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Réaction : Loi sur la simplification du logement

Housing Simplification Act

Le CCCRE appelle à des règles européennes plus claires, plus cohérentes et plus flexibles pour aider les villes, les communes et les régions à fournir des logements abordables

1 164 mots
5–7 minutes

L’Europe a un besoin urgent de logements plus abordables, durables et inclusifs. Pourtant, les villes, les communes et les régions qui s’efforcent de construire de nouveaux logements sont de plus en plus confrontées à des réglementations qui se chevauchent, à des procédures interminables, à une incertitude juridique et à des capacités d’investissement limitées.

Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) a formulé des observations sur la législation européenne en vigueur ayant une incidence sur les politiques de logement, notamment au niveau local. En réponse à l’appel à contributions de la Commission européenne sur la simplification du logement, le CCRE explique comment l’Union européenne peut supprimer les obstacles inutiles tout en préservant les objectifs sociaux, environnementaux et démocratiques essentiels.

Les gouvernements locaux et régionaux jouent un rôle décisif dans le logement à travers l’aménagement du territoire, les permis, les services locaux, les infrastructures et le développement territorial. Ils doivent donc être pleinement impliqués dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de toute future mesure européenne de simplification du logement. L’action de l’UE devrait soutenir des solutions adaptées au niveau local, respecter la subsidiarité et renforcer la capacité d’action des villes et des régions, et non remplacer le processus décisionnel local par de nouveaux niveaux d’exigences européennes.

Simplification, pas déréglementation

De nombreuses réglementations de l’UE en matière de logement poursuivent des objectifs légitimes d’intérêt public. Des problèmes surviennent lorsque les exigences de différents domaines politiques se chevauchent, suivent des échéanciers incompatibles ou imposent des charges administratives disproportionnées.

Les projets de logement peuvent être affectés simultanément par les réglementations en matière d’approvisionnement, d’aides publiques, de fiscalité, d’énergie, d’environnement et de construction. Leur effet combiné peut accroître les coûts, retarder les investissements et contraindre les collectivités locales à recourir à des experts juridiques ou techniques externes coûteux.

Le CCRE plaide donc pour un cadre réglementaire plus cohérent, avec des définitions, des ensembles de données, des échéances et des systèmes numériques mieux harmonisés. La simplification devrait viser à éliminer les doublons et à résoudre les conflits entre les règles, tout en préservant la protection de l’environnement, la qualité des bâtiments, les garanties sociales et une véritable participation citoyenne.

Débloquer les investissements locaux dans le logement abordable

Les villes et les régions ne peuvent pas remédier aux pénuries de logements si les investissements publics continuent d’être limités par des règles fiscales et d’aides de l’État qui ne reconnaissent pas suffisamment la valeur à long terme des logements abordables.

Le CCRE préconise que les dépenses consacrées au logement abordable et écoénergétique soient considérées comme un investissement public à long terme et non comme des dépenses courantes. Le cadre des aides d’État devrait également offrir une plus grande sécurité juridique et une plus grande flexibilité aux projets de logements municipaux et d’intérêt public.

Il convient notamment de clarifier et de rendre plus proportionnées les procédures relatives à la délégation de pouvoirs, aux contrôles des surcompensations et aux obligations d’affectation de fonds. Les collectivités locales, y compris les petites villes, devraient pouvoir mettre en œuvre des mesures en matière de logement sans avoir systématiquement recours à des experts externes coûteux.

Rendre les marchés publics plus rapides et plus proportionnés

Les règles des marchés publics constituent une autre source importante de retards et de coûts administratifs. Face à la hausse des prix de la construction, de plus en plus de projets de logements sont soumis à des procédures de passation de marchés complexes à l’échelle de l’UE, même en l’absence d’intérêt transfrontalier réel.

Le CCRE propose des seuils d’approvisionnement plus élevés, reflétant mieux les coûts actuels de construction et de services. Sa réponse préconise également une plus grande flexibilité pour négocier directement avec un entrepreneur après une procédure infructueuse et pour modifier les contrats en cas de changement de circonstances après l’attribution.

Un cadre plus simple et plus flexible permettrait de réduire les délais, de diminuer les coûts de mise en conformité et d’aider les administrations locales à faire avancer plus rapidement les projets de logements abordables.

Harmoniser les objectifs énergétiques, environnementaux et de logement

La réglementation énergétique de l’UE devrait mieux faciliter le partage local de l’énergie, l’utilisation des énergies renouvelables et de la chaleur résiduelle à proximité, ainsi qu’une allocation plus flexible de la capacité du réseau pour les projets servant un intérêt public manifeste.

Les législations étroitement liées, notamment celles relatives à l’efficacité énergétique, aux énergies renouvelables et à la performance des bâtiments, devraient former un ensemble cohérent. Plutôt que de prescrire des procédures administratives détaillées, l’UE devrait promouvoir des normes ouvertes, des données interopérables et des systèmes d’autorisation numériques adaptables aux structures administratives nationales et locales.

Une plus grande sécurité juridique est également nécessaire pour l’application des directives Oiseaux et Habitats et du règlement relatif à la restauration de la nature. Le CCRE préconise une évaluation plus claire des seuils, des procédures proportionnées pour les projets à faible risque et des approches plus souples en matière de compensation environnementale. Ces changements devraient améliorer la sécurité juridique en matière de planification sans compromettre les objectifs de biodiversité.

Développer les capacités de réalisation et de rénovation

Une réforme réglementaire à elle seule ne résoudra pas la pénurie de logements en Europe. Une productivité accrue dans la construction et la rénovation est tout aussi importante.

Le CCRE préconise d’investir dans les compétences, la formation, l’innovation et les capacités administratives locales, notamment dans les petites et moyennes municipalités. Une meilleure mobilité de la main-d’œuvre et la reconnaissance des qualifications pourraient contribuer à pallier la pénurie de main-d’œuvre, tandis qu’une plus grande harmonisation des normes de construction pourrait réduire la fragmentation et favoriser des méthodes de construction innovantes, circulaires et résilientes face au changement climatique.

L’Europe doit également envisager d’autres solutions que la construction neuve. La rénovation, la réhabilitation et la reconversion des bâtiments vacants peuvent accroître l’offre, revitaliser les quartiers et réduire l’impact environnemental. Faciliter le financement, l’obtention des permis et la mise en œuvre de ces projets devrait être un élément central de la politique de simplification.

Placer les gouvernements locaux et régionaux au centre

Les tensions sur le logement varient considérablement d’un territoire à l’autre. Elles peuvent être dues au tourisme, à l’évolution démographique, à la rareté des terrains, aux carences en infrastructures, aux coûts de construction, au dépeuplement ou à la pénurie de logements abordables et sociaux. Conformément à la position du CCRE en faveur de la loi sur le logement abordable, la définition et les règles relatives aux zones en situation de crise du logement devraient être révisées.

Il ne peut donc exister de solution réglementaire unique applicable partout. L’UE doit créer un environnement favorable par le biais d’investissements, d’une clarification juridique, de systèmes interopérables et d’une simplification intelligente, tout en laissant aux collectivités locales et régionales la latitude nécessaire pour élaborer des solutions adaptées à leurs populations.

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Rapport n° 2 sur la coopération décentralisée

Decentralised Cooperation Mindcraft

Rapport n° 2 sur la coopération décentralisée au développement : un aperçu européen

467 mots
2–3 minutes

Suite au premier rapport sur la coopération au développement décentralisée (rapport DDC n° 1), ce deuxième rapport (rapport DDC n° 2) s’appuie sur la même enquête à l’échelle européenne pour continuer à offrir un aperçu paneuropéen de la manière dont les gouvernements locaux et régionaux (GLR), leurs associations et les acteurs de la société civile s’engagent dans la coopération internationale.

Alors que le premier rapport sur la coopération décentralisée au développement (CDD) présentait un aperçu général de la CDD recensée, ce deuxième rapport examine plus en détail les opportunités et les défis qui caractérisent cette coopération et analyse les résultats que les partenariats de CDD visent à atteindre. Il présente également une sélection de projets de CDD, offrant des exemples concrets de partenariats et d’activités efficaces.

Quelle est la position de l’Europe en matière de DDC ?

Le deuxième rapport du DDC met en lumière :

  1. Le financement favorise l’engagement, mais les capacités limitées le freinent. Les fonds disponibles et les liens linguistiques, culturels ou historiques (56,75 % chacun) sont les principaux moteurs de la participation au DDC. Cependant, les capacités limitées (78,37 %) et les opportunités de financement restreintes ou irrégulières (54,05 %) constituent le principal obstacle à l’expansion du projet.
  1. Des objectifs similaires sont au cœur des préoccupations. Les répondants ont le plus souvent sélectionné les trois résultats suivants que leurs partenariats de développement et de coopération (DDC) visent à atteindre, tant dans les territoires partenaires que dans les territoires d’origine : autonomiser les dirigeants et les acteurs locaux, améliorer les services publics locaux et renforcer la gouvernance locale. L’ordre de priorité varie cependant selon le territoire concerné.
  1. Un engagement durable. La majorité des répondants (78,38 %) prévoit de continuer à coopérer avec leurs partenaires DDC, soulignant que la coopération décentralisée est perçue comme un investissement à long terme plutôt que comme une action ponctuelle.

Ce rapport fait partie d’une série plus vaste de publications de Mindcraft sur la coopération décentralisée au développement, notamment des profils de pays sur les cadres de coopération décentralisée. Vous trouverez les autres publications de Mindcraft ici.

Lisez le rapport complet Mindcraft DDC n° 2, disponible en anglais, français, espagnol et allemand.

Découvrez ici le rapport Mindcraft DDC n° 1.

Le CCRE encourage les autorités européennes et nationales à renforcer le rôle des collectivités territoriales locales dans les politiques de développement, non seulement en tant qu’acteurs de la mise en œuvre, mais aussi en tant que partenaires stratégiques contribuant à façonner un programme de développement plus résilient, inclusif et efficace.

Ce rapport a été réalisé dans le cadre du projet Mindcraft (Combler les lacunes en matière de connaissances dans la coopération décentralisée), financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

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Campagne budgétaire de l’UE – Finlande

Miikka Lonnqvist

Le travail de plaidoyer de nos associations nationales : le cas de la Finlande

490 mots
2–3 minutes

Alors que les négociations sur le prochain budget à long terme de l’UE progressent aux niveaux européen et national, le CCRE appelle à un rôle plus important des gouvernements locaux et régionaux dans la définition des priorités de ce nouveau budget européen.

Miikka Lönnqvist, conseiller municipal de Hollola (Finlande) et représentant de l’Association des collectivités locales et régionales finlandaises (Kuntaliitto), expose les attentes de l’association concernant le prochain budget de l’UE : une concurrence loyale pour les entreprises ; des investissements dans l’innovation ; une plus grande importance accordée à la sécurité, à la préparation et à la résilience au niveau local ; et une croissance durable qui profite à toutes les villes et régions, et pas seulement aux capitales nationales. La Kuntaliitto souhaite également que les collectivités locales jouent un rôle significatif dans l’élaboration et la mise en œuvre du budget de l’UE, et non qu’elles se contentent de le recevoir.

Miikka Lönnqvist, conseiller municipal de Hollola (Finlande) et représentant de l’Association des collectivités locales et régionales finlandaises (Kuntaliitto), expose les attentes de l’association concernant le prochain budget de l’UE : une concurrence loyale pour les entreprises ; des investissements dans l’innovation ; une plus grande importance accordée à la sécurité, à la préparation et à la résilience au niveau local ; et une croissance durable qui profite à toutes les villes et régions, et pas seulement aux capitales nationales. La Kuntaliitto souhaite également que les collectivités locales jouent un rôle significatif dans l’élaboration et la mise en œuvre du budget de l’UE, et non qu’elles se contentent de le recevoir.

L’appel de Kuntaliitto aux autres associations à travers l’Europe est le suivant : s’engager dans les négociations budgétaires le plus tôt possible et veiller à ce que la voix locale soit entendue par ceux qui conçoivent et mettent en œuvre le nouveau budget de l’UE au niveau national.

Notre point de vue sur la proposition budgétaire actuelle de l’UE

Le CCRE appelle à des garanties plus solides en matière de gouvernance et de partenariat à plusieurs niveaux, à une plus grande flexibilité pour les collectivités locales et à un budget qui reflète les défis actuels : de l’adaptation au changement climatique et du logement aux services numériques et à la cohésion territoriale.

Le message de cette campagne est simple : lorsque les gouvernements locaux et régionaux sont impliqués dès le départ, l’Europe obtient de meilleurs résultats pour ses citoyens.

Lisez la prise de position du CEMR sur le prochain budget de l’UE

La campagne budgétaire européenne du CCRE repose sur une vérité simple : lorsque les gouvernements locaux et régionaux sont impliqués dès le départ, l’Europe obtient de meilleurs résultats pour ses citoyens.

Voilà comment fonctionne la démocratie : par la coopération, le partenariat et les décisions prises au plus près des personnes concernées.

Rejoignez-nous pour défendre ce principe.

Apprenez-en davantage sur la campagne budgétaire du CEMR auprès de l’UE

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Rencontrez Ellen van Selm (Purmerend)

Découvrez l’héroïne locale : Ellen van Selm, qui allie le meilleur de la politique locale et européenne.

898 mots
4–6 minutes

Dans cette édition de « Héros locaux », nous nous entretenons avec Ellen van Selm, maire de Purmerend (Pays-Bas), au sujet des défis de la ville, de ses objectifs et de ses réalisations en tant que maire, ainsi que des liens qui unissent sa ville à Bruxelles.

Une ville façonnée par l’eau et la croissance

Purmerend est une ville de 100 000 habitants située juste au nord d’Amsterdam, dans sa grande agglomération. Ses racines, cependant, plongent dans un paysage bien différent.

« Purmerend était autrefois une petite ville de marché située dans une région très humide », explique van Selm. « Les agriculteurs des zones humides environnantes venaient y vendre leurs produits agricoles, leur bétail et leur poisson. » Lorsque les lacs et les zones humides environnantes furent asséchés, la ville devint une importante région de production alimentaire pour Amsterdam, puis, grâce à sa proximité avec la capitale, un lieu de vie de plus en plus prisé.

Cette proximité continue d’influencer le quotidien. Un flux constant de navetteurs fait la navette entre Purmerend et Amsterdam, et la ville a connu une croissance rapide depuis les années 1970. Pour van Selm, cette croissance représente aujourd’hui le plus grand défi de la commune. « Nous souhaitons également préserver le caractère convivial de Purmerend, où la nature, la culture et la vie communautaire ont toute leur place, et où chacun se sent chez soi », explique-t-elle. « Notre principal défi n’est pas simplement de construire davantage de logements, mais de nous développer de manière à améliorer la qualité de vie et à préserver l’identité de Purmerend et de Beemster. »

Aux Pays-Bas, les maires ne sont pas élus

Comme le souligne van Selm, la fonction de maire aux Pays-Bas diffère de celle exercée dans de nombreux autres pays européens. Contrairement à beaucoup de ses homologues européens, elle n’a pas été élue par les habitants, mais nommée par la Couronne. Les municipalités néerlandaises sont administrées conjointement par le maire, les échevins (qui exercent aux Pays-Bas les fonctions de responsables exécutifs et administratifs de la commune) et un conseil municipal élu, chacun ayant des responsabilités distinctes.

« Je n’ai pas de programme électoral à mettre en œuvre », explique-t-elle. « Je vois mon rôle comme celui de rassembler les gens, de créer des liens et de veiller à ce que les intérêts de nos résidents soient entendus dans notre processus démocratique. »

Trois initiatives se distinguent pour van Selm. La première est le pacte régional de Purmerend, un véritable partenariat entre la municipalité, le gouvernement national à La Haye et les ONG locales, tous investissant ensemble dans l’avenir de la région.

La deuxième initiative est le programme « Maire des enfants » de la ville. « Ce programme donne une véritable voix aux enfants de Purmerend et leur apprend qu’ils peuvent faire bouger les choses », explique-t-elle. « Mon objectif est de veiller à ce que leur voix soit également entendue.»

La troisième priorité est la sécurité, une responsabilité qui lui incombe légalement en tant que maire. Purmerend s’est efforcée de rendre les quartiers plus sûrs suite à des incidents impliquant des explosions, et d’améliorer le sentiment de sécurité des femmes dans les espaces publics.

De Purmerend à Bruxelles, et retour

Le rôle local de Van Selm et son travail européen, en tant que membre de la délégation néerlandaise auprès du Comité européen des régions et de sa Commission COTER, sont, selon ses propres termes, « les deux faces d’une même pièce ».

« Mon expérience locale nourrit mon travail à Bruxelles, et ce que j’apprends à Bruxelles profite à ma commune. » Par le biais du COTER, elle participe activement aux discussions sur l’avenir du budget de l’UE et de la politique de cohésion, des sujets qui peuvent paraître abstraits, mais dont elle constate l’impact concret sur le terrain. À Purmerend, le soutien du Fonds social européen a permis de pérenniser le programme municipal pour l’emploi, géré par un organisme local de développement social, assurant ainsi sa continuité d’une année sur l’autre et lui offrant la possibilité d’innover.

Cet échange réciproque s’étend au-delà du Comité des régions. Mme Van Selm participe également à des réseaux européens de villes, comme l’Alliance des villes nouvelles, où elle partage son expérience avec des villes confrontées à des problématiques similaires en matière de logement, de transition énergétique, d’emploi et d’inclusion sociale. Purmerend étant membre de l’Association des communes néerlandaises (VNG), Mme Van Selm est également porte-parole du CCRE pour le logement.

« Ce qui fonctionne dans une ville peut inspirer des solutions dans une autre », explique-t-elle. « Les politiques publiques prennent tout leur sens lorsqu’elles touchent les citoyens et les communautés locales, et les expériences locales deviennent encore plus précieuses lorsqu’on les partage avec d’autres villes et qu’on s’en sert pour façonner les politiques européennes. »

Rester près, regarder vers l’extérieur

Interrogé sur ce qui compte le plus pour un maire aujourd’hui, van Selm insiste sur l’équilibre : rester proche des habitants tout en conservant une vision plus large. « Il faut rester proche de ses administrés, les écouter, comprendre ce qui fait la singularité de sa commune et préserver ce sentiment d’identité. Mais en même temps, il ne faut pas se replier sur soi-même, il faut se demander ce que sa commune peut apporter au pays, à l’Europe et aux autres régions et réseaux avec lesquels elle collabore. »

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Pumerend est membre du CCRE de l’Association nationale des municipalités néerlandaises (VNG).

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Voix de nos 75 ans d’histoire : Annemarie Jorritsma

Anne Marie Jorritsma

Annemarie Jorritsma : « C’est au niveau local que les citoyens rencontrent leur gouvernement. »

829 mots
4–5 minutes

Annemarie Jorritsma est une figure marquante de la vie politique néerlandaise. Elle a été la première femme vice-Première ministre des Pays-Bas (1998-2022), a ensuite présidé le groupe parlementaire de son parti au Sénat et a occupé pendant de nombreuses années le poste de maire d’Almere (2003-2015), période qu’elle considère comme « la plus importante » de sa carrière politique. Parallèlement, elle a été la première femme présidente du CCRE (2013-2015).

Dans cet entretien, enregistré à Almere, Jorritsma revient sur l’évolution de la conception que la Commission européenne se fait des collectivités locales et régionales. Elle partage également son point de vue sur les progrès de l’égalité des genres en politique et explique pourquoi les responsables politiques, à tous les niveaux, ne doivent jamais perdre de vue l’importance du niveau local.

Une place plus importante à la table de l’Europe

Interrogée sur sa principale réalisation durant son mandat de présidente du CCRE, Jorritsma ne cite aucune décision ni campagne en particulier. Elle souligne plutôt un changement d’attitude : les collectivités locales et régionales sont désormais prises beaucoup plus au sérieux par la Commission européenne qu’auparavant.

Selon elle, autrefois, seuls le Conseil et les États membres comptaient à Bruxelles. La situation a changé. Aujourd’hui, affirme-t-elle, on reconnaît de plus en plus que la politique européenne ne peut fonctionner sans le soutien des collectivités locales et régionales, car une ville, une région ou un pays ne peut survivre sans son gouvernement national, et un pays ne peut se gérer seul, sans l’Europe.

Elle considère que la guerre en Ukraine a encore accentué cette prise de conscience, incitant les pays à reconnaître qu’ils ne peuvent relever seuls les défis actuels. Elle constate néanmoins avec un certain regret qu’il faut si souvent une crise pour que cette leçon soit enfin assimilée.

Nommer l’écart entre les sexes et le combler

Jorritsma a été la première femme à occuper le poste de vice-Première ministre aux Pays-Bas, même si, comme elle le dit, elle y pensait rarement à l’époque ; elle travaillait simplement dur et s’efforçait de surpasser les hommes qui l’entouraient. Aujourd’hui, avec le recul, elle constate sans ambages que les progrès en matière d’égalité des sexes en politique sont au point mort, voire en recul à certains égards. Les Pays-Bas n’ont toujours pas eu de femme Première ministre, et même en Europe, où une femme préside la Commission européenne, elle souligne que le sexisme persiste.

Elle se souvient avec une fierté particulière d’une réalisation : en tant que présidente du groupe de son parti au Sénat, elle a instauré la parité hommes-femmes. Une fois cet objectif atteint, explique-t-elle, on a rapidement considéré cela comme normal, mais elle prévient que sans efforts constants, cet équilibre peut tout aussi facilement être rompu. C’est une leçon qu’elle est déterminée à mettre en pratique, en incitant son parti à encourager davantage de jeunes femmes à s’engager en politique et à suivre une formation adéquate.

C’est au niveau local que tout commence

Pour Jorritsma, l’administration locale n’est pas un tremplin vers des fonctions plus importantes ; c’est là que se joue véritablement le travail de la démocratie. La plupart des citoyens ne rencontreront jamais de ministre, souligne-t-elle, mais ils rencontreront leur maire ou se rendront à leur mairie. C’est à ce niveau que les citoyens ont un contact direct avec leurs représentants.

Ce qui la frustre, c’est de voir combien d’hommes et de femmes politiques, une fois arrivés au niveau national, oublient leurs origines locales. Elle espère que dans les années à venir, l’influence des collectivités locales sur les décisions nationales se renforcera, en s’appuyant sur les progrès déjà accomplis, mais qui restent encore beaucoup à faire.

Leçons tirées d’un réseau international

En repensant à ses années au CCRE, Jorritsma décrit cette expérience comme une source d’apprentissage constant. Chaque pays a ses propres spécificités, et le partage de ces expériences, ainsi que des outils pratiques utilisés par d’autres responsables locaux, a été, selon elle, l’un des aspects qu’elle a le plus appréciés.

Elle se souvient d’une leçon particulière tirée de son mandat de maire d’Almere : les dirigeants des grandes villes ont beaucoup à apprendre des maires des petites villes, qui ont tendance à rester beaucoup plus proches de leurs habitants, allant à leur rencontre plutôt que d’attendre un rendez-vous. Elle s’est attachée à faire de même, cultivant un réseau solide parmi les habitants de la ville au lieu de se retrancher derrière les portes de son bureau.

Être maire d’Almere, dit-elle, a été l’étape la plus importante de toute sa carrière politique, et elle espère que les maires de toute l’Europe en viendront à ressentir la même chose pour leurs propres racines locales, et que les hommes politiques nationaux apprendront à le voir de cette façon également.

*Jorritsma a été présidente de l’Association des municipalités néerlandaises (Vereniging van Nederlandse Gemeenten) de janvier 2008 à juin 2015, représentant les intérêts des collectivités locales néerlandaises pendant son mandat de maire d’Almere.

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L’État de l’Union : Lettre de l’Alliance locale

Climate Change News

L’Alliance locale appelle à un rôle plus important pour les villes et les régions dans les réformes de l’UE en amont du discours sur l’état de l’UE

428 mots
2–3 minutes

À la veille du discours sur l’état de l’Union européenne (SOTEU) de la présidente Ursula von der Leyen, le CEMR s’est joint à Local Alliance, qui regroupe sept autres réseaux européens de premier plan de gouvernements locaux et régionaux, dont ACR+, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS, dans une lettre commune réaffirmant le soutien à une Union plus compétitive, résiliente et cohésive, tout en lançant un avertissement clair quant à la direction que prennent les réformes de l’UE.

La lettre rappelle les incendies et les vagues de chaleur de l’été dernier, durant lesquels les villes, les agglomérations et les régions ont coordonné les évacuations, hébergé les habitants et mené les efforts de reconstruction. Elle souligne, comme l’écrit Local Alliance, que les villes et les régions ne sont pas de simples exécutantes de la politique de l’UE : elles mettent en œuvre près de 70 % de la législation européenne et représentent environ 68 % des investissements publics significatifs liés au climat dans l’UE et les pays de l’OCDE.

Les signataires avertissent que la restructuration envisagée par la Commission de ses services, le prochain cadre financier pluriannuel et les efforts de simplification en cours risquent de supprimer le dialogue institutionnel et les canaux financiers par lesquels les collectivités locales et régionales interagissent avec l’Union. L’Alliance locale souligne que la rationalisation de la gouvernance européenne est certes une bonne chose, mais pas si elle se fait au prix d’une centralisation accrue, d’une fragilisation des transitions menées localement ou d’une moindre prise en compte du territoire dans les politiques et les financements européens.

La lettre souligne également la dimension locale des autres priorités de l’Europe : la sécurité, l’économie et l’élargissement, en notant que les villes et les régions intègrent les personnes fuyant la guerre, entretiennent des partenariats avec les villes ukrainiennes qui seront encore plus importants pendant la reconstruction, et sont les lieux où l’élargissement sera finalement ressenti par les citoyens des pays candidats.

La demande est simple. L’Alliance locale appelle la présidente von der Leyen à profiter de son discours sur l’état de l’Union pour réaffirmer l’engagement de la Commission envers les collectivités locales et régionales, qu’elle considère comme des partenaires de confiance et indispensables, dotés d’un service de la Commission performant qui dialogue directement avec elles, et d’un budget européen leur assurant les investissements et les capacités nécessaires pour répondre aux besoins de chaque collectivité.

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Lettre conjointe sur la résilience climatique

Letter on Climate resilience

Lettre conjointe à la présidente von der Leyen sur la résilience climatique

746 mots
3–5 minutes

Suite à une série de catastrophes naturelles cet été, le CCRE se joint à plus de 30 organisations en première ligne face aux inondations, sécheresses, feux de forêt et autres catastrophes.

Deux jours avant le discours sur l’état de l’Union européenne, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) s’est joint à plus de 30 organisations représentant les collectivités locales et régionales, les agriculteurs pratiquant une agriculture durable, les fournisseurs d’eau, les établissements de santé et les prestataires de services financiers dans une lettre ouverte adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Cette lettre l’exhorte à faire des solutions fondées sur la nature le premier rempart contre les catastrophes climatiques et à inscrire cette ambition dans le futur cadre européen pour la résilience climatique.

Un été qui a mis en lumière la vulnérabilité de l’Europe

Cette lettre fait suite à un été marqué par des records de chaleur, qui a une fois de plus mis en lumière le manque de préparation de l’Europe face au changement climatique. L’Europe occidentale a enregistré son mois de juin-juillet le plus chaud jamais mesuré, tandis que de graves incendies ravageaient le continent. Au moins 35 000 décès supplémentaires ont été attribués aux vagues de chaleur successives de cet été, un chiffre qui n’inclut même pas le mois d’août ; le bilan réel est donc probablement encore plus lourd.

Pour les administrations locales et régionales, en première ligne face aux inondations, sécheresses, incendies de forêt et vagues de chaleur, il ne s’agit pas de statistiques abstraites. Elles se traduisent concrètement par des services d’urgence surchargés, des infrastructures endommagées et des communautés laissées sans ressources.

Restaurer la nature pour restaurer la résilience

Les signataires pointent du doigt une cause commune à l’aggravation des risques climatiques en Europe : la dégradation des paysages, des sols et des ressources en eau. Les zones humides, les plaines inondables, les tourbières, les sols sains, les écosystèmes côtiers et les forêts stockent naturellement l’eau, rechargent les nappes phréatiques, régulent les températures et atténuent les effets des phénomènes extrêmes. Or, ces systèmes ont été progressivement perdus ou dégradés sur tout le continent, exposant les populations à des cycles de plus en plus instables d’inondations, de sécheresses et de vagues de chaleur.

La lettre appelle la Commission à :

  • Faire de l’intégration systémique des solutions fondées sur la nature une priorité clé dans la partie législative du cadre européen pour la résilience climatique ;
  • Fournir des incitations juridiques et des mécanismes de financement pour que les États membres gèrent les paysages et les systèmes hydriques en privilégiant la résilience, notamment des objectifs nationaux de rétention d’eau naturelle mis en œuvre au moyen d’approches locales qui tiennent compte des besoins et des capacités territoriales.

Ce dernier point est d’une grande importance pour les membres du CCRE : il reconnaît que l’adaptation efficace au changement climatique doit être conçue et mise en œuvre au niveau local et régional, là où se trouvent réellement la connaissance des besoins territoriaux et la capacité d’agir.

Un moment pour l’action

« Les étés récents en Europe ont démontré que la résilience climatique ne peut plus être considérée comme un problème futur. La Commission a reconnu le rôle essentiel des solutions fondées sur la nature pour protéger les communautés et les écosystèmes des catastrophes climatiques. Alors que la consultation interservices sur le cadre européen pour la résilience climatique devrait débuter avant la fin septembre, il est crucial de veiller à ce que cette reconnaissance se traduise concrètement dans la législation », a déclaré Claire Baffert, chargée de mission principale pour l’eau et l’adaptation au changement climatique au WWF UE, s’exprimant au nom des plus de 30 signataires.

La présidente von der Leyen a elle-même reconnu les enjeux : dans son discours sur l’état de l’Union l’an dernier, elle a averti que le changement climatique rend les étés plus chauds, plus rudes et plus dangereux, et que l’Europe doit intensifier radicalement ses efforts en matière de résilience, d’adaptation et de solutions fondées sur la nature. En juillet, elle a confirmé par écrit aux eurodéputés que les solutions fondées sur la nature jouent un rôle essentiel dans l’adaptation aux vagues de chaleur, aux sécheresses et aux inondations.

Le CCRE et ses cosignataires appellent désormais la Commission à transformer cette reconnaissance en loi et à donner aux gouvernements locaux et régionaux les outils, les incitations et les financements dont ils ont besoin pour montrer la voie.

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Réaction : Loi européenne sur le logement abordable

EU Affordable Housing Act

La flexibilité locale doit rester au cœur du logement dans l’UE

1 354 mots
6–9 minutes

La Commission européenne a présenté sa proposition de loi sur le logement abordable, instaurant un cadre européen commun pour l’évaluation et la justification des mesures relatives au logement au niveau local. Cette proposition vise à renforcer la sécurité juridique des pouvoirs publics tout en reconnaissant explicitement que la politique du logement relève principalement des compétences nationales, régionales et locales.

La proposition législative est accompagnée d’une recommandation sur l’accessibilité et l’offre de logements dans les zones en situation de pénurie de logements, introduisant le concept de zones de logements abordables et proposant des mesures pour remédier à la pénurie de logements.

Le CCRE salue ces publications, qui constituent des étapes importantes dans la reconnaissance croissante du logement comme un enjeu européen nécessitant une action à tous les niveaux de gouvernance. Les collectivités locales et régionales sont en première ligne pour garantir l’accessibilité et la disponibilité des logements, et le CCRE plaide sans relâche pour un cadre renforçant leur capacité d’action dans le respect de la diversité territoriale.

Cependant, malgré les efforts répétés du CCRE soulignant l’importance de la flexibilité et du renforcement des capacités des gouvernements locaux et régionaux, la principale solution de la Commission pour remédier au problème d’accessibilité au logement est une définition standardisée de la pression sur le logement au niveau de l’UE.

Si le CEMR prend acte avec satisfaction de la reconnaissance récurrente des compétences régionales et locales dans la proposition, le recours aux « autorités compétentes » au sens de l’article 4 de la loi sur le logement suscite des inquiétudes chez les collectivités locales et régionales. En effet, cette terminologie laisse à l’interprétation de chaque État membre le soin de définir ce rôle. Son utilisation se poursuit tout au long de la recommandation, suggérant un pouvoir de décision et une responsabilité importants au niveau de l’« autorité compétente ».

Définition courante du stress lié au logement

Tout au long de son travail de plaidoyer, le CCRE s’est efforcé de maintenir la flexibilité de la loi sur le logement abordable afin qu’elle puisse refléter la diversité des réalités du logement en Europe. Dans ses recommandations à la Commission, le CCRE a plaidé pour une approche territoriale préservant les mécanismes d’évaluation locaux plutôt que d’imposer une définition unique et uniforme de la précarité du logement.

Pourtant, bien que laissant aux « autorités compétentes » la possibilité de décider des mesures nécessaires, l’article 6 de la loi établit une méthodologie commune de l’UE pour déterminer quand une zone est considérée comme étant en situation de pénurie de logements.

Selon les règles proposées, une zone ne peut être classée comme connaissant des tensions sur le logement que si trois conditions sont remplies : le ratio prix/revenu est de 8 ou plus, ce ratio a augmenté au cours de la dernière décennie et la pression ne montre aucun signe d’apaisement au cours des trois prochaines années.

Le CCRE a maintes fois souligné que cette vision trop restrictive risque de masquer la situation dans son ensemble. La crise du logement prend de multiples formes en Europe et ne peut se résumer à un seul indicateur d’accessibilité financière. Les pressions peuvent provenir du tourisme, de pénuries de logements, d’évolutions démographiques, de contraintes foncières, de difficultés d’accès à l’urbanisme et aux permis de construire, de lacunes en matière d’infrastructures, ou tout simplement d’une insuffisance de logements sociaux et abordables.

Cette nuance apparaît bien dans les sections explicatives de la proposition, dans la recommandation et dans les commentaires formulés lors de la conférence de presse. Mais elle disparaît largement dans les dispositions opérationnelles elles-mêmes, où la crise du logement est définie presque exclusivement par des indicateurs de prix et de revenus.

De plus, l’expérience montre que les autorités locales ont souvent des raisons légitimes d’intérêt public d’agir qui vont au-delà de la simple question d’accessibilité financière : les nuisances environnementales, par exemple, et la proposition ne tient pas compte de ces aspects.

Ellen van Selm (porte-parole du CCRE pour le logement et maire de Purmerend (Pays-Bas)) :

« Nous nous félicitons des efforts déployés par la Commission européenne pour contribuer à la résolution de la crise du logement. Toutefois, nous l’encourageons à créer un cadre plus favorable aux collectivités locales et régionales. En introduisant une définition rigide de la précarité du logement, en alourdissant les exigences de justification alors que les données ne sont pas toujours disponibles, et en se concentrant systématiquement sur les locations de courte durée, la loi sur le logement abordable limite les solutions territoriales et innovantes dont les collectivités locales et régionales ont besoin. Concrètement, cela complique la tâche des villes, des agglomérations et des régions qui souhaitent agir de manière proactive face aux tensions sur le logement. »

Un éventail de mesures à la disposition des autorités

La proposition reflète en grande partie les demandes du CCRE : donner aux collectivités locales et régionales la latitude d’adapter leurs interventions aux spécificités locales. Conformément au règlement, les autorités compétentes pourraient limiter les locations de courte durée dans les résidences secondaires et réglementer l’acquisition ou l’utilisation de terrains et de biens immobiliers résidentiels à des fins autres que l’habitation principale. La proposition prévoit également un ciblage territorial et des approches différenciées.

Le CCRE a néanmoins toujours insisté sur la nécessité pour les collectivités locales d’agir avant que la crise du logement ne devienne incontrôlable, et des inquiétudes persistent à ce sujet. L’article 9 exige des autorités qu’elles prouvent qu’une activité a eu un impact négatif sur l’accessibilité ou la disponibilité du logement pendant au moins trois ans avant toute mesure restrictive. Pour de nombreuses collectivités locales, cela pourrait constituer une charge supplémentaire et retarder la mise en œuvre de mesures visant à résoudre la crise du logement suffisamment tôt.

Concernant la simplification des procédures, la recommandation propose la création de zones d’accélération du logement, identifiées par l’autorité compétente. Ces zones bénéficieraient d’un calendrier d’autorisation unifié et, le cas échéant, d’une approbation tacite. Cependant, le CCRE souligne que cette approche ne tient pas suffisamment compte des réalités locales, façonnées par des cadres législatifs complexes et nécessitant une évaluation au cas par cas.

La proposition législative vise également à clarifier l’articulation des mesures relatives au logement avec la législation existante sur le marché intérieur, notamment la directive sur les services, afin d’offrir aux autorités publiques une plus grande sécurité juridique et de réduire les risques de contentieux. Toutefois, le CEMR met en garde contre le risque que la loi sur le logement abordable produise l’effet inverse pour les municipalités, en complexifiant davantage les procédures et en renforçant l’incertitude juridique quant à la charge de la preuve requise dans les différents cadres réglementaires.

Perspectives d’avenir

La loi sur le logement abordable constitue une avancée majeure vers un cadre européen plus clair pour les mesures relatives au logement et intègre plusieurs éléments préconisés de longue date par les collectivités locales et régionales. La recommandation de la Commission reconnaît l’importance du principe de subsidiarité et encourage, à juste titre, une compréhension globale des défis rencontrés au niveau local.

Toutefois, d’importantes questions demeurent quant à la définition proposée du stress lié au logement, à la responsabilité attribuée à « l’autorité compétente », à la faisabilité pratique de réaliser les évaluations appropriées et à la flexibilité réduite dont disposent les autorités pour s’attaquer à des formes plus larges de pression sur le logement qui ne sont pas pleinement reflétées par les seuls indicateurs d’accessibilité financière.

Au-delà de la loi sur le logement abordable et de son action visant à garantir la légalité des politiques de logement locales et régionales, le CCRE souligne que la résolution de la crise du logement nécessitera également des investissements massifs. À cet égard, les discussions sur l’avenir du cadre financier pluriannuel et de la politique de cohésion devraient refléter l’attention politique portée au logement et permettre un soutien adéquat aux actions locales pour faire face à la crise du logement.

Le CCRE continuera de collaborer avec les institutions européennes tout au long du processus législatif afin de garantir que la législation finale offre aux gouvernements locaux et régionaux la flexibilité, la sécurité juridique et les outils pratiques nécessaires pour répondre efficacement aux divers défis du logement en Europe.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Appel à propositions – Graphiste

Call for Proposals BoT - News 2023

Appel à propositions : Concevoir et développer une identité visuelle et un concept de marque pour le Congrès CCRE

245 mots
1–2 minutes

Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) recherche un graphiste pour développer l’identité visuelle et l’image de marque du Congrès CCRE 2027, qui se tiendra à Cluj-Napoca, en Roumanie, du 9 au 11 juin 2027.

En étroite collaboration avec l’équipe de communication du CCRE, le concepteur sélectionné créera l’identité visuelle et le concept du congrès, garantissant une apparence cohérente sur tous les supports de communication, les ressources numériques et les espaces événementiels.

Que recherchons-nous ?

Nous recherchons un designer, un studio ou une agence possédant une expérience confirmée en matière d’identité visuelle événementielle. La mission comprend le développement de l’identité visuelle du congrès, des chartes graphiques, des supports promotionnels, des ressources numériques, de l’habillage scénique, de la signalétique, des supports d’accréditation et d’autres éléments graphiques liés à l’événement.

L’entrepreneur sélectionné assurera également la liaison avec les fournisseurs locaux et les entreprises de production afin de garantir la livraison réussie de tous les supports de marque.

Comment postuler

Les candidats intéressés doivent soumettre :

  • Un portfolio de travaux pertinents ;
  • Une proposition financière (hors TVA) ;
  • Des références de clients précédents ;
  • Les documents d’immatriculation légale et fiscale.

Les candidatures doivent être envoyées dans un seul fichier PDF à communications@ccre-cemr.org avant le 20 septembre 2026 à 23h59 CEST.

Budget

Le budget maximum disponible pour cette mission est de 12 000 € (hors TVA).

Pour plus de détails, veuillez consulter le document d’appel à propositions.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Semaine européenne des régions et des villes 2026

Agenda du CCRE pour la Semaine européenne des régions et des villes 


La Semaine européenne des régions et des villes 2026 se tiendra du 12 au 16 octobre. 

Organisée par la Direction générale de la politique régionale et urbaine de la Commission européenne et le Comité européen des régions à Bruxelles, la Semaine européenne des régions et des villes est le plus grand événement annuel durant lequel les villes et les régions démontrent leur capacité à créer croissance et emplois, mettent en œuvre la politique de cohésion de l’Union européenne, et prouvent l’importance de l’échelon local et régional pour une bonne gouvernance européenne. 

Si vous êtes membre du CCRE et prévoyez d’être à Bruxelles cette semaine-là, merci de nous en informer en complétant ce formulaire afin que nous puissions vous contacter au sujet des opportunités de visibilité.

Événements du CCRE se déroulant pendant la Semaine européenne des régions et des villes (en dehors du programme officiel)

Le CCRE organisera, co-organisera ou participera à plusieurs événements durant la Semaine, profitant de la présence de nombreux dirigeants locaux à Bruxelles.

Renforcer la dimension territoriale dans la future politique de cohésion de l’UE 

  • Date et heure : 12 octobre 2026, 17h00 – 20h30 CEST 
  • Lieu : CCRE, Square de Meeûs 1, Bruxelles 
  • Organisateurs : Le CCRE et l’Association allemande pour le logement, le développement urbain et spatial (DV), avec le soutien financier du ministère fédéral allemand du Logement, du Développement urbain et de la Construction 

Cet événement de haut niveau à Bruxelles réunira des dirigeants européens, nationaux et locaux pour discuter de l’avenir de la politique de cohésion et de sa dimension territoriale. Il portera sur les décisions à venir concernant le budget de l’UE et le cadre d’investissement, tout en promouvant un développement équilibré et territorialisé dans les zones urbaines et rurales, et en renforçant la coopération entre les principaux acteurs européens.


Pour que la liberté de séjour devienne une réalité : le rôle des services d’intérêt général dans le renforcement de la cohésion territoriale 

  • Date et heure : 14 octobre 2026, 16h00 – 17h30 CEST 
  • Lieu: Square Brussels, Studio 214 + 216 

Ce débat politique explorera comment accompagner les citoyens pour qu’ils puissent vivre et travailler là où ils le souhaitent. Des intervenants de différents niveaux de gouvernance partageront leurs expériences et solutions concrètes pour combler les écarts régionaux et améliorer l’accès aux services. Les participants seront invités à échanger leurs points de vue et à identifier des moyens de renforcer le soutien aux communautés locales grâce au financement européen et à la coopération. Le panel sera modéré par Valeria Ronzitti, Secrétaire générale de SGI Europe, organisation partenaire du CCRE. 


Événement de l’Alliance pour la Cohésion 

  • Date et heure : 14 octobre 2026, 16h30 CEST 
  • Lieu : à confirmer, Bruxelles 

Cet événement de haut niveau organisé en soirée à Bruxelles créera un espace politique opportun pour faire le point sur l’orientation de la politique de cohésion et sur les enjeux de la dimension territoriale pour la prochaine période de programmation. L’événement aura pour objectif de faire le lien entre le débat global et l’une des décisions à venir les plus déterminantes : l’élaboration du nouveau Cadre financier pluriannuel (CFP) et l’architecture émergente des Plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR), où seront négociés les priorités, la gouvernance et les outils de mise en œuvre des futurs investissements de l’UE.


Rassemblement annuel de Bridges of Trust

  • Date et heure : 14 octobre 2026, 13h30 – 17h30 CEST 
  • Lieu : CCRE, Square de Meeûs 1, Bruxelles 

La quatrième édition du rassemblement annuel de « Bridges of Trust » réunira des partenaires issus d’associations de gouvernements locaux et régionaux, de réseaux, d’organisations partenaires et d’institutions européennes afin d’échanger leurs expériences, de renforcer leur coopération et de définir des initiatives conjointes sur la coopération municipale internationale entre les villes et régions européennes et ukrainiennes.


Cérémonie de remise du prix Bridges of Trust

  • Date et heure : 14 octobre 2026, 18h00 – 22h30 CEST 
  • Lieu : Les Ateliers des Tanneurs, Rue des Tanneurs 60A, Bruxelles 
  • Sur invitation uniquement 

La cérémonie de remise des prix des partenariats Bridges of Trust distinguera cinq partenariats municipaux exemplaires entre l’UE et l’Ukraine en tant qu’Ambassadeurs Bridges of Trust, afin de célébrer leur contribution à la reconstruction, à la résilience et à l’intégration européenne au niveau local.


Cérémonie de la Convention des Maires de l’UE

  • Date et heure : 15 octobre 2026, 9h00 – 15h30 CEST 
  • Lieu : Bâtiment Charlemagne, Rue de la Loi 170, Bruxelles 
  • Organisateur : Convention des Maires pour le climat et l’énergie – Europe 

Entre dialogue politique de haut niveau, ateliers pratiques et échanges entre pairs, la cérémonie réunira des centaines de dirigeants locaux et régionaux de toute l’Europe, aux côtés de représentants de haut niveau de la Commission européenne et d’autres acteurs clés, pour discuter du rôle central de l’action locale dans la réalisation des objectifs européens. 


CEMR Green Day 

  • Dates : 15–16 octobre 2026 
  • Lieu : CCRE, Square de Meeûs 1, Bruxelles 

Jour 1 – De l’ambition climatique à la compétitivité verte, que signifie l’évolution de l’agenda européen pour les collectivités locales et régionales ? 

Jeudi 15 octobre | 16h00 – 17h45 CEST | Événement réservé aux membres – En présentiel dans les locaux du CCRE 

Table ronde avec des porte-parole du CCRE et des intervenants externes, échanges avec le public et courts éclairages territoriaux présentés par des membres, illustrant des pratiques locales et régionales concrètes reliant compétitivité et politiques territoriales vertes, notamment l’adaptation climatique, l’énergie, l’économie circulaire, la décarbonation et la mobilité propre.

Jour 2 – Définir les priorités environnementales du CCRE pour 2027

Vendredi 16 octobre | 10h00 – 13h00 CEST | Réunion réservée aux membres du CCRE – En présentiel dans les locaux du CCRE et en ligne 

La deuxième journée sera consacrée au travail interne du CCRE et à ses priorités pour l’année à venir. Les porte-parole et présidents des groupes d’experts présenteront de brèves mises à jour sur les développements politiques clés, les activités en cours du CCRE et les priorités attendues pour 2027.

Organisez-vous un événement pendant la Semaine européenne des régions et des villes 2026?

Les membres du CCRE et les associations membres sont invités à nous communiquer les détails sur leurs propres événements organisés durant cette semaine en complétant ce formulaire, afin que nous puissions contribuer à leur promotion et coordonner le programme du CCRE pour cette semaine.

Pour plus d’information, veuillez contacter :