Skip to main content

Événement : future politique de cohésion

Future Cohesion policy news

Événement « Renforcer la dimension territoriale dans la future politique de cohésion de l’UE »

476 mots
2–3 minutes

12octAll Day13Strengthening the Territorial Dimension in the future EU-Cohesion Policy (in-person)CCRE-CEMR, Square de Meeus 1, 1000 Brussels

Event Details

This high-level Brussels event, held during the European Week of Regions and Cities 2026, will bring together EU, national and local leaders to discuss the future of Cohesion Policy and its territorial dimension. It will focus on upcoming decisions on the EU budget and investment framework, while promoting balanced, place-based development across urban and rural areas and strengthening cooperation between key European stakeholders.

Organisers: German Federal Ministry for Housing, Urban Development and Building in cooperation with the German Association for Housing, Urban and Spatial Development (DV) and Council of European Municipalities and Regions (CEMR)

Time

2026 10 12 - 2026 10 13 (All Day)(GMT+02:00)

Location

CCRE-CEMR, Square de Meeus 1, 1000 Brussels

Other Events

Dans le contexte de la Semaine européenne des régions et des villes 2026, cet événement de haut niveau en soirée à Bruxelles crée un espace politique opportun pour faire le point sur la direction que prend la politique de cohésion et sur les enjeux pour la dimension territoriale lors de la prochaine période de programmation de l’UE.

Cette semaine réunit les institutions européennes, les États membres et les responsables locaux et régionaux autour de la question centrale de la mise en œuvre de solutions territoriales adaptées aux transitions partagées. Cet événement établit un lien direct entre ce débat général et l’une des décisions les plus importantes à venir : l’élaboration du nouveau cadre financier pluriannuel (CFP) et la mise en place des plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR), au sein desquels seront négociées les priorités, la gouvernance et les outils de mise en œuvre des futurs investissements de l’UE.

Dans ce contexte, la dimension territoriale n’est pas un simple ajout technique, mais une condition essentielle à l’impact. La neutralité climatique, la compétitivité, l’inclusion sociale et la résilience ne seront atteintes que si les investissements de l’UE tiennent compte des spécificités territoriales et des capacités propres à chaque territoire : villes, zones périurbaines, régions fonctionnelles et zones rurales.

L’événement répond à cette situation par trois objectifs interdépendants :

  1. Pour ancrer les recommandations clés en faveur d’une forte dimension territoriale dans les négociations à venir sur le CFP et les PNR ;
  2. Afin de préserver une approche territoriale équilibrée qui prenne en compte les territoires urbains et ruraux de manière complémentaire ; et
  3. Renforcer une coalition européenne pour des approches territoriales intégrées rassemblant les États membres, les institutions européennes et la communauté des collectivités locales et régionales organisées, notamment par le biais du CCRE, du Comité des régions et de la Commission européenne.

Conçu comme une table ronde à vocation politique suivie d’une réception de réseautage, l’événement réunira une communauté ciblée de décideurs et de praticiens : des représentants des institutions de l’UE, des autorités de gestion nationales et régionales, des villes et régions ayant une expérience pratique des outils territoriaux, des associations européennes, ainsi que des chercheurs, des groupes de réflexion et des organisations de la société civile travaillant sur la politique de cohésion et le développement spatial.

En combinant dialogue politique et échanges entre praticiens, cet événement vise à construire une compréhension commune et à renforcer les alliances, précisément au moment où se définit le futur cadre d’investissement territorial de l’Europe.

Veuillez noter que le nombre de places est limité. Votre inscription ne constitue pas une confirmation de participation. Vous recevrez une confirmation séparée une fois votre participation approuvée.

Pour plus d’informations sur l’événement, vous pouvez contacter : r.hohmann@deutscher-verband.org.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Déclaration sur les marchés publics

Public procurement services news

Appel aux institutions européennes à préserver la coopération entre publics et les prestations internes dans le cadre de la révision des directives relatives aux marchés publics

400 mots
2–3 minutes

La coopération entre publics et l’internalisation des services sont des outils essentiels permettant aux administrations locales et régionales d’organiser, de fournir et de gérer directement les services publics — que ce soit par le biais d’une coopération avec d’autres autorités publiques ou par le biais d’entités sous leur contrôle — sans avoir recours à des opérateurs externes.

Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) a publié une déclaration dans laquelle il exprime sa ferme opposition aux appels et propositions qui restreignent davantage la coopération public-public et la prestation de services en interne dans la perspective de la prochaine révision des directives de l’UE sur les marchés publics.

Dans cette nouvelle déclaration, le CCRE affirme que la coopération entre publics et la prestation de services en interne sont solidement ancrées dans les traités de l’UE, les directives relatives aux marchés publics et la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne. Les collectivités locales et régionales doivent conserver la liberté de choisir le modèle de prestation le plus adapté à leurs administrés, y compris la prestation directe et la coopération avec d’autres autorités publiques.

Le CCRE s’attaque également à l’idée que la coopération entre services publics ou la prestation de services en interne nuit à la concurrence. Rien ne prouve cette affirmation ; au contraire, ces modèles peuvent améliorer l’efficacité, soutenir l’investissement et renforcer les services publics essentiels aux citoyens.

De plus, dans un contexte d’incertitude géopolitique croissante, de risques accrus en matière de cybersécurité et de pression grandissante sur les services publics, les autorités locales ne peuvent se permettre de perdre la flexibilité nécessaire pour organiser les services essentiels en interne ou par le biais de partenariats publics de confiance.

Le CCRE appelle les institutions européennes à une plus grande sécurité juridique — et non à de nouvelles restrictions — dans la révision de l’article 12 de la directive sur les marchés publics, tout en préservant le droit des collectivités locales et régionales d’organiser les services publics en fonction des besoins locaux et des choix démocratiques.

Pour compléter ces informations, vous pouvez également consulter ici le document de position du CCRE exposant les besoins des gouvernements locaux et régionaux en matière de révision des directives de 2014 sur les marchés publics.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Sommet Climate Chance Europe 2026

Climate Chance Summit 2026

Les villes et les régions doivent montrer l’exemple en matière d’adaptation au changement climatique en Europe


Le CEMR a participé les 3 et 4 juin au Sommet européen Climate Chance 2026, organisé à Bruxelles par l’association Climate Chance. Cet événement de deux jours a réuni des responsables locaux et régionaux, des institutions européennes, des entreprises, des ONG et des réseaux de la société civile autour d’un thème commun : l’adaptation au changement climatique comme levier de résilience et de prospérité en Europe.

Le message véhiculé par le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) était que les villes et les régions doivent être reconnues comme des partenaires stratégiques dans la conception de la réponse de l’Europe au changement climatique, et non pas simplement comme des acteurs de terrain.

Le sommet fait écho aux messages clés du document de position du CCRE intitulé « S’adapter ensemble – Une approche territoriale de la résilience et de la gestion des risques », publié en février 2026. Dans ce document, le CCRE plaide pour une approche territoriale de la résilience climatique, fondée sur une gouvernance multiniveaux. Une lacune fondamentale est mise en évidence : si les collectivités locales et régionales mettent déjà en œuvre la plupart des mesures d’adaptation, leur rôle reste insuffisamment reconnu et soutenu dans les cadres européens et nationaux.

Pour combler cet écart, le CCRE continue de mettre en avant six priorités :

  1. Donner aux gouvernements locaux et régionaux des mandats clairs et la flexibilité nécessaire pour agir
  1. Renforcer les capacités locales grâce à un meilleur accès aux données et à l’apprentissage par les pairs
  1. Garantir un financement prévisible et accessible pour les investissements d’adaptation
  1. Améliorer la préparation et la gestion des risques de catastrophe
  1. Restaurer les écosystèmes et déployer à grande échelle des solutions fondées sur la nature
  1. Garantir la résilience de l’eau grâce à une gestion intégrée et locale de l’eau

Le sommet organisé par Climate Chance s’est tenu à un moment politique crucial. La Commission européenne élabore actuellement un nouveau cadre intégré pour la résilience et la gestion des risques climatiques en Europe, qui devrait être adopté au cours du second semestre 2026.

Ronan Dantec, porte-parole du CCRE pour le climat : « L’adaptation au changement climatique ne réussira que si les collectivités locales et régionales sont reconnues comme des partenaires à part entière dans le futur cadre de résilience. Les territoires ont besoin d’une trajectoire commune, des outils nécessaires pour comprendre leurs vulnérabilités et d’un financement à long terme pour concrétiser la résilience. »

Les discussions du sommet sur la gouvernance à plusieurs niveaux, le financement de l’adaptation et de la résilience au niveau local, le soutien technique aux collectivités locales et régionales pour préparer des stratégies et des investissements de gestion des risques, et les mécanismes de solidarité ont toutes renforcé ce que notre document de position soutient : une action climatique cohérente et efficace exige la présence des collectivités locales et régionales à la table des négociations dès le départ – dans la conception, le financement et le suivi des politiques, et pas seulement dans leur mise en œuvre.

Le sommet s’est clôturé par l’adoption de la Déclaration de Bruxelles des acteurs non étatiques européens sur l’adaptation au changement climatique, signée par un large éventail de réseaux de collectivités locales, de réseaux d’acteurs économiques et d’ONG, dont Eurocities, FEDARENE et l’Association internationale des maires francophones (AIMF).

Elle engage tous les signataires à jouer un rôle actif dans l’élaboration des politiques européennes de résilience climatique et appelle à ce que l’adaptation soit intégrée à tous les niveaux de prise de décision, des politiques de l’UE jusqu’aux plans locaux.

Le CEMR continuera de promouvoir ce message jusqu’à l’adoption du cadre européen d’ici la fin de l’année. La résilience de l’Europe commence sur son territoire.

Connie Heedegard, présidente de la mission d’adaptation au changement climatique et ancienne commissaire à l’action pour le climat : « L’adaptation est essentielle à la résilience, mais aussi à la sécurité des citoyens. La mission d’adaptation de l’UE a posé les bases ; il est temps maintenant de récolter les fruits de cette adaptation et d’intensifier sa mise en œuvre. »

Consultez notre document de position intitulé « S’adapter ensemble : une approche territoriale de la résilience et de la gestion des risques ».

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Réaction aux règles de l’UE en matière de marchés publics

Public Procurement news

Le CCRE appelle à une révision plus simple et plus équitable des directives européennes sur les marchés publics, plaçant les réalités locales au cœur de la réforme.

671 mots
3–4 minutes

Les collectivités territoriales sont les principaux investisseurs publics en Europe, dépensant plus de 3 000 milliards d’euros par an en marchés publics. Des services de santé à la construction, des outils numériques aux infrastructures énergétiques, chaque euro dépensé dans le cadre de contrats publics a un impact direct sur le quotidien des citoyens. Or, les règles encadrant leurs achats sont de plus en plus fragmentées, complexes et déconnectées des réalités locales.

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser les directives de 2014 relatives aux marchés publics, le CCRE a adopté une prise de position exposant les besoins des collectivités locales en matière de réforme. Le message est clair : la révision doit privilégier la simplicité, la flexibilité et le principe de subsidiarité plutôt que d’alourdir encore davantage les contraintes pesant déjà sur les villes et les régions.

Un cadre flexible qui convient à tous

La plupart des collectivités territoriales européennes sont de petite taille et disposent de capacités juridiques, techniques et administratives limitées. Le cadre actuel, dispersé dans plus de 60 actes législatifs sectoriels de l’UE, n’a pas été conçu pour elles. Le CCRE préconise une approche par directives qui préserve la flexibilité et dans laquelle les clauses européennes relatives aux critères environnementaux, sociaux et d’innovation restent facultatives. Un mécanisme d’examen exhaustif devrait consolider les obligations en matière de marchés publics dans l’ensemble des législations sectorielles afin d’éliminer les contradictions et d’alléger la charge pesant sur les pouvoirs adjudicateurs.

Des seuils plus élevés, moins d’interventions inutiles

Les seuils des marchés publics de l’UE n’ont pas été modifiés depuis plus de dix ans, malgré une inflation importante et une hausse des coûts. De ce fait, un nombre croissant d’achats publics sont désormais soumis à des procédures complètes au niveau de l’UE, en l’absence de réel intérêt transfrontalier. En effet, les marchés publics transfrontaliers directs ne représentent qu’environ 2 % de l’ensemble des attributions de contrats. Le CCRE préconise une augmentation substantielle de ces seuils, indexée sur l’inflation cumulée depuis 2014, ainsi qu’un mécanisme d’indexation automatique afin d’éviter que ce problème ne se reproduise.

Le « Made in Europe » et les objectifs stratégiques ne doivent pas se faire au détriment des populations locales.

Le CCRE soutient les ambitions plus larges de la Commission en matière de compétitivité européenne et d’autonomie stratégique, objectifs qui importent tout autant aux collectivités territoriales locales qui dépendent de chaînes d’approvisionnement résilientes. Cependant, une approche « Fabriqué en Europe » augmentera considérablement les coûts pour les pouvoirs adjudicateurs si elle est appliquée à grande échelle. Les collectivités territoriales locales ne doivent pas être pénalisées lorsque l’approvisionnement en provenance de l’UE est indisponible et ne doivent pas être tenues de vérifier la documentation complexe relative à l’origine des chaînes d’approvisionnement. Cette responsabilité devrait incomber aux opérateurs économiques, appuyés par une certification au niveau de l’UE.

Protection de la coopération entre les secteurs public et privé et des dispositions internes

Les collectivités locales collaborent régulièrement au-delà de leurs frontières pour mutualiser leurs ressources et fournir des services plus efficacement, notamment dans les zones rurales ou les régions aux capacités limitées. Or, l’article 12 de la directive actuelle demeure trop restrictif et imprécis, créant une insécurité juridique pour de nombreuses formes légitimes de coopération public-public et d’accords internes. Le CCRE appelle donc à une exemption plus large et plus claire pour la véritable coopération entre autorités publiques, ainsi qu’à la protection des marchés publics internes contre les interprétations mercantiles, permettant aux collectivités locales de conserver leur marge de manœuvre démocratique pour organiser et fournir des services publics de la manière la plus adaptée à leurs administrés.

Le CCRE continuera de collaborer activement avec les institutions européennes tout au long du processus de révision afin de garantir que la voix des gouvernements locaux et régionaux influence le résultat de cette réforme cruciale.

Vous pouvez consulter ici notre dernière déclaration concernant notre document de position.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Nouveau CFP : financements européens et eau

Climate - Water management

Compte rendu du webinaire : Opportunités de financement de l’UE pour la résilience hydrique des collectivités locales


Comment les villes, les agglomérations et les régions peuvent-elles obtenir les investissements nécessaires pour renforcer leur résilience face aux changements climatiques, au vieillissement des infrastructures et à l’augmentation des exigences réglementaires ?

Le 13 mai 2026, le CCRE et Aqua Publica Europea (APE) ont organisé un webinaire réunissant des représentants de la Commission européenne, de la Banque européenne d’investissement (BEI), des gouvernements locaux et régionaux et des opérateurs publics de l’eau pour discuter des possibilités de financement de l’UE pour la résilience de l’eau.

Les discussions ont mis en lumière à la fois les opportunités offertes par le budget actuel de l’UE et les défis auxquels les collectivités locales et régionales pourraient être confrontées dans le cadre du futur cadre financier pluriannuel (CFP). Les principaux messages et recommandations issus de cet événement sont désormais disponibles dans un nouveau rapport de webinaire publié conjointement par le CCRE et l’APE.

La résilience face à l’eau commence localement

En ouvrant le webinaire, Andrea Carli, porte-parole du CEMR pour l’environnement et conseillère régionale du Frioul-Vénétie Julienne, a souligné les pressions croissantes qui pèsent sur les villes et les régions à travers l’Europe. De la sécheresse et de la pénurie d’eau aux inondations, les collectivités locales et régionales sont de plus en plus en première ligne de l’adaptation au changement climatique, tout en devant faire face à des besoins d’investissement croissants.

Pour le CCRE, cela renforce la nécessité de cadres de gouvernance solides, d’un soutien technique et de ressources financières suffisantes pour garantir des services d’eau durables et abordables pour toutes les communautés.

Le financement demeure le principal défi

Un message central se dégage de ces discussions : le financement demeure le principal obstacle à la réalisation des objectifs de la politique européenne de l’eau.

L’APE et le CCRE soulignent l’important déficit d’investissement identifié par la Commission européenne, tout en pointant du doigt les difficultés de gouvernance et de capacités qui peuvent limiter l’accès aux financements disponibles. Bien que la résilience de l’eau ait été reconnue comme un domaine prioritaire lors de l’examen à mi-parcours de la politique de cohésion, de nombreuses collectivités locales et régionales ainsi que des opérateurs du secteur de l’eau peinent encore à obtenir les ressources nécessaires aux investissements essentiels.

En attendant le prochain CFP

Alors que les négociations sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) sont en cours, le webinaire a exploré comment l’architecture de financement future proposée pourrait affecter les investissements dans le secteur de l’eau.

Si les nouveaux plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR) offrent une plus grande flexibilité, ils soulèvent également d’importantes questions quant à l’implication des collectivités locales et régionales dans la définition des priorités d’investissement. Le CEMR continue de plaider en faveur d’une politique de cohésion forte et d’une participation effective des villes, des agglomérations et des régions à l’élaboration et à la mise en œuvre du futur budget de l’UE.

De nouvelles opportunités grâce à la BEI

Lors du webinaire, les participants ont également été informés du rôle croissant de la BEI dans le soutien aux investissements dans le secteur de l’eau, notamment du futur Mécanisme de conseil pour une gestion durable de l’eau. Cette initiative vise à faciliter l’accès des collectivités locales et régionales ainsi que des opérateurs du secteur de l’eau aux financements et aux services de conseil, renforçant ainsi la préparation et la mise en œuvre des projets liés à l’eau en Europe.

Alors que les discussions sur le futur budget de l’UE se poursuivent, la réalisation des objectifs de résilience de l’Europe en matière d’eau nécessitera des investissements à long terme, une gouvernance locale forte et un rôle central pour les villes et les régions.

Consultez le compte rendu du webinaire pour découvrir les principales conclusions de la discussion, les dernières opportunités de financement, les évolutions politiques et les recommandations à l’intention des gouvernements locaux et régionaux.

Lisez l’article sur le site web d’APE ici : APE et CCRE organisent un webinaire sur les opportunités de financement de l’UE pour la résilience face à l’eau | Aqua Publica Europea

Consultez les présentations utilisées lors de l’événement :

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Sommet des dirigeants à Rovaniemi

CEMR Leaders Summit 2026 - Rovaniemi

Les dirigeants locaux du CCRE adoptent une déclaration politique appelant à placer la cohésion, la compétitivité et les partenariats mondiaux au cœur du prochain budget de l’UE


Réunis au Sommet des dirigeants du CCRE à Rovaniemi, quelque 150 élus locaux appellent les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à intégrer les recommandations du Parlement européen sur le budget de l’UE relatives à la gouvernance à plusieurs niveaux, à la mise en œuvre territoriale et à la prévisibilité des financements dans leurs négociations avec le Conseil.


Plus de 150 dirigeants locaux de 29 pays européens se sont réunis à Rovaniemi, en Finlande, pour le Sommet des dirigeants du Conseil des communes et des régions d’Europe (CCRE), participant à des discussions opportunes sur les principales priorités européennes.

Une déclaration politique à un moment charnière

L’un des principaux résultats du sommet a été l’adoption d’une déclaration politique signée par 55 dirigeants locaux appelant les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à intégrer les recommandations clés du Parlement européen concernant le prochain budget de l’UE (2028-2034) dans leurs négociations au sein du Conseil européen. Adoptée lors du sommet des dirigeants du CCRE à Rovaniemi, cette déclaration intervient à un moment crucial des discussions interinstitutionnelles sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP).

En approuvant cette déclaration en faveur d’un budget européen adapté à chaque territoire, les membres du CCRE insistent sur le fait que la cohésion, la compétitivité et les partenariats mondiaux demeurent au cœur du prochain budget à long terme de l’UE. Adressée aux dirigeants nationaux, la déclaration plaide pour un budget territorialisé et prévisible, fondé sur une véritable gouvernance à plusieurs niveaux.

Cette déclaration fait suite à l’adoption par le Parlement européen, lors de sa séance plénière du 28 avril 2026, de son rapport intérimaire sur le budget de l’UE pour la période 2028-2034, dans lequel le Parlement a défini ses priorités politiques et qui servira de base aux négociations avec le Conseil.

Étant donné que les États membres finaliseront leur position lors de la réunion du Conseil qui se tiendra les 18 et 19 juin, le CCRE les appelle à prendre en considération la position et les propositions présentées par le Parlement européen en vue d’un budget de l’UE qui garantisse la compétitivité, la cohésion et la confiance sur l’ensemble du territoire.

Christoph Schnaudigel, président du CCRE, a déclaré : « Le prochain budget de l’UE doit bénéficier à tous les territoires européens. C’est dans les villes et les régions que la politique européenne se concrétise : c’est là que l’on gère les inondations, que l’on a besoin de centres de rafraîchissement, que les entreprises investissent ou partent. La compétitivité et la résilience de l’Europe seront aussi fortes que son territoire le plus vulnérable. Il est temps d’agir. »

Les responsables locaux participant au Sommet des dirigeants du CCRE ont également eu l’occasion d’échanger avec Giuseppe Lupo, député européen et vice-président de la commission des budgets de l’UE, sur les négociations interinstitutionnelles relatives au prochain CFP. Au cours de cette discussion, M. Luppo a déclaré : « Nous demandons la position officielle du Conseil ; il est donc primordial de développer toute initiative visant à convaincre les États membres d’accepter la proposition du Parlement européen. »

Collectivités locales et régionales : renforcer la résilience par la prévoyance et la préparation

Le Sommet a également servi de plateforme pour discuter de la manière dont les gouvernements locaux et régionaux peuvent mieux utiliser la prévoyance et la préparation pour anticiper et atténuer les impacts des crises et des situations d’urgence.

En tant que pays hôte, la Finlande – reconnue internationalement comme un chef de file mondial en matière de préparation aux crises et de prospective stratégique à long terme – a apporté des contributions précieuses. Les participants ont examiné comment les institutions démocratiques, à tous les niveaux, doivent évoluer pour gouverner efficacement dans une ère marquée par l’incertitude et les bouleversements.

Katri Kulmuni, ancienne vice-Première ministre de Finlande et députée européenne la plus septentrionale, a déclaré : « La préparation est un mode de vie plus global. Il ne s’agit pas d’une dépense, mais d’un investissement, et cela ne fonctionnera que si les communautés locales y participent. »

Le débat politique a rassemblé des voix venues de tout le continent, du nord au sud.

Le directeur des services techniques de la ville de Rovaniemi, Pertti Onkalo, a déclaré : « Partout en Europe, les villes et les régions sont confrontées à des défis similaires, même si chacune présente des caractéristiques propres. En partageant les enseignements tirés de l’expérience, nous pouvons éviter de réinventer la roue.» Il a également ajouté : « Aujourd’hui, l’importance de la préparation est de plus en plus reconnue ; mais cette préparation doit être mise en place avant une crise, et non pendant. »

Voici ce qu’a déclaré Elisabeth Unell, maire de Västerås en Suède : « Se préparer signifie s’exercer à différents scénarios et se préparer ensemble. Nous avons besoin d’une coordination et d’un partage d’expériences plus étroits entre les collectivités locales à travers l’Europe. »

« La préparation et la prévoyance font de plus en plus partie de notre ADN, surtout en Europe occidentale. En cas de crise, l’élément essentiel, c’est la structure. Mais ce n’est pas toujours l’État qui peut intervenir immédiatement. Il est également important d’investir dans les collectivités locales.» Ap Reinders, maire de Stichtse Vecht.

La maire d’Estarreja (Portugal), Isabel Simoes Pinto, a soutenu que « pour les citoyens, la préparation ne peut pas être un concept abstrait. Elle doit provenir de la confiance des dirigeants locaux. Nous devons transformer la préparation en une dimension normale de la gouvernance, un aspect quotidien de la vie. » – Maire d’Estarreja (Portugal), Isabel Simoes Pinto

Christoph Schnaudigel nommé président du CCRE

Lors du Sommet, le Comité des politiques du CCRE a nommé Christoph Schaudigel nouveau président de l’organisation, suite à la démission de Gunn Marit Helgesen après son élection à la présidence du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux (CLRAE).

Les dirigeants locaux du CCRE ont également décidé que Gunn Marit Helgesen continuerait à exercer les fonctions de coprésidente du CCRE aux côtés de Philippe Laurent et Vince Maple.

Dans son discours d’investiture, Christoph Schnaudigel a déclaré : « C’est un honneur pour moi d’assumer la présidence du CCRE à un moment aussi crucial pour les villes et les régions d’Europe. Alors que les négociations sur le prochain budget de l’UE se poursuivent et que nos valeurs et notre démocratie locale sont de plus en plus mises à l’épreuve dans un contexte géopolitique turbulent, notre unité est plus importante que jamais. Je me réjouis de travailler encore plus étroitement avec tous nos membres afin de garantir que les voix locales soient entendues et impliquées dans le processus décisionnel européen. Cela implique également de renforcer l’engagement du CCRE en faveur des partenariats internationaux pour défendre la paix, la démocratie, la durabilité et la solidarité. »

Christoph Schnaudigel est le président de la section allemande du CCRE (RGRE) et le président du comté de Karlsruhe (Allemagne). Il est membre actif de la direction du CEMR depuis 2017, date à laquelle il est devenu porte-parole pour les services publics.

À l’occasion du 75e anniversaire du CCRE

Le Sommet de Rovaniemi s’appuie sur les 75 ans d’expérience du CCRE dans le soutien aux villes et aux régions confrontées à des transformations majeures, de la reconstruction d’après-guerre aux transitions climatiques et sociales actuelles.

Les dirigeants locaux ont célébré cet événement marquant par le lancement d’une nouvelle présentation vidéo du CCRE, ainsi que par une série d’entretiens intitulée « Les voix de nos 75 ans d’histoire ». Un photomaton présentant un journal « Local Time », mettant en vedette « Nos dirigeants locaux », faisait également partie des célébrations.

Le Sommet des dirigeants du CCRE à Rovaniemi était organisé par la ville de Rovaniemi et l’Association des villes et municipalités finlandaises (Kuntaliitto).

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Déclaration politique budgétaire de l’UE

Leaders Summit Finland 2026

Les dirigeants locaux du CCRE adoptent une déclaration politique en faveur d’un budget de l’UE qui profite à tous les territoires.


Réunis à Rovaniemi le 5 juin, les dirigeants locaux appellent les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à inclure dans leurs négociations avec le Conseil les recommandations du Parlement européen concernant le budget de l’UE relatives à la gouvernance multiniveaux, à la mise en œuvre territoriale et à la prévisibilité des financements.


Les dirigeants locaux du Comité politique du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) ont adopté une déclaration politique appelant les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à intégrer les principales recommandations du Parlement européen relatives au prochain budget de l’UE (2028-2034) dans leurs négociations au sein du Conseil européen. Cette déclaration, avec 55 signatures, approuvée lors du sommet des dirigeants du CCRE à Rovaniemi, intervient à un moment crucial des discussions interinstitutionnelles sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP).

En approuvant cette déclaration en faveur d’un budget européen adapté à chaque territoire, les membres du CCRE insistent sur la nécessité de veiller à ce que le prochain budget à long terme soit à la hauteur des ambitions de l’UE en matière de cohésion, de compétitivité et de partenariat mondial. Adressée aux dirigeants nationaux, la déclaration plaide pour un budget territorialisé, prévisible et fondé sur une véritable gouvernance à plusieurs niveaux.

Un timing particulièrement significatif

Cette déclaration fait suite à l’adoption par le Parlement européen, lors de sa séance plénière du 28 avril 2026, de son rapport intérimaire sur le budget de l’UE pour la période 2028-2034, dans lequel le Parlement a défini ses priorités politiques et qui servira de base aux négociations avec le Conseil.

Alors que les États membres, réunis les 18 et 19 juin, finaliseront leur position, le CCRE les appelle à prendre en considération la position et les propositions présentées par le Parlement européen en vue d’un budget de l’UE qui garantisse la compétitivité, la cohésion et la confiance sur l’ensemble du territoire.

Principales revendications de la déclaration politique

Concrètement, la déclaration encourage les chefs d’État et de gouvernement à respecter les principales recommandations du Parlement européen concernant la gouvernance à plusieurs niveaux, la mise en œuvre territoriale et la prévisibilité des financements dans le cadre des futurs plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR). Elle appelle également au maintien des instruments territoriaux d’innovation et de compétitivité, ainsi qu’à un soutien stable et prévisible à l’innovation, au développement et à l’investissement dans les villes et les régions au titre du futur Fonds européen pour la compétitivité (FEC).

Les collectivités locales et régionales sont essentielles pour concrétiser les priorités de l’UE en projets, services et investissements sur le terrain. Parmi les principaux appels de la déclaration politique figure la nécessité de maintenir un financement solide et clairement défini pour la politique de cohésion, garantissant ainsi des investissements clés pour la cohésion économique, sociale et territoriale dans toutes les régions.

Elle insiste également sur le fait que les gouvernements locaux et régionaux doivent être dûment impliqués dans la conception et la mise en œuvre des futurs programmes de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le texte appelle en outre à la protection des outils intégrés de développement territorial et urbain, à un renforcement des capacités administratives des gouvernements locaux et régionaux, et à une approche plus réaliste des règles de performance et de réalisation des investissements à long terme.

Concernant la compétitivité, la déclaration affirme que la future CCE doit être accessible sur l’ensemble du territoire et mieux adaptée aux réalités locales. Elle appelle également l’UE à reconnaître les collectivités locales et régionales comme des partenaires à part entière de l’action extérieure et de la coopération au développement.

Le message général est clair : si l’UE veut que son prochain budget produise des résultats concrets pour les citoyens, elle doit donner aux gouvernements locaux et régionaux les moyens et le rôle nécessaires pour y parvenir.

Campagne de plaidoyer du CEMR sur le prochain budget de l’UE

Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne plus vaste menée par le CCRE sur le futur budget de l’UE. Cette campagne souligne que les décisions actuellement en cours de négociation détermineront la capacité de l’Union européenne à investir dans les citoyens et les territoires pour la prochaine décennie. Elle met également en garde contre le risque qu’une plus grande flexibilité dans la nouvelle architecture budgétaire se fasse au détriment des garanties en matière d’investissement territorial, de gouvernance à plusieurs niveaux et de financement prévisible pour les villes, les agglomérations et les régions.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Christoph Schnaudigel : nouveau président du CCRE

Leaders Summit 2026 - New Presidency

Christoph Schnaudigel nommé nouveau président du CCRE


Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) a nommé Christoph Schnaudigel à sa présidence, suite à la décision de l’ancienne présidente Gunn Marit Helgesen de démissionner après son élection à la présidence du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe (CLRAE).

Lors de cette édition de juin du Sommet des Dirigeants à Rovaniemi, du 4 au 5 juin, le Comité des politiques a chaleureusement félicité Gunn Marit Helgesen pour son nouveau rôle et a nommé Christoph Schnaudigel, jusqu’à présent coprésident, comme nouveau président du CCRE.

Christoph Schnaudigel est le président de la section allemande du CCRE (RGRE) et le président du comté de Karlsruhe (Allemagne). Il est membre actif de la direction du CCRE depuis 2017, date à laquelle il est devenu porte-parole pour les services publics.


« C’est un honneur pour moi d’assumer la présidence du CCRE à un moment aussi crucial pour les villes et les régions d’Europe. Alors que les négociations sur le prochain budget de l’UE se poursuivent et que nos valeurs et notre démocratie locale sont de plus en plus mises à l’épreuve dans un contexte géopolitique turbulent, notre unité est plus importante que jamais. Je me réjouis de travailler encore plus étroitement avec tous nos membres afin de garantir que les voix locales soient entendues et impliquées dans le processus décisionnel européen. Cela implique également de renforcer l’engagement du CCRE en faveur des partenariats internationaux pour défendre la paix, la démocratie, le développement durable et la solidarité. »

– Christoph Schnaudigel, le nouveau président élu du CCRE

Continuité et engagement au cœur du leadership du CCRE

Cette transition témoigne de l’engagement du CCRE en faveur de la stabilité et de la continuité à un moment charnière pour les collectivités locales et régionales européennes. Durant son mandat de coprésident du CCRE, Christoph Schnaudigel a joué un rôle déterminant dans l’orientation politique de l’organisation et est parfaitement placé pour la diriger durant ce mandat.

La structure de direction restante demeure en place :

  • Philippe Laurent, co-président du CCRE ; Président de l’AFCCRE ; Maire de Sceaux ; Vice-Président Territoire Vallée Sud – Grand Paris ; Membre du Conseil Régional d’Île-de-France
  • Vince Maple, président du comité de gestion financière du CCRE ; conseiller municipal de Medway ; vice-président du CEMR (Association des collectivités locales du Royaume-Uni)

Vous pouvez consulter ici tous les détails relatifs à la gouvernance du CEMR.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Solutions énergétiques municipales

Les municipalités démontrent la valeur de l’énergie produite localement


En cette période d’incertitude géopolitique, les municipalités jouent un rôle essentiel dans l’indépendance énergétique de l’Europe en promouvant les énergies renouvelables locales avec les communautés. La Convention des maires de l’UE mobilise les élus locaux pour développer l’énergie communautaire et garantir que les bénéfices restent au niveau local.

Ces cinq dernières années, les conflits géopolitiques ont fait grimper à deux reprises les prix de l’énergie en Europe, révélant la dépendance et la vulnérabilité du continent aux énergies fossiles. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a averti que la récente guerre en Iran coûte à l’UE 500 millions d’euros par jour. Face à la flambée des prix du pétrole et du gaz, les ménages et les entreprises de toute l’Europe en subissent les conséquences.

La réponse apparaît de plus en plus clairement en Europe : produire davantage d’énergie renouvelable sur son territoire.

Cette vision est clairement exposée dans la communication AccelerateEU ​​récemment publiée par la Commission européenne, qui répond à la hausse des coûts énergétiques de l’UE sur des marchés volatils des combustibles fossiles et vise à accélérer la transition vers une énergie propre et à renforcer notre résilience énergétique, l’un de ses piliers étant « plus d’énergie produite localement ».

Mais cette transformation ne se fera pas uniquement au niveau national. Elle se construira aussi localement – dans les villes, les villages et les bourgs de toute l’Europe – où les autorités locales pourront collaborer avec les communautés locales pour bâtir, à partir de la base, l’avenir énergétique européen.

La dimension locale de l’énergie produite localement

Les collectivités locales sont idéalement placées pour transformer les ressources locales comme le soleil, le vent et l’eau en énergie abordable et fiable pour leurs communautés.

L’énergie produite localement protège les résidents des fluctuations mondiales des prix en réduisant leur dépendance aux énergies fossiles importées. Elle renforce la sécurité énergétique et donne aux collectivités un meilleur contrôle sur leur approvisionnement. Elle aide également les municipalités à atteindre plus rapidement leurs objectifs climatiques, en mobilisant tous les acteurs de la transition, tout en préservant les retombées économiques de cette transition énergétique au sein de l’économie locale.

Cela signifie des factures moins élevées et plus stables, de nouveaux emplois et une confiance accrue du public dans la transition.

Partout en Europe, les municipalités s’engagent à promouvoir l’énergie produite localement, en utilisant un large éventail d’outils, comme le démontrent les signataires de la Convention des maires de l’UE.

Énergie communautaire : produite localement et alimentée par nous

L’un des outils les plus efficaces dont disposent les collectivités locales est l’énergie communautaire, où citoyens, municipalités et entreprises locales produisent, possèdent et gèrent ensemble des énergies renouvelables. L’énergie communautaire est une énergie locale à l’état pur. Elle permet aux citoyens de maîtriser leur avenir énergétique, de bénéficier de prix stables et de profiter directement des avantages qui en découlent.

Reconnues dans le cadre du paquet énergie citoyenne de la Commission européenne, plus de 8 000 communautés énergétiques existent déjà en Europe. Leur potentiel est immense : d’ici 2030, leur nombre pourrait être multiplié par dix et elles pourraient alimenter entre 25 et 30 millions de foyers.

Les projets énergétiques communautaires sont souvent portés par les citoyens, mais les municipalités peuvent aussi s’impliquer, contribuer à leur pilotage et parfois même les diriger. Dans ce cas, les retombées sont généralement plus importantes et plus durables, permettant à ces communautés d’atteindre leur plein potentiel.

Partout en Europe, les collectivités locales de toutes tailles et de tous types – des villes et agglomérations urbaines aux villages ruraux – démontrent comment le leadership municipal renforce l’énergie communautaire.

Comment les municipalités peuvent diriger

La première et la plus simple façon pour une municipalité de montrer l’exemple est de faciliter la tâche des porteurs de projet. La mise en place d’une communauté énergétique soulève de nombreux défis juridiques et techniques.

Les municipalités peuvent apporter leur aide en simplifiant les procédures, en mettant en relation les parties prenantes, en sensibilisant le public et en fournissant des conseils techniques.

À Valence, en Espagne, un réseau de bureaux locaux de l’énergie a contribué à la création de dix communautés énergétiques gérées par les citoyens depuis 2020 grâce à un travail de sensibilisation soutenu, des conseils d’experts et un soutien direct aux résidents.

À Sienne, en Italie, les autorités locales ont soutenu le développement d’une communauté énergétique locale en recensant les espaces publics appropriés et en contribuant à simplifier les procédures administratives. Elles ont également mis en place un groupe de travail technique avec des partenaires universitaires et institutionnels afin d’établir une structure de gouvernance stable et à but non lucratif, jouant ainsi un rôle clé dans la création de cette initiative et l’orientation de son développement initial.

Deuxièmement, et de manière un peu plus poussée, les municipalités peuvent apporter directement leur aide et soutenir ceux qui créent la communauté.

Ils peuvent débloquer des ressources publiques, fournir un soutien financier et offrir des ressources pratiques dont les collectivités peuvent manquer.

À Heilbronn, en Allemagne, la municipalité a loué des toits publics à la coopérative EnerGeno en échange d’une électricité moins chère. Ce qui n’était au départ qu’un simple arrangement s’est transformé en un partenariat durable pour le climat et l’énergie.

Dans le village rural catalan de Bellpuig, en Espagne, la municipalité a mis à disposition les toits et l’espace public pour des installations solaires et des bornes de recharge pour véhicules électriques, tout en soutenant la coopérative qui produit désormais plus de 490 MWh d’électricité renouvelable chaque année.

Pour aller encore plus loin, les municipalités peuvent s’impliquer directement et piloter directement des projets énergétiques communautaires.

Ceux qui souhaitent s’impliquer davantage peuvent rejoindre directement des communautés énergétiques et co-investir. Face au manque de sensibilisation et de proactivité en matière d’énergie communautaire, les municipalités peuvent également prendre l’initiative et piloter le projet, en montrant l’exemple.

Dans la petite ville rurale basque d’Ispaster, en Espagne, la municipalité est devenue membre de sa communauté énergétique locale, renforçant ainsi la confiance et l’engagement à long terme.

À Križevci, en Croatie, la municipalité s’est associée à une coopérative énergétique locale pour lancer une campagne de financement participatif en vue de l’installation de panneaux solaires dans le centre-ville et la bibliothèque. Ces campagnes, destinées à financer un projet de toitures solaires, ont permis de récolter les fonds nécessaires en quelques jours et ont démontré un fort intérêt des citoyens pour les énergies renouvelables.

Lorsque les autorités locales participent directement, elles envoient un signal fort indiquant que l’énergie communautaire est une priorité partagée.

Au-delà de l’énergie communautaire

L’énergie communautaire est l’un des outils les plus efficaces à disposition, mais ce n’est pas le seul. Les municipalités peuvent également promouvoir la production locale d’énergie grâce à des achats stratégiques, des partenariats public-privé, des programmes de flexibilité avec les gestionnaires de réseau, la gestion numérique de l’énergie, la rénovation des bâtiments, la réduction de la demande et les micro-réseaux de quartier.

Valence, par exemple, intègre des critères sociaux et environnementaux dans ses achats d’énergie, tandis qu’Ispaster exploite un micro-réseau hybride fournissant aux bâtiments et aux ménages de la chaleur et de l’électricité renouvelables, avec un système de stockage.

Un leadership significatif n’a pas besoin d’être à grande échelle. Il peut commencer par le toit d’une école, un pâté de maisons ou une rue.

Libérez votre potentiel grâce à l’énergie locale

L’avenir énergétique de l’Europe ne dépend pas des importations. Il peut être produit localement, géré collectivement et conçu pour servir en priorité les communautés – une énergie produite et produite chez nous.

Les municipalités sont idéalement placées pour mener cette transition. La Convention des maires de l’UE met en lumière toutes les manières dont le leadership local contribue à bâtir un avenir énergétique propre, abordable et indépendant pour l’Europe. Suivez-nous pour en savoir plus.

Votre municipalité fait-elle quelque chose pour promouvoir l’énergie locale ?

Rejoignez le mouvement – ​​partagez votre histoire.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Les voix de nos 75 ans d’histoire

Christoph Chaillou

Christophe Chaillou : « L’Europe ne peut se construire sans ses territoires locaux. »

787 mots
3–5 minutes

Christophe Chaillou a été directeur de cabinet du secrétaire général du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) de 1992 à 2007, durant l’une des périodes les plus transformatrices de l’histoire européenne. Ayant accompagné l’organisation à travers les années charnières de la Commission Delors, les transitions démocratiques en Europe de l’Est et la reconnaissance formelle des collectivités locales et régionales par les institutions européennes, il a constaté de visu comment le CCRE a contribué à façonner la place des villes et des régions au sein du projet européen.

Dans cet entretien, il revient sur les moments marquants de son passage au CCRE, les présidents avec lesquels il a travaillé et le message qui, selon lui, doit continuer à guider le CCRE aujourd’hui.

Un témoin privilégié d’une époque fondatrice

Le passage de Christophe Chaillou au CCRE a coïncidé avec une période d’élan exceptionnel pour l’intégration européenne.

Ce fut le moment où les collectivités locales et régionales obtinrent une reconnaissance officielle de la part des institutions européennes, un objectif de longue date du CCRE qui devint enfin réalité. Pour Chaillou, cette convergence de forces politiques, institutionnelles et historiques fit de cette période un moment exceptionnel pour l’organisation.

“I had the privilege of accompanying CEMR at a time when the European project was especially valued,” he recalls. “It was a fantastic period. In many ways, it meant achieving many of our founding objectives.”

Au cœur de cette expérience résidait l’opportunité de travailler aux côtés de dirigeants exceptionnels. Parmi les présidents avec lesquels il a collaboré, il cite Pasqual Maragall [lire ici l’interview de Maragall en tant que chef de cabinet] et Valéry Giscard d’Estaing, figures marquantes qui l’ont profondément marqué. Chacun a apporté sa vision et son influence au travail du CCRE sur la scène européenne.

Un moment de réconciliation : Prague, 1993

De tous les moments qui ont marqué ses années au CCRE, un se distingue particulièrement. L’Assemblée générale tenue à Prague en 1993 reste, pour Chaillou, l’un des événements les plus marquants et symboliquement forts de l’histoire de l’organisation.

C’est à ce moment que le CCRE a accueilli les associations locales et régionales qui venaient d’être rétablies en Europe centrale et orientale, des organisations qui réclamaient leur place après des décennies de régime autoritaire et qui rejoignaient, pour la première fois, la grande famille européenne.

« Ce fut un moment de réconciliation européenne », dit-il. « Toutes les associations du continent étaient réunies. Ce fut sans aucun doute un moment très fort d’affirmation de notre message et, une fois de plus, de l’unité européenne. »

Cette assemblée revêtait une importance qui dépassait largement le cadre institutionnel. Pour les participants, elle illustrait de façon éclatante les valeurs défendues par le CCRE : la démocratie locale et l’intégration européenne n’étaient pas des ambitions distinctes, mais profondément liées.

Les libertés locales au cœur du travail de plaidoyer du CCRE

Au-delà des étapes symboliques, Chaillou souligne également le travail de plaidoyer stratégique mené par le CCRE durant son mandat de secrétaire général. Il mentionne notamment la reconnaissance accordée aux collectivités locales et régionales, qui a permis de garantir que les libertés locales soient non seulement reconnues en principe, mais aussi respectées dans la pratique au sein du cadre institutionnel européen.

Selon lui, cette réussite était le fruit d’une dynamique politique et d’efforts constants. Elle s’est construite grâce aux relations, à la crédibilité et à la clarté du message du CCRE, à une époque où l’Europe cherchait encore à définir son identité.

Le message fondateur du CCRE, toujours d’actualité aujourd’hui

Pour l’avenir, Chaillou est clair sur le défi le plus important. Dans une période marquée par la montée des menaces contre la démocratie, l’instabilité géopolitique croissante et les interrogations renouvelées sur l’avenir de l’intégration européenne, il estime que le CCRE doit renouer avec ses origines et porter son message fondateur avec une conviction renouvelée.

« Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est de renforcer tout cela », dit-il. « Le principal défi est de préserver et de promouvoir la démocratie locale sur tous les territoires ; l’esprit d’autonomie locale et d’intégration européenne. C’est le message fondateur du CCRE. »

Pour Chaillou, ce message est tout aussi pertinent aujourd’hui qu’au début des années 1990. L’Europe, insiste-t-il, ne peut se construire d’en haut. Elle doit s’enraciner dans ses territoires, là où vivent les citoyens, là où se prennent les décisions et là où la démocratie s’épanouit ou vacille.

« L’Europe ne peut se construire sans ses territoires », affirme-t-il. « Et c’est sur ces territoires que les libertés locales doivent s’affirmer. À une époque où les menaces sont nombreuses, notamment face à la remise en cause manifeste de la démocratie, il est essentiel de défendre ce message. »

Consultez l’intégralité de l’interview ici.

Christophe Chaillou - thumbnail
Christophe Chaillou – thumbnail

Pour plus d’informations, veuillez contacter :