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Les leaders locaux défendent l’égalité

CSW69 - News Banner 2025

Beijing+30 : Autonomiser les gouvernements locaux pour tenir la promesse de l’égalité des genres


En entrant dans les couloirs des Nations Unies pour la CSW69, il est impossible de ne pas ressentir le poids de l’histoire. Il y a trente ans, la Déclaration et le Programme d’action de Pékin (PfA) étaient salués comme une avancée majeure — une promesse que l’égalité des genres ne serait plus une simple aspiration mais une priorité mondiale urgente. Pourtant, trois décennies plus tard, la lutte pour les droits des femmes demeure cruciale.

La 69e session de la Commission de la condition de la femme (CSW69) coïncide avec le 30e anniversaire de la Déclaration de Pékin, mais aussi avec le début du second mandat de Trump, qui sape activement les progrès réalisés ces trente dernières années. Le refus des États-Unis d’appuyer la Déclaration politique de la CSW illustre un recul plus large des droits des femmes. En s’opposant aux références à l’Agenda 2030 et aux Objectifs de développement durable (ODD), les États-Unis tentent de dissocier l’égalité des genres des engagements internationaux en matière de progrès social et économique. Leur insistance à définir les femmes uniquement comme des « femmes biologiques » marginalise encore davantage les groupes vulnérables, tandis que la présentation des violences de genre comme une question migratoire détourne l’attention des inégalités structurelles.


D’après le Global Gender Gap Report 2024, la parité totale entre les sexes est encore à 134 ans de distance, et l’autonomisation politique prendra encore plus de temps — 169 ans. Les femmes restent sous-représentées dans la prise de décision, en particulier au niveau local, où les politiques influencent directement le quotidien des citoyen·nes. Les violences basées sur le genre persistent, avec 1 femme sur 3 confrontée à des violences au cours de sa vie. Ces réalités soulignent l’urgence de renforcer les réponses institutionnelles et l’action des gouvernements locaux.

Lors de la CSW69, des responsables politiques locaux réunis par CGLU, le CCRE et PLATFORMA ont débattu de la manière de contrer cette régression. L’égalité des genres est indissociable du développement local et de l’action climatique, et remettre en cause ces liens menace des acquis durement obtenus.

Pourquoi les politiques d’égalité des genres nécessitent l’implication des gouvernements locaux et régionaux

Si les cadres internationaux et les politiques nationales définissent les grandes orientations de l’égalité des genres, ce sont les gouvernements locaux qui sont responsables de leur mise en œuvre concrète auprès des citoyen·nes. Sans leur engagement, ces politiques risquent d’être inefficaces et déconnectées des réalités locales. Plusieurs domaines clés illustrent cette nécessité :

  • Sécurité dans l’espace public : Les collectivités locales ont la responsabilité d’assurer des espaces publics sûrs pour les femmes sous toutes leurs diversités. L’éclairage des rues, la police de proximité et des transports en commun sécurisés sont des leviers essentiels pour réduire le harcèlement et la violence.
  • Accès à la garde d’enfants et à l’éducation préscolaire : La garde d’enfants reste un obstacle majeur pour de nombreuses femmes souhaitant travailler. En développant des services de garde accessibles et abordables, les municipalités permettent aux femmes de participer au marché du travail tout en garantissant le bien-être des enfants.
  • Accès au marché du travail : Les femmes continuent de faire face à des écarts de salaires, à des discriminations et à un manque d’opportunités professionnelles. Les gouvernements locaux peuvent adopter des politiques de soutien à l’entrepreneuriat féminin et à l’égalité salariale.
  • Représentation politique : Les femmes sont toujours sous-représentées dans les organes de décision locaux. Les municipalités peuvent instaurer des quotas, des formations au leadership et des mesures pour encourager leur engagement politique.
  • Aménagement urbain inclusif : L’urbanisme doit prendre en compte les besoins spécifiques des femmes et des groupes marginalisés, à travers des transports, logements et espaces publics adaptés.
  • Accès aux soins et aux services sociaux : Les collectivités locales jouent un rôle clé dans l’accès aux soins de santé genrés, incluant la santé reproductive, le soutien en santé mentale et les services pour les victimes de violences basées sur le genre.

En intégrant l’égalité des genres dans la gouvernance locale, les municipalités créent des environnements inclusifs qui autonomisent les femmes et favorisent le progrès social.

Messages clés du CCRE à la CSW69

Le CCRE a porté un message fort et urgent lors de la CSW69 : l’égalité des genres ne peut pas rester un objectif lointain — elle doit être mise en œuvre au niveau local, là où les politiques ont un impact direct sur les communautés.

L’une des préoccupations majeures abordées à la CSW69 était la violence contre les femmes en politique. Selon l’étude du CCRE sur les femmes en politique, 41 % des élues locales subissent des attaques psychologiques portant sur leur vie privée, leur apparence ou leur statut, ce qui conduit à leur isolement et à un désengagement politique. La cyberviolence touche particulièrement les jeunes femmes : 67 % des moins de 24 ans déclarent avoir été victimes d’abus en ligne.

« La réalité est que les femmes en politique font face à une hostilité dont leurs homologues masculins ne font pas l’expérience. C’est une menace directe pour la démocratie et l’inclusivité », a déclaré Gunn Marit Helgesen, présidente du CCRE, lors de la Journée des gouvernements locaux et régionaux à la conférence.

Malgré des chiffres alarmants, seulement 29 % des victimes signalent ces violences, et encore moins — 22 % — voient des sanctions appliquées contre les agresseurs.

Le CCRE a réitéré son appel à une représentation égale à tous les niveaux de gouvernance, soulignant que les femmes ne représentent que 32 % des élu·es locaux en Europe, et que seulement 17,4 % des maires sont des femmes.

Pour soutenir un changement structurel, les mécanismes institutionnels en faveur de l’égalité des genres doivent être renforcés. Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) plaide depuis longtemps pour l’intégration de l’intersectionnalité dans la gouvernance locale et régionale, garantissant que les politiques abordent les multiples formes de discrimination. La Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale demeure un outil clé pour les municipalités engagées dans l’intégration de la dimension de genre.

Au-delà de l’Europe, la coopération décentralisée offre des opportunités pour promouvoir l’égalité des genres à travers des partenariats internationaux. Un exemple est le programme « Les Élues », un projet mené par le Fonds Majorquin de Solidarité et de Coopération (Espagne) et l’Association des Femmes Conseillères de Bolivie (ACOBOL), entre autres organisations, visant à accroître la participation des femmes dans les structures décisionnelles et à favoriser un débat démocratique sur les questions de genre au niveau local.

Enfin, atteindre l’Objectif de Développement Durable (ODD) 5 (Égalité entre les sexes) nécessite une action localisée. Les gouvernements locaux et régionaux sont des acteurs clés pour sensibiliser et renforcer les capacités en faveur de l’égalité des genres. Sans leur leadership, les objectifs mondiaux risquent de rester des promesses non tenues plutôt que des réalités tangibles.

Programme de CGLU et participation de la délégation du CCRE

Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), en partenariat avec le CCRE et PLATFORMA, a organisé un programme solide lors de la CSW69. Sous le thème « Localiser Pékin+30 : le mouvement municipal mène la voie vers l’égalité et la démocratie », CGLU a animé des discussions sur le leadership municipal féministe, la gouvernance multiniveau et les engagements intergénérationnels en faveur de l’égalité des genres. Les élus du CCRE et de CGLU ont également participé à des événements clés organisés par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Cities Alliance et d’autres agences onusiennes. Ces événements ont offert une plateforme pour plaider en faveur d’une implication accrue des gouvernements locaux dans l’élaboration de politiques sensibles au genre et pour échanger des exemples concrets d’actions locales en matière de genre menées par des municipalités du monde entier.

Dans le cadre des engagements plus larges autour de la CSW69, Boris Tonhauser, directeur de PLATFORMA, a participé à une réunion organisée par la délégation de l’UE à l’ONU. Cette rencontre a rassemblé des acteurs clés de la société civile présents à New York pour la conférence. Lors de cette réunion, Boris a présenté l’étude du CCRE sur les femmes en politique à la commissaire européenne à l’Égalité, Hadja Lahbib, et aux autres organisations présentes, soulignant la nécessité de politiques renforcées au niveau local pour soutenir le leadership féminin et la participation aux processus décisionnels.

Déclaration politique de la CSW : protéger l’égalité des genres au niveau local

La déclaration politique de la CSW69 a mis en lumière les défis actuels pour la mise en œuvre de la Déclaration de Pékin et du Programme d’action, et a inclus les engagements des États membres pour faire progresser l’égalité des genres. Cependant, dès les premiers jours de l’approbation de la déclaration par les États membres, le CCRE, PLATFORMA et CGLU ont exprimé leur inquiétude concernant des régressions linguistiques susceptibles de compromettre les avancées. Alors que les engagements pris à Pékin il y a 30 ans devraient être non négociables, les récentes années ont montré que les acquis durement obtenus en matière d’égalité des genres sont remis en question et, dans certains cas, même inversés.

Les cinq dernières années ont été marquées par des adversités mondiales — crises sanitaires et financières, conflits renouvelés et dégradation environnementale — qui ont toutes affecté de manière disproportionnée les femmes et les filles, creusant les écarts entre les genres. C’est pourquoi les gouvernements locaux et régionaux appellent à un engagement renforcé, garantissant que l’égalité des genres reste une priorité mondiale.

L’un des principaux défis de la déclaration de cette année est de s’assurer que les gouvernements locaux sont explicitement reconnus comme des acteurs essentiels dans la mise en œuvre des politiques de genre. Sans leur implication, les engagements internationaux risquent de rester des promesses vides. Face au recul de l’égalité des genres, les gouvernements locaux et régionaux continueront de plaider pour une reconnaissance accrue, des engagements financiers et des actions concrètes qui protègent et font progresser les droits des femmes au niveau communautaire. Ce n’est qu’avec une action locale, un leadership féminin et une solidarité mondiale que l’égalité des genres peut être atteinte.

Conclusion : l’avenir du multilatéralisme et le rôle du financement local

L’année 2025 est cruciale pour l’avenir du multilatéralisme et de l’égalité des genres. La CSW69 n’est qu’un des nombreux forums mondiaux où les gouvernements locaux doivent affirmer leur rôle. Les événements à venir, tels que la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4) et le Forum politique de haut niveau (HLPF), seront essentiels pour garantir que les autorités locales soient reconnues en tant qu’acteurs de la coopération au développement et reçoivent les financements et ressources nécessaires pour mettre en œuvre efficacement les politiques d’égalité des genres aux niveaux local et international.

Les gouvernements locaux sont en première ligne du progrès. Si le monde veut capitaliser sur les réalisations de la Plateforme d’action de Pékin, le financement des initiatives locales doit être une priorité. En reconnaissant le rôle indispensable des municipalités et des autorités régionales, la communauté internationale peut s’assurer que l’égalité des genres n’est pas seulement un objectif lointain, mais une réalité vécue dans les communautés du monde entier.

Pour plus d’informations, contactez :

Appel à propositions pour le jumelage

Twinning - Call for Proposals

Appel à propositions pour le sous-financement 2025 – prolongé jusqu’au mardi 20 mai


Forts du succès de la phase pilote de 2024, le CCRE est heureux d’annoncer le lancement de la deuxième édition du programme de sous-financement, dans le cadre du projet SPICE — Renforcer les Gouvernements Locaux et Régionaux pour une Mise en Œuvre Durable des Politiques et l’Engagement Citoyen en Europe.

Cette initiative est financée par la Commission européenne dans le cadre du programme Citoyens, Égalité, Droits et Valeurs (CERV).

Cet appel à propositions est ouvert aux associations membres du CCRE et vise à renforcer les échanges et activités de jumelage entre les gouvernements locaux et régionaux de l’UE. L’accent est mis sur la promotion des valeurs européennes et la réponse aux défis majeurs tels que la démocratie, la participation citoyenne, l’égalité des genres et l’inclusion.

Les membres intéressés sont encouragés à participer et à contribuer à renforcer la coopération à travers l’UE. Pour plus de détails et pour soumettre votre proposition, veuillez consulter les lignes directrices complètes et remplir les formulaires ci-dessous.

Dernier appel pour le budget de l’UE

MFF - Position paper News 2025

Les gouvernements locaux et régionaux lancent un dernier appel aux institutions de l’UE pour une véritable implication dans l’élaboration du budget européen


L’avenir du budget de l’UE est à un tournant décisif. Alors que la Commission européenne lance les consultations sur le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) post-2027, les gouvernements locaux et régionaux de toute l’Europe, représentés par le CCRE, demandent un changement fondamental : un budget de l’UE inclusif, décentralisé et réellement aligné sur les besoins des villes, des municipalités et des régions.

Cela signifie que les futurs plans nationaux et les priorités d’investissement ne doivent pas être imposés d’en haut, mais élaborés en concertation avec les gouvernements locaux et régionaux, à l’image du Principe de Partenariat appliqué dans la politique de cohésion. Ce n’est qu’à cette condition que les investissements de l’UE répondront réellement aux besoins des citoyens.

Le nouveau document de position du CCRE sur le CFP post-2027 propose une vision claire d’une réforme budgétaire qui renforce la gouvernance multi-niveaux et donne aux gouvernements locaux et régionaux les moyens d’être des acteurs essentiels de la mise en œuvre efficace du budget de l’UE sur le terrain. Face à l’accroissement des inégalités sociales et économiques, à l’urgence climatique et à une instabilité géopolitique croissante, l’Europe ne peut pas se permettre de marginaliser les collectivités locales et régionales, qui mettent en œuvre plus de 70 % des politiques de l’UE sur le terrain.

Les plans nationaux doivent inclure des consultations obligatoires des collectivités locales et régionales

La feuille de route pour le prochain CFP montre que la Commission européenne souhaite établir des plans nationaux uniques pour les réformes et les investissements, en s’appuyant sur des priorités définies au niveau européen. La Commission cite la Facilité pour la Reprise et la Résilience (FRR) comme un modèle à suivre pour lier investissements et réformes, et envisage d’appliquer ce cadre à deux tiers du budget de l’UE (politique de cohésion et politique agricole commune).

Le CCRE met en garde la Commission européenne : le modèle de la FRR a échoué en matière de gouvernance multi-niveaux. Faute d’obligation de consultation des collectivités locales et régionales, celles-ci ont été largement exclues des discussions dans la plupart des États membres.

La Commission européenne doit garantir que l’élaboration des plans nationaux et des priorités d’investissement se fasse avec une consultation réelle des collectivités locales et régionales, à l’image du Principe de Partenariat en politique de cohésion. C’est la seule manière de s’assurer que les investissements de l’UE sont adaptés aux besoins réels de la population.

« L’UE est plus que ses institutions et ses 27 États : elle appartient à ses citoyens, à ses municipalités, à ses villes et à ses régions. Des décisions basées uniquement sur des tendances macroéconomiques risquent de la déconnecter des citoyens. »
Gunn Marit Helgesen, Présidente du CCRE

Les priorités du CCRE pour le budget de l’UE post-2027

Le document de position du CCRE, soutenu par les associations nationales des collectivités locales et régionales d’Europe, propose des mesures concrètes pour réformer le budget post-2027 et améliorer son efficacité :

Donner aux municipalités, villes et régions un rôle de planification, et pas seulement d’exécution
➡️ Le Principe de Partenariat doit être obligatoire dans tous les programmes financés par l’UE, pour que les fonds répondent aux besoins réels des collectivités.

Décentraliser la politique de cohésion
➡️ Renforcer la capacité des collectivités locales et régionales à gérer les fonds de l’UE, afin que les investissements répondent aux besoins locaux et soutiennent un développement territorial équilibré.

Diversifier les instruments de l’UE pour mieux soutenir les villes et les territoires
➡️ Aller au-delà des fonds de gestion partagée et augmenter les financements directs, afin que toutes les collectivités locales, grandes ou petites, urbaines ou rurales, puissent accéder aux fonds européens.

Simplifier et alléger les mécanismes de financement de l’UE
➡️ Réduire la bureaucratie pour les autorités de gestion et les bénéficiaires. Parmi les propositions du CCRE :

  • Un ensemble unique de règles pour tous les bénéficiaires des fonds européens.
  • Plus de flexibilité pour adapter les priorités aux réalités locales.
  • Harmonisation des processus d’audit pour éviter la multiplication des contrôles.

Renforcer les synergies entre les fonds européens
➡️ Le prochain CFP doit mieux coordonner les instruments de financement de l’UE pour maximiser leur impact sur les territoires.

Participez à la consultation publique !

Les collectivités locales et régionales ne doivent pas être mises à l’écart dans l’élaboration du budget de l’UE post-2027.

La consultation de la Commission européenne ne doit pas se limiter à une simple formalité administrative. Consulter ne suffit pas : les nouvelles réglementations budgétaires de l’UE doivent imposer l’implication des collectivités locales et régionales dans la définition des investissements pour qu’ils répondent aux besoins réels des citoyens.

Utilisez cette consultation publique — ouverte jusqu’au 7 mai 2025 — pour exiger une place à la table des négociations et un budget qui serve réellement nos communautés.
🇪🇺 Une Europe plus forte et plus inclusive commence par ses territoires. Exprimez-vous avant qu’il ne soit trop tard !

Lisez le document de position du CCRE ici

Contribuez à la consultation publique sur le futur budget de l’UE ici :
https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/ip_25_486

Déclaration sur la guerre en Ukraine

Ukraine Declaration - News 2025

Le CCRE publie une déclaration réaffirmant son soutien et appelant à une action internationale


Trois ans après le début de la résistance de l’Ukraine face à l’invasion à grande échelle de la Russie, les représentants élus locaux et régionaux du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) réaffirment leur soutien indéfectible à l’Ukraine et à son peuple.

Le CCRE a publié une déclaration officielle condamnant la guerre menée par la Russie et appelant à une action internationale décisive.

Appel contre les attaques visant les maires ukrainiens

Les représentants élus locaux et régionaux sont en première ligne de cette guerre, veillant à la continuité des services essentiels malgré des conditions extrêmement difficiles. Pourtant, ils sont également devenus des cibles d’agressions.

Le CCRE dénonce l’enlèvement de maires ukrainiens et soutient l’appel de l’Association des villes ukrainiennes exigeant la libération immédiate de ceux qui sont encore détenus :

  • Oleksandr Babych – Maire de Hola Prystan (région de Kherson)
  • Ihor Kolykhaiev – Maire de Kherson
  • Anatolii Siryi – Starosta de Novi Borovychi (région de Tchernihiv)

Le CCRE condamne également les emprisonnements arbitraires, les actes de torture et les assassinats de citoyens ukrainiens en captivité en Russie, notamment :

  • Yevhenii Matvieiev – Maire de Dniprorudne (région de Zaporijjia)
  • Oleksii Vynnychenko – Starosta de Hrebenykivka (région de Soumy)

Appel à une adhésion pleine et entière de l’Ukraine à l’UE

La victoire de l’Ukraine et une paix juste, permettant sa reconstruction, nécessitent un engagement total de l’Union européenne et de ses États membres.

Le CCRE s’engage à renforcer la résilience, la reconstruction et la gouvernance démocratique en Ukraine. Dans sa déclaration, il réaffirme son engagement à :

  • Soutenir la reconstruction des municipalités et régions ukrainiennes à travers des partenariats et des échanges.
  • Plaider pour l’intégration complète de l’Ukraine dans l’Union européenne afin d’assurer sa stabilité et prospérité à long terme.
  • Maintenir la coopération entre les collectivités territoriales européennes et ukrainiennes à travers plusieurs initiatives clés :
    • La plateforme de mise en relation, facilitant la coopération entre municipalités et régions.
    • La communauté Bridges of Trust, renforçant la gouvernance démocratique, favorisant les partenariats, accélérant la reconstruction et soutenant l’intégration européenne de l’Ukraine.
    • L’Alliance européenne des villes et régions pour la reconstruction de l’Ukraine, coordonnant les efforts pour reconstruire les communautés locales.

Un appel à l’action

Alors que la guerre se poursuit, il est temps pour les institutions européennes, les gouvernements nationaux et les collectivités territoriales d’intensifier leur soutien à l’Ukraine. Le chemin vers la paix et la reconstruction exige une action décisive, une coopération durable et un engagement en faveur de la justice.

Le CCRE appelle la communauté internationale à défendre fermement la démocratie, la paix et l’état de droit. Nous demandons la victoire de l’Ukraine et une paix juste, permettant à ses villes, régions et citoyens de reconstruire un avenir meilleur.

Lire la déclaration complète du CCRE :

Pour plus d’informations, contactez :

L’Alliance Locale sur le prochain CFP

L’Alliance Locale présente son nouveau document de position sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE 2028-2035


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), en tant que membre de l’Alliance Locale – une coalition des huit principaux réseaux locaux et régionaux d’Europe – publie un document de position sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE (CFP 2028-2034).

Ce document souligne l’urgence d’un budget européen solide et adapté à l’avenir, capable de bâtir une Europe juste, neutre en carbone et compétitive. Il met en avant le rôle indispensable des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre des priorités clés de l’UE, telles que le Pacte vert européen, la transformation numérique et la cohésion territoriale.

Pourquoi le prochain CFP est essentiel :

  • Un impact local inégalé : Les gouvernements locaux appliquent déjà 70 % de la législation du Pacte vert européen et représentent 69 % des dépenses publiques liées au climat.
  • Une meilleure qualité de vie pour les citoyens : Le CFP permet aux gouvernements locaux et régionaux de construire des villes plus vertes, des économies plus fortes et des communautés plus inclusives.
  • Résilience en période de crise : Dans un contexte politique de plus en plus incertain, le prochain budget de l’UE doit renforcer la résilience locale et garantir qu’aucune région ne soit laissée de côté.

Une vision pour une Europe résiliente et unie

Les gouvernements locaux et régionaux ne sont pas de simples exécutants, mais des partenaires clés dans la construction d’un avenir durable, compétitif et cohésif pour l’Europe. L’investissement au niveau local est un moteur de transformation réelle, garantissant que les objectifs de l’UE se traduisent par des bénéfices concrets pour les citoyens et les territoires.

Pour plus d’informations, contactez :

Extension de l’espace Schengen

Schengen Space - News

La Bulgarie et la Roumanie rejoignent l’espace Schengen : une réalisation majeure pour l’unité européenne 


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) félicite la Bulgarie et la Roumanie pour leur accession historique à l’espace Schengen, la plus grande zone de libre circulation au monde. Ce jalon significatif, marqué par des cérémonies frontalières au poste de Kulata et au Pont de l’Amitié, couronne des années d’efforts et de collaboration entre les États membres de l’Union européenne (UE).

Renforcement de l’intégration européenne

Avec cette extension, l’espace Schengen comprend désormais 25 États membres de l’UE, permettant à plus de 425 millions de personnes de voyager, travailler et résider sans contrôles aux frontières intérieures. Ce progrès renforce l’unité européenne, stimule la croissance économique et favorise les échanges culturels.

Une célébration du progrès

À minuit le 1er janvier, des responsables bulgares et roumains ont symboliquement levé les barrières frontalières, marquant la fin des contrôles terrestres entre leurs pays et les autres pays de Schengen. Ces célébrations illustrent le travail acharné et l’engagement nécessaires pour atteindre l’adhésion complète.

Le rôle des gouvernements locaux et régionaux

Le CCRE, représentant les gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe, souligne le rôle essentiel des municipalités et des régions dans la promotion de la coopération transfrontalière et de l’intégration. L’élargissement de l’espace Schengen renforcera les partenariats locaux, facilitera la mobilité des citoyens et des entreprises, et offrira de nouvelles opportunités de développement régional.

Une Europe plus forte

L’intégration de la Bulgarie et de la Roumanie dans Schengen est bien plus qu’une avancée pratique ; elle est un rappel symbolique de l’engagement de l’UE envers l’unité, la collaboration et la prospérité partagée. Ce jalon ouvre la voie à de nouveaux progrès dans l’intégration et la coopération européennes.

Le CCRE se tient prêt à soutenir les gouvernements locaux et régionaux dans leur adaptation aux opportunités et aux défis d’une Europe sans frontières.

Pour en savoir plus sur Schengen et ses avantages : https://ec.europa.eu/

Communauté de Bridges of Trust

Bridges of Trust Community - News 2024

Lancement de la Communauté Bridges of Trust lors de la Rencontre Annuelle à Karlsruhe


Lors de la récente Rencontre Annuelle Bridges of Trust*, organisée en parallèle du Sommet des Leaders du CCRE, une avancée majeure a été annoncée avec le lancement de la Communauté Bridges of Trust. Cette nouvelle étape marque une transition des partenariats bilatéraux entre municipalités de l’UE et d’Ukraine vers un cadre cohérent et durable de collaboration à long terme. L’objectif est de renforcer les liens existants, de mobiliser un soutien continu pour créer de nouveaux partenariats, et de construire un réseau pérenne de coopération pour soutenir la reconstruction de l’Ukraine et son intégration dans l’UE. Dans cette optique, le CCRE s’engage à promouvoir l’esprit de coopération et à veiller à ce que chaque municipalité ukrainienne soit associée à un partenaire de l’UE, conformément aux objectifs de la Conférence pour la Reconstruction de l’Ukraine 2024 à Berlin. Ces partenariats seront facilités par la nouvelle Plateforme de Mise en Relation récemment lancée.
 
Dans le cadre du projet Bridges of Trust, une enquête a récemment été réalisée pour évaluer l’efficacité des partenariats et identifier des pistes d’amélioration. Menée auprès de municipalités participantes dans 8 pays européens (Pologne, Lettonie, Hongrie, Espagne, Slovénie, République tchèque, France et Suède), cette enquête dresse un tableau prometteur de ces partenariats en évolution. Avec 80 % des partenariats montrant un niveau d’interaction modéré à élevé et 67 % ayant des accords formels en place, ces collaborations contribuent déjà de manière significative à une Europe résiliente et unie. Ces données soulignent le potentiel de la Communauté Bridges of Trust en tant que plateforme dynamique et durable de coopération, capable de répondre aux besoins des municipalités ukrainiennes et européennes dans les années à venir. 

Axes de coopération :

  1. Initiatives Jeunesse, Culture et Éducation
    La majorité des municipalités sont impliquées dans des initiatives de diplomatie culturelle, de politique jeunesse et d’éducation. Des municipalités comme Kuldīga (Lettonie), Bourges (France), Mińsk Mazowiecki (Pologne), Tyresö (Suède) et Budakeszi (Hongrie) mettent en avant ces domaines.
  2. Efficacité énergétique et modernisation
    Plus de la moitié des municipalités collaborent sur des projets d’action climatique, d’énergie verte et d’aménagement urbain durable. Česká Třebová (République tchèque), Puconci (Slovénie), Budakeszi (Hongrie) et La Rochelle (France) figurent parmi les plus engagées.
  3. Soutien humanitaire et d’urgence
    Certaines municipalités, telles que Bourges (France) et Sieradz (Pologne), se sont concentrées sur l’aide humanitaire et la réparation des infrastructures. Cela inclut des logements pour les déplacés et des réparations d’urgence.
  4. Gouvernance et renforcement des capacités
    Des municipalités comme Radzymin (Pologne), Gulbene (Lettonie) et Puconci (Slovénie) œuvrent à la reconstruction des structures de gouvernance et à la gestion de crises.
  5. Économie et entreprises
    San Sebastián (Espagne), Sieradz (Pologne) et d’autres villes soutiennent les entreprises locales, renforçant les liens économiques transfrontaliers.

Réalisations :

  • Accords formels : La moitié des municipalités ont officialisé leurs partenariats, et 40 % supplémentaires sont en cours de le faire. Un nouvel accord a été signé à la Rencontre Annuelle Bridges of Trust entre Saulius Margis, maire de Pakruojis (Lituanie), et Alla Myronova, maire d’Inhulka (Ukraine).
  • Réponse à la crise : Des villes comme Bourges et Korosten ont fourni une aide d’urgence dès le début de la guerre.
  • Partage de connaissances : Plus de la moitié des participants ont souligné le succès des échanges entre pairs et des bonnes pratiques.

Malgré les difficultés d’accès aux financements et les défis posés par la guerre en Ukraine, une tendance encourageante se dessine : près de 80 % des municipalités partenaires ont prévu ou planifient des activités pour les six prochains mois. Cela illustre leur engagement à maintenir et à développer leur coopération malgré les obstacles, renforçant ainsi les partenariats locaux et les initiatives significatives dans un contexte complexe.

Les résultats de cette enquête témoignent d’un engagement partagé à relever les défis immédiats et à atteindre des objectifs à long terme. Dans les mois et années à venir, la Communauté Bridges of Trust jouera un rôle essentiel dans la promotion des échanges de connaissances, du soutien et de l’innovation entre municipalités de l’UE et d’Ukraine, consolidant ainsi l’effort collectif pour soutenir la reconstruction de l’Ukraine sur le chemin de son adhésion à l’UE.

*Depuis 2021, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), en partenariat avec l’Association des Villes Ukrainiennes (AUC) et les associations nationales de l’UE, met en œuvre le projet Bridges of Trust. Soutenu par U-LEAD avec l’Europe, ce projet vise à renforcer les liens entre municipalités de l’UE et d’Ukraine pour répondre aux défis urgents de la reconstruction, de la relance et de la modernisation institutionnelle.

Matchmaking Platform

CCRE lance une plateforme de mise en relation pour la coopération en matière de jumelage lors du Sommet des Leaders à Karlsruhe


  • Le CCRE lance une nouvelle plateforme de mise en relation pour promouvoir la coopération entre villes et les partenariats internationaux lors du Sommet des Leaders à Karlsruhe, Allemagne
  • Lancement de la Communauté Bridges of Trust en partenariat entre le CCRE et U-Lead pour encourager de nouveaux partenariats et soutenir la coopération municipale internationale
  • Le Sommet des Leaders du CCRE a réuni plus de 150 dirigeants internationaux venus de toute l’Europe, mettant l’accent sur la collaboration en faveur d’un développement durable et inclusif.

Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a dévoilé une nouvelle plateforme de mise en relation innovante pour renforcer la coopération entre villes et collectivités locales lors de son Sommet des Leaders à Karlsruhe. Cet événement de haut niveau a rassemblé plus de 150 dirigeants internationaux représentant des villes, régions et municipalités de pays européens et ukrainiens.

Cette plateforme, qui s’appuie sur les sept décennies d’expérience du CCRE en matière de jumelage, permet aux municipalités, villes et régions de former des partenariats en envoyant une demande de mise en relation à des partenaires potentiels en Europe, en seulement quelques minutes.

Initialement présentée lors de la Conférence sur la Reconstruction de l’Ukraine à Berlin, la plateforme est désormais ouverte à tous les gouvernements locaux en Europe. Elle vise également à renforcer les partenariats avec les municipalités ukrainiennes, un élément essentiel pour soutenir leur reconstruction et leur intégration dans l’Union européenne.

Dans le cadre de son partenariat avec U-Lead with Europe, le CCRE a annoncé la création de la Communauté Bridges of Trust. Ce projet, dont l’impact positif a dépassé son cadre initial, souligne la nécessité d’une collaboration élargie et d’un engagement accru pour soutenir la coopération municipale internationale.

La présidente du CCRE, Gunn Marit Helgesen, a souligné l’importance stratégique de la plateforme : « Les dirigeants locaux jouent un rôle clé dans l’adoption de l’acquis communautaire — les lois fondamentales de l’UE. Il est crucial de les soutenir dans ce processus afin de garantir une mise en œuvre équitable et d’éviter les disparités futures entre les communautés urbaines et rurales. »

Christoph Schnaudigel, co-président du CCRE, président du RGRE et maire de Karlsruhe, a déclaré : « La coopération entre villes a déjà prouvé son efficacité en tant qu’outil de reconstruction post-conflit, permettant de reconnecter des populations divisées par la guerre et des écarts culturels, et de favoriser la paix. Aujourd’hui, nous nous engageons à mettre notre réseau au service de chaque commune en Europe, grande ou petite, pour qu’elles puissent se connecter, partager leurs expériences et travailler ensemble sur leurs projets ambitieux. »

Stefano Poretti, conseiller municipal d’Arconate, en Italie, ville jumelée avec Zlatopil en Ukraine, a souligné l’impact du projet Bridges of Trust : « En ces temps d’incertitudes géopolitiques croissantes, les gouvernements locaux restent résolus à promouvoir la coopération et la solidarité. Grâce à Bridges of Trust, nous avons échangé des connaissances et des expériences qui laisseront une empreinte durable sur mon parcours politique. »

Opportunités médiatiques

Les journalistes peuvent interviewer des participants clés, notamment des maires et dirigeants locaux, et découvrir en détail la plateforme de mise en relation.

Inscrivez-vous sur la plateforme – ici.

86 milliards d’euros en risque

Local-Alliance

Les ménages vulnérables risquent d’être mal desservis par le Fonds social pour le climat de 86 milliards d’euros de l’UE en raison d’un manque de consultation avec les gouvernements locaux et régionaux, avertit un nouveau rapport de l’Alliance locale.


Un nouveau rapport exclusif de huit grands réseaux européens de gouvernements locaux et régionaux révèle que les ménages vulnérables dans l’UE risquent d’être mal desservis par le Fonds social pour le climat (FSC) de 86 milliards d’euros en raison d’une consultation insuffisante des gouvernements nationaux avec les autorités locales et régionales.

L’enquête à la base de ce rapport, réalisée par l’Alliance locale — une coalition composée de ACR+, CCRE, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS — met en lumière une non-conformité généralisée avec les exigences clés de la législation du FSC.

Les articles 4 et 5 du FSC stipulent que les États membres doivent engager un dialogue avec les gouvernements locaux et régionaux lors de l’élaboration de leurs plans sociaux pour le climat. Cependant, le rapport constate que de nombreux gouvernements ne respectent pas ces obligations, se contentant souvent de consultations symboliques ou les évitant complètement.

Une occasion manquée de répondre aux besoins locaux

Le FSC est une initiative phare du Pacte vert pour l’Europe, visant à soutenir les ménages vulnérables. Mais les conclusions du rapport révèlent un fossé préoccupant entre les décideurs nationaux et leurs gouvernements locaux.

L’enquête, couvrant des villes et régions dans 14 États membres, notamment la Belgique, la Finlande, l’Allemagne, la Grèce et l’Espagne, dresse un constat sévère : des consultations tardives, des dialogues insuffisants et des occasions manquées d’intégrer l’expertise locale.

« Le Fonds social pour le climat de 86 milliards d’euros a le potentiel de transformer des vies et de construire une Europe plus équitable, mais seulement si les gouvernements locaux et régionaux sont impliqués. Ces autorités sont en première ligne face à la pauvreté énergétique et des transports, mais leur expertise est trop souvent négligée. Les gouvernements nationaux et les institutions européennes doivent reconnaître que la consultation significative n’est pas seulement une obligation légale, mais une nécessité pour une action efficace et inclusive. »
Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE.

Les gouvernements locaux : des partenaires clés pour une action efficace

Les gouvernements locaux et régionaux sont particulièrement bien placés pour s’assurer que les fonds européens répondent aux besoins spécifiques de leurs communautés. Ils apportent expertise, proximité et une compréhension des priorités locales, essentielles pour adapter les mesures et soutenir efficacement les ménages vulnérables.

L’absence de consultation significative ne viole pas seulement les exigences législatives, mais compromet également l’efficacité du FSC, à seulement six mois de la date limite de soumission des plans par les États membres en juin.

Recommandations pour les décideurs nationaux et européens

Pour que le Fonds social pour le climat soutienne efficacement les ménages vulnérables, l’Alliance locale appelle les États membres, entre autres, à donner la priorité à une collaboration significative avec les gouvernements régionaux et locaux, à travers des plans locaux tels que les Plans d’action pour l’énergie durable et le climat (PAEDC) et les Plans de mobilité urbaine durable (PMUD).

Cela permettra des investissements européens alignés sur les besoins locaux pour lutter contre la pauvreté énergétique et des transports, garantissant des mesures ciblant les groupes vulnérables tels que les femmes, les personnes âgées et les familles monoparentales.

Pour plus d’informations, téléchargez le rapport complet ici.

Femmes en politique : tendances européennes

Women - News Section

Lancement de l’étude sur les femmes en politique – Briser le silence, mettre fin à la violence


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) est fier de lancer sa deuxième étude révolutionnaire, Les femmes en politique : tendances locales et européennes, qui fournit des données et des analyses essentielles sur la représentation des femmes en politique à travers l’Europe de 2019 à 2024.

Présentée lors d’une table ronde en ligne le 29 octobre 2024, l’étude met en lumière les progrès réalisés ainsi que les défis systémiques persistants, notamment la sous-représentation dans les rôles de leadership et la montée de la violence envers les femmes en politique – en particulier les abus en ligne et la cyberviolence.

Cette étude arrive à un moment critique. Bien que la représentation des femmes dans les conseils locaux ait dépassé 40 % dans certains pays européens, les rôles de leadership à tous les niveaux révèlent encore un écart préoccupant. Au niveau national, la représentation féminine dans les parlements se situe en moyenne autour de 33 %, avec des disparités notables entre les pays. Au Parlement européen, les femmes occupent actuellement 38,5 % des sièges, marquant la première baisse de la proportion de femmes députées européennes depuis 1979.

Source : Les femmes en politique – tendances locales et européennes, page 14

La violence contre les femmes en politique, qu’elle soit physique ou numérique, reste un frein majeur à leur participation. Les données montrent que 32 % des répondantes ont subi des violences au cours de leur carrière politique, et parmi elles, 29 % ont été victimes de cyberviolence. Comme l’a souligné la conseillère Marta Mazurek de Poznan, il est important de « reconnaître les conséquences graves de la cyberviolence », signalant que la lutte contre le harcèlement en ligne incombe non seulement aux instances nationales, mais aussi aux autorités locales, qui doivent promouvoir une gouvernance inclusive.

Seulement 29 % des femmes touchées par la violence ont déclaré avoir signalé ces incidents, ce qui peut non seulement nuire à leur bien-être personnel mais aussi à leur participation potentielle en politique. Angela Lowe, conseillère principale chez Women Political Leaders (WPL), a insisté sur le fait que « le chemin vers un environnement sûr pour les femmes nécessite un effort collaboratif », soulignant l’importance de la coopération entre les secteurs pour protéger les femmes en politique.

Source : Les femmes en politique – tendances locales et européennes, page 87

L’étude Les femmes en politique a recueilli des données à travers l’Europe, mettant en avant l’importance et la nécessité de données fiables sur la représentation et l’expérience des femmes en politique pour garantir des politiques éclairées et des actions ciblées. Robin Devroe, chercheur à la Vrije Universiteit Brussel (VUB), a évoqué l’impact plus large de ces défis, notant que « ces problèmes de violence sexiste contribuent à un cycle mondial de sous-représentation », affaiblissant les structures démocratiques et l’inclusivité des décisions politiques. De plus, les femmes issues de milieux défavorisés – notamment les femmes de couleur et les femmes LGBTQI+ – sont particulièrement vulnérables, confrontées à des défis uniques et cumulés qui entravent encore plus leur participation politique.

L’étude souligne également que le changement durable nécessitera l’engagement de toute la société et un changement des mentalités concernant les normes et attitudes sociales et culturelles actuelles, comme l’a rappelé Sari Rautio, conseillère municipale de Hämeenlinna en Finlande : « Tous les genres, toutes les filles et tous les garçons devraient s’intéresser à la question de l’équilibre entre les sexes. »

Lire le rapport complet

Pour une compréhension plus approfondie de ces conclusions et des recommandations pratiques, le rapport Les femmes en politique : tendances locales et européennes est désormais disponible sur le site du CCRE. Cette étude est un appel à l’action pour que les gouvernements, les communautés et les défenseurs travaillent ensemble à bâtir un paysage politique qui défend l’égalité des genres et protège la participation des femmes à tous les niveaux de la gouvernance.

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