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Semaine de la mobilité

Mobility Week - News 2022

Comment les villes ouvrent leurs rues aux cyclistes


Saviez-vous que chaque année, les bus, tramways et métros transportent 50 milliards de passagers en ville, évitant ainsi 100 millions de trajets en voiture chaque jour ?

Mais le vélo est également un moyen pratique et respectueux de l’environnement pour se déplacer. Copenhague, par exemple, est réputée pour être une ville de cyclistes. Les habitants y pédalent parce que c’est sûr, rapide et facile. Ils le font aussi parce que la ville est conçue pour le vélo. D’ici 2025, 50 % des trajets vers le travail et l’école dans la ville devraient se faire à vélo.

Alors, quel est le secret pour transformer les villes en paradis pour cyclistes ? Certains affirment que tout commence par la création de pistes cyclables séparées et de « rues lentes ». D’autres pensent que rendre les transports publics compatibles avec les cyclistes est la clé.

Partout dans le monde, les villes prennent des mesures pour favoriser une mobilité durable, notamment en élargissant les trottoirs, en fermant des rues aux voitures et en installant des signalisations lumineuses qui priorisent les piétons et les cyclistes.

Cependant, comme le souligne la Commission européenne, les pires ennemis du vélo en milieu urbain ne sont pas les voitures, mais plutôt les préjugés persistants liés à l’utilisation du vélo comme mode de transport quotidien. Par exemple, peu de propriétaires de voitures sont conscients des coûts réels de leur véhicule et des économies considérables qu’ils pourraient réaliser en optant pour le vélo. Des campagnes de sensibilisation sont donc essentielles pour informer la population des avantages objectifs du vélo.

À elles seules, ces initiatives locales menées par les villes peuvent faire la différence, mais ensemble, elles peuvent transformer l’avenir urbain et rendre la mobilité moins nocive sur les plans environnemental et social, plus efficace et plus propre.

Pour en savoir plus sur la façon dont les villes relèvent le défi de la mobilité, visitez le site de la Semaine européenne de la mobilité.

Parcs et espaces verts

Green Spaces - News 2022

Podgorica : l’une des villes les plus vertes d’Europe


Les espaces verts sont essentiels pour rendre les villes plus propres, plus saines et encourager les citoyens à sortir et profiter de la nature. C’est pourquoi Podgorica a entrepris la rénovation d’anciens parcs, la construction de nouveaux et la création de terrains de jeux pour enfants.

Jusqu’à présent, l’administration de la ville a créé 16 nouveaux parcs et 51 terrains de jeux pour enfants, représentant 230 000 mètres carrés d’espaces verts publics et la plantation de 10 000 jeunes arbres.

En février 2022, l’Agence européenne pour l’environnement a classé Podgorica parmi les cinq villes les plus vertes d’Europe dans la catégorie des « zones vertes urbaines ».

Les parcs de Podgorica sont diversifiés. L’un d’eux est bordé de pins, avec des terrains de football et autres sports, ainsi qu’une piste de fitness de 2,5 kilomètres, la plus longue du Monténégro. Un autre, le parc forestier de Tolosi, propose un sentier récréatif pour tous les âges.

Le développement des parcs et l’augmentation des fonds pour les espaces verts restent une priorité majeure pour la ville.

Pollution sonore

Noise pollution - News 2022

Les villes françaises déploient des capteurs sonores ‘Medusa’ pour lutter contre la pollution sonore


Nantes, Nice, Toulouse, Paris : de nombreuses villes et communes françaises expérimentent les caméras sonores appelées ‘Medusa’.

Leur rôle ? Réprimer les véhicules dépassant les limites sonores. Les capteurs sonores Medusa sont équipés d’une caméra et de plusieurs microphones qui détectent les véhicules, tels que les voitures, les motos et les camions, émettant des sons au-dessus d’un certain niveau de décibels.

Les radars sonores devraient être officiellement approuvés par le ministère de l’Intérieur d’ici la fin de l’année 2022 et sont actuellement en phase de test.

Les effets significatifs de la pollution sonore sur la santé des Européens

Selon l’Agence européenne pour l’environnement, au moins un Européen sur cinq est actuellement exposé à des niveaux de pollution sonore nuisibles. Plus de la moitié des Européens vivant dans les zones urbaines sont exposés à des niveaux de bruit routier de 55 décibels ou plus.

Encore plus alarmant, l’AEE estime que l’exposition prolongée au bruit environnemental cause 12 000 décès prématurés chaque année.

Autres mesures pour réduire la pollution sonore dans les villes

Face à cette situation, les maires et les dirigeants locaux déploient une série d’autres mesures pour réduire la pollution sonore dans les villes. Parmi celles-ci figurent le remplacement des anciennes routes pavées par de l’asphalte plus lisse, une meilleure gestion des flux de circulation, l’introduction de limitations de vitesse à 30 km/h, ou l’encouragement à la marche, au vélo et à l’utilisation des transports en commun.

Bien que réduire la pollution sonore à “zéro” soit impossible, de nombreuses villes européennes en ont fait une priorité. Selon l’AEE, les États membres de l’UE devront faire davantage à l’avenir pour réduire la pollution sonore, notamment en appliquant la directive européenne sur le bruit environnemental.

Bonnes pratiques locales

Renewable Energy - News Section

Bienvenue à la coopérative climatique de Saerbeck : quand les habitants investissent dans un avenir énergétique renouvelable et indépendant


Avec ses 7 000 habitants, Saerbeck est une petite ville allemande avec une grande ambition environnementale : devenir une « communauté climatique » autosuffisante en énergie d’ici 2030. Cela sera réalisé en maximisant la production d’énergie à partir de sources renouvelables telles que le soleil, le vent, l’eau et la biomasse, correspondant à la consommation des ménages privés et des entreprises locales.

Depuis 2009, Saerbeck aspire à devenir la municipalité climatique modèle de l’État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Le « concept climatique » municipal est désormais bien ancré dans le vocabulaire des habitants de Saerbeck, et tous sont encouragés à participer à cet effort visant à produire localement et de manière durable toute l’énergie nécessaire aux ménages et aux entreprises.

En 2010, la municipalité a acquis un dépôt de munitions abandonné par les forces armées allemandes. Il est en cours de transformation en parc énergétique, avec un mélange de puissants systèmes photovoltaïques, d’éoliennes, de centrales de biogaz et d’autres projets innovants.

Actuellement, le Parc de bioénergie produit environ 2,5 fois plus d’électricité renouvelable que la consommation de Saerbeck. L’empreinte carbone de la ville a ainsi été réduite de moitié, bien qu’il reste encore du travail à faire pour décarboner le transport et le chauffage.

Trois avantages : financiers, environnementaux et éducatifs

Dans l’esprit du slogan « penser globalement, agir localement », les citoyens de Saerbeck peuvent directement participer et investir dans ces projets énergétiques locaux via une coopérative citoyenne. Depuis 2020, la coopérative est rentable et a même distribué un dividende à ses investisseurs citoyens.

À ce jour, près de 400 actionnaires locaux ont investi dans la coopérative. Cela représente un double avantage pour les habitants : en plus des gains économiques locaux, la ville contribue grandement à la protection climatique mondiale et à l’indépendance énergétique locale.

Tous les projets sont accompagnés de nombreuses initiatives éducatives : la transition énergétique commence dans les esprits. Une école expérimentale dans le Parc de bioénergie montre aux étudiants du monde entier comment fonctionnent les énergies renouvelables en pratique et quels en sont les bénéfices.

L’Accord Denim

Denim Deal - News 2022

Comment Amsterdam réduit les émissions en favorisant le recyclage des textiles


En tant que berceau des étiquettes en denim et centre européen pour les marques mondiales, la ville d’Amsterdam est réputée comme la capitale internationale du denim. Ce sens du style va désormais de pair avec une conscience environnementale croissante. Dans ce cadre, Amsterdam a lancé l’Accord Denim, une initiative visant à augmenter la part de textiles recyclés dans les produits en denim de la ville.

L’objectif est qu’à la fin de 2023, trois millions de jeans en denim contenant 20 % de textiles recyclés post-consommation aient été produits. En 2030, cela conduira à une réduction des émissions de carbone de 2 400 kilotonnes, équivalent à une petite centrale au charbon.

L’Accord Denim aspire à devenir la nouvelle norme industrielle dans l’industrie du denim et il est espéré que son approche pourra être étendue et reproduite dans d’autres municipalités européennes. En effet, la lutte pour une économie circulaire sans déchets ne peut être accomplie isolément : il est nécessaire de travailler avec différents acteurs tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Un jalon contribuant à l’accord a été le développement de la machine de tri automatisée, Fibersort, qui divise de grands volumes de textiles post-consommation mélangés en fonction de la composition des fibres et de la couleur. Un tri aussi précis permet à ces matériaux de devenir des intrants uniformes pour les recycleurs de textiles à haute valeur ajoutée.

La coopération multi-niveaux apporte des résultats

Le projet, lancé en 2020 par la Ville d’Amsterdam, l’Amsterdam Economic Board, le Ministère néerlandais des Infrastructures et de la Gestion de l’Eau et les Municipalités de Haarlem et de Zaanstad, est un exemple de coopération à différents niveaux de gouvernement.

L’Accord Denim regroupe plus de 40 partenaires, y compris des marques de denim, des décideurs politiques, des entreprises de recyclage et d’autres acteurs. L’initiative permet un suivi précis de la chaîne de valeur des produits en denim et des processus dans l’industrie.

Le projet s’inscrit dans le cadre de REFLOW, un projet d’innovation financé par l’UE soutenant le développement de villes circulaires à travers la relocalisation de la production et la reconfiguration des flux de matériaux.

Amsterdam est signataire depuis 2009 du Pacte des Maires pour le Climat et l’Énergie – Europe.

Le rapport annuel sur les ODD passe au numérique

PLATFORMA - banner 3

Notre rapport annuel sur les ODD devient numérique au Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (FPHN)


Disponible pour la première fois dans un format en ligne, PLATFORMA et le CCRE viennent de publier leur cinquième étude annuelle sur la localisation des Objectifs de développement durable (ODD). Publiée à l’occasion du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (FPHN) à New York, découvrez dès aujourd’hui cette publication innovante sur local-sdgs.eu/fr.

Cette étude rassemble les informations les plus récentes sur les modalités et la portée de l’implication des associations et des réseaux de collectivités territoriales dans la localisation des ODD, à la fois en Europe et avec leurs pairs mondiaux, notamment pendant la pandémie de COVID-19. L’enquête de cette année comprenait également des questions sur la mise en œuvre des ODD depuis 2015 et sur l’impact de la crise due à la COVID-19. Dans les deux dernières sections, il y avait également des questions supplémentaires concernant les Examens infranationaux volontaires (EIV) et la coopération décentralisée.

Elle rassemble 63 réponses de 28 pays européens, 37 associations de gouvernements locaux et régionaux et 18 municipalités et régions.

Principales recommandations

Six recommandations principales sont ressorties de cette étude, ciblant les institutions européennes, les gouvernements nationaux et les collectivités territoriales et leurs associations nationales :

  1. La Commission européenne doit rendre compte régulièrement de tout progrès réalisé pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) au niveau de l’UE et indiquer comment les différents niveaux de gouvernance ont contribué à ce processus.
  2. Nous encourageons les associations de collectivités territoriales à prendre activement part au processus des examens infranationaux volontaires (EIV).
  3. Les collectivités territoriales demandent que les gouvernements nationaux reconnaissent et incluent fermement leur rôle et celui de leurs associations dans le suivi et le compte rendu des progrès de la mise en œuvre des ODD au niveau national.
  4. Les États européens et l’UE doivent renforcer leur dialogue avec les niveaux infranationaux et les inclure dans toute réunion pertinente des délégations de haut niveau.
  5. Renforcer la coopération internationale pour réaliser l’Agenda 2030 aux niveaux local et régional.
  6. Il est toujours nécessaire de localiser et de territorialiser les ODD par le déploiement de fonds et de ressources appropriés.

Cette étude sera présentée par une délégation de PLATFORMA-CEMR lors de différents événements au cours de la deuxième semaine du Forum politique de haut niveau sur le développement durable (FPHN) qui se tiendra à New York du 5 au 15 juillet 2022.

Cette délégation est composée de :

  • Fabrizio Rossi, Secrétaire Général du CCRE
  • José Hila, Maire de Palma de Mallorca (Espagne, FEMP)
  • Hannah-Lea Braun, Membre du Conseil de Maichingen (Sindelfingen, Allemagne) et du Comité des jeunes élus du CCRE
  • Luis Salaya, Maire de Cáceres (Espagne, FEMP)
  • Valérie Dumontet, Vice-Présidente de l’Aude (France, Cités Unies France)
  • Pilar Díaz, Maire d’Espluges de Llobregat, Adjointe à la Présidence, Déléguée aux Relations Internationales à la Diputació de Barcelona (Espagne, Députation Provinciale de Barcelone – DIBA)
  • Jan van Zanen, maire de La Haye (Pays-Bas, VNG International)

Des directeurs, conseillers et techniciens du CCRE, de la Ville de Paris, de la DIBA, de la FEMP, de l’Association norvégienne des autorités locales et régionales (KS), de CGLU et de VNG International participent également au FPHN cette année.

En savoir plus

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Rapport du CCRE – 2021

Meet Local Leaders - News

Rapport sur les publications, le partage de connaissances, le plaidoyer et la communication en 2021


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a le plaisir de présenter son rapport d’activité 2021, qui offre une vue d’ensemble des principales actions et réalisations de l’organisation au cours de l’année. Guidé par la stratégie pluriannuelle 2021–2030 et le programme de travail 2021–2022, le CCRE a axé son action sur quatre objectifs :

  • Politiques et plaidoyer
  • Partage de connaissances et renforcement des capacités
  • Campagnes paneuropéennes et visibilité
  • Organisation interne et durabilité

Toutes les actions étaient alignées sur l’objectif de faire progresser les Objectifs de Développement Durable (ODD) dans les territoires européens.

Façonner les agendas européens et mondiaux

En 2021, le CCRE a joué un rôle actif dans les débats européens et internationaux, en influençant les initiatives et en alertant ses membres sur les évolutions concernant les collectivités locales et régionales :

  • Suivi des initiatives de l’UE sur la relance, la résilience et la coopération internationale.
  • Participation aux dialogues structurés sur la politique de cohésion, le développement rural, les droits des personnes handicapées et le développement urbain.
  • Contribution aux analyses de l’OCDE, aux conclusions du Conseil et à la vision à long terme de l’UE pour les zones rurales.
  • Publication de prises de position et résolutions sur l’égalité femmes-hommes, la migration, le paquet énergie Fit for 55, l’eau et la numérisation.
  • Renforcement des coopérations internationales avec CGLU, la Global Taskforce, l’OCDE et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux.

Renforcer les connaissances et les capacités

Pour aider ses membres à mieux comprendre les politiques de l’UE et agir efficacement, le CCRE a :

  • Publié des études et organisé des webinaires, dont une nouvelle édition du rapport TERRI sur les réformes de décentralisation.
  • Mis en place des ateliers sur la participation des membres aux processus nationaux et européens.
  • Déployé des formations via des projets financés, portant sur les financements européens, l’adaptation au climat, l’égalité de genre, la migration et la mise en œuvre des ODD.

Visibilité et mobilisation des citoyens

L’année 2021 a également marqué plusieurs anniversaires :

  • 70e anniversaire du CCRE et 15e anniversaire de la Charte européenne pour l’égalité, célébrés avec 500 participants en ligne.
  • Lancement de campagnes paneuropéennes pour la Journée de l’Europe, la Journée des ODD et l’égalité, mettant en avant la voix des élues et élus locaux.
  • Visibilité accrue des porte-paroles via les réseaux sociaux, interviews, vidéos et événements internationaux.

En chiffres :

  • Plus de 120 articles publiés en anglais et en français.
  • Plus de 650 tweets générant 1 million de vues.
  • 14 newsletters diffusées dans le réseau.

Consolider l’organisation interne

Le CCRE a pris des mesures pour devenir une organisation plus durable, inclusive et résiliente :

  • Deux réunions en ligne du Comité des Politiques, réunissant 170 représentants pour adopter des positions et valider la stratégie.
  • Lancement du processus de sélection d’un nouveau Secrétaire général.
  • Modernisation interne avec modèles numériques, signatures électroniques et réduction de l’usage du papier.
  • Formation du personnel sur la gestion de projet, le suivi budgétaire, la prise de parole en public et le travail en équipe.

Points forts et campagnes marquantes

  • Plaidoyer pour inclure les collectivités locales dans les plans de relance post-COVID (#CohesionAlliance).
  • Mise en avant des visions des élus locaux lors de la Conférence sur l’avenir de l’Europe.
  • Poursuite des campagnes #Power2Her et #LocalEquality sur l’égalité femmes-hommes.
  • Reconnaissance du modèle coopératif multi-niveaux dans l’accord de la COP26 de Glasgow.

2021 fut une année d’adaptation, de résilience et d’influence pour le CCRE. Malgré les défis de la pandémie, le réseau a réussi à influencer les débats européens, amplifier la voix des collectivités locales et régionales et renforcer ses capacités internes. Fort de cette base consolidée et d’une stratégie renouvelée, le CCRE poursuit sa mission : donner aux communes et régions d’Europe les moyens de conduire le changement durable.

Lire l’étude complète ici

Pour plus d’informations, contactez :

Investir dans l’avenir de l’Europe

Investing in Europe - News

Un nouveau modèle de croissance pour l’UE doit renforcer les services locaux, accroître la résilience et soutenir les investissements durables


La guerre en Ukraine et les conséquences de la crise du COVID-19 placent l’Europe à un tournant décisif. Ces défis croisés mettent à l’épreuve la solidité de nos démocraties, de nos économies et de notre cohésion sociale, et appellent à une refonte audacieuse de la gouvernance économique européenne.

En réponse, le Réseau des services d’intérêt général (réseau SGIs), qui rassemble des acteurs clés des services publics, a publié une déclaration conjointe à l’approche du Sommet social tripartite du 23 mars 2022. Le message est clair : pour réussir la transition et renforcer la résilience de l’UE, il est urgent d’adopter un modèle de croissance plus prospectif, inclusif et orienté vers l’investissement.

Un nouveau cadre économique
Les règles budgétaires actuelles de l’UE ne sont plus adaptées à une époque de « permacrise ». La déclaration appelle à une réforme du cadre budgétaire afin de concilier la soutenabilité de la dette avec des investissements à long terme générateurs de croissance. Il s’agit notamment de distinguer les investissements productifs — tels que les infrastructures vertes, la numérisation, la santé et l’éducation — des dépenses improductives.

Renforcer l’action locale
Les collectivités locales et régionales sont essentielles à la réussite des transitions verte, numérique et sociale. La déclaration souligne la nécessité de leur pleine implication dans la mise en œuvre des Plans nationaux pour la reprise et la résilience (PNRR) et dans l’accès aux fonds « Next Generation EU ». Sans cette approche à plusieurs niveaux, l’UE risque de ne pas exploiter pleinement le potentiel de sa stratégie de relance.

D’une réponse temporaire à une capacité permanente
Alors que le programme NGEU et le cycle budgétaire actuel de l’UE arrivent à échéance en 2026–2027, la déclaration appelle les dirigeants à se doter dès maintenant d’une stratégie budgétaire et d’investissement à long terme. Une capacité budgétaire commune permanente sera indispensable pour relever les défis futurs communs — du changement climatique à l’instabilité géopolitique — et pour éviter l’aggravation des inégalités territoriales.

L’appel du réseau SGIs ne porte pas uniquement sur un accroissement du financement, mais aussi sur une meilleure gouvernance et une solidarité accrue. Il rappelle que l’investissement dans les services publics, la cohésion sociale et la résilience locale n’est pas un coût, mais le fondement d’une Europe plus forte et plus unie.

Lire la déclaration ici

Pour plus d’informations, contactez :

Sixième Rapport du GIEC

Climate - News

Rapport de l’ONU : l’impact du changement climatique s’aggrave, une action à plusieurs niveaux est essentielle


Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), principal organe des Nations unies sur la question, a récemment publié la deuxième partie de son sixième rapport d’évaluation, portant sur l’impact du changement climatique sur les écosystèmes et les populations humaines à travers le monde.

Le rapport met en garde : l’ampleur et la gravité de ces impacts dépassent les estimations précédentes. Les auteurs constatent sans équivoque que le changement climatique est d’origine humaine et constitue « une menace pour le bien-être humain et la santé planétaire ». En parallèle, le GIEC souligne que la collaboration et la planification entre tous les niveaux de gouvernance et tous les pans de la société sont essentielles pour s’adapter au changement climatique.

Il est désormais probable que le réchauffement planétaire atteigne ou dépasse 1,5 °C à court terme. Le GIEC avertit que tout retard supplémentaire dans l’action mondiale sur l’adaptation et l’atténuation ferait manquer la brève fenêtre d’opportunité pour garantir un avenir vivable. Il est donc urgent de renforcer l’action climatique.

Une action à plusieurs niveaux nécessaire pour l’adaptation et la résilience climatique

Le GIEC insiste sur la nécessité d’une planification multisectorielle, inclusive et à long terme pour s’adapter aux effets du changement climatique et en atténuer les conséquences. Seule l’implication de tous les niveaux de gouvernements et de tous les segments de la société permettra de prendre des mesures efficaces.

À cet égard, le CCRE est fier de contribuer au Pacte des Maires pour le Climat et l’Énergie, une initiative qui rassemble les villes pour les aider à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Le Pacte permet aux villes de développer et mettre en œuvre des plans d’adaptation locaux globaux impliquant tous les acteurs locaux. Les participants peuvent également partager leurs expériences et apprendre les meilleures pratiques pour se préparer à des événements climatiques tels que les vagues de chaleur ou les inondations.

Un développement résilient au climat, clé d’un avenir durable

Le rapport du GIEC met également en avant la notion de développement résilient au climat, c’est-à-dire un modèle de développement durable intégrant l’atténuation et l’adaptation climatiques. Réussir cette transition nécessitera une coopération internationale et une action conjointe des gouvernements à tous les niveaux, en collaboration avec les communautés, la société civile, le secteur privé et les groupes traditionnellement marginalisés.

Ces différentes formes de coopération visent à s’attaquer aux inégalités structurelles et à mobiliser des ressources financières suffisantes. Le CCRE est engagé dans la poursuite de ces objectifs à travers sa participation à diverses coalitions et projets internationaux, notamment PLATFORMA, le Green City Accord et Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU).

Le dernier rapport du GIEC est alarmant. Les preuves sont claires : le temps presse. Une action renforcée et coordonnée à tous les niveaux de gouvernement est nécessaire si nous voulons relever le plus grand défi environnemental de notre époque.

Nouveau Bauhaus Européen

Environment - News section

Gagnez un prix pour vos projets durables, esthétiques et inclusifs


Avez-vous un projet réalisé ou un concept innovant de solutions locales qui soient esthétiques, durables et inclusives ?
Si oui, n’oubliez pas de postuler au Prix du Nouveau Bauhaus Européen 2022 avant le 28 février 2022 à 19h00 CET.

Ce prix, ouvert aux gouvernements locaux et régionaux, récompense à la fois :

  • les projets terminés au cours des deux dernières années,
  • et les concepts ou idées de jeunes talents de 30 ans ou moins.

Les projets et concepts peuvent être soumis dans les catégories suivantes :

  • Se reconnecter à la nature
  • Retrouver un sentiment d’appartenance
  • Donner la priorité aux lieux et aux personnes qui en ont le plus besoin
  • Façonner des écosystèmes industriels circulaires et soutenir une pensée basée sur le cycle de vie

Les projets lauréats recevront jusqu’à 30 000 €, tandis que les concepts gagnants pourront obtenir jusqu’à 15 000 €.

Pour plus d’informations, consultez le guide de candidature, disponible en anglais ainsi que dans d’autres langues officielles de l’UE sur le site du Nouveau Bauhaus Européen.