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Les voix locales à l’ONU pour le développement durable

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Dirigeants locaux et régionaux aux Nations Unies : accélérer les actions locales en faveur des ODD


Plus de 30 dirigeants locaux et régionaux européens se rendent à New York pour plaider en faveur de leur rôle essentiel dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) lors du Forum Politique de Haut Niveau sur le développement durable (FPHN). Parmi eux, Clifford Galea Vella Maslennikov, président de la région de Tramuntana (Malte) et membre du Comité des jeunes élus de CEMR-PLATFORMA. Il signe également la préface de l’étude annuelle sur la localisation des ODD.

Clifford Galea Vella Maslennikov envoie un message fort et porteur d’espoir :

« Je suis fermement convaincu que la localisation des ODD par des processus inclusifs impliquant tous les niveaux de gouvernance et tous les secteurs de la société […] est en réalité la clé pour construire un avenir plus inclusif, plus juste et plus durable pour toutes et tous. »

Le rapport de cette année comprend les contributions de 31 associations de collectivités territoriales, et propose neuf recommandations clés adressées aux Nations unies, à l’Union européenne et aux États membres de l’UE.

Les gouvernements locaux en dialogue avec les États membres

Ces dernières années, les Nations unies ont de plus en plus reconnu le rôle crucial de l’action locale dans la promotion du développement durable à l’échelle mondiale, notamment par le biais de plusieurs initiatives au sein du FPHN. Toutefois, le niveau d’implication des gouvernements locaux et régionaux – et de leurs associations – dans les processus nationaux de rapport sur les ODD varie encore considérablement d’un pays à l’autre.

Cette année, Malte fait partie des 37 pays qui présenteront un Examen National Volontaire (ENV) au FPHN. Trois autres pays membres du CCRE – la Bulgarie, la Finlande et l’Allemagne – présenteront également leurs ENV. Notre dernière étude fournit un aperçu de la manière dont ces quatre pays ont impliqué les autorités locales dans l’élaboration de leurs rapports nationaux sur les ODD.

Le rapport détaille également les progrès réalisés dans l’atteinte des cinq ODD examinés cette année :

  • ODD 3 (Bonne santé et bien-être)
  • ODD 5 (Égalité entre les sexes)
  • ODD 8 (Travail décent et croissance économique)
  • ODD 14 (Vie aquatique)
  • ODD 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs)

Plus de 30 dirigeant·es locaux et régionaux représenteront l’Europe

La semaine prochaine, PLATFORMA et le CCRE, en collaboration avec la Global Task Force of Local and Regional Governments (GTF), représenteront les villes et régions européennes au FPHN, sous l’égide des Nations Unies.

Leur participation vise à accélérer la mise en œuvre locale des ODD et à garantir que les voix locales soient non seulement entendues, mais aussi prises en compte dans l’action.

Voici quelques-uns des événements auxquels ils participeront :

  • 18 juillet : Laboratoire ENV sur l’implication des gouvernements locaux et régionaux dans les processus ENV/REV, par ONU-DESA, ONU-Habitat et CGLU
  • 15 juillet : Local and Regional Governments’ Networking Hub, avec le lancement du rapport annuel de la GTF « Towards the Localization of the SDGs », par la GTF et CGLU
  • 16 juillet 8e Forum des gouvernements locaux et régionaux sur l’Agenda 2030, par CGLU, GTF, ONU-DESA, le Bureau exécutif du Secrétaire général de l’ONU, ONU-Habitat, PNUD, Local2030
  • 17 juillet : Petit-déjeuner des dirigeant·es locaux·ales de la délégation de l’UE, par CCRE et PLATFORMA
  • 17 juillet : Session officielle du FPHN sur la localisation : « La transformation par la base : agir au niveau local », par l’ONU

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Inquiétudes concernant la démocratie locale en Turquie

Democracy in Turkyie - News 2025

Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) exprime sa vive inquiétude face à l’intensification des pressions politiques sur la démocratie locale en Turquie


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a publié une déclaration exprimant sa profonde inquiétude face à l’intensification des pressions politiques sur la démocratie locale en Turquie, à la suite de la détention de Zeydan Karalar, maire d’Adana et vice-président de l’Union des Municipalités de Turquie (UMT), organisation membre du CCRE.

Ces derniers mois, un nombre croissant de maires affiliés à l’opposition ainsi que de membres du personnel municipal ont été suspendus, poursuivis ou arrêtés de manière à entraver leur capacité à exercer leurs mandats démocratiques.

La détention du maire Karalar fait suite à l’arrestation antérieure d’Ekrem İmamoğlu, ancien président de l’UMT. Ces événements successifs « risquent de saper les principes de la démocratie locale et d’avoir des conséquences potentiellement graves sur la stabilité, la résilience démocratique et la cohésion sociale sur notre continent ». « La légitimité des gouvernances démocratiques repose sur des gouvernements locaux forts et autonomes, ainsi que sur le respect du pluralisme politique », défendent les signataires.

Le CCRE appelle les communautés européenne et internationale à maintenir les principes de démocratie, d’État de droit et d’autonomie locale au cœur de leur engagement avec la Turquie.

« Nous demandons respectueusement la libération immédiate de tous les maires et responsables détenus, ainsi que la restauration complète de leurs droits à exercer leurs fonctions démocratiques sans crainte ni ingérence », déclarent les signataires. « La démocratie et l’autonomie locale ne peuvent et ne doivent pas être compromises », concluent-ils.

Les signataires de cette déclaration sont :

  • Vince Maple, Conseiller de Medway, Président du Comité de gestion financière du CCRE
  • Philippe Laurent, Maire de Sceaux, Coprésident du CCRE
  • Christoph Schnaudigel, Président du district de Karlsruhe, Coprésident du CCRE
  • Gunn Marit Helgesen, Membre du Conseil du comté de Telemark, Présidente du CCRE
  • Jan van Zanen, Maire de La Haye, Président exécutif du CCRE
  • Anders Knape, Conseiller municipal de Karlstad, Président exécutif du CCRE
  • Aleksandra Dulkiewicz, Maire de Gdansk, Présidente exécutive du CCRE

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Points du webinaire sur l’élargissement de l’UE

European Union - EU Enlargement News

L’élargissement de l’UE n’est pas durable sans appropriation locale : 8 enseignements tirés du webinaire du CCRE 


Donner les moyens d’agir aux gouvernements locaux et régionaux permettra que l’intégration européenne soit ressentie, comprise et adoptée par les citoyens, faisant de l’élargissement non seulement un succès politique, mais aussi un succès démocratique. C’est la principale leçon retenue du webinaire du CCRE sur « Renforcer les gouvernements locaux sur la voie de l’élargissement de l’UE », organisé en collaboration avec PLATFORMA le 1er juillet.

Des élus locaux, des responsables européens, ainsi que des représentants de pays candidats et membres de l’UE ont réaffirmé le rôle essentiel des gouvernements locaux et régionaux dans le processus d’élargissement de l’UE. Ils ont également abordé les besoins en capacités nécessaires à cette démarche.

Voici les 8 principales conclusions issues des échanges du webinaire, qui ont démontré que l’élargissement ne peut être durable sans appropriation locale :

1. Considérer les gouvernements locaux et régionaux comme des acteurs stratégiques du processus d’adhésion à l’UE

  • Impliquer les gouvernements locaux dès les premières étapes et de manière systématique dans les plans nationaux d’adhésion, les examens et les évaluations par clusters.
  • Reconnaître les dirigeants locaux non seulement comme des exécutants, mais aussi comme des co-créateurs de politiques, notamment dans les domaines liés à l’acquis communautaire.

2. Renforcer le dialogue structuré de gouvernance multiniveaux

  • Mettre en place des mécanismes permanents de coordination entre les gouvernements locaux et régionaux (GLR), les gouvernements nationaux et les institutions européennes.
  • Passer de la simple consultation à des plateformes de co-création, en particulier lors de la conception des feuilles de route, du suivi et de la révision des politiques.

3. Garantir l’accès local aux mécanismes de financement de l’UE

  • Veiller à ce qu’un pourcentage minimal de l’aide financière européenne soit directement alloué aux collectivités locales (par exemple, en Ukraine, ce taux est déjà de 20 %).
  • Simplifier les procédures d’accès aux fonds européens pour les municipalités et développer des programmes de renforcement des capacités pour les aider à les gérer.

4. Investir dans le renforcement des capacités et la continuité institutionnelle

  • Proposer des formations continues aux responsables locaux, notamment en matière de marchés publics, de gestion de projets et de mise en œuvre locale des normes européennes.
  • Combler les lacunes en mémoire institutionnelle dues aux changements politiques en investissant dans la professionnalisation de la fonction publique et le transfert de connaissances.

5. Soutenir l’apprentissage entre pairs et les initiatives de jumelage

  • Promouvoir la coopération de ville à ville entre États membres de l’UE et pays candidats (coopération décentralisée).
  • Étendre les programmes de jumelage à des domaines thématiques comme l’éducation, la transition écologique, la résilience face aux catastrophes et la gouvernance numérique (utilisez par exemple la plateforme de mise en relation du CCRE).

6. Promouvoir la participation inclusive et l’égalité de genre

  • Encourager la participation des femmes dirigeantes et des communautés marginalisées dans les dialogues sur l’élargissement.
  • Veiller à ce que les efforts de décentralisation et d’intégration prennent en compte des perspectives diverses et abordent les inégalités locales.

7. Renforcer la confiance civique et la communication

  • Soutenir les gouvernements locaux et régionaux dans la conduite de campagnes de communication publique expliquant les valeurs de l’UE et les avantages de l’élargissement.
  • Doter les municipalités des outils pour devenir des relais de confiance de l’UE auprès des citoyens, afin de lutter contre la désinformation et renforcer la résilience démocratique.

8. Mobiliser les gouvernements locaux et régionaux pour la reconstruction et les objectifs de durabilité

  • Dans les pays touchés par la guerre (par exemple l’Ukraine), donner la priorité à une reconstruction menée au niveau local et à une reprise durable comme voie vers l’intégration.
  • Aligner les stratégies de développement local avec le Pacte vert européen, la transition numérique et les politiques de cohésion sociale.

Contexte :
Neuf pays sont officiellement engagés sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne dans les années à venir : cinq dans les Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine du Nord et Serbie), trois dans le voisinage oriental (Géorgie, Moldavie et Ukraine) et la Turquie.

Pour plus d’information, contactez :

1ère Édition – Profil Pays : Pologne

Poland services - News 2022

Profil pays sur la coopération décentralisée au développement : le cas de la Pologne


Les profils pays offrent un aperçu succinct des modèles nationaux de coopération décentralisée au développement (CDD) dans certains États membres de l’UE.
L’objectif est de fournir des éclairages sur les mécanismes et modalités spécifiques des cadres nationaux analysés, et d’identifier les facteurs facilitateurs ainsi que les défis liés à leur mise en œuvre concrète, en mettant l’accent sur le rôle et les opportunités des gouvernements locaux et régionaux (GLR) et de leurs associations.

Où en est la Pologne en matière de coopération décentralisée au développement ?

D’après l’enquête, l’approche polonaise de la CDD se caractérise par :

  1. Un accent mis sur la coopération avec les pays d’Europe de l’Est, notamment l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie.
    Les gouvernements locaux polonais soutiennent activement leurs partenaires via le développement stratégique, les échanges entre pairs et l’appui à la mise en œuvre.
  2. Un rôle essentiel des partenariats directs au niveau local, en particulier en période de crise, y compris le jumelage et la coopération concrète, malgré la guerre en cours.
  3. Une forte expertise développée par les municipalités polonaises dans l’accès aux fonds européens et l’élaboration de stratégies locales efficaces, qu’elles peuvent mettre à profit dans leurs partenariats.

Cet article fait partie d’une série de 7 Profils Pays examinant les cadres de coopération décentralisée au développement à travers l’Europe.
La deuxième édition, consacrée à l’Allemagne, sera publiée en septembre.
Restez à l’écoute !

Le Profil Pays est disponible en quatre langues :

Le CCRE encourage les autorités polonaises à renforcer le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la politique de développement, non seulement comme exécutants, mais aussi comme partenaires stratégiques contribuant à façonner une politique de développement plus résiliente, inclusive et efficace.

Réalisé dans le cadre du projet MINDCRAFT, en collaboration avec PLATFORMA, financé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH.

Pour plus d’informations, contactez :

Prise de position sur la migration 

Migration - News Section

Le CCRE appelle à un programme européen en matière de migration centré sur l’humain et inclusif, en donnant davantage de moyens aux acteurs locaux 


Alors que l’Europe continue de faire face à des dynamiques migratoires complexes, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) souligne que la migration se vit et se gère au niveau local. Les villes et les régions sont les premières à accueillir les nouveaux arrivants, à soutenir les groupes vulnérables et à œuvrer pour une inclusion à long terme. Pourtant, la plupart du temps, elles restent sous-reconnues et sous-financées dans la gouvernance européenne en matière de migration.

Dans sa nouvelle prise de position, le CCRE exhorte les institutions européennes et les gouvernements nationaux à placer les collectivités locales et régionales (CLR) au cœur de la politique migratoire. Cela implique de passer d’une logique d’urgence à une approche durable, centrée sur l’humain et ancrée dans le territoire.

Principales demandes du CCRE

1. Renforcer le rôle des collectivités locales et régionales

Renforcer leur rôle officiel dans la gouvernance des migrations, grâce à une coopération structurée à plusieurs niveaux, un financement prévisible et un renforcement des capacités ciblé.

2. Adopter une politique migratoire de l’UE centrée sur l’humain

Veiller à ce que toutes les mesures en matière d’asile et de migration respectent les droits fondamentaux, la clarté juridique et les capacités réelles des municipalités.

3. Impliquer les collectivités territoriales dans la mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l’asile

Impliquer systématiquement les villes et les régions dans l’accueil, l’intégration et les interventions d’urgence, en s’appuyant sur des procédures claires et des informations en temps réel.

4. Maintenir un soutien coordonné aux Ukrainiens bénéficiant d’une protection temporaire

Passer de l’aide d’urgence à l’intégration à long terme, en mettant l’accent sur le logement, l’emploi et l’accès aux services essentiels.

5. Renforcer l’inclusion sur le marché du travail

Améliorer la reconnaissance des compétences, réduire les charges administratives et promouvoir les partenariats locaux avec les entreprises afin de faciliter l’accès des migrants à l’emploi.

6. Garantir un financement européen à long terme pour l’inclusion

Préserver et accroître les ressources du FAMI et du FSE+ dans le prochain cadre financier pluriannuel afin de permettre aux municipalités de poursuivre leur travail d’intégration innovant.

En reconnaissant le rôle essentiel des acteurs locaux, l’Europe peut élaborer un programme en matière de migration qui soit à la fois efficace et fidèle à ses valeurs : solidaire, inclusif et ancré dans les réalités des personnes et des lieux. Le CCRE est prêt à travailler avec les dirigeants de l’UE et nationaux pour faire de cette transition une réalité.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Réunion de CGLU avec le Commissaire Síkela

“Les gouvernements locaux doivent être au cœur des partenariats internationaux de l’UE”


Le Président de CGLU, Jan van Zanen, a rencontré le Commissaire européen Jozef Síkela :
« Les gouvernements locaux doivent être au cœur des partenariats internationaux de l’UE »

Lors d’une réunion bilatérale tenue le 10 juin, le Président de CGLU et Maire de La Haye, Jan van Zanen, a rencontré le Commissaire européen aux partenariats internationaux, Jozef Síkela, à l’occasion des 10 ans des accords de partenariat stratégique entre les principales associations de gouvernements locaux et régionaux et la DG INTPA (2015–2025). L’objectif : plaider en faveur d’un rôle renforcé des gouvernements locaux et régionaux (GLR) dans la coopération au développement de l’UE — et garantir un soutien à long terme à la coopération décentralisée dans le prochain budget européen.

La délégation du CCRE et de PLATFORMA, conduite par le maire van Zanen et comprenant le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, a trouvé un terrain d’entente prometteur avec le Commissaire. Les deux parties ont convenu que les objectifs de la stratégie Global Gateway et les finalités de l’action extérieure de l’UE — du développement durable aux investissements dans les infrastructures — ne peuvent être atteints qu’en responsabilisant les acteurs les plus proches des citoyens : les gouvernements locaux.

« Les maires et les élus locaux ne sont pas de simples exécutants. Ce sont des acteurs politiques, démocratiquement élus et redevables envers leurs communautés », a déclaré le maire Jan van Zanen.
« Ils ont un rôle unique à jouer dans la réalisation des objectifs de l’UE — mais ils ont besoin des moyens et de la reconnaissance pour le faire. »

Le Commissaire Síkela a reconnu la contribution essentielle des villes et régions à la stratégie Global Gateway de l’UE et à ses partenariats internationaux. Ancien ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce et représentant du parti libéral « Maires et Indépendants », il a exprimé une forte sensibilité politique à la valeur ajoutée du leadership local et régional dans la coopération mondiale.

La rencontre s’inscrivait dans un effort coordonné de plaidoyer, basé sur la Déclaration politique de PLATFORMA sur le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans le prochain Cadre financier pluriannuel (CFP) et l’action extérieure de l’UE, adoptée par les dirigeants locaux en avril 2025. Le CCRE et PLATFORMA ont souligné la nécessité d’un mécanisme financier dédié dans le prochain CFP 2028–2034, permettant aux GLR et à leurs associations d’intensifier leur coopération internationale et de renforcer les partenariats de pairs à pairs avec leurs homologues dans les pays partenaires.

Ils ont également appelé à :

  • un dialogue renforcé avec les délégations de l’UE sur le terrain
  • une distinction plus claire entre GLR et organisations de la société civile dans les instruments européens
  • des appels à projets adaptés, réalistes et à fort impact

Au-delà des outils financiers, le CCRE et PLATFORMA ont insisté sur l’importance de la reconnaissance politique du rôle des gouvernements locaux et régionaux, ainsi que de leurs associations et réseaux, dans la mise en œuvre et la gouvernance de la stratégie Global Gateway. En tant que plus grand réseau européen de collectivités locales, le CCRE a mis en avant l’importance du dialogue politique structuré et de la gouvernance inclusive — notamment dans les contextes fragiles, où les acteurs locaux sont souvent la dernière ligne de défense des valeurs démocratiques et les garants de la fourniture de services publics de base à la population.

Cet échange avec le Commissaire Síkela intervient en amont de la conférence “2025 Villes et Régions pour les Partenariats Internationaux”, prévue en décembre, où le Commissaire est invité à poursuivre le dialogue avec les présidents des cinq principales associations signataires d’un accord de partenariat stratégique avec la DG INTPA.

Alors que l’UE commence à définir son prochain cycle budgétaire, le message des maires et dirigeants locaux d’Europe est clair :
Pour que la coopération au développement de l’UE soit un succès, et que la stratégie Global Gateway tienne ses promesses en tant qu’offre fondée sur des valeurs envers les pays partenaires, le niveau local doit être pleinement inclus.

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Cyberviolence aux femmes en politique

Protéger la démocratie à l’ère numérique : le CCRE organise un événement sur la cyberviolence visant les femmes en politique


Le 21 mai 2025, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a réuni des décideurs politiques, des experts et des responsables locaux au sein d’ACE Events à Bruxelles pour mettre en lumière une menace croissante pour la démocratie : la cyberviolence ciblant les femmes en politique.

L’événement intitulé « Violences en ligne à l’encontre des femmes en politique : protéger la démocratie à l’ère numérique » a permis aux participants d’examiner les réalités du harcèlement, de l’intimidation et des abus numériques, qui touchent de manière disproportionnée les femmes engagées en politique. Ce phénomène, reconnu comme une forme de violence basée sur le genre, réduit au silence les voix féminines et menace les fondements mêmes de nos institutions démocratiques.

Définir les enjeux

S’appuyant sur l’étude du CCRE sur les femmes en politique, Annelies Coessens, chargée de mission pour l’égalité de genre, la diversité et les migrations, a souligné une réalité alarmante : 32 % des femmes politiques déclarent avoir subi des violences, et près d’une sur trois a été victime de cyberviolence. Ces chiffres illustrent les obstacles que rencontrent les femmes dans la vie publique.

Estela Bulku d’ONU Femmes a apporté une perspective mondiale, déclarant : « La violence à l’égard des femmes dépasse les écosystèmes politiques et les sociétés. Les nouvelles technologies créent de nouveaux canaux pour l’intimidation et le harcèlement. » Elle a cité des initiatives telles que la loi pionnière de la Bolivie contre le harcèlement politique, ainsi que les efforts menés au Brésil et au Zimbabwe en matière de sensibilisation et de renforcement des capacités.

Carina Ohlsson, rapporteure au Comité des Régions, a présenté la dimension locale du phénomène : « La cyberviolence est une nouvelle forme de violence fondée sur le genre, et elle affecte la démocratie. Il nous faut une législation solide et une action à tous les niveaux. Les hommes doivent faire partie de la discussion. » Elle a souligné le rôle des autorités locales dans la création d’espaces politiques sûrs.

Perspectives des médias et de la gouvernance locale

Shada Islam, commentatrice reconnue des affaires européennes, a partagé ses expériences personnelles de harcèlement en ligne, mettant en lumière le déséquilibre des pouvoirs dans l’espace public : « Dans ce monde, il n’y a pas d’impartialité. Nous devons toutes et tous devenir des défenseurs. » Elle a plaidé pour un renforcement de l’application des directives existantes, une attention particulière à l’intersectionnalité et le développement de la culture médiatique, notamment auprès des jeunes.

Flo Clucas, présidente de la Commission Égalité du CCRE et conseillère municipale au Royaume-Uni, a insisté sur le besoin crucial de faire appliquer les lois :
« Il n’y a pas d’application. Nous devons interpeller l’Union européenne, les Nations unies, tous les niveaux de gouvernement et les médias : cela doit cesser. Il faut de l’action. »
Elle a partagé des exemples d’initiatives locales au Royaume-Uni, notamment des partenariats avec les écoles, les familles et les institutions pour lutter contre les stéréotypes de genre et promouvoir le respect mutuel.

Perspectives européennes et actions locales

Ana Carla Pereira de la Commission européenne (DG JUST) a présenté la nouvelle directive européenne contre les violences faites aux femmes, avec un accent marqué sur la cyberviolence. Elle a souligné les difficultés liées au respect par les États membres, tout en mettant en avant la coopération volontaire avec les plateformes en ligne sur la modération des contenus.

« La baisse de la représentation féminine lors des dernières élections européennes est également un symptôme du recul démocratique », a-t-elle averti.

Elle a conclu en appelant les participants à contribuer aux consultations européennes en cours et à s’inspirer des initiatives locales et régionales. Le message final a été clair : protéger la participation des femmes à la vie politique n’est pas seulement une question de genre, c’est un impératif démocratique.

Responsabilité collective et prochaines étapes

L’initiative du CCRE visant à créer un Observatoire de l’égalité de genre a été largement saluée comme un outil indispensable pour suivre les tendances et partager les bonnes pratiques. L’événement a laissé une impression forte : la lutte contre la cyberviolence est une responsabilité partagée, qui requiert une législation efficace, une mobilisation citoyenne, une réforme des médias et une réflexion sociétale.

Comme l’a si bien résumé Flo Clucas :
« Il faut de l’action. Si ce n’est pas nous, qui alors ? »

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Prise de position sur la governance

Les collectivités locales et régionales : la compétitivité de l’Europe dépend d’une gouvernance efficace


Le CEMR appelle à renforcer la gouvernance européenne en plaçant les collectivités locales et régionales au cœur de la compétitivité de l’Europe.
La compétitivité ne peut pas se construire uniquement par la législation. Elle dépend avant tout de la capacité des politiques publiques à produire des résultats concrets sur le terrain — et cela repose largement sur les collectivités locales et régionales.

Dans toute l’Union européenne, les villes, les communes et les régions mettent en œuvre plus de 70 % de la législation européenne. Elles financent les investissements publics, assurent des services essentiels et traduisent les grandes priorités européennes — du Pacte vert à la transition numérique — en résultats tangibles pour les citoyens et les entreprises.

Pourtant, elles sont encore trop souvent associées trop tard aux processus décisionnels et confrontées à des règles fragmentées, à des obligations qui se superposent et à une charge administrative croissante — autant de signes des limites du système actuel. Des paquets législatifs complexes, des calendriers incohérents et des couches successives d’orientations rendent la mise en œuvre plus difficile, plus lente et plus coûteuse.

Les collectivités passent un temps précieux à gérer des procédures au lieu de déployer des solutions concrètes. À l’heure où l’Europe cherche à renforcer sa productivité, sa résilience et son autonomie stratégique, elle ne peut plus se permettre une telle inefficacité.

Cette déconnexion n’est pas seulement source d’inefficacité : elle a un coût réel. Et elle freine l’Europe.

Dans ce document de position, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CEMR) appelle à un changement de paradigme dans la manière dont les politiques européennes sont conçues et mises en œuvre : passer d’une logique descendante à une véritable gouvernance multiniveaux.

Pour y parvenir, le CEMR appelle à :

  • Associer systématiquement les collectivités locales et régionales à l’ensemble du cycle des politiques européennes, de leur conception à leur évaluation.
  • Mettre en place des mécanismes de consultation structurés, garantissant une participation réelle et en temps utile des autorités infranationales.
  • Réaliser des évaluations d’impact territoriales et de gouvernance, afin de s’assurer que les politiques sont réalistes et applicables dans la diversité des contextes locaux.
  • Reconnaître pleinement le rôle politique des collectivités locales et régionales comme partenaires à part entière de la prise de décision européenne.
  • Adapter la législation et les financements européens aux réalités territoriales, en évitant les approches uniformes.
  • Faire de l’applicabilité des politiques publiques un objectif central de la gouvernance européenne, afin de garantir leur mise en œuvre effective sur le terrain.

La compétitivité ne se limite pas à la simplification réglementaire. Elle suppose des politiques publiques pertinentes pour les entreprises et les communautés qu’elles servent, et réellement applicables sur le terrain.

Le CEMR et ses membres sont prêts à apporter leur expertise, leurs données et leur expérience de terrain. Il est temps de dépasser les consultations ponctuelles et d’intégrer pleinement les collectivités locales et régionales là où elles doivent être : au cœur de la décision.

Car la compétitivité de l’Europe se gagnera — ou se perdra — au niveau local.

Découvrez l’ensemble des recommandations du CEMR pour renforcer la gouvernance multiniveaux dans le document de position.

Pour plus d’informations, contactez :

Résultats du programme SPICE

Twinning - News

Le CCRE annonce les bénéficiaires des subventions du programme de jumelage SPICE 2025


Les jumelages jouent un rôle essentiel en reliant les municipalités et les régions, en les incitant à relever ensemble des défis communs — qu’il s’agisse de l’action climatique, de la transition numérique, de la cohésion sociale ou de l’innovation dans les services publics.
Au-delà de ces priorités politiques, les jumelages favorisent également la compréhension mutuelle et un sentiment d’appartenance européenne parmi les citoyens et les communautés.

Depuis 1951, le CCRE promeut le jumelage comme un outil puissant de consolidation de la paix, de dialogue et de coopération à long terme. Aujourd’hui, ces partenariats vont bien au-delà des échanges symboliques pour devenir de véritables plateformes stratégiques de co-construction de solutions face aux défis majeurs auxquels sont confrontées les villes et régions européennes.

Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) est heureux de dévoiler les bénéficiaires sélectionnés du dispositif de subventions du projet SPICE 2025, dans le cadre du projet plus large « SPICE – Renforcer les gouvernements locaux et régionaux pour une mise en œuvre durable des politiques et un engagement citoyen en Europe ».

Financé par la Commission européenne dans le cadre du programme Citoyens, Égalité, Droits et Valeurs (CERV), ce programme de subventions s’appuie sur le succès de la phase pilote de 2024. Il vise à soutenir les associations nationales de gouvernements locaux et régionaux dans le renforcement des initiatives de jumelage et des activités connexes à travers l’Europe.

Les propositions retenues témoignent d’un fort engagement envers les valeurs de l’UE, la participation citoyenne, l’égalité de genre, l’inclusion sociale et la gouvernance démocratique. Chaque association lauréate recevra une subvention pouvant aller jusqu’à 30 000 € pour mettre en œuvre des projets réunissant des municipalités au-delà des frontières autour de l’apprentissage mutuel et d’actions communes.

Le CCRE est fier de soutenir les associations de gouvernements locaux et régionaux suivantes, bénéficiaires du programme de subventions SPICE 2025 :

  • TÖOSZ – Települesi Önkormanyzatok Orszagos Szövetsege (Association nationale hongroise des autorités locales)
  • KEDE – Κεντρική Ένωση Δήμων Ελλάδας (ΚΕΔΕ) (Union centrale des municipalités de Grèce)
  • LALRGA – Latvijas Pašvaldību Savienība (Association lettone des gouvernements locaux et régionaux)
  • AFCCRE – Association Française du CCRE (Association française du CCRE)

Le CCRE adresse ses plus chaleureux remerciements à toutes les associations membres ayant soumis une proposition dans le cadre de l’appel 2025 et contribué à son succès. Restez connectés pour découvrir les prochaines actualités sur ces initiatives prometteuses et leur impact à travers l’Europe.

Pour plus d’informations, contactez:

Journée de l’Élargissement – Action Locale

EU Enlargement Article - News

Journée de l’Élargissement : l’action locale au service de l’intégration européenne


Aujourd’hui marque le lancement de la Journée de l’Élargissement, événement phare du Comité européen des régions consacré à l’élargissement de l’UE et aux bonnes pratiques locales. À cette occasion, le CCRE met en lumière le rôle actif des gouvernements locaux et régionaux dans le processus d’élargissement, à travers des partenariats, l’apprentissage entre pairs et un dialogue politique constant.

Depuis 1951, le CCRE œuvre à travers l’Europe, y compris avec des associations issues de tous les pays candidats à l’UE : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Géorgie, Kosovo*, Moldavie, Macédoine du Nord, Serbie, Türkiye et Ukraine.

Par le biais de déclarations politiques, de partenariats, d’outils concrets et d’un dialogue régulier avec les institutions européennes, nous renforçons la gouvernance locale, soutenons les efforts de réforme et accompagnons le processus d’élargissement depuis le niveau local.

Découvrez notre brochure pour en savoir plus sur :

🔹 L’engagement du CCRE auprès des pays candidats à l’UE
🔹 Les projets phares, outils et partenariats locaux
🔹 Les dernières recommandations politiques et actions de plaidoyer
🔹 Les événements récents et à venir liés à l’élargissement

📅 À noter dans vos agendas :
1er juillet 2025 – Webinaire du CCRE | Dialogue des gouvernements locaux sur la voie de l’élargissement de l’UE

*Cette désignation est sans préjudice des positions sur le statut, conforme à la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU et à l’avis de la CIJ sur la déclaration d’indépendance du Kosovo.