Le projet « Green Lungs for our Cities » illustre le pouvoir de l’action locale. Grâce à sa mise en œuvre, Tirana et ses partenaires ont développé une plateforme alternative pour surveiller la qualité de l’air, la pollution sonore et les écosystèmes de verdure urbaine. Cette initiative a non seulement influencé la gouvernance locale, mais elle s’est également alignée sur le processus d’adhésion à l’UE, soulignant l’importance de la coopération transfrontalière.
Cette bonne pratique met en avant la valeur de la prise de décision fondée sur des données probantes, contribuant à créer un environnement urbain qualitatif pour tous. Le succès du projet souligne le rôle crucial des gouvernements locaux dans la mise en œuvre des politiques environnementales, même en dehors du cadre de l’Union européenne.
Des municipalités comme Tirana démontrent comment l’innovation locale peut relever des défis mondiaux. Avec pour objectifs ultimes un air pur, des espaces verts dynamiques et des communautés en meilleure santé, le projet nous rappelle qu’une action audacieuse et inclusive peut engendrer des changements significatifs.
Tracer la voie à suivre
Alors que nous avons célébré hier la Journée internationale de l’énergie propre, le projet « Green Lungs » rappelle que la transition vers un avenir vert commence au niveau local. Qu’il s’agisse d’énergies renouvelables ou d’amélioration de la qualité de l’air, les villes et régions montrent que collaboration, résilience et pensée innovante peuvent façonner un avenir durable.
Le message est clair : investir dans l’énergie propre et les politiques vertes locales n’est pas seulement une nécessité, mais une opportunité de créer des communautés plus saines et dynamiques, rapprochant l’objectif de neutralité climatique d’ici 2050.
L’Alliance Locale présente son nouveau document de position sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE 2028-2035
Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), en tant que membre de l’Alliance Locale – une coalition des huit principaux réseaux locaux et régionaux d’Europe – publie un document de position sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE (CFP 2028-2034).
Ce document souligne l’urgence d’un budget européen solide et adapté à l’avenir, capable de bâtir une Europe juste, neutre en carbone et compétitive. Il met en avant le rôle indispensable des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre des priorités clés de l’UE, telles que le Pacte vert européen, la transformation numérique et la cohésion territoriale.
Pourquoi le prochain CFP est essentiel :
Un impact local inégalé : Les gouvernements locaux appliquent déjà 70 % de la législation du Pacte vert européen et représentent 69 % des dépenses publiques liées au climat.
Une meilleure qualité de vie pour les citoyens : Le CFP permet aux gouvernements locaux et régionaux de construire des villes plus vertes, des économies plus fortes et des communautés plus inclusives.
Résilience en période de crise : Dans un contexte politique de plus en plus incertain, le prochain budget de l’UE doit renforcer la résilience locale et garantir qu’aucune région ne soit laissée de côté.
Une vision pour une Europe résiliente et unie
Les gouvernements locaux et régionaux ne sont pas de simples exécutants, mais des partenaires clés dans la construction d’un avenir durable, compétitif et cohésif pour l’Europe. L’investissement au niveau local est un moteur de transformation réelle, garantissant que les objectifs de l’UE se traduisent par des bénéfices concrets pour les citoyens et les territoires.
Gand, ville verte et urbaine : une bonne pratique en matière de résilience climatique
Alors que les villes du monde entier sont aux prises avec les défis croissants du changement climatique, Gand, en Belgique, se distingue comme un brillant exemple d’innovation et de détermination. Grâce à son initiative transformatrice « Gand, ville verte et urbaine », la ville démontre comment les zones urbaines peuvent s’adapter aux risques climatiques croissants tout en améliorant la qualité de vie et la biodiversité.
Transformer les trottoirs en opportunités
L’une des pierres angulaires de la stratégie de Gand est son plan ambitieux visant à remplacer 15 % des trottoirs de la ville par des espaces verts. Cette initiative audacieuse répond à des défis climatiques urgents tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations récurrentes. En supprimant les surfaces dures des places publiques, des parcs, des jardins et des rues, la ville permet à l’eau de pluie de s’infiltrer naturellement dans le sol. Cet effet éponge atténue l’impact des fortes pluies, contribuant ainsi à protéger la ville des crues soudaines.
Cours d’eau et jardins de façade
L’engagement de Gand en faveur d’un environnement urbain plus vert et plus résilient au changement climatique va au-delà du dépavillage. La ville a rouvert ses cours d’eau, permettant à nouveau aux cours d’eau naturels de s’écouler librement. Cela améliore non seulement la gestion de l’eau, mais renforce également la valeur esthétique et écologique de la ville.
De plus, la promotion des jardins de façade encourage les habitants à transformer les murs et les petits espaces en poches de verdure dynamiques. Cette approche axée sur la communauté favorise l’engagement et souligne le rôle essentiel que jouent les citoyens dans la création d’une ville durable.
S’adapter aux risques climatiques
Les initiatives menées dans le cadre de « Urban Green Ghent » visent à faire face aux risques croissants du changement climatique. Les vagues de chaleur sont atténuées par l’effet rafraîchissant de la végétation accrue, tandis que les espaces verts améliorent la qualité de l’air et offrent des zones ombragées, rendant la ville plus confortable pour les résidents et les visiteurs. En période de fortes pluies, les infrastructures vertes aident à absorber l’excès d’eau, réduisant ainsi la pression sur les systèmes de drainage urbains.
Améliorer la qualité de vie et la biodiversité
Au-delà de ses avantages climatiques, la transition écologique de Gand transforme la ville en un lieu de vie plus agréable et plus sain. Les efforts de verdissement créent des espaces extérieurs attrayants, améliorent la biodiversité et favorisent un lien plus fort entre les résidents et leur environnement naturel.
Un modèle pour d’autres municipalités
L’approche globale de Gand en matière de verdissement urbain offre de précieuses leçons aux villes du monde entier. Son succès démontre la capacité des collectivités locales à jouer un rôle de premier plan en matière d’adaptation et de résilience au changement climatique. En investissant dans des infrastructures durables et en engageant la communauté, Gand trace la voie vers un avenir où les zones urbaines sont mieux équipées pour faire face aux réalités du changement climatique.
Découvrez ici plus d’informations sur les initiatives écologiques de Gand et leur impact.
Les ménages vulnérables risquent d’être mal desservis par le Fonds social pour le climat de 86 milliards d’euros de l’UE en raison d’un manque de consultation avec les gouvernements locaux et régionaux, avertit un nouveau rapport de l’Alliance locale.
Un nouveau rapport exclusif de huit grands réseaux européens de gouvernements locaux et régionaux révèle que les ménages vulnérables dans l’UE risquent d’être mal desservis par le Fonds social pour le climat (FSC) de 86 milliards d’euros en raison d’une consultation insuffisante des gouvernements nationaux avec les autorités locales et régionales.
Les articles 4 et 5 du FSC stipulent que les États membres doivent engager un dialogue avec les gouvernements locaux et régionaux lors de l’élaboration de leurs plans sociaux pour le climat. Cependant, le rapport constate que de nombreux gouvernements ne respectent pas ces obligations, se contentant souvent de consultations symboliques ou les évitant complètement.
Une occasion manquée de répondre aux besoins locaux
Le FSC est une initiative phare du Pacte vert pour l’Europe, visant à soutenir les ménages vulnérables. Mais les conclusions du rapport révèlent un fossé préoccupant entre les décideurs nationaux et leurs gouvernements locaux.
L’enquête, couvrant des villes et régions dans 14 États membres, notamment la Belgique, la Finlande, l’Allemagne, la Grèce et l’Espagne, dresse un constat sévère : des consultations tardives, des dialogues insuffisants et des occasions manquées d’intégrer l’expertise locale.
« Le Fonds social pour le climat de 86 milliards d’euros a le potentiel de transformer des vies et de construire une Europe plus équitable, mais seulement si les gouvernements locaux et régionaux sont impliqués. Ces autorités sont en première ligne face à la pauvreté énergétique et des transports, mais leur expertise est trop souvent négligée. Les gouvernements nationaux et les institutions européennes doivent reconnaître que la consultation significative n’est pas seulement une obligation légale, mais une nécessité pour une action efficace et inclusive. » Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE.
Les gouvernements locaux : des partenaires clés pour une action efficace
Les gouvernements locaux et régionaux sont particulièrement bien placés pour s’assurer que les fonds européens répondent aux besoins spécifiques de leurs communautés. Ils apportent expertise, proximité et une compréhension des priorités locales, essentielles pour adapter les mesures et soutenir efficacement les ménages vulnérables.
L’absence de consultation significative ne viole pas seulement les exigences législatives, mais compromet également l’efficacité du FSC, à seulement six mois de la date limite de soumission des plans par les États membres en juin.
Recommandations pour les décideurs nationaux et européens
Pour que le Fonds social pour le climat soutienne efficacement les ménages vulnérables, l’Alliance locale appelle les États membres, entre autres, à donner la priorité à une collaboration significative avec les gouvernements régionaux et locaux, à travers des plans locaux tels que les Plans d’action pour l’énergie durable et le climat (PAEDC) et les Plans de mobilité urbaine durable (PMUD).
Cela permettra des investissements européens alignés sur les besoins locaux pour lutter contre la pauvreté énergétique et des transports, garantissant des mesures ciblant les groupes vulnérables tels que les femmes, les personnes âgées et les familles monoparentales.
Les gouvernements locaux, moteurs de solutions climatiques sur la scène mondiale
Lors de la 29e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP29) à Bakou, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a mis en avant le rôle indispensable des gouvernements locaux et régionaux (GLR) dans l’action climatique mondiale. Par le biais de plaidoyers, de dialogues stratégiques et d’échanges directs avec des ministres, gouverneurs, parlementaires, banques multilatérales de développement et agences onusiennes, le CCRE a consolidé sa position en tant qu’acteur clé pour promouvoir le développement urbain durable et lutter contre le changement climatique.
Les gouvernements locaux et régionaux : une pierre angulaire de l’action climatique
Les GLR occupent une position unique pour relever les défis climatiques. En gérant 68 % des investissements publics liés au climat, ils se trouvent en première ligne des efforts d’adaptation et d’atténuation. Pourtant, ces gouvernements sont souvent exclus des processus de décision internationaux clés. À la COP29, le CCRE a cherché à changer cette dynamique en plaidant pour que les GLR soient pleinement intégrés en tant que partenaires stratégiques dans l’élaboration des politiques climatiques.
Le CCRE a également souligné l’importance d’une gouvernance multiniveau. Cette approche, combinant collaboration locale, régionale et nationale, garantit que les stratégies climatiques soient inclusives et efficaces. À travers plus de 170 événements, le CCRE et la Constituante LGMA ont démontré comment les villes et les régions mettent en œuvre des solutions climatiques innovantes, notamment en matière d’infrastructures durables, de financements verts et d’initiatives pour renforcer la résilience des communautés.
Une délégation du CCRE en action
Les dirigeants politiques du CCRE ont joué un rôle central durant la COP29. Marianne Overton, vice-présidente du CCRE, et Clifford Galea, membre de notre comité des jeunes élus, ont participé à des sessions de haut niveau, mettant en avant le rôle des gouvernements locaux dans la justice climatique et le financement. Moments clés:
Panel sur les solutions climatiques multiniveaux et multipartites : Clifford Galea a souligné l’urgence de canaliser des fonds directs vers les gouvernements locaux, déclarant :« Une action climatique efficace commence par donner les moyens à ceux qui sont les plus proches des communautés touchées. »
Table ronde sur le financement de l’action climatique urbaine : Marianne Overton a plaidé pour des mécanismes financiers innovants afin de garantir des financements accessibles pour des projets urbains durables et la restauration des écosystèmes.
« Une action climatique efficace commence par donner les moyens à ceux qui sont les plus proches des communautés touchées. »
Un plaidoyer pour répondre aux pertes et préjudices
L’un des sujets les plus critiques du sommet a été l’établissement d’un cadre efficace pour aborder les pertes et préjudices. Le CCRE, en collaboration avec la Constituante LGMA, a soutenu l’Appel à l’action sur les pertes et préjudices, initié par Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). Cette initiative demande une distribution équitable des ressources, une collaboration Nord-Sud et l’inclusion des gouvernements infranationaux dans les mécanismes de financement.
Cet appel met particulièrement l’accent sur les besoins des communautés marginalisées et l’intégration des savoirs locaux dans les stratégies climatiques mondiales. Le soutien du CCRE reflète son engagement à garantir un accès direct au Fonds pour les pertes et préjudices pour les gouvernements locaux, en particulier dans les régions vulnérables.
Pourquoi les gouvernements locaux et régionaux comptent
L’urgence d’intégrer les GLR dans la gouvernance climatique ne saurait être surestimée. En tant que niveau de gouvernement le plus proche des communautés, ils possèdent les connaissances et les capacités nécessaires pour mettre en œuvre des solutions adaptées aux réalités locales. Cette perspective s’aligne sur la reconnaissance plus large, à la COP29, que l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris nécessite l’implication active de tous les niveaux de gouvernance.
Vers l’avenir : La COP des villes
Les résultats de la COP29 marquent une avancée significative avec une meilleure reconnaissance du rôle des villes dans le processus de la COP. Cependant, le chemin vers une gouvernance climatique équitable est encore long.
Alors que la COP29 touche à sa fin, l’espoir grandit que les villes joueront un rôle central l’année prochaine à Belem (Brésil). Tous les signaux sont au vert : « La COP30 doit être la COP des villes, car le climat est au cœur du lien entre les personnes », a déclaré Antonio Da Costa e Silva, conseiller international en chef au ministère brésilien des villes.
Espérons que les dirigeants nationaux aient reçu le message.
Événement « MEPs Meet Local Leaders » du CCRE : Relier la Gouvernance Locale et Européenne
Le 2 octobre, le CCRE a organisé l’événement de mise en réseau « MEPs Meet Local Leaders », qui a rassemblé plus de 80 participants, dont 15 nouveaux membres élus du Parlement européen (MEPs) ainsi que des élus locaux de toute l’Europe.
Cette rencontre a servi de plateforme cruciale pour discuter des besoins et des opportunités actuels, tant dans les zones urbaines que rurales. Les participants ont exploré les conclusions de l’étude récente du CCRE sur l’avenir de la transition verte, en soulignant la nécessité de faire entendre les voix locales dans la définition des politiques européennes.
L’urgence de l’heure était palpable, alors que les discussions se concentraient sur la manière dont les gouvernements locaux—souvent les véritables experts de leurs territoires—peuvent utiliser efficacement les ressources de l’UE au bénéfice des citoyens. Le rôle des leaders locaux est irremplaçable dans ce contexte, et l’événement a souligné avec force leur position unique pour favoriser un changement significatif.
La présidente du CCRE, Gunn Marit Helgesen, a souligné l’importance de la collaboration en déclarant : « Nous faisons face à des défis sans précédent qui mettent en évidence la nécessité de rassembler nos efforts à tous les niveaux de gouvernance—local, régional, national et européen—pour que le bien-être des citoyens européens demeure au cœur de notre mission collective. »
Jean-Paul Judson a modéré les débats avec expertise, guidant des discussions qui ont éclairé les perspectives et attentes des élus locaux et régionaux concernant le travail du Parlement européen. L’événement a mis en avant la nécessité d’une unité entre tous les niveaux de gouvernance alors que nous nous efforçons collectivement de placer le bien-être des citoyens au cœur du projet européen.
Depuis sa création en 1951, le CCRE est à l’avant-garde de la promotion de la collaboration entre les leaders locaux et régionaux, défendant une Europe unie, pacifique, durable et démocratique. Face à des défis de plus en plus complexes, le dialogue suscité lors de cet événement est essentiel pour façonner l’avenir de la gouvernance européenne.
Un immense merci à tous les participants pour avoir fait de cette soirée un succès. Ensemble, nous pouvons rapprocher les ressources de l’UE des citoyens, ouvrant la voie à une économie véritablement au service des générations futures d’Européens. Cette soirée mémorable a mis en lumière la puissance du partenariat et du dialogue, réaffirmant notre engagement à construire un avenir meilleur pour tous.
Le CCRE est ravi d’annoncer le lancement de son nouveau rapport, « Transition Verte Locale : Perspectives pour un Accord Inclusif et Compétitif ». Cette étude examine comment les gouvernements locaux et régionaux (GLR) s’adaptent et mettent en œuvre le Pacte Vert pour l’Europe, avec pour objectif la neutralité climatique d’ici 2050. Elle offre une évaluation complète des opportunités et des défis auxquels les GLR sont confrontés dans l’exécution des politiques vertes, soulignant leur rôle crucial dans la réalisation des objectifs climatiques de l’Europe. Avec plus de 300 GLR participant à des enquêtes approfondies, l’étude présente des recommandations transversales et spécifiques par secteur pour améliorer la mise en œuvre des stratégies vertes au niveau local.
Points Clés :
Haute Sensibilisation : Un impressionnant 92 % des GLR connaissent la législation sur la décarbonisation qui affecte leurs régions.
Impact du Changement Climatique et Préparation : De nombreux GLR signalent ressentir fortement les effets du changement climatique, avec seulement un tiers se sentant suffisamment préparés pour mettre en œuvre la législation nécessaire.
Résultats Positifs : Plus de la moitié des GLR interrogés ont constaté des avantages des politiques vertes, notamment la création d’emplois et l’amélioration de la qualité de l’air, bien que des défis tels que l’accès au financement et la complexité réglementaire demeurent significatifs.
Équité Sociale : Le rapport met l’accent sur la nécessité de politiques équitables et adaptées aux besoins diversifiés des zones urbaines et rurales.
Recommandations aux Décideurs de l’UE : Le CCRE identifie des priorités cruciales pour que les gouvernements européens et nationaux soutiennent les GLR dans leurs efforts de transition verte, notamment :
Répondre aux besoins locaux pendant la mise en œuvre du Pacte Vert pour l’Europe (EGD).
Favoriser un dialogue collaboratif et des partenariats avec les GLR.
Simplifier et augmenter le financement des initiatives locales.
Assurer une mise en œuvre équitable entre les régions.
Faire de la transition verte une priorité pour la coopération transfrontalière.
La présidente du CCRE, Gunn Marit Helgesen, a souligné l’importance des gouvernements locaux dans la facilitation de changements concrets, déclarant : « Les municipalités et les régions posent les bases d’une Europe plus compétitive en mettant en œuvre des projets d’énergie renouvelable et en développant des infrastructures durables. »
Ce rapport constitue une ressource essentielle pour les gouvernements locaux et régionaux, visant à les guider dans l’exploitation de la transition verte afin de favoriser la croissance économique tout en faisant face aux défis urgents du changement climatique.
« Gérer l’avenir pour la résilience environnementale »
Le CCRE et ALDA ont le plaisir d’annoncer la Conférence Publique « Gérer l’avenir pour la résilience environnementale », organisée le 9 octobre, de 11h00 à 17h00. La conférence sera une occasion d’échanger de manière interactive sur la manière de surmonter la préférence pour des solutions à court terme en matière de gestion locale du changement climatique et de planification pour une gouvernance environnementale plus participative et préparée.
La conférence offre une plateforme interactive pour explorer comment dépasser le court-termisme dans la gestion locale du climat, en mettant l’accent sur une gouvernance environnementale orientée vers l’avenir et participative. Elle débutera par un discours d’ouverture de l’Agence européenne pour l’environnement, suivi d’un débat en panel intitulé « Élaboration de politiques locales et régionales pour un avenir durable », avec des intervenants institutionnels discutant des défis auxquels font face les villes européennes et des approches innovantes pour lutter contre le changement climatique. L’après-midi, des experts partageront des perspectives sur la prospective stratégique et les éléments clés pour des politiques climatiques tournées vers l’avenir, y compris la coopération décentralisée, l’élaboration participative des politiques et l’éducation non formelle.
Inscrivez-vous ici et rejoignez-nous le 9 octobre !
Le projet FOSTER vise à contribuer au développement de cadres de gouvernance qui peuvent aborder de manière efficace et inclusive les défis environnementaux futurs au niveau local, en favorisant la prospective stratégique et la gestion préventive locale des phénomènes liés au changement climatique. Il s’agit d’un projet de deux ans financé par le programme CERV – Citoyens, Égalité, Droits et Valeurs de l’Union européenne.
Réflexions sur le Nouveau Pacte pour l’Avenir : Un Jalonnement pour les Gouvernements Locaux et Régionaux, avec Encore du Travail à Venir
L’inclusion des Gouvernements Locaux et Régionaux (GLR) dans le Pacte pour l’Avenir récemment adopté, en particulier dans l’Article 83, représente une étape importante. Cet article reconnaît leur rôle crucial et appelle le Secrétaire général de l’ONU à proposer des recommandations sur la manière de collaborer avec les autorités locales et régionales pour faire avancer l’Agenda 2030, notamment en localisant les Objectifs de Développement Durable (ODD).
Cependant, cette réalisation n’est qu’un début. Exploiter pleinement le potentiel des GLR dans la gouvernance mondiale nécessite des efforts continus. Voici cinq points clés qui reflètent l’impact de ce pacte sur la communauté des leaders locaux.
Les Villes et Gouvernements Locaux sur la Scène Mondiale
L’adoption de ce texte reflète une reconnaissance généralisée du rôle essentiel que jouent les villes et les gouvernements locaux dans la construction d’un avenir durable. La conversation a évolué : il ne s’agit plus de questionner leur pertinence mais de se concentrer sur la collaboration pour faire progresser tous les niveaux. Ce changement est crucial pour faire avancer l’Agenda 2030 et promouvoir un développement durable pour tous.
Le Mouvement Croissant pour la Gouvernance Locale
L’engagement avec le Secrétaire général de l’ONU et d’autres parties prenantes met en lumière l’élan croissant du mouvement qui plaide pour le rôle unique des GLR. Contrairement aux organisations de la société civile, les gouvernements locaux ont des mandats et des électorats distincts, ce qui rend leurs contributions essentielles pour façonner un avenir durable.
Le Modèle du Groupe de Travail Mondial : Une Approche Éprouvée
Les défis mondiaux—qu’il s’agisse de garantir la paix, de réduire les inégalités, de lutter contre la pénurie d’eau, ou de réformer les systèmes alimentaires—requièrent une action coordonnée à tous les niveaux de gouvernement. Le Groupe de Travail Mondial des GLR s’est révélé efficace pour unir les agendas et coordonner le plaidoyer sur des enjeux qui transcendent les frontières et les juridictions.
La Reconnaissance Progresse, Mais Reste Limitée
Bien que l’inclusion des GLR dans le texte soit une étape positive, leur rôle reste en grande partie centré sur la mise en œuvre des ODD. Il est essentiel que les gouvernements locaux et régionaux soient reconnus non seulement comme des exécutants, mais aussi comme des partenaires à part entière dans l’élaboration des politiques qui affectent l’avenir de nos communautés.
Les Défis pour la Démocratie Locale
Les préoccupations grandissent concernant l’avenir de la démocratie locale, car les régimes autocratiques et les réformes centralisatrices menacent l’autonomie des gouvernements locaux. La réduction des pouvoirs et les coupes budgétaires mettent en péril la durabilité de la démocratie locale. Bien que le Secrétaire général de l’ONU actuel soutienne la gouvernance locale, l’après-2025 reste incertain, posant des risques pour l’autonomie locale.
Ce qu’il faut surveiller
Bien que le Pacte pour l’Avenir marque une étape cruciale, beaucoup de travail reste à faire pour parvenir à la pleine reconnaissance et à l’autonomisation des GLR. C’est maintenant le moment de poursuivre nos efforts, afin de s’assurer que nos voix continuent de façonner les agendas mondiaux et nationaux pour l’avenir de nos communautés.
Une délégation de maires et de conseillers européens se rendra à New York pour défendre le rôle essentiel des collectivités locales et régionales au sein des organes intergouvernementaux des Nations Unies lors du prochain Forum politique de haut niveau (FPHN) (8-17 juillet).
Cette année, le FPHN portera sur le thème « Renforcer l’Agenda 2030 et éradiquer la pauvreté en période de crises multiples » et se tiendra sous l’égide du Conseil économique et social.
Une fois encore, les maires et les conseillers européens feront entendre leur voix et présenteront comment le niveau local peut apporter des solutions durables, résilientes et innovantes.
Parmi eux figurent :
Véronique Bertholle, adjointe au maire chargée des relations européennes et internationales de Strasbourg (France), porte-parole de PLATFORMA
Francine Farrugia, conseillère municipale de Siggiewi (Malte), membre du Comité des jeunes élus du CEMR-PLATFORMA
Clare Hart, vice-présidente de Montpellier Métropole, présidente du groupe Crise et Réhabilitation de Cités Unies France
Gail Macgregor, présidente du conseil de Dumfries and Galloway (Écosse, Royaume-Uni) (COSLA), porte-parole pour l’environnement et l’économie, porte-parole du CEMR pour les ODD
Nicole Unterseh, maire de Bonn (Allemagne), Deutscher Städtetag
…
Les maires et conseillers participeront activement à plusieurs réunions, notamment à l’événement spécial de la coalition Local2030 intitulé « Débloquer le changement transformateur grâce à la localisation des six transitions ODD », le 10 juin, au cours duquel Francine Farrugia présentera officiellement l’étude annuelle 2024 du CEMR-PLATFORMA. Sur les ODD.
Cette année, l’étude « Les collectivités territoriales européennes localisent les ODD. Il reste peu de temps pour avoir de l’impact » rassemble 46 réponses d’associations de collectivités locales et régionales, représentant 31 pays européens.
Dans l’avant-propos, Tengiz Mtvarelishvili, président du conseil municipal de Telavi en Géorgie et porte-parole de PLATFORMA, met en garde contre les retards dans la mise en œuvre des 17 Objectifs de développement durable (ODD). « Mais il y a de l’espoir : les collectivités locales et régionales sont en première ligne, au plus près des citoyens et particulièrement bien placées pour trouver des solutions adaptées », affirme-t-il.
Eva Baños de Guisasola, conseillère de PLATFORMA sur les ODD, les agendas mondiaux et le climat, et Federica Bordelot, directrice des politiques et de l’impact du CEMR, animeront plusieurs sessions.
Afin de renforcer la voix des collectivités locales et régionales, PLATFORMA et le CEMR s’associent au Groupe de travail mondial des collectivités locales et régionales (GTF), piloté par CGLU.
Cette année, le Forum politique de haut niveau sera suivi du Sommet des Nations Unies pour l’avenir, qui se tiendra également à New York les 22 et 23 septembre. Les gouvernements locaux et régionaux s’y réuniront lors d’un week-end d’action en amont de la réunion.