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Enquête CCRE et CdR

Participez à notre enquête sur les plans de relance


Il y a un an, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et le Comité européen des Régions (CdR) ont uni leurs efforts pour lancer une enquête visant à évaluer dans quelle mesure les communes, les régions et leurs associations ont été associées à l’élaboration des Plans nationaux de relance et de résilience post-COVID. Chaque plan national doit être approuvé par Bruxelles afin de pouvoir accéder aux fonds européens de relance. Les résultats ont révélé que, à quelques exceptions près, les gouvernements locaux ont été trop peu impliqués dans la conception de ces plans.

Le CCRE et le Comité des Régions lancent à présent une seconde enquête pour évaluer l’implication des collectivités locales, régionales et de leurs associations dans la mise en œuvre des plans de relance. L’enquête est d’ores et déjà disponible en anglais et sera proposée dans d’autres langues d’ici le 1er février. Elle ne prend que 5 à 10 minutes à remplir.

Date limite de participation : 1er mars 2022.

Investissement public pour la relance

Cohesion Policy Alliance - News 2021

Le CCRE appelle à une réforme de la gouvernance économique de l’UE favorable à l’investissement


La crise de la COVID-19 a mis en lumière les vulnérabilités de la gouvernance économique européenne et la nécessité de repenser la manière dont les règles de l’UE soutiennent l’investissement durable à long terme à tous les niveaux de gouvernement. Dans sa position de 2022, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) soutient que la réforme du cadre de gouvernance économique de l’UE est une opportunité essentielle pour libérer le potentiel d’investissement des collectivités locales et régionales.

Les collectivités territoriales, qui représentent 45 % de l’investissement public dans l’UE, ont été fortement impactées par la crise. Elles ont renforcé les services essentiels et soutenu les communautés, tout en subissant une baisse de leurs recettes et une réduction de leur marge de manœuvre budgétaire. Le CCRE alerte : sans réforme urgente, les municipalités risquent d’être empêchées d’investir dans les transitions verte, numérique et sociale.

Le CCRE propose plusieurs changements clés :

  • Renforcer la gouvernance à plusieurs niveaux : les voix locales et régionales doivent être intégrées dans la coordination économique, notamment via un Semestre européen réformé appliquant obligatoirement le principe de partenariat.
  • Reconnaître l’investissement comme une priorité : le nouveau cadre doit faire la distinction entre les dépenses courantes et les investissements durables à long terme, afin d’éviter que les projets tournés vers l’avenir ne pénalisent les collectivités.
  • Assouplir les règles d’endettement : les emprunts locaux et régionaux dédiés aux investissements structurels ne devraient pas être comptabilisés dans la dette nationale au titre du Pacte de stabilité et de croissance.
  • Créer une banque municipale et régionale européenne : cette nouvelle structure au sein de la BEI (Banque européenne d’investissement) permettrait de soutenir l’investissement local, en s’appuyant notamment sur des ressources mutualisées et des obligations vertes ou sociales sur mesure.
  • Renforcer les capacités locales : les municipalités ont besoin d’outils et de compétences pour planifier et mettre en œuvre des investissements stratégiques, en particulier dans les domaines de la santé, des soins et des infrastructures.

Le CCRE insiste également sur l’importance de maintenir un rôle de premier plan pour les collectivités locales dans la mise en œuvre des Plans nationaux de relance et de résilience. Sans autonomie suffisante, sans financements adaptés et sans participation active, les objectifs de relance durable de l’UE, notamment ceux du Green Deal, risquent d’être retardés ou compromis.

En définitive, le CCRE appelle à un cadre de gouvernance qui favorise – et non freine – l’ambition locale, et donne aux municipalités et aux régions les moyens d’investir dans l’avenir des communautés européennes.

Lire le document de position ici

Pour plus d’informations, contactez :

In memoriam

In memoriam - News

Le décès de David Sassoli laisse un « vide terrible » en Europe


C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de David Sassoli, président du Parlement européen, à l’âge de 65 ans.

« David Sassoli fut d’abord journaliste, puis un excellent homme politique et un homme d’institutions, mais il était avant tout une personnalité exceptionnelle, engagée et passionnée au service d’une Europe des droits, ouverte et centrée sur les citoyens », a déclaré Stefano Bonaccini, président du CCRE et de la région Émilie-Romagne. « Sa disparition laisse un vide terrible dans la vie politique, tant nationale qu’internationale. »

« Outre son profond engagement européen et son soutien constant au développement territorial, le président Sassoli restera dans les mémoires comme l’homme qui a guidé le Parlement à travers les pires moments de la crise du COVID, permettant aux députés européens de continuer à travailler efficacement malgré la pandémie », a souligné Frédéric Vallier, secrétaire général du CCRE. « Au nom des communes et régions d’Europe, le CCRE adresse ses condoléances à sa famille, à ses amis et à ses collègues du Parlement européen. »

Après une carrière de plus de trente ans dans le journalisme en Italie, débutée dans la presse écrite puis poursuivie à la télévision où il est devenu un présentateur de renom, David Sassoli a été élu député européen en 2009, au sein du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates. Dix ans plus tard, il accède à la présidence du Parlement européen.

Le mandat de David Sassoli devait s’achever en janvier. Les députés européens sont attendus à Strasbourg mardi prochain pour un premier tour de vote visant à élire son successeur.

Capitale verte

Green City - News Section

Grenoble désignée Capitale verte européenne 2022


La Commission européenne a désigné Grenoble comme Capitale verte européenne pour l’année 2022. Depuis 2010, ce titre prestigieux est décerné chaque année à des villes fortement engagées dans les transitions écologiques et pionnières d’un modèle urbain respectueux de l’environnement.

Le lancement officiel de cette année de la Capitale verte européenne, organisé par la Ville de Grenoble et la Commission européenne, en partenariat avec le Département de l’Isère et Grenoble-Alpes Métropole, et avec le soutien du gouvernement français, aura lieu le samedi 15 janvier.

Consultez la page de l’événement ici : https://greengrenoble2022.eu

Journée internationale des migrants

Migration - News Section

Comment les villes changent le récit sur la migration


Mechelen, Belgique. Une femme d’âge moyen, vêtue de couleurs claires, est assise dans une bibliothèque publique. On dirait que quelqu’un l’a interrompue pendant sa lecture, mais cela ne semble pas la déranger. Elle regarde droit devant elle, et ses yeux bruns et chaleureux laissent deviner une histoire à raconter.

C’est Farida : femme, mère de trois enfants, grand-mère de cinq, comptable. Elle parle cinq langues, aime cuisiner et adore lire. Elle vit à Mechelen, mais a fui la Syrie il y a cinq ans. Elle est réfugiée. Cette photo, placée sur une fenêtre près de la bibliothèque, fait partie de l’exposition « People Make the City ». L’histoire de Farida n’est qu’une parmi tant d’autres.

Ce projet de narration « People Make the City » transforme les histoires de résidents en contenus publics (art de rue, podcasts, expositions, images, textes), afin de construire un récit plus nuancé sur les migrants et réfugiés et leur impact dans les quartiers. Ces contenus illustrent la diversité et les identités riches et multiples des habitants locaux.

Les personnes concernées participent à la manière dont leur histoire est présentée, choisissant le contenu et le lieu. « Écouter une histoire est la première étape pour se connecter à quelqu’un que l’on ne connaît pas », explique Sara Lanoye, coordinatrice du projet. La narration est un outil puissant de cohésion sociale, favorisant la compréhension mutuelle.

Lutter contre les rumeurs

Nous avons tendance à inventer des histoires sur les gens que nous ne connaissons pas. Le court-métrage « Tout a commencé par accident » tend un miroir aux personnes qui diffusent des préjugés sans vérifier les faits. De telles rumeurs peuvent se répandre rapidement, alimentant l’exclusion et la discrimination.

Cette vidéo animée, destinée aux enfants comme aux adultes, fait partie du projet Antirumeurs à Fuenlabrada, en Espagne. Il vise à sensibiliser aux effets néfastes des rumeurs. « Si nous ne les arrêtons pas, elles évoluent en formes plus dangereuses qui alimentent la peur et la désinformation », alerte Juan Carlos Hernandez, de la ville de Fuenlabrada.

La ville a connu une forte croissance démographique liée à la migration depuis 40 ans. Pour y répondre, la municipalité a mis en place des programmes de participation sociale et d’inclusion qui ont aidé à façonner une ville multiculturelle.

Le projet Antirumeurs rassemble aujourd’hui 25 villes, en collectant des données et en mobilisant un réseau d’acteurs de la société civile pour déconstruire les fausses idées. Il existe depuis 2013 dans le cadre de l’initiative « Villes interculturelles » du Conseil de l’Europe.

Il faut toute une communauté pour changer le récit

Aujourd’hui, les récits médiatiques sont souvent réactifs, liés à des événements ou des tragédies, et encadrés par des termes négatifs : vague, crise, invasion. Les migrants sont souvent perçus comme une menace ou des victimes impuissantes. Pourtant, les histoires personnelles et les messages qui suscitent l’émotion sont bien plus efficaces.

C’est l’une des leçons tirées de la campagne « It Takes a Community ». Cette campagne multicanal valorise la migration à travers des récits concrets de familles, d’amis, de voisins, de collègues ou de camarades de classe issus du monde entier, qui enrichissent nos communautés locales.

Elle est portée par une collaboration entre gouvernements locaux et nationaux, société civile, secteur privé et Organisation internationale pour les migrations (OIM).

« Le niveau international tente de mettre en valeur la richesse provenant du local », explique Sophie van Haasen, du GFMD Mayors Mechanism. « Collaborer avec les gouvernements nationaux est parfois difficile. Il faut dire que peu de campagnes nationales promeuvent l’inclusion et l’intégration. »

Dans certains pays, les migrants sont encore largement perçus comme une menace à l’identité nationale ou à la prospérité économique. Cependant, les gouvernements locaux et régionaux prennent l’initiative, avec des campagnes et projets d’intégration qui obtiennent souvent de meilleurs résultats que les démarches trop centralisées.

Changer les mentalités nécessite d’écouter les récits des nouveaux arrivants, de lutter contre les rumeurs et de créer un espace pour l’échange avec les habitants. Mais le vrai défi reste de relier les différents niveaux de gouvernance pour transformer durablement la façon dont la migration est perçue et traitée.

Semestre européen

European Parliament - News

Une conversation avec le député européen Joachim Schuster sur l’avenir du Semestre européen


Alors que les États membres de l’UE bénéficient du plus important programme de soutien économique de l’histoire de l’Union, à savoir le Mécanisme pour la reprise et la résilience (MRR), nous avons échangé avec Joachim Schuster, député européen, sur ses perspectives concernant la réforme du Semestre européen, qui formule des recommandations économiques pour tous les États membres.

La mise en œuvre des plans nationaux de relance et de résilience guidera les réformes et investissements pour les années à venir. Le Semestre européen, avec son champ d’application élargi et sa surveillance multilatérale, viendra compléter utilement cette dynamique.

Pourquoi la réforme du Semestre européen est-elle aussi importante aujourd’hui ?

« La Commission a attribué un rôle central au Semestre européen dans le cadre du plan de relance, renforçant ainsi son importance pour la coordination des politiques au niveau de l’UE. Toutefois, je suis convaincu que l’efficacité et le succès de l’alignement des programmes d’investissement et de réforme des États membres dépendront de la réforme et simplification du Semestre, ainsi que de la prise de responsabilité accrue des États dans la mise en œuvre des recommandations spécifiques par pays (CSR). »

À quoi devrait ressembler le Semestre européen de demain ?

« Le Semestre européen réformé devrait s’appuyer sur les leçons tirées du MRR, en améliorant les mécanismes existants afin de créer un processus de coordination plus transparent et démocratique. Cela concerne particulièrement la définition des objectifs politiques et des CSR, qui doivent impliquer pleinement le Parlement européen et les États membres. Il est aussi nécessaire d’améliorer la coopération entre la Commission et les États dans l’élaboration des réformes et investissements nécessaires. »

Comment impliquer davantage les autorités locales et régionales ?

« Leur participation – aux côtés des partenaires sociaux et de la société civile – renforcerait l’appropriation du processus par les États membres et permettrait de mettre en place des solutions sur mesure. Les États membres devraient instaurer des mécanismes de participation des niveaux local et régional tout au long du processus du Semestre. Par ailleurs, le Parlement européen devrait jouer un rôle plus fort dans la définition des priorités économiques et assurer un dialogue social structuré. »

Et pour les fonds de relance et les Objectifs de Développement Durable (ODD) ?

« Le MRR a déjà donné un rôle accru aux autorités locales et régionales. Il faut veiller à ce que la Commission garantisse leur implication, comme le prévoit le règlement, et qu’elle instaure des mécanismes adaptés dans la future gouvernance économique. La réforme à venir doit transformer le Semestre en un outil de gouvernance intégrant les ambitions sociales et environnementales de l’UE, plaçant ainsi objectifs budgétaires, sociaux et écologiques sur un pied d’égalité. »

Quel rôle futur pour le Semestre dans la gestion des fonds de relance ?

« Pour financer la relance post-COVID et réussir les transitions numérique et climatique, les États membres auront besoin de davantage de flexibilité budgétaire, y compris au-delà de la crise. J’appelle à davantage de flexibilité, mais cela ne sera acceptable que si nous renforçons la coordination économique contraignante en Europe. Le modèle incitatif du MRR – avec des orientations européennes claires et l’implication des États dans les réformes – pourrait servir d’exemple pour un Semestre européen rénové. »

Faut-il intégrer davantage le Green Deal et les politiques sociales dans le Semestre ?

« Depuis l’introduction de la gouvernance économique européenne, nous avons appris qu’on ne peut réussir une politique économique en se basant uniquement sur la surveillance budgétaire. Je soutiens donc fermement la volonté de la Commission de réformer le Semestre pour en faire un outil de coordination économique, sociale et environnementale. La politique budgétaire doit servir les objectifs de l’Union, comme le Green Deal, les ODD ou le socle européen des droits sociaux, tout en garantissant la stabilité financière. »

Quelle est la situation en Allemagne concernant l’implication des niveaux infra-nationaux ?

« En Allemagne, le principe de subsidiarité et la répartition des compétences sont inscrits dans la Constitution, et respectés, même en temps de crise. Cela implique une coopération étroite entre le gouvernement fédéral, les Länder et les municipalités. Les Länder et les villes ont de nombreuses possibilités formelles et informelles de participer très tôt à la conception des réformes nationales. Pour le MRR, par exemple, l’adoption a nécessité l’approbation du Bundestag et du Bundesrat (chambre des Länder). »

Coopération décentralisée

Ukraine flag - News section

Forum en ligne Bridges of Trust : renforcer les liens entre les municipalités ukrainiennes et européennes


Plus de 100 représentants de gouvernements locaux d’Ukraine et de l’Union européenne se sont réunis virtuellement le 10 décembre 2021 pour échanger sur la création et la relance de partenariats entre municipalités ukrainiennes et européennes. Ce forum en ligne unique a donné lieu à des discussions animées ainsi qu’à un partage de recommandations pratiques et de bonnes pratiques.

Modéré depuis Bruxelles et Kyiv, l’événement était organisé par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), PLATFORMA, et le programme U-LEAD with Europe.

Les partenariats municipaux comme moteurs de démocratisation et de réforme

En ouverture, quatre intervenants ont souligné l’importance des partenariats :

  • Viacheslav Nehoda, vice-ministre ukrainien du Développement des communautés et territoires, a insisté sur l’intérêt de s’inspirer des bonnes pratiques européennes dans des domaines comme l’éducation, la santé, la gestion foncière, l’implication citoyenne et l’investissement.
  • Xavier Camus, chef de la Section coopération pour la gouvernance et l’état de droit à la délégation de l’UE en Ukraine, a souligné que la coopération municipale est un pilier des relations UE-Ukraine.
  • Frédéric Vallier, secrétaire général du CCRE, a rappelé que les collectivités locales jouent un rôle clé dans la démocratisation et les réformes en Ukraine.
  • Bastian Veigel, directeur de GIZ U-LEAD with Europe, a souligné que ces partenariats soutiennent la réforme de décentralisation.

Avancer concrètement dans les partenariats

Les participants ont découvert les objectifs et les actions prévues dans le cadre de l’initiative Bridges of Trust.
Des rencontres virtuelles entre municipalités partenaires ont déjà débuté. Elles visent à :

  • identifier les intérêts communs,
  • définir le champ des actions conjointes,
  • planifier les visites d’étude et stages dans des municipalités de l’UE en 2022.

Une étude sur les partenariats existants entre municipalités de l’UE et d’Ukraine a aussi été présentée, incluant :

  • les facteurs de succès ou d’échec,
  • des recommandations pratiques pour celles qui veulent initier ou renforcer une coopération.

Des discussions en ligne riches

Une table ronde animée a permis aux intervenants de partager leur expérience :

  • Yuliia Noskova, directrice de l’Agence de développement de la municipalité de Shyroke (Ukraine),
  • Olena Ovcharenko, cheffe de projet chez Engagement Global (Allemagne),
    ont partagé des conseils concrets.

D’autres témoignages ont illustré le rôle des associations nationales :

  • Roma Žakaitienė, directrice de l’Association des autorités locales de Lituanie (ALAL),
  • Lyudmyla Damentsova, directrice adjointe de l’Association des villes ukrainiennes (AUC).

Une “Eurovision des municipalités” pour présenter les duos

Les 20 municipalités participantes ont été présentées de manière originale à travers une « Eurovision des municipalités » :

  1. Kakhovka (Ukraine) – Narva (Estonie)
  2. Novohuivynske (Ukraine) – Lazdijai (Lituanie)
  3. Fastiv (Ukraine) – Druskininkai (Lituanie)
  4. Chuhuyiv (Ukraine) – Kuldīga (Lettonie)
  5. Zboriv (Ukraine) – Joniškis (Lituanie)
  6. Henichesk (Ukraine) – Wieliczka (Pologne)
  7. Korosten (Ukraine) – Ukmergė (Lituanie)
  8. Solotvyno (Ukraine) – Sol’ (Slovaquie)
  9. Dolyna (Ukraine) – Šiauliai (Lituanie)
  10. Polyanytsya (Ukraine) – Polanica-Zdrój (Pologne)

Des partenariats au service des citoyens

Des élus locaux ont exprimé leur motivation :

  • Rolandas Janickas, maire d’Ukmergė : « En développant une amitié avec Korosten, je suis certain que nous deviendrons plus forts ensemble. »
  • Halyna Minaieva, maire de Chuhuiv : « Cette initiative aidera notre municipalité à grandir, à apprendre et à appliquer les bonnes pratiques européennes. »

En clôture, Durmish Guri, directeur de la stratégie des ressources externes et de la connaissance au CCRE, a insisté sur l’importance de valoriser les échanges et visites à venir :

« Nous espérons que les municipalités ukrainiennes utiliseront les connaissances acquises pour améliorer leurs services ou leur organisation. Et n’oublions pas que les vrais bénéficiaires de ces partenariats sont les citoyens. »

Retrouvez les temps forts du Forum sur Twitter via le hashtag #BridgesofTrust

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«Мости довіри»: Посилення муніципальної співпраці між громадами України та Європейського Союзу

Понад 100 представників органів місцевого самоврядування з України та ЄС зібралися минулого тижня (10 грудня 2021), щоб обговорити, як створити та покращити партнерські відносини між громадами України та ЄС. Цей унікальний онлайн-форум cтав платформою для дискусій, обміну практичними рекомендаціями та найкращими практиками.

Захід був організований Радою європейських муніципалітетів та регіонів (CEMR),  PLATFORMA  та Програмою  «U-LEAD з Європою», а спільна модерація була проведена з Брюсселя та Києва.

Муніципальні партнерства: драйвер демократизації та реформ

У першій половині дня, учасників вітали чотири доповідачі. В’ячеслав Негода, заступник Міністра розвитку громад та територій України, наголосив на важливості  навчання  та застосування кращих практик муніципалітетів ЄС, особливо в таких сферах як: освіта, охорона здоров’я, землеустрій, залучення громад’ян та інвестицій.

Ксав’є Камю, керівник Програм співробітництва щодо належного урядування та верховенства права Представництва ЄС в Україні, відзначив, що муніципальне співробітництво є важливою складовою відносин між Україною та ЄС. Це повторив генеральний секретар CEMR, Фредерік Вал’є, який підкреслив, що місцеві та регіональні органи влади мають всі можливості для стимулювання процесів демократизації та реформ в Україні, а також для наближення політики та проєктів ЄС у країні ближче до людей. Бастін Файгель, директор Програми «U-LEAD з Європою» від GIZ, наголосив,  що  муніципальне партнерство Україна-ЄС є також важливим для реалізації реформи місцевого самоврядування.

Під час форуму учасники дізналися про цілі та заплановані заходи в рамках ініціативи «Мости довіри». На разі, в рамках ініціативи вже проходять віртуальні зустрічі між партнерами.  Основна увага під час цих зустрічей зосереджена на визначенні взаємних інтересів, окресленні обсягів спільних дій та узгодженні цілей навчальних поїздок до муніципалітетів ЄС та стажувань, які пройдуть у 2022 році.

Учасникам також було представлено дослідження існуючих муніципальних партнерств Україна-ЄС, яке проводилося в рамках ініціативи. Дослідження містить ключові фактори успіху та невдач міжнародного муніципального співробітництва та багато корисних рекомендацій для тих громад, які хотіли б розпочати чи покращити існуюче партнерство, а також для третіх учасників, які підтримують муніципальну співпрацю між Україною та ЄС.

Жваві онлайн-дискусії

Під час панельної дискусії, відбулися жваві дебати про те, як побудувати успішні партнерські відносини, з численними обмінами як між доповідачами, так і між учасниками через онлайн-чат. Юлія Носкова,  директорка КУ “Агенція розвитку Широківської ТГ” (Україна), та Олена Овчаренко, керівниця проєкту, «Муніципальні партнерства з Україною», Engagement Global, поділилися практичними порадами та  прикладами.

Рома Жакайтієне, директорка Асоціації місцевих органів влади Литви, та Людмила Даменцова, заступниця Виконавчого директора Асоціації міст України (АМУ), навели приклади того, як національні асоціації підтримують громади в їх зусиллях з міжнародного співробітництва.

У другій половині дня 20 громад  учасниць ініціативи «Мости довіри» були представлені у динамічному форматі-презентації «Євробачення громад». Серед них:

1. Каховська громада, Херсонська область – Нарва, Естонія
2. Новогуйвинська громада, Житомирська область – Лаздійський район, Литва
3. Фастівська громада, Київська область – Друскінінкай, Литва
4. Чугуївська громада, Харківська область – Кульдізький край, Латвія
5. Зборівська громада, Тернопільська область – Йонішкіський район, Литва
6. Генічеська громада, Херсонська область – Величка, Польща
7. Коростенська громада, Житомирська область – Укмергський район, Литва
8. Солотвинська громада, Закарпатська область – Соль, Словаччина
9. Долинська громада, Івано-Франківська область – Шяуляйський район, Литва
10. Поляницька громада, Івано-Франківська область – Поляни́ця-Здруй, Польща

Партнерство для людей

Мери муніципалітетів та голови громад також поділилися мотивами участі в ініціативі та налагодженні партнерських відносин. Мер Укмергського району,  Роландас Яніцкас, наголосив у відеозверненні:  «Я не сумніваюся, що розвиваючи дружбу з Коростeнем, ми разом станемо сильнішими».  Міська голова Чугуївської громади,  Галина Мінаєва переконана,  що  «Інітіатива допоможе громаді знайти нові можливості для зростання, навчання та застосування кращих практик європейських колег у власній роботі».

У своєму заключному  слові,  Дурміш Гурі, директор з питань проєктів та стратегії управління знаннями (CEMR), висловив надію, що 20 муніципалітетів візьмуть максимум найкращих практик з майбутніх обмінів та навчальних візитів.

«Ми сподіваємося, що українські громади використають знання, які вони отримають під час цих заходів, і будуть застосовувати їх у своїх громадах, щоб поліпшити конкретну муніципальну послугу або загальну організацію та управління громадою»,- сказав пан Гурі. І давайте не будемо забувати, що кінцевими бенефіціарами всіх цих заходів і вашого міжнародного партнерства повинні бути громадяни ваших громад».

Ця публікація була підготовлена за підтримки Європейського Союзу і його держав-членів Німеччини, Швеції, Польщі, Данії, Естонії та Словенії. Зміст цієї публікації є виключною відповідальністю її авторів та не може жодним чином сприйматися як такий, що відображає погляди Програми «U-LEAD з Європою», уряду України, Європейського Союзу і його держав-членів Німеччини, Швеції, Польщі, Данії, Естонії та Словенії

Villes intelligentes

City - News

Nouveau : l’étude 2021 de CGLU sur l’impact du COVID-19 sur la résilience intelligente des villes


Découvrez la « Smart Cities Study 2021 », une nouvelle étude publiée par notre organisation mondiale, Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), qui met en lumière l’impact de la pandémie de COVID-19 sur la résilience intelligente des villes.

Cette étude offre un aperçu de la situation avant la pandémie dans 35 villes réparties dans 20 pays d’Europe, d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. Elle évalue leur niveau de numérisation et les ressources et outils « Smart » dont elles disposaient.

Parmi les villes européennes participantes figurent :
Brno, Ostende, Utrecht, Santander, Barcelone, Villanueva de la Serena, Gavà, Bilbao, Lappeenranta, Alba Iulia et Iași.

Contenu de l’étude :

  • Analyse de l’impact de la pandémie sur divers domaines de la gouvernance locale ;
  • Présentation des nouvelles mesures et outils intelligents utilisés pour atténuer les effets négatifs liés à la crise sanitaire ;
  • Évaluation de l’efficacité de ces outils pour renforcer la résilience des villes ;
  • Utilité de ces solutions en vue de mieux répondre aux futures crises ;
  • Promotion de l’échange de connaissances et des bonnes pratiques entre collectivités locales.

L’étude est disponible en anglais et en espagnol.
Souhaitez-vous que je vous en propose un résumé détaillé ou une synthèse des meilleures pratiques européennes ?

Moderniser les règles sur le temps de travail

Labour - News Section

Trouver un équilibre entre la protection des travailleurs, la flexibilité et la clarté juridique dans la prestation des services publics locaux dans le cadre de la directive sur le temps de travail


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a répondu à la consultation publique de la Commission européenne sur la révision de la directive sur le temps de travail (DTT), en appelant l’UE à donner la priorité à la sécurité juridique et au respect de l’autonomie locale dans toute réforme future.

Inchangée depuis 2003, la directive actuelle ne reflète plus pleinement les réalités du travail d’aujourd’hui, en particulier pour les collectivités locales et régionales, qui sont de grands employeurs publics. Si une modernisation est bienvenue, le CCRE met en garde contre tout excès : la directive doit se concentrer strictement sur la santé et la sécurité, sans empiéter sur des questions plus larges liées à l’emploi qui relèvent de la compétence nationale, comme les salaires, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ou les nouveaux modes de travail.

Dans sa réponse, le CCRE réaffirme les positions clés exposées dès son document de 2011, toujours d’actualité. Il appelle à :

  • Une flexibilité pour le dialogue social : les partenaires sociaux locaux sont les mieux placés pour trouver des solutions adaptées, par la négociation et les accords, qui équilibrent protection des travailleurs et continuité des services.
  • Des limites claires au champ d’application : la directive ne doit pas s’étendre à des domaines qui sortent de la compétence de l’UE ou qui ne sont pas directement liés à la santé et à la sécurité.
  • La sécurité juridique : toute révision doit aboutir à des règles plus simples et plus claires, pour éviter toute ambiguïté juridique et réduire la charge administrative pesant sur les autorités locales.

Le CCRE souligne en outre que cette révision doit pleinement prendre en compte l’impact sur la capacité des collectivités territoriales à assurer des services publics ininterrompus, en particulier dans des secteurs comme les soins d’urgence ou la protection civile, où des modalités de travail flexibles sont essentielles.

Le CCRE conclut qu’aucune initiative législative ne devrait être lancée avant la publication d’évaluations d’impact détaillées et une analyse complète de la consultation publique. En attendant, il se tient prêt à engager un dialogue ouvert et constructif avec les institutions européennes afin de garantir une approche équilibrée, au bénéfice de tous les niveaux de gouvernance.

Lire le document de position ici

For more information, contact: 

Coopération décentralisée

Ukraine people - News

Plus forts ensemble : six municipalités de l’UE et d’Ukraine unissent leurs forces pour relever des défis communs


La coopération décentralisée, ce n’est pas qu’un mot-clé, c’est une réalité concrète où des gouvernements locaux s’unissent pour répondre ensemble à des problématiques communes. Six municipalités d’Ukraine, de Pologne, de Lettonie et d’Estonie se sont rencontrées le mois dernier pour lancer des partenariats dans le cadre du projet « Bridges of Trust », porté par le CCRE et PLATFORMA.

Ces communautés ont discuté de futures coopérations dans divers domaines, notamment :

  • le développement économique et les investissements,
  • le tourisme,
  • la préservation du patrimoine culturel.

Soutien social et lutte contre l’exode des jeunes

Le 8 novembre 2021, les villes de Kakhovka (Ukraine) et Narva (Estonie) ont tenu leur première réunion en ligne.

  • Kakhovka est située dans le sud de l’Ukraine, au bord du réservoir du même nom formé par un barrage hydroélectrique.
  • Narva, troisième plus grande ville d’Estonie, se trouve à la frontière avec la Russie, sur la rivière Narva.

Ces deux collectivités font face à des défis similaires :

  • infrastructures de soutien aux personnes âgées,
  • émigration des jeunes talents,
  • attraction des investissements.

Elles mettront en œuvre des activités communes et procéderont à des échanges de connaissances pour développer des solutions.

Promouvoir le tourisme en montagne

Le 10 novembre, des représentants de Polanica-Zdrój (ville thermale en Pologne) et de Polyanytsya (station de montagne ukrainienne) ont présenté leurs territoires et échangé sur les possibilités de coopération touristique et environnementale.

Ces deux villes touristiques de montagne partagent plusieurs enjeux :

  • amélioration des infrastructures touristiques,
  • protection de la nature,
  • gestion des déchets.

Polyanytsya souhaite aussi améliorer ses réseaux d’assainissement et d’eau et cherche à obtenir des financements pour son développement local.

Miser sur la culture

Le 12 novembre, un échange fructueux a eu lieu entre Chuhuyiv (chef-lieu d’un district dans l’est de l’Ukraine) et la ville lettone de Kuldīga.

Les deux partenaires souhaitent :

  • développer la coopération économique,
  • valoriser l’art et la culture,
  • préserver leur patrimoine historique,
  • impliquer davantage les citoyens dans les activités locales.

Kuldīga, ancienne ville hanséatique, mène un programme de préservation de son centre historique dans l’objectif d’une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Chuhuyiv, ville natale du célèbre peintre réaliste Ilia Répine, organise chaque année un plein air artistique international réunissant des artistes de toute l’Europe.

Et après ?

Les échanges se poursuivront à travers une série de réunions en ligne. Au printemps et à l’été 2022, les municipalités ukrainiennes visiteront leurs homologues de l’UE pour découvrir leurs bonnes pratiques et les adapter localement.