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Local, social, numérique – numérisation

Digital transition - News 2022

Un projet commun CCRE–FSESP explore comment la numérisation transforme les collectivités locales et régionales en Europe et son impact sur les travailleurs, les services et la gouvernance


La transformation numérique redéfinit les services publics locaux à travers l’Europe, en modifiant les modes de prestation, les conditions de travail des agents publics et les interactions avec les citoyens. Pour mieux comprendre ces évolutions et accompagner les réponses adaptées, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et la Fédération Syndicale Européenne des Services Publics (FSESP) ont lancé un projet conjoint : « Local, Social, Digital », cofinancé par la Commission européenne et mis en œuvre entre 2023 et 2024.

Cette initiative a examiné les défis, les opportunités et les impacts de la numérisation dans les gouvernements locaux et régionaux (GLR), en mettant particulièrement l’accent sur les conditions de travail, le développement des compétences, le dialogue social et la gouvernance inclusive.

Au cœur du projet se trouve un rapport de recherche complet rédigé par un expert indépendant, s’appuyant sur une analyse documentaire, des entretiens avec les membres nationaux du CCRE et de la FSESP, ainsi que sur des contributions issues de conférences et webinaires internationaux organisés à Cagliari, Tallinn et en ligne.

L’étude a révélé une grande diversité de pratiques numériques et de défis rencontrés dans les GLR européens. Les outils numériques améliorent la flexibilité, l’accessibilité et l’efficacité, mais soulèvent également des questions importantes concernant les droits des travailleurs, la surveillance, la protection des données et l’accès équitable à la formation et au perfectionnement. L’impact genré de la numérisation, notamment après la pandémie de COVID-19, fait également l’objet d’une attention croissante.

Thèmes clés abordés :

  • Télétravail et travail hybride : L’essor du travail à distance nécessite des cadres plus clairs concernant les droits, la déconnexion et la sécurité au travail.
  • Compétences numériques et emploi : Il est urgent de former et d’accompagner les agents publics dans l’usage des outils numériques, avec une implication forte des syndicats et des employeurs.
  • Éthique et intelligence artificielle (IA) : L’utilisation de l’IA dans la gouvernance locale pose de nouveaux défis éthiques et exige un dialogue social renforcé.
  • Villes et services intelligents : La numérisation des services publics doit rester centrée sur les personnes, en veillant à l’inclusivité, l’accessibilité et la transparence.

De nombreux partenaires sociaux, tant au niveau national que local, ont déjà lancé des stratégies, outils et accords pour accompagner cette transformation, notamment des guides pratiques, des événements de sensibilisation et des programmes de formation.

Alors que l’Europe entre dans sa Décennie numérique, les collectivités locales et régionales sont en première ligne de cette transformation. Le projet « Local, Social, Digital » souligne le rôle crucial du dialogue social pour accompagner le changement numérique, garantir des conditions de travail équitables et promouvoir des services publics inclusifs.

Le CCRE et la FSESP appellent à une poursuite du soutien de l’UE et à une collaboration structurée entre employeurs, syndicats et institutions afin d’accompagner les administrations locales dans cette transition numérique de manière durable, sociale et digne.

Consultez l’étude ici

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Nouveau Pacte pour l’Avenir adopté

European Union - News

Réflexions sur le Nouveau Pacte pour l’Avenir : Un Jalonnement pour les Gouvernements Locaux et Régionaux, avec Encore du Travail à Venir


L’inclusion des Gouvernements Locaux et Régionaux (GLR) dans le Pacte pour l’Avenir récemment adopté, en particulier dans l’Article 83, représente une étape importante. Cet article reconnaît leur rôle crucial et appelle le Secrétaire général de l’ONU à proposer des recommandations sur la manière de collaborer avec les autorités locales et régionales pour faire avancer l’Agenda 2030, notamment en localisant les Objectifs de Développement Durable (ODD).

Cependant, cette réalisation n’est qu’un début. Exploiter pleinement le potentiel des GLR dans la gouvernance mondiale nécessite des efforts continus. Voici cinq points clés qui reflètent l’impact de ce pacte sur la communauté des leaders locaux.

Les Villes et Gouvernements Locaux sur la Scène Mondiale

L’adoption de ce texte reflète une reconnaissance généralisée du rôle essentiel que jouent les villes et les gouvernements locaux dans la construction d’un avenir durable. La conversation a évolué : il ne s’agit plus de questionner leur pertinence mais de se concentrer sur la collaboration pour faire progresser tous les niveaux. Ce changement est crucial pour faire avancer l’Agenda 2030 et promouvoir un développement durable pour tous.

Le Mouvement Croissant pour la Gouvernance Locale

L’engagement avec le Secrétaire général de l’ONU et d’autres parties prenantes met en lumière l’élan croissant du mouvement qui plaide pour le rôle unique des GLR. Contrairement aux organisations de la société civile, les gouvernements locaux ont des mandats et des électorats distincts, ce qui rend leurs contributions essentielles pour façonner un avenir durable.

Le Modèle du Groupe de Travail Mondial : Une Approche Éprouvée

Les défis mondiaux—qu’il s’agisse de garantir la paix, de réduire les inégalités, de lutter contre la pénurie d’eau, ou de réformer les systèmes alimentaires—requièrent une action coordonnée à tous les niveaux de gouvernement. Le Groupe de Travail Mondial des GLR s’est révélé efficace pour unir les agendas et coordonner le plaidoyer sur des enjeux qui transcendent les frontières et les juridictions.

La Reconnaissance Progresse, Mais Reste Limitée

Bien que l’inclusion des GLR dans le texte soit une étape positive, leur rôle reste en grande partie centré sur la mise en œuvre des ODD. Il est essentiel que les gouvernements locaux et régionaux soient reconnus non seulement comme des exécutants, mais aussi comme des partenaires à part entière dans l’élaboration des politiques qui affectent l’avenir de nos communautés.

Les Défis pour la Démocratie Locale

Les préoccupations grandissent concernant l’avenir de la démocratie locale, car les régimes autocratiques et les réformes centralisatrices menacent l’autonomie des gouvernements locaux. La réduction des pouvoirs et les coupes budgétaires mettent en péril la durabilité de la démocratie locale. Bien que le Secrétaire général de l’ONU actuel soutienne la gouvernance locale, l’après-2025 reste incertain, posant des risques pour l’autonomie locale.

Ce qu’il faut surveiller

Bien que le Pacte pour l’Avenir marque une étape cruciale, beaucoup de travail reste à faire pour parvenir à la pleine reconnaissance et à l’autonomisation des GLR. C’est maintenant le moment de poursuivre nos efforts, afin de s’assurer que nos voix continuent de façonner les agendas mondiaux et nationaux pour l’avenir de nos communautés.

Députés au Parlement européen

European Parliament - News

Le rôle essentiel de l’expérience locale et régionale au Parlement européen


Dans la composition actuelle du Parlement européen, une part significative de 31,5 % (227 sur 720) des députés européens (eurodéputés) ont exercé un mandat local ou régional. Cela souligne le lien crucial entre la gouvernance locale et le processus législatif européen.

Le Parlement européen, composé de 720 députés élus dans les 27 États membres de l’UE, est l’une des principales institutions de l’Union européenne. Depuis 1979, les députés européens sont élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. Leurs décisions influencent les lois et les politiques qui affectent directement les 447 millions de citoyens de l’UE.

L’expérience dans la gouvernance locale et régionale permet aux députés européens d’avoir des perspectives uniques sur les défis quotidiens rencontrés par les citoyens. Ce parcours leur permet de mieux appréhender les répercussions de la législation européenne sur les communautés locales et de s’assurer que les voix des municipalités et des régions soient entendues au niveau européen.

Fonctions clés du Parlement européen :

  • Co-législation : Le Parlement partage le pouvoir législatif avec le Conseil de l’UE. Ensemble, ils adoptent et modifient les propositions législatives pour s’assurer que les lois reflètent les besoins divers des citoyens européens.
  • Budget : Le Parlement joue un rôle crucial dans la décision du budget de l’UE, déterminant comment les ressources sont allouées à différents secteurs et initiatives.
  • Supervision : Il supervise le travail de la Commission européenne et d’autres organes de l’UE pour garantir la transparence et la responsabilité.
  • Promotion de la démocratie mondiale : En dehors de ses fonctions législatives, le Parlement européen est un défenseur des valeurs démocratiques en Europe et dans le monde. Il soutient activement la lutte pour la démocratie, la liberté d’expression et les élections équitables à l’échelle mondiale.

La présence significative de députés ayant exercé des mandats locaux et régionaux au Parlement européen souligne l’importance de la gouvernance locale dans l’élaboration des politiques européennes. À mesure que les nouveaux députés entament leurs fonctions, leurs décisions continueront à influencer l’avenir de l’Union européenne et de ses citoyens.

En savoir plus : Pour approfondir votre compréhension du Parlement européen et de ses fonctions, consultez le site officiel.

Le pouvoir des finances infranationales

Participatory Budget - Youth

Les municipalités et régions explorent de nouvelles approches budgétaires, des modèles participatifs et fondés sur les priorités aux pratiques vertes et orientées ODD


Les municipalités, villes et régions d’Europe sont à l’avant-garde de la fourniture de services essentiels, du logement et de la santé à l’action climatique et à la mobilité. Pourtant, elles font face à des pressions financières croissantes, entre la reprise après l’« effet ciseaux » de la pandémie, coûts plus élevés et recettes plus faibles, et la lutte contre l’inflation. Dans ce contexte, la manière dont les budgets sont conçus et alloués est devenue un puissant outil politique.

Pour explorer ce potentiel, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a organisé, le 23 mai, une formation intitulée « X-budgeting – le pouvoir des finances infranationales ». La session a réuni experts et praticiens afin de partager leurs connaissances sur des approches innovantes des finances locales et régionales.

Le terme « X-budgeting » désigne un ensemble de méthodes qui vont au-delà de la simple comptabilité, transformant les budgets en instruments de pilotage politique et de participation citoyenne. Parmi ces méthodes figurent :

  • Le budget fondé sur les priorités, qui aligne les dépenses sur des priorités politiques ou communautaires plutôt que de reconduire les allocations de l’année précédente.
  • Le budget fondé sur les processus, comme les modèles participatifs qui impliquent directement les habitants dans les décisions.
  • Le budget vert et ODD, qui aligne les finances locales sur les objectifs climatiques et l’Agenda du développement durable.

Chaque approche présente des opportunités, favoriser la transparence, renforcer la confiance, mobiliser des investissements pour la durabilité, mais aussi des défis, tels que la complexité méthodologique, les besoins en ressources et l’exigence d’un fort soutien politique.

En expérimentant de nouvelles formes de budgétisation, les municipalités et les régions peuvent prendre des décisions financières qui non seulement garantissent la continuité des services, mais reflètent également la voix des citoyens et accélèrent les progrès vers des objectifs de long terme.

Lire l’étude complète

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Représentation Egale

Gender Equality News

L’urgente nécessité d’une représentation égale dans la Commission européenne


Alors que l’Union européenne se prépare à former sa prochaine Commission, une réalité troublante apparaît : un déséquilibre de genre potentiel au plus haut niveau de prise de décision de l’UE. Parmi les 27 membres de la Commission européenne, représentant chacun un État membre de l’UE, on pourrait compter aussi peu que sept femmes. De plus, une forte présence de membres du Parti populaire européen (PPE) est également attendue, soulevant des préoccupations quant à la diversité et à la représentation.

La présidente élue Ursula von der Leyen a donné aux gouvernements de l’UE jusqu’au 30 août pour désigner leurs candidats pour la nouvelle Commission. Cependant, à l’approche de la date limite, il devient de plus en plus évident que l’égalité des genres pourrait, une fois de plus, passer au second plan dans la composition de l’une des institutions les plus puissantes de l’UE.

Notre position sur l’égalité des genres :

Au Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), nous croyons que l’égalité des genres n’est pas seulement un objectif, mais un droit fondamental. La représentation des femmes à tous les niveaux de gouvernance est essentielle pour parvenir à une société équilibrée et juste. Malheureusement, la trajectoire actuelle de la Commission européenne montre que nous sommes encore loin de cet idéal.

Le CCRE est depuis longtemps engagé à autonomiser les femmes et à promouvoir l’égalité des genres. Nos initiatives vont du soutien aux femmes en politique à la promotion de l’égalité des chances dans tous les secteurs. Nous œuvrons pour un monde où chaque femme peut s’épanouir, libre de toute menace ou violence.

Pourquoi la représentation est importante :

La Commission européenne joue un rôle clé dans l’élaboration des politiques qui affectent la vie de millions de citoyens de l’UE. Une Commission équilibrée en termes de genre est essentielle pour garantir que ces politiques soient inclusives et représentatives de la diversité de la population qu’elles servent. La sous-représentation des femmes dans toute leur diversité dans une institution aussi critique non seulement remet en question l’engagement de l’UE en faveur de l’égalité des genres, mais affaiblit également la légitimité de ses décisions.

Notre appel à l’action :

Alors que nous attendons la composition finale de la nouvelle Commission européenne, nous appelons tous les États membres de l’UE à donner la priorité à l’équilibre des genres dans leurs nominations. L’UE doit montrer l’exemple, démontrant qu’elle valorise la diversité et l’égalité dans ses plus hautes instances.

Le CCRE continuera à plaider pour l’égalité des genres et à soutenir les initiatives qui autonomisent les femmes à tous les niveaux de gouvernance. Ensemble, nous pouvons créer une Europe plus inclusive et plus juste.

Coopération UE-Ukraine

Ukraine flag - News section

Coopération UE-Ukraine : Projet du CCRE sur la construction de ponts et la création de confiance


La coopération entre les États membres de l’UE et les municipalités ukrainiennes a toujours joué un rôle crucial dans la promotion de la croissance, de la compréhension et des échanges culturels. Depuis le début de l’agression militaire à grande échelle de la Russie contre l’Ukraine, cette coopération a pris une nouvelle urgence et intensité.

La pression militaire russe est immense, et les infrastructures énergétiques ont été délibérément détruites, laissant des populations sans électricité ni chauffage. Avec l’arrivée de l’automne et de l’hiver, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a donc considérablement renforcé les efforts des municipalités et régions européennes pour soutenir leurs partenaires ukrainiens. Le CCRE collabore avec ses associations nationales, notamment l’Association des Villes Ukrainiennes, avec le soutien du programme U-LEAD with Europe.

Le projet « Bridges of Trust »

Le projet « Bridges of Trust » (BoT) relie les petites et moyennes municipalités ukrainiennes à des municipalités de l’UE, facilitant ainsi leur expérience de la coopération internationale. Ce projet favorise des échanges bilatéraux entre maires et experts, renforçant les partenariats et créant des solutions communes face aux défis actuels. Des visites d’étude ont déjà eu lieu, et les municipalités développent ensemble des projets pour répondre aux besoins immédiats des municipalités ukrainiennes.

Expertise partagée – pas seulement en gestion de crise

Cet échange d’expériences est une situation gagnant-gagnant pour les deux parties. Par exemple, les partenaires européens acquièrent une expertise en matière de prévention des catastrophes, gestion de crise et cohésion sociale. Leurs partenaires ukrainiens, habitués à trouver des solutions rapides dans des situations de crise, offrent à leurs homologues la possibilité d’apprendre de leur capacité à s’adapter rapidement.

Depuis novembre 2022, dans le cadre de « Bridges of Trust », 30 municipalités de 10 régions d’Ukraine ont noué des partenariats avec 30 municipalités de l’Union européenne, notamment en France, Italie, Lettonie, Pologne, Suède, Slovénie, Espagne, République tchèque et Hongrie. Ces partenariats ont développé 48 propositions de projets portant sur des enjeux clés tels que l’approvisionnement en eau, le traitement des eaux usées, la reconstruction des hôpitaux et des installations culturelles, la gestion des déchets, les sources d’énergie alternatives, la construction d’abris et l’intégration des personnes déplacées. Voici quelques exemples :

  1. Bácsalmás (Hongrie) et Byshiv (Ukraine) : Ces deux municipalités collaborent pour construire un nouveau système de gestion de l’eau et des eaux usées à Byshiv, où seulement 11 % des foyers disposent d’une alimentation centralisée en eau potable.
  2. Kekava (Lettonie) et Novyi Bilous (Ukraine) : Ces municipalités ont développé le projet « NB 2.0 : Rénovation de l’éducation », visant à reconstruire des écoles et à créer des conditions d’apprentissage sûres pour les enfants et enseignants malgré les conditions de guerre.
  3. Sundbyberg (Suède) et Vasylkiv (Ukraine) : Ils se concentrent sur les besoins de plus de 7 000 personnes déplacées, en particulier les jeunes, en fournissant un soutien psychologique et des thérapies par l’art pour favoriser leur intégration.
  4. San Sebastián (Espagne) et Kremenchuk (Ukraine) : Ces partenaires collaborent pour résoudre les problèmes de chauffage en construisant un système de production et de distribution de chaleur afin de faire face aux rigueurs de l’hiver ukrainien.

Défis financiers

Ces partenariats se heurtent à des défis divers, notamment le manque de financement pour la reconstruction locale directe. Néanmoins, ces collaborations servent de catalyseurs et permettent de fixer des priorités pour la reconstruction. Le financement de l’infrastructure critique est une priorité actuelle, mais les risques sécuritaires liés aux bombardements quotidiens dissuadent les investisseurs.

Perspectives d’avenir

Les partenariats déjà en place témoignent de l’espoir et de la résilience, montrant que la solidarité et le soutien mutuel peuvent ouvrir la voie vers un avenir meilleur, même en temps de crise. Lors de la récente Conférence pour la reconstruction de l’Ukraine en juin 2024, les domaines de coopération future ont été définis, incluant des pratiques de relance durable, la formation à la gestion de crise, et l’intégration des technologies numériques pour améliorer les services municipaux.

Le CCRE encourage les municipalités européennes à s’inscrire sur la plateforme de mise en relation pour établir de nouveaux partenariats avec les municipalités ukrainiennes et d’autres municipalités européennes, contribuant ainsi à une reconstruction résiliente de l’Ukraine et à un renforcement des capacités européennes.

Informations et Ressources :

Plateforme de mise en relation du CCRE

CCRE : Bridges of Trust

U-LEAD with Europe

L’engagement européen dans la localisation des ODD

Localising SDGs study - News

Les maires européens renforcent leur engagement au Forum politique de haut niveau des Nations Unies


Une délégation de maires et de conseillers européens se rendra à New York pour défendre le rôle essentiel des collectivités locales et régionales au sein des organes intergouvernementaux des Nations Unies lors du prochain Forum politique de haut niveau (FPHN) (8-17 juillet).

Cette année, le FPHN portera sur le thème « Renforcer l’Agenda 2030 et éradiquer la pauvreté en période de crises multiples » et se tiendra sous l’égide du Conseil économique et social.

Une fois encore, les maires et les conseillers européens feront entendre leur voix et présenteront comment le niveau local peut apporter des solutions durables, résilientes et innovantes.

Parmi eux figurent :

  • Véronique Bertholle, adjointe au maire chargée des relations européennes et internationales de Strasbourg (France), porte-parole de PLATFORMA
  • Francine Farrugia, conseillère municipale de Siggiewi (Malte), membre du Comité des jeunes élus du CEMR-PLATFORMA
  • Clare Hart, vice-présidente de Montpellier Métropole, présidente du groupe Crise et Réhabilitation de Cités Unies France
  • Gail Macgregor, présidente du conseil de Dumfries and Galloway (Écosse, Royaume-Uni) (COSLA), porte-parole pour l’environnement et l’économie, porte-parole du CEMR pour les ODD
  • Nicole Unterseh, maire de Bonn (Allemagne), Deutscher Städtetag

Les maires et conseillers participeront activement à plusieurs réunions, notamment à l’événement spécial de la coalition Local2030 intitulé « Débloquer le changement transformateur grâce à la localisation des six transitions ODD », le 10 juin, au cours duquel Francine Farrugia présentera officiellement l’étude annuelle 2024 du CEMR-PLATFORMA. Sur les ODD.

Cette année, l’étude « Les collectivités territoriales européennes localisent les ODD. Il reste peu de temps
pour avoir de l’impact
 » rassemble 46 réponses d’associations de collectivités locales et régionales, représentant 31 pays européens.

Dans l’avant-propos, Tengiz Mtvarelishvili, président du conseil municipal de Telavi en Géorgie et porte-parole de PLATFORMA, met en garde contre les retards dans la mise en œuvre des 17 Objectifs de développement durable (ODD). « Mais il y a de l’espoir : les collectivités locales et régionales sont en première ligne, au plus près des citoyens et particulièrement bien placées pour trouver des solutions adaptées », affirme-t-il.

Eva Baños de Guisasola, conseillère de PLATFORMA sur les ODD, les agendas mondiaux et le climat, et Federica Bordelot, directrice des politiques et de l’impact du CEMR, animeront plusieurs sessions.

Afin de renforcer la voix des collectivités locales et régionales, PLATFORMA et le CEMR s’associent au Groupe de travail mondial des collectivités locales et régionales (GTF), piloté par CGLU.

Cette année, le Forum politique de haut niveau sera suivi du Sommet des Nations Unies pour l’avenir, qui se tiendra également à New York les 22 et 23 septembre. Les gouvernements locaux et régionaux s’y réuniront lors d’un week-end d’action en amont de la réunion.

Découvrez l’étude :

Consultez l’ordre du jour du Groupe de travail mondial des gouvernements locaux et régionaux (GTF).

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

L’avenir de la politique de cohésion de l’UE

MFF - Position paper News 2025

Repenser la conception du budget européen pour renforcer les gouvernements locaux et régionaux après 2027


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) souligne le rôle essentiel des gouvernements locaux et régionaux dans la définition de la future politique de cohésion et du prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE. Les communes, villes et régions sont en première ligne pour fournir des services essentiels – du transport à l’éducation en passant par l’adaptation climatique – tout en étant des moteurs majeurs de l’investissement public. Pourtant, les prochains débats budgétaires de l’UE risquent de marginaliser leur rôle, en particulier avec la disparition de l’objectif de cohésion territoriale inscrit dans les traités.

Le CCRE appelle à une politique de cohésion forte et ambitieuse, représentant au moins un tiers du budget de l’UE, et intégrant des principes clés tels que le partenariat, la gouvernance à plusieurs niveaux et le développement fondé sur les spécificités territoriales (place-based). La simplification est une priorité absolue : moins de fonds, un ensemble unique de règles pour les bénéficiaires et une réduction des charges administratives rendraient les ressources européennes plus accessibles et plus efficaces. Il est essentiel que les gouvernements locaux et régionaux soient clairement reconnus comme bénéficiaires et partenaires de mise en œuvre, afin de garantir que les fonds parviennent directement aux citoyens.

Une approche territoriale intégrée et fondée sur les spécificités locales doit être au cœur des futurs instruments, conçus de manière ascendante (bottom-up), avec les autorités locales définissant les priorités. Le CCRE insiste sur le fait que les fonds de cohésion ne doivent pas être redirigés vers de grandes entreprises sans planification stratégique, mais plutôt renforcer les capacités locales et régionales en matière d’innovation, de durabilité et de croissance économique.

Pour le budget de l’UE après 2027, le message est clair : aucun projet européen ne peut réussir sans placer les gouvernements locaux et régionaux en son cœur. La cohésion territoriale, la simplification des règles et un véritable partenariat sont essentiels pour garantir une politique de cohésion équitable, durable et efficace.

Lire le document de position ici

Pour plus d’informations, contactez :

Plateforme de Bridges of Trust

Bridges of Trust Matchmaking - News 2024

Bridges of Trust : Le CCRE a lancé une plateforme de mise en relation lors de la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine à Berlin


Les 11 et 12 juin, le CCRE et PLATFORMA ont participé à la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine (URC) à Berlin. Cet événement de deux jours, auquel ont participé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le chancelier allemand Olaf Scholz et le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy, a réuni des représentants des autorités locales, des associations et des maires d’Ukraine, d’Europe et d’ailleurs. Il a offert une plateforme unique pour le partage de connaissances et le dialogue entre les institutions de l’UE, la société civile et les dirigeants locaux coopérant pour la reconstruction de l’Ukraine.

Le CCRE a présenté ses contributions aux recommandations de l’URC. Depuis 2021, le CCRE et PLATFORMA ont mobilisé leur réseau et leur expertise pour soutenir l’Ukraine en créant des partenariats avec les municipalités des États membres de l’UE grâce à l’initiative Ponts de Confiance. En 2022, le CCRE est devenu un membre clé de l’Alliance européenne des villes et régions pour la reconstruction de l’Ukraine et, plus récemment, un partenaire de mise en œuvre du projet SUN4Ukraine. Juste avant l’événement, le CCRE et PLATFORMA ont été reçus par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement pour présenter comment la coopération décentralisée et le dialogue multi-niveaux soutiennent la politique de développement européenne en Ukraine. Le CCRE a présenté ses contributions aux recommandations de l’URC.

Le point culminant de la participation du CCRE à l’URC 2024 a été la présentation de notre dernier projet en partenariat avec BMW et la GIZ, qui vise à révolutionner la création de partenariats avec l’Ukraine. L’annonce est venue du Secrétaire Général du CCRE, Fabrizio Rossi, qui a dévoilé le lancement de la Plateforme : « Ce n’est pas seulement une innovation technologique mais un instrument politique qui permet aux municipalités européennes de nouer des alliances avec leurs homologues ukrainiens, élargissant ainsi le champ de l’engagement diplomatique et renforçant les liens d’amitié au-delà des frontières, » a déclaré Fabrizio Rossi.

La plateforme est un outil de mise en relation numérique pour les gouvernements locaux et régionaux souhaitant s’impliquer dans la coopération internationale décentralisée. Dotée d’une fonction de balayage pour les partenariats, elle permet aux gouvernements locaux et régionaux de se mettre en relation avec des pairs pour créer des projets collaboratifs et renforcer les capacités pour un avenir démocratique plus solide.

Le projet sera officiellement lancé dans les prochains mois, mais il est déjà ouvert aux inscriptions.

Inscrivez-vous ici pour rester informé des prochaines étapes des initiatives.

La neutralité climatique en jeu

Climate neutrality - News 2024

La neutralité climatique en jeu : Pourquoi les gouvernements locaux doivent diriger la décarbonisation du chauffage et de la climatisation


La décarbonisation du chauffage et de la climatisation est une nécessité climatique. Le chauffage représente 80 % de la consommation d’énergie finale des ménages européens, avec plus de la moitié de la production de chaleur encore dépendante des combustibles fossiles. Cette dépendance significative aux sources d’énergie non renouvelables constitue un défi majeur pour atteindre la neutralité climatique.

Alors que les bâtiments représentent environ 40 % de la consommation d’énergie de l’UE, il existe un potentiel considérable pour améliorer l’efficacité énergétique et intégrer les énergies renouvelables dans le mix énergétique par le biais de solutions locales. La récente Semaine Européenne de l’Énergie Durable (EUSEW) organisée par le Pacte des Maires, le Prix Européen de l’Énergie et la Smart Cities Marketplace, a exploré le rôle que les Gouvernements Locaux et Régionaux (GLR) peuvent jouer dans ce secteur en promouvant la coopération décentralisée et des plans de chauffage et de refroidissement efficaces.

Les Gouvernements Locaux et Régionaux menant la transition du chauffage en Europe

Les gouvernements infranationaux sont responsables des deux tiers des politiques climatiques et énergétiques, représentant 58 % des dépenses publiques significatives pour le climat en Europe*. En ce qui concerne les politiques de chauffage et de refroidissement, les GLR détiennent 89 % des responsabilités de décision et de mise en œuvre. Cela fait des GLR des facilitateurs cruciaux des programmes de transition du chauffage et du refroidissement. Les défis auxquels ils sont confrontés consistent à garantir l’efficacité énergétique des bâtiments tout en fournissant des solutions de chauffage et de refroidissement renouvelables grâce à diverses technologies.

Le cas du comté de Karlsruhe

Dr. Schnaudigel, qui est également le président du comté de Karlsruhe, a présenté la solution trouvée par sa région lors de la conférence EUSEW. Les 32 municipalités de Karlsruhe ont coopéré pour cartographier les besoins – présents et potentiels – du comté et mutualiser leurs connaissances pour trouver la solution la plus rentable pour les plans de chauffage et de refroidissement de Karlsruhe. Cela a permis même aux petites municipalités de devenir indépendantes sur le plan énergétique, en tirant parti de l’énergie géothermique. Ce schéma a valu à Karlsruhe une reconnaissance en tant que District Or par le Prix Européen de l’Énergie.

Relever les défis municipaux et les contraintes financières

Cependant, des défis importants subsistent. La capacité fiscale est limitée pour atténuer les crises systémiques, qu’elles soient liées au changement climatique ou non. De plus, bien que les énergies renouvelables soient moins coûteuses que les combustibles fossiles, et que les districts verts de chauffage et de refroidissement aient des coûts opérationnels plus faibles, ils nécessitent toujours des investissements initiaux substantiels. Pour ces raisons, le Dr. Schnaudigel a souligné la nécessité pour les décideurs nationaux et européens de soutenir les GLR en fournissant des ressources financières par le biais de programmes de garantie, de lignes de financement directes ou de règles fiscales favorables aux investissements. Sans ce soutien, les solutions individuelles pourraient prévaloir sur les approches collectives durables, risquant d’exacerber les inégalités sociales et politiques.

Décarboniser le refroidissement et le chauffage locaux dans le cadre de l’Agenda Urbain pour l’UE et le Pacte des Maires

À la conclusion de la conférence, le Pacte des Maires a lancé l’initiative Cities Heat Detox, qui vise à détoxifier les sources de chaleur urbaines pour obtenir des bénéfices climatiques, un air plus propre, et créer de nouveaux emplois verts. Cette initiative met l’accent sur le rôle des politiques sociales pour garantir des transitions équitables, avec une attention particulière à la division rurale-urbaine. Le CCRE participera à cette initiative en promouvant la collaboration régionale et en plaidant pour des cadres financiers de soutien.


*Notre étude : https://www.ccre.org/img/uploads/piecesjointe/filename/NECP_Report_CEMR_2023.pdf