Skip to main content

L’Accord Denim

Denim Deal - News 2022

Comment Amsterdam réduit les émissions en favorisant le recyclage des textiles


En tant que berceau des étiquettes en denim et centre européen pour les marques mondiales, la ville d’Amsterdam est réputée comme la capitale internationale du denim. Ce sens du style va désormais de pair avec une conscience environnementale croissante. Dans ce cadre, Amsterdam a lancé l’Accord Denim, une initiative visant à augmenter la part de textiles recyclés dans les produits en denim de la ville.

L’objectif est qu’à la fin de 2023, trois millions de jeans en denim contenant 20 % de textiles recyclés post-consommation aient été produits. En 2030, cela conduira à une réduction des émissions de carbone de 2 400 kilotonnes, équivalent à une petite centrale au charbon.

L’Accord Denim aspire à devenir la nouvelle norme industrielle dans l’industrie du denim et il est espéré que son approche pourra être étendue et reproduite dans d’autres municipalités européennes. En effet, la lutte pour une économie circulaire sans déchets ne peut être accomplie isolément : il est nécessaire de travailler avec différents acteurs tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Un jalon contribuant à l’accord a été le développement de la machine de tri automatisée, Fibersort, qui divise de grands volumes de textiles post-consommation mélangés en fonction de la composition des fibres et de la couleur. Un tri aussi précis permet à ces matériaux de devenir des intrants uniformes pour les recycleurs de textiles à haute valeur ajoutée.

La coopération multi-niveaux apporte des résultats

Le projet, lancé en 2020 par la Ville d’Amsterdam, l’Amsterdam Economic Board, le Ministère néerlandais des Infrastructures et de la Gestion de l’Eau et les Municipalités de Haarlem et de Zaanstad, est un exemple de coopération à différents niveaux de gouvernement.

L’Accord Denim regroupe plus de 40 partenaires, y compris des marques de denim, des décideurs politiques, des entreprises de recyclage et d’autres acteurs. L’initiative permet un suivi précis de la chaîne de valeur des produits en denim et des processus dans l’industrie.

Le projet s’inscrit dans le cadre de REFLOW, un projet d’innovation financé par l’UE soutenant le développement de villes circulaires à travers la relocalisation de la production et la reconfiguration des flux de matériaux.

Amsterdam est signataire depuis 2009 du Pacte des Maires pour le Climat et l’Énergie – Europe.

Le rapport annuel sur les ODD passe au numérique

PLATFORMA - banner 3

Notre rapport annuel sur les ODD devient numérique au Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (FPHN)


Disponible pour la première fois dans un format en ligne, PLATFORMA et le CCRE viennent de publier leur cinquième étude annuelle sur la localisation des Objectifs de développement durable (ODD). Publiée à l’occasion du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (FPHN) à New York, découvrez dès aujourd’hui cette publication innovante sur local-sdgs.eu/fr.

Cette étude rassemble les informations les plus récentes sur les modalités et la portée de l’implication des associations et des réseaux de collectivités territoriales dans la localisation des ODD, à la fois en Europe et avec leurs pairs mondiaux, notamment pendant la pandémie de COVID-19. L’enquête de cette année comprenait également des questions sur la mise en œuvre des ODD depuis 2015 et sur l’impact de la crise due à la COVID-19. Dans les deux dernières sections, il y avait également des questions supplémentaires concernant les Examens infranationaux volontaires (EIV) et la coopération décentralisée.

Elle rassemble 63 réponses de 28 pays européens, 37 associations de gouvernements locaux et régionaux et 18 municipalités et régions.

Principales recommandations

Six recommandations principales sont ressorties de cette étude, ciblant les institutions européennes, les gouvernements nationaux et les collectivités territoriales et leurs associations nationales :

  1. La Commission européenne doit rendre compte régulièrement de tout progrès réalisé pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) au niveau de l’UE et indiquer comment les différents niveaux de gouvernance ont contribué à ce processus.
  2. Nous encourageons les associations de collectivités territoriales à prendre activement part au processus des examens infranationaux volontaires (EIV).
  3. Les collectivités territoriales demandent que les gouvernements nationaux reconnaissent et incluent fermement leur rôle et celui de leurs associations dans le suivi et le compte rendu des progrès de la mise en œuvre des ODD au niveau national.
  4. Les États européens et l’UE doivent renforcer leur dialogue avec les niveaux infranationaux et les inclure dans toute réunion pertinente des délégations de haut niveau.
  5. Renforcer la coopération internationale pour réaliser l’Agenda 2030 aux niveaux local et régional.
  6. Il est toujours nécessaire de localiser et de territorialiser les ODD par le déploiement de fonds et de ressources appropriés.

Cette étude sera présentée par une délégation de PLATFORMA-CEMR lors de différents événements au cours de la deuxième semaine du Forum politique de haut niveau sur le développement durable (FPHN) qui se tiendra à New York du 5 au 15 juillet 2022.

Cette délégation est composée de :

  • Fabrizio Rossi, Secrétaire Général du CCRE
  • José Hila, Maire de Palma de Mallorca (Espagne, FEMP)
  • Hannah-Lea Braun, Membre du Conseil de Maichingen (Sindelfingen, Allemagne) et du Comité des jeunes élus du CCRE
  • Luis Salaya, Maire de Cáceres (Espagne, FEMP)
  • Valérie Dumontet, Vice-Présidente de l’Aude (France, Cités Unies France)
  • Pilar Díaz, Maire d’Espluges de Llobregat, Adjointe à la Présidence, Déléguée aux Relations Internationales à la Diputació de Barcelona (Espagne, Députation Provinciale de Barcelone – DIBA)
  • Jan van Zanen, maire de La Haye (Pays-Bas, VNG International)

Des directeurs, conseillers et techniciens du CCRE, de la Ville de Paris, de la DIBA, de la FEMP, de l’Association norvégienne des autorités locales et régionales (KS), de CGLU et de VNG International participent également au FPHN cette année.

En savoir plus

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Rapport du CCRE – 2021

Meet Local Leaders - News

Rapport sur les publications, le partage de connaissances, le plaidoyer et la communication en 2021


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a le plaisir de présenter son rapport d’activité 2021, qui offre une vue d’ensemble des principales actions et réalisations de l’organisation au cours de l’année. Guidé par la stratégie pluriannuelle 2021–2030 et le programme de travail 2021–2022, le CCRE a axé son action sur quatre objectifs :

  • Politiques et plaidoyer
  • Partage de connaissances et renforcement des capacités
  • Campagnes paneuropéennes et visibilité
  • Organisation interne et durabilité

Toutes les actions étaient alignées sur l’objectif de faire progresser les Objectifs de Développement Durable (ODD) dans les territoires européens.

Façonner les agendas européens et mondiaux

En 2021, le CCRE a joué un rôle actif dans les débats européens et internationaux, en influençant les initiatives et en alertant ses membres sur les évolutions concernant les collectivités locales et régionales :

  • Suivi des initiatives de l’UE sur la relance, la résilience et la coopération internationale.
  • Participation aux dialogues structurés sur la politique de cohésion, le développement rural, les droits des personnes handicapées et le développement urbain.
  • Contribution aux analyses de l’OCDE, aux conclusions du Conseil et à la vision à long terme de l’UE pour les zones rurales.
  • Publication de prises de position et résolutions sur l’égalité femmes-hommes, la migration, le paquet énergie Fit for 55, l’eau et la numérisation.
  • Renforcement des coopérations internationales avec CGLU, la Global Taskforce, l’OCDE et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux.

Renforcer les connaissances et les capacités

Pour aider ses membres à mieux comprendre les politiques de l’UE et agir efficacement, le CCRE a :

  • Publié des études et organisé des webinaires, dont une nouvelle édition du rapport TERRI sur les réformes de décentralisation.
  • Mis en place des ateliers sur la participation des membres aux processus nationaux et européens.
  • Déployé des formations via des projets financés, portant sur les financements européens, l’adaptation au climat, l’égalité de genre, la migration et la mise en œuvre des ODD.

Visibilité et mobilisation des citoyens

L’année 2021 a également marqué plusieurs anniversaires :

  • 70e anniversaire du CCRE et 15e anniversaire de la Charte européenne pour l’égalité, célébrés avec 500 participants en ligne.
  • Lancement de campagnes paneuropéennes pour la Journée de l’Europe, la Journée des ODD et l’égalité, mettant en avant la voix des élues et élus locaux.
  • Visibilité accrue des porte-paroles via les réseaux sociaux, interviews, vidéos et événements internationaux.

En chiffres :

  • Plus de 120 articles publiés en anglais et en français.
  • Plus de 650 tweets générant 1 million de vues.
  • 14 newsletters diffusées dans le réseau.

Consolider l’organisation interne

Le CCRE a pris des mesures pour devenir une organisation plus durable, inclusive et résiliente :

  • Deux réunions en ligne du Comité des Politiques, réunissant 170 représentants pour adopter des positions et valider la stratégie.
  • Lancement du processus de sélection d’un nouveau Secrétaire général.
  • Modernisation interne avec modèles numériques, signatures électroniques et réduction de l’usage du papier.
  • Formation du personnel sur la gestion de projet, le suivi budgétaire, la prise de parole en public et le travail en équipe.

Points forts et campagnes marquantes

  • Plaidoyer pour inclure les collectivités locales dans les plans de relance post-COVID (#CohesionAlliance).
  • Mise en avant des visions des élus locaux lors de la Conférence sur l’avenir de l’Europe.
  • Poursuite des campagnes #Power2Her et #LocalEquality sur l’égalité femmes-hommes.
  • Reconnaissance du modèle coopératif multi-niveaux dans l’accord de la COP26 de Glasgow.

2021 fut une année d’adaptation, de résilience et d’influence pour le CCRE. Malgré les défis de la pandémie, le réseau a réussi à influencer les débats européens, amplifier la voix des collectivités locales et régionales et renforcer ses capacités internes. Fort de cette base consolidée et d’une stratégie renouvelée, le CCRE poursuit sa mission : donner aux communes et régions d’Europe les moyens de conduire le changement durable.

Lire l’étude complète ici

Pour plus d’informations, contactez :

Investir dans l’avenir de l’Europe

Investing in Europe - News

Un nouveau modèle de croissance pour l’UE doit renforcer les services locaux, accroître la résilience et soutenir les investissements durables


La guerre en Ukraine et les conséquences de la crise du COVID-19 placent l’Europe à un tournant décisif. Ces défis croisés mettent à l’épreuve la solidité de nos démocraties, de nos économies et de notre cohésion sociale, et appellent à une refonte audacieuse de la gouvernance économique européenne.

En réponse, le Réseau des services d’intérêt général (réseau SGIs), qui rassemble des acteurs clés des services publics, a publié une déclaration conjointe à l’approche du Sommet social tripartite du 23 mars 2022. Le message est clair : pour réussir la transition et renforcer la résilience de l’UE, il est urgent d’adopter un modèle de croissance plus prospectif, inclusif et orienté vers l’investissement.

Un nouveau cadre économique
Les règles budgétaires actuelles de l’UE ne sont plus adaptées à une époque de « permacrise ». La déclaration appelle à une réforme du cadre budgétaire afin de concilier la soutenabilité de la dette avec des investissements à long terme générateurs de croissance. Il s’agit notamment de distinguer les investissements productifs — tels que les infrastructures vertes, la numérisation, la santé et l’éducation — des dépenses improductives.

Renforcer l’action locale
Les collectivités locales et régionales sont essentielles à la réussite des transitions verte, numérique et sociale. La déclaration souligne la nécessité de leur pleine implication dans la mise en œuvre des Plans nationaux pour la reprise et la résilience (PNRR) et dans l’accès aux fonds « Next Generation EU ». Sans cette approche à plusieurs niveaux, l’UE risque de ne pas exploiter pleinement le potentiel de sa stratégie de relance.

D’une réponse temporaire à une capacité permanente
Alors que le programme NGEU et le cycle budgétaire actuel de l’UE arrivent à échéance en 2026–2027, la déclaration appelle les dirigeants à se doter dès maintenant d’une stratégie budgétaire et d’investissement à long terme. Une capacité budgétaire commune permanente sera indispensable pour relever les défis futurs communs — du changement climatique à l’instabilité géopolitique — et pour éviter l’aggravation des inégalités territoriales.

L’appel du réseau SGIs ne porte pas uniquement sur un accroissement du financement, mais aussi sur une meilleure gouvernance et une solidarité accrue. Il rappelle que l’investissement dans les services publics, la cohésion sociale et la résilience locale n’est pas un coût, mais le fondement d’une Europe plus forte et plus unie.

Lire la déclaration ici

Pour plus d’informations, contactez :

Sixième Rapport du GIEC

Climate - News

Rapport de l’ONU : l’impact du changement climatique s’aggrave, une action à plusieurs niveaux est essentielle


Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), principal organe des Nations unies sur la question, a récemment publié la deuxième partie de son sixième rapport d’évaluation, portant sur l’impact du changement climatique sur les écosystèmes et les populations humaines à travers le monde.

Le rapport met en garde : l’ampleur et la gravité de ces impacts dépassent les estimations précédentes. Les auteurs constatent sans équivoque que le changement climatique est d’origine humaine et constitue « une menace pour le bien-être humain et la santé planétaire ». En parallèle, le GIEC souligne que la collaboration et la planification entre tous les niveaux de gouvernance et tous les pans de la société sont essentielles pour s’adapter au changement climatique.

Il est désormais probable que le réchauffement planétaire atteigne ou dépasse 1,5 °C à court terme. Le GIEC avertit que tout retard supplémentaire dans l’action mondiale sur l’adaptation et l’atténuation ferait manquer la brève fenêtre d’opportunité pour garantir un avenir vivable. Il est donc urgent de renforcer l’action climatique.

Une action à plusieurs niveaux nécessaire pour l’adaptation et la résilience climatique

Le GIEC insiste sur la nécessité d’une planification multisectorielle, inclusive et à long terme pour s’adapter aux effets du changement climatique et en atténuer les conséquences. Seule l’implication de tous les niveaux de gouvernements et de tous les segments de la société permettra de prendre des mesures efficaces.

À cet égard, le CCRE est fier de contribuer au Pacte des Maires pour le Climat et l’Énergie, une initiative qui rassemble les villes pour les aider à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Le Pacte permet aux villes de développer et mettre en œuvre des plans d’adaptation locaux globaux impliquant tous les acteurs locaux. Les participants peuvent également partager leurs expériences et apprendre les meilleures pratiques pour se préparer à des événements climatiques tels que les vagues de chaleur ou les inondations.

Un développement résilient au climat, clé d’un avenir durable

Le rapport du GIEC met également en avant la notion de développement résilient au climat, c’est-à-dire un modèle de développement durable intégrant l’atténuation et l’adaptation climatiques. Réussir cette transition nécessitera une coopération internationale et une action conjointe des gouvernements à tous les niveaux, en collaboration avec les communautés, la société civile, le secteur privé et les groupes traditionnellement marginalisés.

Ces différentes formes de coopération visent à s’attaquer aux inégalités structurelles et à mobiliser des ressources financières suffisantes. Le CCRE est engagé dans la poursuite de ces objectifs à travers sa participation à diverses coalitions et projets internationaux, notamment PLATFORMA, le Green City Accord et Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU).

Le dernier rapport du GIEC est alarmant. Les preuves sont claires : le temps presse. Une action renforcée et coordonnée à tous les niveaux de gouvernement est nécessaire si nous voulons relever le plus grand défi environnemental de notre époque.

Nouveau Bauhaus Européen

Environment - News section

Gagnez un prix pour vos projets durables, esthétiques et inclusifs


Avez-vous un projet réalisé ou un concept innovant de solutions locales qui soient esthétiques, durables et inclusives ?
Si oui, n’oubliez pas de postuler au Prix du Nouveau Bauhaus Européen 2022 avant le 28 février 2022 à 19h00 CET.

Ce prix, ouvert aux gouvernements locaux et régionaux, récompense à la fois :

  • les projets terminés au cours des deux dernières années,
  • et les concepts ou idées de jeunes talents de 30 ans ou moins.

Les projets et concepts peuvent être soumis dans les catégories suivantes :

  • Se reconnecter à la nature
  • Retrouver un sentiment d’appartenance
  • Donner la priorité aux lieux et aux personnes qui en ont le plus besoin
  • Façonner des écosystèmes industriels circulaires et soutenir une pensée basée sur le cycle de vie

Les projets lauréats recevront jusqu’à 30 000 €, tandis que les concepts gagnants pourront obtenir jusqu’à 15 000 €.

Pour plus d’informations, consultez le guide de candidature, disponible en anglais ainsi que dans d’autres langues officielles de l’UE sur le site du Nouveau Bauhaus Européen.

Autonomiser l’Europe locale

European Town - News

Le CCRE dévoile sa vision pour des territoires plus forts, inclusifs et durables à travers l’Europe


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a lancé son manifeste politique appelant à une Union européenne plus inclusive, résiliente et centrée sur les citoyens. Soutenu par plus de 41 associations nationales de gouvernements locaux et régionaux, ce manifeste trace une feuille de route pour rapprocher l’Europe de ses citoyens, en partant de l’échelon local.

Au cœur du manifeste se trouvent six propositions concrètes pour revitaliser la démocratie européenne : mettre en place des panels citoyens permanents, organiser des débats de la Journée de l’Europe dans les écoles chaque année, relancer les jumelages de villes, ou encore créer un programme de type Erasmus pour les agents publics.

Le CCRE insiste également sur le fait qu’une Europe forte ne doit laisser personne ni aucun territoire de côté. Il appelle à des efforts renouvelés pour réduire les disparités territoriales, lutter contre la dépopulation et garantir l’accès aux services publics — de l’éducation à la santé — pour tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence.

Le manifeste met aussi l’accent sur les priorités clés de la décennie à venir, notamment :

  • La participation citoyenne à travers une démocratie locale inclusive ;
  • L’autonomisation de l’action climatique locale, avec les villes et régions en tête de la transition verte européenne ;
  • Des politiques migratoires équitables et coordonnées, avec un fort soutien local à l’intégration ;
  • Une transformation numérique qui comble le fossé entre zones urbaines et rurales ;
  • De nouvelles formes de partenariats entre villes, notamment au-delà des frontières de l’UE ;
  • Et des moyens financiers pour investir dans des infrastructures locales durables et l’innovation.

Les propositions du CCRE soulignent l’urgence de reconnaître pleinement les gouvernements locaux et régionaux dans le processus décisionnel européen. Cela comprend un rôle renforcé pour le Comité des Régions, la création d’une chambre locale, ainsi qu’une consultation systématique des associations représentatives comme le CCRE lors de l’élaboration des législations et stratégies européennes.

En appelant à une Europe démocratique, durable et proche de ses citoyens, ce manifeste constitue une invitation audacieuse à repenser l’Union depuis le niveau local, avec les municipalités et régions au cœur de l’avenir du continent.

Lire le document de position ici

Pour plus d’informations, contactez :

Capitale verte

Green City - News Section

Grenoble désignée Capitale verte européenne 2022


La Commission européenne a désigné Grenoble comme Capitale verte européenne pour l’année 2022. Depuis 2010, ce titre prestigieux est décerné chaque année à des villes fortement engagées dans les transitions écologiques et pionnières d’un modèle urbain respectueux de l’environnement.

Le lancement officiel de cette année de la Capitale verte européenne, organisé par la Ville de Grenoble et la Commission européenne, en partenariat avec le Département de l’Isère et Grenoble-Alpes Métropole, et avec le soutien du gouvernement français, aura lieu le samedi 15 janvier.

Consultez la page de l’événement ici : https://greengrenoble2022.eu

Changement climatique

Climate Change - News

La Commission invite les villes à participer à l’initiative “100 villes climatiquement neutres et intelligentes d’ici 2030”


Il est temps d’inverser la tendance du changement climatique… Tel est, en tout cas, l’objectif de la Commission européenne avec son nouvel appel à participation adressé aux villes, dans le cadre de la mission “Villes climatiquement neutres et intelligentes”.

L’objectif de cet appel est de permettre à 100 villes européennes de devenir climatiquement neutres et intelligentes d’ici 2030, et d’ouvrir la voie à toutes les autres villes européennes afin qu’elles puissent suivre le même chemin d’ici 2050.

“Rejoindre cette mission permettra aux villes sélectionnées de se positionner à la pointe de l’innovation dans la transition vers la neutralité climatique”, peut-on lire sur le site de la Commission.

Alors que la lutte contre le changement climatique se concentre de plus en plus sur le déploiement de solutions concrètes, les villes sont les mieux placées pour devenir les premières adoptantes des politiques visant la neutralité climatique. Ce processus leur permettra également de délivrer de multiples bénéfices à leurs communautés : réduction de la pollution de l’air et du bruit, moins d’embouteillages, baisse des factures d’énergie, modes de vie plus sains, etc.

Un appel salué mais des attentes plus larges

Réagissant à cette initiative, Axelle Griffon, conseillère du CCRE en charge de l’environnement et de la mobilité, a déclaré :

“Cette mission est sans aucun doute un excellent moyen de fournir un soutien technique et financier aux villes sélectionnées dans leur transition vers la neutralité climatique. Mais des milliers d’autres communes et régions œuvrent également dans ce sens pour relever les défis environnementaux et climatiques. Une ambition climatique plus forte implique une responsabilité accrue, et nous espérons qu’elles recevront elles aussi un soutien, quelle que soit leur taille. La Commission devrait également veiller à renforcer les synergies et à créer des liens entre les initiatives existantes impliquant les gouvernements locaux et régionaux, comme par exemple le Pacte des Maires.”

Calendrier et modalités de participation

Les villes peuvent répondre à l’appel à manifestation d’intérêt jusqu’au 31 janvier 2022. Après une évaluation réalisée par des experts indépendants, la Commission annoncera la liste des villes sélectionnées en avril 2022.

Les premières villes retenues pourront ensuite commencer à travailler sur leur “Contrat de Ville Climatique”, avec le soutien de la plateforme de la mission, dès la fin du processus de sélection.

Le lancement de cet appel a eu lieu dans le cadre de la Conférence sur les Missions européennes au Comité des Régions, marquant ainsi une étape clé dans la mise en œuvre de la mission.

L’accord de Paris au niveau local

Renewable Energy - News

Le Pacte climatique de Glasgow appelle à une « action coopérative et à plusieurs niveaux »


« Déception » : tel était le mot sur les lèvres de nombreux participants à la clôture de la conférence des Nations unies sur le climat COP26 à Glasgow, le samedi 13 novembre. Les résultats de la conférence laissent de nombreuses questions en suspens quant aux engagements réels des gouvernements nationaux.

Les gouvernements locaux et régionaux ont toutefois su se mobiliser efficacement durant la conférence. Grâce à leurs efforts de plaidoyer, l’importance des municipalités, des régions et de l’action coopérative et à plusieurs niveaux a été reconnue dans le nouveau Pacte climatique de Glasgow.

« Nous, gouvernements locaux et régionaux, pouvons être fiers que l’accord final de Glasgow inclue le modèle de coopération à plusieurs niveaux comme voie à suivre pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris », a déclaré Frédéric Vallier, Secrétaire général du CCRE, présent à la COP. « C’est une véritable victoire pour les municipalités et les régions, malgré les résultats globaux mitigés de la conférence. »

Le texte final, signé par 197 pays (des plus gros émetteurs comme la Chine et les États-Unis aux petites nations insulaires), vise à maintenir le réchauffement climatique à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels d’ici la fin du siècle — l’objectif de l’Accord de Paris — mais sans faire preuve d’une plus grande ambition.

Des progrès à faire

Réagissant sur les réseaux sociaux, Léonore Moncond’huy, maire de Poitiers (France), porte-parole de PLATFORMA et représentante de Cités Unies France, a déclaré :

« Le Pacte de Glasgow n’est pas à la hauteur de l’urgence climatique. Alors qu’il devait ‘sauver l’objectif des 1,5 °C’, il hypothèque une fois de plus notre avenir en le subordonnant à des engagements étatiques dilués et trompeurs. Sans action immédiate, c’est bientôt +2,7 °C. »

Plus tôt dans la semaine, Mme Moncond’huy a rencontré à Glasgow le Secrétaire général de l’ONU António Guterres et la Directrice exécutive d’ONU-Habitat Maimunah Sharif, soulignant la nécessité de soutenir les gouvernements locaux en première ligne face aux défis climatiques. Des arguments repris en séance plénière par le maire de Londres, Sadiq Khan :

« L’implication des villes aujourd’hui, c’est le jour et la nuit comparé au passé. »

Les gouvernements locaux et régionaux et leurs associations ont été largement mobilisés. Le CCRE, PLATFORMA et la Task Force mondiale menée par CGLU étaient bien représentés à la COP26, coorganisant de nombreux événements parallèles et réunions bilatérales.

Donner les moyens d’agir au niveau local

Le Pacte climatique de Glasgow reconnaît « l’urgence d’une action coopérative et à plusieurs niveaux » ainsi que le rôle fondamental des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Comme l’a souligné Steven Heddle, membre du Conseil des îles Orcades (COSLA) et porte-parole du CCRE pour le développement territorial, cela nécessite de faciliter l’accès des collectivités locales aux financements climatiques.

« Les gouvernements locaux ont besoin de recettes, de ressources et de prêts à long terme. Avec ces outils, nous pouvons contribuer davantage à l’objectif de réduction des émissions d’ici 2050 », a déclaré Ronan Dantec, porte-parole du CCRE sur le climat, sénateur français et président de Climate Chance, lors d’une session.

Le Pacte prévoit également plusieurs mesures, notamment l’engagement des pays développés à doubler le financement de l’adaptation au climat et un premier engagement mondial à réduire les émissions de méthane d’ici 2030.

Et ensuite ?

La prochaine COP aura lieu à Charm el-Cheikh, en Égypte. L’Afrique, étant le continent le plus jeune et celui connaissant l’urbanisation la plus rapide, verra la COP27 se concentrer sur la démographie, l’urbanisation durable et le financement de plans verts pour un développement bas-carbone durable. Les Émirats arabes unis accueilleront la COP28 en 2023.

Plus d’informations :

Pour plus d’information, contactez :