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Fit for 55 – transitions climatiques locales

Climate neutrality - News 2024

Le paquet Fit for 55 doit donner aux municipalités et aux régions les moyens de conduire la transition énergétique en Europe


L’Union européenne s’est engagée à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, avec un objectif intermédiaire de réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour concrétiser cette ambition, la Commission européenne a présenté le paquet Fit for 55, un ensemble complet de mesures législatives couvrant des secteurs clés tels que l’énergie, les transports et le logement. Parmi celles-ci, les révisions proposées de la directive sur l’efficacité énergétique (DEE), de la directive sur les énergies renouvelables (DER) et de la directive sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB) auront un impact direct sur les municipalités et régions d’Europe.

Les collectivités locales et régionales au cœur de la transition

Le CCRE soutient pleinement des objectifs climatiques et énergétiques ambitieux, en ligne avec le Pacte vert pour l’Europe et les Objectifs de développement durable de l’ONU. Les autorités locales et régionales montrent déjà l’exemple en matière de projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables, comme le démontre l’initiative du Pacte des Maires. En planifiant, en investissant et en mobilisant les citoyens, elles jouent un rôle central dans la réalisation des objectifs de l’UE.

Cependant, le succès dépendra de la capacité des collectivités locales à disposer des ressources nécessaires et de la souplesse requise. Si des objectifs contraignants de réduction des gaz à effet de serre sont bienvenus, le CCRE souligne que les contributions nationales en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité devraient rester indicatives. Des règles trop prescriptives, comme des taux obligatoires de rénovation des bâtiments publics ou des normes minimales de performance énergétique, risquent de créer des charges administratives sans tenir compte de la diversité des contextes en Europe. L’UE devrait plutôt fournir un soutien technique, financier et politique, permettant aux municipalités et régions de mettre en œuvre des solutions adaptées.

Pour une transition juste

Le CCRE identifie trois priorités pour renforcer le cadre de Fit for 55 :

  • Soutien financier et flexibilité : un financement adéquat et un renforcement des capacités doivent accompagner la mise en œuvre, en évitant des obligations rigides uniformes.
  • Approches intégrées : les gouvernements locaux devraient être habilités à concevoir des solutions au niveau des quartiers et districts, tenant compte du cycle de vie complet des bâtiments et des systèmes énergétiques.
  • Collaboration entre niveaux : une coopération renforcée entre l’UE, les niveaux national, régional et local est essentielle pour assurer une mise en œuvre efficace, le partage des connaissances et l’engagement des citoyens.

Les gouvernements locaux et régionaux sont des partenaires indispensables dans le cheminement de l’Europe vers la neutralité climatique. En reconnaissant leur rôle central et en garantissant des ressources adéquates, l’UE peut permettre aux municipalités et régions de mener des transitions énergétiques justes et durables, faisant de la neutralité climatique une réalité pour tous les citoyens européens.

Lire le document de position complet

Pour plus d’informations, contactez :

Relance verte locale en Europe

Climate - News

Découvrez notre infographie et nos messages clés pour la COP26


Après de nombreux retards et incertitudes liés à la crise du COVID, c’est enfin une réalité : la 26e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP26) se tient à Glasgow, en Écosse, du 31 octobre au 12 novembre.

À cette occasion, le CCRE a préparé une infographie intitulée « Assurer une relance verte locale en Europe : 5 faits clés pour la mise en œuvre locale de l’Accord de Paris ». Ce visuel met en lumière, de manière percutante, pourquoi lutter contre le changement climatique est à la fois une nécessité humaine et environnementale, et pourquoi l’action locale et régionale est essentielle pour réussir la transition vers un modèle durable.

N’hésitez pas à partager largement cette infographie !
Contactez-nous si vous souhaitez l’adapter dans votre propre langue.

Messages clés pour atteindre la neutralité carbone des territoires

Nous avons également préparé 6 messages clés qui constituent le cœur de notre plaidoyer au nom des gouvernements locaux et régionaux lors du sommet COP26 :

  1. L’Accord de Paris doit être mis en œuvre dès maintenant, en couvrant à la fois l’atténuation et l’adaptation à tous les niveaux.
  2. Le leadership et l’action des autorités locales et régionales sont essentiels pour renforcer les efforts au niveau international, dans le cadre de la CCNUCC* et en collaboration avec les partenaires mondiaux.
  3. Il est indispensable de fournir des cadres réglementaires adéquats, ainsi que des ressources financières et techniques, pour mettre en œuvre l’action climatique des gouvernements locaux et régionaux.
  4. La localisation et la territorialisation des Objectifs de développement durable (ODD) sont fondamentales pour avoir un impact réel sur le terrain.
  5. La justice climatique et l’équité sociale doivent aller de pair pour combattre efficacement les inégalités face au changement climatique.
  6. La résilience et la relance doivent être une priorité pour guider la société hors de la crise pandémique.

Pour plus de détails :

Découvrez notre note de position :
« Prêts pour la COP : Messages clés pour une mise en œuvre locale de l’Accord de Paris »

Le CCRE et PLATFORMA à la COP26

Découvrez la liste des événements auxquels participeront des représentants du CCRE et de PLATFORMA.

Fit for 55

Climate - News

Ce que le gigantesque paquet climat et énergie de l’UE signifie pour les gouvernements locaux


Si le Pacte vert pour l’Europe a fixé des objectifs généraux pour une Europe plus durable et finalement neutre en carbone, le paquet Fit for 55 présenté plus tôt cette année détaille les mesures législatives pour y parvenir. Cette analyse met en lumière quelques-unes des principales propositions du paquet : l’efficacité énergétique, les infrastructures de carburants alternatifs et les forêts.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a placé l’atteinte de la neutralité climatique d’ici 2050 au cœur de son agenda politique avec l’adoption du Pacte vert quelques mois après sa prise de fonction en 2019. L’objectif intermédiaire de réduire les émissions d’au moins 55 % d’ici 2030 est inscrit dans la Loi climat adoptée début 2021.

Publié avant le sommet climatique COP26 à Glasgow en novembre, le paquet Fit for 55 comprend 13 propositions législatives et non législatives[1]. Celles-ci visent à relever les ambitions de plusieurs politiques européennes dans les domaines du climat, de l’énergie, de l’environnement, des bâtiments, des forêts et des transports, tout en assurant une transition socialement équitable.

La création d’un Fonds social pour le climat de l’UE a été proposée dans le cadre de la révision du système européen d’échange de quotas d’émission (SCEQE). La réforme du SCEQE étendra le système d’échange des émissions pour couvrir les secteurs du bâtiment et du transport routier. Les émissions de ces secteurs ne seront pas couvertes par le SCEQE actuel, mais par un nouveau système distinct. Le Fonds social pour le climat vise à pallier les impacts sociaux qui pourraient découler de ce nouveau système.

Bâtiments à haute efficacité énergétique : l’objectif de rénovation de 3 % est excessif

La Commission propose de modifier la directive sur l’efficacité énergétique afin d’exiger que les pays de l’UE assurent collectivement une réduction supplémentaire de la consommation énergétique de 9 % d’ici 2030 par rapport aux objectifs fixés pour 2020.

Un élément clé pour le secteur public – y compris les gouvernements locaux et régionaux – est l’obligation d’atteindre une réduction annuelle de la consommation énergétique de 1,7 % et de rénover chaque année au moins 3 % de la surface totale des bâtiments détenus par tous les niveaux d’administration publique.

Le CCRE exprime des réserves quant à cette obligation telle que présentée. Un certain degré de flexibilité devrait être appliqué dans la mesure où les réductions d’émissions sont démontrées. De nombreux bâtiments publics sont anciens, voire historiques, et un objectif uniforme de rénovation de 3 % par an serait trop contraignant pour les gouvernements locaux et régionaux.

Infrastructures de carburants alternatifs : une coordination nécessaire entre tous les niveaux de gouvernement

Une directive révisée fixera un certain nombre d’objectifs nationaux obligatoires pour le déploiement d’infrastructures permettant aux véhicules routiers d’utiliser des carburants alternatifs, tels que l’électricité, l’hydrogène ou le gaz naturel. Il est crucial que les États membres collaborent avec les municipalités et les régions afin de garantir que les mesures mises en œuvre par les différents niveaux de gouvernance se renforcent mutuellement et maximisent leur impact.

Forêts : 3 milliards d’arbres à planter d’ici 2030

Dans le cadre de la nouvelle stratégie forestière de l’UE, la Commission européenne vise à améliorer la quantité et la qualité des forêts. Jouant un rôle de puits de carbone, les forêts contribuent à réduire les émissions et sont essentielles au maintien de la biodiversité. La Commission appelle notamment à une protection stricte des forêts primaires et anciennes restantes dans l’UE (estimées aujourd’hui à 3 % du territoire européen). Par ailleurs, l’UE souhaite planter 3 milliards d’arbres supplémentaires d’ici 2030.

La stratégie est en discussion depuis un certain temps avec un large éventail d’acteurs, y compris des représentants locaux et régionaux. Ces derniers appellent à une gestion durable des forêts, équilibrant trois piliers : environnement, social et économie.

Prochaines étapes

Le paquet Fit for 55 comporte une forte dimension territoriale, car une grande partie des actions d’atténuation ou d’adaptation au changement climatique se déroulent au niveau local ou régional. De plus, le changement climatique affecte de manière disproportionnée certains territoires et populations vulnérables.

Même si la majorité des propositions ne ciblent pas directement les gouvernements locaux et régionaux, elles auront un impact significatif sur eux. C’est pourquoi les niveaux locaux et régionaux doivent disposer de ressources appropriées pour se conformer à la législation et ne peuvent être laissés sans soutien. La perspective locale et régionale doit être bien prise en compte dans les propositions législatives à venir.

Le Secrétariat du CCRE suivra de près les négociations au Parlement et au Conseil concernant les propositions les plus pertinentes, notamment celles relatives à l’efficacité énergétique, aux énergies renouvelables, aux bâtiments et aux transports.

[1] Les propositions incluent des révisions et amendements à la législation existante :

  • Révision du Système européen d’échange de quotas d’émission (SCEQE)
  • Révision du règlement sur l’Absorption et le stockage du carbone dans les sols et forêts (LULUCF) et du règlement sur le partage d’efforts
  • Amendement de la directive sur les énergies renouvelables
  • Amendement de la directive sur l’efficacité énergétique
  • Révision de la directive sur la fiscalité énergétique
  • Révision de la directive sur le déploiement des infrastructures de carburants alternatifs
  • Révision du règlement établissant des normes d’émission de CO2 pour les voitures

Nouvelles propositions :

  • Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM)
  • Fonds social pour le climat
  • Nouvelle stratégie forestière de l’UE

Et propositions futures :

  • Révision de la directive sur la performance énergétique des bâtiments
  • Révision du troisième paquet énergie pour le gaz

Prix mondiaux du climat

Climate - Press

Paris et Samsø reconnus comme « leaders climatiques » par l’ONU


L’ONU a dévoilé les lauréats de la 10e édition de ses Global Climate Action Awards. Parmi eux figurent la ville de Paris et l’île-municipalité danoise de Samsø, qui se sont vues décerner le titre de « leaders climatiques ».

Paris a été saluée pour ses efforts visant à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, à étendre l’installation de panneaux solaires sur 20 % des toits parisiens, et à devenir une ville 100 % cyclable.

Samsø, qui compte environ 3 700 habitants, est déjà neutre en carbone grâce à l’utilisation d’énergies renouvelables, de véhicules électriques et de biomasse.

Ces récompenses illustrent que tous les territoires – urbains ou ruraux, grands ou petits, centraux ou périphériques – peuvent agir et avoir un impact contre le changement climatique.

Congrès mondial de la nature

Environment - News

Les collectivités locales et régionales jouent un « rôle vital » dans la préservation de la biodiversité


Des maires, des dirigeants régionaux et des associations de collectivités locales se sont réunis le mercredi 8 septembre lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille pour réaffirmer le rôle essentiel que jouent les collectivités locales et régionales dans la préservation de la biodiversité. Les participants ont également tiré la sonnette d’alarme face au déclin continu de la biodiversité, soulignant notamment l’interdépendance entre l’environnement et la santé humaine, illustrée de manière frappante par la propagation des maladies zoonotiques transmises des animaux aux humains.

Les sessions ont été organisées par l’Association française du CCRE (AFCCRE), en amont de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP15), qui se tiendra le 11 octobre 2021 à Kunming, en Chine. L’événement a réuni des représentants de différents niveaux de gouvernement, dont l’UE, la France, l’Écosse, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la ville de Marseille. Parmi les réseaux présents figuraient CGLU, ICLEI et Regions4.

Les villes et régions réaffirment leur engagement en faveur de la biodiversité dans la « Déclaration de Marseille »

Lors de la session du matin, les réseaux de collectivités locales et régionales ont adopté une déclaration soulignant « le rôle vital des autorités locales et régionales dans les politiques de protection et de restauration des espèces et des espaces naturels ». En effet, les communes et régions disposent de nombreux leviers puissants pour protéger la biodiversité : suivi environnemental, aménagement du territoire, gestion des espaces urbains et naturels, transports, gestion de l’eau, et coopération décentralisée avec d’autres collectivités.

Ronan Dantec, sénateur français, conseiller municipal de Nantes et porte-parole du CCRE pour le climat, a déclaré :

« Sans la mobilisation des élus locaux et régionaux, il est évident que nous n’atteindrons aucun des objectifs de reconquête de la biodiversité, qui dépend énormément de l’action que nous menons localement. »

La Déclaration reconnaît également l’importance de la biodiversité pour la santé humaine et la durabilité, et appelle à l’adoption d’objectifs ambitieux en matière de zones protégées (30 % des territoires). La session a également souligné les défis liés à la coopération décentralisée et à la recherche de financements.

Des actions portées localement pour impliquer les citoyens

Lors de l’événement, Marianne Overton, conseillère du comté du Lincolnshire et porte-parole du CCRE pour l’environnement, a présenté plusieurs façons dont les collectivités locales peuvent contribuer à la biodiversité tout en impliquant les citoyens.

Depuis les confinements liés au coronavirus, l’intérêt des citoyens pour les espaces verts s’est nettement accru. Parmi d’innombrables initiatives locales, le district de Forest of Dean, au Royaume-Uni, a récemment publié un guide destiné aux professionnels du bâtiment et aux particuliers, pour les accompagner dans leurs projets de logement à zéro émission nette de carbone.

Mme Overton a observé que « de nombreuses actions efficaces ont déjà été menées au niveau des villes, mais une approche coordonnée et globale reste un défi ». C’est pourquoi la Commission européenne a lancé le Green City Accord, une initiative encourageant l’échange d’expériences entre les villes engagées dans la transition écologique.

Coopération décentralisée : l’action internationale des collectivités pour la biodiversité

L’après-midi, PLATFORMA et l’AFCCRE ont organisé une session sur le rôle de la coopération décentralisée dans la protection de la biodiversité. Des représentants locaux, régionaux et européens ont débattu sur la manière dont les collectivités mènent des actions internationales dans ce domaine, notamment en partageant leur expertise sur les causes de l’érosion de la biodiversité et les bonnes pratiques pour trouver des solutions fondées sur la nature.

Atelier vert

Environment - News section

Comment les villes peuvent respecter leurs engagements environnementaux


Les signataires du Green City Accord vont plus loin pour garantir à leurs citoyens un avenir plus propre et plus sain, en planifiant des initiatives efficaces dans cinq domaines prioritaires :

  • la qualité de l’air,
  • l’eau,
  • la nature et la biodiversité,
  • les déchets et l’économie circulaire,
  • le bruit.

À ce jour, plus de 60 villes ont signé l’Accord des villes vertes (Green City Accord), et beaucoup d’entre elles sont en train d’élaborer des plans innovants pour tenir leurs engagements.

Le consortium du Green City Accord est heureux d’organiser un atelier le 29 septembre de 10h00 à 12h30 CEST, intitulé :
« Green City Accord : comment mettre en œuvre votre engagement ».

Cet événement interactif présentera les étapes concrètes nécessaires pour planifier et satisfaire aux exigences de l’Accord, tout en offrant aux villes l’occasion d’exprimer leurs besoins d’accompagnement dans ce processus.

L’atelier se déroulera en anglais.
Les villes signataires, les futures signataires ainsi que les organisations de soutien peuvent s’inscrire ici.

Transition verte

Renewable Energy - News Section

Co-construire la transition écologique avec les villes : une conversation avec la maire Sari Rautio de Hämeenlinna


Sari Rautio, présidente du conseil municipal de Hämeenlinna, une ville de taille moyenne en Finlande, et porte-parole du CCRE pour l’environnement, a partagé avec nous les nombreuses actions mises en place dans sa ville pour un avenir durable, ainsi que les raisons pour lesquelles elle a signé l’Accord Ville Verte. Découvrez un exemple parmi tant d’autres à travers l’Europe de la manière dont les objectifs du Green Deal prennent vie localement !

Comment décririez-vous la ville de Hämeenlinna ?

Hämeenlinna est la plus ancienne ville intérieure de Finlande, riche en histoire et entourée d’une nature magnifique. Nous avons non seulement des forêts, mais aussi plus de 300 lacs à l’intérieur des limites de la ville ! Avec 70 000 habitants, nous sommes proches des grands centres urbains du sud de la Finlande, ce qui nous permet de combiner les avantages de la vie urbaine et rurale.

Nous avons une économie diversifiée qui comprend l’agriculture, l’industrie traditionnelle et des secteurs innovants. Beaucoup de personnes font la navette vers ou depuis les régions voisines pour travailler, ce qui rend le réseau routier et ferroviaire très important. C’est pourquoi, entre la nature, l’économie variée et les défis logistiques, nous faisons face à de nombreuses problématiques environnementales.

Quelles actions mettez-vous en place pour l’environnement à Hämeenlinna ?

En raison de notre situation, nous avons lancé une large gamme d’initiatives environnementales. Nous avions déjà entrepris des démarches pour réduire notre empreinte carbone, mais début 2020, nous avons adopté un programme pour rendre la ville neutre en carbone.

Par exemple, le chauffage représente 40 % de nos émissions. Cette année, nous avons modifié notre système de chauffage urbain — très répandu ici — afin que 95 % de la chaleur provienne désormais d’énergies renouvelables, principalement de la biomasse (comme le bois). Nous avons également une entreprise locale qui produit du biocarburant à partir de déchets.

Nous avons tous un impact sur l’environnement. Mais comment les collectivités peuvent-elles impliquer les citoyens dans la solution ?

Je crois fortement en la co-création avec les entreprises et les citoyens. C’est ainsi que nous avons élaboré notre programme pour la neutralité carbone. Par exemple, l’entreprise sidérurgique SSAB, qui possède une grande usine chez nous, prévoit d’être neutre en carbone d’ici 2027. Personne ne peut réussir la transition écologique seul. C’est par cette coopération que nous pourrons réduire les émissions liées au chauffage, au transport et à l’industrie.

Au-delà de l’action municipale et de celle des entreprises, il est essentiel d’impliquer les citoyens pour qu’ils fassent des choix durables. Nous avons un vieux dicton à Hämeenlinna :

“Les grandes choses sont petites, et les petites choses sont grandes.”

Les petits gestes peuvent avoir un grand impact. C’est pourquoi nous travaillons avec les enfants, en les sensibilisant aux Objectifs de développement durable de l’ONU (ODD) et à la manière de vivre plus durablement.

Hämeenlinna est une ville où les gens veulent contribuer, mais où ils sont aussi très indépendants. C’est pourquoi la sensibilisation est essentielle et peut avoir un impact considérable.

Hämeenlinna fait partie des 50 premières villes signataires de l’Accord Ville Verte, une initiative de l’UE pour des villes plus propres, plus saines et durables. Pourquoi l’avez-vous signé et qu’apporte cet accord aux villes ?

Il y a plusieurs avantages à adhérer à l’Accord Ville Verte :

Enfin, c’est un excellent moyen de mettre en valeur les actions locales pour l’environnement, ce dont les habitants peuvent être fiers. Surtout en ces temps d’isolement dû à la pandémie, il est important pour chacun de se sentir fier de sa ville et de ce que nous accomplissons ensemble.

Cela permet de regrouper toutes les actions — grandes et petites — que nous menons en matière d’environnement en un programme cohérent.

Cela crée une communauté avec d’autres villes. Nous pouvons comparer nos expériences, voir ce que chacun a fait et apprendre les uns des autres. Il est important de comprendre les points communs au niveau européen, mais aussi ce qui est différent et pourquoi tout le monde ne fait pas les choses de la même façon. Cela renforce la coopération européenne.

Les institutions européennes adoptent une large série de mesures dans le cadre du Green Deal, notamment sur le climat, l’énergie, les transports… Quel est votre point de vue local sur ces mesures ?

La chose la plus importante, c’est que nous ne pouvons pas réaliser ces grands changements à un seul niveau. Les gouvernements nationaux et l’UE établissent la législation, mais la mise en œuvre se fait au niveau local, tout comme les innovations. Cela ne concerne pas uniquement les gouvernements locaux, mais aussi les entreprises, les ONG et les citoyens. C’est pourquoi la participation des villes est si essentielle. Les villes sont le lien entre tous ces acteurs. La co-création est essentielle.

En général, la législation européenne et nationale devrait se concentrer davantage sur les objectifs à atteindre et moins sur les moyens à employer. Les conditions locales varient énormément, et nous ne savons pas toujours quelles sont les meilleures solutions pour atteindre ces objectifs. J’espère qu’une approche par objectifs deviendra la nouvelle norme dans les politiques publiques d’ici 2030. Cela transformerait tout le système vers une approche plus stratégique.

Quels sont les défis auxquels vous êtes confrontés en matière de gestion de l’eau ? Pensez-vous que le cadre législatif européen soit adapté aux collectivités locales et régionales ?

En Finlande, la gestion des eaux usées est bien maîtrisée. Le plus grand problème lié à l’eau est la mer Baltique et la pollution qui y règne. Au Comité des Régions, j’ai lancé le groupe interrégional sur la mer Baltique en tant que présidente, avec des membres issus de tous les États riverains de la Baltique.

Notre slogan :

“Faire de la mer Baltique la première mer sans plastique !”

Le plastique est un symbole terrifiant de la pollution, et l’idée de l’éliminer de nos mers m’inspire énormément. Mais c’est impossible à faire seul, pour un pays ou une administration ! Les innovations sont essentielles ici : pour collecter le plastique, réformer notre système de déchets et produire des alternatives au plastique.

La Finlande est l’un des rares pays de l’UE où les gouvernements locaux et régionaux ont été consultés pour l’élaboration du plan national de relance. Quels types de projets ont été proposés par les villes et les régions pour favoriser la transition verte ?

Il y a 18 régions en Finlande, et chacune a élaboré son propre plan de relance, ensuite combiné en un plan national. Ce processus a bien fonctionné. Nous finançons une grande variété de mesures : réseaux ferroviaires, nouvelles industries, agriculture, numérisation, autant d’initiatives ayant aussi un impact environnemental positif.

Je suis vraiment heureuse que le plan de relance soit fortement lié au Green Deal. Il faut s’y tenir et ne pas laisser les pays en faire trop peu ou choisir la facilité. Ce qui m’inquiète un peu actuellement, c’est le démarrage concret. Combien de temps faudra-t-il pour verser les financements et lancer les projets sur le terrain ?

Mais le plan de relance est un excellent exemple de la manière dont nous pouvons travailler ensemble pour accomplir de grandes choses. En tant que villes ou pays individuels, nous sommes trop petits seuls. Mais ensemble, en tant qu’Europe, nous pouvons changer le cours du monde !

Les territoires européens localisent les ODD

Climate - News

Tout juste sorti de presse : « Les collectivités territoriales européennes localisent les ODD »


Du global au local : le CCRE et PLATFORMA sont fiers de présenter l’édition 2021 de notre série annuelle de publications sur la façon dont les municipalités, les régions et leurs associations font des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies une réalité sur le terrain.

Intitulé Les collectivités territoriales européennes localisent les ODD : Continuité et changement en période de COVID-19, ce rapport de 46 pages regorge de données, d’infographies, de graphiques et de bonnes pratiques sur la façon dont les gouvernements locaux et régionaux travaillent sur les ODD en Europe et au-delà.

Sur la base des données de 39 associations de collectivités territoriales dans 29 pays, l’étude fournit un aperçu succinct de la situation souvent diversifiée à travers le continent européen.

Les gouvernements locaux : au centre du suivi et de la coopération sur les ODD

Les conclusions du rapport sont claires : un nombre croissant de collectivités territoriales et leurs associations en Europe prennent l’initiative de mettre en œuvre ce qui est encore considéré par beaucoup d’autres comme un simple « programme mondial ». Ceux qui sont en première ligne savent cependant comment l’Agenda 2030 et ses ODD peuvent transformer leur travail au quotidien, leurs politiques et leurs services publics avec des approches inclusives.

En effet, 15,4 % des associations sont désormais plus impliquées dans les ODD qu’en 2019. Aujourd’hui, plus de 3/4 des associations ont une bonne connaissance des ODD et 1/3 les utilisent comme référence.

Les ODD offrent un vocabulaire et des objectifs partagés, permettant aux gouvernements locaux de s’interconnecter avec d’autres gouvernements et acteurs, créant ainsi des liens entre les citoyens et le monde. Les gouvernements locaux et leurs associations ont un rôle particulièrement crucial dans la promotion de la coopération et le suivi des progrès sur les ODD.

84 % des associations sont impliquées d’une manière ou d’une autre dans les mécanismes nationaux de coordination des ODD. De plus, environ 4/5 des associations ont agi sur la dimension internationale des ODD et considèrent que le cadre des ODD permet de développer des partenariats avec des pairs (c’est-à-dire des activités de coopération décentralisée autour de l’Agenda 2030).

Le rapport souligne également le rôle essentiel que les associations de collectivités locales ont joué pendant la crise de la COVID. Cela a inclus le partage d’informations avec les municipalités et les régions, le renforcement des capacités, le plaidoyer pour un soutien financier et la participation à des consultations nationales.

Recommandations pour réaliser l’Agenda 2030 de bas en haut

Nous savons depuis longtemps que les objectifs ambitieux de l’Agenda 2030 doivent être mis en œuvre de manière ascendante. Le niveau local est idéal pour l’expérimentation, l’innovation et l’accélération des travaux sur les ODD. Cependant, les bonnes conditions doivent être en place pour tirer profit de ce potentiel.

Le rapport formule 5 recommandations clés :

1) L’augmenter des financements européens et nationaux dédiés à la localisation des ODD

2) la promotion de la gouvernance à plusieurs niveaux, des partenariats multipartites et de la cohérence des politiques

3) Les collectivités territoriales et leurs associations devraient poursuivre l’apprentissage entre leurs pairs à l’intérieur et à l’extérieur de l’Europe

4) Les gouvernements nationaux devraient accroître la reconnaissance et le soutien de la localisation des ODD (notamment pour suivre les progrès)

5) Le renforcement des ressources humaines et des capacités pour travailler à la localisation des ODD

Le rapport et ses principales conclusions seront présentés le 29 juin lors des 12e Rencontres annuelles de Cités Unies Frances (CUF), le 8 juillet lors d’un webinaire PLATFORMA-CCRE organisé dans le cadre du Forum politique de haut niveau sur le développement durable des Nations Unies (FPHN, formulaire d’inscription) et lors d’autres événements de collectivités locales.

Plus d’informations :

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Sommet de Poznań 2021

Renewable Energy - News

Connecting Nature Enterprise Summit


Alors que le monde cherche à se reconstruire après la pandémie, les innovateurs ouvrent la voie vers des modèles d’affaires durables inspirés par la nature. C’est dans cette optique que la ville de Poznań organise le Connecting Nature Enterprise Summit, un événement en ligne réunissant des maires, des leaders du secteur privé et des décideurs politiques de toute l’Europe, avec le soutien de la Commission européenne.

Objectifs du sommet

Le sommet explorera les défis et les opportunités liés à l’adoption des solutions basées sur la nature. Il sera organisé sur une plateforme virtuelle et comprendra des discussions en panel, des présentations, des ateliers, des sessions de renforcement des capacités, ainsi que de nombreuses occasions de se connecter avec d’autres participants.

L’événement vous offrira l’occasion de découvrir des solutions inspirées par la nature et d’être inspiré par des idées innovantes et des modèles d’affaires durables.

Détails de l’événement

Dates : 29-30 juin 2021
Site Web et programme : Accéder au site et programme
Inscription : Inscrivez-vous ici
Langues : Anglais et Polonais

Venez vous inspirer, naturellement !

Localiser les Objectifs Durable après COVID19

Localising SDGs - News

Comment les territoires européens impulsent le changement durable face à la crise sanitaire


La pandémie de Covid-19 a constitué un choc profond pour les municipalités et les régions à travers l’Europe. Confrontés à des urgences sanitaires, à des perturbations sociales et à un ralentissement économique, les gouvernements locaux et régionaux (GLR) ont dû s’adapter rapidement, protéger les services essentiels, réaffecter leurs budgets et redéfinir leurs priorités. Pourtant, malgré ces immenses défis, nombre d’autorités locales n’ont pas renoncé à leurs engagements internationaux. Au contraire, elles se sont tournées vers l’Agenda 2030 pour le développement durable comme cadre pour guider la relance et renforcer la résilience à long terme.

Avec plus de 65 % des ODD nécessitant une mise en œuvre locale, les municipalités et leurs associations nationales jouent un rôle décisif pour garantir les progrès. Certaines villes ont temporairement ralenti leurs actions liées aux ODD, mais d’autres ont activement intégré ces objectifs dans leurs stratégies de relance, les utilisant pour concevoir des politiques inclusives, cohérentes et durables. Cette approche a renforcé leur crédibilité en tant que leaders dans la démarche du « reconstruire en mieux ».

Les associations nationales de collectivités locales se sont révélées être des alliées vitales. En coordonnant les efforts, en reliant les municipalités aux ressources et en plaidant aux niveaux national et européen, elles ont permis à des communes, y compris petites et rurales, de progresser dans l’agenda des ODD. Fait marquant, la sensibilisation et l’engagement se sont accrus : dans des pays où l’appropriation des ODD était auparavant limitée, les associations s’impliquent désormais activement dans la diffusion des connaissances, la promotion de l’apprentissage entre pairs et la reconnaissance des actions locales.

Une autre avancée notable est l’essor des Revues Locales Volontaires (VLRs) et des Revues Sous-nationales Volontaires, qui mettent en valeur les réalisations municipales et donnent une visibilité internationale aux acteurs locaux. Cela renforce non seulement la diplomatie des villes, mais aussi un vocabulaire commun et un sens partagé des responsabilités entre partenaires locaux, nationaux et mondiaux.

La crise du Covid-19 a mis en évidence le pouvoir transformateur des ODD : à la fois comme feuille de route pour une relance durable et comme catalyseur d’innovation dans la gouvernance, les partenariats et la prestation de services. Toutefois, l’atteinte des Objectifs exige davantage d’investissements et une mobilisation accrue des ressources. Les initiatives de l’UE, telles que le Pacte vert, les fonds de cohésion et Global Europe, offrent des opportunités essentielles pour intensifier l’action locale, en complément de nouvelles formes de partenariats public-privé.

En résumé, les ODD ne sont pas un agenda global abstrait, mais un outil pratique pour aider les territoires à reconstruire des communautés plus fortes, plus justes et plus vertes. Même en temps de crise, les municipalités européennes et leurs associations démontrent que la durabilité n’est pas seulement une ambition à long terme, mais une nécessité immédiate.

Lire l’étude ici

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