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40ᵉ Anniversaire de l’ANMP

Le CCRE célèbre la démocratie locale en Europe lors de la conférence du 40ᵉ anniversaire de l’ANMP


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) est fier de participer à la commémoration du 40ᵉ anniversaire de l’Association Nationale des Municipalités Portugaises (ANMP). Nous adressons une chaleureuse invitation à nos associations membres pour assister à la conférence internationale intitulée « Associativisme municipal et défis européens : le rôle de la coopération entre les autorités locales », qui se tiendra le 20 mai à Coimbra, au Portugal.

Une opportunité unique avant les élections européennes

À seulement trois semaines des prochaines élections européennes, cet événement offre une plateforme exceptionnelle aux membres du CCRE pour se rassembler et plaider en faveur de l’avenir de l’Europe. Ensemble, nous explorerons les initiatives prévues avant et après les élections, telles qu’énoncées dans l’Appel à l’action du CCRE.

Un anniversaire historique

Cette conférence revêt une importance particulière, car elle coïncide avec le cinquantenaire de la démocratie au Portugal. L’anniversaire de l’ANMP est l’occasion de nous réunir à Coimbra pour réfléchir à ce jalon tout en célébrant la résilience et l’impact de la démocratie locale.

Invitation à participer

Nous encourageons vivement toutes les associations membres du CCRE à diffuser cette invitation auprès de leurs propres membres et à s’inscrire à l’événement avant le 6 mai via le lien fourni ici.

Rejoignez-nous à Coimbra

Unissons nos efforts à Coimbra pour honorer l’héritage de l’ANMP, défendre la démocratie locale et façonner l’avenir de l’Europe grâce à une collaboration renforcée.

Charte Européenne pour l’Égalité

L’Association Allemande du CCRE (RGRE) organise la 5ᵉ Conférence Nationale sur la Charte Européenne pour l’Égalité


À l’occasion du 75ᵉ anniversaire de la Loi fondamentale (Grundgesetz) de la République fédérale d’Allemagne, l’Association allemande du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) accueillera la 5ᵉ Conférence Nationale sur la mise en œuvre de la Charte Européenne pour l’Égalité.

Lancée par le CCRE en 2006, cette Charte vise à renforcer les municipalités européennes dans leurs efforts pour promouvoir la parité hommes-femmes au sein de leurs communautés. Elle a été adoptée par plus de 2 000 municipalités dans 36 pays européens, dont plus de 60 en Allemagne.

Une Conférence en deux jours

La conférence, qui se déroulera les 25 et 26 avril sous le thème « Femmes – Vraiment égales ? », explorera l’évolution de l’égalité des genres en Allemagne et abordera les défis contemporains, dans un contexte de montée des sentiments anti-féministes en Europe.

Thèmes abordés

  • Les progrès réalisés en Allemagne en matière d’égalité des genres.
  • Les politiques européennes d’égalité au sein des institutions de l’UE.
  • Les réformes liées à l’égalité des genres depuis les amendements de 1994.
  • Les défis posés par la résurgence des courants anti-féministes en Europe.

Ce rendez-vous marquera une étape importante pour les municipalités engagées dans la défense de l’égalité des genres et pour le renforcement des initiatives locales dans toute l’Europe.

Réunion SGDs

Réunion des Secrétaires Généraux et Directeurs (SGDs) du CCRE : Renforcer la gouvernance locale européenne à Nicosie, Chypre


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) réunira les Secrétaires Généraux et Directeurs de ses associations membres les 23 et 24 avril 2024.

Organisée à l’Hôtel de Ville du Conseil municipal de Nicosie et accueillie par l’Union des Municipalités de Chypre, cette réunion constituera une plateforme essentielle pour des discussions clés, à quelques semaines des élections européennes. Eleni Loucaidou, conseillère municipale représentant le maire de Nicosie, a ouvert la session en présentant l’ordre du jour des deux journées, qui incluent :

  • Des discussions intensives autour des événements statutaires du CCRE.
  • Les relations internationales.
  • La présentation des nouvelles activités et projets du CCRE pour 2024.

Objectif de la réunion

Les réunions semestrielles des SGDs rassemblent les Secrétaires Généraux et Directeurs des membres du CCRE, renforçant l’unité et la collaboration dans la gouvernance locale et régionale à travers l’Europe.

Ce rendez-vous stratégique reflète l’engagement commun des municipalités et régions européennes à œuvrer pour une gouvernance locale efficace et résiliente.

Financer d’abord les services locaux

Les financements et investissements pour les gouvernements locaux et régionaux doivent être protégés


Les partenaires du dialogue social sectoriel européen pour les syndicats des gouvernements locaux et régionaux s’inquiètent de la révision des règles de gouvernance économique de l’UE.

Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et la Fédération européenne des syndicats des services publics (EPSU) estiment que la réduction des dépenses publiques envisagée risque d’avoir des répercussions négatives sur les services essentiels fournis par les gouvernements locaux et régionaux.

Révision de la gouvernance économique de l’UE

Les institutions de l’UE réforment actuellement le cadre de gouvernance économique de l’UE. Selon les calculs de l’Institut Bruegel, plusieurs États membres devront réduire leurs dépenses publiques dès 2025 et dans les années à venir, souvent à hauteur de plusieurs milliards d’euros.

Ce ne serait pas la première fois que l’UE encourage les États membres à réduire leurs dépenses publiques. De telles mesures ont déjà fortement affecté les financements des gouvernements locaux et régionaux, et par conséquent leur capacité à offrir des services de qualité aux citoyens. Ces gouvernements sont les premiers à répondre aux besoins des populations : administration publique, logement, services sociaux, pompiers, collecte des déchets, etc. Un sous-financement met en péril la qualité et la continuité de ces services essentiels.

Impact du sous-financement

Un financement insuffisant aggrave les inégalités entre régions et municipalités, entre zones rurales et urbaines. Sans ressources adéquates, les autorités locales et régionales peinent à relever des défis majeurs tels que :

  • Le chômage,
  • La pénurie de main-d’œuvre et de compétences,
  • Les conditions de travail,
  • L’inclusion sociale,
  • La transition numérique et écologique.

De plus, les réductions des dépenses publiques affectent davantage les femmes, majoritaires dans le secteur et souvent faiblement rémunérées, ce qui perpétue l’écart salarial entre les sexes. Les femmes dépendent aussi davantage des services publics locaux.

Enfin, les gouvernements locaux et régionaux garantissent la démocratie et l’égalité d’accès pour tous les citoyens. À deux mois des élections européennes, il est crucial de rappeler qu’un sous-financement des collectivités locales équivaut à un affaiblissement de nos démocraties.

Appel aux décideurs européens

Nous appelons les responsables politiques européens à évaluer avec soin les répercussions de la réforme de la gouvernance économique sur les gouvernements locaux et régionaux. Ces nouvelles règles ne doivent pas entraver leur capacité à remplir leurs missions et à fournir des services essentiels.

En tant que partenaires sociaux sectoriels, nous restons déterminés à soutenir la mise en œuvre du Socle européen des droits sociaux, pour une Europe sociale accessible à tous. Cette réforme économique ne doit pas compromettre cette ambition européenne.

Nous exigeons des règles de gouvernance économique qui protègent les financements et investissements nécessaires aux collectivités locales et régionales pour qu’elles puissent continuer à servir les citoyens avec les services qu’ils méritent.

Lire la déclaration ici

Pour plus d’information, contactez :

Répartition inéquitable des fonds de relance

Fonds de relance post-COVID : La centralisation et la répartition inéquitable des ressources risquent de nuire à la cohésion en Europe


Une nouvelle consultation CoR-CCRE montre que la répartition territoriale des fonds du Fonds de relance et de résilience (RRF) est largement perçue comme déséquilibrée sur le terrain.

À l’approche d’une réunion cruciale des chefs d’État et de gouvernement européens consacrée à la compétitivité, le Comité des Régions (CdR) et le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) dévoilent les résultats de leur troisième enquête conjointe sur la mise en œuvre du Fonds de relance et de résilience post-pandémie (RRF), d’un montant de 648 milliards d’euros.

Bien que la mise en œuvre du RRF en soit à mi-parcours, les régions et les villes estiment encore être laissées de côté dans les Plans nationaux de relance et de résilience (PNRR). Une nouvelle consultation menée conjointement par le CdR et le CCRE confirme la gestion hautement centralisée du RRF par les États membres.

Principaux résultats :

  • La répartition territoriale des fonds du RRF est largement perçue comme injuste. Près de la moitié des répondants jugent la justice territoriale « mauvaise ou très mauvaise », tandis que seuls quelques-uns la considèrent comme « bonne ou très bonne ». Le degré de prise en charge au niveau local et régional est également insatisfaisant, avec beaucoup plus de répondants qui le qualifient de « mauvais ou très mauvais » que de « bon ou très bon ».
  • Les transitions verte et numérique sont les deux objectifs les plus soutenus par les PNRR, selon les répondants à la consultation.
  • En revanche, un tiers des répondants affirment que les PNRR ne contribuent « pas du tout » à renforcer la cohésion territoriale, bien que ce soit l’objectif légal et général du RRF.
  • L’implication des autorités locales et régionales reste insuffisante à chaque étape de la préparation, de la mise en œuvre et du suivi des PNRR. Les dispositions spécifiques de REPowerEU pour améliorer l’implication des ALR ne semblent pas avoir donné de résultats concrets.
  • Les obstacles à l’implication des autorités locales et régionales sont nombreux. Le principal obstacle identifié est le cadre inapproprié fourni par le gouvernement national.
  • Le manque de capacité ou d’expertise au sein des régions ou des villes est un obstacle beaucoup plus important qu’auparavant, probablement en raison de la charge administrative plus élevée que prévu du RRF.
  • Les chevauchements possibles et le manque de coordination avec les fonds de cohésion restent les risques les plus importants perçus par les gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre du RRF.
  • Bien que l’impact global des projets financés par le RRF soit jugé positivement par les répondants, ceux-ci sont partagés quant à ses synergies avec d’autres fonds, son additionnalité et sa flexibilité.

Citations clés :

Christophe Rouillon (FR/PES), Maire de Coulaines et rapporteur du CdR sur l’évaluation à mi-parcours du RRF, a déclaré :
« Les résultats de la consultation conjointe soulignent que le RRF n’est pas la solution miracle qu’on nous avait annoncée. Le RRF a été une réponse appropriée dans un contexte de crise multiple et aura probablement eu un impact macroéconomique positif. Cependant, la centralisation qu’il a engendrée ainsi que les lacunes du mécanisme basé sur la performance ne doivent pas être extrapolées pour la future Politique de Cohésion après 2027 si nous ne voulons pas mettre en péril l’efficacité de cette politique, la plus efficace de l’UE pour garantir des transitions justes dans toutes les régions de l’UE. »

Kamila Bláhová, vice-présidente pour les affaires européennes de l’Union des Villes et Municipalités de la République tchèque (SMOCR), a déclaré :
« Le RRF et les plans de relance nationaux de la République tchèque ont un énorme potentiel pour soutenir les efforts des gouvernements locaux et régionaux en matière de revitalisation de l’économie locale et d’investissements dans les infrastructures vertes. Cependant, la question de la capacité administrative et des mauvaises synergies entre le RRF et d’autres fonds de l’UE représente un défi majeur. Il est essentiel d’optimiser la manière dont les gouvernements infranationaux peuvent maximiser l’utilisation de cette source de financement substantielle et de remédier à toute lacune au fur et à mesure de l’avancement du RRF. »

Contexte :

La consultation a été menée entre janvier et mars 2024, recueillant les avis et expériences de 36 organisations représentatives de divers niveaux de gouvernements infranationaux dans 22 États membres de l’UE. Les répondants provenaient d’Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, République tchèque, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Espagne et Suède. La composition géographique des répondants ne correspondait pas exactement à celle des consultations précédentes. Les réponses reçues de gouvernements locaux et régionaux individuels ont également été prises en compte.

Résultats des précédentes consultations conjointes CoR-CCRE (janvier 2021 et avril 2022).

Lire l’étude ici

Contacts :
Matteo Miglietta – CdR
Tél. (+32) 470 895382
matteo.miglietta@cor.europa.eu

Événement sur la FRR

Le CCRE organise un débat de haut niveau sur « Les voies vers la résilience : perspectives locales et régionales sur la Facilité pour la reprise et la résilience »


AUne nouvelle consultation conjointe du Comité européen des régions (CdR) et du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) révèle que l’allocation territoriale des fonds issus de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) est largement perçue comme déséquilibrée sur le terrain.

Le CCRE a le plaisir d’annoncer un débat en présentiel intitulé :
« Les voies vers la résilience : perspectives locales et régionales sur la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) »,
prévu le 16 avril, de 9h30 à 12h15, au Secrétariat du CCRE, Square de Meeûs, Bruxelles.

Les participant·es sont invité·es à s’inscrire avant le 11 avril via le lien suivant :
https://forms.office.com/e/qbbVqMrZjp

À l’approche de la session plénière du Comité européen des régions, qui se tiendra les 17 et 18 avril à Bruxelles, le CCRE invite chaleureusement les élu·es à s’inscrire à cet événement.

Ce débat permettra d’aller au-delà du récit officiel basé sur les jalons et les objectifs de la FRR, en évaluant son impact réel aux niveaux local et régional. Les leçons tirées seront partagées lors du panel, en vue de réfléchir à la manière dont cette initiative pourrait influencer les futurs programmes d’investissement de l’UE, notamment les politiques de cohésion à venir.

Intervenant·es de haut niveau confirmé·es pour l’événement :

  • Kamila Bláhová, vice-présidente aux affaires européennes, SMOCR (République tchèque)
  • Maria Teresa Fernandez, directrice à la DG RECOVER de la Commission européenne
  • Monika Hohlmeier, présidente de la commission du contrôle budgétaire (CONT), Parlement européen
  • Ivana Maletić, membre croate de la Cour des comptes européenne
  • Christophe Rouillon, membre du CdR, rapporteur de l’avis du CdR sur le rapport d’étape concernant la mise en œuvre de la FRR

Le CCRE prévoit une participation active à cet événement de haut niveau et encourage vivement les parties prenantes à y contribuer pleinement.

Alliance locale pour le Pacte vert

Alliance Locale : Les réseaux des villes et des régions appellent l’UE à maintenir le cap sur la mise en œuvre du Green Deal


Huit réseaux européens de villes et de régions de premier plan – ACR+, CEMR, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS – se sont unis pour former l’Alliance Locale.

Dans une lettre conjointe, l’Alliance appelle les dirigeants de l’UE à trouver de nouvelles façons de déployer efficacement le Green Deal européen au niveau local. L’UE doit « rester fidèle au Green Deal européen sous ce mandat et le prochain mandat de la Commission européenne », ont déclaré les réseaux.

Les défis récents, tels que l’adoption de la Loi sur la restauration de la nature, qui reste en suspens au Conseil européen, ou les revers de dernière minute subis par la phase de sortie des moteurs à combustion interne, sapent les objectifs du Green Deal. À l’approche des élections européennes, l’UE doit veiller à rester un phare mondial pour le leadership climatique.

Compte tenu de l’arène législative plus compliquée qui s’ouvre, les dirigeants locaux insistent sur le fait que l’engagement de l’UE à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 doit rester une priorité absolue, en assurant une transition juste qui fonctionne à la fois pour les citoyens et la planète.

Les villes et les régions sont le lieu où 70 % de la législation du Green Deal européen doit être mise en œuvre. Les gouvernements locaux et régionaux européens ont déjà commencé le chemin vers la neutralité climatique et ont commencé à transformer les villes et les régions européennes, ainsi que les modes de vie, le chauffage et le refroidissement, le logement, la mobilité, la production et la consommation pour des millions de citoyens. Aujourd’hui, les gouvernements subnationaux de l’UE mobilisent environ 58 % des dépenses publiques significatives pour le climat, surpassant leurs gouvernements centraux.

« À travers cette Alliance Locale, nous appelons les institutions de l’UE à écouter les villes et les régions qui localisent déjà les objectifs du Green Deal en mettant en œuvre 70 % de la législation de l’UE. Mettre l’expérience des gouvernements locaux au centre signifie donner la priorité à des politiques de transition efficaces qui garantiront l’équité et l’acceptation du Green Deal pour tous les citoyens européens » – Fabrizio Rossi, Secrétaire Général, CEMR.

Dans la lettre envoyée aux dirigeants de l’UE, l’Alliance Locale souligne que le succès de l’Europe dans la réalisation des objectifs du Green Deal dépendra des éléments suivants pour soutenir les villes et les régions :

  • Un soutien coordonné aux investissements provenant des fonds de l’UE, des fonds nationaux et régionaux à travers différents programmes de financement et acteurs, plus réactifs aux actions locales intégrées et aux plans d’investissement holistiques. Cela serait également une condition préalable pour créer des emplois locaux et des marchés pour l’industrie verte européenne.
  • Les dirigeants locaux soulignent que le partenariat entre tous les niveaux de gouvernement est essentiel, car « financer la transition locale vers la neutralité climatique nécessitera de mobiliser les budgets de l’UE et nationaux. »
  • Les villes et les régions ont besoin de compétences internes adéquates et d’une main-d’œuvre pour réussir leur part de la transition vers la neutralité climatique et, ce faisant, créer une demande pour les entreprises et industries européennes.

« Ces opportunités sont le meilleur moyen de créer un potentiel d’investissement local pour l’industrie européenne, et de partager les bénéfices de la transition pour tous les citoyens de l’UE », déclarent les dirigeants de l’Alliance Locale.

L’établissement de dialogues structurés avec les niveaux local et régional au sein de l’UE et au niveau national sera crucial pour réussir la transformation nécessaire et renforcer la résilience sociétale à l’échelle européenne.

C’est uniquement avec les gouvernements locaux, régionaux et infranationaux – le niveau de gouvernement le plus proche des citoyens et responsable de la mise en œuvre de la majeure partie de la législation du Green Deal européen – que nous pourrons atteindre pleinement l’objectif d’une Europe climatiquement neutre d’ici 2050.

L’Alliance Locale réaffirme par ailleurs son engagement à travailler avec les gouvernements nationaux, le Conseil européen, la Commission et le Parlement pour faire du Green Deal européen une réalité pour chaque citoyen à travers l’Europe.

Pour plus d’information, contactez :

La Santé des Sols

Les négociations sont en cours sur l’adoption d’une directive sur la santé des sols


Dans un continent où plus de 60 % des sols sont estimés être en mauvaise santé, il est aujourd’hui impératif de s’attaquer à la dégradation des sols. Les preuves scientifiques soulignent la tendance alarmante de la détérioration des sols, causée par des pratiques de gestion des terres non durables, la contamination et les impacts croissants du changement climatique. Cette dégradation met non seulement en péril les services écosystémiques essentiels, mais elle entraîne également un coût économique important, la Commission européenne estimant que la dégradation des sols coûte chaque année au moins 50 milliards d’euros à l’UE.

Le suivi des sols, déjà pratiqué dans plusieurs États membres de l’UE, implique souvent la participation des régions et des municipalités. Les autorités publiques détiennent fréquemment la propriété des terres, et elles sont directement touchées par les problèmes de santé des sols. Par conséquent, elles jouent un rôle crucial dans la surveillance et la gestion de la santé des sols dans leurs juridictions.

En juillet 2022, la Commission européenne a présenté sa proposition de Directive sur la Surveillance et la Résilience des Sols, visant à garantir des sols sains à travers l’Europe d’ici 2050. La directive comprend trois éléments principaux :

  1. Un cadre de surveillance complet couvrant tous les sols de l’UE, permettant aux États membres de prendre des mesures pour régénérer les sols dégradés.
  2. La promotion de la gestion durable des sols : Les États membres définiront des pratiques de gestion durable des sols tout en limitant les activités contribuant à la dégradation des sols.
  3. L’identification et la réhabilitation des sites contaminés : Les États membres devront identifier les sites potentiellement contaminés, mener des enquêtes et atténuer les risques pour la santé humaine et l’environnement.

CEMR se réjouit de la proposition législative de la Commission, qui équilibre de manière appropriée ambition et faisabilité pour les États membres. Nous proposons six messages clés pour les négociations avec le Parlement européen et le Conseil :

  1. Accent sur le suivi des sols : CEMR soutient que l’objectif principal de la directive soit le suivi des sols et plaide pour la mise en place d’un cadre de surveillance pratique visant à améliorer la santé des sols.
  2. Implication des gouvernements locaux et régionaux : CEMR souligne l’importance d’impliquer les autorités infranationales dans la mise en œuvre de la loi sur la surveillance des sols, en veillant à une collaboration au sein des cadres nationaux existants, sans imposer de charges administratives excessives.
  3. Cadre de mise en œuvre flexible : Il est primordial de privilégier la flexibilité au niveau national pour tenir compte des variations locales et garantir une adaptation efficace dans les différents États membres.
  4. Soutien à une approche basée sur les risques : CEMR approuve l’adoption d’une approche basée sur les risques, en mettant l’accent sur des considérations telles que l’utilisation des terres dans les cadres de surveillance et les efforts de réhabilitation.
  5. Approche réaliste pour atténuer l’artificialisation des sols : CEMR plaide pour l’établissement d’un mécanisme de compensation au niveau agrégé afin d’atténuer les impacts de l’artificialisation des sols, adapté aux spécificités locales et régionales.
  6. Renforcement du principe du pollueur-payeur : Pour prévenir la pollution des sols et parvenir à des sols sains d’ici 2050, CEMR souligne l’importance de définir des normes de prévention de la pollution parallèlement aux efforts de surveillance et de réhabilitation.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Depuis la publication de la proposition législative par la Commission l’année dernière, des progrès significatifs ont été réalisés pour faire avancer la loi sur la surveillance des sols. La proposition bénéficie d’un large soutien, notamment avec son adoption par la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) le 11 mars 2023. Le rapporteur, le député européen Martin Hojsík, a fortement contribué à l’inclusion des vues des autorités locales et régionales dans le projet de rapport. À mesure que les discussions se poursuivent, nous appelons les députés européens à soutenir l’adoption du projet de rapport en plénière le 10 avril.

Les négociations en trilogue reprendront après les élections européennes, sous réserve de l’adoption par le Conseil d’une approche générale.

Réunion des Secrétaires généraux et Directeurs

SGD Meeting - News 2024 2

Les associations membres du CCRE se réunissent à Nicosie, Chypre, pour la Réunion des Secrétaires généraux et Directeurs


Les Secrétaires généraux et Directeurs (SGDs) des membres du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) se réuniront à Nicosie, Chypre, les 23 et 24 avril 2024. La Union des municipalités de Chypre accueillera cet événement.

L’ordre du jour comprendra deux jours de discussions en tables rondes intensives, abordant les événements statutaires et les relations internationales du CCRE, ainsi que la présentation de nouvelles activités et projets prévus pour 2024.

Les réunions semestrielles des SGDs rassemblent les Secrétaires généraux et Directeurs des associations membres du CCRE, renforçant l’unité et la coopération entre les gouvernements locaux et régionaux européens.

Lors de cette réunion seront également abordés les activités du CCRE en 2023, le Pacte vert européen, ainsi que les messages clés et résultats du projet « Femmes en politique », entre autres sujets majeurs.

Alliance pour la Cohésion – Appel Conjoint

L’Alliance pour la Cohésion s’unit pour lancer un appel conjoint : « Une politique de cohésion renouvelée après 2027 qui ne laisse personne de côté »


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) est fier d’annoncer le lancement de l’Appel conjoint de l’Alliance pour la Cohésion, intitulé « Une politique de cohésion renouvelée après 2027 qui ne laisse personne de côté ». Cette Déclaration rassemble les représentants élus des régions et des villes à travers l’Europe pour plaider en faveur d’un programme européen global qui place la cohésion sociale, économique et territoriale au cœur de l’agenda de l’UE.

Dans un effort collectif, le CCRE, le Comité des Régions, et les organisations de l’Alliance pour la Cohésion appellent les institutions européennes et les gouvernements nationaux à élaborer un agenda inclusif qui mette le renforcement de la cohésion au centre, comme énoncé dans la position du CCRE sur l’avenir de la politique de cohésion.

Christoph Schnaudigel, co-président du CCRE, a déclaré :
« Nous avons besoin d’une politique de cohésion qui place les services publics et les investissements locaux et régionaux au centre, afin de rendre nos territoires résilients face aux prochaines crises. Cela permettra aux citoyens de constater que l’UE les place réellement au cœur de son action. »

Reconnaissant que la politique de cohésion constitue le ciment de l’action européenne, Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE, ajoute :
« Le CCRE plaide pour la nomination d’un commissaire européen dédié au développement territorial dans la prochaine Commission européenne, afin de reconnaître les interconnexions fondamentales entre les différentes politiques de l’UE et leur impact concret au niveau local et régional. Une telle nomination favoriserait une croissance cohérente et durable dans tous les territoires d’Europe. »

L’appel conjoint présente plusieurs principes clés pour une politique de cohésion post-2027 :

  • Inclusivité : Garantir l’accès à la politique de cohésion pour toutes les régions, villes et communes, quel que soit leur statut économique ou situation géographique.
  • Alignement avec le Pacte Vert et l’agenda numérique : Intégrer la cohésion sociale, économique et territoriale dans la politique industrielle du Green Deal européen et l’autonomie stratégique.
  • Transition juste : Proposer des solutions sur mesure fondées sur les principes de transition juste pour relever les défis liés à la neutralité climatique.
  • Solutions adaptées aux territoires : Reconnaître la diversité des territoires et permettre des stratégies locales dans un cadre stable et prévisible.
  • Principe de gestion partagée : Renforcer la gestion partagée, le partenariat et la gouvernance à plusieurs niveaux pour surmonter la fragmentation et accroître l’efficacité.
  • Culture de la confiance : Instaurer une nouvelle culture de confiance entre les différents niveaux de gouvernement dans l’UE, afin de garantir un impact réel de la politique de cohésion sur la vie des citoyens.
  • Coopération territoriale : Soutenir la coopération transfrontalière et interrégionale afin d’améliorer concrètement le quotidien des Européens.
  • Ne pas nuire à la cohésion : Veiller à la cohérence entre toutes les politiques de l’UE afin de renforcer la cohésion économique, sociale et territoriale.

Le texte complet de l’Appel à l’action peut être signé via ce lien : Appel Conjoint de l’Alliance pour la Cohésion (europa.eu)

L’Alliance pour la Cohésion invite le grand public, les syndicats, les entreprises, ainsi que les organisations non gouvernementales et de la société civile à rejoindre cette initiative pour une Europe plus juste, qui ne laisse personne de côté.