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Atelier sur les actions pour l’égalité de genre

Women - News Section

Formation sur l’égalité de genre au niveau local : du principe à l’action


Le 18 novembre, le CCRE a organisé l’atelier en ligne « Du principe à l’action : formation à l’élaboration de plans d’action pour l’égalité de genre ». L’événement a réuni près de 60 participant·e·s provenant de plus de 10 pays, dont la France, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Macédoine du Nord, la Roumanie, l’Ukraine, la Grèce, la Pologne, le Royaume-Uni et l’Autriche. Des représentant·e·s municipaux, coordinateurs nationaux et expert·e·s ont échangé pour renforcer leurs capacités à concevoir, actualiser et mettre en œuvre des Plans d’Action pour l’Égalité de Genre (GEAP), en cohérence avec la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale.

À l’approche du 20e anniversaire de la Charte en 2026, la session a offert des orientations pratiques, des outils et des exemples pour soutenir un engagement renouvelé aux niveaux local et régional.

Plans d’action pour l’égalité de genre : outils et méthodologie

L’atelier a débuté par une intervention sur l’importance de l’intégration transversale du genre comme fondement des stratégies locales d’égalité.
Miguel Hernandez Littlewood (DG REGIO) a présenté le cadre stratégique de l’UE, les mécanismes de financement disponibles ainsi que la nouvelle méthodologie de suivi budgétaire sensible au genre.

Aline Burni, chercheuse au sein du think tank ODI Europe, a présenté les résultats du rapport GAP III et partagé des conseils pratiques : analyse des besoins, sécurisation de ressources financières, engagement politique, mise en place de systèmes de suivi axés sur l’impact plutôt que sur l’activité.

L’expérience des signataires de la Charte

Plusieurs signataires ont présenté leurs expériences et défis dans l’élaboration de leurs Plans d’Action.

Nataliya Lazarenko (Association des Villes Ukrainiennes) et Alina Khaletska (Conseil d’Experts sur l’Intégration du Genre de la Ville de Kyiv) ont évoqué leur expérience de la Charte, rappelant que Vinnytsia fut la première signataire ukrainienne en 2017, et soulignant que le contexte de guerre renforce les enjeux liés à l’égalité de genre.

Pascale Douineau, élue en charge de l’égalité femmes-hommes à Quimperlé (France), a partagé son travail sur la visibilité des femmes dans l’espace public, tout en rappelant la réalité et les défis propres aux territoires ruraux.

Toutes ont insisté sur la nécessité d’un engagement politique fort : la signature de la Charte marque une volonté d’agir, tandis que les Plans d’Action constituent les outils indispensables pour traduire cet engagement dans la vie quotidienne.

Outils pratiques, échanges et principales conclusions

Un exercice collectif a permis aux participant·e·s de concevoir un plan d’action à partir des articles de la Charte, notamment l’article 22 sur les violences de genre. Les échanges ont mis en lumière :

  • l’importance d’une approche intégrée ;
  • les besoins en ressources financières dédiées ;
  • la nécessité de fixer des objectifs budgétaires clairs ;
  • la valeur d’outils de suivi efficaces.

Les conclusions principales soulignent que l’évaluation des besoins est essentielle pour définir des priorités adaptées au territoire, et que la mise en œuvre durable requiert des financements adéquats, un leadership engagé et des structures pérennes. Aucun modèle unique ne peut s’appliquer partout : chaque plan doit être conçu selon les réalités locales. Les Plans d’Action constituent donc des instruments clés pour traduire les engagements en actions mesurables et concrètes.

Cap sur le 20e anniversaire de la Charte

À l’approche de 2026, année du 20e anniversaire de la Charte, le CCRE continuera d’accompagner les villes, communes et régions dans le renforcement de leurs stratégies d’égalité de genre. Les participant·e·s sont invité·e·s à s’appuyer sur les outils et enseignements présentés, à les intégrer dans leurs plans locaux et à rester des partenaires actifs de la progression collective en faveur de l’égalité.

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Gouvernements locaux et régionaux numériques

Digital transition - News 2022

Comment les municipalités et régions européennes peuvent mener une transformation numérique inclusive, sécurisée et centrée sur les personnes


Les gouvernements locaux et régionaux sont au cœur de la transformation numérique de l’Europe. En tant qu’autorités publiques les plus proches des citoyens, ils assurent des services tels que les soins de santé, l’éducation, les transports, le soutien social ou encore le déploiement du haut débit – autant de domaines désormais fortement influencés par la législation numérique européenne. Leur rôle est essentiel pour garantir que la numérisation reste inclusive, durable et accessible à toutes et à tous. Pourtant, de nombreuses collectivités continuent de faire face à des obstacles majeurs : accès inégal aux infrastructures numériques, ressources financières et humaines limitées, risques croissants en matière de cybersécurité et élargissement des écarts de compétences numériques.

Partout en Europe, les disparités en matière de connectivité et d’accès au numérique touchent de manière disproportionnée les zones rurales et isolées, les ménages à faibles revenus et les groupes vulnérables. Ces inégalités menacent la cohésion territoriale et limitent la capacité des citoyens à participer pleinement à la société numérique. Pour rendre les services publics numériques réellement accessibles, les solutions numériques doivent respecter les principes de conception inclusive et rester complétées par des options en présentiel pour celles et ceux qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas utiliser les canaux numériques.

La cybersécurité est devenue une préoccupation croissante, les autorités locales gérant des données publiques sensibles et des infrastructures critiques, souvent sans expertise ni financement suffisants pour répondre aux exigences européennes – telles que celles prévues dans la directive NIS2. Les petites municipalités, en particulier, manquent de ressources pour mettre en place des mesures de cybersécurité robustes, répondre aux incidents ou se conformer à des cadres réglementaires complexes. Un renforcement de la coopération, une simplification des règles et un soutien financier durable sont indispensables pour accroître la résilience locale.

Le développement des compétences constitue un autre défi majeur. Pour mettre en œuvre les nouvelles politiques numériques de l’UE – notamment en matière d’intelligence artificielle, d’interopérabilité et de gouvernance des données –, les administrations locales ont besoin de personnels formés capables de superviser les systèmes numériques, de maintenir une surveillance humaine et de garantir une utilisation éthique, transparente et équitable des technologies. Parallèlement, renforcer les compétences numériques des citoyens, grâce à l’apprentissage tout au long de la vie et à des initiatives communautaires, permet de renforcer la confiance, l’inclusion et la participation. La coopération entre municipalités et régions favorise également l’innovation et limite la fragmentation, en facilitant l’échange de bonnes pratiques et de solutions communes.

Un appel à un soutien accru de l’UE

Pour garantir une transition numérique équitable, sécurisée et inclusive, le CCRE appelle les institutions européennes à :

  • renforcer les investissements dans les infrastructures numériques, en particulier dans les régions insuffisamment desservies ;
  • fournir un appui technique et financier pour des services publics numériques accessibles ;
  • maintenir l’accès non numérique aux services essentiels pendant la transition ;
  • faciliter les partenariats public-privé pour étendre la connectivité ;
  • offrir des orientations ciblées, des actions de renforcement des capacités et un financement durable afin d’aider les gouvernements locaux et régionaux à renforcer leur cybersécurité et leurs compétences numériques.

L’avenir numérique de l’Europe dépend de l’autonomisation des acteurs les plus proches des citoyens : ses municipalités, ses villes et ses régions !

Lire la prise de position complète ici

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Construire une communauté climatique

TOWN HALL COP - News

Town Hall COP : Accélérer l’action climatique et renforcer la gouvernance à plusieurs niveaux pour lutter contre le changement climatique


Le renforcement de l’action locale et de la gouvernance multiniveau pour atteindre les objectifs climatiques est l’un des messages clés défendus par le CCRE et PLATFORMA. Le 19 novembre 2025, les deux réseaux ont organisé leur premier Town Hall COP, un dialogue climatique participatif visant à renforcer les partenariats entre niveaux de gouvernement. Les participants ont insisté sur la nécessité de relier les efforts climatiques aux grandes orientations mondiales, telles que les Objectifs de développement durable (ODD). L’événement s’est tenu en ligne alors que les négociations de la COP30 devraient s’achever cette semaine à Belém (Brésil).

Négociations de la COP30 et progrès réalisés depuis la COP21

Depuis Belém, Cecilia Kinuthia-Nienga, Directrice pour l’appui intergouvernemental et le progrès collectif à la CCNUCC, a présenté une mise à jour des négociations de la COP30, soulignant l’accent mis par la présidence sur le multilatéralisme, la confiance et le passage « des engagements à la mise en œuvre ».

Elle a rappelé l’importance de structures de gouvernance claires, de plans d’investissement et d’un soutien aux pays en développement pour permettre une mise en œuvre crédible des Contributions Déterminées au niveau National (CDN).

De retour de la COP30, Bridgette Burken-Holder, Directrice des programmes internationaux à la European Climate Foundation, a insisté sur l’évolution de l’Accord de Paris de 2015 comme « un instrument vivant », ainsi que sur les progrès réalisés en matière de réduction des émissions dans les villes, accompagnés d’une reconnaissance croissante du rôle des gouvernements infranationaux. Elle a souligné que 80 % des CDN soumises incluent désormais les villes et les régions comme partenaires clés.

Paraphrasant un participant de la COP30, elle a déclaré :
« En tant que gouvernements locaux, nous n’avons pas seulement besoin d’une place à la table des négociations : nous devons reconstruire la table pour nous assurer qu’elle peut accueillir tout le monde. »

Le porte-parole du CCRE pour l’environnement, Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique, a également retracé l’évolution du rôle des collectivités locales dans la gouvernance climatique au cours des 20 dernières années, soulignant leur importance pour atteindre les objectifs climatiques.

Thysia Tchekouteff, assistante politique à la DG Action pour le climat de la Commission européenne, a rappelé les objectifs climatiques de l’UE :
– devenir le premier continent neutre en carbone d’ici 2050,
– réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55 % d’ici 2030,
– atteindre 90 % de réduction d’ici 2040.

Elle a souligné le rôle clé de la coopération multiniveau, rappelant l’engagement de l’UE dans la Coalition of High Ambition Multi-Level Partnerships (CHAMP) et sa volonté de travailler avec les collectivités.

Action climatique : engagement politique, financement et mobilisation citoyenne

« Le changement climatique n’attend pas la prochaine élection », a rappelé Emil Brogn, maire de Cluj-Napoca (Association des municipalités de Roumanie). Il a appelé à renforcer le soutien politique, combiner les ressources financières et faciliter les choix verts pour les citoyens. Il a identifié trois “éléphants dans la pièce” :

  1. le soutien politique,
  2. le financement,
  3. l’engagement citoyen.

Il a souligné l’importance de communiquer les actions climatiques de manière à créer un lien clair avec les citoyens. Une idée partagée par Siri de Vrijer, conseillère politique en environnement auprès de l’eurodéputé Gerben-Jan Gerbrandy (Renew Europe – Pays-Bas) :
« Nous devons montrer aux citoyens ce qu’ils y gagnent. »
Elle a insisté sur la nécessité d’un récit qui reflète à la fois les perceptions des citoyens et les responsabilités des décideurs.

Même constat pour Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie et rapporteure de l’avis du Comité européen des régions sur la COP30 :
« Sans gouvernance multiniveau, les ambitions restent théoriques. Avec elle, les ambitions deviennent réalité. »
Elle a plaidé pour établir un dialogue formel multiniveau au sein de la CCNUCC.

Perspectives nationales : Moldavie et Croatie

Marina Lungu, cheffe de la section changement climatique du ministère de l’Environnement de Moldavie, a présenté la nouvelle CDN du pays, qui met l’accent sur la gouvernance multiniveau et introduit des mécanismes institutionnels pour la coordination climatique à tous les niveaux.

Miljenko Sedlar, responsable climat à l’Agence régionale d’énergie et de climat du nord-ouest de la Croatie, a présenté l’approche croate en matière d’action climatique, évoquant notamment un nouveau projet UE27, National Adaptation Hubs, visant à passer d’une adaptation réactive à une adaptation systémique à travers les États membres.

Initiatives locales pour le climat

« 80 % de ce qui peut être fait relève de l’influence des gouvernements locaux », a rappelé Marianne Overton, porte-parole du CCRE pour le climat et conseillère du North Kesteven et du Lincolnshire (R.-U.). Elle a évoqué les défis du changement climatique et le rôle essentiel des municipalités, citant des initiatives réussies : installation de panneaux solaires sur les logements sociaux, conception de bâtiments économes en énergie, etc.

Elle a également mentionné une motion adoptée par plus de 200 conseils locaux visant la neutralité carbone d’ici 2030.

Ola Nord, chef du bureau de la ville de Malmö auprès de l’UE, a présenté l’initiative Town Hall COP de la ville, qui a mobilisé 40 citoyens pour identifier les priorités climatiques, débouchant sur 26 propositions couvrant l’urbanisme, les transports, la démocratie, la transition juste, les modes de vie et l’énergie :
« Le changement est en marche, il y a beaucoup de progrès, mais il faut accélérer et renforcer cette dynamique. »

En regardant vers 2027

Risto Veivo, directeur climat à l’administration centrale de la ville de Turku (Finlande), a présenté une mise à jour du Rapport spécial du GIEC sur les villes, qui sera présenté à la COP27. Environ 100 auteurs principaux y contribuent, avec un focus sur les solutions adaptées aux types de villes et aux régions du monde.

Les résultats du Town Hall COP CCRE–PLATFORMA seront désormais partagés avec la large communauté de la LGMA (Local Governments and Municipal Authorities) des Nations unies, dont le CCRE est membre. En amont de la COP30, le CCRE a soutenu la Position commune LGMA, appel conjoint visant à reconnaître villes et régions comme moteurs essentiels de la mise en œuvre climatique mondiale.

Plus d’informations

Consultez l’infographie CCRE–PLATFORMA sur la COP30
Regardez l’enregistrement du Town Hall COP


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Atelier sur le dialogue social

Lab event - News

Atelier CCRE–EPSU sur le dialogue social dans les îles d’Europe du Sud


Le CCRE et l’EPSU ont organisé à Malte un atelier consacré au dialogue social dans les îles d’Europe du Sud. L’événement a réuni des participants de Malte, de Chypre et de Grèce pour discuter des défis actuels et des opportunités liés au dialogue social aux niveaux national et européen.

Le dialogue social désigne tous les types de négociation, consultation ou échange d’informations entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs sur des questions d’intérêt commun portant sur les politiques économiques, de l’emploi et sociales.

Maria-Elena Despot, ainsi que de la directrice générale du Département des relations industrielles et de l’emploi de Malte, Diane Vella Muscat. Il comprenait également une rencontre avec le représentant du gouvernement maltais auprès du Malta Council for Economic and Social Development, Rodrick Zerafa.

L’événement a présenté des exemples de bonnes pratiques en matière de dialogue social, avec des intervenants d’Allemagne, d’Estonie et de Suède. Parmi ceux-ci figuraient des pratiques allemandes visant à garantir la fidélisation du personnel et la montée en compétences dans le cadre des conventions collectives, afin de répondre aux nouveaux besoins en compétences liés à la transition verte et numérique.

Une représentante du syndicat suédois TCO a présenté le modèle suédois du marché du travail comme un exemple de dialogue social efficace menant à la paix industrielle et à un haut niveau de couverture des conventions collectives.

Dans leur présentation sur la transition numérique dans les collectivités locales estoniennes, l’Association des villes et communes rurales d’Estonie a souligné que « la transition numérique peut devenir un moteur de dialogue, car elle affecte le travail de chacun ».

Cet atelier constitue le premier d’une série de trois événements régionaux organisés dans le cadre du projet LAB, une initiative financée par l’UE et menée par le CCRE et l’EPSU. Le projet vise à renforcer le dialogue social en Europe de l’Est et du Sud-Est, dans les pays candidats et dans les îles d’Europe du Sud, en dotant les partenaires sociaux locaux et régionaux des outils et connaissances nécessaires pour participer de manière constructive aux niveaux national et européen.

Ces régions rencontrent souvent des difficultés à participer activement au dialogue social national et européen en raison de capacités limitées des partenaires sociaux et de cadres de dialogue social insuffisamment développés. Le dialogue social devient un outil de plus en plus important pour traiter non seulement les politiques d’emploi et sociales, mais aussi pour trouver des solutions inclusives et efficaces à d’autres défis tels que les transitions verte et numérique.

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Budget UE : plan d’action – Local Alliance

Local Alliance - News Section

Faire du prochain budget européen un levier pour les villes et les régions : le plan d’action en 10 points de la Local Alliance


La Local Alliance – une coalition des principales organisations européennes de gouvernements locaux et régionaux : ACR+, CCRE, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS – vise à garantir que nos membres disposent des compétences et des ressources nécessaires pour renforcer la résilience, la compétitivité et la décarbonation de l’Europe.

Nous partageons une vision commune : le Cadre financier pluriannuel (CFP) 2028–2034 doit devenir un instrument puissant, démocratique et résilient, capable de renforcer la cohésion territoriale, la compétitivité de l’Europe et de permettre une transition juste vers une Europe neutre pour le climat et résiliente.

Les gouvernements locaux et régionaux sont en première ligne pour impulser le changement en Europe. Ils constituent le niveau démocratique le plus proche des citoyens, bénéficient de leur confiance, et assument – directement ou conjointement – la mise en œuvre de la majorité de la législation européenne. Ils mobilisent l’essentiel des investissements liés au climat, promeuvent l’innovation et la compétitivité, et garantissent la cohésion et la transition juste en veillant à ce qu’aucune communauté ne soit laissée pour compte. Sans leur leadership, l’Europe ne pourra pas atteindre ses ambitions climatiques, numériques, sociales et économiques.

Pourtant, au lieu de renforcer cette capacité, la proposition de la Commission pour le prochain CFP risque de marginaliser les gouvernements locaux et régionaux, pourtant les mieux placés pour mettre en œuvre les politiques. Une approche centralisée, qui ne reflète pas les réalités et priorités locales, menace non seulement l’efficacité de l’action sur le terrain, mais aussi la résilience démocratique, sociale et économique à long terme de l’Union. Comme le souligne le dernier rapport du Comité européen des régions, les villes et régions d’Europe ont besoin d’un budget qui permette de construire l’Union à partir du terrain – un budget où les autorités locales et régionales sont non seulement des exécutants, mais des co-créateurs de l’avenir de l’Europe.

Alors que les négociations sont déjà en cours, la Local Alliance appelle le Parlement européen et le Conseil de l’UE à saisir cette opportunité pour placer la démocratie, la cohésion territoriale et la compétitivité au cœur du prochain CFP, en reconnaissant les gouvernements locaux et régionaux comme des partenaires indispensables. L’Europe ne pourra atteindre ses objectifs stratégiques sans travailler main dans la main avec ses villes, communes et régions.
C’est pourquoi la Local Alliance présente un plan d’action en 10 points visant à garantir que le budget européen produise des résultats tangibles pour les citoyens dans tous les territoires, en Europe et au-delà.

Pour le prochain CFP, nous appelons à :

  1. Des mécanismes de gouvernance multiniveaux renforcés pour réaliser à la fois les réformes et les investissements.
  2. Un principe de partenariat renforcé pour la mise en œuvre du CFP.

Pour les Plans de partenariat nationaux et régionaux :

  1. Rendre obligatoires des chapitres régionaux et territoriaux dans les Plans de partenariat nationaux et régionaux, avec une section dédiée aux villes.
  2. Un fléchage budgétaire en faveur d’une transition juste et d’un niveau de vie abordable pour tous.
  3. Un véritable programme européen pour les villes de toutes tailles dans le cadre de la nouvelle facilité européenne.
  4. Un mécanisme de garantie pour assurer l’accès des autorités locales et régionales aux fonds européens.
  5. Des indicateurs de performance liés à la mise en œuvre du droit de l’UE et aux résultats territoriaux.

Pour le Fonds européen pour la compétitivité et Horizon Europe :

  1. Le Fonds de compétitivité et Horizon Europe doivent reconnaître explicitement les villes et régions en tant qu’innovateurs et investisseurs.

Pour Horizon Europe :

  1. Poursuivre l’approche “Missions” dans Horizon Europe.

Pour la Facilité Global Europe :

10. Un soutien renforcé aux villes et régions des pays candidats, essentiel pour l’avenir de la cohésion européenne.

Lire ici la prise de position complète

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Un mois de plaidoyer pour l’Ukraine

Ukraine advocacy - News

D’Istanbul à Kyiv, Belgrade et Bruxelles, le CCRE a renforcé la coopération avec ses homologues ukrainiens et soutenu la voie du pays vers l’adhésion à l’UE


Octobre a été un mois d’engagement constant pour le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), mettant en lumière le rôle central des villes et régions dans le soutien à l’Ukraine.

Depuis le début des années 2000, le CCRE travaille en étroite collaboration avec ses associations nationales en Ukraine. Il a également renforcé ces liens par des initiatives telles que Bridges of Trust, SUN4Ukraine, et plus récemment par le lancement d’une Plateforme numérique de mise en relation destinée à connecter les municipalités ukrainiennes et européennes.

Tout au long du mois d’octobre, le CCRE a intensifié ses échanges avec les gouvernements locaux et régionaux ainsi qu’avec les institutions européennes. En partenariat avec d’autres acteurs, l’organisation a cherché à consolider les efforts, amplifier l’impact de son soutien et promouvoir des outils pratiques qui profitent directement aux communautés locales (voir le dernier appel à propositions). Les discussions ont porté notamment sur le chapitre 22 “Politique régionale et coordination des instruments structurels” du processus d’élargissement, sur les partenariats municipaux en temps de guerre, sur le rôle de la politique de cohésion pour réduire les disparités, ainsi que sur l’alignement de la reprise ukrainienne sur les objectifs climatiques et énergétiques grâce à l’action locale.

Avec ses membres et partenaires, le CCRE a co-organisé une série d’événements majeurs, réaffirmant l’importance de la coopération locale et de la résilience en temps de guerre :

Marmara Urban Forum 
  • Session: “Gouvernance locale résiliente en temps de guerre – Réforme, décentralisation et reconstruction en Ukraine.”  
    Les intervenants ont montré comment la décentralisation, le renforcement des compétences locales et la coopération internationale permettent des progrès réels même en temps de guerre. S’appuyant sur les expériences d’Europe du Sud-Est et des partenariats entre villes européennes et ukrainiennes, ils ont illustré comment l’accès à la connaissance, aux outils et aux canaux de plaidoyer aide les dirigeants locaux à influencer les décisions nationales et à contribuer à la reconstruction en tant que partenaires égaux.  
16/10/2025, Brussels – Building Bridges of Trust – COMMUNITY ANNUAL GATHERING © Elio Germani 2025
  • 13 octobre : Rencontre avec la délégation des maires ukrainiens   
    Une délégation de 23 maires ukrainiens a été accueillie au CCRE pour la session d’ouverture. La table ronde a permis à chacun de partager les réalités de sa municipalité et d’explorer des initiatives en matière de partenariats internationaux, de climat et de villes intelligentes, notamment via PLATFORMA, SUN4Ukraine, la communauté Bridges of Trust et la nouvelle plateforme de mise en relation. La visite visait à approfondir leur compréhension des acteurs et processus européens, ainsi qu’à renforcer leurs compétences en plaidoyer.
  • 15 octobre : Session politique — “Le chemin de l’Ukraine vers l’UE : municipalités et partenariats pour la cohésion et la croissance.” 
    La salle était comble au Comité européen des régions, où quatre représentants d’organisations aux missions variées ont montré comment les municipalités ukrainiennes avancent activement dans le processus d’intégration à l’UE, en s’alignant sur les exigences du chapitre 22 tout en renforçant leur coopération avec leurs homologues européens. Les discussions ont souligné que les gouvernements locaux mènent des réformes et influencent les politiques nationales et européennes, démontrant que localiser le processus d’adhésion est essentiel pour impliquer pleinement les municipalités ukrainiennes. 
  • 16 octobre : Rassemblement annuel de la communauté Bridges of Trust.  
    Le European Partnership Hub a réuni plus de trente organisations européennes engagées dans le renforcement de la coopération municipale UE–Ukraine. Les quatre associations nationales de villes ukrainiennes étaient présentes. 
  • 15–16 October – Kyiv (Ukraine): événements SUN4Ukraine
  • Le Dialogue politique multiniveaux a rassemblé des partenaires ukrainiens et européens pour renforcer les processus de gouvernance multiniveaux et aligner la reprise du pays et son adhésion à l’UE sur les objectifs climatiques et énergétiques. Des villes comme Rivne, Chernivtsi, Vinnytsia, Konotop, Kalush, Kyiv et la région de Soumy ont présenté comment elles traduisent les ambitions nationales en actions locales. 
  • Les sessions de renforcement des capacités ont aidé 12 municipalités phares à développer leurs plans de neutralité climatique, consolidant ainsi le rôle des gouvernements locaux dans une reprise durable.
  • Un moment clé a été le lancement du programme de partenariats SUN4Ukraine, connectant 12 villes ukrainiennes à des Villes Mission européennes dans le cadre de l’initiative “100 villes neutres pour le climat et intelligentes”, avec Munich et Oslo comme partenaires-conseils.
  • 23–24 octobre – Belgrade (Serbie): Réunion des Secrétaires généraux et directeurs du CCRE
  • Les discussions ont porté sur les opportunités de partenariats municipaux UE–Ukraine dans le cadre de l’appel à propositions Bridges of Trust. Les associations nationales et partenaires sélectionnés poursuivront la mise en œuvre et l’expansion de ces partenariats.

En novembre, le CCRE poursuivra son plaidoyer lors du Smart City Expo (4–6 novembre) et du Salon des Maires Français (18–20 novembre), avec des sessions consacrées aux partenariats municipaux internationaux et à la Plateforme de mise en relation, qui compte déjà plus de 500 municipalités ukrainiennes inscrites.

Dans le cadre de SUN4Ukraine, les 12 partenariats UE–Ukraine se réuniront à Munich du 17 au 20 novembre pour entamer leur collaboration, incluant la deuxième étape du programme de renforcement des capacités pour avancer dans l’élaboration de leurs plans de neutralité climatique.

Tous les partenaires du projet, y compris le CCRE, continueront de faciliter les échanges constructifs et de soutenir les partenariats afin d’approfondir la coopération, en veillant à ce que la collaboration locale reste au cœur de la reprise et des efforts d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.

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