Conseil établissant un cadre pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables. Ce règlement fait partie d’un ensemble de mesures prises sur la base de l’article 122 du Traité sur le fonctionnement de l’UE (TFUE), en réponse au caractère d’urgence lié à la crise énergétique provoquée par la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.

Ce règlement intéresse particulièrement le CCRE car, dans de nombreux pays européens, les gouvernements locaux et régionaux sont les autorités compétentes pour la planification spatiale et la délivrance des permis d’installation de panneaux solaires, pompes à chaleur, éoliennes, autres sources renouvelables, ainsi que pour les raccordements au réseau.

Les éléments clés du règlement incluent :

  • la notion d’intérêt public majeur pour la production d’énergie renouvelable et son raccordement ;
  • la réduction des délais d’autorisation à des périodes précises ;
  • l’application simplifiée des évaluations environnementales, conformément à certaines directives européennes.

Exemples concrets :

  • Les équipements solaires doivent recevoir une autorisation en moins de trois mois, ou être automatiquement acceptés après un mois de silence administratif positif pour des installations de moins de 50 kW (ou 10,8 kW selon le cas).
  • Les projets de repowering (modernisation d’installations existantes) devront être autorisés dans un délai maximum de six mois, ou trois mois si l’augmentation est inférieure à 15 %.
  • Les pompes à chaleur inférieures à 50 MW bénéficient d’un délai d’un mois pour l’autorisation, et trois mois pour les pompes géothermiques.

Liens vers les positions du CCRE :

L’Alliance locale réagit à la proposition budgétaire de l’UE

Les propositions budgétaires de l’UE risquent d’exclure les villes et les régions


L’Alliance Locale – une coalition de huit grands réseaux de gouvernements locaux et régionaux – tire la sonnette d’alarme concernant la proposition de la Commission européenne pour le prochain budget de l’UE, avertissant qu’elle pourrait marginaliser les villes et les régions et compromettre la mise en œuvre des priorités clés de l’UE.

La proposition de la Commission pour le cadre financier pluriannuel 2028-2034, présentée le 16 juillet, introduit de nouveaux « Plans de partenariat nationaux et régionaux », censés simplifier le financement européen et réduire les disparités. Cependant, l’Alliance Locale estime que cette approche risque de centraliser le budget de l’UE, d’affaiblir la politique de cohésion, et de marginaliser les gouvernements locaux et régionaux dans la conception et la mise en œuvre des politiques.

Sans affectation claire des Fonds de cohésion à tous les territoires, y compris les villes, et sans gouvernance multiniveaux robuste, les autorités locales et régionales risquent de ne pas disposer des outils nécessaires pour mettre en œuvre les priorités européennes sur le terrain. S’appuyant sur les avertissements de la Cour des comptes concernant l’impact limité et la qualité des projets financés par les fonds de relance, l’Alliance Locale craint que cette nouvelle structure des plans nationaux et régionaux ne réponde pas aux véritables besoins de transition et de cohésion des territoires.

La proposition ne précise pas non plus comment les villes et régions seraient affectées si les gouvernements nationaux ne respectaient pas leurs engagements en matière de réformes ou enfreignaient des conditions transversales comme l’État de droit. Cela pourrait compromettre les progrès réalisés sur des objectifs locaux essentiels tels que les transports propres, le logement abordable, les communautés inclusives, la création d’emplois ou la qualité des services publics, tout en affaiblissant la gouvernance démocratique et le principe de démocratie à plusieurs niveaux.

L’Alliance salue la proposition de création d’un Fonds européen pour la compétitivité et du programme-cadre FP10 pour la recherche et l’innovation, reconnaissant leur potentiel pour combler les écarts de productivité et d’innovation entre les régions. Toutefois, ces deux instruments doivent garantir une implication réelle des villes et régions dans la définition des priorités et dans la mise en œuvre, car compétitivité et cohésion sont deux faces d’une même pièce, comme l’a souligné le rapport Letta.

Alors que les négociations budgétaires se poursuivent, l’Alliance Locale appelle le Parlement européen et le Conseil européen à saisir cette occasion cruciale pour renforcer le rôle des villes et régions, protéger la politique de cohésion et garantir que le budget de l’UE produise des résultats concrets pour les citoyens dans toute l’Europe.

À l’approche des négociations budgétaires, les dirigeants locaux demandent :

  • Que les réformes et les investissements soient définis selon une approche de gouvernance à plusieurs niveaux. Des garanties doivent être incluses dans les Plans de partenariat nationaux et régionaux pour assurer une coopération obligatoire avec les gouvernements locaux dans la conception et la mise en œuvre du plan.
  • Que le chapitre territorial de ces plans soit défini comme une obligation et non comme une option laissée à la discrétion des gouvernements centraux.
  • La mise en place de mécanismes de sauvegarde clairs et exécutoires pour garantir que les autorités locales et régionales puissent accéder directement aux fonds de l’UE, en particulier dans les cas où les gouvernements nationaux retardent ou limitent les décaissements.
  • Une coopération institutionnalisée et concrète avec les villes et les régions dans le cadre du Fonds européen pour la compétitivité (FEC) et du FP10. Les institutions européennes doivent impliquer les gouvernements locaux et régionaux comme partenaires dans la définition des priorités et le renforcement de l’innovation territorialisée.

Note aux rédacteurs :
L’Alliance Locale représente huit réseaux majeurs de gouvernements locaux et régionaux européens : ACR+, CCRE, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS. Ensemble, ils œuvrent pour que le prochain budget de l’UE 2028–2034 serve les citoyens en renforçant le pouvoir d’action des collectivités territoriales dans la mise en œuvre des transitions sur le terrain.

Christoph Schnaudigel, co-président du CCRE, vice-président de la section allemande du CCRE (RGRE), président du district de Karlsruhe (Association allemande des districts), a déclaré :

« Après avoir analysé la proposition de la Commission européenne pour le budget de l’UE, il est clair que les gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe doivent se mobiliser. La proposition ne reconnaît pas la cohésion économique, sociale et territoriale comme un objectif central. En conséquence, la part du budget allouée à la politique de cohésion — y compris le développement social et territorial — a été réduite, avec de réelles conséquences sur la qualité de vie en Europe. En outre, la centralisation de la prise de décision vers les États membres ne permettra pas de répondre aux réalités et aux défis des territoires, rendant le financement européen moins efficace. Nous devons agir fermement dans les mois à venir pour inverser cette tendance et défendre une politique de cohésion forte et inclusive, ainsi que le respect de la gouvernance à plusieurs niveaux. »

Pour plus d’informations, contactez :

Tribune sur le budget de l’UE

EU budget - Op-Ed news

Ne répétons pas les erreurs de la Facilité pour la reprise et la résilience : les gouvernements locaux doivent participer à l’élaboration du budget à long terme de l’UE


Alors que la Commission européenne s’apprête à dévoiler aujourd’hui, mercredi 16 juillet, sa proposition pour le cadre financier pluriannuel (CFP) post-2027, l’attention se porte sur la manière dont l’UE façonnera sa stratégie d’investissement à long terme.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement le montant des financements, mais aussi la manière dont ces ressources seront planifiées et mises en œuvre — et avec qui.

Lors de la conférence annuelle sur le budget de l’UE en mai, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a opéré un changement de ton.

Pour la première fois, elle a parlé non seulement de plans « nationaux », mais de « partenariats nationaux et régionaux pour les investissements et les réformes ».

Ce changement ne relève pas simplement de la sémantique — mais les paroles doivent être suivies d’actes. Sans mesures concrètes, même le langage le plus inclusif risque de rester lettre morte.

La nouvelle architecture d’investissement proposée s’appuie sur les leçons tirées de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR). Mais à moins de corriger une faille majeure de la FRR — à savoir le manque d’implication des acteurs locaux — les mêmes erreurs se répéteront.

Pour que ces partenariats soient couronnés de succès, ils doivent être co-construits avec les gouvernements locaux et régionaux qui seront chargés de leur mise en œuvre. De la mobilité verte au logement en passant par les infrastructures numériques, la réussite dépend aussi d’une gouvernance adéquate.

Heureusement, nous n’avons pas besoin de repartir de zéro. Le mot « partenariat » renvoie à un modèle existant : les accords de partenariat utilisés dans le cadre de la politique de cohésion. Ces accords exigent déjà que les États membres associent les gouvernements locaux et régionaux à l’élaboration des stratégies d’investissement.

Dans des pays comme la Pologne et le Portugal, cela a conduit à des investissements alignés sur les besoins réels du territoire — revitalisation des zones industrielles, développement du transport durable — montrant que lorsque les acteurs locaux sont impliqués, les financements de l’UE ont un réel impact.

Mais il ne s’agit pas seulement de financements. À l’heure où l’UE cherche à associer investissements et réformes, la gouvernance à plusieurs niveaux doit devenir un principe central de l’agenda des réformes. Nous appelons donc à :

  1. Une approche de co-construction pour les nouveaux partenariats en matière d’investissement et de réforme, avec des mécanismes transparents et structurés permettant l’implication des gouvernements locaux et régionaux dans la définition des priorités, tant au niveau national qu’européen (ex. : Semestre européen).
  2. L’intégration de la gouvernance à plusieurs niveaux dans la dimension réformatrice de ces partenariats, afin de garantir que les États membres ne se contentent pas de consulter, mais habilitent aussi les gouvernements locaux et régionaux à agir en tant que planificateurs et exécutants.
  3. Un modèle de financement respectant le principe de subsidiarité, avec des approches souples, ascendantes, et une concentration thématique moins rigide définie au niveau de la Commission, pour éviter la répétition des problèmes évoqués lors de la révision à mi-parcours de la FRR.

L’UE se trouve à un tournant. Le prochain budget à long terme est une opportunité de progresser vers une élaboration des politiques plus démocratique, ancrée dans la réalité et efficace — ou de répéter les erreurs du passé. Ne manquons pas cette chance. Faisons du partenariat la règle, et non l’exception.

Signataires :

  • Christopher Schnaudigel est co-président du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), vice-président de la section allemande du CCRE (RGRE) et président du district de Karlsruhe (Association allemande des districts)
  • Ľubica Karvašová est députée européenne, vice-présidente de la commission du développement régional, coordinatrice Renew Europe au sein de la commission REGI
  • Vladimir Prebilič est député européen, rapporteur sur la simplification de la politique de cohésion, coordinateur des Verts/ALE au sein de la commission REGI

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Cet article d’opinion a été publié dans EU Observer le 15 juillet 2025. Vous pouvez le lire ici

Pour plus d’informations, contactez :

Le Centre de partenariat européen

Ukraine Recovery Conference - News 2025

Le CCRE lance le Centre de partenariat européen pour renforcer la coopération intercommunale entre l’Ukraine et l’UE


Lors de la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine (URC) à Rome en 2025, et dans le cadre de la Coalition pour des municipalités durables, le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, a annoncé le lancement de la Centre de partenariat européen (CPE) — une réponse concrète à l’Appel de Berlin et une nouvelle étape dans le rapprochement des collectivités territoriales ukrainiennes et européennes.

Ce centre agira en tant que secrétariat opérationnel de la communauté Bridges of Trust (BoT) — un réseau paneuropéen rassemblant des gouvernements locaux et régionaux ainsi que des parties prenantes clés pour renforcer la coopération intercommunale entre l’Ukraine et l’UE, promouvoir la décentralisation, renforcer la résilience locale et accompagner l’intégration de l’Ukraine dans l’Union européenne.

Cette annonce marque une étape importante après le lancement, l’an dernier, de la Matchmaking Platform — un outil innovant permettant de connecter les villes ukrainiennes à d’autres municipalités européennes afin de faciliter la coopération et mobiliser des financements ciblés.

Connecter, consolider et coordonner pour maximiser les efforts

« Nous savons que les partenariats ne fonctionnent pas seuls : ils ont besoin de coordination, d’un objectif partagé et d’un soutien à long terme », a rappelé Fabrizio Rossi aux ministres, maires et partenaires présents à la conférence.

Objectifs de la Plateforme européenne de partenariat :
– Étendre et connecter : relier les collectivités locales et régionales via la Matchmaking Platform et d’autres outils numériques, tout en activant des réseaux sectoriels et les associations nationales.
– Renforcer les capacités : offrir des services personnalisés pour soutenir les partenariats, incluant un accès ciblé aux financements, projets conjoints, accompagnement à la gestion de projets et mentorat, en fonction des besoins de reconstruction de l’Ukraine.
– Favoriser les synergies : assurer une coordination entre les acteurs, programmes et initiatives existantes pour maximiser l’impact collectif.

Grâce à cette Plateforme et à l’outil de mise en relation, chaque ville ou région peut trouver le bon partenaire, monter des projets communs, obtenir un financement, rejoindre un réseau dynamique et contribuer activement à la reconstruction durable de l’Ukraine et à son avenir européen.

Ce projet est rendu possible grâce au soutien de l’Union européenne et de ses États membres, notamment l’Allemagne (à travers le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement), le Danemark, la France, la Pologne et la Slovénie, via le programme U-LEAD with Europe, ainsi que d’autres soutiens européens comme l’Alliance des villes et régions pour la reconstruction de l’Ukraine et de nombreuses associations membres du CCRE.

Le CCRE et SGI Europe rencontrent le commissaire Raffaele Fitto

En marge de la conférence, le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, accompagné de SGI Europe, a rencontré le vice-président de la Commission européenne et commissaire à la Cohésion et aux Réformes, Raffaele Fitto. Cette rencontre a permis de réaffirmer le soutien des deux organisations à une politique de cohésion fidèle à sa mission inscrite dans les traités : réduire les disparités régionales et soutenir les territoires les plus défavorisés d’Europe.

Le CCRE et SGI Europe ont reconnu la nécessité d’adapter le budget de l’UE aux défis actuels, tout en soulignant que l’avenir de la politique de cohésion doit rester fondé sur la solidarité, la flexibilité, l’accessibilité et l’efficacité. À l’orée d’un nouveau cycle institutionnel, les deux organisations ont rappelé que toute réforme de cette politique doit renforcer — et non remplacer — sa mission fondamentale.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Les voix locales à l’ONU pour le développement durable

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Dirigeants locaux et régionaux aux Nations Unies : accélérer les actions locales en faveur des ODD


Plus de 30 dirigeants locaux et régionaux européens se rendent à New York pour plaider en faveur de leur rôle essentiel dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) lors du Forum Politique de Haut Niveau sur le développement durable (FPHN). Parmi eux, Clifford Galea Vella Maslennikov, président de la région de Tramuntana (Malte) et membre du Comité des jeunes élus de CEMR-PLATFORMA. Il signe également la préface de l’étude annuelle sur la localisation des ODD.

Clifford Galea Vella Maslennikov envoie un message fort et porteur d’espoir :

« Je suis fermement convaincu que la localisation des ODD par des processus inclusifs impliquant tous les niveaux de gouvernance et tous les secteurs de la société […] est en réalité la clé pour construire un avenir plus inclusif, plus juste et plus durable pour toutes et tous. »

Le rapport de cette année comprend les contributions de 31 associations de collectivités territoriales, et propose neuf recommandations clés adressées aux Nations unies, à l’Union européenne et aux États membres de l’UE.

Les gouvernements locaux en dialogue avec les États membres

Ces dernières années, les Nations unies ont de plus en plus reconnu le rôle crucial de l’action locale dans la promotion du développement durable à l’échelle mondiale, notamment par le biais de plusieurs initiatives au sein du FPHN. Toutefois, le niveau d’implication des gouvernements locaux et régionaux – et de leurs associations – dans les processus nationaux de rapport sur les ODD varie encore considérablement d’un pays à l’autre.

Cette année, Malte fait partie des 37 pays qui présenteront un Examen National Volontaire (ENV) au FPHN. Trois autres pays membres du CCRE – la Bulgarie, la Finlande et l’Allemagne – présenteront également leurs ENV. Notre dernière étude fournit un aperçu de la manière dont ces quatre pays ont impliqué les autorités locales dans l’élaboration de leurs rapports nationaux sur les ODD.

Le rapport détaille également les progrès réalisés dans l’atteinte des cinq ODD examinés cette année :

  • ODD 3 (Bonne santé et bien-être)
  • ODD 5 (Égalité entre les sexes)
  • ODD 8 (Travail décent et croissance économique)
  • ODD 14 (Vie aquatique)
  • ODD 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs)

Plus de 30 dirigeant·es locaux et régionaux représenteront l’Europe

La semaine prochaine, PLATFORMA et le CCRE, en collaboration avec la Global Task Force of Local and Regional Governments (GTF), représenteront les villes et régions européennes au FPHN, sous l’égide des Nations Unies.

Leur participation vise à accélérer la mise en œuvre locale des ODD et à garantir que les voix locales soient non seulement entendues, mais aussi prises en compte dans l’action.

Voici quelques-uns des événements auxquels ils participeront :

  • 18 juillet : Laboratoire ENV sur l’implication des gouvernements locaux et régionaux dans les processus ENV/REV, par ONU-DESA, ONU-Habitat et CGLU
  • 15 juillet : Local and Regional Governments’ Networking Hub, avec le lancement du rapport annuel de la GTF « Towards the Localization of the SDGs », par la GTF et CGLU
  • 16 juillet : 8e Forum des gouvernements locaux et régionaux sur l’Agenda 2030, par CGLU, GTF, ONU-DESA, le Bureau exécutif du Secrétaire général de l’ONU, ONU-Habitat, PNUD, Local2030
  • 17 juillet : Petit-déjeuner des dirigeant·es locaux·ales de la délégation de l’UE, par CCRE et PLATFORMA
  • 17 juillet : Session officielle du FPHN sur la localisation : « La transformation par la base : agir au niveau local », par l’ONU

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Localisation des ODD au FPHN

Localising SDGs - News 2025

Dirigeants locaux et régionaux au FPHN : accélérer les actions locales en faveur des ODD


Plus de 30 dirigeants locaux et régionaux se rendent à New York pour plaider en faveur de leur rôle essentiel dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) lors du Forum Politique de Haut Niveau sur le développement durable (FPHN). Parmi eux, Clifford Galea Vella Maslennikov, président de la région de Tramuntana (Malte) et membre du Comité des jeunes élus de CEMR-PLATFORMA. Il signe également la préface de l’étude annuelle sur la localisation des ODD.

Clifford Galea Vella Maslennikov envoie un message fort et porteur d’espoir :

« Je suis fermement convaincu que la localisation des ODD par des processus inclusifs impliquant tous les niveaux de gouvernance et tous les secteurs de la société […] est en réalité la clé pour construire un avenir plus inclusif, plus juste et plus durable pour toutes et tous. »

Le rapport de cette année comprend les contributions de 31 associations de gouvernements locaux et régionaux, et propose neuf recommandations clés adressées aux Nations Unies, à l’Union européenne et aux États membres de l’UE.

Les gouvernements locaux en dialogue avec les États membres

Ces dernières années, les Nations Unies ont de plus en plus reconnu le rôle crucial de l’action locale dans la promotion du développement durable à l’échelle mondiale, notamment par le biais de plusieurs initiatives au sein du FPHN. Toutefois, le niveau d’implication des gouvernements locaux et régionaux – et de leurs associations – dans les processus nationaux de rapport sur les ODD varie encore considérablement d’un pays à l’autre.

Cette année, Malte fait partie des 37 pays qui présenteront un Examen National Volontaire (ENV) au FPHN. Trois autres pays membres du CCRE – la Bulgarie, la Finlande et l’Allemagne – présenteront également leurs ENV. Notre dernière étude fournit un aperçu de la manière dont ces quatre pays ont impliqué les autorités locales dans l’élaboration de leurs rapports nationaux sur les ODD.

Le rapport détaille également les progrès réalisés dans l’atteinte des cinq ODD examinés cette année :

  • ODD 3 (Bonne santé et bien-être)
  • ODD 5 (Égalité entre les sexes)
  • ODD 8 (Travail décent et croissance économique)
  • ODD 14 (Vie aquatique)
  • ODD 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs)

Plus de 30 dirigeant·es locaux et régionaux représenteront l’Europe

La semaine prochaine, PLATFORMA et le CCRE, en collaboration avec la Global Task Force of Local and Regional Governments (GTF), représenteront les villes et régions européennes au FPHN, sous l’égide des Nations Unies.

Leur participation vise à accélérer la mise en œuvre locale des ODD et à garantir que les voix locales soient non seulement entendues, mais aussi prises en compte dans l’action.

Voici quelques-uns des événements auxquels ils participeront :

  • 15 juillet : Local and Regional Governments’ Networking Hub, avec le lancement du rapport annuel de la GTF « Towards the Localization of the SDGs », par la GTF et CGLU
  • 16 juillet : 8e Forum des gouvernements locaux et régionaux sur l’Agenda 2030, par CGLU, GTF, ONU-DESA, le Bureau exécutif du Secrétaire général de l’ONU, ONU-Habitat, PNUD, Local2030
  • 17 juillet : Petit-déjeuner des dirigeant·es locaux·ales de la délégation de l’UE, par CCRE et PLATFORMA
  • 17 juillet : Session officielle du FPHN sur la localisation : « La transformation par la base : agir au niveau local », par l’ONU
  • 18 juillet : Laboratoire ENV sur l’implication des gouvernements locaux et régionaux dans les processus ENV/REV, par ONU-DESA, ONU-Habitat et CGLU

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Inquiétudes concernant la démocratie locale en Turquie

Democracy in Turkyie - News 2025

Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) exprime sa vive inquiétude face à l’intensification des pressions politiques sur la démocratie locale en Turquie


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a publié une déclaration exprimant sa profonde inquiétude face à l’intensification des pressions politiques sur la démocratie locale en Turquie, à la suite de la détention de Zeydan Karalar, maire d’Adana et vice-président de l’Union des Municipalités de Turquie (UMT), organisation membre du CCRE.

Ces derniers mois, un nombre croissant de maires affiliés à l’opposition ainsi que de membres du personnel municipal ont été suspendus, poursuivis ou arrêtés de manière à entraver leur capacité à exercer leurs mandats démocratiques.

La détention du maire Karalar fait suite à l’arrestation antérieure d’Ekrem İmamoğlu, ancien président de l’UMT. Ces événements successifs « risquent de saper les principes de la démocratie locale et d’avoir des conséquences potentiellement graves sur la stabilité, la résilience démocratique et la cohésion sociale sur notre continent ». « La légitimité des gouvernances démocratiques repose sur des gouvernements locaux forts et autonomes, ainsi que sur le respect du pluralisme politique », défendent les signataires.

Le CCRE appelle les communautés européenne et internationale à maintenir les principes de démocratie, d’État de droit et d’autonomie locale au cœur de leur engagement avec la Turquie.

« Nous demandons respectueusement la libération immédiate de tous les maires et responsables détenus, ainsi que la restauration complète de leurs droits à exercer leurs fonctions démocratiques sans crainte ni ingérence », déclarent les signataires. « La démocratie et l’autonomie locale ne peuvent et ne doivent pas être compromises », concluent-ils.

Les signataires de cette déclaration sont :

  • Vince Maple, Conseiller de Medway, Président du Comité de gestion financière du CCRE
  • Philippe Laurent, Maire de Sceaux, Coprésident du CCRE
  • Christoph Schnaudigel, Président du district de Karlsruhe, Coprésident du CCRE
  • Gunn Marit Helgesen, Membre du Conseil du comté de Telemark, Présidente du CCRE
  • Jan van Zanen, Maire de La Haye, Président exécutif du CCRE
  • Anders Knape, Conseiller municipal de Karlstad, Président exécutif du CCRE
  • Aleksandra Dulkiewicz, Maire de Gdansk, Présidente exécutive du CCRE

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European Union - EU Enlargement News

L’élargissement de l’UE n’est pas durable sans appropriation locale : 8 enseignements tirés du webinaire du CCRE 


Donner les moyens d’agir aux gouvernements locaux et régionaux permettra que l’intégration européenne soit ressentie, comprise et adoptée par les citoyens, faisant de l’élargissement non seulement un succès politique, mais aussi un succès démocratique. C’est la principale leçon retenue du webinaire du CCRE sur « Renforcer les gouvernements locaux sur la voie de l’élargissement de l’UE », organisé en collaboration avec PLATFORMA le 1er juillet.

Des élus locaux, des responsables européens, ainsi que des représentants de pays candidats et membres de l’UE ont réaffirmé le rôle essentiel des gouvernements locaux et régionaux dans le processus d’élargissement de l’UE. Ils ont également abordé les besoins en capacités nécessaires à cette démarche.

Voici les 8 principales conclusions issues des échanges du webinaire, qui ont démontré que l’élargissement ne peut être durable sans appropriation locale :

1. Considérer les gouvernements locaux et régionaux comme des acteurs stratégiques du processus d’adhésion à l’UE

  • Impliquer les gouvernements locaux dès les premières étapes et de manière systématique dans les plans nationaux d’adhésion, les examens et les évaluations par clusters.
  • Reconnaître les dirigeants locaux non seulement comme des exécutants, mais aussi comme des co-créateurs de politiques, notamment dans les domaines liés à l’acquis communautaire.

2. Renforcer le dialogue structuré de gouvernance multiniveaux

  • Mettre en place des mécanismes permanents de coordination entre les gouvernements locaux et régionaux (GLR), les gouvernements nationaux et les institutions européennes.
  • Passer de la simple consultation à des plateformes de co-création, en particulier lors de la conception des feuilles de route, du suivi et de la révision des politiques.

3. Garantir l’accès local aux mécanismes de financement de l’UE

  • Veiller à ce qu’un pourcentage minimal de l’aide financière européenne soit directement alloué aux collectivités locales (par exemple, en Ukraine, ce taux est déjà de 20 %).
  • Simplifier les procédures d’accès aux fonds européens pour les municipalités et développer des programmes de renforcement des capacités pour les aider à les gérer.

4. Investir dans le renforcement des capacités et la continuité institutionnelle

  • Proposer des formations continues aux responsables locaux, notamment en matière de marchés publics, de gestion de projets et de mise en œuvre locale des normes européennes.
  • Combler les lacunes en mémoire institutionnelle dues aux changements politiques en investissant dans la professionnalisation de la fonction publique et le transfert de connaissances.

5. Soutenir l’apprentissage entre pairs et les initiatives de jumelage

  • Promouvoir la coopération de ville à ville entre États membres de l’UE et pays candidats (coopération décentralisée).
  • Étendre les programmes de jumelage à des domaines thématiques comme l’éducation, la transition écologique, la résilience face aux catastrophes et la gouvernance numérique (utilisez par exemple la plateforme de mise en relation du CCRE).

6. Promouvoir la participation inclusive et l’égalité de genre

  • Encourager la participation des femmes dirigeantes et des communautés marginalisées dans les dialogues sur l’élargissement.
  • Veiller à ce que les efforts de décentralisation et d’intégration prennent en compte des perspectives diverses et abordent les inégalités locales.

7. Renforcer la confiance civique et la communication

  • Soutenir les gouvernements locaux et régionaux dans la conduite de campagnes de communication publique expliquant les valeurs de l’UE et les avantages de l’élargissement.
  • Doter les municipalités des outils pour devenir des relais de confiance de l’UE auprès des citoyens, afin de lutter contre la désinformation et renforcer la résilience démocratique.

8. Mobiliser les gouvernements locaux et régionaux pour la reconstruction et les objectifs de durabilité

  • Dans les pays touchés par la guerre (par exemple l’Ukraine), donner la priorité à une reconstruction menée au niveau local et à une reprise durable comme voie vers l’intégration.
  • Aligner les stratégies de développement local avec le Pacte vert européen, la transition numérique et les politiques de cohésion sociale.

Contexte :
Neuf pays sont officiellement engagés sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne dans les années à venir : cinq dans les Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine du Nord et Serbie), trois dans le voisinage oriental (Géorgie, Moldavie et Ukraine) et la Turquie.

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Protéger l’eau propre

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Les gouvernements locaux et régionaux appellent la Commission européenne à préserver le dispositif de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) dans la Directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires


Alors que le Parlement européen se réunit à Strasbourg pour un vote décisif sur la Stratégie européenne de résilience de l’eau, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CEMR), avec 11 autres organisations européennes représentant les gouvernements locaux et régionaux, les services publics, des ONG environnementales, des syndicats et des professionnels de l’eau, a envoyé une lettre conjointe à la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Les signataires exhortent la Commission à défendre fermement le dispositif de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) introduit par la Directive révisée sur le traitement des eaux urbaines résiduaires (DTEUR), entrée en vigueur le 1er janvier 2025.

La Directive actualisée fixe des objectifs ambitieux pour éliminer les micropolluants des eaux usées, atteindre la neutralité énergétique, améliorer la transparence et l’accès à l’assainissement, ainsi que promouvoir la réutilisation de l’eau et l’économie circulaire. Une pierre angulaire de ce paquet législatif est le dispositif REP, qui exige des producteurs de produits pharmaceutiques et cosmétiques — responsables de 92 % des micropolluants selon l’évaluation d’impact de la Commission européenne — qu’ils prennent en charge au moins 80 % des coûts du procédé avancé de « traitement quaternaire ».

Les gouvernements locaux et régionaux, aux côtés des opérateurs de traitement des eaux usées, travaillent déjà à la mise en œuvre de ces nouvelles mesures. Cependant, des inquiétudes ont émergé concernant des tentatives potentielles de révision ou d’affaiblissement du dispositif REP via de futurs paquets de simplification ou autres instruments non prévus par la Directive elle-même.

« Le dispositif REP reflète un compromis équilibré et juste qui garantit que les pollueurs contribuent aux coûts de dépollution, plutôt que de faire peser ce fardeau sur les usagers de l’eau et les budgets publics », a déclaré Fabrizio Rossi, Secrétaire Général du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CEMR). « Cette disposition est un puissant moteur d’éco-innovation et de développement de produits plus durables. Elle ne doit pas forcément augmenter les coûts pour les consommateurs — en prévenant la pollution à la source, les entreprises peuvent réduire les dépenses de traitement et alléger le poids financier sur le public. »

Les signataires soulignent que le dispositif REP :

  • Est conforme au principe du pollueur-payeur inscrit dans le Traité de l’UE (article 191(2) TFUE)
  • Protège l’accès abordable à l’eau pour les ménages, conformément à l’ODD 6
  • Encourage l’éco-innovation et la conception durable des produits
  • Contribue à améliorer la qualité de l’eau traitée et soutient les solutions circulaires pour l’eau

L’impact économique sur l’industrie est attendu comme limité. Selon l’analyse de la Commission, le prix des produits concernés augmenterait au maximum de 0,59 %, ou les entreprises pourraient absorber ce coût en réduisant leurs marges bénéficiaires jusqu’à 0,7 %.

La lettre se conclut par un appel ferme à la Commission européenne pour qu’elle maintienne son engagement envers la Directive telle qu’adoptée et résiste à toute pression visant à modifier la portée ou l’ambition du dispositif REP. Cela est vital pour protéger les ressources en eau de l’Europe, la santé publique et la résilience à long terme des services locaux.

Signataires de la lettre conjointe :

  • Aqua Publica Europea (Bernard Van Nuffel, Président)
  • Conseil des Communes et Régions d’Europe – CEMR (Gunn Marit Helgesen, Présidente)
  • EurEau (Oliver Loebel, Secrétaire Général)
  • Eurocities (André Sobczak, Secrétaire Général)
  • European Anglers Alliance – EAA (Mark Owen, Président)
  • European Environmental Bureau – EEB (Patrick ten Brink, Secrétaire Général)
  • European Federation of Public Service Unions – EPSU (Jan Willem Goudriaan, Secrétaire Général)
  • European Water Association – EWA (Arthur Guischet, Secrétaire Général)
  • Health Care Without Harm – HCWH Europe (Erik Ruiz, Responsable de programme)
  • SGI Europe (Valeria Ronzitti, Secrétaire Générale)
  • Surfrider Foundation Europe (Eric Morbo, Directeur Général)
  • Water Europe (Durk Krol, Directeur Exécutif)

Vous pouvez lire la lettre complète ici

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