Skip to main content

Localisation des ODD au FPHN

Localising SDGs - News 2025

Dirigeants locaux et régionaux au FPHN : accélérer les actions locales en faveur des ODD


Plus de 30 dirigeants locaux et régionaux se rendent à New York pour plaider en faveur de leur rôle essentiel dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) lors du Forum Politique de Haut Niveau sur le développement durable (FPHN). Parmi eux, Clifford Galea Vella Maslennikov, président de la région de Tramuntana (Malte) et membre du Comité des jeunes élus de CEMR-PLATFORMA. Il signe également la préface de l’étude annuelle sur la localisation des ODD.

Clifford Galea Vella Maslennikov envoie un message fort et porteur d’espoir :

« Je suis fermement convaincu que la localisation des ODD par des processus inclusifs impliquant tous les niveaux de gouvernance et tous les secteurs de la société […] est en réalité la clé pour construire un avenir plus inclusif, plus juste et plus durable pour toutes et tous. »

Le rapport de cette année comprend les contributions de 31 associations de gouvernements locaux et régionaux, et propose neuf recommandations clés adressées aux Nations Unies, à l’Union européenne et aux États membres de l’UE.

Les gouvernements locaux en dialogue avec les États membres

Ces dernières années, les Nations Unies ont de plus en plus reconnu le rôle crucial de l’action locale dans la promotion du développement durable à l’échelle mondiale, notamment par le biais de plusieurs initiatives au sein du FPHN. Toutefois, le niveau d’implication des gouvernements locaux et régionaux – et de leurs associations – dans les processus nationaux de rapport sur les ODD varie encore considérablement d’un pays à l’autre.

Cette année, Malte fait partie des 37 pays qui présenteront un Examen National Volontaire (ENV) au FPHN. Trois autres pays membres du CCRE – la Bulgarie, la Finlande et l’Allemagne – présenteront également leurs ENV. Notre dernière étude fournit un aperçu de la manière dont ces quatre pays ont impliqué les autorités locales dans l’élaboration de leurs rapports nationaux sur les ODD.

Le rapport détaille également les progrès réalisés dans l’atteinte des cinq ODD examinés cette année :

  • ODD 3 (Bonne santé et bien-être)
  • ODD 5 (Égalité entre les sexes)
  • ODD 8 (Travail décent et croissance économique)
  • ODD 14 (Vie aquatique)
  • ODD 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs)

Plus de 30 dirigeant·es locaux et régionaux représenteront l’Europe

La semaine prochaine, PLATFORMA et le CCRE, en collaboration avec la Global Task Force of Local and Regional Governments (GTF), représenteront les villes et régions européennes au FPHN, sous l’égide des Nations Unies.

Leur participation vise à accélérer la mise en œuvre locale des ODD et à garantir que les voix locales soient non seulement entendues, mais aussi prises en compte dans l’action.

Voici quelques-uns des événements auxquels ils participeront :

  • 15 juillet : Local and Regional Governments’ Networking Hub, avec le lancement du rapport annuel de la GTF « Towards the Localization of the SDGs », par la GTF et CGLU
  • 16 juillet : 8e Forum des gouvernements locaux et régionaux sur l’Agenda 2030, par CGLU, GTF, ONU-DESA, le Bureau exécutif du Secrétaire général de l’ONU, ONU-Habitat, PNUD, Local2030
  • 17 juillet : Petit-déjeuner des dirigeant·es locaux·ales de la délégation de l’UE, par CCRE et PLATFORMA
  • 17 juillet : Session officielle du FPHN sur la localisation : « La transformation par la base : agir au niveau local », par l’ONU
  • 18 juillet : Laboratoire ENV sur l’implication des gouvernements locaux et régionaux dans les processus ENV/REV, par ONU-DESA, ONU-Habitat et CGLU

Contactez-nous pour plus d’informations

Inquiétudes concernant la démocratie locale en Turquie

Democracy in Turkyie - News 2025

Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) exprime sa vive inquiétude face à l’intensification des pressions politiques sur la démocratie locale en Turquie


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a publié une déclaration exprimant sa profonde inquiétude face à l’intensification des pressions politiques sur la démocratie locale en Turquie, à la suite de la détention de Zeydan Karalar, maire d’Adana et vice-président de l’Union des Municipalités de Turquie (UMT), organisation membre du CCRE.

Ces derniers mois, un nombre croissant de maires affiliés à l’opposition ainsi que de membres du personnel municipal ont été suspendus, poursuivis ou arrêtés de manière à entraver leur capacité à exercer leurs mandats démocratiques.

La détention du maire Karalar fait suite à l’arrestation antérieure d’Ekrem İmamoğlu, ancien président de l’UMT. Ces événements successifs « risquent de saper les principes de la démocratie locale et d’avoir des conséquences potentiellement graves sur la stabilité, la résilience démocratique et la cohésion sociale sur notre continent ». « La légitimité des gouvernances démocratiques repose sur des gouvernements locaux forts et autonomes, ainsi que sur le respect du pluralisme politique », défendent les signataires.

Le CCRE appelle les communautés européenne et internationale à maintenir les principes de démocratie, d’État de droit et d’autonomie locale au cœur de leur engagement avec la Turquie.

« Nous demandons respectueusement la libération immédiate de tous les maires et responsables détenus, ainsi que la restauration complète de leurs droits à exercer leurs fonctions démocratiques sans crainte ni ingérence », déclarent les signataires. « La démocratie et l’autonomie locale ne peuvent et ne doivent pas être compromises », concluent-ils.

Les signataires de cette déclaration sont :

  • Vince Maple, Conseiller de Medway, Président du Comité de gestion financière du CCRE
  • Philippe Laurent, Maire de Sceaux, Coprésident du CCRE
  • Christoph Schnaudigel, Président du district de Karlsruhe, Coprésident du CCRE
  • Gunn Marit Helgesen, Membre du Conseil du comté de Telemark, Présidente du CCRE
  • Jan van Zanen, Maire de La Haye, Président exécutif du CCRE
  • Anders Knape, Conseiller municipal de Karlstad, Président exécutif du CCRE
  • Aleksandra Dulkiewicz, Maire de Gdansk, Présidente exécutive du CCRE

Contenus associés :

Points du webinaire sur l’élargissement de l’UE

European Union - EU Enlargement News

L’élargissement de l’UE n’est pas durable sans appropriation locale : 8 enseignements tirés du webinaire du CCRE 


Donner les moyens d’agir aux gouvernements locaux et régionaux permettra que l’intégration européenne soit ressentie, comprise et adoptée par les citoyens, faisant de l’élargissement non seulement un succès politique, mais aussi un succès démocratique. C’est la principale leçon retenue du webinaire du CCRE sur « Renforcer les gouvernements locaux sur la voie de l’élargissement de l’UE », organisé en collaboration avec PLATFORMA le 1er juillet.

Des élus locaux, des responsables européens, ainsi que des représentants de pays candidats et membres de l’UE ont réaffirmé le rôle essentiel des gouvernements locaux et régionaux dans le processus d’élargissement de l’UE. Ils ont également abordé les besoins en capacités nécessaires à cette démarche.

Voici les 8 principales conclusions issues des échanges du webinaire, qui ont démontré que l’élargissement ne peut être durable sans appropriation locale :

1. Considérer les gouvernements locaux et régionaux comme des acteurs stratégiques du processus d’adhésion à l’UE

  • Impliquer les gouvernements locaux dès les premières étapes et de manière systématique dans les plans nationaux d’adhésion, les examens et les évaluations par clusters.
  • Reconnaître les dirigeants locaux non seulement comme des exécutants, mais aussi comme des co-créateurs de politiques, notamment dans les domaines liés à l’acquis communautaire.

2. Renforcer le dialogue structuré de gouvernance multiniveaux

  • Mettre en place des mécanismes permanents de coordination entre les gouvernements locaux et régionaux (GLR), les gouvernements nationaux et les institutions européennes.
  • Passer de la simple consultation à des plateformes de co-création, en particulier lors de la conception des feuilles de route, du suivi et de la révision des politiques.

3. Garantir l’accès local aux mécanismes de financement de l’UE

  • Veiller à ce qu’un pourcentage minimal de l’aide financière européenne soit directement alloué aux collectivités locales (par exemple, en Ukraine, ce taux est déjà de 20 %).
  • Simplifier les procédures d’accès aux fonds européens pour les municipalités et développer des programmes de renforcement des capacités pour les aider à les gérer.

4. Investir dans le renforcement des capacités et la continuité institutionnelle

  • Proposer des formations continues aux responsables locaux, notamment en matière de marchés publics, de gestion de projets et de mise en œuvre locale des normes européennes.
  • Combler les lacunes en mémoire institutionnelle dues aux changements politiques en investissant dans la professionnalisation de la fonction publique et le transfert de connaissances.

5. Soutenir l’apprentissage entre pairs et les initiatives de jumelage

  • Promouvoir la coopération de ville à ville entre États membres de l’UE et pays candidats (coopération décentralisée).
  • Étendre les programmes de jumelage à des domaines thématiques comme l’éducation, la transition écologique, la résilience face aux catastrophes et la gouvernance numérique (utilisez par exemple la plateforme de mise en relation du CCRE).

6. Promouvoir la participation inclusive et l’égalité de genre

  • Encourager la participation des femmes dirigeantes et des communautés marginalisées dans les dialogues sur l’élargissement.
  • Veiller à ce que les efforts de décentralisation et d’intégration prennent en compte des perspectives diverses et abordent les inégalités locales.

7. Renforcer la confiance civique et la communication

  • Soutenir les gouvernements locaux et régionaux dans la conduite de campagnes de communication publique expliquant les valeurs de l’UE et les avantages de l’élargissement.
  • Doter les municipalités des outils pour devenir des relais de confiance de l’UE auprès des citoyens, afin de lutter contre la désinformation et renforcer la résilience démocratique.

8. Mobiliser les gouvernements locaux et régionaux pour la reconstruction et les objectifs de durabilité

  • Dans les pays touchés par la guerre (par exemple l’Ukraine), donner la priorité à une reconstruction menée au niveau local et à une reprise durable comme voie vers l’intégration.
  • Aligner les stratégies de développement local avec le Pacte vert européen, la transition numérique et les politiques de cohésion sociale.

Contexte :
Neuf pays sont officiellement engagés sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne dans les années à venir : cinq dans les Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine du Nord et Serbie), trois dans le voisinage oriental (Géorgie, Moldavie et Ukraine) et la Turquie.

Pour plus d’information, contactez :

Protéger l’eau propre

Head Banner - SUN4UKRAINE

Les gouvernements locaux et régionaux appellent la Commission européenne à préserver le dispositif de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) dans la Directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires


Alors que le Parlement européen se réunit à Strasbourg pour un vote décisif sur la Stratégie européenne de résilience de l’eau, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CEMR), avec 11 autres organisations européennes représentant les gouvernements locaux et régionaux, les services publics, des ONG environnementales, des syndicats et des professionnels de l’eau, a envoyé une lettre conjointe à la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Les signataires exhortent la Commission à défendre fermement le dispositif de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) introduit par la Directive révisée sur le traitement des eaux urbaines résiduaires (DTEUR), entrée en vigueur le 1er janvier 2025.

La Directive actualisée fixe des objectifs ambitieux pour éliminer les micropolluants des eaux usées, atteindre la neutralité énergétique, améliorer la transparence et l’accès à l’assainissement, ainsi que promouvoir la réutilisation de l’eau et l’économie circulaire. Une pierre angulaire de ce paquet législatif est le dispositif REP, qui exige des producteurs de produits pharmaceutiques et cosmétiques — responsables de 92 % des micropolluants selon l’évaluation d’impact de la Commission européenne — qu’ils prennent en charge au moins 80 % des coûts du procédé avancé de « traitement quaternaire ».

Les gouvernements locaux et régionaux, aux côtés des opérateurs de traitement des eaux usées, travaillent déjà à la mise en œuvre de ces nouvelles mesures. Cependant, des inquiétudes ont émergé concernant des tentatives potentielles de révision ou d’affaiblissement du dispositif REP via de futurs paquets de simplification ou autres instruments non prévus par la Directive elle-même.

« Le dispositif REP reflète un compromis équilibré et juste qui garantit que les pollueurs contribuent aux coûts de dépollution, plutôt que de faire peser ce fardeau sur les usagers de l’eau et les budgets publics », a déclaré Fabrizio Rossi, Secrétaire Général du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CEMR). « Cette disposition est un puissant moteur d’éco-innovation et de développement de produits plus durables. Elle ne doit pas forcément augmenter les coûts pour les consommateurs — en prévenant la pollution à la source, les entreprises peuvent réduire les dépenses de traitement et alléger le poids financier sur le public. »

Les signataires soulignent que le dispositif REP :

  • Est conforme au principe du pollueur-payeur inscrit dans le Traité de l’UE (article 191(2) TFUE)
  • Protège l’accès abordable à l’eau pour les ménages, conformément à l’ODD 6
  • Encourage l’éco-innovation et la conception durable des produits
  • Contribue à améliorer la qualité de l’eau traitée et soutient les solutions circulaires pour l’eau

L’impact économique sur l’industrie est attendu comme limité. Selon l’analyse de la Commission, le prix des produits concernés augmenterait au maximum de 0,59 %, ou les entreprises pourraient absorber ce coût en réduisant leurs marges bénéficiaires jusqu’à 0,7 %.

La lettre se conclut par un appel ferme à la Commission européenne pour qu’elle maintienne son engagement envers la Directive telle qu’adoptée et résiste à toute pression visant à modifier la portée ou l’ambition du dispositif REP. Cela est vital pour protéger les ressources en eau de l’Europe, la santé publique et la résilience à long terme des services locaux.

Signataires de la lettre conjointe :

  • Aqua Publica Europea (Bernard Van Nuffel, Président)
  • Conseil des Communes et Régions d’Europe – CEMR (Gunn Marit Helgesen, Présidente)
  • EurEau (Oliver Loebel, Secrétaire Général)
  • Eurocities (André Sobczak, Secrétaire Général)
  • European Anglers Alliance – EAA (Mark Owen, Président)
  • European Environmental Bureau – EEB (Patrick ten Brink, Secrétaire Général)
  • European Federation of Public Service Unions – EPSU (Jan Willem Goudriaan, Secrétaire Général)
  • European Water Association – EWA (Arthur Guischet, Secrétaire Général)
  • Health Care Without Harm – HCWH Europe (Erik Ruiz, Responsable de programme)
  • SGI Europe (Valeria Ronzitti, Secrétaire Générale)
  • Surfrider Foundation Europe (Eric Morbo, Directeur Général)
  • Water Europe (Durk Krol, Directeur Exécutif)

Vous pouvez lire la lettre complète ici

Pour plus d’informations, contactez :

Objectif climatique 2040 ambitieux

Target 2040 - News

Les dirigeants locaux demandent à la Commission européenne de fixer un objectif contraignant de réduction des émissions domestiques de 90 % d’ici 2040


Les maires d’Aalborg (Danemark), Athènes (Grèce), Barcelone (Espagne), Braga (Portugal), Copenhague (Danemark), Fribourg-en-Brisgau (Allemagne), Gand (Belgique), Matosinhos (Portugal), Milan (Italie), Malmö (Suède), Nantes (France), Oslo (Norvège), Tallinn (Estonie), Utrecht (Pays-Bas) et Vitoria-Gasteiz (Espagne) figurent parmi les signataires d’une lettre conjointe adressée à Ursula von der Leyen et Teresa Ribera, coordonnée par C40, le CCRE, Eurocities et ICLEI Europe.

Aujourd’hui, les dirigeants locaux européens ont envoyé une lettre conjointe à la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, appelant la Commission et les États membres à fixer un objectif contraignant de réduction des émissions européennes de gaz à effet de serre d’au moins 90 % d’ici 2040 par rapport aux niveaux de 1990. Cette demande est en ligne avec les recommandations de l’évaluation d’impact de la Commission européenne sur l’objectif 2040 et celles du Conseil scientifique consultatif européen sur le changement climatique (ESABCC), qui soulignent la faisabilité de cet objectif pour l’Europe.

Coordonnée par les plus grands réseaux de collectivités territoriales d’Europe – C40, le CCRE, Eurocities et ICLEI Europe – la lettre rappelle que « la neutralité climatique est un impératif stratégique » et appelle l’Union européenne à « réaffirmer son leadership climatique mondial » à l’approche du sommet climat COP30. Les signataires insistent sur la nécessité d’un « objectif climatique 2040 solide, fondé sur la science ».

Pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, les villes et régions demandent un « cadre clair et ambitieux au niveau européen » afin d’offrir une « visibilité à long terme pour les entreprises, débloquer les investissements et accélérer l’innovation ».

Les collectivités locales mettent en avant leurs efforts déjà en cours, affirmant qu’elles « obtiennent des résultats plus rapidement que prévu et en cohérence avec l’Accord de Paris », mais soulignent qu’elles « ne peuvent pas y parvenir seules ». La lettre appelle les cadres nationaux et européens à « refléter l’urgence et l’ampleur du défi et à permettre une action plus rapide et plus profonde au niveau local ».

Les signataires appellent également à ce que le cadre financier pluriannuel 2028–2034 intègre les efforts de décarbonation, garantissant que « toutes les régions et communautés puissent accéder aux ressources, aux compétences et aux infrastructures nécessaires pour réussir la transition écologique ».

Enfin, la lettre souligne l’importance de « structures de gouvernance multiniveaux solides et de partenariats » pour mener une « action climatique ambitieuse et efficace ». Selon les signataires, cela est essentiel pour « renforcer la crédibilité et l’influence de l’Union européenne sur la scène internationale » à un « moment crucial pour la diplomatie climatique mondiale ».

Parmi les signataires de la lettre initiée par C40, le CCRE, Eurocities et ICLEI Europe figurent les dirigeant·es suivant·es :

  • Lars Henrik Weiss, Maire de Copenhague
  • Jaume Collboni, Maire de Barcelone et Vice-Président d’Eurocities
  • Matthias De Clercq, Maire de Gand et Président d’Eurocities
  • Sharon Dijksma, Maire d’Utrecht
  • Haris Doukas, Maire d’Athènes
  • Maider Etxebarria, Maire de Vitoria-Gasteiz et Vice-Présidente d’ICLEI Europe
  • Lasse Frimand Jensen, Maire d’Aalborg et Vice-Président d’ICLEI Europe
  • Gunn Marit Helgesen, Conseillère du comté de Telemark, Présidente de KS (Norvège) et Présidente du CCRE
  • Martin Horn, Maire de Fribourg-en-Brisgau et Président d’ICLEI Europe
  • Jevgeni Ossinovski, Maire de Tallinn
  • Ricardo Rio, Maire de Braga
  • Johanna Rolland, Maire de Nantes et Présidente de Nantes Métropole
  • Luísa Salgueiro, Maire de Matosinhos, Présidente de l’Association nationale des municipalités portugaises (membre du CCRE), membre du Bureau politique du Pacte des maires pour le climat et l’énergie – Europe
  • Giuseppe Sala, Maire de Milan et Vice-Président de C40 Cities
  • Eirik Lae Solberg, Maire d’Oslo et Vice-Président de C40 Cities
  • Katrin Stjernfeldt Jammeh, Maire de Malmö et Présidente d’ICLEI

Pour plus d’information, contactez :

1ère Édition – Profil Pays : Pologne

Poland services - News 2022

Profil pays sur la coopération décentralisée au développement : le cas de la Pologne


Les profils pays offrent un aperçu succinct des modèles nationaux de coopération décentralisée au développement (CDD) dans certains États membres de l’UE.
L’objectif est de fournir des éclairages sur les mécanismes et modalités spécifiques des cadres nationaux analysés, et d’identifier les facteurs facilitateurs ainsi que les défis liés à leur mise en œuvre concrète, en mettant l’accent sur le rôle et les opportunités des gouvernements locaux et régionaux (GLR) et de leurs associations.

Où en est la Pologne en matière de coopération décentralisée au développement ?

D’après l’enquête, l’approche polonaise de la CDD se caractérise par :

  1. Un accent mis sur la coopération avec les pays d’Europe de l’Est, notamment l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie.
    Les gouvernements locaux polonais soutiennent activement leurs partenaires via le développement stratégique, les échanges entre pairs et l’appui à la mise en œuvre.
  2. Un rôle essentiel des partenariats directs au niveau local, en particulier en période de crise, y compris le jumelage et la coopération concrète, malgré la guerre en cours.
  3. Une forte expertise développée par les municipalités polonaises dans l’accès aux fonds européens et l’élaboration de stratégies locales efficaces, qu’elles peuvent mettre à profit dans leurs partenariats.

Cet article fait partie d’une série de 7 Profils Pays examinant les cadres de coopération décentralisée au développement à travers l’Europe.
La deuxième édition, consacrée à l’Allemagne, sera publiée en septembre.
Restez à l’écoute !

Le Profil Pays est disponible en quatre langues :

Le CCRE encourage les autorités polonaises à renforcer le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la politique de développement, non seulement comme exécutants, mais aussi comme partenaires stratégiques contribuant à façonner une politique de développement plus résiliente, inclusive et efficace.

Réalisé dans le cadre du projet MINDCRAFT, en collaboration avec PLATFORMA, financé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH.

Pour plus d’informations, contactez :

Prise de position sur la migration 

Migration - News Section

Le CCRE appelle à un programme européen en matière de migration centré sur l’humain et inclusif, en donnant davantage de moyens aux acteurs locaux 


Alors que l’Europe continue de faire face à des dynamiques migratoires complexes, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) souligne que la migration se vit et se gère au niveau local. Les villes et les régions sont les premières à accueillir les nouveaux arrivants, à soutenir les groupes vulnérables et à œuvrer pour une inclusion à long terme. Pourtant, la plupart du temps, elles restent sous-reconnues et sous-financées dans la gouvernance européenne en matière de migration.

Dans sa nouvelle prise de position, le CCRE exhorte les institutions européennes et les gouvernements nationaux à placer les collectivités locales et régionales (CLR) au cœur de la politique migratoire. Cela implique de passer d’une logique d’urgence à une approche durable, centrée sur l’humain et ancrée dans le territoire.

Principales demandes du CCRE

1. Renforcer le rôle des collectivités locales et régionales

Renforcer leur rôle officiel dans la gouvernance des migrations, grâce à une coopération structurée à plusieurs niveaux, un financement prévisible et un renforcement des capacités ciblé.

2. Adopter une politique migratoire de l’UE centrée sur l’humain

Veiller à ce que toutes les mesures en matière d’asile et de migration respectent les droits fondamentaux, la clarté juridique et les capacités réelles des municipalités.

3. Impliquer les collectivités territoriales dans la mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l’asile

Impliquer systématiquement les villes et les régions dans l’accueil, l’intégration et les interventions d’urgence, en s’appuyant sur des procédures claires et des informations en temps réel.

4. Maintenir un soutien coordonné aux Ukrainiens bénéficiant d’une protection temporaire

Passer de l’aide d’urgence à l’intégration à long terme, en mettant l’accent sur le logement, l’emploi et l’accès aux services essentiels.

5. Renforcer l’inclusion sur le marché du travail

Améliorer la reconnaissance des compétences, réduire les charges administratives et promouvoir les partenariats locaux avec les entreprises afin de faciliter l’accès des migrants à l’emploi.

6. Garantir un financement européen à long terme pour l’inclusion

Préserver et accroître les ressources du FAMI et du FSE+ dans le prochain cadre financier pluriannuel afin de permettre aux municipalités de poursuivre leur travail d’intégration innovant.

En reconnaissant le rôle essentiel des acteurs locaux, l’Europe peut élaborer un programme en matière de migration qui soit à la fois efficace et fidèle à ses valeurs : solidaire, inclusif et ancré dans les réalités des personnes et des lieux. Le CCRE est prêt à travailler avec les dirigeants de l’UE et nationaux pour faire de cette transition une réalité.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Leaders’ Summit – Juin 2025

Leaders Summit - Oslo News

Les dirigeants locaux et régionaux appellent à des stratégies démocratiques et durables de gestion des ressources en Europe


  • Face à une incertitude géopolitique croissante et à des défis environnementaux majeurs, les gouvernements locaux et régionaux ont réaffirmé leur rôle de piliers de la résilience démocratique et du développement durable en Europe.
  • Les participants ont appelé les institutions de l’UE et les gouvernements nationaux à renforcer leur coopération avec les collectivités locales et régionales, en reconnaissant leur contribution essentielle au renouveau démocratique et à la transformation environnementale.

Plus de 100 maires, responsables régionaux, décideurs politiques et experts se sont réunis à Oslo les 23 et 24 juin 2025 à l’occasion du Sommet des dirigeants du CCRE, organisé par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) en partenariat avec l’Association norvégienne des autorités locales et régionales (KS).

Dans le cadre du Sommet, les délégués ont effectué une visite de terrain au VEAS, la plus grande station d’épuration d’eaux usées de Scandinavie, illustrant comment l’innovation et les partenariats locaux renforcent la résilience.

Défendre la démocratie en période d’incertitude

Lors des débats de haut niveau et de la réunion du Comité politique du CCRE, les dirigeants locaux ont échangé des stratégies pour renforcer la participation citoyenne, protéger les institutions démocratiques et défendre les droits humains, même en temps de crise.

Ces discussions interviennent à un moment charnière, alors que l’UE prépare son prochain budget pluriannuel. Le CCRE plaide pour un rôle renforcé des collectivités territoriales dans la définition de l’avenir de l’Union à travers sa campagne sur le Cadre financier pluriannuel (CFP) post-2027. En savoir plus sur la campagne ici.

La gestion des ressources comme pilier de la démocratie

Les dirigeants locaux et régionaux, aux côtés de représentants de l’UE et des gouvernements nationaux, se sont penchés sur des enjeux clés tels que la résilience de l’eau, l’autonomie stratégique et l’économie circulaire.

Naaja H. Nathanielsen, ministre des Affaires économiques, des ressources minérales, de l’énergie, de la justice et de l’égalité des genres au gouvernement du Groenland, a participé à distance et partagé l’expérience de son pays :

« Pour le Groenland, le développement n’est pas une fin en soi, mais un moyen de construire la résilience et l’indépendance économique. Nous ne développerons pas à n’importe quel prix — notre environnement et nos communautés passent avant tout. »

Dans le prolongement des priorités exposées dans le document politique du CCRE sur la résilience de l’eau, les participants ont souligné que les solutions locales et des services publics solides sont essentiels pour faire face au stress hydrique croissant en Europe.

Pour inspirer et soutenir l’action locale, le CCRE a réuni plus de 65 initiatives locales de gestion de l’eau à travers l’Europe, désormais disponibles dans une fresque interactive des bonnes pratiques.

Une vision commune pour l’avenir de l’Europe

Le Sommet s’est conclu sur un message politique fort :

La démocratie locale et le développement durable vont de pair.

Les participants ont une nouvelle fois appelé l’UE et les États membres à travailler main dans la main avec les gouvernements locaux et régionaux, garants de la renaissance démocratique et de la transition environnementale.

« Le CCRE portera les idées et les engagements partagés à Oslo pour renforcer son plaidoyer au niveau européen », a déclaré Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE.
« Notre voix collective est la clé pour construire une Europe plus résiliente, plus juste et plus durable. »

Contacts presse :

CEMR

Fiorella Lavorgna 

Fiorella.lavorgna@ccer-cemr.org 

(0039)3405761789

KS

Ida Paulsen Slettevoll 

Ida.Paulsen.Slettevoll@ks.no  

(0047) 90501841

Réunion de CGLU avec le Commissaire Síkela

“Les gouvernements locaux doivent être au cœur des partenariats internationaux de l’UE”


Le Président de CGLU, Jan van Zanen, a rencontré le Commissaire européen Jozef Síkela :
« Les gouvernements locaux doivent être au cœur des partenariats internationaux de l’UE »

Lors d’une réunion bilatérale tenue le 10 juin, le Président de CGLU et Maire de La Haye, Jan van Zanen, a rencontré le Commissaire européen aux partenariats internationaux, Jozef Síkela, à l’occasion des 10 ans des accords de partenariat stratégique entre les principales associations de gouvernements locaux et régionaux et la DG INTPA (2015–2025). L’objectif : plaider en faveur d’un rôle renforcé des gouvernements locaux et régionaux (GLR) dans la coopération au développement de l’UE — et garantir un soutien à long terme à la coopération décentralisée dans le prochain budget européen.

La délégation du CCRE et de PLATFORMA, conduite par le maire van Zanen et comprenant le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, a trouvé un terrain d’entente prometteur avec le Commissaire. Les deux parties ont convenu que les objectifs de la stratégie Global Gateway et les finalités de l’action extérieure de l’UE — du développement durable aux investissements dans les infrastructures — ne peuvent être atteints qu’en responsabilisant les acteurs les plus proches des citoyens : les gouvernements locaux.

« Les maires et les élus locaux ne sont pas de simples exécutants. Ce sont des acteurs politiques, démocratiquement élus et redevables envers leurs communautés », a déclaré le maire Jan van Zanen.
« Ils ont un rôle unique à jouer dans la réalisation des objectifs de l’UE — mais ils ont besoin des moyens et de la reconnaissance pour le faire. »

Le Commissaire Síkela a reconnu la contribution essentielle des villes et régions à la stratégie Global Gateway de l’UE et à ses partenariats internationaux. Ancien ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce et représentant du parti libéral « Maires et Indépendants », il a exprimé une forte sensibilité politique à la valeur ajoutée du leadership local et régional dans la coopération mondiale.

La rencontre s’inscrivait dans un effort coordonné de plaidoyer, basé sur la Déclaration politique de PLATFORMA sur le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans le prochain Cadre financier pluriannuel (CFP) et l’action extérieure de l’UE, adoptée par les dirigeants locaux en avril 2025. Le CCRE et PLATFORMA ont souligné la nécessité d’un mécanisme financier dédié dans le prochain CFP 2028–2034, permettant aux GLR et à leurs associations d’intensifier leur coopération internationale et de renforcer les partenariats de pairs à pairs avec leurs homologues dans les pays partenaires.

Ils ont également appelé à :

  • un dialogue renforcé avec les délégations de l’UE sur le terrain
  • une distinction plus claire entre GLR et organisations de la société civile dans les instruments européens
  • des appels à projets adaptés, réalistes et à fort impact

Au-delà des outils financiers, le CCRE et PLATFORMA ont insisté sur l’importance de la reconnaissance politique du rôle des gouvernements locaux et régionaux, ainsi que de leurs associations et réseaux, dans la mise en œuvre et la gouvernance de la stratégie Global Gateway. En tant que plus grand réseau européen de collectivités locales, le CCRE a mis en avant l’importance du dialogue politique structuré et de la gouvernance inclusive — notamment dans les contextes fragiles, où les acteurs locaux sont souvent la dernière ligne de défense des valeurs démocratiques et les garants de la fourniture de services publics de base à la population.

Cet échange avec le Commissaire Síkela intervient en amont de la conférence “2025 Villes et Régions pour les Partenariats Internationaux”, prévue en décembre, où le Commissaire est invité à poursuivre le dialogue avec les présidents des cinq principales associations signataires d’un accord de partenariat stratégique avec la DG INTPA.

Alors que l’UE commence à définir son prochain cycle budgétaire, le message des maires et dirigeants locaux d’Europe est clair :
Pour que la coopération au développement de l’UE soit un succès, et que la stratégie Global Gateway tienne ses promesses en tant qu’offre fondée sur des valeurs envers les pays partenaires, le niveau local doit être pleinement inclus.

Pour plus d’information, contactez

Stratégie européenne pour la résilience de l’eau

Head Banner - SUN4UKRAINE

Les priorités du CCRE concernant la Stratégie pour la résilience de l’eau de la Commission européenne


La Commission européenne vient de publier sa Stratégie pour la résilience de l’eau, une étape essentielle et attendue pour protéger l’un de nos biens communs les plus précieux.

Au CCRE, nous saluons l’alignement de cette stratégie sur plusieurs de nos priorités de longue date :
✅ La reconnaissance de l’eau comme un bien public
✅ La prise en compte du rôle de la gouvernance à plusieurs niveaux, de la coopération transfrontalière et de l’implication des parties prenantes
✅ L’accent mis sur les solutions fondées sur la nature, notamment à travers le nouveau mécanisme « Sponge Facility »
✅ L’amélioration des outils d’accès aux données, de gestion de la sécheresse et de sensibilisation du public

Nous saluons également le renforcement du principe du pollueur-payeur, notamment en ce qui concerne les polluants persistants comme les PFAS. Cependant, nous sommes particulièrement préoccupés par la disposition relative à une étude actualisée sur les coûts et impacts potentiels du principe de responsabilité élargie des producteurs (REP) dans le cadre de la directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires.

Comme nous l’avons exprimé dans notre récent courrier conjoint à la présidente von der Leyen, cette décision risque de retarder le déploiement des technologies de traitement quaternaire, essentielles pour éliminer les micropolluants, et pourrait compromettre la mise en œuvre en temps voulu de la refonte de la directive.

Nous sommes convaincus que les gouvernements locaux et régionaux sont les mieux placés pour relever les défis liés à l’eau — mais pour cela, ils doivent disposer des outils, de la souplesse et des financements nécessaires.

La stratégie gagnerait à inclure :
🔹 Un engagement clair et ferme en faveur d’un financement dédié à la gestion de l’eau dans le prochain cadre financier pluriannuel (CFP)
🔹 Un meilleur accès aux fonds d’urgence de l’UE pour les communes et régions touchées par des événements extrêmes
🔹 Des garanties juridiques renforcées et un soutien technique accru pour les services publics de l’eau
🔹 Un soutien concret à la coopération entre zones urbaines et rurales pour une gestion intégrée de l’eau

Lire notre position complète

Ces enjeux seront au cœur du Sommet des dirigeants du CCRE à Oslo, les 23 et 24 juin, sur le thème :
« Des solutions locales pour une gestion équitable et durable des ressources ».

Assurons-nous que la résilience de l’eau en Europe commence là où elle est cruciale : dans nos villes et nos régions.