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Renforcer capacités investissement public

COVID19 finances - news

Repenser la gouvernance économique de l’UE pour renforcer l’investissement local et favoriser une relance durable


La crise du COVID-19 a transformé le paysage économique de l’Europe et mis en lumière le rôle essentiel joué par les collectivités locales et régionales. Qu’il s’agisse de faire appliquer les mesures sanitaires ou de soutenir les communautés vulnérables, les communes et régions ont supporté une grande partie des impacts immédiats et à long terme de la pandémie, souvent en subissant une forte baisse de leurs recettes.

Alors que l’UE réfléchit à l’avenir de sa gouvernance économique, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle à une refonte du Pacte de stabilité et de croissance afin de mieux l’adapter aux réalités actuelles et aux défis de demain.

Les collectivités locales représentent près de la moitié de l’investissement public dans l’UE, mais les règles budgétaires actuelles limitent souvent leur capacité à financer des projets à long terme. Le document de position du CCRE propose plusieurs pistes d’évolution pour soutenir la relance, les transitions verte et numérique, ainsi que l’inclusion sociale. Parmi ces propositions figurent :

  • Une gouvernance à plusieurs niveaux renforcée et une véritable consultation des autorités locales dans la coordination économique de l’UE ;
  • Une plus grande flexibilité budgétaire pour soutenir des investissements locaux durables et à long terme ;
  • La résolution du retard d’investissement via un financement accessible et un renforcement des capacités ;
  • La création d’un instrument européen dédié à l’investissement municipal et régional au sein de la BEI pour stimuler le développement vert et numérique ;
  • La garantie que les contributions locales au Pacte vert européen ne soient pas bloquées par des règles budgétaires rigides.

La réforme de la gouvernance économique de l’UE est une occasion de reconnaître et de libérer le potentiel des villes et régions européennes. Une approche plus équilibrée et favorable à l’investissement renforcera la résilience, l’équité et la croissance durable dans toute l’Union.

Lire le document de position ici

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Alliance pour la cohésion

Cohesion Alliance - News 2021

La relance européenne ne sera pas efficace sans une politique de cohésion solide, fondée sur un véritable partenariat avec les villes et régions européennes


Une coalition à l’échelle de l’UE appelle les institutions européennes et les gouvernements nationaux à favoriser les synergies entre les instruments de relance et les fonds structurels afin de maximiser l’impact de l’action européenne.

La crise du COVID-19 a démontré que la politique de cohésion est plus nécessaire que jamais pour renforcer la résilience en Europe, protéger les citoyens, assurer une relance inclusive dans toutes les régions de l’Union et ne laisser personne de côté.

Depuis sa création en octobre 2017, l’#AlliancePourLaCohésion – une alliance réunissant 12 000 signataires à travers l’UE en faveur d’une politique de cohésion forte – a réussi à :

  • éviter des coupes budgétaires drastiques après 2020 ;
  • maintenir une politique de cohésion pour toutes les régions ;
  • promouvoir des règles plus simples et flexibles.

Lors d’une visioconférence dédiée à la nouvelle orientation de l’#AlliancePourLaCohésion, ses membres fondateurs ont renouvelé leur engagement à unir leurs forces pour que la politique de cohésion reste une priorité majeure de l’UE.

L’Alliance veillera à ce que le principe de partenariat soit pleinement respecté par les États membres dans la conception et la mise en œuvre de la politique de cohésion 2021–2027. La cohérence et les synergies entre les instruments de relance et les fonds structurels sont essentielles pour éviter les doublons et maximiser l’impact de l’action européenne.

Deux mois après l’entrée en vigueur des nouveaux règlements pour la période 2021–2027, l’#AlliancePourLaCohésion a dressé un bilan de ses actions et présenté ses engagements futurs, conformément à la Déclaration 2.0 adoptée en juillet 2020. L’accent sera mis sur une mise en œuvre efficace et rapide de la politique de cohésion, en partenariat étroit avec les parties prenantes locales, et en synergie avec les autres outils de l’UE.

Les autorités locales et régionales ont demandé en urgence la prolongation des mesures de flexibilité introduites l’an dernier pour mobiliser les fonds structurels et les aides d’État dans la lutte contre le COVID-19. Cette demande a également été transmise dans un échange de courriers avec la présidente Ursula von der Leyen, qui a reconnu les contraintes budgétaires auxquelles font face de nombreuses collectivités locales et régionales.

Concernant la prolongation du taux de cofinancement à 100 % pour les fonds structurels, les membres de l’Alliance ont salué l’engagement de la Commission à surveiller étroitement la situation et à envisager d’autres mesures si nécessaire.

La discussion a montré que la mission de l’#AlliancePourLaCohésion est loin d’être terminée. La relance européenne doit partir des citoyens et des territoires. Elle ne pourra réussir sans la prise en compte des voix locales – celles des élus et responsables locaux et régionaux, les plus proches des réalités du terrain.

Citations clés :

Elisa Ferreira, Commissaire européenne à la politique de cohésion et aux réformes :

« La cohésion doit rester une pierre angulaire de la relance. Ce sont dans les périodes post-crise que les asymétries s’accentuent. L’Alliance pour la Cohésion est plus nécessaire que jamais. Les accords de partenariat pour la période 2021–2027 seront déterminants. Nous devons accélérer leur négociation sans compromettre leur qualité. Il faut veiller à ce que la mise en œuvre de toutes nos politiques ne soit pas aveugle au territoire. Promouvoir la cohésion ne peut reposer uniquement sur la politique de cohésion. Il faut impliquer tous les acteurs concernés, y compris les citoyens et les collectivités locales, pour que les priorités vertes et numériques bénéficient à tous. »

Younous Omarjee, Président de la commission REGI (développement régional) au Parlement européen :

« Il est essentiel que les fonds de relance aillent en priorité aux régions les moins développées et les plus touchées par les conséquences économiques et sociales de la crise. Les États membres doivent impliquer les collectivités locales au maximum et diriger les fonds vers leurs besoins réels. La cohésion et la relance sont les deux faces d’une même pièce. Si elles ne sont pas alignées, les inégalités s’aggraveront et nos efforts à long terme seront compromis. »

VOIX DE L’#ALLIANCEPOURLACOHÉSION :

Apostolos Tzitzikostas, président du Comité européen des régions (CdR) et gouverneur de la région de Macédoine centrale (Grèce), a déclaré :

« Les efforts de l’#AlliancePourLaCohésion ont permis d’éviter des coupes budgétaires majeures après 2020 et de promouvoir la cohésion comme principe directeur des plans de relance de l’UE. Désormais, nous devons nous concentrer sur la programmation et la mise en œuvre. Pour cela, il est crucial de bien prendre en compte des aspects clés comme l’application du principe de partenariat dans les nouveaux programmes, l’impact des mesures liées au COVID-19 et les conséquences de leur arrêt — un sujet que nous avons abordé dans un fructueux échange de lettres avec la présidente Von der Leyen —, les dimensions rurales et urbaines de la politique de cohésion, ainsi que les synergies entre cette dernière et la Facilité pour la reprise et la résilience. »

Ilaria Bugetti, porte-parole du CCRE sur la cohésion et conseillère régionale de Toscane (Italie), a indiqué :

« Lors de la phase de programmation des fonds de cohésion de l’UE, on a encore observé des cas où les collectivités locales et régionales n’étaient pas suffisamment associées, soit par manque de temps pour la consultation, soit à cause d’un contact insuffisant au niveau ministériel. Nous devons lever les obstacles restants dans les années à venir pour garantir une mise en œuvre et un suivi efficaces des fonds. Le travail de l’Alliance pour la cohésion est donc loin d’être terminé ! »

Cees Loggen, président de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes (CRPM) et ministre régional de la province de Hollande-Septentrionale (Pays-Bas), a déclaré :

« Des retards sans précédent pourraient survenir dans la future politique de cohésion en raison de l’adoption tardive de la législation. Ce sont les régions qui en subiront les conséquences. Elles ne peuvent pas commencer à dépenser alors que leurs économies régionales ont un besoin urgent d’investissements pour soutenir la relance. Nous demandons à la Commission de faciliter une mise en œuvre fluide des programmes de cohésion et la participation des régions aux plans de relance, car les synergies entre les fonds permettent d’obtenir des résultats concrets. »

Karl-Heinz Lambertz, président de l’Association des Régions Frontalières Européennes (ARFE) et membre du parlement de la communauté germanophone de Belgique, a souligné :

« La coopération transfrontalière est un élément essentiel de la politique de cohésion de l’UE. Ce qui se passe aux frontières intérieures de l’Union a un impact majeur sur la capacité de l’UE à relever les grands défis de notre époque. La capacité d’action de l’UE serait considérablement renforcée si le mécanisme de coopération transfrontalière proposé par la Commission était enfin adopté par le Conseil. »

Kata Tüttő, membre d’Eurocities et adjointe au maire de Budapest (Hongrie), a précisé :

« Les futurs investissements dans le cadre de la politique de cohésion de l’UE seront plus importants que jamais. Il sera essentiel de financer les projets et réformes capables de mettre toutes les villes et régions européennes sur la voie d’une relance verte et équitable. En tant que responsables locaux, nous avons un rôle central pour garantir que ces fonds aillent là où ils sont le plus nécessaires et où ils auront le plus grand impact pour les citoyens. Nous pouvons être des partenaires de grande valeur pour l’UE si le principe de partenariat est pleinement appliqué dans toute l’Union. Investir dans les zones urbaines européennes soutiendra la résilience à long terme de l’Europe et nous aidera à mieux affronter les crises futures. »

Jean-Claude Marcourt, président du groupe de travail « Législation européenne et investissements publics » de la Conférence des assemblées législatives régionales d’Europe (CALRE) et président du Parlement de Wallonie (Belgique), a déclaré :

« Les villes et régions doivent avoir l’ambition de renforcer la cohésion de leurs territoires, de réduire les disparités et les inégalités tout en élevant les standards économiques, sociaux et environnementaux, dans le respect des valeurs et principes démocratiques fondateurs d’une Union européenne prospère et durable. »

Magnus Berntsson, président de l’Assemblée des Régions d’Europe (ARE) et vice-président de la région Västra Götaland (Suède), a déclaré en marge de la conférence :

« La nouvelle politique de cohésion peut réellement transformer les communautés rurales à travers l’Europe. L’ARE est pleinement engagée à coopérer avec les gouvernements nationaux et la Commission européenne pour mettre en œuvre une politique de cohésion qui permette une reconstruction meilleure dans les régions rurales, en veillant à ce qu’elles soient mieux connectées, plus résilientes, dynamiques et prospères d’ici 2040. »

S’engager dans le Semestre européen

CEMR Conferences

Un manuel CCRE–FSESP aide les partenaires sociaux des collectivités locales à renforcer leur rôle dans la gouvernance économique de l’UE


Lancé en 2010 pour coordonner les politiques économiques, financières, de l’emploi et sociales des États membres de l’UE, le Semestre européen influence de plus en plus les réformes nationales et les investissements publics. Pour les gouvernements locaux et régionaux (GLR) et leurs partenaires sociaux, le Semestre ne se limite pas à la discipline budgétaire : il couvre désormais des domaines tels que la santé, l’éducation, la fiscalité, les services sociaux, ainsi que les transitions verte et numérique, avec des implications directes pour les travailleurs du secteur des collectivités locales et régionales.

Conscients de cet impact, le projet conjoint CCRE–FSESP (2018–2020) a produit un manuel à destination des partenaires sociaux. Son objectif : aider les partenaires sociaux des GLR à mieux comprendre le Semestre, renforcer leurs capacités et influencer plus efficacement les réformes.

Le manuel met en avant la dimension territoriale croissante du processus : en 2019, 62 % de toutes les Recommandations spécifiques par pays (RSP) avaient un impact direct ou indirect sur les collectivités locales et régionales. Avec l’avenir des fonds européens de plus en plus lié aux priorités du Semestre, une participation active devient essentielle.

Le manuel fournit des conseils pratiques sur la manière de s’engager dans les différentes phases du Semestre :

  • Sensibilisation et renforcement des capacités : les partenaires sociaux doivent accroître leurs connaissances internes, nouer des alliances et établir des contacts directs avec le ministère national en charge du Semestre ainsi qu’avec l’agent du Semestre de la Commission européenne. Un engagement précoce et proactif, incluant des positions conjointes employeurs–travailleurs sur les enjeux clés, permet d’influencer l’agenda.
  • Rapports par pays et missions d’information : entre décembre et février, la Commission évalue les situations nationales. Les partenaires sociaux locaux et régionaux peuvent influencer ce processus en rencontrant les missions d’information, en soumettant leurs analyses et en veillant à ce que leurs priorités soient intégrées dans les rapports.
  • Phase de mise en œuvre (avril–juillet) : lorsque les États membres rédigent leurs Programmes nationaux de réforme (PNR) et reçoivent de nouvelles RSP, les partenaires sociaux peuvent contribuer par des soumissions écrites, mettre en évidence des lacunes et proposer des réformes adaptées aux besoins locaux. Des exemples en Suède, en Lituanie et en Espagne montrent l’existence de dispositifs structurés de consultation via des forums ou des conseils tripartites.
  • Phase de suivi (août–octobre) : avec les réformes en cours de mise en œuvre et la préparation des budgets, le dialogue avec les autorités nationales et les agents du Semestre reste vital pour garantir l’intégration des perspectives des GLR.

Le manuel insiste sur le fait que l’objectif n’est pas de mener des consultations ponctuelles, mais de mettre en place un dialogue structuré et régulier entre gouvernements, Commission et partenaires sociaux des collectivités locales et régionales. En s’organisant, en construisant des alliances et en participant activement à la définition des priorités, les employeurs des collectivités locales et les syndicats peuvent faire entendre leur voix dans l’un des processus politiques les plus influents de l’UE.

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Zones rurales et fonds européens

Rural Europe - News

Comment les gouvernements locaux et régionaux des zones rurales peuvent accéder aux fonds de l’UE, identifier les principaux défis et proposer des recommandations pour les surmonter


Les zones rurales sont au cœur de la cohésion territoriale, sociale et économique de l’Europe. Pourtant, elles font face à des défis persistants, allant du vieillissement de la population et de la fracture numérique à l’accès limité aux services. Consciente de cette réalité, la Commission européenne élabore une vision à long terme pour les zones rurales. Dans ce contexte, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a analysé comment les gouvernements locaux et régionaux (GLR) en milieu rural accèdent et utilisent les fonds européens, un outil essentiel pour répondre aux besoins locaux et libérer leur potentiel de développement.

En mars 2021, le CCRE a mené une enquête ciblée auprès de neuf associations nationales de municipalités à travers l’UE afin d’évaluer l’efficacité avec laquelle les GLR ruraux utilisent les fonds européens. Les résultats révèlent un décalage clair : bien que les financements européens soient jugés très pertinents pour les zones rurales, leur utilisation effective par les GLR reste limitée dans de nombreux cas.

Le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER), le Fonds européen de développement régional (FEDER) et le Fonds social européen (FSE) sont perçus comme les plus pertinents — et les plus utilisés — par les GLR ruraux. Cependant, d’autres programmes importants tels que LIFE, Erasmus+ ou le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) sont considérés comme sous-utilisés, malgré leur potentiel.

Plusieurs obstacles expliquent cette situation : des exigences administratives trop complexes, un manque de capacité technique dans les petites municipalités, et une connaissance limitée des mécanismes de soutien.

L’analyse met également en lumière un écart préoccupant entre l’importance perçue des défis ruraux et l’efficacité des fonds européens pour y répondre. Si les fonds de l’UE sont jugés utiles pour lutter contre la pauvreté, la pollution ou le manque de services, ils sont perçus comme insuffisants pour traiter le déclin démographique, les lacunes en matière de transport public ou la montée du populisme — des enjeux majeurs pour la fragilité rurale.

L’étude du CCRE montre aussi que certains États membres offrent un soutien national ou régional pour aider les GLR ruraux à accéder aux fonds européens. Toutefois, la sensibilisation et la coordination sont souvent insuffisantes. Il est aussi difficile de combiner différents flux de financement de l’UE, tels que la PAC et les fonds de cohésion, ce qui limite l’efficacité des investissements.

Les conclusions du CCRE soulignent la nécessité d’un nouveau récit sur les zones rurales, qui les reconnaisse comme moteurs d’opportunités, et non comme de simples bénéficiaires d’aides. Pour concrétiser cette vision, les fonds européens doivent être plus accessibles, mieux adaptés et davantage en cohérence avec les priorités rurales. Cela passe par une simplification des procédures administratives, une meilleure communication, et une meilleure adéquation entre les objectifs des financements et les réalités du terrain.

Alors que l’UE façonne sa vision à long terme pour les zones rurales, la voix des gouvernements locaux et régionaux doit être entendue. Non seulement ils mettent en œuvre les politiques de l’UE, mais ils sont aussi des partenaires essentiels dans la construction de territoires ruraux dynamiques et résilients. Mieux reconnaître leur rôle est indispensable pour que personne ne soit laissé de côté.

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L’Alliance pour la Cohésion

Cohesion Policy Alliance - News 2021

L’Alliance pour la Cohésion appelle à des plans de relance inclusifs et à l’équité vaccinale en Europe


À la veille de la réunion du Conseil européen, l’Alliance pour la Cohésion – une coalition de plus de 12 000 signataires plaidant pour une politique de cohésion renforcée après 2020 – exhorte les gouvernements nationaux à associer activement les autorités locales et régionales à la préparation des plans de relance post-COVID. Elle met également en garde contre le risque d’une « fracture vaccinale » qui pourrait accentuer les inégalités entre les régions, villes et villages européens.

Appels Clés de l’Alliance pour la Cohésion

Partenariat avec les Autorités Locales et Régionales
Les gouvernements locaux et régionaux ont joué un rôle central dans la gestion de la crise sanitaire liée à la COVID-19 et resteront essentiels pour garantir une relance durable. Cependant, l’Alliance souligne que de nombreux États membres n’impliquent pas suffisamment ces autorités dans l’élaboration des plans de relance et de résilience.« La relance de l’Europe ne sera aussi résiliente que celle de tous ses territoires, » insiste l’Alliance. Une relance adaptée aux besoins territoriaux – qu’il s’agisse des zones rurales, des centres urbains, des îles ou des régions montagneuses – est indispensable pour une Europe cohésive.

  1. Ratification Urgente de la Décision sur les Ressources Propres
    L’Alliance appelle les parlements nationaux à ratifier rapidement la décision sur les ressources propres, permettant à la Commission européenne d’emprunter jusqu’à 750 milliards d’euros via le fonds de relance Next Generation EU. Cet instrument financier historique, s’il venait à être retardé, risquerait de compromettre les efforts de relance dans toute l’UE.
  2. Éviter une « Fracture Vaccinale »
    L’Alliance met en garde contre les campagnes de vaccination fragmentées qui pourraient accentuer les inégalités entre les régions. Elle appelle à :
    • Une coordination étroite entre l’UE, les gouvernements régionaux et nationaux.
    • Une stratégie vaccinale véritablement européenne garantissant une distribution équitable des vaccins.

La Cohésion : Une Pierre Angulaire de la Relance

L’Alliance affirme que la cohésion n’est pas qu’une politique, mais une valeur fondamentale de l’UE. Elle met en avant l’importance :

  • De la gouvernance à plusieurs niveaux : Garantir aux gouvernements locaux et régionaux une réelle participation à la prise de décision.
  • Des approches territorialisées : Adapter les investissements pour relever les défis uniques des territoires diversifiés de l’Europe.

Les gouvernements locaux et régionaux sont responsables de un tiers des dépenses publiques et de la moitié des investissements publics dans l’UE. Leur implication dans les efforts de relance est indispensable.

Conclusion

L’Alliance pour la Cohésion exhorte les dirigeants de l’UE à transformer l’historique instrument de relance Next Generation EU en actions concrètes en favorisant des partenariats authentiques avec les gouvernements locaux et régionaux. Elle appelle également à des efforts coordonnés pour éviter les inégalités liées à la vaccination, garantissant une relance équitable qui ne laisse aucune région à l’écart.

En défendant la solidarité et la coopération, l’UE pourra surmonter cette crise et construire un avenir résilient et équitable pour tous ses citoyens.

Territorialiser le Semestre européen

Localise EU Semester - News

Un projet CCRE-EPSU montre que les gouvernements locaux et les partenaires sociaux restent sous-impliqués dans la définition de la gouvernance économique de l’UE


Introduit en 2010 pour coordonner les politiques économiques, de l’emploi et sociales nationales au sein de l’UE, le Semestre européen est devenu l’épine dorsale de la gouvernance économique européenne. Son cycle annuel oriente les réformes et les budgets des États membres dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance et de la stratégie Europe 2020. Pourtant, malgré son importance, le rôle des gouvernements locaux et régionaux (GLR) et des partenaires sociaux dans ce processus demeure limité.

Un projet conjoint du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et de la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP), mené entre 2018 et 2020, a examiné comment et pourquoi les acteurs infranationaux sont impliqués dans le Semestre. L’étude a évalué la justification de leur participation (« pourquoi »), les mécanismes utilisés dans différents États membres (« comment »), ainsi que la qualité de cette implication (« dans quelle mesure »).

Les résultats suggèrent que, bien que les GLR soient de plus en plus reconnus, leur contribution dépend souvent des structures de dialogue nationales existantes et de la volonté politique des gouvernements centraux. Les organisations de partenaires sociaux, en particulier les syndicats représentant le secteur des collectivités locales, sont encore moins impliquées, les organisations faîtières nationales consultant rarement leurs membres de manière approfondie avant d’alimenter le processus.

Le projet a également mis en avant de bonnes pratiques : des consultations plus systématiques, des structures de dialogue stables et des efforts pour que les recommandations (Recommandations spécifiques par pays – RSP) reflètent les réalités locales. Cependant, dans de nombreux cas, les GLR et les partenaires sociaux exercent peu d’influence sur la rédaction et la mise en œuvre des Programmes nationaux de réforme (PNR), ce qui limite leur appropriation du Semestre.

D’un point de vue plus large, la recherche a confirmé que les recommandations de l’UE sont plus susceptibles d’être suivies lorsque les pays subissent de fortes pressions des marchés, lorsque les réformes sont liées aux règles budgétaires européennes, ou lorsque les petits États recherchent la légitimité de l’UE pour leurs politiques. Mais il subsiste une lacune : on ne sait pas encore clairement si une implication plus forte des GLR et des partenaires sociaux conduit à une meilleure mise en œuvre des réformes, une question que les recherches futures devraient approfondir.

Le rapport conclut que le Semestre ne peut être efficace que s’il devient plus inclusif. Pour renforcer l’appropriation et l’impact, les gouvernements nationaux et les institutions européennes doivent veiller à ce que les gouvernements locaux et régionaux, ainsi que les partenaires sociaux, soient systématiquement et de manière significative associés à la définition et à la mise en œuvre des réformes économiques et sociales.

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Alliance Cohésion

Cohesion Alliance - News 2020

AllianceCohésion : Mobilisation pour soutenir le Parlement européen dans la dernière ligne droite afin de garantir une politique de cohésion forte et participative 2021-2027


Les organisations partenaires de l’#AllianceCohésion se sont réunies en ligne pour discuter de l’état actuel des négociations en trilogue sur le paquet de politiques de cohésion avec des représentants du Parlement européen, de la Commission européenne et de la présidence allemande du Conseil. Ces partenaires, représentant les villes, régions et assemblées régionales, ont exprimé leurs préoccupations concernant la conditionnalité macroéconomique, le risque de centralisation et la mise en œuvre complète des programmes de cohésion et de REACT-EU dans les années à venir.

Les négociations en phase finale

Les discussions entre le Parlement européen et le Conseil sur les règles de la politique de cohésion 2021-2027 entrent dans leur phase finale. Les villes, communes et régions, ainsi que le Parlement européen, ont convergé sur des demandes clés et plaidé avec succès pour une politique de cohésion forte au-delà de 2020.

Isabelle Boudineau, présidente de la commission COTER du Comité des Régions, a déclaré :

« Conclure les négociations sur tous les programmes de politique de cohésion est plus urgent que jamais. Il reste moins d’un mois avant Noël, les gouvernements nationaux doivent cesser de jouer et écouter leurs villes et régions. Un retard dans les négociations risque de reporter le démarrage des programmes. Cela aurait un impact direct sur nos citoyens, qui dépendent de l’aide de l’UE. Ces fonds sont essentiels pour permettre aux autorités locales et régionales d’agir face à l’impact de la pandémie de Covid-19 et d’accélérer une reprise durable et socialement équitable. »

Younous Omarjee, président de la commission REGI au Parlement européen, a ajouté :

« L’Union européenne traverse une crise économique et sociale sans précédent. Les conditions de reprise en 2021 restent inconnues. Plus que jamais, la politique de cohésion doit être puissante pour prévenir les distorsions économiques et divergences. La logique de cohésion et de solidarité doit primer sur celle de la concurrence. »

Les préoccupations de l’Alliance

Lors du débat avec Marc Lemaitre (directeur général DG REGIO, Commission européenne) et Heinz Hetmeier (ministère allemand des affaires économiques et de l’énergie), les partenaires de l’#AllianceCohésion ont exprimé plusieurs inquiétudes :

  1. Conditionnalité macroéconomique : Risques d’incertitude pour les investissements futurs lorsque le Pacte de Stabilité et de Croissance sera rétabli.
  2. Définition étroite du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) : Cela pourrait rendre certains investissements clés inéligibles.
  3. Flexibilité mal conçue : Risque de centralisation et affaiblissement d’outils comme le Fonds Social Européen.

Appels à l’action et simplification des règlements

Les autorités de gestion devront relever le défi d’exécuter les programmes 2021-2027 tout en finalisant les programmes prolongés de 2014-2020. L’Alliance demande donc au Parlement et au Conseil :

  • Une simplification maximale des nouveaux règlements,
  • Une adoption rapide des décisions finales.

Interventions des participants

« Dans cette crise, il est temps de montrer un leadership à la hauteur des attentes des citoyens. Il faut promouvoir de nouveaux emplois, une croissance inclusive et durable pour stimuler la reprise. »

  • Wim Dries (CEMR) :

« Même si tous les États membres s’accordent au Conseil, le budget et le plan de relance de l’UE devront encore être adoptés par les parlements. Ce retard entrera en collision avec nos besoins urgents en termes de services publics et de finances. »

  • Karl-Heinz Lambertz (AEBR) :

« Les régions frontalières, périphériques et peu peuplées doivent être considérées dans la planification de l’allocation des programmes. La participation des autorités locales améliorera l’identification des besoins et la qualité de la mise en œuvre. »

« Nous pouvons maximiser l’impact des investissements futurs en ciblant les besoins locaux. Pour cela, les villes doivent être impliquées dès la définition des priorités. »

  • Ana Martinez Vidal (CRPM) :

« Une reprise économique durable nécessite que les autorités locales et régionales jouent un rôle central dans la conception et la mise en œuvre des investissements du Fonds de relance. »

Autonomiser l’avenir rural de l’Europe

Cohesion Policy Alliance - News 2020

Le CCRE appelle à une vision inclusive et territorialisée pour les zones rurales


Alors que l’Union européenne élabore sa vision à long terme pour les zones rurales, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle à une approche renouvelée et inclusive, qui reconnaisse les territoires ruraux comme des espaces dynamiques, diversifiés et essentiels à l’avenir durable de l’Europe.

Dans un contexte marqué par les réalités post-COVID, les évolutions démographiques et le besoin de résilience climatique, le CCRE souligne que les zones rurales ne doivent plus être perçues comme périphériques ou laissées pour compte. Plus de 50 % des Européens vivent dans des territoires ruraux ou périurbains, qui continuent pourtant de souffrir de manques en matière d’investissement, de connectivité et d’accès aux services.

La position du CCRE trace une voie claire à suivre :

  • Changer de regard : les zones rurales ne sont pas de simples espaces agricoles en déclin, mais des lieux d’opportunités, de bien-être et d’innovation. Une image positive et moderne doit être promue à tous les niveaux de gouvernement.
  • Investir dans les connexions : de meilleures liaisons de transport, un accès au haut débit et des infrastructures énergétiques sont essentiels pour l’inclusion rurale. L’investissement public doit pallier les défaillances du marché.
  • Renforcer la gouvernance locale : les municipalités et les régions sont les mieux placées pour adapter les solutions aux besoins de leurs communautés rurales. Elles doivent être de véritables partenaires dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques européennes et nationales.
  • Soutenir les services et la qualité de vie en milieu rural : un accès équitable à la santé, à l’éducation, à la culture et à la mobilité est indispensable pour lutter contre la dépopulation et garantir la cohésion territoriale.
  • Cibler plus efficacement les financements européens : la Politique de cohésion, la PAC, Horizon Europe et les instruments de relance doivent mieux répondre aux besoins spécifiques des zones rurales, avec un accès simplifié pour les petites municipalités.
  • Favoriser l’engagement des jeunes et l’égalité femmes-hommes : pour rendre les zones rurales attractives pour les jeunes, les femmes et les familles, il faut des politiques ciblées et des investissements dans les infrastructures sociales.

Le CCRE appelle l’UE, les États membres ainsi que des institutions comme l’OCDE et le Conseil de l’Europe à prendre ces principes au sérieux, et à construire des politiques rurales intégrées, inclusives et tournées vers l’avenir. Du tourisme à l’énergie, de la gouvernance locale aux services publics, les zones rurales doivent être considérées comme des contributeurs à part entière au tissu social et territorial de l’Europe.

Lire le document de position ici

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Impact du COVID sur les finances locales

COVID 19 finances - News

Un aperçu à l’échelle européenne de l’impact fiscal de la pandémie sur les municipalités et les régions, et des soutiens encore manquants


La pandémie de COVID-19 a placé les gouvernements locaux et régionaux en première ligne de la réponse sanitaire en Europe. Tout en assurant la sécurité, le maintien des services essentiels et le soutien aux populations vulnérables, ces autorités ont été simultanément confrontées à une explosion des coûts et une chute brutale des recettes.

Une enquête menée par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) en mai 2020 offre un aperçu crucial de la détresse financière des villes et municipalités dans 17 pays européens.

Des finances locales sous double pression

L’enquête révèle une double pression sur les finances locales et régionales :

  • Des dépenses en forte hausse, notamment pour les équipements de protection individuelle, la désinfection et le soutien social ;
  • Des recettes en chute libre, en raison du ralentissement de l’activité économique.

Les recettes fiscales, les redevances des services municipaux et les revenus issus des secteurs culturel et touristique ont été particulièrement affectés. Par exemple :

  • La Bulgarie a enregistré une baisse de 41 % des recettes municipales issues de ses propres sources ;
  • En Autriche, les pertes de recettes municipales étaient estimées entre 900 millions et 2 milliards d’euros.

Une réponse rapide mais un soutien inégal

Bien que les autorités locales aient réagi rapidement, en organisant des livraisons alimentaires, des hébergements pour les soignants ou l’enseignement à distance, le soutien des gouvernements nationaux a été lent et souvent insuffisant.

Quelques pays, comme l’Estonie et l’Allemagne, ont mis en place des mesures d’aide significatives. Mais dans la plupart des cas, le soutien a été :

  • Retardé,
  • Limité,
  • Ou seulement promis dans les budgets futurs.

Des gouvernements comme ceux de la France ou la Suède ont annoncé des aides, mais une incertitude persiste quant à la viabilité budgétaire des collectivités à moyen et long terme.

De plus, la diversité des systèmes de financement locaux en Europe fait que l’impact varie fortement entre les pays, et même au sein d’un même pays.

Une alerte claire du CCRE

Le rapport du CCRE est sans équivoque : sans un soutien rapide et adéquat des niveaux national et européen, les gouvernements locaux et régionaux risquent de perdre leur capacité d’investissement, pourtant essentielle à la relance et au développement durable.

Pour éviter un effondrement prolongé des investissements post-pandémie, les fonds européens, notamment via le Mécanisme pour la reprise et la résilience, doivent être directement accessibles aux autorités locales.

Conclusion

Donner les moyens aux municipalités, c’est donner à l’Europe les clés pour atteindre ses objectifs de résilience, de cohésion et de durabilité. Il est urgent de renforcer la coopération multiniveaux et que l’UE reconnaisse pleinement le rôle central des gouvernements locaux et régionaux dans la construction de la reprise.

Consultez l’étude ici

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Analyse du Mécanisme Transition Juste

Impact Goal - Climate

Le Mécanisme pour une transition juste appelle à des partenariats locaux renforcés et à une meilleure définition des priorités de financement


L’ambition de l’Union européenne de devenir le premier continent neutre en carbone d’ici 2050 prend forme à travers le Pacte vert pour l’Europe et son bras financier : le Mécanisme pour une transition juste (MTJ). Dans son analyse politique, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) reconnaît la valeur de cet outil, tout en appelant à un engagement local renforcé et à une meilleure cohérence avec les fonds de cohésion existants.

Le MTJ, composé du Fonds pour une transition juste, d’un dispositif dédié au sein d’InvestEU, et d’un instrument de prêt au secteur public via la BEI, vise à soutenir les territoires les plus touchés par la transition vers une économie verte, notamment ceux dépendants des industries à forte intensité carbone.

Le CCRE salue :

  • La création de nouveaux outils financiers adaptés aux impacts sociaux et économiques de la décarbonation, notamment le Fonds pour une transition juste (FTJ), avec une proposition de budget de 7,5 milliards d’euros ;
  • L’intégration du FTJ dans la Politique de cohésion, garantissant l’application du principe de partenariat et ouvrant un espace de dialogue avec les gouvernements locaux et régionaux dans la conception des plans de transition ;
  • L’accent mis sur le niveau NUTS 3, permettant un soutien ciblé aux réalités locales et une meilleure adaptation aux besoins des communautés ;
  • Les dispositifs d’assistance technique et les plateformes d’échange entre pairs, qui peuvent renforcer les capacités des municipalités à reproduire des modèles réussis et accélérer la transition vers la neutralité climatique.

Cependant, le CCRE exprime des préoccupations concernant :

  • L’incertitude budgétaire : face à la réticence des États membres à augmenter le budget global de l’UE, il existe un risque que le FTJ ne fasse que redistribuer les fonds de cohésion existants, limitant ainsi sa valeur ajoutée ;
  • Le chevauchement avec les objectifs actuels de la cohésion : de nombreuses priorités du FTJ – investissements verts, renforcement des compétences, numérisation – sont déjà couvertes par les priorités actuelles des Fonds structurels et d’investissement européens (PO2 et PO4). Il est nécessaire de clarifier son impact spécifique ;
  • Les contraintes thématiques imposées aux fonds de cohésion : les exigences de réaffectation des fonds FEDER et FSE+ vers le FTJ pourraient réduire les ressources disponibles pour d’autres priorités locales de développement.

Pour le CCRE, les gouvernements locaux et régionaux doivent rester des acteurs centraux de cette transition. Leur implication est essentielle non seulement dans la planification et la mise en œuvre, mais aussi pour garantir qu’aucun territoire ne soit laissé pour compte dans la marche de l’Europe vers un avenir plus vert et plus équitable.

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