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Événement sur la FRR

Le CCRE organise un débat de haut niveau sur « Les voies vers la résilience : perspectives locales et régionales sur la Facilité pour la reprise et la résilience »


AUne nouvelle consultation conjointe du Comité européen des régions (CdR) et du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) révèle que l’allocation territoriale des fonds issus de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) est largement perçue comme déséquilibrée sur le terrain.

Le CCRE a le plaisir d’annoncer un débat en présentiel intitulé :
« Les voies vers la résilience : perspectives locales et régionales sur la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) »,
prévu le 16 avril, de 9h30 à 12h15, au Secrétariat du CCRE, Square de Meeûs, Bruxelles.

Les participant·es sont invité·es à s’inscrire avant le 11 avril via le lien suivant :
https://forms.office.com/e/qbbVqMrZjp

À l’approche de la session plénière du Comité européen des régions, qui se tiendra les 17 et 18 avril à Bruxelles, le CCRE invite chaleureusement les élu·es à s’inscrire à cet événement.

Ce débat permettra d’aller au-delà du récit officiel basé sur les jalons et les objectifs de la FRR, en évaluant son impact réel aux niveaux local et régional. Les leçons tirées seront partagées lors du panel, en vue de réfléchir à la manière dont cette initiative pourrait influencer les futurs programmes d’investissement de l’UE, notamment les politiques de cohésion à venir.

Intervenant·es de haut niveau confirmé·es pour l’événement :

  • Kamila Bláhová, vice-présidente aux affaires européennes, SMOCR (République tchèque)
  • Maria Teresa Fernandez, directrice à la DG RECOVER de la Commission européenne
  • Monika Hohlmeier, présidente de la commission du contrôle budgétaire (CONT), Parlement européen
  • Ivana Maletić, membre croate de la Cour des comptes européenne
  • Christophe Rouillon, membre du CdR, rapporteur de l’avis du CdR sur le rapport d’étape concernant la mise en œuvre de la FRR

Le CCRE prévoit une participation active à cet événement de haut niveau et encourage vivement les parties prenantes à y contribuer pleinement.

Alliance locale pour le Pacte vert

Alliance Locale : Les réseaux des villes et des régions appellent l’UE à maintenir le cap sur la mise en œuvre du Green Deal


Huit réseaux européens de villes et de régions de premier plan – ACR+, CEMR, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS – se sont unis pour former l’Alliance Locale.

Dans une lettre conjointe, l’Alliance appelle les dirigeants de l’UE à trouver de nouvelles façons de déployer efficacement le Green Deal européen au niveau local. L’UE doit « rester fidèle au Green Deal européen sous ce mandat et le prochain mandat de la Commission européenne », ont déclaré les réseaux.

Les défis récents, tels que l’adoption de la Loi sur la restauration de la nature, qui reste en suspens au Conseil européen, ou les revers de dernière minute subis par la phase de sortie des moteurs à combustion interne, sapent les objectifs du Green Deal. À l’approche des élections européennes, l’UE doit veiller à rester un phare mondial pour le leadership climatique.

Compte tenu de l’arène législative plus compliquée qui s’ouvre, les dirigeants locaux insistent sur le fait que l’engagement de l’UE à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 doit rester une priorité absolue, en assurant une transition juste qui fonctionne à la fois pour les citoyens et la planète.

Les villes et les régions sont le lieu où 70 % de la législation du Green Deal européen doit être mise en œuvre. Les gouvernements locaux et régionaux européens ont déjà commencé le chemin vers la neutralité climatique et ont commencé à transformer les villes et les régions européennes, ainsi que les modes de vie, le chauffage et le refroidissement, le logement, la mobilité, la production et la consommation pour des millions de citoyens. Aujourd’hui, les gouvernements subnationaux de l’UE mobilisent environ 58 % des dépenses publiques significatives pour le climat, surpassant leurs gouvernements centraux.

« À travers cette Alliance Locale, nous appelons les institutions de l’UE à écouter les villes et les régions qui localisent déjà les objectifs du Green Deal en mettant en œuvre 70 % de la législation de l’UE. Mettre l’expérience des gouvernements locaux au centre signifie donner la priorité à des politiques de transition efficaces qui garantiront l’équité et l’acceptation du Green Deal pour tous les citoyens européens » – Fabrizio Rossi, Secrétaire Général, CEMR.

Dans la lettre envoyée aux dirigeants de l’UE, l’Alliance Locale souligne que le succès de l’Europe dans la réalisation des objectifs du Green Deal dépendra des éléments suivants pour soutenir les villes et les régions :

  • Un soutien coordonné aux investissements provenant des fonds de l’UE, des fonds nationaux et régionaux à travers différents programmes de financement et acteurs, plus réactifs aux actions locales intégrées et aux plans d’investissement holistiques. Cela serait également une condition préalable pour créer des emplois locaux et des marchés pour l’industrie verte européenne.
  • Les dirigeants locaux soulignent que le partenariat entre tous les niveaux de gouvernement est essentiel, car « financer la transition locale vers la neutralité climatique nécessitera de mobiliser les budgets de l’UE et nationaux. »
  • Les villes et les régions ont besoin de compétences internes adéquates et d’une main-d’œuvre pour réussir leur part de la transition vers la neutralité climatique et, ce faisant, créer une demande pour les entreprises et industries européennes.

« Ces opportunités sont le meilleur moyen de créer un potentiel d’investissement local pour l’industrie européenne, et de partager les bénéfices de la transition pour tous les citoyens de l’UE », déclarent les dirigeants de l’Alliance Locale.

L’établissement de dialogues structurés avec les niveaux local et régional au sein de l’UE et au niveau national sera crucial pour réussir la transformation nécessaire et renforcer la résilience sociétale à l’échelle européenne.

C’est uniquement avec les gouvernements locaux, régionaux et infranationaux – le niveau de gouvernement le plus proche des citoyens et responsable de la mise en œuvre de la majeure partie de la législation du Green Deal européen – que nous pourrons atteindre pleinement l’objectif d’une Europe climatiquement neutre d’ici 2050.

L’Alliance Locale réaffirme par ailleurs son engagement à travailler avec les gouvernements nationaux, le Conseil européen, la Commission et le Parlement pour faire du Green Deal européen une réalité pour chaque citoyen à travers l’Europe.

Pour plus d’information, contactez :

La Santé des Sols

Les négociations sont en cours sur l’adoption d’une directive sur la santé des sols


Dans un continent où plus de 60 % des sols sont estimés être en mauvaise santé, il est aujourd’hui impératif de s’attaquer à la dégradation des sols. Les preuves scientifiques soulignent la tendance alarmante de la détérioration des sols, causée par des pratiques de gestion des terres non durables, la contamination et les impacts croissants du changement climatique. Cette dégradation met non seulement en péril les services écosystémiques essentiels, mais elle entraîne également un coût économique important, la Commission européenne estimant que la dégradation des sols coûte chaque année au moins 50 milliards d’euros à l’UE.

Le suivi des sols, déjà pratiqué dans plusieurs États membres de l’UE, implique souvent la participation des régions et des municipalités. Les autorités publiques détiennent fréquemment la propriété des terres, et elles sont directement touchées par les problèmes de santé des sols. Par conséquent, elles jouent un rôle crucial dans la surveillance et la gestion de la santé des sols dans leurs juridictions.

En juillet 2022, la Commission européenne a présenté sa proposition de Directive sur la Surveillance et la Résilience des Sols, visant à garantir des sols sains à travers l’Europe d’ici 2050. La directive comprend trois éléments principaux :

  1. Un cadre de surveillance complet couvrant tous les sols de l’UE, permettant aux États membres de prendre des mesures pour régénérer les sols dégradés.
  2. La promotion de la gestion durable des sols : Les États membres définiront des pratiques de gestion durable des sols tout en limitant les activités contribuant à la dégradation des sols.
  3. L’identification et la réhabilitation des sites contaminés : Les États membres devront identifier les sites potentiellement contaminés, mener des enquêtes et atténuer les risques pour la santé humaine et l’environnement.

CEMR se réjouit de la proposition législative de la Commission, qui équilibre de manière appropriée ambition et faisabilité pour les États membres. Nous proposons six messages clés pour les négociations avec le Parlement européen et le Conseil :

  1. Accent sur le suivi des sols : CEMR soutient que l’objectif principal de la directive soit le suivi des sols et plaide pour la mise en place d’un cadre de surveillance pratique visant à améliorer la santé des sols.
  2. Implication des gouvernements locaux et régionaux : CEMR souligne l’importance d’impliquer les autorités infranationales dans la mise en œuvre de la loi sur la surveillance des sols, en veillant à une collaboration au sein des cadres nationaux existants, sans imposer de charges administratives excessives.
  3. Cadre de mise en œuvre flexible : Il est primordial de privilégier la flexibilité au niveau national pour tenir compte des variations locales et garantir une adaptation efficace dans les différents États membres.
  4. Soutien à une approche basée sur les risques : CEMR approuve l’adoption d’une approche basée sur les risques, en mettant l’accent sur des considérations telles que l’utilisation des terres dans les cadres de surveillance et les efforts de réhabilitation.
  5. Approche réaliste pour atténuer l’artificialisation des sols : CEMR plaide pour l’établissement d’un mécanisme de compensation au niveau agrégé afin d’atténuer les impacts de l’artificialisation des sols, adapté aux spécificités locales et régionales.
  6. Renforcement du principe du pollueur-payeur : Pour prévenir la pollution des sols et parvenir à des sols sains d’ici 2050, CEMR souligne l’importance de définir des normes de prévention de la pollution parallèlement aux efforts de surveillance et de réhabilitation.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Depuis la publication de la proposition législative par la Commission l’année dernière, des progrès significatifs ont été réalisés pour faire avancer la loi sur la surveillance des sols. La proposition bénéficie d’un large soutien, notamment avec son adoption par la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) le 11 mars 2023. Le rapporteur, le député européen Martin Hojsík, a fortement contribué à l’inclusion des vues des autorités locales et régionales dans le projet de rapport. À mesure que les discussions se poursuivent, nous appelons les députés européens à soutenir l’adoption du projet de rapport en plénière le 10 avril.

Les négociations en trilogue reprendront après les élections européennes, sous réserve de l’adoption par le Conseil d’une approche générale.

Réunion des Secrétaires généraux et Directeurs

SGD Meeting - News 2024 2

Les associations membres du CCRE se réunissent à Nicosie, Chypre, pour la Réunion des Secrétaires généraux et Directeurs


Les Secrétaires généraux et Directeurs (SGDs) des membres du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) se réuniront à Nicosie, Chypre, les 23 et 24 avril 2024. La Union des municipalités de Chypre accueillera cet événement.

L’ordre du jour comprendra deux jours de discussions en tables rondes intensives, abordant les événements statutaires et les relations internationales du CCRE, ainsi que la présentation de nouvelles activités et projets prévus pour 2024.

Les réunions semestrielles des SGDs rassemblent les Secrétaires généraux et Directeurs des associations membres du CCRE, renforçant l’unité et la coopération entre les gouvernements locaux et régionaux européens.

Lors de cette réunion seront également abordés les activités du CCRE en 2023, le Pacte vert européen, ainsi que les messages clés et résultats du projet « Femmes en politique », entre autres sujets majeurs.

Alliance pour la Cohésion – Appel Conjoint

L’Alliance pour la Cohésion s’unit pour lancer un appel conjoint : « Une politique de cohésion renouvelée après 2027 qui ne laisse personne de côté »


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) est fier d’annoncer le lancement de l’Appel conjoint de l’Alliance pour la Cohésion, intitulé « Une politique de cohésion renouvelée après 2027 qui ne laisse personne de côté ». Cette Déclaration rassemble les représentants élus des régions et des villes à travers l’Europe pour plaider en faveur d’un programme européen global qui place la cohésion sociale, économique et territoriale au cœur de l’agenda de l’UE.

Dans un effort collectif, le CCRE, le Comité des Régions, et les organisations de l’Alliance pour la Cohésion appellent les institutions européennes et les gouvernements nationaux à élaborer un agenda inclusif qui mette le renforcement de la cohésion au centre, comme énoncé dans la position du CCRE sur l’avenir de la politique de cohésion.

Christoph Schnaudigel, co-président du CCRE, a déclaré :
« Nous avons besoin d’une politique de cohésion qui place les services publics et les investissements locaux et régionaux au centre, afin de rendre nos territoires résilients face aux prochaines crises. Cela permettra aux citoyens de constater que l’UE les place réellement au cœur de son action. »

Reconnaissant que la politique de cohésion constitue le ciment de l’action européenne, Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE, ajoute :
« Le CCRE plaide pour la nomination d’un commissaire européen dédié au développement territorial dans la prochaine Commission européenne, afin de reconnaître les interconnexions fondamentales entre les différentes politiques de l’UE et leur impact concret au niveau local et régional. Une telle nomination favoriserait une croissance cohérente et durable dans tous les territoires d’Europe. »

L’appel conjoint présente plusieurs principes clés pour une politique de cohésion post-2027 :

  • Inclusivité : Garantir l’accès à la politique de cohésion pour toutes les régions, villes et communes, quel que soit leur statut économique ou situation géographique.
  • Alignement avec le Pacte Vert et l’agenda numérique : Intégrer la cohésion sociale, économique et territoriale dans la politique industrielle du Green Deal européen et l’autonomie stratégique.
  • Transition juste : Proposer des solutions sur mesure fondées sur les principes de transition juste pour relever les défis liés à la neutralité climatique.
  • Solutions adaptées aux territoires : Reconnaître la diversité des territoires et permettre des stratégies locales dans un cadre stable et prévisible.
  • Principe de gestion partagée : Renforcer la gestion partagée, le partenariat et la gouvernance à plusieurs niveaux pour surmonter la fragmentation et accroître l’efficacité.
  • Culture de la confiance : Instaurer une nouvelle culture de confiance entre les différents niveaux de gouvernement dans l’UE, afin de garantir un impact réel de la politique de cohésion sur la vie des citoyens.
  • Coopération territoriale : Soutenir la coopération transfrontalière et interrégionale afin d’améliorer concrètement le quotidien des Européens.
  • Ne pas nuire à la cohésion : Veiller à la cohérence entre toutes les politiques de l’UE afin de renforcer la cohésion économique, sociale et territoriale.

Le texte complet de l’Appel à l’action peut être signé via ce lien : Appel Conjoint de l’Alliance pour la Cohésion (europa.eu)

L’Alliance pour la Cohésion invite le grand public, les syndicats, les entreprises, ainsi que les organisations non gouvernementales et de la société civile à rejoindre cette initiative pour une Europe plus juste, qui ne laisse personne de côté.

Jumelage

Project Proposals Twinning - News 2024

Appel à propositions de projets


Le CCRE est heureux d’annoncer le lancement d’un appel à propositions de projets visant à renforcer les activités de jumelage entre ses associations membres.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet REALISE, financé par la Commission européenne, et a pour objectif de favoriser la collaboration, de partager les bonnes pratiques, et de répondre aux défis rencontrés par les gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe.

Pour en savoir plus et remplir les formulaires, consultez les liens ci-dessous :

Élections européennes 2024

Un appel à l’action : L’Europe ne peut réussir qu’avec ses communes


Le Dr Christoph Schnaudigel, co-président de l’Association allemande des comtés (Deutscher Landkreistag) et du CCRE (RGRE), vice-président de la section allemande du CCRE (RGRE), ainsi que président du comté de Karlsruhe, lance un appel fort à l’approche des dixièmes élections européennes au suffrage direct, prévues du 6 au 9 juin 2024.

Soulignant le rôle essentiel des municipalités européennes, il met en avant la nécessité d’une collaboration étroite entre les autorités locales et les institutions européennes pour répondre efficacement aux défis complexes auxquels l’Union européenne est confrontée. Parmi ces enjeux : l’agression russe en Ukraine, les crises énergétiques et migratoires, ainsi que les finances locales.

Il appelle également à un cadre réglementaire européen plus souple et moins contraignant, afin que les législations européennes tiennent compte des réalités et des capacités des collectivités territoriales. L’éditorial insiste également sur l’importance d’une politique régionale significative, appelant à ce que les fonds soient alloués selon les besoins locaux, dans le respect du principe de partenariat.

Un appel à l’action : L’Europe uniquement avec ses communes

Les dixièmes élections au suffrage direct du Parlement européen, qui se tiendront du 6 au 9 juin 2024, revêtiront également une grande importance pour les municipalités européennes. L’Union européenne (UE) et le monde continuent de faire face à des défis profonds auxquels les gouvernements nationaux ne peuvent répondre seuls de manière adéquate. Les effets de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, les crises énergétique et migratoire et la pression sur les finances municipales s’ajoutent à des transformations économiques et sociales de grande ampleur telles que le Pacte vert et la numérisation.

Afin de relever ces défis de manière proactive, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a adopté un « Appel à l’action » lors de son Assemblée générale à Prague en décembre 2023. Celui-ci formule des demandes pour une politique européenne municipale réussie, à l’attention des institutions européennes, des candidats et des nouveaux membres du Parlement européen.

En tant que l’association européenne la plus représentative des autorités locales et régionales, le CCRE rassemble depuis 1951 un million d’élus européens démocratiquement élus issus de 60 associations membres dans 40 pays. Sa mission est de construire une Europe unie, pacifique et démocratique, fondée sur l’autonomie locale, le principe de subsidiarité et une participation citoyenne appropriée.

Une participation accrue aux processus décisionnels européens : une meilleure réglementation pour et avec les autorités locales

Les autorités locales sont des acteurs publics économiques, sociaux et politiques importants, elles sont responsables du développement et de l’entretien des infrastructures locales, des soins de santé, de la gestion des déchets et des transports publics locaux. Ce faisant, elles appliquent directement les règlements européens en matière de marchés publics et de droit des aides d’État.

Cependant, les autorités locales ne se contentent pas de fournir des services publics essentiels. Elles et leurs associations représentatives construisent également un pont entre l’Europe et ses citoyens. D’une part, elles aident les habitants des comtés, des villes et des municipalités à comprendre l’importance de l’UE dans leur vie quotidienne, et d’autre part, elles communiquent et transmettent les intérêts et besoins locaux à l’UE et aux autres décideurs internationaux.

En raison de leurs responsabilités, les autorités locales sont confrontées à un grand nombre d’initiatives de l’UE. Cela s’applique actuellement en particulier au Pacte vert pour l’Europe. Le climat, l’énergie et l’environnement sont des domaines dans lesquels le législateur européen a été très actif ces dernières années et l’est toujours. Cependant, la réussite de la mise en œuvre d’un avenir climatiquement neutre dépend en grande partie du niveau municipal, qui est le plus proche des citoyens. Les autorités locales mettent déjà en œuvre environ 70 % de la législation européenne. L’aménagement du territoire pour les énergies renouvelables, la mise en œuvre de taux de rénovation obligatoires pour les bâtiments publics et la restauration des écosystèmes locaux en sont quelques exemples actuels.

Pour cette seule raison, les districts, les villes et les municipalités doivent être impliqués en temps utile dans le processus décisionnel au niveau européen. Les connaissances et l’expérience locales sont indispensables au processus législatif européen. Le modèle de gouvernance en partenariat en Europe, qui s’est déjà exprimé dans la politique de cohésion, est un instrument important pour obtenir des résultats inclusifs qui tentent au moins de prendre en compte de manière appropriée les besoins locaux.

Le prochain Parlement européen et la Commission devraient donc s’engager en faveur d’un programme politique qui intègre fondamentalement les conditions locales dans leurs décisions. Cela inclut, avant tout, le renforcement du principe de partenariat dans la politique de cohésion, ainsi qu’un examen rigoureux de la subsidiarité et de la proportionnalité des nouvelles directives et réglementations concernant les intérêts locaux et régionaux.
Il faut tenir compte du fait que le niveau local est déjà confronté à un niveau presque ingérable de surrèglementation et à la complexité des normes. Cette situation est encore aggravée par le manque de personnel et les faibles ressources financières dont disposent les autorités locales dans de nombreux endroits. En vue des futures nouvelles réglementations de l’UE, il convient donc de renoncer à une réglementation accrue et à une densité excessive de règles. Il sera essentiel de concentrer la législation européenne sur les grands enjeux pertinents pour le marché intérieur, pour lesquels les réglementations européennes apportent une réelle valeur ajoutée. En outre, les réglementations européennes existantes doivent être simplifiées et rationalisées, et les obstacles bureaucratiques éliminés.

Une politique régionale européenne qui génère une réelle valeur ajoutée sur le terrain !

Pour une politique régionale de l’UE significative et généralement reconnue, il est également nécessaire que les fonds soient utilisés en fonction des besoins. Cela suppose, à son tour, que les municipalités, en tant que niveau le plus proche des citoyens, soient impliquées de manière appropriée dans les décisions relatives aux objectifs de financement et aux mesures, conformément au principe dit de partenariat. Ce principe existe déjà, mais il est parfois interprété par les autorités administratives des États fédéraux de telle manière que les autorités locales ne sont qu’informées des décisions, sans y être associées. C’est pourquoi le CCRE s’engage à renforcer et à préciser les exigences liées à ce principe.

La participation des autorités locales de tous types et tailles apporte également des avantages au niveau européen en rendant visible la diversité du niveau local et en mettant en évidence les forces et les besoins existants. Elle permet l’élaboration de stratégies adaptées aux réalités locales, mieux à même de répondre aux préoccupations des autorités locales concernées. Les approches centralisées fondées sur le principe du « même modèle pour tous » doivent appartenir au passé.

En tant que CCRE, nous demandons donc également aux décideurs européens de respecter le principe de « ne pas nuire à la cohésion » lors de l’élaboration de nouvelles législations ou de la révision de celles existantes. Ce principe stipule essentiellement que les règlements européens ne doivent pas nuire au développement socio-économique des territoires, car cela annulerait les effets des financements. Par exemple, les autorités locales ne devraient pas être obligées d’effectuer des rénovations coûteuses de bâtiments existants sans disposer des fonds nécessaires.

Nous encourageons en outre la prochaine Commission européenne à nommer un Commissaire dédié au développement territorial, doté d’un mandat clair pour faire progresser la politique de cohésion stratégique et à long terme de l’UE. Une telle concentration de compétences pourrait notamment contribuer à établir des lignes directrices applicables aussi bien dans les grandes villes que dans les zones rurales. Le soutien parfois incohérent entre les zones urbaines et rurales doit être mieux coordonné, entre elles et avec les défis locaux. Nous appelons les nouveaux députés européens à mettre en place un intergroupe sur les services d’intérêt général, qui concentrera ses travaux sur l’amélioration des services publics locaux et régionaux.

Approches systémiques et outils innovants pour une meilleure coopération locale

Notre vision va toutefois au-delà du débat politique actuel ; elle inclut également des approches systémiques et des outils innovants pour promouvoir des sociétés locales équitables, inclusives et durables. Le Parlement européen doit soutenir la promotion des compétences numériques au sein des administrations locales. Le cadre de l’UE doit être développé en cohérence avec des services publics centrés sur les usagers, afin d’en améliorer la qualité et l’accessibilité pour nos citoyens.

Dans un monde de plus en plus interconnecté, un modèle de coopération internationale ouvert et responsable est indispensable. Plus que jamais, les évolutions internationales ont un impact concret sur notre manière de vivre ensemble au niveau local. Les décideurs européens doivent continuer à soutenir la coopération décentralisée, en tant qu’outil éprouvé pour promouvoir une coopération internationale inclusive et la démocratie.

Les partenariats municipaux et les jumelages jouent également un rôle important dans ce contexte. Ils favorisent les valeurs communes et contribuent à l’ouverture et à une meilleure compréhension entre les citoyens européens. Les instruments de financement destinés au travail en partenariat doivent continuer d’être mis à disposition des municipalités de manière décentralisée.

En résumé, les élections européennes de 2024 constituent une opportunité importante pour l’Association allemande des districts et le CCRE de plaider en faveur d’une Europe à l’écoute de ses voix locales. La mise en œuvre de notre « Appel à l’action » peut permettre au Parlement européen et à la prochaine Commission de créer les bases d’une Union européenne réactive et centrée sur les citoyens, au service de tous. Avec nos messages et recommandations communs, nous voulons façonner l’Europe ensemble.

Guerre en Ukraine

Déclaration à l’occasion du deuxième anniversaire du déclenchement de la guerre russe contre l’Ukraine


Les dirigeant·e·s locaux et régionaux européens, réunis sous l’égide du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), marquent le deuxième anniversaire de l’invasion injustifiée de l’Ukraine par la Fédération de Russie par une déclaration retentissante de soutien à l’Ukraine et à son peuple.

En cette occasion solennelle, nous, dirigeant·e·s locaux et régionaux européens, condamnons la guerre à grande échelle déclenchée par les forces russes contre l’Ukraine. Cette invasion illégale a visé des civils innocents, y compris des représentant·e·s élu·e·s, tout en occupant illégalement des territoires ukrainiens. L’enlèvement récent de maires ukrainiens par les forces russes constitue une violation supplémentaire des droits humains et du droit international humanitaire.

Nous exprimons notre solidarité avec l’Association des Villes Ukrainiennes et nous joignons à leur appel pour la libération immédiate des maires détenus illégalement, notamment :

  • Oleksandr Babych – Maire de la ville de Hola Prystan (région de Kherson)
  • Oleksii Vynnychenko – Chef du district de starosta de Hrebenykivka, commune du village de Boromlia (région de Soumy)
  • Ihor Kolykhaiev – Maire de la ville de Kherson
  • Yevhenii Matvieiev – Maire de la ville de Dniprorudne (région de Zaporijjia)
  • Anatolii Siryi – Chef du district de starosta de Novi Borovychi, commune de la ville de Snovsk (région de Tchernihiv)

Le CCRE renouvelle son engagement indéfectible à soutenir le peuple ukrainien dans sa quête de victoire, de paix et de reconstruction. Nous nous engageons à renforcer les gouvernements locaux et régionaux en Ukraine à travers des partenariats municipaux internationaux, en mettant particulièrement l’accent sur notre soutien dans le cadre du projet Bridges of Trust, du programme du Partenariat oriental et de l’Alliance européenne des villes et régions pour la reconstruction de l’Ukraine.

Lire la déclaration :

Appel à l’action pour les élections européennes

Le CCRE défend les priorités locales et régionales dans son appel à l’action en amont des élections européennes de 2024


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) se prépare aux prochaines élections du Parlement européen (PE) en 2024 en publiant son Appel à l’action, qui répond aux défis sans précédent auxquels l’Europe et le monde sont confrontés.

À une époque où les gouvernements nationaux sont aux prises avec des enjeux complexes tels que le changement climatique, la révision du modèle de concurrence et les bouleversements géopolitiques, le CCRE et ses associations nationales réaffirment leur engagement indéfectible envers des valeurs fondamentales telles que la gouvernance démocratique, les droits de l’homme, la subsidiarité et la durabilité. Le CCRE souligne le rôle essentiel de l’autonomie locale et régionale face aux tendances récentes à la recentralisation et aux tentatives de réduire les compétences locales.

Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE, a souligné l’importance de ce Manifeste en déclarant :
« Plus que jamais, il est impératif que les gouvernements locaux et régionaux participent activement à l’élaboration des politiques qui répondent aux défis majeurs de notre époque. Les prochaines élections du PE constituent une opportunité cruciale pour la collaboration et la co-construction avec les nouveaux députés européens. »

Les quatre axes principaux de plaidoyer du Manifeste européen du CCRE :

  1. Subsidiarité active et coopération en gouvernance multiniveau :
    Les gouvernements infranationaux sont responsables de plus de 50 % des investissements publics, et leur implication dans la mise en œuvre de la législation européenne au niveau national atteint au moins 70 %. Le CCRE insiste sur la nécessité d’une participation renforcée des collectivités locales et régionales (CLR) à tous les niveaux de décision afin d’assurer une mise en œuvre efficace de la législation européenne, en particulier en ce qui concerne le paquet Green Deal.
  2. Approches systémiques pour des sociétés équitables, inclusives et durables :
    Les CLR sont des acteurs clés de la transition numérique. Elles ont donc besoin d’investissements publics et privés suffisants dans les technologies, les infrastructures et les compétences numériques pour atteindre cet objectif. Le CCRE appelle le prochain Parlement européen à promouvoir un environnement favorable au développement des compétences numériques des administrations publiques locales.
  3. Approche territoriale intégrée :
    Les zones urbaines et rurales doivent être perçues comme des atouts complémentaires, formant une relation de renforcement mutuel qui définit le concept de continuum urbain-rural. Pour concrétiser cette synergie, les prochains co-législateurs européens devraient plaider pour la nomination d’un Commissaire européen dédié au développement territorial, au sein de la prochaine Commission européenne prévue pour l’automne 2024.
  4. Modèle de coopération internationale ouvert et responsable :
    Les CLR ont démontré leur engagement à promouvoir des valeurs partagées et l’ouverture au sein de communautés diverses à travers les partenariats européens, les jumelages et la coopération intercommunale. Cet engagement s’étend également dans le cadre de l’élargissement de l’UE. Pour renforcer l’impact de la diplomatie territoriale des CLR, il est impératif que les décideurs européens instaurent un dialogue continu et impliquent les élu·e·s locaux dans les réunions de haut niveau, y compris celles organisées par les Nations Unies et les institutions européennes.

Alors que l’échéance électorale approche, le CCRE encourage les partis politiques à intégrer ces priorités dans leurs programmes et leurs listes de candidat·e·s. Le CCRE est convaincu que seuls des efforts collaboratifs avec les futurs décideurs européens permettront d’obtenir des résultats concrets sur le terrain.

Pour plus d’information, contactez :

Sommet de Wallonie 2024

Le CCRE porte la voix des collectivités locales et régionales au Sommet Climat Chance Europe 2024 en Wallonie


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a représenté la voix des gouvernements locaux et régionaux lors du Sommet Climat Chance Europe 2024 Wallonie, organisé par la présidence belge les 8 et 9 février à Liège.

Eva Banos, conseillère du CCRE pour les agendas mondiaux, les Objectifs de Développement Durable (ODD) et le climat, a animé la session intitulée : « Coopération transfrontalière et décentralisée – Comment renforcer l’adaptation au changement climatique fondée et menée par les communautés ». Cette session a mis l’accent sur l’autonomisation des citoyen·ne·s et des communautés, et sur la nécessité de repenser la gouvernance multiniveau de manière plus ancrée dans les territoires.

Lors du sommet, Marlon Hilden, chargé de mission Climat et Financement durable au CCRE, a présenté les résultats de l’étude « Powering the Future: Driving Europe’s Climate and Energy Policies through Regions and Municipalities », apportant des analyses cruciales qui devraient influencer et orienter les politiques climatiques et énergétiques européennes aux niveaux régional et local.

L’événement s’est conclu par la signature de la « Déclaration de Liège » : une feuille de route pour l’adaptation au changement climatique en Europe à destination des acteurs non étatiques.