Le CCRE crée le jeu « GUESS EU » pour célébrer la Journée de l’Europe
Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a lancé le jeu « Guess EU » pour célébrer la Journée de l’Europe. Cette année marque le 75e anniversaire de la Déclaration Schuman, un moment historique qui a mis l’Europe sur la voie de la paix, de la prospérité et de l’unité.
Pour fêter cet événement, le CCRE vous met au défi avec un jeu qui testera vos connaissances sur l’Union européenne.
Découvrez « Guess EU » – notre jeu spécial pour la Journée de l’Europe, créé avec Open Guesser. Pensez-vous savoir où les projets financés par l’UE ont eu un impact ? Faites une supposition et découvrez à quel point vous connaissez vraiment votre Europe !
De la mobilité verte en Italie à l’innovation numérique en Lettonie, l’UE est présente partout – et c’est maintenant à votre tour de l’explorer d’une toute nouvelle manière.
Les récentes arrestations et destitutions de maires démocratiquement élus en Turquie, remplacés par des administrateurs nommés, marquent un tournant inquiétant pour la démocratie locale, non seulement en Turquie, mais également pour l’Europe dans son ensemble. Au cœur de la démocratie, il ne s’agit pas seulement de voter : il s’agit de garantir que les personnes élues par le peuple puissent gouverner librement, sans crainte de persécution. Le remplacement de maires élus par voie judiciaire, sans transparence ni respect intégral du droit, soulève de graves questions quant aux normes démocratiques et aux libertés politiques.
Il ne s’agit pas d’un événement isolé. Ce phénomène s’inscrit dans une tendance préoccupante au recul démocratique, qui menace les valeurs fondamentales sur lesquelles l’Europe moderne s’est construite. Après les ravages de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe s’est engagée en faveur de la décentralisation, de la démocratie et des droits humains. La Charte européenne de l’autonomie locale, adoptée en 1985, était une réponse directe aux dérives autoritaires du passé, en garantissant que les gouvernements locaux disposent de l’autonomie nécessaire pour servir leurs citoyens, sans ingérence excessive des autorités centrales. Ce principe de l’autonomie locale est un rempart contre la concentration du pouvoir et une garantie que la démocratie reste enracinée dans le quotidien des citoyens.
Aujourd’hui, ces principes durement acquis sont mis à mal. L’arrestation de responsables locaux en Turquie constitue une violation flagrante des engagements pris par le pays en tant que membre du Conseil de l’Europe. C’est une attaque directe contre les principes consacrés par la Charte et un signal alarmant envoyé à d’autres gouvernements, laissant entendre que de tels agissements pourraient être tolérés.
La démocratie locale est la première ligne de défense de nos libertés. Lorsqu’elle est attaquée, ce ne sont pas seulement une ville ou une région qui en pâtissent, mais bien les fondements mêmes de notre système démocratique. Les maires et élu·es locaux sont les liens concrets entre les gouvernements nationaux et les citoyen·nes, les acteurs qui traduisent les principes démocratiques en actions concrètes – qu’il s’agisse de services publics, de cohésion sociale ou de gestion de crises.
Ignorer la répression des dirigeant·es locaux en Turquie, ce n’est pas seulement faillir à soutenir nos collègues – c’est faillir à défendre la démocratie elle-même. Si l’Europe permet l’érosion de la démocratie locale quelque part sur le continent, elle ouvre la voie à un précédent dangereux.
Les institutions européennes, ainsi que les États membres de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe, doivent adopter une position claire et ferme. La défense de la démocratie ne peut être sélective, ni soumise à des considérations politiques. Le droit pour les citoyens de choisir leurs dirigeant·es – et pour ces derniers de gouverner sans peur – doit être défendu à tout prix.
La démocratie en Europe n’a jamais été acquise : elle s’est construite par la lutte et l’engagement. Face aux menaces actuelles, nous devons faire preuve de la même détermination. L’élection libre des représentant·es n’est pas un privilège, c’est le fondement d’une société juste et stable. Si nous échouons à la défendre aujourd’hui, nous risquons de la perdre demain.
Signataires :
Marc Cools, Président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe
Katta Tüttő, Présidente du Comité européen des Régions
Nataša Vučković, Présidente de l’ALDA
Gunn Marit Helgesen, Présidente du CCRE
Cet article d’opinion a été publié dans EU Observer le 15 avril 2025. Vous pouvez le lire ici.
Participation du CCRE au Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux du Conseil de l’Europe
Lors de la 48e Session du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux à Strasbourg, le CCRE a réaffirmé son engagement à lutter contre la violence à l’égard des femmes en politique (VAWIP) et à assurer une représentation égale à tous les niveaux de gouvernance.
Parmi les voix influentes de la session figurait Flo Clucas, présidente de la Commission permanente pour l’égalité des genres au CCRE, qui a souligné les menaces croissantes auxquelles sont confrontées les femmes en politique, allant du harcèlement en ligne à la violence physique directe. Comme elle l’a noté, 32 % des femmes en politique ont subi des violences, la cyberviolence devenant une préoccupation majeure. Ces réalités découragent les femmes à se porter candidates, sapant finalement la démocratie elle-même.
Le Témoignage de la Lord Provost de Glasgow
Une intervention particulièrement marquante est venue de la Lord Provost de Glasgow, qui a partagé son expérience personnelle de violence et d’intimidation en tant que conseillère locale et leader civique.
Grâce à sa participation au programme de mentorat Eurocities Women City Leaders, elle œuvre pour autonomiser la prochaine génération de femmes leaders dans la gouvernance urbaine à travers l’Europe. Pourtant, malgré ces avancées, elle a personnellement été confrontée au harcèlement, à la misogynie et aux menaces, y compris des attaques sur son apparence, le doxxing et même des appels directs à la violence physique.
« Est-ce que cela serait arrivé si j’étais un homme ? » a-t-elle demandé, exhortant les dirigeants à agir de manière décisive.
Au lieu de reculer, elle a choisi d’agir, utilisant sa plateforme pour promouvoir un environnement plus sûr et inclusif où les femmes peuvent s’épanouir sans crainte.
La Puissance de l’Action Locale : Sophie’s Stop
L’une des initiatives les plus inspirantes présentées était Sophie’s Stop, une campagne multimédia et une application d’orientation conçues pour aider les jeunes femmes à identifier et à répondre aux différentes formes de violence. Dirigée par le Glasgow Girls Club, elle fournit des outils pratiques et un soutien à celles qui sont confrontées au harcèlement ou aux abus. L’impact de la campagne a été profond, les jeunes femmes rapportant qu’elle a transformé leur confiance en soi et leur conscience de la sécurité.
The Power of Local Action: Sophie’s Stop
L’une des initiatives les plus inspirantes présentées était Sophie’s Stop, une campagne multimédia et une application d’orientation conçues pour aider les jeunes femmes à identifier et à répondre aux différentes formes de violence. Dirigée par le Glasgow Girls Club, elle fournit des outils pratiques et un soutien à celles qui sont confrontées au harcèlement ou aux abus. L’impact de la campagne a été profond, les jeunes femmes rapportant qu’elle a transformé leur confiance en soi et leur conscience de la sécurité.
Une Approche Sociétale Globale pour le Changement
Les discussions à Strasbourg ont mis en évidence une chose claire : le changement doit se produire au niveau local. Les gouvernements, les autorités locales, la société civile et des institutions comme le Conseil de l’Europe et le CCRE ont tous un rôle à jouer pour garantir que :
Les femmes aient un accès égal aux espaces politiques
Les menaces et le harcèlement soient traités avec une tolérance zéro
L’éducation et le mentorat soutiennent les jeunes femmes dans le leadership
La lutte pour l’égalité des sexes en politique ne concerne pas seulement la représentation, mais aussi la création d’une culture politique où les femmes peuvent diriger sans crainte.
Beijing+30 : Autonomiser les gouvernements locaux pour tenir la promesse de l’égalité des genres
En entrant dans les couloirs des Nations Unies pour la CSW69, il est impossible de ne pas ressentir le poids de l’histoire. Il y a trente ans, la Déclaration et le Programme d’action de Pékin (PfA) étaient salués comme une avancée majeure — une promesse que l’égalité des genres ne serait plus une simple aspiration mais une priorité mondiale urgente. Pourtant, trois décennies plus tard, la lutte pour les droits des femmes demeure cruciale.
La 69e session de la Commission de la condition de la femme (CSW69) coïncide avec le 30e anniversaire de la Déclaration de Pékin, mais aussi avec le début du second mandat de Trump, qui sape activement les progrès réalisés ces trente dernières années. Le refus des États-Unis d’appuyer la Déclaration politique de la CSW illustre un recul plus large des droits des femmes. En s’opposant aux références à l’Agenda 2030 et aux Objectifs de développement durable (ODD), les États-Unis tentent de dissocier l’égalité des genres des engagements internationaux en matière de progrès social et économique. Leur insistance à définir les femmes uniquement comme des « femmes biologiques » marginalise encore davantage les groupes vulnérables, tandis que la présentation des violences de genre comme une question migratoire détourne l’attention des inégalités structurelles.
D’après le Global Gender Gap Report 2024, la parité totale entre les sexes est encore à 134 ans de distance, et l’autonomisation politique prendra encore plus de temps — 169 ans. Les femmes restent sous-représentées dans la prise de décision, en particulier au niveau local, où les politiques influencent directement le quotidien des citoyen·nes. Les violences basées sur le genre persistent, avec 1 femme sur 3 confrontée à des violences au cours de sa vie. Ces réalités soulignent l’urgence de renforcer les réponses institutionnelles et l’action des gouvernements locaux.
Lors de la CSW69, des responsables politiques locaux réunis par CGLU, le CCRE et PLATFORMA ont débattu de la manière de contrer cette régression. L’égalité des genres est indissociable du développement local et de l’action climatique, et remettre en cause ces liens menace des acquis durement obtenus.
Pourquoi les politiques d’égalité des genres nécessitent l’implication des gouvernements locaux et régionaux
Si les cadres internationaux et les politiques nationales définissent les grandes orientations de l’égalité des genres, ce sont les gouvernements locaux qui sont responsables de leur mise en œuvre concrète auprès des citoyen·nes. Sans leur engagement, ces politiques risquent d’être inefficaces et déconnectées des réalités locales. Plusieurs domaines clés illustrent cette nécessité :
Sécurité dans l’espace public : Les collectivités locales ont la responsabilité d’assurer des espaces publics sûrs pour les femmes sous toutes leurs diversités. L’éclairage des rues, la police de proximité et des transports en commun sécurisés sont des leviers essentiels pour réduire le harcèlement et la violence.
Accès à la garde d’enfants et à l’éducation préscolaire : La garde d’enfants reste un obstacle majeur pour de nombreuses femmes souhaitant travailler. En développant des services de garde accessibles et abordables, les municipalités permettent aux femmes de participer au marché du travail tout en garantissant le bien-être des enfants.
Accès au marché du travail : Les femmes continuent de faire face à des écarts de salaires, à des discriminations et à un manque d’opportunités professionnelles. Les gouvernements locaux peuvent adopter des politiques de soutien à l’entrepreneuriat féminin et à l’égalité salariale.
Représentation politique : Les femmes sont toujours sous-représentées dans les organes de décision locaux. Les municipalités peuvent instaurer des quotas, des formations au leadership et des mesures pour encourager leur engagement politique.
Aménagement urbain inclusif : L’urbanisme doit prendre en compte les besoins spécifiques des femmes et des groupes marginalisés, à travers des transports, logements et espaces publics adaptés.
Accès aux soins et aux services sociaux : Les collectivités locales jouent un rôle clé dans l’accès aux soins de santé genrés, incluant la santé reproductive, le soutien en santé mentale et les services pour les victimes de violences basées sur le genre.
En intégrant l’égalité des genres dans la gouvernance locale, les municipalités créent des environnements inclusifs qui autonomisent les femmes et favorisent le progrès social.
Messages clés du CCRE à la CSW69
Le CCRE a porté un message fort et urgent lors de la CSW69 : l’égalité des genres ne peut pas rester un objectif lointain — elle doit être mise en œuvre au niveau local, là où les politiques ont un impact direct sur les communautés.
L’une des préoccupations majeures abordées à la CSW69 était la violence contre les femmes en politique. Selon l’étude du CCRE sur les femmes en politique, 41 % des élues locales subissent des attaques psychologiques portant sur leur vie privée, leur apparence ou leur statut, ce qui conduit à leur isolement et à un désengagement politique. La cyberviolence touche particulièrement les jeunes femmes : 67 % des moins de 24 ans déclarent avoir été victimes d’abus en ligne.
« La réalité est que les femmes en politique font face à une hostilité dont leurs homologues masculins ne font pas l’expérience. C’est une menace directe pour la démocratie et l’inclusivité », a déclaré Gunn Marit Helgesen, présidente du CCRE, lors de la Journée des gouvernements locaux et régionaux à la conférence.
Malgré des chiffres alarmants, seulement 29 % des victimes signalent ces violences, et encore moins — 22 % — voient des sanctions appliquées contre les agresseurs.
Le CCRE a réitéré son appel à une représentation égale à tous les niveaux de gouvernance, soulignant que les femmes ne représentent que 32 % des élu·es locaux en Europe, et que seulement 17,4 % des maires sont des femmes.
Au-delà de l’Europe, la coopération décentralisée offre des opportunités pour promouvoir l’égalité des genres à travers des partenariats internationaux. Un exemple est le programme « Les Élues », un projet mené par le Fonds Majorquin de Solidarité et de Coopération (Espagne) et l’Association des Femmes Conseillères de Bolivie (ACOBOL), entre autres organisations, visant à accroître la participation des femmes dans les structures décisionnelles et à favoriser un débat démocratique sur les questions de genre au niveau local.
Enfin, atteindre l’Objectif de Développement Durable (ODD) 5 (Égalité entre les sexes) nécessite une action localisée. Les gouvernements locaux et régionaux sont des acteurs clés pour sensibiliser et renforcer les capacités en faveur de l’égalité des genres. Sans leur leadership, les objectifs mondiaux risquent de rester des promesses non tenues plutôt que des réalités tangibles.
Programme de CGLU et participation de la délégation du CCRE
Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), en partenariat avec le CCRE et PLATFORMA, a organisé un programme solide lors de la CSW69. Sous le thème « Localiser Pékin+30 : le mouvement municipal mène la voie vers l’égalité et la démocratie », CGLU a animé des discussions sur le leadership municipal féministe, la gouvernance multiniveau et les engagements intergénérationnels en faveur de l’égalité des genres. Les élus du CCRE et de CGLU ont également participé à des événements clés organisés par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Cities Alliance et d’autres agences onusiennes. Ces événements ont offert une plateforme pour plaider en faveur d’une implication accrue des gouvernements locaux dans l’élaboration de politiques sensibles au genre et pour échanger des exemples concrets d’actions locales en matière de genre menées par des municipalités du monde entier.
Dans le cadre des engagements plus larges autour de la CSW69, Boris Tonhauser, directeur de PLATFORMA, a participé à une réunion organisée par la délégation de l’UE à l’ONU. Cette rencontre a rassemblé des acteurs clés de la société civile présents à New York pour la conférence. Lors de cette réunion, Boris a présenté l’étude du CCRE sur les femmes en politique à la commissaire européenne à l’Égalité, Hadja Lahbib, et aux autres organisations présentes, soulignant la nécessité de politiques renforcées au niveau local pour soutenir le leadership féminin et la participation aux processus décisionnels.
Déclaration politique de la CSW : protéger l’égalité des genres au niveau local
La déclaration politique de la CSW69 a mis en lumière les défis actuels pour la mise en œuvre de la Déclaration de Pékin et du Programme d’action, et a inclus les engagements des États membres pour faire progresser l’égalité des genres. Cependant, dès les premiers jours de l’approbation de la déclaration par les États membres, le CCRE, PLATFORMA et CGLU ont exprimé leur inquiétude concernant des régressions linguistiques susceptibles de compromettre les avancées. Alors que les engagements pris à Pékin il y a 30 ans devraient être non négociables, les récentes années ont montré que les acquis durement obtenus en matière d’égalité des genres sont remis en question et, dans certains cas, même inversés.
Les cinq dernières années ont été marquées par des adversités mondiales — crises sanitaires et financières, conflits renouvelés et dégradation environnementale — qui ont toutes affecté de manière disproportionnée les femmes et les filles, creusant les écarts entre les genres. C’est pourquoi les gouvernements locaux et régionaux appellent à un engagement renforcé, garantissant que l’égalité des genres reste une priorité mondiale.
L’un des principaux défis de la déclaration de cette année est de s’assurer que les gouvernements locaux sont explicitement reconnus comme des acteurs essentiels dans la mise en œuvre des politiques de genre. Sans leur implication, les engagements internationaux risquent de rester des promesses vides. Face au recul de l’égalité des genres, les gouvernements locaux et régionaux continueront de plaider pour une reconnaissance accrue, des engagements financiers et des actions concrètes qui protègent et font progresser les droits des femmes au niveau communautaire. Ce n’est qu’avec une action locale, un leadership féminin et une solidarité mondiale que l’égalité des genres peut être atteinte.
Conclusion : l’avenir du multilatéralisme et le rôle du financement local
L’année 2025 est cruciale pour l’avenir du multilatéralisme et de l’égalité des genres. La CSW69 n’est qu’un des nombreux forums mondiaux où les gouvernements locaux doivent affirmer leur rôle. Les événements à venir, tels que la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4) et le Forum politique de haut niveau (HLPF), seront essentiels pour garantir que les autorités locales soient reconnues en tant qu’acteurs de la coopération au développement et reçoivent les financements et ressources nécessaires pour mettre en œuvre efficacement les politiques d’égalité des genres aux niveaux local et international.
Les gouvernements locaux sont en première ligne du progrès. Si le monde veut capitaliser sur les réalisations de la Plateforme d’action de Pékin, le financement des initiatives locales doit être une priorité. En reconnaissant le rôle indispensable des municipalités et des autorités régionales, la communauté internationale peut s’assurer que l’égalité des genres n’est pas seulement un objectif lointain, mais une réalité vécue dans les communautés du monde entier.
Appel à propositions pour le sous-financement 2025 – prolongé jusqu’au mardi 20 mai
Forts du succès de la phase pilote de 2024, le CCRE est heureux d’annoncer le lancement de la deuxième édition du programme de sous-financement, dans le cadre du projet SPICE — Renforcer les Gouvernements Locaux et Régionaux pour une Mise en Œuvre Durable des Politiques et l’Engagement Citoyen en Europe.
Cet appel à propositions est ouvert aux associations membres du CCRE et vise à renforcer les échanges et activités de jumelage entre les gouvernements locaux et régionaux de l’UE. L’accent est mis sur la promotion des valeurs européennes et la réponse aux défis majeurs tels que la démocratie, la participation citoyenne, l’égalité des genres et l’inclusion.
Les membres intéressés sont encouragés à participer et à contribuer à renforcer la coopération à travers l’UE. Pour plus de détails et pour soumettre votre proposition, veuillez consulter les lignes directrices complètes et remplir les formulaires ci-dessous.
Les gouvernements locaux et régionaux lancent un dernier appel aux institutions de l’UE pour une véritable implication dans l’élaboration du budget européen
L’avenir du budget de l’UE est à un tournant décisif. Alors que la Commission européenne lance les consultations sur le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) post-2027, les gouvernements locaux et régionaux de toute l’Europe, représentés par le CCRE, demandent un changement fondamental : un budget de l’UE inclusif, décentralisé et réellement aligné sur les besoins des villes, des municipalités et des régions.
Cela signifie que les futurs plans nationaux et les priorités d’investissement ne doivent pas être imposés d’en haut, mais élaborés en concertation avec les gouvernements locaux et régionaux, à l’image du Principe de Partenariat appliqué dans la politique de cohésion. Ce n’est qu’à cette condition que les investissements de l’UE répondront réellement aux besoins des citoyens.
Le nouveau document de position du CCRE sur le CFP post-2027 propose une vision claire d’une réforme budgétaire qui renforce la gouvernance multi-niveaux et donne aux gouvernements locaux et régionaux les moyens d’être des acteurs essentiels de la mise en œuvre efficace du budget de l’UE sur le terrain. Face à l’accroissement des inégalités sociales et économiques, à l’urgence climatique et à une instabilité géopolitique croissante, l’Europe ne peut pas se permettre de marginaliser les collectivités locales et régionales, qui mettent en œuvre plus de 70 % des politiques de l’UE sur le terrain.
Les plans nationaux doivent inclure des consultations obligatoires des collectivités locales et régionales
La feuille de route pour le prochain CFP montre que la Commission européenne souhaite établir des plans nationaux uniques pour les réformes et les investissements, en s’appuyant sur des priorités définies au niveau européen. La Commission cite la Facilité pour la Reprise et la Résilience (FRR) comme un modèle à suivre pour lier investissements et réformes, et envisage d’appliquer ce cadre à deux tiers du budget de l’UE (politique de cohésion et politique agricole commune).
Le CCRE met en garde la Commission européenne : le modèle de la FRR a échoué en matière de gouvernance multi-niveaux. Faute d’obligation de consultation des collectivités locales et régionales, celles-ci ont été largement exclues des discussions dans la plupart des États membres.
La Commission européenne doit garantir que l’élaboration des plans nationaux et des priorités d’investissement se fasse avec une consultation réelle des collectivités locales et régionales, à l’image du Principe de Partenariat en politique de cohésion. C’est la seule manière de s’assurer que les investissements de l’UE sont adaptés aux besoins réels de la population.
« L’UE est plus que ses institutions et ses 27 États : elle appartient à ses citoyens, à ses municipalités, à ses villes et à ses régions. Des décisions basées uniquement sur des tendances macroéconomiques risquent de la déconnecter des citoyens. » — Gunn Marit Helgesen, Présidente du CCRE
Les priorités du CCRE pour le budget de l’UE post-2027
Le document de position du CCRE, soutenu par les associations nationales des collectivités locales et régionales d’Europe, propose des mesures concrètes pour réformer le budget post-2027 et améliorer son efficacité :
✅ Donner aux municipalités, villes et régions un rôle de planification, et pas seulement d’exécution ➡️ Le Principe de Partenariat doit être obligatoire dans tous les programmes financés par l’UE, pour que les fonds répondent aux besoins réels des collectivités.
✅ Décentraliser la politique de cohésion ➡️ Renforcer la capacité des collectivités locales et régionales à gérer les fonds de l’UE, afin que les investissements répondent aux besoins locaux et soutiennent un développement territorial équilibré.
✅ Diversifier les instruments de l’UE pour mieux soutenir les villes et les territoires ➡️ Aller au-delà des fonds de gestion partagée et augmenter les financements directs, afin que toutes les collectivités locales, grandes ou petites, urbaines ou rurales, puissent accéder aux fonds européens.
✅ Simplifier et alléger les mécanismes de financement de l’UE ➡️ Réduire la bureaucratie pour les autorités de gestion et les bénéficiaires. Parmi les propositions du CCRE :
Un ensemble unique de règles pour tous les bénéficiaires des fonds européens.
Plus de flexibilité pour adapter les priorités aux réalités locales.
Harmonisation des processus d’audit pour éviter la multiplication des contrôles.
✅ Renforcer les synergies entre les fonds européens ➡️ Le prochain CFP doit mieux coordonner les instruments de financement de l’UE pour maximiser leur impact sur les territoires.
Participez à la consultation publique !
Les collectivités locales et régionales ne doivent pas être mises à l’écart dans l’élaboration du budget de l’UE post-2027.
La consultation de la Commission européenne ne doit pas se limiter à une simple formalité administrative. Consulter ne suffit pas : les nouvelles réglementations budgétaires de l’UE doivent imposer l’implication des collectivités locales et régionales dans la définition des investissements pour qu’ils répondent aux besoins réels des citoyens.
Utilisez cette consultation publique — ouverte jusqu’au 7 mai 2025 — pour exiger une place à la table des négociations et un budget qui serve réellement nos communautés. 🇪🇺 Une Europe plus forte et plus inclusive commence par ses territoires. Exprimez-vous avant qu’il ne soit trop tard !
Trois ans après le début de la résistance de l’Ukraine face à l’invasion à grande échelle de la Russie, les représentants élus locaux et régionaux du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) réaffirment leur soutien indéfectible à l’Ukraine et à son peuple.
Le CCRE a publié une déclaration officielle condamnant la guerre menée par la Russie et appelant à une action internationale décisive.
Appel contre les attaques visant les maires ukrainiens
Les représentants élus locaux et régionaux sont en première ligne de cette guerre, veillant à la continuité des services essentiels malgré des conditions extrêmement difficiles. Pourtant, ils sont également devenus des cibles d’agressions.
Le CCRE dénonce l’enlèvement de maires ukrainiens et soutient l’appel de l’Association des villes ukrainiennes exigeant la libération immédiate de ceux qui sont encore détenus :
Oleksandr Babych – Maire de Hola Prystan (région de Kherson)
Ihor Kolykhaiev – Maire de Kherson
Anatolii Siryi – Starosta de Novi Borovychi (région de Tchernihiv)
Le CCRE condamne également les emprisonnements arbitraires, les actes de torture et les assassinats de citoyens ukrainiens en captivité en Russie, notamment :
Yevhenii Matvieiev – Maire de Dniprorudne (région de Zaporijjia)
Oleksii Vynnychenko – Starosta de Hrebenykivka (région de Soumy)
Appel à une adhésion pleine et entière de l’Ukraine à l’UE
La victoire de l’Ukraine et une paix juste, permettant sa reconstruction, nécessitent un engagement total de l’Union européenne et de ses États membres.
Le CCRE s’engage à renforcer la résilience, la reconstruction et la gouvernance démocratique en Ukraine. Dans sa déclaration, il réaffirme son engagement à :
Soutenir la reconstruction des municipalités et régions ukrainiennes à travers des partenariats et des échanges.
Plaider pour l’intégration complète de l’Ukraine dans l’Union européenne afin d’assurer sa stabilité et prospérité à long terme.
Maintenir la coopération entre les collectivités territoriales européennes et ukrainiennes à travers plusieurs initiatives clés :
La plateforme de mise en relation, facilitant la coopération entre municipalités et régions.
La communauté Bridges of Trust, renforçant la gouvernance démocratique, favorisant les partenariats, accélérant la reconstruction et soutenant l’intégration européenne de l’Ukraine.
L’Alliance européenne des villes et régions pour la reconstruction de l’Ukraine, coordonnant les efforts pour reconstruire les communautés locales.
Un appel à l’action
Alors que la guerre se poursuit, il est temps pour les institutions européennes, les gouvernements nationaux et les collectivités territoriales d’intensifier leur soutien à l’Ukraine. Le chemin vers la paix et la reconstruction exige une action décisive, une coopération durable et un engagement en faveur de la justice.
Le CCRE appelle la communauté internationale à défendre fermement la démocratie, la paix et l’état de droit. Nous demandons la victoire de l’Ukraine et une paix juste, permettant à ses villes, régions et citoyens de reconstruire un avenir meilleur.
L’Alliance Locale présente son nouveau document de position sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE 2028-2035
Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), en tant que membre de l’Alliance Locale – une coalition des huit principaux réseaux locaux et régionaux d’Europe – publie un document de position sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE (CFP 2028-2034).
Ce document souligne l’urgence d’un budget européen solide et adapté à l’avenir, capable de bâtir une Europe juste, neutre en carbone et compétitive. Il met en avant le rôle indispensable des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre des priorités clés de l’UE, telles que le Pacte vert européen, la transformation numérique et la cohésion territoriale.
Pourquoi le prochain CFP est essentiel :
Un impact local inégalé : Les gouvernements locaux appliquent déjà 70 % de la législation du Pacte vert européen et représentent 69 % des dépenses publiques liées au climat.
Une meilleure qualité de vie pour les citoyens : Le CFP permet aux gouvernements locaux et régionaux de construire des villes plus vertes, des économies plus fortes et des communautés plus inclusives.
Résilience en période de crise : Dans un contexte politique de plus en plus incertain, le prochain budget de l’UE doit renforcer la résilience locale et garantir qu’aucune région ne soit laissée de côté.
Une vision pour une Europe résiliente et unie
Les gouvernements locaux et régionaux ne sont pas de simples exécutants, mais des partenaires clés dans la construction d’un avenir durable, compétitif et cohésif pour l’Europe. L’investissement au niveau local est un moteur de transformation réelle, garantissant que les objectifs de l’UE se traduisent par des bénéfices concrets pour les citoyens et les territoires.
La Bulgarie et la Roumanie rejoignent l’espace Schengen : une réalisation majeure pour l’unité européenne
Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) félicite la Bulgarie et la Roumanie pour leur accession historique à l’espace Schengen, la plus grande zone de libre circulation au monde. Ce jalon significatif, marqué par des cérémonies frontalières au poste de Kulata et au Pont de l’Amitié, couronne des années d’efforts et de collaboration entre les États membres de l’Union européenne (UE).
Renforcement de l’intégration européenne
Avec cette extension, l’espace Schengen comprend désormais 25 États membres de l’UE, permettant à plus de 425 millions de personnes de voyager, travailler et résider sans contrôles aux frontières intérieures. Ce progrès renforce l’unité européenne, stimule la croissance économique et favorise les échanges culturels.
Une célébration du progrès
À minuit le 1er janvier, des responsables bulgares et roumains ont symboliquement levé les barrières frontalières, marquant la fin des contrôles terrestres entre leurs pays et les autres pays de Schengen. Ces célébrations illustrent le travail acharné et l’engagement nécessaires pour atteindre l’adhésion complète.
Le rôle des gouvernements locaux et régionaux
Le CCRE, représentant les gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe, souligne le rôle essentiel des municipalités et des régions dans la promotion de la coopération transfrontalière et de l’intégration. L’élargissement de l’espace Schengen renforcera les partenariats locaux, facilitera la mobilité des citoyens et des entreprises, et offrira de nouvelles opportunités de développement régional.
Une Europe plus forte
L’intégration de la Bulgarie et de la Roumanie dans Schengen est bien plus qu’une avancée pratique ; elle est un rappel symbolique de l’engagement de l’UE envers l’unité, la collaboration et la prospérité partagée. Ce jalon ouvre la voie à de nouveaux progrès dans l’intégration et la coopération européennes.
Le CCRE se tient prêt à soutenir les gouvernements locaux et régionaux dans leur adaptation aux opportunités et aux défis d’une Europe sans frontières.
Lancement de la Communauté Bridges of Trust lors de la Rencontre Annuelle à Karlsruhe
Lors de la récente Rencontre Annuelle Bridges of Trust*, organisée en parallèle du Sommet des Leaders du CCRE, une avancée majeure a été annoncée avec le lancement de la Communauté Bridges of Trust. Cette nouvelle étape marque une transition des partenariats bilatéraux entre municipalités de l’UE et d’Ukraine vers un cadre cohérent et durable de collaboration à long terme. L’objectif est de renforcer les liens existants, de mobiliser un soutien continu pour créer de nouveaux partenariats, et de construire un réseau pérenne de coopération pour soutenir la reconstruction de l’Ukraine et son intégration dans l’UE. Dans cette optique, le CCRE s’engage à promouvoir l’esprit de coopération et à veiller à ce que chaque municipalité ukrainienne soit associée à un partenaire de l’UE, conformément aux objectifs de la Conférence pour la Reconstruction de l’Ukraine 2024 à Berlin. Ces partenariats seront facilités par la nouvelle Plateforme de Mise en Relation récemment lancée.
Dans le cadre du projet Bridges of Trust, une enquête a récemment été réalisée pour évaluer l’efficacité des partenariats et identifier des pistes d’amélioration. Menée auprès de municipalités participantes dans 8 pays européens (Pologne, Lettonie, Hongrie, Espagne, Slovénie, République tchèque, France et Suède), cette enquête dresse un tableau prometteur de ces partenariats en évolution. Avec 80 % des partenariats montrant un niveau d’interaction modéré à élevé et 67 % ayant des accords formels en place, ces collaborations contribuent déjà de manière significative à une Europe résiliente et unie. Ces données soulignent le potentiel de la Communauté Bridges of Trust en tant que plateforme dynamique et durable de coopération, capable de répondre aux besoins des municipalités ukrainiennes et européennes dans les années à venir.
Axes de coopération :
Initiatives Jeunesse, Culture et Éducation La majorité des municipalités sont impliquées dans des initiatives de diplomatie culturelle, de politique jeunesse et d’éducation. Des municipalités comme Kuldīga (Lettonie), Bourges (France), Mińsk Mazowiecki (Pologne), Tyresö (Suède) et Budakeszi (Hongrie) mettent en avant ces domaines.
Efficacité énergétique et modernisation Plus de la moitié des municipalités collaborent sur des projets d’action climatique, d’énergie verte et d’aménagement urbain durable. Česká Třebová (République tchèque), Puconci (Slovénie), Budakeszi (Hongrie) et La Rochelle (France) figurent parmi les plus engagées.
Soutien humanitaire et d’urgence Certaines municipalités, telles que Bourges (France) et Sieradz (Pologne), se sont concentrées sur l’aide humanitaire et la réparation des infrastructures. Cela inclut des logements pour les déplacés et des réparations d’urgence.
Gouvernance et renforcement des capacités Des municipalités comme Radzymin (Pologne), Gulbene (Lettonie) et Puconci (Slovénie) œuvrent à la reconstruction des structures de gouvernance et à la gestion de crises.
Économie et entreprises San Sebastián (Espagne), Sieradz (Pologne) et d’autres villes soutiennent les entreprises locales, renforçant les liens économiques transfrontaliers.
Réalisations :
Accords formels : La moitié des municipalités ont officialisé leurs partenariats, et 40 % supplémentaires sont en cours de le faire. Un nouvel accord a été signé à la Rencontre Annuelle Bridges of Trust entre Saulius Margis, maire de Pakruojis (Lituanie), et Alla Myronova, maire d’Inhulka (Ukraine).
Réponse à la crise : Des villes comme Bourges et Korosten ont fourni une aide d’urgence dès le début de la guerre.
Partage de connaissances : Plus de la moitié des participants ont souligné le succès des échanges entre pairs et des bonnes pratiques.
Malgré les difficultés d’accès aux financements et les défis posés par la guerre en Ukraine, une tendance encourageante se dessine : près de 80 % des municipalités partenaires ont prévu ou planifient des activités pour les six prochains mois. Cela illustre leur engagement à maintenir et à développer leur coopération malgré les obstacles, renforçant ainsi les partenariats locaux et les initiatives significatives dans un contexte complexe.
Les résultats de cette enquête témoignent d’un engagement partagé à relever les défis immédiats et à atteindre des objectifs à long terme. Dans les mois et années à venir, la Communauté Bridges of Trust jouera un rôle essentiel dans la promotion des échanges de connaissances, du soutien et de l’innovation entre municipalités de l’UE et d’Ukraine, consolidant ainsi l’effort collectif pour soutenir la reconstruction de l’Ukraine sur le chemin de son adhésion à l’UE.
*Depuis 2021, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), en partenariat avec l’Association des Villes Ukrainiennes (AUC) et les associations nationales de l’UE, met en œuvre le projet Bridges of Trust. Soutenu par U-LEAD avec l’Europe, ce projet vise à renforcer les liens entre municipalités de l’UE et d’Ukraine pour répondre aux défis urgents de la reconstruction, de la relance et de la modernisation institutionnelle.