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Rencontre Eider Inuntziaga (Bilbao)

Rencontre avec l’héroïne locale : Eider Inuntziaga, bâtir la confiance depuis les rues de Bilbao


Lorsque Eider Inuntziaga parle des collectivités locales, un mot revient sans cesse : la proximité.

Depuis 2023, elle est conseillère municipale à Bilbao, après plusieurs années d’engagement politique au sein du Parti nationaliste basque. Il s’agit de son premier mandat public, une expérience qui a transformé sa vision de la vie politique.

Auparavant, elle observait la politique de l’intérieur. Aujourd’hui, elle la vit au quotidien — dans la rue, au fil des conversations de quartier et dans les réactions directes des citoyens face aux décisions locales. La distance entre les élus et les habitants est minimale, ce qui rend la politique locale à la fois particulièrement significative et particulièrement exposée. Elle porte également cette expérience au niveau européen en tant que porte-parole du Council of European Municipalities and Regions pour la démocratie locale.

Partout en Europe, ces défis sont de plus en plus visibles. Pour mieux les comprendre et y répondre, le CCRE et ses partenaires, dont la Ville de Bilbao, ont lancé l’Observatoire européen pour la défense de la démocratie au niveau local — une initiative qui collecte des données, documente les menaces et le harcèlement visant les élus locaux et développe des outils pratiques pour mieux protéger celles et ceux qui servent leurs communautés.

Comme elle le souligne :
« Les collectivités locales sont le niveau d’administration le plus proche ; nous sommes le visage de la démocratie. »

Cette proximité crée de la confiance, mais elle concentre aussi les frustrations. Lorsque les citoyens sont mécontents, les responsables locaux sont souvent les premiers — et les plus faciles — à être pris pour cible.

Réseaux sociaux : utiles, mais risqués

Cette visibilité dépasse désormais largement la rue.

Eider Inuntziaga décrit sa relation aux réseaux sociaux comme « ambivalente ». S’ils permettent de créer du lien et de partager des informations, elle en perçoit aussi clairement les dérives.

« Les réseaux sociaux peuvent connecter des personnes et des histoires, et ils peuvent être utiles — jusqu’à un certain point. Mais ils génèrent aussi du bruit, de la polarisation, et parfois de la haine. Cela peut être dangereux. »

Pour les responsables politiques locaux, les effets sont concrets :
« Cela affecte l’intégrité, cela influence notre manière de nous exprimer, et cela peut faire taire certaines personnes. Cela peut pousser des élus à abandonner leur engagement — ou à avoir peur de ce qui se passe. »

Elle limite sa présence en ligne, utilisant principalement Facebook et LinkedIn, et veille à équilibrer soigneusement communication personnelle et communication politique.

La participation au-delà du jour des élections

Malgré ces défis, Inuntziaga reste profondément optimiste quant au rôle que peuvent jouer les collectivités locales pour renforcer la démocratie.

Son approche est simple : rester proche, écouter attentivement et impliquer autant que possible les citoyens. Pour elle, les élections ne sont qu’un point de départ. La participation quotidienne est tout aussi essentielle. À Bilbao, cette philosophie s’est traduite par des initiatives participatives invitant les habitants à contribuer à l’orientation de la ville.

Un exemple est « Bilbao Ville de Valeurs », un processus par lequel les citoyens ont collectivement défini un ensemble de principes communs pour guider la vie publique. L’objectif est de créer un cadre partagé qui renforce le sentiment d’appartenance et lutte contre la désinformation. Il ne s’agit pas seulement d’améliorer les politiques publiques, explique-t-elle, mais aussi de renforcer les relations entre les institutions et les citoyens qu’elles servent.

Tirer les leçons du passé de Bilbao

L’histoire de Bilbao a également façonné sa vision de la gouvernance.

La ville a connu une transformation profonde au cours des dernières décennies — passant du déclin industriel et du chômage à un renouveau fondé sur une planification de long terme et une coopération étroite entre institutions publiques, acteurs privés et société civile. Pour Inuntziaga, cette expérience démontre que le changement ne se produit pas du jour au lendemain et que la stabilité exige de la patience.

Elle évoque souvent trois éléments clés du redressement de Bilbao : la coopération, des valeurs partagées et une vision à long terme. Les solutions rapides fonctionnent rarement. Au contraire, des décisions cohérentes prises en gardant l’avenir à l’esprit permettent de reconstruire progressivement la confiance.

« Les décisions doivent être prises dans une perspective de long terme », affirme-t-elle, décrivant démocratie et stabilité comme des réalités qui se renforcent mutuellement.

Eider Inuntziaga lors du lancement de l’Observatoire européen pour la défense de la démocratie au niveau local.

Ancrée localement, tournée vers l’Europe

Bien que son action s’inscrive dans la politique municipale, Inuntziaga conserve une forte ouverture européenne. Elle suit attentivement les débats au-delà de l’Espagne et s’inspire de dirigeantes telles que Kaja Kallas, qu’elle admire pour sa vision du rôle de l’Europe dans un monde en mutation.

Néanmoins, son engagement reste résolument local. Pour elle, les villes sont les lieux où la démocratie est mise à l’épreuve chaque jour — là où les politiques publiques rencontrent la réalité, et où la confiance se construit ou se perd au fil des interactions quotidiennes.

Ce n’est peut-être pas le niveau politique le plus visible — mais c’est, à bien des égards, celui où la démocratie se vit le plus directement.


Pour en savoir plus, vous pouvez écouter l’épisode complet de Call Simone, également avec Gianmarco Daniele de l’Université Bocconi. Ils y discutent de l’impact croissant du harcèlement et de la désinformation sur les élus locaux en Europe, ainsi que de la manière dont l’Observatoire européen pour la défense de la démocratie au niveau local peut mieux suivre les menaces et protéger la démocratie locale.

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Lauréats du prix Sakharov 2025

Sakharov Prize 2025

Prix Sakharov 2025 : aux côtés de celles et ceux qui défendent la liberté de pensée


Le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit est la distinction la plus prestigieuse du Parlement européen en matière de droits humains. Créé en 1988, il récompense des personnes et des organisations faisant preuve d’un courage exceptionnel dans la défense de la démocratie, de la liberté d’expression et des libertés fondamentales, souvent dans des contextes de répression sévère.

Décerné chaque année, le Prix est à la fois une reconnaissance et un appel à l’action : il rappelle que la liberté de pensée n’est jamais acquise et qu’elle doit être défendue activement.

Les lauréats 2025

Le 16 décembre 2025, le Parlement européen a attribué le prix Sakharov à Mzia Amaglobeli, de Géorgie, et à Andrzej Poczobut, du Bélarus, deux journalistes emprisonnés pour leur engagement en faveur de la vérité, de la démocratie et des droits humains.

Andrzej Poczobut, journaliste, essayiste et militant issu de la minorité polonaise au Bélarus, critique de longue date du régime de Loukachenko, est détenu depuis 2021. Il a été condamné à huit ans de colonie pénitentiaire à l’issue de poursuites à caractère politique. Sa santé s’est détériorée, l’accès à sa famille lui est refusé, et pourtant il demeure un symbole de résistance face à la répression autoritaire.

Mzia Amaglobeli, journaliste géorgienne et directrice des médias indépendants Batumelebi et Netgazeti, a été arrêtée en janvier 2025 après avoir participé à des manifestations pro-démocratie. Condamnée à deux ans de prison, elle est devenue la première femme prisonnière politique en Géorgie depuis l’indépendance du pays, et un symbole puissant des aspirations démocratiques géorgiennes.

En annonçant les lauréats, la présidente du Parlement européen Roberta Metsola a déclaré que « tous deux ont payé un prix très lourd pour avoir dit la vérité au pouvoir, devenant des symboles de la lutte pour la liberté et la démocratie. Le Parlement se tient à leurs côtés, ainsi qu’aux côtés de toutes celles et ceux qui continuent d’exiger la liberté. »

Démocratie, valeurs de l’UE et élargissement

Le prix Sakharov reflète l’engagement de l’Union européenne en faveur de la défense de la démocratie au-delà de ses frontières. Tant au Bélarus qu’en Géorgie, le recul démocratique, la répression des médias indépendants et les attaques contre la société civile menacent non seulement les libertés nationales, mais aussi la trajectoire européenne de ces pays.

Le Parlement européen a appelé à plusieurs reprises à la libération immédiate et inconditionnelle des deux journalistes et a adopté des résolutions condamnant la répression, l’emprisonnement politique et l’érosion des institutions démocratiques.

Défendre la démocratie à partir du terrain

Au CCRE et à PLATFORMA, la défense des valeurs démocratiques est au cœur de notre action, avec une attention particulière portée au contexte de l’élargissement de l’UE et du Partenariat oriental. À travers la coopération avec les gouvernements locaux et régionaux, les associations nationales de collectivités locales (telles que la NALAG dans le cas de la Géorgie) et la société civile, nous soutenons la gouvernance démocratique, la liberté d’expression et la résilience institutionnelle.

La démocratie locale est souvent la première cible des pressions autoritaires mais aussi la première ligne de défense. En renforçant les acteurs locaux et régionaux, en soutenant l’échange entre pairs et en promouvant les valeurs de l’UE, le CCRE et PLATFORMA contribuent à une Europe démocratique, inclusive, résiliente et ancrée dans les droits fondamentaux.

Le prix Sakharov nous rappelle que la démocratie repose sur le courage, mais aussi sur la solidarité.

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L’impact de la dé/mésinformation

Local truth study 2025

Renforcer les villes face à la désinformation : développer les capacités, la coordination et la confiance


Selon la dernière étude du CCRE, près de la moitié des collectivités locales et régionales (CLR) déclarent subir un impact modéré à significatif de la désinformation, notamment dans les domaines de la santé publique, des attaques personnelles contre les élus et de l’ingérence électorale. Pendant la pandémie, par exemple, les fausses informations sur les vaccins et les mesures sanitaires ont gravement ébranlé la confiance du public.

L’impact humain est également préoccupant : un élu local sur quatre a été victime d’intimidations ou d’abus en ligne, et plus d’un sur deux a fait l’objet de fausses accusations portant sur son intégrité ou sa conduite. Ces menaces ne sont pas abstraites — elles fragilisent la sécurité individuelle et minent la confiance démocratique.

Les résultats de l’étude montrent que les vagues de désinformation atteignent leur pic en période de crise, comme durant la COVID-19, les débats sur les zones à faibles émissions ou sur les questions de logement et de migration. Dans ces moments de forte tension, les collectivités se retrouvent souvent en première ligne, mais manquent encore de moyens pour réagir efficacement. 58 % des municipalités n’ont pas de stratégie formelle pour contrer la désinformation, et seulement un quart en développent une. La majorité agit de manière réactive : 58 % surveillent les réseaux sociaux, environ un tiers mènent des campagnes de sensibilisation, et une minorité collabore avec des vérificateurs de faits (4 %) ou engage des actions juridiques (21 %). Ces approches, bien que nécessaires, demeurent insuffisantes sans planification proactive.

Le CCRE identifie trois axes prioritaires pour renforcer la résilience locale :

  1. Renforcer les capacités locales et la confiance. Former le personnel, protéger les élus ciblés, et recourir à des outils de démocratie participative comme les assemblées citoyennes peuvent rendre les communautés moins vulnérables aux fausses informations.
  2. Améliorer la coordination et les outils. Des systèmes de veille partagés, des partenariats et des plateformes nationales ou européennes d’échange de connaissances peuvent permettre aux municipalités d’agir plus rapidement et d’éviter les doublons.
  3. Créer un cadre favorable. Le soutien des niveaux national et européen — via des instruments tels que le Digital Services Act, le règlement sur l’intelligence artificielle (AI Act) ou les lois nationales de lutte contre la désinformation — doit offrir des ressources, une sécurité juridique et des lignes directrices claires.

En définitive, si la désinformation est un défi mondial, ses effets se font sentir avant tout au niveau local. Donner aux collectivités locales les moyens, la coordination et les cadres nécessaires est essentiel pour protéger les citoyens, défendre la démocratie et restaurer la confiance publique.

Lire l’étude complète

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Renforcer la coopération en Europe

EU Semester - News 2024

Les dirigeants du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et du Réseau des associations de pouvoirs locaux d’Europe du Sud-Est (NALAS) se rencontrent pour renforcer leur coopération


Aujourd’hui, le Secrétaire général du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a rencontré le Président et le Secrétaire général du Réseau des associations de pouvoirs locaux d’Europe du Sud-Est (NALAS) afin de réaffirmer l’esprit de collaboration solide qui unit les deux organisations.

Lors de la rencontre, le Secrétaire général du CCRE a souligné le partenariat de longue date ainsi que le rôle précieux que joue NALAS dans la représentation et le soutien aux collectivités locales à travers l’Europe du Sud-Est. Les deux équipes dirigeantes ont insisté sur l’importance de renforcer les capacités des gouvernements locaux et régionaux (GLR) et de leurs associations (AGLR), en s’appuyant sur l’adhésion commune et les initiatives conjointes.

Le CCRE et NALAS ont échangé leurs points de vue sur la manière d’institutionnaliser leur coopération, afin qu’elle ne soit pas seulement poursuivie mais également pleinement intégrée dans les structures politiques du CCRE. Cette étape permettrait d’assurer un échange plus systématique, une meilleure représentation des priorités communes au niveau européen et un soutien accru aux communes, régions et à leurs associations — en particulier face aux défis actuels et dans le cadre du processus d’élargissement des six pays des Balkans occidentaux ainsi que du Trio du Partenariat oriental.

La rencontre a été suivie d’une discussion stratégique avec des représentants de la Direction générale du voisinage et des négociations d’élargissement de la Commission européenne (DG NEAR) sur la manière de garantir que les GLR et leurs associations soient activement impliqués dans le Plan de croissance pour les Balkans occidentaux. Cette initiative majeure, lancée par l’Union européenne, vise à accélérer le développement économique de la région et à faciliter son intégration dans le marché unique de l’UE.

Les deux organisations ont insisté sur l’importance de renforcer la coopération et le dialogue avec les gouvernements nationaux, tout en démontrant les responsabilités clés que les GLR doivent assumer dans les processus d’élargissement et de négociation.

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Semaine européenne régions et villes 25

EWRC 2023 - News 2023

Agenda du CCRE pour la Semaine européenne des régions et des villes


La Semaine européenne des régions et des villes se tiendra du 13 au 15 octobre 2025.

Organisée par la Direction générale de la politique régionale et urbaine de la Commission européenne et le Comité européen des régions, la Semaine européenne des régions et des villes est le plus grand événement annuel à Bruxelles au cours duquel les villes et régions démontrent leur capacité à créer de la croissance et des emplois, à mettre en œuvre la politique de cohésion de l’Union européenne et à prouver l’importance du niveau local et régional pour une bonne gouvernance européenne.

Si vous êtes membre du CCRE et prévoyez d’être à Bruxelles cette semaine-là, merci de remplir ce formulaire afin que nous puissions vous contacter concernant des opportunités de visibilité.


Événement CCRE inscrit au programme officiel de la Semaine européenne des régions et des villes

Pas d’avenir pour la cohésion sans représentation !

L’événement réunira des représentants de haut niveau des partenaires de l’#AllianceCohesion, des associations et du Comité européen des régions. Ensemble, ils échangeront leurs points de vue sur l’avenir de la politique de cohésion et réfléchiront à la manière dont la proposition de la Commission européenne favorise la cohésion économique, sociale et territoriale.

  • Date et heure : 15 octobre 2025, de 16h30 à 18h00 (CET)
  • Lieu : Bâtiment Jacques Delors, salle JDE 52

« Le chemin de l’Ukraine vers l’UE : municipalités et partenariats pour la cohésion et la croissance »

Organisé par EasyBusiness, le CCRE et l’Agence pour la reconstruction et le développement, avec le soutien de U-LEAD, cette session portera sur les progrès de l’Ukraine dans le cadre du chapitre 22 de l’acquis communautaire, sur le rôle central des municipalités en tant que bénéficiaires finaux et sur la force des partenariats municipaux internationaux.

En reconnaissant l’expérience directe limitée des municipalités, la session mettra en lumière la manière dont les échanges de connaissances et les initiatives collaboratives facilitent un apprentissage essentiel, accélèrent l’alignement sur l’UE et contribuent de manière déterminante à l’intégration et à la cohésion de l’Ukraine avec l’UE, favorisant ainsi une reconstruction durable et une croissance future.


Autres événements organisés pendant la Semaine européenne des régions et des villes (hors programme officiel)

Événement conjoint avec le Congrès – La Charte a 40 ans : renouveler la démocratie à l’ère numérique

  • Date et heure : 13 octobre 2025, 14h – 16h30 CET
  • Lieu : ACE events, Avenue d’Auderghem 22, Bruxelles
  • [Inscription ici]
  • Organisateurs : CCRE et Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe

L’année 2025 marque les 40 ans de l’ouverture à la signature de la Charte européenne de l’autonomie locale, un document fondamental qui consacre la gouvernance démocratique locale.

À l’ère numérique, la démocratie locale est confrontée à des défis inédits liés à la désinformation, la mésinformation et aux tentatives délibérées d’éroder la confiance dans les institutions publiques. C’est pourquoi le CCRE et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe réunissent décideurs, élus locaux, universitaires et société civile pour un échange crucial sur la manière de renforcer la résilience démocratique.

Cet événement mettra en avant des actions locales innovantes, présentera le nouveau rapport du CCRE sur la lutte des collectivités locales et régionales contre les menaces de més/désinformation et introduira le Nouveau Pacte démocratique pour l’Europe, une initiative audacieuse pour renforcer la démocratie de demain.


Bridges of Trust – Rencontre annuelle

  • Date et heure : 16 octobre 2025, 13h30 – 19h00 CET
  • Lieu : CCRE, Square de Meeûs 1, 1er étage, Bruxelles
  • Organisateurs : CCRE, U-LEAD with Europe

La rencontre annuelle de Bridges of Trust réunit des municipalités européennes et ukrainiennes pour renforcer la coopération et soutenir la reconstruction de l’Ukraine. En présence de dirigeants locaux, d’institutions européennes et d’organisations partenaires, l’événement favorise des partenariats de confiance, des échanges de savoir-faire et des actions concrètes pour reconstruire les communautés et faire progresser l’intégration européenne.


Cérémonie 2025 du Pacte des Maires pour le climat et l’énergie

  • Date et heure : 16 octobre 2025, 8h00 – 13h30 CET
  • Lieu : Parlement européen
  • [Inscription ici]
  • Organisateur : Pacte européen des Maires

À l’heure où les défis géopolitiques s’intensifient et où les risques climatiques s’accélèrent, le rôle des villes et régions européennes n’a jamais été aussi crucial.

La Cérémonie 2025 rassemblera maires, présidents de régions et décideurs européens de haut niveau pour débattre de la manière dont les collectivités locales assurent l’avenir de l’Europe en garantissant une énergie propre et abordable, tout en renforçant la résilience locale.

Depuis plus de 15 ans, le Pacte européen des Maires mobilise le leadership local pour planifier, agir et travailler avec les communautés en faveur d’un avenir plus résilient, prospère et neutre en carbone, faisant des villes et régions des alliés indispensables dans la mise en œuvre de la vision européenne.

L’édition 2025 se déroule à un moment charnière, alors que de nouvelles priorités et stratégies se mettent en place dans le cadre du nouveau mandat de l’UE. L’événement mettra en lumière le rôle essentiel des collectivités dans la réalisation de ces priorités, en soulignant que la sécurité, la résilience et la prospérité de l’Europe ne peuvent être atteintes qu’en coopération étroite avec ses villes et régions.

Parmi les intervenants de haut niveau figureront :

  • Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne
  • Roberta Metsola, Présidente du Parlement européen
  • Kata Tüttő, Présidente du Comité européen des régions
  • Raffaele Fitto, Vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de la Cohésion et des Réformes
    ainsi que des maires et dirigeants régionaux venus de toute l’Europe.

La Cérémonie honorera également les lauréats du Prix 2025 du Pacte européen des Maires, récompensant leur leadership exemplaire et leurs réussites dans la décarbonation du chauffage et du refroidissement au niveau local.


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Rapport sur la més/dés information

Mis-Disinformation report launch

Vérité, confiance et démocratie locale à l’ère de la mésinformation et de la désinformation


Tout commence souvent par une rumeur. En Suède, lorsqu’un conseil municipal a proposé d’utiliser un terrain communal pour accueillir de nouveaux migrants, le débat aurait dû porter sur la politique à suivre. Mais des récits trompeurs ont pris le dessus. La confiance dans le processus s’est effondrée, les divisions se sont accentuées et la planification s’est arrêtée, non pas parce que les habitants rejetaient l’idée en elle-même, mais parce que leur confiance dans les responsables avait été ébranlée.

Des schémas similaires se retrouvent ailleurs. Au Royaume-Uni, de fausses affirmations propagées par des extrémistes ont alimenté des menaces contre des élus locaux et même perturbé des réunions de conseil. En Roumanie, des autorités locales affirment devoir détourner du temps et des ressources de leurs services essentiels, simplement pour contrer des rumeurs persistantes.

Ces histoires révèlent une vérité plus large : lorsque les faits sont déformés, le dialogue démocratique perd son assise. Les décisions censées servir les communautés sont retardées ou bloquées, tandis que les représentants élus – en particulier les femmes et les personnes issues de minorités – subissent une hostilité et des intimidations accrues.

Une enquête du CCRE menée auprès de ses associations nationales au printemps 2025 illustre cette dynamique. Les gouvernements locaux et régionaux (GLR) signalent une hausse de la mésinformation et de la désinformation visant à discréditer les responsables, à entraver la mise en œuvre des politiques et à accentuer les divisions au sein des communautés. S’appuyant sur des expériences réelles de GLR, le rapport montre à quel point ces campagnes perturbent gravement le bon fonctionnement des administrations locales.

La vérité en démocratie a toujours été un terrain disputé, où les faits se mêlent aux croyances et où les récits politiques façonnent la compréhension du monde. Mais le défi actuel va bien au-delà d’un désaccord sain. Nous faisons face à des manipulations délibérées destinées à diviser. Résultat : un espace public plus polarisé, moins participatif et moins capable d’assurer efficacement ses fonctions essentielles, qu’il s’agisse du maintien de l’ordre public, de la protection des populations vulnérables ou de la gestion des crises.

Les GLR figurent parmi les plus exposés à ces pressions. Institutions démocratiques les plus proches des citoyens, elles sont à la fois très dignes de confiance et particulièrement vulnérables. Leur rôle central dans la prestation de services et leur engagement quotidien avec les habitants les rendent visibles et donc plus facilement ciblées par des récits manipulés qui cherchent à fausser les faits, à alimenter la méfiance et à saper leur crédibilité.

Si les réponses à la mésinformation et à la désinformation veulent réussir, elles doivent inclure le niveau local. Renforcer la démocratie locale, ce n’est pas seulement protéger des valeurs, c’est aussi garantir que les GLR puissent continuer à fournir les services et le leadership indispensables à des sociétés pacifiques et cohésives. Cela implique d’investir dans des outils et des formations pour les agents publics, de soutenir les médias locaux indépendants, de promouvoir l’éducation aux médias et d’intégrer les GLR dans les stratégies nationales et européennes qui prennent en compte les réalités locales.

Ces questions sont examinées en détail dans le nouveau rapport du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), qui sera lancé le 13 octobre 2025 à Bruxelles (14h-18h30) lors de l’événement « La Charte fête ses 40 ans | Renouveler la démocratie à l’ère numérique », organisé conjointement avec le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe. À l’heure où la résilience démocratique est mise à rude épreuve, la mésinformation et la désinformation représentent un défi collectif qu’aucune institution ne peut relever seule.

Renforcer les gouvernements locaux est essentiel pour bâtir la confiance, protéger les valeurs démocratiques et assurer la cohésion des sociétés. L’événement de lancement réunira des participants capables d’apporter des éclairages, des expériences et une expertise pour enrichir le débat et inspirer des solutions concrètes.

Les places étant limitées, l’inscription est obligatoire pour toute participation.

Pour plus d’informations, contactez :

Coopération décentralisée Allemande

Mindcraft - Germany publication

Profil pays sur la coopération décentralisée au développement : le cas de l’Allemagne


Les profils pays offrent un aperçu concis des modèles nationaux de coopération décentralisée au développement (CDD) dans certains États membres de l’UE. L’objectif est de présenter les mécanismes et modalités propres à chaque cadre national, d’identifier les facteurs favorables ainsi que les défis liés à la mise en œuvre pratique, en mettant l’accent sur le rôle et les opportunités des gouvernements locaux et régionaux (GLR) et de leurs associations.

Où en est l’Allemagne en matière de coopération décentralisée au développement (CDD) ?

D’après l’étude, le cadre allemand de la CDD se caractérise par :

  1. Les Länder et les communes allemandes entretiennent des partenariats durables avec leurs homologues étrangers, générant un impact durable. Les récents partenariats de solidarité germano-ukrainiens soulignent le rôle de la CDD dans la politique de développement et ouvrent la voie à des coopérations trilatérales et multilatérales.
  2. L’Agence de service « Communes du monde » – SKEW d’Engagement Global constitue la principale plateforme de conseil et de financement pour les GLR allemandes en matière de CDD, en accompagnant la planification, la mise en œuvre de projets et les échanges internationaux.
  3. La diversité des programmes de financement (principalement financés par le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement – BMZ, et gérés via SKEW et la GIZ) permet de soutenir des coopérations thématiques et fondées sur des projets, ainsi que des partenariats à long terme.

Cet article fait partie d’une série de 7 profils pays examinant les cadres de coopération décentralisée au développement en Europe. La troisième édition, consacrée à l’Espagne, sera publiée en décembre. Restez connectés !

Lire le profil pays, disponible en quatre langues :

Le CCRE encourage les autorités allemandes à renforcer le rôle des GLR dans la politique de développement, non seulement comme opérateurs, mais aussi comme partenaires stratégiques, contribuant à façonner une politique de développement plus résiliente, inclusive et efficace.

Cette publication s’inscrit dans le cadre du projet Bridging and Mapping Knowledge Gaps in Decentralised Cooperation (Mindcraft), financé par le German Federal Ministry for Economic Cooperation and Development (BMZ) et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

Pour plus d’informations, contactez :

1ère Édition – Profil Pays : Pologne

Poland services - News 2022

Profil pays sur la coopération décentralisée au développement : le cas de la Pologne


Les profils pays offrent un aperçu succinct des modèles nationaux de coopération décentralisée au développement (CDD) dans certains États membres de l’UE.
L’objectif est de fournir des éclairages sur les mécanismes et modalités spécifiques des cadres nationaux analysés, et d’identifier les facteurs facilitateurs ainsi que les défis liés à leur mise en œuvre concrète, en mettant l’accent sur le rôle et les opportunités des gouvernements locaux et régionaux (GLR) et de leurs associations.

Où en est la Pologne en matière de coopération décentralisée au développement ?

D’après l’enquête, l’approche polonaise de la CDD se caractérise par :

  1. Un accent mis sur la coopération avec les pays d’Europe de l’Est, notamment l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie.
    Les gouvernements locaux polonais soutiennent activement leurs partenaires via le développement stratégique, les échanges entre pairs et l’appui à la mise en œuvre.
  2. Un rôle essentiel des partenariats directs au niveau local, en particulier en période de crise, y compris le jumelage et la coopération concrète, malgré la guerre en cours.
  3. Une forte expertise développée par les municipalités polonaises dans l’accès aux fonds européens et l’élaboration de stratégies locales efficaces, qu’elles peuvent mettre à profit dans leurs partenariats.

Cet article fait partie d’une série de 7 Profils Pays examinant les cadres de coopération décentralisée au développement à travers l’Europe.
La deuxième édition, consacrée à l’Allemagne, sera publiée en septembre.
Restez à l’écoute !

Le Profil Pays est disponible en quatre langues :

Le CCRE encourage les autorités polonaises à renforcer le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la politique de développement, non seulement comme exécutants, mais aussi comme partenaires stratégiques contribuant à façonner une politique de développement plus résiliente, inclusive et efficace.

Réalisé dans le cadre du projet MINDCRAFT, en collaboration avec PLATFORMA, financé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH.

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Prise de position sur la governance

Les collectivités locales et régionales : la compétitivité de l’Europe dépend d’une gouvernance efficace


Le CEMR appelle à renforcer la gouvernance européenne en plaçant les collectivités locales et régionales au cœur de la compétitivité de l’Europe.
La compétitivité ne peut pas se construire uniquement par la législation. Elle dépend avant tout de la capacité des politiques publiques à produire des résultats concrets sur le terrain — et cela repose largement sur les collectivités locales et régionales.

Dans toute l’Union européenne, les villes, les communes et les régions mettent en œuvre plus de 70 % de la législation européenne. Elles financent les investissements publics, assurent des services essentiels et traduisent les grandes priorités européennes — du Pacte vert à la transition numérique — en résultats tangibles pour les citoyens et les entreprises.

Pourtant, elles sont encore trop souvent associées trop tard aux processus décisionnels et confrontées à des règles fragmentées, à des obligations qui se superposent et à une charge administrative croissante — autant de signes des limites du système actuel. Des paquets législatifs complexes, des calendriers incohérents et des couches successives d’orientations rendent la mise en œuvre plus difficile, plus lente et plus coûteuse.

Les collectivités passent un temps précieux à gérer des procédures au lieu de déployer des solutions concrètes. À l’heure où l’Europe cherche à renforcer sa productivité, sa résilience et son autonomie stratégique, elle ne peut plus se permettre une telle inefficacité.

Cette déconnexion n’est pas seulement source d’inefficacité : elle a un coût réel. Et elle freine l’Europe.

Dans ce document de position, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CEMR) appelle à un changement de paradigme dans la manière dont les politiques européennes sont conçues et mises en œuvre : passer d’une logique descendante à une véritable gouvernance multiniveaux.

Pour y parvenir, le CEMR appelle à :

  • Associer systématiquement les collectivités locales et régionales à l’ensemble du cycle des politiques européennes, de leur conception à leur évaluation.
  • Mettre en place des mécanismes de consultation structurés, garantissant une participation réelle et en temps utile des autorités infranationales.
  • Réaliser des évaluations d’impact territoriales et de gouvernance, afin de s’assurer que les politiques sont réalistes et applicables dans la diversité des contextes locaux.
  • Reconnaître pleinement le rôle politique des collectivités locales et régionales comme partenaires à part entière de la prise de décision européenne.
  • Adapter la législation et les financements européens aux réalités territoriales, en évitant les approches uniformes.
  • Faire de l’applicabilité des politiques publiques un objectif central de la gouvernance européenne, afin de garantir leur mise en œuvre effective sur le terrain.

La compétitivité ne se limite pas à la simplification réglementaire. Elle suppose des politiques publiques pertinentes pour les entreprises et les communautés qu’elles servent, et réellement applicables sur le terrain.

Le CEMR et ses membres sont prêts à apporter leur expertise, leurs données et leur expérience de terrain. Il est temps de dépasser les consultations ponctuelles et d’intégrer pleinement les collectivités locales et régionales là où elles doivent être : au cœur de la décision.

Car la compétitivité de l’Europe se gagnera — ou se perdra — au niveau local.

Découvrez l’ensemble des recommandations du CEMR pour renforcer la gouvernance multiniveaux dans le document de position.

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Analyse du jumelage en Europe

Twinning Report - News

Une enquête du CCRE met en lumière l’évolution des pratiques, les défis et les opportunités du jumelage en Europe


Le jumelage de villes est depuis longtemps reconnu comme un pont entre les communautés, favorisant les échanges culturels et la compréhension mutuelle. Depuis 1951, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) soutient cette pratique, aidant les municipalités et régions à travers l’Europe à nouer des partenariats qui transcendent les frontières.

Une nouvelle enquête du CCRE, menée auprès de 315 répondants dans 27 pays européens, révèle comment le jumelage s’adapte aux défis actuels. Si les échanges culturels restent importants, les gouvernements locaux et régionaux considèrent de plus en plus le jumelage comme un outil de coopération pratique, allant de projets et ateliers conjoints à des échanges de bonnes pratiques. Près de 80 % des répondants ont exprimé leur volonté de développer davantage leurs activités de jumelage, les associations nationales affichant un engagement particulièrement élevé.

Dans le même temps, l’étude identifie trois obstacles persistants : des ressources financières limitées, un manque de personnel et des lacunes en matière de connaissances ou d’expérience. Les répondants ont souligné la nécessité d’un soutien plus structuré pour aider les municipalités à concrétiser leurs ambitions.

Pour l’avenir, les municipalités et associations s’intéressent particulièrement à l’utilisation du jumelage pour :

  • Construire des réseaux durables, allant au-delà des échanges ponctuels ;
  • Accéder aux opportunités de financement de l’UE et gérer des projets conjoints dans des domaines tels que le développement économique, l’agriculture et les nouvelles technologies ;
  • Renforcer les capacités locales grâce à des formations et à des conseils.

Le CCRE conclut que le jumelage demeure une pratique pertinente et puissante, mais que libérer tout son potentiel nécessite une approche multifacette : davantage de financements, une meilleure information sur les possibilités de financement et des programmes de formation dédiés pour renforcer les compétences du personnel municipal.

Fort de son engagement de longue date en faveur du jumelage, le CCRE est particulièrement bien placé pour porter ce nouvel agenda, aidant les villes et les régions à utiliser les partenariats non seulement pour rapprocher les communautés, mais aussi pour faire progresser les priorités européennes communes, qu’il s’agisse de l’innovation ou de la localisation des Objectifs de développement durable (ODD).

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