Les profils pays offrent un aperçu succinct des modèles nationaux de coopération décentralisée au développement (CDD) dans certains États membres de l’UE. L’objectif est de fournir des éclairages sur les mécanismes et modalités spécifiques des cadres nationaux analysés, et d’identifier les facteurs facilitateurs ainsi que les défis liés à leur mise en œuvre concrète, en mettant l’accent sur le rôle et les opportunités des gouvernements locaux et régionaux (GLR) et de leurs associations.
Où en est la Pologne en matière de coopération décentralisée au développement ?
D’après l’enquête, l’approche polonaise de la CDD se caractérise par :
Un accent mis sur la coopération avec les pays d’Europe de l’Est, notamment l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie. Les gouvernements locaux polonais soutiennent activement leurs partenaires via le développement stratégique, les échanges entre pairs et l’appui à la mise en œuvre.
Un rôle essentiel des partenariats directs au niveau local, en particulier en période de crise, y compris le jumelage et la coopération concrète, malgré la guerre en cours.
Une forte expertise développée par les municipalités polonaises dans l’accès aux fonds européens et l’élaboration de stratégies locales efficaces, qu’elles peuvent mettre à profit dans leurs partenariats.
Cet article fait partie d’une série de 7 Profils Pays examinant les cadres de coopération décentralisée au développement à travers l’Europe. La deuxième édition, consacrée à l’Allemagne, sera publiée en septembre. Restez à l’écoute !
Le CCRE encourage les autorités polonaises à renforcer le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la politique de développement, non seulement comme exécutants, mais aussi comme partenaires stratégiques contribuant à façonner une politique de développement plus résiliente, inclusive et efficace.
Réalisé dans le cadre du projet MINDCRAFT, en collaboration avec PLATFORMA, financé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH.
Alors que l’Europe continue de faire face à des dynamiques migratoires complexes, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) souligne que la migration se vit et se gère au niveau local. Les villes et les régions sont les premières à accueillir les nouveaux arrivants, à soutenir les groupes vulnérables et à œuvrer pour une inclusion à long terme. Pourtant, la plupart du temps, elles restent sous-reconnues et sous-financées dans la gouvernance européenne en matière de migration.
Dans sa nouvelle prise de position, le CCRE exhorte les institutions européennes et les gouvernements nationaux à placer les collectivités locales et régionales (CLR) au cœur de la politique migratoire. Cela implique de passer d’une logique d’urgence à une approche durable, centrée sur l’humain et ancrée dans le territoire.
Principales demandes du CCRE
1. Renforcer le rôle des collectivités locales et régionales
Renforcer leur rôle officiel dans la gouvernance des migrations, grâce à une coopération structurée à plusieurs niveaux, un financement prévisible et un renforcement des capacités ciblé.
2. Adopter une politique migratoire de l’UE centrée sur l’humain
Veiller à ce que toutes les mesures en matière d’asile et de migration respectent les droits fondamentaux, la clarté juridique et les capacités réelles des municipalités.
3. Impliquer les collectivités territoriales dans la mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l’asile
Impliquer systématiquement les villes et les régions dans l’accueil, l’intégration et les interventions d’urgence, en s’appuyant sur des procédures claires et des informations en temps réel.
4. Maintenir un soutien coordonné aux Ukrainiens bénéficiant d’une protection temporaire
Passer de l’aide d’urgence à l’intégration à long terme, en mettant l’accent sur le logement, l’emploi et l’accès aux services essentiels.
5. Renforcer l’inclusion sur le marché du travail
Améliorer la reconnaissance des compétences, réduire les charges administratives et promouvoir les partenariats locaux avec les entreprises afin de faciliter l’accès des migrants à l’emploi.
6. Garantir un financement européen à long terme pour l’inclusion
Préserver et accroître les ressources du FAMI et du FSE+ dans le prochain cadre financier pluriannuel afin de permettre aux municipalités de poursuivre leur travail d’intégration innovant.
En reconnaissant le rôle essentiel des acteurs locaux, l’Europe peut élaborer un programme en matière de migration qui soit à la fois efficace et fidèle à ses valeurs : solidaire, inclusif et ancré dans les réalités des personnes et des lieux. Le CCRE est prêt à travailler avec les dirigeants de l’UE et nationaux pour faire de cette transition une réalité.
“Les gouvernements locaux doivent être au cœur des partenariats internationaux de l’UE”
Le Président de CGLU, Jan van Zanen, a rencontré le Commissaire européen Jozef Síkela : « Les gouvernements locaux doivent être au cœur des partenariats internationaux de l’UE »
Lors d’une réunion bilatérale tenue le 10 juin, le Président de CGLU et Maire de La Haye, Jan van Zanen, a rencontré le Commissaire européen aux partenariats internationaux, Jozef Síkela, à l’occasion des 10 ans des accords de partenariat stratégique entre les principales associations de gouvernements locaux et régionaux et la DG INTPA (2015–2025). L’objectif : plaider en faveur d’un rôle renforcé des gouvernements locaux et régionaux (GLR) dans la coopération au développement de l’UE — et garantir un soutien à long terme à la coopération décentralisée dans le prochain budget européen.
La délégation du CCRE et de PLATFORMA, conduite par le maire van Zanen et comprenant le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, a trouvé un terrain d’entente prometteur avec le Commissaire. Les deux parties ont convenu que les objectifs de la stratégie Global Gateway et les finalités de l’action extérieure de l’UE — du développement durable aux investissements dans les infrastructures — ne peuvent être atteints qu’en responsabilisant les acteurs les plus proches des citoyens : les gouvernements locaux.
« Les maires et les élus locaux ne sont pas de simples exécutants. Ce sont des acteurs politiques, démocratiquement élus et redevables envers leurs communautés », a déclaré le maire Jan van Zanen. « Ils ont un rôle unique à jouer dans la réalisation des objectifs de l’UE — mais ils ont besoin des moyens et de la reconnaissance pour le faire. »
Le Commissaire Síkela a reconnu la contribution essentielle des villes et régions à la stratégie Global Gateway de l’UE et à ses partenariats internationaux. Ancien ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce et représentant du parti libéral « Maires et Indépendants », il a exprimé une forte sensibilité politique à la valeur ajoutée du leadership local et régional dans la coopération mondiale.
un dialogue renforcé avec les délégations de l’UE sur le terrain
une distinction plus claire entre GLR et organisations de la société civile dans les instruments européens
des appels à projets adaptés, réalistes et à fort impact
Au-delà des outils financiers, le CCRE et PLATFORMA ont insisté sur l’importance de la reconnaissance politique du rôle des gouvernements locaux et régionaux, ainsi que de leurs associations et réseaux, dans la mise en œuvre et la gouvernance de la stratégie Global Gateway. En tant que plus grand réseau européen de collectivités locales, le CCRE a mis en avant l’importance du dialogue politique structuré et de la gouvernance inclusive — notamment dans les contextes fragiles, où les acteurs locaux sont souvent la dernière ligne de défense des valeurs démocratiques et les garants de la fourniture de services publics de base à la population.
Cet échange avec le Commissaire Síkela intervient en amont de la conférence “2025 Villes et Régions pour les Partenariats Internationaux”, prévue en décembre, où le Commissaire est invité à poursuivre le dialogue avec les présidents des cinq principales associations signataires d’un accord de partenariat stratégique avec la DG INTPA.
Alors que l’UE commence à définir son prochain cycle budgétaire, le message des maires et dirigeants locaux d’Europe est clair : Pour que la coopération au développement de l’UE soit un succès, et que la stratégie Global Gateway tienne ses promesses en tant qu’offre fondée sur des valeurs envers les pays partenaires, le niveau local doit être pleinement inclus.
Protéger la démocratie à l’ère numérique : le CCRE organise un événement sur la cyberviolence visant les femmes en politique
Le 21 mai 2025, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a réuni des décideurs politiques, des experts et des responsables locaux au sein d’ACE Events à Bruxelles pour mettre en lumière une menace croissante pour la démocratie : la cyberviolence ciblant les femmes en politique.
L’événement intitulé « Violences en ligne à l’encontre des femmes en politique : protéger la démocratie à l’ère numérique » a permis aux participants d’examiner les réalités du harcèlement, de l’intimidation et des abus numériques, qui touchent de manière disproportionnée les femmes engagées en politique. Ce phénomène, reconnu comme une forme de violence basée sur le genre, réduit au silence les voix féminines et menace les fondements mêmes de nos institutions démocratiques.
Définir les enjeux
S’appuyant sur l’étude du CCRE sur les femmes en politique, Annelies Coessens, chargée de mission pour l’égalité de genre, la diversité et les migrations, a souligné une réalité alarmante : 32 % des femmes politiques déclarent avoir subi des violences, et près d’une sur trois a été victime de cyberviolence. Ces chiffres illustrent les obstacles que rencontrent les femmes dans la vie publique.
Estela Bulku d’ONU Femmes a apporté une perspective mondiale, déclarant : « La violence à l’égard des femmes dépasse les écosystèmes politiques et les sociétés. Les nouvelles technologies créent de nouveaux canaux pour l’intimidation et le harcèlement. » Elle a cité des initiatives telles que la loi pionnière de la Bolivie contre le harcèlement politique, ainsi que les efforts menés au Brésil et au Zimbabwe en matière de sensibilisation et de renforcement des capacités.
Carina Ohlsson, rapporteure au Comité des Régions, a présenté la dimension locale du phénomène : « La cyberviolence est une nouvelle forme de violence fondée sur le genre, et elle affecte la démocratie. Il nous faut une législation solide et une action à tous les niveaux. Les hommes doivent faire partie de la discussion. » Elle a souligné le rôle des autorités locales dans la création d’espaces politiques sûrs.
Perspectives des médias et de la gouvernance locale
Shada Islam, commentatrice reconnue des affaires européennes, a partagé ses expériences personnelles de harcèlement en ligne, mettant en lumière le déséquilibre des pouvoirs dans l’espace public : « Dans ce monde, il n’y a pas d’impartialité. Nous devons toutes et tous devenir des défenseurs. » Elle a plaidé pour un renforcement de l’application des directives existantes, une attention particulière à l’intersectionnalité et le développement de la culture médiatique, notamment auprès des jeunes.
Flo Clucas, présidente de la Commission Égalité du CCRE et conseillère municipale au Royaume-Uni, a insisté sur le besoin crucial de faire appliquer les lois : « Il n’y a pas d’application. Nous devons interpeller l’Union européenne, les Nations unies, tous les niveaux de gouvernement et les médias : cela doit cesser. Il faut de l’action. » Elle a partagé des exemples d’initiatives locales au Royaume-Uni, notamment des partenariats avec les écoles, les familles et les institutions pour lutter contre les stéréotypes de genre et promouvoir le respect mutuel.
Perspectives européennes et actions locales
Ana Carla Pereira de la Commission européenne (DG JUST) a présenté la nouvelle directive européenne contre les violences faites aux femmes, avec un accent marqué sur la cyberviolence. Elle a souligné les difficultés liées au respect par les États membres, tout en mettant en avant la coopération volontaire avec les plateformes en ligne sur la modération des contenus.
« La baisse de la représentation féminine lors des dernières élections européennes est également un symptôme du recul démocratique », a-t-elle averti.
Elle a conclu en appelant les participants à contribuer aux consultations européennes en cours et à s’inspirer des initiatives locales et régionales. Le message final a été clair : protéger la participation des femmes à la vie politique n’est pas seulement une question de genre, c’est un impératif démocratique.
Responsabilité collective et prochaines étapes
L’initiative du CCRE visant à créer un Observatoire de l’égalité de genre a été largement saluée comme un outil indispensable pour suivre les tendances et partager les bonnes pratiques. L’événement a laissé une impression forte : la lutte contre la cyberviolence est une responsabilité partagée, qui requiert une législation efficace, une mobilisation citoyenne, une réforme des médias et une réflexion sociétale.
Comme l’a si bien résumé Flo Clucas : « Il faut de l’action. Si ce n’est pas nous, qui alors ? »
Le CEMR appelle à renforcer la gouvernance européenne en plaçant les collectivités locales et régionales au cœur de la compétitivité de l’Europe. La compétitivité ne peut pas se construire uniquement par la législation. Elle dépend avant tout de la capacité des politiques publiques à produire des résultats concrets sur le terrain — et cela repose largement sur les collectivités locales et régionales.
Dans toute l’Union européenne, les villes, les communes et les régions mettent en œuvre plus de 70 % de la législation européenne. Elles financent les investissements publics, assurent des services essentiels et traduisent les grandes priorités européennes — du Pacte vert à la transition numérique — en résultats tangibles pour les citoyens et les entreprises.
Pourtant, elles sont encore trop souvent associées trop tard aux processus décisionnels et confrontées à des règles fragmentées, à des obligations qui se superposent et à une charge administrative croissante — autant de signes des limites du système actuel. Des paquets législatifs complexes, des calendriers incohérents et des couches successives d’orientations rendent la mise en œuvre plus difficile, plus lente et plus coûteuse.
Les collectivités passent un temps précieux à gérer des procédures au lieu de déployer des solutions concrètes. À l’heure où l’Europe cherche à renforcer sa productivité, sa résilience et son autonomie stratégique, elle ne peut plus se permettre une telle inefficacité.
Cette déconnexion n’est pas seulement source d’inefficacité : elle a un coût réel. Et elle freine l’Europe.
Dans ce document de position, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CEMR) appelle à un changement de paradigme dans la manière dont les politiques européennes sont conçues et mises en œuvre : passer d’une logique descendante à une véritable gouvernance multiniveaux.
Pour y parvenir, le CEMR appelle à :
Associer systématiquement les collectivités locales et régionales à l’ensemble du cycle des politiques européennes, de leur conception à leur évaluation.
Mettre en place des mécanismes de consultation structurés, garantissant une participation réelle et en temps utile des autorités infranationales.
Réaliser des évaluations d’impact territoriales et de gouvernance, afin de s’assurer que les politiques sont réalistes et applicables dans la diversité des contextes locaux.
Reconnaître pleinement le rôle politique des collectivités locales et régionales comme partenaires à part entière de la prise de décision européenne.
Adapter la législation et les financements européens aux réalités territoriales, en évitant les approches uniformes.
Faire de l’applicabilité des politiques publiques un objectif central de la gouvernance européenne, afin de garantir leur mise en œuvre effective sur le terrain.
La compétitivité ne se limite pas à la simplification réglementaire. Elle suppose des politiques publiques pertinentes pour les entreprises et les communautés qu’elles servent, et réellement applicables sur le terrain.
Le CEMR et ses membres sont prêts à apporter leur expertise, leurs données et leur expérience de terrain. Il est temps de dépasser les consultations ponctuelles et d’intégrer pleinement les collectivités locales et régionales là où elles doivent être : au cœur de la décision.
Car la compétitivité de l’Europe se gagnera — ou se perdra — au niveau local.
Découvrez l’ensemble des recommandations du CEMR pour renforcer la gouvernance multiniveaux dans le document de position.
Le CCRE annonce les bénéficiaires des subventions du programme de jumelage SPICE 2025
Les jumelages jouent un rôle essentiel en reliant les municipalités et les régions, en les incitant à relever ensemble des défis communs — qu’il s’agisse de l’action climatique, de la transition numérique, de la cohésion sociale ou de l’innovation dans les services publics. Au-delà de ces priorités politiques, les jumelages favorisent également la compréhension mutuelle et un sentiment d’appartenance européenne parmi les citoyens et les communautés.
Depuis 1951, le CCRE promeut le jumelage comme un outil puissant de consolidation de la paix, de dialogue et de coopération à long terme. Aujourd’hui, ces partenariats vont bien au-delà des échanges symboliques pour devenir de véritables plateformes stratégiques de co-construction de solutions face aux défis majeurs auxquels sont confrontées les villes et régions européennes.
Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) est heureux de dévoiler les bénéficiaires sélectionnés du dispositif de subventions du projet SPICE 2025, dans le cadre du projet plus large « SPICE – Renforcer les gouvernements locaux et régionaux pour une mise en œuvre durable des politiques et un engagement citoyen en Europe ».
Financé par la Commission européenne dans le cadre du programme Citoyens, Égalité, Droits et Valeurs (CERV), ce programme de subventions s’appuie sur le succès de la phase pilote de 2024. Il vise à soutenir les associations nationales de gouvernements locaux et régionaux dans le renforcement des initiatives de jumelage et des activités connexes à travers l’Europe.
Les propositions retenues témoignent d’un fort engagement envers les valeurs de l’UE, la participation citoyenne, l’égalité de genre, l’inclusion sociale et la gouvernance démocratique. Chaque association lauréate recevra une subvention pouvant aller jusqu’à 30 000 € pour mettre en œuvre des projets réunissant des municipalités au-delà des frontières autour de l’apprentissage mutuel et d’actions communes.
Le CCRE est fier de soutenir les associations de gouvernements locaux et régionaux suivantes, bénéficiaires du programme de subventions SPICE 2025 :
TÖOSZ – Települesi Önkormanyzatok Orszagos Szövetsege (Association nationale hongroise des autorités locales)
KEDE – Κεντρική Ένωση Δήμων Ελλάδας (ΚΕΔΕ) (Union centrale des municipalités de Grèce)
LALRGA – Latvijas Pašvaldību Savienība (Association lettone des gouvernements locaux et régionaux)
AFCCRE – Association Française du CCRE (Association française du CCRE)
Le CCRE adresse ses plus chaleureux remerciements à toutes les associations membres ayant soumis une proposition dans le cadre de l’appel 2025 et contribué à son succès. Restez connectés pour découvrir les prochaines actualités sur ces initiatives prometteuses et leur impact à travers l’Europe.
Journée de l’Élargissement : l’action locale au service de l’intégration européenne
Aujourd’hui marque le lancement de la Journée de l’Élargissement, événement phare du Comité européen des régions consacré à l’élargissement de l’UE et aux bonnes pratiques locales. À cette occasion, le CCRE met en lumière le rôle actif des gouvernements locaux et régionaux dans le processus d’élargissement, à travers des partenariats, l’apprentissage entre pairs et un dialogue politique constant.
Depuis 1951, le CCRE œuvre à travers l’Europe, y compris avec des associations issues de tous les pays candidats à l’UE : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Géorgie, Kosovo*, Moldavie, Macédoine du Nord, Serbie, Türkiye et Ukraine.
Par le biais de déclarations politiques, de partenariats, d’outils concrets et d’un dialogue régulier avec les institutions européennes, nous renforçons la gouvernance locale, soutenons les efforts de réforme et accompagnons le processus d’élargissement depuis le niveau local.
Découvrez notre brochure pour en savoir plus sur :
🔹 L’engagement du CCRE auprès des pays candidats à l’UE 🔹 Les projets phares, outils et partenariats locaux 🔹 Les dernières recommandations politiques et actions de plaidoyer 🔹 Les événements récents et à venir liés à l’élargissement
📅 À noter dans vos agendas : 1er juillet 2025 – Webinaire du CCRE | Dialogue des gouvernements locaux sur la voie de l’élargissement de l’UE
*Cette désignation est sans préjudice des positions sur le statut, conforme à la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU et à l’avis de la CIJ sur la déclaration d’indépendance du Kosovo.
Le CCRE crée le jeu « GUESS EU » pour célébrer la Journée de l’Europe
Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a lancé le jeu « Guess EU » pour célébrer la Journée de l’Europe. Cette année marque le 75e anniversaire de la Déclaration Schuman, un moment historique qui a mis l’Europe sur la voie de la paix, de la prospérité et de l’unité.
Pour fêter cet événement, le CCRE vous met au défi avec un jeu qui testera vos connaissances sur l’Union européenne.
Découvrez « Guess EU » – notre jeu spécial pour la Journée de l’Europe, créé avec Open Guesser. Pensez-vous savoir où les projets financés par l’UE ont eu un impact ? Faites une supposition et découvrez à quel point vous connaissez vraiment votre Europe !
De la mobilité verte en Italie à l’innovation numérique en Lettonie, l’UE est présente partout – et c’est maintenant à votre tour de l’explorer d’une toute nouvelle manière.
Les récentes arrestations et destitutions de maires démocratiquement élus en Turquie, remplacés par des administrateurs nommés, marquent un tournant inquiétant pour la démocratie locale, non seulement en Turquie, mais également pour l’Europe dans son ensemble. Au cœur de la démocratie, il ne s’agit pas seulement de voter : il s’agit de garantir que les personnes élues par le peuple puissent gouverner librement, sans crainte de persécution. Le remplacement de maires élus par voie judiciaire, sans transparence ni respect intégral du droit, soulève de graves questions quant aux normes démocratiques et aux libertés politiques.
Il ne s’agit pas d’un événement isolé. Ce phénomène s’inscrit dans une tendance préoccupante au recul démocratique, qui menace les valeurs fondamentales sur lesquelles l’Europe moderne s’est construite. Après les ravages de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe s’est engagée en faveur de la décentralisation, de la démocratie et des droits humains. La Charte européenne de l’autonomie locale, adoptée en 1985, était une réponse directe aux dérives autoritaires du passé, en garantissant que les gouvernements locaux disposent de l’autonomie nécessaire pour servir leurs citoyens, sans ingérence excessive des autorités centrales. Ce principe de l’autonomie locale est un rempart contre la concentration du pouvoir et une garantie que la démocratie reste enracinée dans le quotidien des citoyens.
Aujourd’hui, ces principes durement acquis sont mis à mal. L’arrestation de responsables locaux en Turquie constitue une violation flagrante des engagements pris par le pays en tant que membre du Conseil de l’Europe. C’est une attaque directe contre les principes consacrés par la Charte et un signal alarmant envoyé à d’autres gouvernements, laissant entendre que de tels agissements pourraient être tolérés.
La démocratie locale est la première ligne de défense de nos libertés. Lorsqu’elle est attaquée, ce ne sont pas seulement une ville ou une région qui en pâtissent, mais bien les fondements mêmes de notre système démocratique. Les maires et élu·es locaux sont les liens concrets entre les gouvernements nationaux et les citoyen·nes, les acteurs qui traduisent les principes démocratiques en actions concrètes – qu’il s’agisse de services publics, de cohésion sociale ou de gestion de crises.
Ignorer la répression des dirigeant·es locaux en Turquie, ce n’est pas seulement faillir à soutenir nos collègues – c’est faillir à défendre la démocratie elle-même. Si l’Europe permet l’érosion de la démocratie locale quelque part sur le continent, elle ouvre la voie à un précédent dangereux.
Les institutions européennes, ainsi que les États membres de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe, doivent adopter une position claire et ferme. La défense de la démocratie ne peut être sélective, ni soumise à des considérations politiques. Le droit pour les citoyens de choisir leurs dirigeant·es – et pour ces derniers de gouverner sans peur – doit être défendu à tout prix.
La démocratie en Europe n’a jamais été acquise : elle s’est construite par la lutte et l’engagement. Face aux menaces actuelles, nous devons faire preuve de la même détermination. L’élection libre des représentant·es n’est pas un privilège, c’est le fondement d’une société juste et stable. Si nous échouons à la défendre aujourd’hui, nous risquons de la perdre demain.
Signataires :
Marc Cools, Président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe
Katta Tüttő, Présidente du Comité européen des Régions
Nataša Vučković, Présidente de l’ALDA
Gunn Marit Helgesen, Présidente du CCRE
Cet article d’opinion a été publié dans EU Observer le 15 avril 2025. Vous pouvez le lire ici.
Participation du CCRE au Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux du Conseil de l’Europe
Lors de la 48e Session du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux à Strasbourg, le CCRE a réaffirmé son engagement à lutter contre la violence à l’égard des femmes en politique (VAWIP) et à assurer une représentation égale à tous les niveaux de gouvernance.
Parmi les voix influentes de la session figurait Flo Clucas, présidente de la Commission permanente pour l’égalité des genres au CCRE, qui a souligné les menaces croissantes auxquelles sont confrontées les femmes en politique, allant du harcèlement en ligne à la violence physique directe. Comme elle l’a noté, 32 % des femmes en politique ont subi des violences, la cyberviolence devenant une préoccupation majeure. Ces réalités découragent les femmes à se porter candidates, sapant finalement la démocratie elle-même.
Le Témoignage de la Lord Provost de Glasgow
Une intervention particulièrement marquante est venue de la Lord Provost de Glasgow, qui a partagé son expérience personnelle de violence et d’intimidation en tant que conseillère locale et leader civique.
Grâce à sa participation au programme de mentorat Eurocities Women City Leaders, elle œuvre pour autonomiser la prochaine génération de femmes leaders dans la gouvernance urbaine à travers l’Europe. Pourtant, malgré ces avancées, elle a personnellement été confrontée au harcèlement, à la misogynie et aux menaces, y compris des attaques sur son apparence, le doxxing et même des appels directs à la violence physique.
« Est-ce que cela serait arrivé si j’étais un homme ? » a-t-elle demandé, exhortant les dirigeants à agir de manière décisive.
Au lieu de reculer, elle a choisi d’agir, utilisant sa plateforme pour promouvoir un environnement plus sûr et inclusif où les femmes peuvent s’épanouir sans crainte.
La Puissance de l’Action Locale : Sophie’s Stop
L’une des initiatives les plus inspirantes présentées était Sophie’s Stop, une campagne multimédia et une application d’orientation conçues pour aider les jeunes femmes à identifier et à répondre aux différentes formes de violence. Dirigée par le Glasgow Girls Club, elle fournit des outils pratiques et un soutien à celles qui sont confrontées au harcèlement ou aux abus. L’impact de la campagne a été profond, les jeunes femmes rapportant qu’elle a transformé leur confiance en soi et leur conscience de la sécurité.
The Power of Local Action: Sophie’s Stop
L’une des initiatives les plus inspirantes présentées était Sophie’s Stop, une campagne multimédia et une application d’orientation conçues pour aider les jeunes femmes à identifier et à répondre aux différentes formes de violence. Dirigée par le Glasgow Girls Club, elle fournit des outils pratiques et un soutien à celles qui sont confrontées au harcèlement ou aux abus. L’impact de la campagne a été profond, les jeunes femmes rapportant qu’elle a transformé leur confiance en soi et leur conscience de la sécurité.
Une Approche Sociétale Globale pour le Changement
Les discussions à Strasbourg ont mis en évidence une chose claire : le changement doit se produire au niveau local. Les gouvernements, les autorités locales, la société civile et des institutions comme le Conseil de l’Europe et le CCRE ont tous un rôle à jouer pour garantir que :
Les femmes aient un accès égal aux espaces politiques
Les menaces et le harcèlement soient traités avec une tolérance zéro
L’éducation et le mentorat soutiennent les jeunes femmes dans le leadership
La lutte pour l’égalité des sexes en politique ne concerne pas seulement la représentation, mais aussi la création d’une culture politique où les femmes peuvent diriger sans crainte.