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Solutions énergétiques municipales

Les municipalités démontrent la valeur de l’énergie produite localement


En cette période d’incertitude géopolitique, les municipalités jouent un rôle essentiel dans l’indépendance énergétique de l’Europe en promouvant les énergies renouvelables locales avec les communautés. La Convention des maires de l’UE mobilise les élus locaux pour développer l’énergie communautaire et garantir que les bénéfices restent au niveau local.

Ces cinq dernières années, les conflits géopolitiques ont fait grimper à deux reprises les prix de l’énergie en Europe, révélant la dépendance et la vulnérabilité du continent aux énergies fossiles. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a averti que la récente guerre en Iran coûte à l’UE 500 millions d’euros par jour. Face à la flambée des prix du pétrole et du gaz, les ménages et les entreprises de toute l’Europe en subissent les conséquences.

La réponse apparaît de plus en plus clairement en Europe : produire davantage d’énergie renouvelable sur son territoire.

Cette vision est clairement exposée dans la communication AccelerateEU ​​récemment publiée par la Commission européenne, qui répond à la hausse des coûts énergétiques de l’UE sur des marchés volatils des combustibles fossiles et vise à accélérer la transition vers une énergie propre et à renforcer notre résilience énergétique, l’un de ses piliers étant « plus d’énergie produite localement ».

Mais cette transformation ne se fera pas uniquement au niveau national. Elle se construira aussi localement – dans les villes, les villages et les bourgs de toute l’Europe – où les autorités locales pourront collaborer avec les communautés locales pour bâtir, à partir de la base, l’avenir énergétique européen.

La dimension locale de l’énergie produite localement

Les collectivités locales sont idéalement placées pour transformer les ressources locales comme le soleil, le vent et l’eau en énergie abordable et fiable pour leurs communautés.

L’énergie produite localement protège les résidents des fluctuations mondiales des prix en réduisant leur dépendance aux énergies fossiles importées. Elle renforce la sécurité énergétique et donne aux collectivités un meilleur contrôle sur leur approvisionnement. Elle aide également les municipalités à atteindre plus rapidement leurs objectifs climatiques, en mobilisant tous les acteurs de la transition, tout en préservant les retombées économiques de cette transition énergétique au sein de l’économie locale.

Cela signifie des factures moins élevées et plus stables, de nouveaux emplois et une confiance accrue du public dans la transition.

Partout en Europe, les municipalités s’engagent à promouvoir l’énergie produite localement, en utilisant un large éventail d’outils, comme le démontrent les signataires de la Convention des maires de l’UE.

Énergie communautaire : produite localement et alimentée par nous

L’un des outils les plus efficaces dont disposent les collectivités locales est l’énergie communautaire, où citoyens, municipalités et entreprises locales produisent, possèdent et gèrent ensemble des énergies renouvelables. L’énergie communautaire est une énergie locale à l’état pur. Elle permet aux citoyens de maîtriser leur avenir énergétique, de bénéficier de prix stables et de profiter directement des avantages qui en découlent.

Reconnues dans le cadre du paquet énergie citoyenne de la Commission européenne, plus de 8 000 communautés énergétiques existent déjà en Europe. Leur potentiel est immense : d’ici 2030, leur nombre pourrait être multiplié par dix et elles pourraient alimenter entre 25 et 30 millions de foyers.

Les projets énergétiques communautaires sont souvent portés par les citoyens, mais les municipalités peuvent aussi s’impliquer, contribuer à leur pilotage et parfois même les diriger. Dans ce cas, les retombées sont généralement plus importantes et plus durables, permettant à ces communautés d’atteindre leur plein potentiel.

Partout en Europe, les collectivités locales de toutes tailles et de tous types – des villes et agglomérations urbaines aux villages ruraux – démontrent comment le leadership municipal renforce l’énergie communautaire.

Comment les municipalités peuvent diriger

La première et la plus simple façon pour une municipalité de montrer l’exemple est de faciliter la tâche des porteurs de projet. La mise en place d’une communauté énergétique soulève de nombreux défis juridiques et techniques.

Les municipalités peuvent apporter leur aide en simplifiant les procédures, en mettant en relation les parties prenantes, en sensibilisant le public et en fournissant des conseils techniques.

À Valence, en Espagne, un réseau de bureaux locaux de l’énergie a contribué à la création de dix communautés énergétiques gérées par les citoyens depuis 2020 grâce à un travail de sensibilisation soutenu, des conseils d’experts et un soutien direct aux résidents.

À Sienne, en Italie, les autorités locales ont soutenu le développement d’une communauté énergétique locale en recensant les espaces publics appropriés et en contribuant à simplifier les procédures administratives. Elles ont également mis en place un groupe de travail technique avec des partenaires universitaires et institutionnels afin d’établir une structure de gouvernance stable et à but non lucratif, jouant ainsi un rôle clé dans la création de cette initiative et l’orientation de son développement initial.

Deuxièmement, et de manière un peu plus poussée, les municipalités peuvent apporter directement leur aide et soutenir ceux qui créent la communauté.

Ils peuvent débloquer des ressources publiques, fournir un soutien financier et offrir des ressources pratiques dont les collectivités peuvent manquer.

À Heilbronn, en Allemagne, la municipalité a loué des toits publics à la coopérative EnerGeno en échange d’une électricité moins chère. Ce qui n’était au départ qu’un simple arrangement s’est transformé en un partenariat durable pour le climat et l’énergie.

Dans le village rural catalan de Bellpuig, en Espagne, la municipalité a mis à disposition les toits et l’espace public pour des installations solaires et des bornes de recharge pour véhicules électriques, tout en soutenant la coopérative qui produit désormais plus de 490 MWh d’électricité renouvelable chaque année.

Pour aller encore plus loin, les municipalités peuvent s’impliquer directement et piloter directement des projets énergétiques communautaires.

Ceux qui souhaitent s’impliquer davantage peuvent rejoindre directement des communautés énergétiques et co-investir. Face au manque de sensibilisation et de proactivité en matière d’énergie communautaire, les municipalités peuvent également prendre l’initiative et piloter le projet, en montrant l’exemple.

Dans la petite ville rurale basque d’Ispaster, en Espagne, la municipalité est devenue membre de sa communauté énergétique locale, renforçant ainsi la confiance et l’engagement à long terme.

À Križevci, en Croatie, la municipalité s’est associée à une coopérative énergétique locale pour lancer une campagne de financement participatif en vue de l’installation de panneaux solaires dans le centre-ville et la bibliothèque. Ces campagnes, destinées à financer un projet de toitures solaires, ont permis de récolter les fonds nécessaires en quelques jours et ont démontré un fort intérêt des citoyens pour les énergies renouvelables.

Lorsque les autorités locales participent directement, elles envoient un signal fort indiquant que l’énergie communautaire est une priorité partagée.

Au-delà de l’énergie communautaire

L’énergie communautaire est l’un des outils les plus efficaces à disposition, mais ce n’est pas le seul. Les municipalités peuvent également promouvoir la production locale d’énergie grâce à des achats stratégiques, des partenariats public-privé, des programmes de flexibilité avec les gestionnaires de réseau, la gestion numérique de l’énergie, la rénovation des bâtiments, la réduction de la demande et les micro-réseaux de quartier.

Valence, par exemple, intègre des critères sociaux et environnementaux dans ses achats d’énergie, tandis qu’Ispaster exploite un micro-réseau hybride fournissant aux bâtiments et aux ménages de la chaleur et de l’électricité renouvelables, avec un système de stockage.

Un leadership significatif n’a pas besoin d’être à grande échelle. Il peut commencer par le toit d’une école, un pâté de maisons ou une rue.

Libérez votre potentiel grâce à l’énergie locale

L’avenir énergétique de l’Europe ne dépend pas des importations. Il peut être produit localement, géré collectivement et conçu pour servir en priorité les communautés – une énergie produite et produite chez nous.

Les municipalités sont idéalement placées pour mener cette transition. La Convention des maires de l’UE met en lumière toutes les manières dont le leadership local contribue à bâtir un avenir énergétique propre, abordable et indépendant pour l’Europe. Suivez-nous pour en savoir plus.

Votre municipalité fait-elle quelque chose pour promouvoir l’énergie locale ?

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Rencontrez Fabien Pérez (Marseille)

Marseille city image

Rencontrez le héros local : Fabien Pérez, qui fait de Marseille une ville climatiquement neutre


La voie de Marseille vers la neutralité climatique

Marseille est en pleine mutation écologique, amorcée en 2020 avec l’entrée de la lutte contre le changement climatique au cœur du débat politique local. Ce nouvel élan est apparu au moment même où l’Europe renforçait son soutien aux villes pionnières en matière de neutralité climatique, offrant ainsi à Marseille l’opportunité d’accélérer sa transition.

La ville a reconnu que ses défis étaient multidimensionnels. Réduire les émissions de gaz à effet de serre, s’adapter au changement climatique et lutter contre la précarité énergétique figuraient parmi les priorités urgentes. Les responsables locaux ont compris que l’action climatique était indissociable des réalités sociales.

En février 2026, avant les élections locales françaises, nous avons interviewé Fabien Pérez, alors conseiller municipal de Marseille chargé des Fonds européens, afin d’en savoir plus sur cette expérience.

Relier la vision locale à l’ambition européenne

En 2022, Marseille a été sélectionnée parmi 377 candidates pour rejoindre les 100 villes participant à la « Mission de l’UE : Villes neutres en carbone et intelligentes », un moment que Fabien Pérez décrit comme « le début d’un nouveau chapitre dans la transition écologique de Marseille ».

Deux ans plus tard, en 2024, la ville a officiellement reçu le label « 100 villes neutres en carbone » suite à une évaluation de la Commission européenne. Cette distinction renforce non seulement sa visibilité au niveau européen, mais lui donne également accès à une expertise technique et à des financements dédiés pour accélérer sa décarbonation — étapes cruciales vers l’objectif de neutralité climatique de l’Europe d’ici 2050.

Un processus collectif : élaborer un contrat partagé pour une ville climatique

L’un des piliers de cette transformation est le Contrat Ville Climat de Marseille, élaboré en collaboration avec la Métropole Aix-Marseille-Provence, la Région Sud et plus de 250 acteurs privés. Comme l’explique Pérez, « le Contrat Ville Climat a été préparé avec les citoyens, les entreprises, les associations… une feuille de route collective pour décarboner le territoire d’ici 2030 ».

Derrière cette feuille de route se cache un choix politique : abandonner une vision verticale et construire une stratégie partagée qui aborde divers sujets tels que la mobilité, le bâtiment, les énergies renouvelables, l’économie circulaire et les déchets, la nature en ville, l’agriculture urbaine, la mer et le littoral ou l’éducation.

L’élaboration du contrat a également créé un nouvel élan sur l’ensemble du territoire — une volonté de transformer la ville et d’accélérer la transition, conjuguée à la nécessité de sécuriser et de coordonner les ressources financières nécessaires.

Action climatique ancrée dans les réalités marseillaises

La transition écologique de Marseille est façonnée par les défis spécifiques à son territoire. Comme dans de nombreuses villes européennes, le transport routier est une source importante d’émissions. Mais Marseille subit également la pression des activités industrielles qui l’entourent, les émissions liées au transport aérien ou aux chaînes d’approvisionnement alimentaire, et les contraintes géographiques liées à son statut de grand port.

Son appartenance à la région méditerranéenne rend également cette ville extrêmement vulnérable aux effets du changement climatique. Comme l’explique Pérez, Marseille est régulièrement confrontée à des phénomènes météorologiques extrêmes, à la fragilité de ses sols et à un littoral déjà en pleine mutation – et qui continuera d’évoluer dans les années à venir. Ces vulnérabilités ont contraint les autorités locales à adopter une vision à long terme et à se préparer aux défis de demain.

L’urgence sociale est un autre facteur déterminant. Lutter contre la précarité énergétique est devenu non seulement une priorité environnementale, mais aussi un moyen de renforcer la cohésion sociale et d’apporter un soutien concret et significatif aux habitants. « La transition écologique doit aller de pair avec la justice sociale », affirme Pérez.

De la planification à l’action : des projets pertinents sur le terrain

Le label européen a déjà permis de débloquer de nouveaux financements pour la transition de Marseille. Près de 6 millions d’euros sont investis dans des initiatives concrètes et ancrées dans la communauté, notamment :

  • Un programme de sensibilisation de proximité (600 000 €), envoyant des ambassadeurs dans les quartiers clés pour travailler directement avec les résidents et les entreprises sur des initiatives écologiques.
  • Projet Jet Cities, soutenant les changements dans l’emploi et les compétences induits par la transition écologique (1,5 million d’euros).
  • Le projet « Poséidon » (400 000 €) promeut les énergies renouvelables, les systèmes de récupération de chaleur et la rénovation écoénergétique.
  • Le projet PeriAsty (1,2 million d’euros) soutient la transition des zones périurbaines d’Europe vers des environnements neutres en carbone, durables et résilients dans des domaines tels que la mobilité.
  • Un soutien supplémentaire via le mécanisme ELENA, contribuant au financement de rénovations à grande échelle des bâtiments publics et au développement des solutions d’énergies renouvelables.

Ces premiers projets illustrent comment Marseille passe de la planification à la réalisation, et comment le soutien européen peut aider les collectivités locales à transformer les stratégies à long terme en actions concrètes.

Marseille est également devenue signataire de la Convention des maires de l’UE en 2021, une initiative à laquelle participe également le CEMR. Dans le cadre de cette initiative, la ville a partagé plusieurs études de cas, notamment son plan pour des factures d’électricité à zéro euro, sa stratégie de rénovation des espaces publics, sa stratégie de chauffage urbain et sa stratégie de transformation énergétique communautaire.

Sous l’égide de la Métropole Aix-Marseille-Provence, la ville a participé aux missions de l’UE « Adaptation au changement climatique », une autre initiative à laquelle participe le CEMR, avec un budget de 999 000 € pour un projet combinant partenariats public-privé visant à réduire les émissions de CO₂.

Une ville méditerranéenne capable d’inspirer l’Europe

L’initiative de Marseille dans ce domaine, conjuguée à sa situation géographique et à son identité, en fait un exemple inspirant pour les autres villes européennes. Carrefour méditerranéen majeur, riche de communautés diverses et d’un paysage socio-climatique complexe, elle est confrontée à nombre de défis communs à toutes les villes d’Europe.

Fabien Perez - Local Hero Marseille

C’est pourquoi Pérez souligne l’importance plus large de la ville :

« Mettre en avant des villes représentatives comme Marseille, avec son port méditerranéen, peut inspirer d’autres villes européennes à s’orienter vers la neutralité carbone. »

Marseille démontre que la neutralité climatique n’est pas seulement un impératif environnemental, mais aussi une opportunité de repenser la gouvernance, de renforcer la cohésion sociale et de construire une vision partagée de l’avenir. Son initiative montre comment les villes obtiennent déjà des résultats conformes aux objectifs mondiaux de neutralité climatique d’ici 2050.

Marseille est membre de l’AFCCRE, l’association française du CEMR.

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Académie du climat pour les dirigeants locaux 

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Académie du climat des dirigeants locaux : co-créer une action climatique axée sur la justice 


Les 25 et 26 mars, le CEMR, en collaboration avec CGLU et PLATFORMA, a organisé l’Académie du climat des dirigeants locaux, un espace de formation et d’échange en ligne destiné aux dirigeants locaux et régionaux engagés à faire progresser une action climatique fondée sur la justice, l’égalité et la participation.

Organisée sous le titre « Co-créer l’action climatique : un leadership axé sur la justice pour les collectivités locales et régionales », l’Académie a réuni des élus, des praticiens, des représentants de la jeunesse et des experts afin d’explorer comment les collectivités locales peuvent traduire leurs engagements climatiques en actions inclusives et ancrées localement.

Placer la justice au cœur du leadership climatique

Lors de l’ouverture de l’Académie, Fabrizio Rossi, secrétaire général du CEMR, a souligné la nécessité pour les dirigeants locaux d’aller au-delà des réponses climatiques fragmentées et de co-créer à la place des solutions qui s’attaquent au changement climatique tout en tenant compte des inégalités sociales et de genre.

Le deuxième jour, Pablo Fernández, secrétaire général adjoint chargé des partenariats à CGLU, a présenté la stratégie d’apprentissage mondiale de CGLU, mettant l’accent sur la diplomatie des villes et la co-création comme outils clés de mise en œuvre. Il a souligné que le renforcement des capacités inclusif — impliquant en particulier les jeunes et les femmes — est essentiel pour accélérer les progrès vers les Objectifs de développement durable, y compris la révision en cours de l’ODD 11.

Tirer les leçons des pratiques locales

Tout au long de ces deux jours, l’Académie a présenté des exemples concrets d’actions climatiques centrées sur la justice menées par des villes et des territoires :

  • En Catalogne, les municipalités collaborent à l’achat collectif d’énergie renouvelable afin de réduire les émissions et les coûts.
  • Dublin a partagé son travail sur les approches systémiques du financement climatique visant à surmonter les obstacles organisationnels à l’investissement.
  • Athènes a présenté la co-création de son Contrat climatique, comprenant une Assemblée des jeunes pour le climat et le soutien à 30 projets menés par des jeunes.
  • Des partenariats internationaux ont été mis en avant, tels que la coopération de longue date entre Cologne (Allemagne) et les communautés autochtones de Yarinacocha (Pérou), ainsi que le projet Bio Plateau qui promeut la gestion communautaire de l’eau dans le Bouclier guyanais.

La voix des jeunes et les perspectives mondiales

L’Académie a été marquée par les interventions liminaires de Marcele Oliveira, jeune championne du climat pour la COP30, et de Mark M. Akrofi, chercheur à l’AISESA. Leurs contributions ont souligné l’importance d’impliquer les communautés vulnérables, de lutter contre le racisme environnemental et d’intégrer la justice intergénérationnelle dans la planification climatique locale.

Leurs réflexions font écho à des débats plus larges sur la justice climatique, notamment ceux partagés dans l’interview de PLATFORMA intitulée « La justice climatique commence là où les gens vivent », qui explore pourquoi les approches ancrées localement sont essentielles à une action climatique juste et efficace.

Adaptation au changement climatique et coopération à plusieurs niveaux : la session Climate Chance

Le 26 mars 2026, une session dédiée organisée par Climate Chance a placé l’adaptation au changement climatique au centre des discussions, soulignant l’impact croissant des inondations, des sécheresses, des vagues de chaleur et des incendies de forêt sur les territoires européens, ainsi que la nécessité d’agir dès maintenant.

En ouvrant la session, Ronan Dantec, président de Climate Chance et porte-parole du CCRE sur le climat, a souligné que la lutte contre les risques climatiques exigeait un effort collectif : « Le changement climatique affecte l’Europe à travers des inondations, des sécheresses, des vagues de chaleur et des incendies de forêt qui ont un impact sur les communautés et les économies. Renforcer la résilience nécessite une collaboration entre les gouvernements, les entreprises, les assureurs, les investisseurs et la société civile. »

Les échanges ont porté sur les défis à venir en matière d’adaptation au changement climatique et sur la manière dont la gouvernance à plusieurs niveaux, la coopération intersectorielle et l’amélioration des mécanismes de financement et de partage des risques peuvent renforcer la résilience. La session a également apporté des contributions au futur Cadre intégré de l’UE pour l’adaptation au changement climatique, attendu fin 2026, et a bénéficié de l’expertise de Mme Christiana Photiadou, de l’Agence européenne pour l’environnement.

Vous souhaitez en savoir plus sur notre Académie climatique des dirigeants locaux ?

🎥 Regardez les enregistrements :

Lisez l’entretien croisé entre la responsable climatique Marcele Oliveira et le scientifique spécialisé dans le développement durable Mark M. Akrofi

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Eaux urbaines: il faut agir maintenant

Water Management - Best Practices

Le CCRE appelle à une mise en œuvre rapide de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD)


Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) demande aux députés européens de soutenir la mise en œuvre rapide et efficace de la directive révisée relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD). La directive introduit une nouvelle étape de traitement visant à éliminer les micropolluants des eaux urbaines résiduaires, une exigence majeure pour la protection de la santé publique et de l’environnement. Son système de responsabilité élargie du producteur (REP) garantit que les responsables de ces polluants couvrent au moins 80 % des coûts de traitement associés.

Pour les collectivités locales et régionales, ce mécanisme est essentiel pour faire respecter le principe du pollueur-payeur et éviter de faire peser la charge financière du traitement quaternaire sur les usagers. La directive comprend déjà des garanties visant à répondre aux préoccupations concernant l’accessibilité financière, l’approvisionnement et la disponibilité des médicaments, ainsi que des mécanismes de suivi et d’ajustement une fois la mise en œuvre engagée.

Le CCRE s’oppose fermement aux propositions visant à suspendre ou à reporter les dispositions relatives à la REP. Une telle suspension compromettrait la planification des investissements à long terme dans les infrastructures de traitement des eaux usées, accroîtrait l’incertitude et mettrait en péril des services publics essentiels.

Les collectivités locales et régionales préparent déjà des investissements pour se conformer aux exigences de la directive. Un environnement réglementaire stable est essentiel pour préserver la santé publique, la protection de l’environnement et la compétitivité à long terme de l’Europe.

Le CCRE appelle les décideurs de l’UE à aller de l’avant avec la mise en œuvre comme convenu et à utiliser les mécanismes de révision existants de la directive pour apporter les ajustements nécessaires sur la base des données recueillies au cours du processus de mise en œuvre.

En savoir plus sur l’action du CCRE en matière de protection de l’eau :

L’appel conjoint du CCRE et de partenaires aux députés européens pour une mise en œuvre rapide de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD)

Protéger l’eau propre

Document d’orientation du CCRE sur la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires

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Changement climatique en Europe

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Le CCRE appelle à une approche territoriale de la résilience climatique en Europe


L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde. Les vagues de chaleur, les inondations, les sécheresses et les phénomènes météorologiques extrêmes affectent déjà les communautés, les infrastructures et les écosystèmes sur l’ensemble du continent — avec des impacts qui varient fortement d’un territoire à l’autre. Dans ce contexte, l’adaptation au changement climatique est devenue une priorité urgente pour les villes, les communes et les régions, qui sont en première ligne pour maintenir les services essentiels et renforcer la résilience sur le terrain.

Alors que la Commission européenne élabore actuellement un nouveau cadre intégré pour la résilience climatique et la gestion des risques en Europe, le CCRE a publié un nouveau document de position intitulé S’adapter ensemble – Une approche territoriale de la résilience et de la gestion des risques, présentant des recommandations concrètes pour renforcer l’approche européenne en matière d’adaptation et de préparation face au changement climatique.

Un nouveau document de position : S’adapter ensemble

Le document met en évidence une réalité claire : les collectivités locales et régionales mettent déjà en œuvre la grande majorité des mesures d’adaptation, mais leur rôle reste insuffisamment reconnu et soutenu dans les cadres européens et nationaux. Le document appelle à une approche territoriale de la résilience climatique, fondée sur la gouvernance multiniveau et structurée autour de six priorités clés :

  • Donner aux collectivités locales et régionales des mandats clairs et la flexibilité nécessaire pour agir ;
  • Renforcer les capacités locales grâce à un meilleur accès aux données, aux outils et à l’apprentissage entre pairs ;
  • Garantir des financements prévisibles et accessibles pour les investissements en matière d’adaptation ;
  • Améliorer la préparation et la gestion des risques de catastrophe ;
  • Restaurer les écosystèmes et développer les solutions fondées sur la nature ;
  • Assurer la résilience de l’eau grâce à une gestion intégrée et pilotée au niveau local.

En combinant des leviers horizontaux (gouvernance, capacités et financements) avec des recommandations sectorielles, le document montre que l’autonomisation des villes, des communes et des régions est essentielle à la résilience globale de l’Europe.

Les villes, communes et régions en première ligne des politiques d’adaptation

Ronan Dantec, porte-parole du CCRE pour le climat, souligne :

« Aujourd’hui, il est urgent de reconnaître que l’adaptation au changement climatique est un enjeu central pour les municipalités et les régions de toutes tailles. Investir dans des infrastructures durables et utiliser nos ressources de manière plus efficace n’est pas une option, mais une nécessité pour garantir un avenir prospère pour toutes et tous. »

Les impacts climatiques sont intrinsèquement locaux. Même au sein d’un même pays, les risques peuvent varier considérablement entre zones urbaines et rurales, régions côtières et intérieures, ou territoires du nord et du sud. Les villes, communes et régions sont donc les mieux placées pour :

  • Évaluer les risques et vulnérabilités climatiques locaux ;
  • Protéger les populations vulnérables ;
  • Planifier et gérer des infrastructures résilientes ;
  • Assurer la continuité des services essentiels tels que l’eau, les transports et l’énergie ;
  • Mettre en œuvre des solutions fondées sur la nature et restaurer les écosystèmes.

Leur proximité avec les citoyens leur permet également d’intégrer la résilience sociale dans les politiques d’adaptation, afin de garantir que personne ne soit laissé de côté à mesure que les impacts climatiques s’intensifient.

Se préparer au futur cadre intégré de l’UE sur la résilience climatique

Le document de position du CCRE intervient à un moment politique clé, alors que le nouveau cadre intégré européen pour la résilience climatique et la gestion des risques devrait être adopté par la Commission européenne au second semestre 2026. Ce cadre visera à établir une approche européenne globale et cohérente en matière de résilience et de préparation face aux risques climatiques.

La consultation publique en cours de la Commission européenne sur ce futur cadre intégré comprend des questions portant notamment sur : l’intégration de la résilience dans les politiques de l’UE (« resilience by design »), l’harmonisation et la comparabilité des évaluations des risques climatiques, le financement de l’adaptation, le soutien aux niveaux local et régional, ainsi que la prise en compte des impacts du changement climatique sur la santé.

Le CCRE élabore actuellement une réponse à cette consultation en coopération avec son groupe d’experts, en demandant que les villes, les communes et les régions soient reconnues non seulement comme des acteurs de mise en œuvre, mais aussi comme des partenaires stratégiques dans la conception, le financement et le suivi de ce futur cadre. La consultation est ouverte jusqu’au 23 février 2026. Le CCRE encourage ses membres à y participer et à faire entendre leur voix.

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Offre d’emploi – Climat & énergie

TOWN HALL COP - News

Offre d’emploi – Chargé·e de mission Climat & Énergie


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE/CEMR), le plus grand réseau de collectivités locales et régionales en Europe, recrute un·e Chargé·e de mission – Climat et Énergie pour contribuer à ses activités de politique publique, de plaidoyer et de projets depuis son bureau de Bruxelles.

Ce poste offre l’opportunité de soutenir la transition climatique européenne en veillant à ce que les priorités des villes et des régions soient pleinement prises en compte dans l’élaboration des politiques et initiatives européennes.

Un poste à l’interface entre politique publique et mise en œuvre

Le poste combine analyse stratégique des politiques publiques et travail opérationnel sur des projets. Le·la Chargé·e de mission suivra les évolutions européennes en matière de climat et d’énergie, rédigera des documents de position et de plaidoyer, interagira avec les institutions européennes et les parties prenantes, et contribuera au développement et à la mise en œuvre de projets financés par l’UE.

Principales responsabilités

Le·la Chargé·e de mission sera chargé·e de :

  • Gérer les travaux politiques et législatifs sur le climat et l’énergie
  • Travailler avec les membres du CCRE et soutenir les groupes d’experts
  • Mettre en œuvre des actions de plaidoyer auprès des institutions européennes
  • Rédiger des documents de position, notes d’analyse et briefings
  • Contribuer aux projets financés par l’UE, y compris le suivi et le reporting
  • Soutenir la communication, l’organisation d’événements et les partenariats

Profil recherché

Le CCRE recherche un·e candidat·e titulaire d’un master pertinent, disposant de deux à trois ans d’expérience professionnelle, d’une bonne connaissance des politiques européennes en matière de climat et d’énergie, d’une expérience en plaidoyer et en gestion de parties prenantes, ainsi que d’une excellente maîtrise de l’anglais et d’un très bon niveau de français. De solides compétences organisationnelles et un esprit collaboratif sont essentiels.

Pourquoi rejoindre le CCRE

Travailler au CCRE offre l’opportunité de collaborer étroitement avec des collectivités locales et régionales de toute l’Europe et de contribuer à des politiques ayant un impact territorial concret. L’organisation propose un environnement multiculturel et un ensemble d’avantages attractifs, incluant des possibilités de télétravail, des chèques-repas, des assurances et la prise en charge des transports.

Lieu : Bruxelles
Contrat : Contrat à durée déterminée d’un an, avec possibilité de conversion en contrat à durée indéterminée
Date limite de candidature : 27 février 2026
Candidature : application@ccre-cemr.org

Lire la description complète du poste

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Construire une communauté climatique

TOWN HALL COP - News

Town Hall COP : Accélérer l’action climatique et renforcer la gouvernance à plusieurs niveaux pour lutter contre le changement climatique


Le renforcement de l’action locale et de la gouvernance multiniveau pour atteindre les objectifs climatiques est l’un des messages clés défendus par le CCRE et PLATFORMA. Le 19 novembre 2025, les deux réseaux ont organisé leur premier Town Hall COP, un dialogue climatique participatif visant à renforcer les partenariats entre niveaux de gouvernement. Les participants ont insisté sur la nécessité de relier les efforts climatiques aux grandes orientations mondiales, telles que les Objectifs de développement durable (ODD). L’événement s’est tenu en ligne alors que les négociations de la COP30 devraient s’achever cette semaine à Belém (Brésil).

Négociations de la COP30 et progrès réalisés depuis la COP21

Depuis Belém, Cecilia Kinuthia-Nienga, Directrice pour l’appui intergouvernemental et le progrès collectif à la CCNUCC, a présenté une mise à jour des négociations de la COP30, soulignant l’accent mis par la présidence sur le multilatéralisme, la confiance et le passage « des engagements à la mise en œuvre ».

Elle a rappelé l’importance de structures de gouvernance claires, de plans d’investissement et d’un soutien aux pays en développement pour permettre une mise en œuvre crédible des Contributions Déterminées au niveau National (CDN).

De retour de la COP30, Bridgette Burken-Holder, Directrice des programmes internationaux à la European Climate Foundation, a insisté sur l’évolution de l’Accord de Paris de 2015 comme « un instrument vivant », ainsi que sur les progrès réalisés en matière de réduction des émissions dans les villes, accompagnés d’une reconnaissance croissante du rôle des gouvernements infranationaux. Elle a souligné que 80 % des CDN soumises incluent désormais les villes et les régions comme partenaires clés.

Paraphrasant un participant de la COP30, elle a déclaré :
« En tant que gouvernements locaux, nous n’avons pas seulement besoin d’une place à la table des négociations : nous devons reconstruire la table pour nous assurer qu’elle peut accueillir tout le monde. »

Le porte-parole du CCRE pour l’environnement, Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique, a également retracé l’évolution du rôle des collectivités locales dans la gouvernance climatique au cours des 20 dernières années, soulignant leur importance pour atteindre les objectifs climatiques.

Thysia Tchekouteff, assistante politique à la DG Action pour le climat de la Commission européenne, a rappelé les objectifs climatiques de l’UE :
– devenir le premier continent neutre en carbone d’ici 2050,
– réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55 % d’ici 2030,
– atteindre 90 % de réduction d’ici 2040.

Elle a souligné le rôle clé de la coopération multiniveau, rappelant l’engagement de l’UE dans la Coalition of High Ambition Multi-Level Partnerships (CHAMP) et sa volonté de travailler avec les collectivités.

Action climatique : engagement politique, financement et mobilisation citoyenne

« Le changement climatique n’attend pas la prochaine élection », a rappelé Emil Brogn, maire de Cluj-Napoca (Association des municipalités de Roumanie). Il a appelé à renforcer le soutien politique, combiner les ressources financières et faciliter les choix verts pour les citoyens. Il a identifié trois “éléphants dans la pièce” :

  1. le soutien politique,
  2. le financement,
  3. l’engagement citoyen.

Il a souligné l’importance de communiquer les actions climatiques de manière à créer un lien clair avec les citoyens. Une idée partagée par Siri de Vrijer, conseillère politique en environnement auprès de l’eurodéputé Gerben-Jan Gerbrandy (Renew Europe – Pays-Bas) :
« Nous devons montrer aux citoyens ce qu’ils y gagnent. »
Elle a insisté sur la nécessité d’un récit qui reflète à la fois les perceptions des citoyens et les responsabilités des décideurs.

Même constat pour Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie et rapporteure de l’avis du Comité européen des régions sur la COP30 :
« Sans gouvernance multiniveau, les ambitions restent théoriques. Avec elle, les ambitions deviennent réalité. »
Elle a plaidé pour établir un dialogue formel multiniveau au sein de la CCNUCC.

Perspectives nationales : Moldavie et Croatie

Marina Lungu, cheffe de la section changement climatique du ministère de l’Environnement de Moldavie, a présenté la nouvelle CDN du pays, qui met l’accent sur la gouvernance multiniveau et introduit des mécanismes institutionnels pour la coordination climatique à tous les niveaux.

Miljenko Sedlar, responsable climat à l’Agence régionale d’énergie et de climat du nord-ouest de la Croatie, a présenté l’approche croate en matière d’action climatique, évoquant notamment un nouveau projet UE27, National Adaptation Hubs, visant à passer d’une adaptation réactive à une adaptation systémique à travers les États membres.

Initiatives locales pour le climat

« 80 % de ce qui peut être fait relève de l’influence des gouvernements locaux », a rappelé Marianne Overton, porte-parole du CCRE pour le climat et conseillère du North Kesteven et du Lincolnshire (R.-U.). Elle a évoqué les défis du changement climatique et le rôle essentiel des municipalités, citant des initiatives réussies : installation de panneaux solaires sur les logements sociaux, conception de bâtiments économes en énergie, etc.

Elle a également mentionné une motion adoptée par plus de 200 conseils locaux visant la neutralité carbone d’ici 2030.

Ola Nord, chef du bureau de la ville de Malmö auprès de l’UE, a présenté l’initiative Town Hall COP de la ville, qui a mobilisé 40 citoyens pour identifier les priorités climatiques, débouchant sur 26 propositions couvrant l’urbanisme, les transports, la démocratie, la transition juste, les modes de vie et l’énergie :
« Le changement est en marche, il y a beaucoup de progrès, mais il faut accélérer et renforcer cette dynamique. »

En regardant vers 2027

Risto Veivo, directeur climat à l’administration centrale de la ville de Turku (Finlande), a présenté une mise à jour du Rapport spécial du GIEC sur les villes, qui sera présenté à la COP27. Environ 100 auteurs principaux y contribuent, avec un focus sur les solutions adaptées aux types de villes et aux régions du monde.

Les résultats du Town Hall COP CCRE–PLATFORMA seront désormais partagés avec la large communauté de la LGMA (Local Governments and Municipal Authorities) des Nations unies, dont le CCRE est membre. En amont de la COP30, le CCRE a soutenu la Position commune LGMA, appel conjoint visant à reconnaître villes et régions comme moteurs essentiels de la mise en œuvre climatique mondiale.

Plus d’informations

Consultez l’infographie CCRE–PLATFORMA sur la COP30
Regardez l’enregistrement du Town Hall COP


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Budget UE : plan d’action – Local Alliance

Local Alliance - News Section

Faire du prochain budget européen un levier pour les villes et les régions : le plan d’action en 10 points de la Local Alliance


La Local Alliance – une coalition des principales organisations européennes de gouvernements locaux et régionaux : ACR+, CCRE, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS – vise à garantir que nos membres disposent des compétences et des ressources nécessaires pour renforcer la résilience, la compétitivité et la décarbonation de l’Europe.

Nous partageons une vision commune : le Cadre financier pluriannuel (CFP) 2028–2034 doit devenir un instrument puissant, démocratique et résilient, capable de renforcer la cohésion territoriale, la compétitivité de l’Europe et de permettre une transition juste vers une Europe neutre pour le climat et résiliente.

Les gouvernements locaux et régionaux sont en première ligne pour impulser le changement en Europe. Ils constituent le niveau démocratique le plus proche des citoyens, bénéficient de leur confiance, et assument – directement ou conjointement – la mise en œuvre de la majorité de la législation européenne. Ils mobilisent l’essentiel des investissements liés au climat, promeuvent l’innovation et la compétitivité, et garantissent la cohésion et la transition juste en veillant à ce qu’aucune communauté ne soit laissée pour compte. Sans leur leadership, l’Europe ne pourra pas atteindre ses ambitions climatiques, numériques, sociales et économiques.

Pourtant, au lieu de renforcer cette capacité, la proposition de la Commission pour le prochain CFP risque de marginaliser les gouvernements locaux et régionaux, pourtant les mieux placés pour mettre en œuvre les politiques. Une approche centralisée, qui ne reflète pas les réalités et priorités locales, menace non seulement l’efficacité de l’action sur le terrain, mais aussi la résilience démocratique, sociale et économique à long terme de l’Union. Comme le souligne le dernier rapport du Comité européen des régions, les villes et régions d’Europe ont besoin d’un budget qui permette de construire l’Union à partir du terrain – un budget où les autorités locales et régionales sont non seulement des exécutants, mais des co-créateurs de l’avenir de l’Europe.

Alors que les négociations sont déjà en cours, la Local Alliance appelle le Parlement européen et le Conseil de l’UE à saisir cette opportunité pour placer la démocratie, la cohésion territoriale et la compétitivité au cœur du prochain CFP, en reconnaissant les gouvernements locaux et régionaux comme des partenaires indispensables. L’Europe ne pourra atteindre ses objectifs stratégiques sans travailler main dans la main avec ses villes, communes et régions.
C’est pourquoi la Local Alliance présente un plan d’action en 10 points visant à garantir que le budget européen produise des résultats tangibles pour les citoyens dans tous les territoires, en Europe et au-delà.

Pour le prochain CFP, nous appelons à :

  1. Des mécanismes de gouvernance multiniveaux renforcés pour réaliser à la fois les réformes et les investissements.
  2. Un principe de partenariat renforcé pour la mise en œuvre du CFP.

Pour les Plans de partenariat nationaux et régionaux :

  1. Rendre obligatoires des chapitres régionaux et territoriaux dans les Plans de partenariat nationaux et régionaux, avec une section dédiée aux villes.
  2. Un fléchage budgétaire en faveur d’une transition juste et d’un niveau de vie abordable pour tous.
  3. Un véritable programme européen pour les villes de toutes tailles dans le cadre de la nouvelle facilité européenne.
  4. Un mécanisme de garantie pour assurer l’accès des autorités locales et régionales aux fonds européens.
  5. Des indicateurs de performance liés à la mise en œuvre du droit de l’UE et aux résultats territoriaux.

Pour le Fonds européen pour la compétitivité et Horizon Europe :

  1. Le Fonds de compétitivité et Horizon Europe doivent reconnaître explicitement les villes et régions en tant qu’innovateurs et investisseurs.

Pour Horizon Europe :

  1. Poursuivre l’approche “Missions” dans Horizon Europe.

Pour la Facilité Global Europe :

10. Un soutien renforcé aux villes et régions des pays candidats, essentiel pour l’avenir de la cohésion européenne.

Lire ici la prise de position complète

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Cérémonie du Pacte des Maires de l’UE

Covenant of mayors - Ceremony 2025

500 maires européens réunis pour parler de climat et de transition énergétique locale


Le 16 octobre, le Pacte des Maires de l’UE a réuni plus de 500 maires, représentants locaux et régionaux ainsi que des institutions européennes dans l’hémicycle du Parlement européen.

Organisé depuis le lancement de l’initiative en 2008, cet événement de haut niveau constitue le rassemblement annuel des signataires du Pacte engagés à garantir un avenir sûr et durable pour leurs citoyens. Depuis plus de quinze ans, le Pacte des Maires pour le Climat et l’Énergie de l’UE mobilise les dirigeants locaux à travers toute l’Europe afin de planifier, d’agir et de travailler avec leurs communautés pour construire un avenir plus résilient, prospère et neutre en carbone.

Le Pacte des Maires et la cérémonie rappellent tous deux le rôle essentiel des villes, des communes et des régions dans la construction de la vision et de l’avenir de l’Europe.

Covenant of mayors - Ceremony 2025

Séance d’ouverture avec les dirigeants européens

La cérémonie s’est ouverte avec l’intervention de la Présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, qui a rappelé que « l’Europe vit dans toutes les villes et régions, car ce sont les citoyens qui la construisent chaque jour ».

À sa suite, Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne, a déclaré que « nous sommes sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs de 2030 ». Pour que les villes et régions puissent réussir leur transition climatique et énergétique, le logement et la résilience climatique constituent des politiques clés actuellement traitées par la Commission européenne. Elle a également souhaité la bienvenue aux délégations d’Ukraine et de Moldavie, réaffirmant leur appartenance à l’Europe.

Enfin, Kata Tüttő, Présidente du Comité européen des régions, a salué les dirigeants locaux présents à la Semaine européenne des régions et des villes, un moment phare de l’année. Elle a souligné que « le Pacte des Maires est une histoire écrite par et pour les maires, les dirigeants régionaux et leurs représentants », en partageant sa propre expérience.

Covenant of mayors - Ceremony 2025
Covenant of mayors – Ceremony 2025

Célébrer les villes pionnières

La cérémonie du Pacte des Maires est aussi l’occasion de récompenser les réussites de nombreuses villes européennes et de mettre en lumière des pratiques inspirantes et reproductibles.
De Malines (Belgique) à Lappeenranta (Finlande) et Domokos (Grèce), les villes européennes montrent déjà la voie vers la neutralité climatique

Dialogue entre dirigeants locaux et institutions européennes

Plusieurs tables rondes ont réuni des dirigeants locaux européens et des représentants des institutions européennes autour de thématiques clés :

  • « Alimenter l’Europe grâce à une énergie locale, propre et abordable »
  • « Protéger l’Europe des risques climatiques grâce à la résilience locale »

Les commissaires européens Dan Jørgensen et Wopke Hoekstra ont adressé des messages vidéo soulignant l’importance du Pacte des Maires de l’UE dans leurs portefeuilles respectifs liés au climat et à l’énergie.

Session de clôture : travailler ensemble pour la cohésion et la résilience

La session de clôture, intitulée « Les villes et l’Union européenne travaillant ensemble pour une Europe prospère », a accueilli Raffaele Fitto, Vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de la Cohésion et des Réformes.
Il y a réaffirmé l’importance de la politique de cohésion comme outil clé pour soutenir les villes neutres en carbone.
[En savoir plus sur la politique de cohésion dans le prochain budget de l’UE 2028–2032.]

Covenant of mayors - Ceremony 2025
Covenant of mayors – Ceremony 2025

Et après ? Vers une coopération renforcée

En clôturant la Semaine européenne des régions et des villes, la cérémonie du Pacte des Maires a offert un moment privilégié pour rencontrer des dirigeants locaux inspirants et engagés venus de toute l’Europe.

Cet événement s’est tenu à un moment crucial pour l’Europe, alors que les négociations sur le prochain budget de l’UE sont en cours.

En réaffirmant le rôle essentiel des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre de la transition climatique et énergétique, la cérémonie a mis en évidence une conviction partagée :

La sécurité, la résilience et la prospérité de l’Europe ne peuvent être atteintes qu’à travers une coopération étroite avec ses villes, communes et régions.

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Faciliter les autorisations pour les énergies renouvelables

Renewable Energy - News

Accélération des procédures d’autorisation pour les énergies renouvelables : « Les gouvernements locaux doivent être pleinement impliqués à toutes les étapes ! »


Alors que le Conseil de l’UE a adopté un nouveau règlement visant à accélérer le déploiement des énergies renouvelables grâce à des procédures d’autorisation plus simples et plus rapides, le CCRE appelle à une implication pleine et entière des municipalités et des régions dans ce processus.

Le CCRE salue l’adoption de mesures d’urgence destinées à faciliter les autorisations pour les énergies renouvelables et considère les collectivités locales et régionales comme des moteurs essentiels pour atteindre les objectifs du Pacte vert pour l’Europe. Il exprime néanmoins des réserves importantes sur plusieurs aspects du texte.

Réagissant à l’accord des ministres de l’Énergie de l’UE, Belinda Gottardi, porte-parole du CCRE sur le climat et l’énergie, a souligné la nécessité de laisser un temps suffisant pour que les processus aboutissent à des solutions équilibrées prenant en compte les intérêts légitimes locaux et nationaux.

« Il est indispensable d’impliquer pleinement les municipalités et les régions à chaque étape de la procédure d’autorisation pour les énergies renouvelables. Dans la majorité des États membres, ce sont les collectivités locales qui sont compétentes pour délivrer les permis relatifs à de nombreuses énergies renouvelables et aux connexions au réseau », a-t-elle rappelé.
« Elles doivent gérer les conflits d’usage du sol afin de garantir des solutions équilibrées et acceptées localement. »

Elle a conclu :

« Les municipalités et les régions possèdent une expérience précieuse et des compétences essentielles à la transition énergétique. Les contourner ou leur accorder un temps insuffisant pourrait avoir des effets contre-productifs et diminuer l’adhésion des citoyens. »

Mise en œuvre nationale à adapter

Le règlement devra désormais être interprété et appliqué dans les contextes nationaux respectifs, avec les ajustements nécessaires pour respecter les délais fixés. Des clarifications seront indispensables, notamment sur l’impact sur la planification spatiale, les évaluations environnementales, et les types d’installations concernés.

Contexte

Le 19 décembre, les États membres de l’UE ont adopté le contenu d’un règlement du Conseil établissant un cadre pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables. Ce règlement fait partie d’un ensemble de mesures prises sur la base de l’article 122 du Traité sur le fonctionnement de l’UE (TFUE), en réponse au caractère d’urgence lié à la crise énergétique provoquée par la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.

Ce règlement intéresse particulièrement le CCRE car, dans de nombreux pays européens, les gouvernements locaux et régionaux sont les autorités compétentes pour la planification spatiale et la délivrance des permis d’installation de panneaux solaires, pompes à chaleur, éoliennes, autres sources renouvelables, ainsi que pour les raccordements au réseau.

Les éléments clés du règlement incluent :

  • la notion d’intérêt public majeur pour la production d’énergie renouvelable et son raccordement ;
  • la réduction des délais d’autorisation à des périodes précises ;
  • l’application simplifiée des évaluations environnementales, conformément à certaines directives européennes.

Exemples concrets :

  • Les équipements solaires doivent recevoir une autorisation en moins de trois mois, ou être automatiquement acceptés après un mois de silence administratif positif pour des installations de moins de 50 kW (ou 10,8 kW selon le cas).
  • Les projets de repowering (modernisation d’installations existantes) devront être autorisés dans un délai maximum de six mois, ou trois mois si l’augmentation est inférieure à 15 %.
  • Les pompes à chaleur inférieures à 50 MW bénéficient d’un délai d’un mois pour l’autorisation, et trois mois pour les pompes géothermiques.

Liens vers les positions du CCRE :