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L’État de l’Union : Lettre de l’Alliance locale

Climate Change News

L’Alliance locale appelle à un rôle plus important pour les villes et les régions dans les réformes de l’UE en amont du discours sur l’état de l’UE

428 mots
2–3 minutes

À la veille du discours sur l’état de l’Union européenne (SOTEU) de la présidente Ursula von der Leyen, le CEMR s’est joint à Local Alliance, qui regroupe sept autres réseaux européens de premier plan de gouvernements locaux et régionaux, dont ACR+, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS, dans une lettre commune réaffirmant le soutien à une Union plus compétitive, résiliente et cohésive, tout en lançant un avertissement clair quant à la direction que prennent les réformes de l’UE.

La lettre rappelle les incendies et les vagues de chaleur de l’été dernier, durant lesquels les villes, les agglomérations et les régions ont coordonné les évacuations, hébergé les habitants et mené les efforts de reconstruction. Elle souligne, comme l’écrit Local Alliance, que les villes et les régions ne sont pas de simples exécutantes de la politique de l’UE : elles mettent en œuvre près de 70 % de la législation européenne et représentent environ 68 % des investissements publics significatifs liés au climat dans l’UE et les pays de l’OCDE.

Les signataires avertissent que la restructuration envisagée par la Commission de ses services, le prochain cadre financier pluriannuel et les efforts de simplification en cours risquent de supprimer le dialogue institutionnel et les canaux financiers par lesquels les collectivités locales et régionales interagissent avec l’Union. L’Alliance locale souligne que la rationalisation de la gouvernance européenne est certes une bonne chose, mais pas si elle se fait au prix d’une centralisation accrue, d’une fragilisation des transitions menées localement ou d’une moindre prise en compte du territoire dans les politiques et les financements européens.

La lettre souligne également la dimension locale des autres priorités de l’Europe : la sécurité, l’économie et l’élargissement, en notant que les villes et les régions intègrent les personnes fuyant la guerre, entretiennent des partenariats avec les villes ukrainiennes qui seront encore plus importants pendant la reconstruction, et sont les lieux où l’élargissement sera finalement ressenti par les citoyens des pays candidats.

La demande est simple. L’Alliance locale appelle la présidente von der Leyen à profiter de son discours sur l’état de l’Union pour réaffirmer l’engagement de la Commission envers les collectivités locales et régionales, qu’elle considère comme des partenaires de confiance et indispensables, dotés d’un service de la Commission performant qui dialogue directement avec elles, et d’un budget européen leur assurant les investissements et les capacités nécessaires pour répondre aux besoins de chaque collectivité.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Lettre conjointe sur la résilience climatique

Letter on Climate resilience

Lettre conjointe à la présidente von der Leyen sur la résilience climatique

746 mots
3–5 minutes

Suite à une série de catastrophes naturelles cet été, le CCRE se joint à plus de 30 organisations en première ligne face aux inondations, sécheresses, feux de forêt et autres catastrophes.

Deux jours avant le discours sur l’état de l’Union européenne, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) s’est joint à plus de 30 organisations représentant les collectivités locales et régionales, les agriculteurs pratiquant une agriculture durable, les fournisseurs d’eau, les établissements de santé et les prestataires de services financiers dans une lettre ouverte adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Cette lettre l’exhorte à faire des solutions fondées sur la nature le premier rempart contre les catastrophes climatiques et à inscrire cette ambition dans le futur cadre européen pour la résilience climatique.

Un été qui a mis en lumière la vulnérabilité de l’Europe

Cette lettre fait suite à un été marqué par des records de chaleur, qui a une fois de plus mis en lumière le manque de préparation de l’Europe face au changement climatique. L’Europe occidentale a enregistré son mois de juin-juillet le plus chaud jamais mesuré, tandis que de graves incendies ravageaient le continent. Au moins 35 000 décès supplémentaires ont été attribués aux vagues de chaleur successives de cet été, un chiffre qui n’inclut même pas le mois d’août ; le bilan réel est donc probablement encore plus lourd.

Pour les administrations locales et régionales, en première ligne face aux inondations, sécheresses, incendies de forêt et vagues de chaleur, il ne s’agit pas de statistiques abstraites. Elles se traduisent concrètement par des services d’urgence surchargés, des infrastructures endommagées et des communautés laissées sans ressources.

Restaurer la nature pour restaurer la résilience

Les signataires pointent du doigt une cause commune à l’aggravation des risques climatiques en Europe : la dégradation des paysages, des sols et des ressources en eau. Les zones humides, les plaines inondables, les tourbières, les sols sains, les écosystèmes côtiers et les forêts stockent naturellement l’eau, rechargent les nappes phréatiques, régulent les températures et atténuent les effets des phénomènes extrêmes. Or, ces systèmes ont été progressivement perdus ou dégradés sur tout le continent, exposant les populations à des cycles de plus en plus instables d’inondations, de sécheresses et de vagues de chaleur.

La lettre appelle la Commission à :

  • Faire de l’intégration systémique des solutions fondées sur la nature une priorité clé dans la partie législative du cadre européen pour la résilience climatique ;
  • Fournir des incitations juridiques et des mécanismes de financement pour que les États membres gèrent les paysages et les systèmes hydriques en privilégiant la résilience, notamment des objectifs nationaux de rétention d’eau naturelle mis en œuvre au moyen d’approches locales qui tiennent compte des besoins et des capacités territoriales.

Ce dernier point est d’une grande importance pour les membres du CCRE : il reconnaît que l’adaptation efficace au changement climatique doit être conçue et mise en œuvre au niveau local et régional, là où se trouvent réellement la connaissance des besoins territoriaux et la capacité d’agir.

Un moment pour l’action

« Les étés récents en Europe ont démontré que la résilience climatique ne peut plus être considérée comme un problème futur. La Commission a reconnu le rôle essentiel des solutions fondées sur la nature pour protéger les communautés et les écosystèmes des catastrophes climatiques. Alors que la consultation interservices sur le cadre européen pour la résilience climatique devrait débuter avant la fin septembre, il est crucial de veiller à ce que cette reconnaissance se traduise concrètement dans la législation », a déclaré Claire Baffert, chargée de mission principale pour l’eau et l’adaptation au changement climatique au WWF UE, s’exprimant au nom des plus de 30 signataires.

La présidente von der Leyen a elle-même reconnu les enjeux : dans son discours sur l’état de l’Union l’an dernier, elle a averti que le changement climatique rend les étés plus chauds, plus rudes et plus dangereux, et que l’Europe doit intensifier radicalement ses efforts en matière de résilience, d’adaptation et de solutions fondées sur la nature. En juillet, elle a confirmé par écrit aux eurodéputés que les solutions fondées sur la nature jouent un rôle essentiel dans l’adaptation aux vagues de chaleur, aux sécheresses et aux inondations.

Le CCRE et ses cosignataires appellent désormais la Commission à transformer cette reconnaissance en loi et à donner aux gouvernements locaux et régionaux les outils, les incitations et les financements dont ils ont besoin pour montrer la voie.

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Réaction : Loi européenne sur le logement abordable

EU Affordable Housing Act

La flexibilité locale doit rester au cœur du logement dans l’UE

1 354 mots
6–9 minutes

La Commission européenne a présenté sa proposition de loi sur le logement abordable, instaurant un cadre européen commun pour l’évaluation et la justification des mesures relatives au logement au niveau local. Cette proposition vise à renforcer la sécurité juridique des pouvoirs publics tout en reconnaissant explicitement que la politique du logement relève principalement des compétences nationales, régionales et locales.

La proposition législative est accompagnée d’une recommandation sur l’accessibilité et l’offre de logements dans les zones en situation de pénurie de logements, introduisant le concept de zones de logements abordables et proposant des mesures pour remédier à la pénurie de logements.

Le CCRE salue ces publications, qui constituent des étapes importantes dans la reconnaissance croissante du logement comme un enjeu européen nécessitant une action à tous les niveaux de gouvernance. Les collectivités locales et régionales sont en première ligne pour garantir l’accessibilité et la disponibilité des logements, et le CCRE plaide sans relâche pour un cadre renforçant leur capacité d’action dans le respect de la diversité territoriale.

Cependant, malgré les efforts répétés du CCRE soulignant l’importance de la flexibilité et du renforcement des capacités des gouvernements locaux et régionaux, la principale solution de la Commission pour remédier au problème d’accessibilité au logement est une définition standardisée de la pression sur le logement au niveau de l’UE.

Si le CEMR prend acte avec satisfaction de la reconnaissance récurrente des compétences régionales et locales dans la proposition, le recours aux « autorités compétentes » au sens de l’article 4 de la loi sur le logement suscite des inquiétudes chez les collectivités locales et régionales. En effet, cette terminologie laisse à l’interprétation de chaque État membre le soin de définir ce rôle. Son utilisation se poursuit tout au long de la recommandation, suggérant un pouvoir de décision et une responsabilité importants au niveau de l’« autorité compétente ».

Définition courante du stress lié au logement

Tout au long de son travail de plaidoyer, le CCRE s’est efforcé de maintenir la flexibilité de la loi sur le logement abordable afin qu’elle puisse refléter la diversité des réalités du logement en Europe. Dans ses recommandations à la Commission, le CCRE a plaidé pour une approche territoriale préservant les mécanismes d’évaluation locaux plutôt que d’imposer une définition unique et uniforme de la précarité du logement.

Pourtant, bien que laissant aux « autorités compétentes » la possibilité de décider des mesures nécessaires, l’article 6 de la loi établit une méthodologie commune de l’UE pour déterminer quand une zone est considérée comme étant en situation de pénurie de logements.

Selon les règles proposées, une zone ne peut être classée comme connaissant des tensions sur le logement que si trois conditions sont remplies : le ratio prix/revenu est de 8 ou plus, ce ratio a augmenté au cours de la dernière décennie et la pression ne montre aucun signe d’apaisement au cours des trois prochaines années.

Le CCRE a maintes fois souligné que cette vision trop restrictive risque de masquer la situation dans son ensemble. La crise du logement prend de multiples formes en Europe et ne peut se résumer à un seul indicateur d’accessibilité financière. Les pressions peuvent provenir du tourisme, de pénuries de logements, d’évolutions démographiques, de contraintes foncières, de difficultés d’accès à l’urbanisme et aux permis de construire, de lacunes en matière d’infrastructures, ou tout simplement d’une insuffisance de logements sociaux et abordables.

Cette nuance apparaît bien dans les sections explicatives de la proposition, dans la recommandation et dans les commentaires formulés lors de la conférence de presse. Mais elle disparaît largement dans les dispositions opérationnelles elles-mêmes, où la crise du logement est définie presque exclusivement par des indicateurs de prix et de revenus.

De plus, l’expérience montre que les autorités locales ont souvent des raisons légitimes d’intérêt public d’agir qui vont au-delà de la simple question d’accessibilité financière : les nuisances environnementales, par exemple, et la proposition ne tient pas compte de ces aspects.

Ellen van Selm (porte-parole du CCRE pour le logement et maire de Purmerend (Pays-Bas)) :

« Nous nous félicitons des efforts déployés par la Commission européenne pour contribuer à la résolution de la crise du logement. Toutefois, nous l’encourageons à créer un cadre plus favorable aux collectivités locales et régionales. En introduisant une définition rigide de la précarité du logement, en alourdissant les exigences de justification alors que les données ne sont pas toujours disponibles, et en se concentrant systématiquement sur les locations de courte durée, la loi sur le logement abordable limite les solutions territoriales et innovantes dont les collectivités locales et régionales ont besoin. Concrètement, cela complique la tâche des villes, des agglomérations et des régions qui souhaitent agir de manière proactive face aux tensions sur le logement. »

Un éventail de mesures à la disposition des autorités

La proposition reflète en grande partie les demandes du CCRE : donner aux collectivités locales et régionales la latitude d’adapter leurs interventions aux spécificités locales. Conformément au règlement, les autorités compétentes pourraient limiter les locations de courte durée dans les résidences secondaires et réglementer l’acquisition ou l’utilisation de terrains et de biens immobiliers résidentiels à des fins autres que l’habitation principale. La proposition prévoit également un ciblage territorial et des approches différenciées.

Le CCRE a néanmoins toujours insisté sur la nécessité pour les collectivités locales d’agir avant que la crise du logement ne devienne incontrôlable, et des inquiétudes persistent à ce sujet. L’article 9 exige des autorités qu’elles prouvent qu’une activité a eu un impact négatif sur l’accessibilité ou la disponibilité du logement pendant au moins trois ans avant toute mesure restrictive. Pour de nombreuses collectivités locales, cela pourrait constituer une charge supplémentaire et retarder la mise en œuvre de mesures visant à résoudre la crise du logement suffisamment tôt.

Concernant la simplification des procédures, la recommandation propose la création de zones d’accélération du logement, identifiées par l’autorité compétente. Ces zones bénéficieraient d’un calendrier d’autorisation unifié et, le cas échéant, d’une approbation tacite. Cependant, le CCRE souligne que cette approche ne tient pas suffisamment compte des réalités locales, façonnées par des cadres législatifs complexes et nécessitant une évaluation au cas par cas.

La proposition législative vise également à clarifier l’articulation des mesures relatives au logement avec la législation existante sur le marché intérieur, notamment la directive sur les services, afin d’offrir aux autorités publiques une plus grande sécurité juridique et de réduire les risques de contentieux. Toutefois, le CEMR met en garde contre le risque que la loi sur le logement abordable produise l’effet inverse pour les municipalités, en complexifiant davantage les procédures et en renforçant l’incertitude juridique quant à la charge de la preuve requise dans les différents cadres réglementaires.

Perspectives d’avenir

La loi sur le logement abordable constitue une avancée majeure vers un cadre européen plus clair pour les mesures relatives au logement et intègre plusieurs éléments préconisés de longue date par les collectivités locales et régionales. La recommandation de la Commission reconnaît l’importance du principe de subsidiarité et encourage, à juste titre, une compréhension globale des défis rencontrés au niveau local.

Toutefois, d’importantes questions demeurent quant à la définition proposée du stress lié au logement, à la responsabilité attribuée à « l’autorité compétente », à la faisabilité pratique de réaliser les évaluations appropriées et à la flexibilité réduite dont disposent les autorités pour s’attaquer à des formes plus larges de pression sur le logement qui ne sont pas pleinement reflétées par les seuls indicateurs d’accessibilité financière.

Au-delà de la loi sur le logement abordable et de son action visant à garantir la légalité des politiques de logement locales et régionales, le CCRE souligne que la résolution de la crise du logement nécessitera également des investissements massifs. À cet égard, les discussions sur l’avenir du cadre financier pluriannuel et de la politique de cohésion devraient refléter l’attention politique portée au logement et permettre un soutien adéquat aux actions locales pour faire face à la crise du logement.

Le CCRE continuera de collaborer avec les institutions européennes tout au long du processus législatif afin de garantir que la législation finale offre aux gouvernements locaux et régionaux la flexibilité, la sécurité juridique et les outils pratiques nécessaires pour répondre efficacement aux divers défis du logement en Europe.

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Appel à propositions – Graphiste

Call for Proposals BoT - News 2023

Appel à propositions : Concevoir et développer une identité visuelle et un concept de marque pour le Congrès CCRE

245 mots
1–2 minutes

Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) recherche un graphiste pour développer l’identité visuelle et l’image de marque du Congrès CCRE 2027, qui se tiendra à Cluj-Napoca, en Roumanie, du 9 au 11 juin 2027.

En étroite collaboration avec l’équipe de communication du CCRE, le concepteur sélectionné créera l’identité visuelle et le concept du congrès, garantissant une apparence cohérente sur tous les supports de communication, les ressources numériques et les espaces événementiels.

Que recherchons-nous ?

Nous recherchons un designer, un studio ou une agence possédant une expérience confirmée en matière d’identité visuelle événementielle. La mission comprend le développement de l’identité visuelle du congrès, des chartes graphiques, des supports promotionnels, des ressources numériques, de l’habillage scénique, de la signalétique, des supports d’accréditation et d’autres éléments graphiques liés à l’événement.

L’entrepreneur sélectionné assurera également la liaison avec les fournisseurs locaux et les entreprises de production afin de garantir la livraison réussie de tous les supports de marque.

Comment postuler

Les candidats intéressés doivent soumettre :

  • Un portfolio de travaux pertinents ;
  • Une proposition financière (hors TVA) ;
  • Des références de clients précédents ;
  • Les documents d’immatriculation légale et fiscale.

Les candidatures doivent être envoyées dans un seul fichier PDF à communications@ccre-cemr.org avant le 20 septembre 2026 à 23h59 CEST.

Budget

Le budget maximum disponible pour cette mission est de 12 000 € (hors TVA).

Pour plus de détails, veuillez consulter le document d’appel à propositions.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Semaine européenne des régions et des villes 2026

Agenda du CCRE pour la Semaine européenne des régions et des villes 


La Semaine européenne des régions et des villes 2026 se tiendra du 12 au 16 octobre. 

Organisée par la Direction générale de la politique régionale et urbaine de la Commission européenne et le Comité européen des régions à Bruxelles, la Semaine européenne des régions et des villes est le plus grand événement annuel durant lequel les villes et les régions démontrent leur capacité à créer croissance et emplois, mettent en œuvre la politique de cohésion de l’Union européenne, et prouvent l’importance de l’échelon local et régional pour une bonne gouvernance européenne. 

Si vous êtes membre du CCRE et prévoyez d’être à Bruxelles cette semaine-là, merci de nous en informer en complétant ce formulaire afin que nous puissions vous contacter au sujet des opportunités de visibilité.

Événements du CCRE se déroulant pendant la Semaine européenne des régions et des villes (en dehors du programme officiel)

Le CCRE organisera, co-organisera ou participera à plusieurs événements durant la Semaine, profitant de la présence de nombreux dirigeants locaux à Bruxelles.

Renforcer la dimension territoriale dans la future politique de cohésion de l’UE 

  • Date et heure : 12 octobre 2026, 17h00 – 20h30 CEST 
  • Lieu : CCRE, Square de Meeûs 1, Bruxelles 
  • Organisateurs : Le CCRE et l’Association allemande pour le logement, le développement urbain et spatial (DV), avec le soutien financier du ministère fédéral allemand du Logement, du Développement urbain et de la Construction 

Cet événement de haut niveau à Bruxelles réunira des dirigeants européens, nationaux et locaux pour discuter de l’avenir de la politique de cohésion et de sa dimension territoriale. Il portera sur les décisions à venir concernant le budget de l’UE et le cadre d’investissement, tout en promouvant un développement équilibré et territorialisé dans les zones urbaines et rurales, et en renforçant la coopération entre les principaux acteurs européens.


Pour que la liberté de séjour devienne une réalité : le rôle des services d’intérêt général dans le renforcement de la cohésion territoriale 

  • Date et heure : 14 octobre 2026, 16h00 – 17h30 CEST 
  • Lieu: Square Brussels, Studio 214 + 216 

Ce débat politique explorera comment accompagner les citoyens pour qu’ils puissent vivre et travailler là où ils le souhaitent. Des intervenants de différents niveaux de gouvernance partageront leurs expériences et solutions concrètes pour combler les écarts régionaux et améliorer l’accès aux services. Les participants seront invités à échanger leurs points de vue et à identifier des moyens de renforcer le soutien aux communautés locales grâce au financement européen et à la coopération. Le panel sera modéré par Valeria Ronzitti, Secrétaire générale de SGI Europe, organisation partenaire du CCRE. 


Événement de l’Alliance pour la Cohésion 

  • Date et heure : 14 octobre 2026, 16h30 CEST 
  • Lieu : à confirmer, Bruxelles 

Cet événement de haut niveau organisé en soirée à Bruxelles créera un espace politique opportun pour faire le point sur l’orientation de la politique de cohésion et sur les enjeux de la dimension territoriale pour la prochaine période de programmation. L’événement aura pour objectif de faire le lien entre le débat global et l’une des décisions à venir les plus déterminantes : l’élaboration du nouveau Cadre financier pluriannuel (CFP) et l’architecture émergente des Plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR), où seront négociés les priorités, la gouvernance et les outils de mise en œuvre des futurs investissements de l’UE.


Rassemblement annuel de Bridges of Trust

  • Date et heure : 14 octobre 2026, 13h30 – 17h30 CEST 
  • Lieu : CCRE, Square de Meeûs 1, Bruxelles 

La quatrième édition du rassemblement annuel de « Bridges of Trust » réunira des partenaires issus d’associations de gouvernements locaux et régionaux, de réseaux, d’organisations partenaires et d’institutions européennes afin d’échanger leurs expériences, de renforcer leur coopération et de définir des initiatives conjointes sur la coopération municipale internationale entre les villes et régions européennes et ukrainiennes.


Cérémonie de remise du prix Bridges of Trust

  • Date et heure : 14 octobre 2026, 18h00 – 22h30 CEST 
  • Lieu : Les Ateliers des Tanneurs, Rue des Tanneurs 60A, Bruxelles 
  • Sur invitation uniquement 

La cérémonie de remise des prix des partenariats Bridges of Trust distinguera cinq partenariats municipaux exemplaires entre l’UE et l’Ukraine en tant qu’Ambassadeurs Bridges of Trust, afin de célébrer leur contribution à la reconstruction, à la résilience et à l’intégration européenne au niveau local.


Cérémonie de la Convention des Maires de l’UE

  • Date et heure : 15 octobre 2026, 9h00 – 15h30 CEST 
  • Lieu : Bâtiment Charlemagne, Rue de la Loi 170, Bruxelles 
  • Organisateur : Convention des Maires pour le climat et l’énergie – Europe 

Entre dialogue politique de haut niveau, ateliers pratiques et échanges entre pairs, la cérémonie réunira des centaines de dirigeants locaux et régionaux de toute l’Europe, aux côtés de représentants de haut niveau de la Commission européenne et d’autres acteurs clés, pour discuter du rôle central de l’action locale dans la réalisation des objectifs européens. 


CEMR Green Day 

  • Dates : 15–16 octobre 2026 
  • Lieu : CCRE, Square de Meeûs 1, Bruxelles 

Jour 1 – De l’ambition climatique à la compétitivité verte, que signifie l’évolution de l’agenda européen pour les collectivités locales et régionales ? 

Jeudi 15 octobre | 16h00 – 17h45 CEST | Événement réservé aux membres – En présentiel dans les locaux du CCRE 

Table ronde avec des porte-parole du CCRE et des intervenants externes, échanges avec le public et courts éclairages territoriaux présentés par des membres, illustrant des pratiques locales et régionales concrètes reliant compétitivité et politiques territoriales vertes, notamment l’adaptation climatique, l’énergie, l’économie circulaire, la décarbonation et la mobilité propre.

Jour 2 – Définir les priorités environnementales du CCRE pour 2027

Vendredi 16 octobre | 10h00 – 13h00 CEST | Réunion réservée aux membres du CCRE – En présentiel dans les locaux du CCRE et en ligne 

La deuxième journée sera consacrée au travail interne du CCRE et à ses priorités pour l’année à venir. Les porte-parole et présidents des groupes d’experts présenteront de brèves mises à jour sur les développements politiques clés, les activités en cours du CCRE et les priorités attendues pour 2027.

Organisez-vous un événement pendant la Semaine européenne des régions et des villes 2026?

Les membres du CCRE et les associations membres sont invités à nous communiquer les détails sur leurs propres événements organisés durant cette semaine en complétant ce formulaire, afin que nous puissions contribuer à leur promotion et coordonner le programme du CCRE pour cette semaine.

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Le programme européen en matière de logement doit partir du niveau local 

Les villes, communes et régions appellent à investir, à simplifier intelligemment et à préserver l’autonomie locale alors que l’Europe renforce sa réponse à la crise du logement

1 113 mots
5–7 minutes

Les initiatives européennes en matière de logement ne pourront réussir que si elles tiennent compte des réalités auxquelles sont confrontées les villes, les communes et les régions. Tel est le message principal qui s’est dégagé de la dernière réunion du groupe de travail Logement du CCRE, tenue le 3 septembre, qui a réuni des participants issus de 12 associations nationales de collectivités locales et régionales, ainsi que des représentants du gouvernement irlandais et de la Commission européenne. 

Lors de cette réunion, les membres du groupe de travail Logement du CCRE ont partagé leurs expériences à travers l’Europe et examiné deux initiatives majeures appelées à façonner le programme européen en matière de logement: la future loi sur le logement abordable (Affordable Housing Act) et le paquet de mesures visant à simplifier la réglementation en matière de logement (Housing Simplification Package). Les échanges ont permis aux membres du CCRE de formuler leurs premiers commentaires directement auprès des décideurs européens et de contribuer à préparer la réponse du CCRE à l’appel à contributions de la Commission européenne sur la simplification dans le domaine du logement. 

Le logement: une priorité à l’agenda européen 

La réunion s’est ouverte par un échange sur les priorités de la présidence irlandaise de l’UE en matière de logement. L’Irlande entend s’appuyer sur l’élan politique créé par les présidences précédentes, avec l’offre de logements, l’accessibilité financière et le sans-abrisme parmi les priorités actuellement examinées. Les participants ont également été informés des projets visant à renforcer la coopération européenne, notamment à travers une plateforme paneuropéenne d’investissement dans le logement et l’Alliance européenne pour le logement (European Housing Alliance), récemment créée, qui a pour objectif de favoriser la mise en réseau et l’échange de bonnes pratiques. 

Les membres du CCRE ont souligné que les collectivités locales et régionales doivent occuper une place significative dans cette architecture européenne en construction, notamment dans les discussions ministérielles et les événements réunissant les parties prenantes. Ils ont également exprimé un vif intérêt pour des solutions financières capables de soutenir les investissements à long terme dans le logement public et abordable, telles que les fonds renouvelables. 

Simplifier la mise en œuvre ne signifie pas déréglementer 

Le futur paquet de mesures visant à simplifier la réglementation en matière de logement (Housing Simplification Package) de la Commission européenne, attendu au deuxième trimestre 2027, offre l’occasion de supprimer les coûts, délais et incohérences inutiles qui entravent la construction et la mise à disposition de logements. Les règles européennes en matière de marchés publics, d’aides d’État, d’évaluation environnementale, de performance énergétique, de fiscalité et de normes de construction peuvent toutes avoir une incidence sur ce que les collectivités locales et régionales sont en mesure de réaliser.

Les membres du groupe de travail Logement du CCRE ont néanmoins souligné que la simplification ne doit pas se transformer en déréglementation. La protection de l’environnement, la qualité des bâtiments et la participation des citoyens restent essentielles. L’objectif devrait être de résoudre les conflits et les chevauchements entre les politiques, tout en préservant leurs objectifs d’intérêt général. 

Les participants ont notamment appelé au respect de l’autonomie municipale en matière de zonage, de fiscalité locale, d’octroi des permis et de plans de développement. Les définitions de l’accessibilité financière du logement, de la précarité liée au logement et des groupes prioritaires doivent refléter les conditions locales, plutôt que de s’appuyer exclusivement sur des indicateurs ou des ensembles de données uniformes qui peuvent ne pas rendre compte des réalités du terrain. 

Un dialogue direct sur la future loi sur le logement abordable. Lors d’un échange avec Matthew Baldwin, directeur général adjoint à la Commission européenne et responsable de son groupe de travail Logement, les membres ont examiné la manière dont la future loi sur le logement abordable (Affordable Housing Act) pourrait apporter davantage de clarté juridique aux autorités publiques dans les territoires confrontés à une forte pression sur le logement. Les membres ont salué les efforts visant à réduire l’insécurité juridique, tout en soulignant que les États membres doivent permettre aux autorités locales et régionales compétentes de jouer un rôle décisif dans l’évaluation de la pression sur le logement et dans le choix de la réponse appropriée. 

Les locations de courte durée ne sont pas la seule cause de la crise du logement en Europe. Néanmoins, dans certains territoires, les effets combinés du tourisme, des logements vacants et d’une offre insuffisante peuvent accentuer les pressions locales. Les villes ont besoin d’outils juridiques clairs et opérationnels pour agir lorsque cela est nécessaire, sans nouvelles charges administratives ni ingérence de l’UE dans les décisions locales.

Des marchés du logement différents, des obstacles communs 

La réunion a également donné lieu à une table ronde nationale, qui a mis en évidence la diversité des marchés du logement et des défis rencontrés à travers l’Europe. Les membres ont fait état d’objectifs ambitieux en matière de construction, de la hausse des coûts de développement, de taux hypothécaires élevés, d’un manque de financements publics et de difficultés à financer la rénovation dans les zones où la valeur des biens est plus faible. La forte pression exercée sur les budgets municipaux limite également la capacité des collectivités locales à construire et à entretenir des logements publics et sociaux. 

Malgré ces différences, plusieurs priorités communes se sont dégagées : des financements stables et accessibles, un renforcement des capacités de construction, un soutien à la rénovation et des cadres politiques permettant aux autorités locales de répondre aux spécificités de leurs propres marchés du logement. 

Les participants ont également mis en avant les dimensions sociales de la crise. Les politiques du logement devraient mieux prendre en compte le sans-abrisme et les besoins des personnes particulièrement exposées, notamment les femmes victimes de violences conjugales. La lutte contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur de la construction, tout en ouvrant davantage ce dernier à une main-d’œuvre plus diversifiée, a été identifiée comme un autre domaine important pour les travaux futurs. 

Transformer l’expertise locale en influence européenne 

Les conclusions de la réunion alimenteront directement la réponse du CCRE à l’appel à contributions lancé par la Commission européenne dans le cadre du « paquet de simplification en matière de logement (Housing Simplification Package). En rassemblant les données et témoignages de ses membres et en maintenant un dialogue direct avec la Commission européenne et les présidences du Conseil, le CCRE veille à ce que l’expérience des collectivités territoriales contribue aux décisions européennes dès les premières étapes de leur élaboration.

Alors que l’UE élabore son programme en matière de logement, le CCRE continuera de défendre un principe simple : il faut faire confiance aux collectivités locales et régionales, leur faire bénéficier des financements nécessaires et les associer pleinement si l’Europe souhaite concrétiser ses ambitions en matière de logement abordable, durable et inclusif. 

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Offre d’emploi – Conseiller(ère) en politiques publiques, PLATFORMA

CEMR Conferences

PLATFORMA recherche un conseiller en politiques publiques

383 mots
2–3 minutes

PLATFORMA recherche un conseiller politique pour rejoindre son équipe basée à Bruxelles.

À propos du rôle

En tant que conseiller(ère) politique, vous serez chargé(e) du suivi des évolutions politiques et législatives dans le domaine de l’action extérieure de l’UE (instrument de financement NDICI – Europe mondiale et sa programmation et sa mise en œuvre, notamment la stratégie EU Global Gateway, l’approche territoriale du développement local, les relations UE-UA/UE-CELAC, l’efficacité de l’aide, les financements innovants) et du plaidoyer auprès des institutions de l’UE, y compris sur le rôle et les opportunités pour les collectivités locales et régionales. Vous serez également chargé(e) du suivi des activités des partenaires du projet. Vous reporterez directement au directeur de PLATFORMA.

Profil

Les candidats doivent posséder :

  • Master en relations internationales, sciences politiques, études du développement ou domaine connexe.
  • Au moins quatre ans d’expérience en matière de politiques publiques, de plaidoyer et de gestion de projets liés à la coopération au développement.
  • Solide compréhension du rôle et du fonctionnement des collectivités locales et régionales dans le domaine de la coopération internationale.
  • Maîtrise de l’anglais (à l’écrit comme à l’oral) et d’une autre langue officielle de l’UE ; la connaissance du français est un atout.
  • Excellente connaissance des processus décisionnels et d’élaboration des politiques de l’Union européenne.
  • Disponibilité pour des déplacements, si nécessaire, en Europe et/ou à l’international.

Notre offre

Pour ce poste, nous proposons un contrat initial à court terme, débutant dès que possible et se terminant le 31 décembre 2026, avec possibilité de prolongation en fonction des performances et des financements disponibles.

Un package salarial compétitif (54k – 75k brut par an, selon l’expérience et le profil), comprenant le 13e mois de salaire, les jours fériés légaux et extralégaux, une politique de télétravail et une indemnité de télétravail, une indemnité de vacances (conformément au cadre légal belge), des chèques-repas, des éco-chèques, une assurance maladie et la prise en charge des transports publics.

Comment postuler

Les candidats intéressés doivent envoyer un CV et une lettre de motivation avant le 2 septembre 2026 jusqu’à minuit à :

application@ccre-cemr.org
Objet : « Conseiller(ère) en politiques publiques, PLATFORMA »

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Le CCRE est un employeur qui souscrit au principe de l’égalité des chances et qui s’engage en faveur de la diversité et de l’inclusion.

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Campagne budgétaire de l’UE – Slovénie

Nova Gorica - Slovenia

Le travail de plaidoyer de nos associations nationales : le cas de la Slovénie

440 mots
2–3 minutes

Alors que les négociations sur le prochain budget à long terme de l’UE progressent aux niveaux européen et national, le CCRE appelle à un rôle plus important pour les gouvernements locaux et régionaux dans la définition des investissements et des priorités de l’UE.

Dans un récent message vidéo, Samo Turel, maire de Nova Gorica et président de l’Association des municipalités urbaines de Slovénie, affirme que la proposition actuelle ne reflète pas pleinement les besoins et les réalités des villes. S’exprimant depuis Nova Gorica, ville frontalière qui a pu constater directement l’impact de la coopération européenne et des fonds de l’UE sur le développement local, il souligne notamment qu’une politique de cohésion moins ambitieuse risquerait d’accentuer les disparités de développement entre les régions au lieu de les réduire, éloignant ainsi l’Europe de ses objectifs communs.

L’Association des municipalités urbaines de Slovénie est active tant au niveau national qu’européen, s’engageant directement auprès des ministères nationaux, de la Commission européenne et des députés slovènes au Parlement européen pour faire valoir que l’implication du niveau local dans l’élaboration des politiques conduit à de meilleurs résultats pour les citoyens.


Notre point de vue sur la proposition budgétaire actuelle de l’UE

Le CCRE appelle à des garanties plus solides en matière de gouvernance et de partenariat à plusieurs niveaux, à une plus grande flexibilité pour les collectivités locales afin de répondre aux crises, et à un budget qui reflète les défis actuels : de l’adaptation au changement climatique et du logement aux services numériques et à la cohésion territoriale.

Le message de cette campagne est simple : lorsque les gouvernements locaux et régionaux sont impliqués dès le départ, l’Europe obtient de meilleurs résultats pour ses citoyens.

Depuis des mois, le CCRE réclame :

  • Un rôle important pour les collectivités locales et régionales dans les programmes et fonds de l’UE
  • Des garanties claires pour la gouvernance et le partenariat à plusieurs niveaux
  • Une plus grande flexibilité pour que les collectivités locales puissent réagir rapidement aux crises
  • Un budget à la hauteur des enjeux actuels, de l’adaptation au changement climatique au logement, en passant par les services numériques et la cohésion territoriale.

La campagne budgétaire européenne du CCRE repose sur une vérité simple : lorsque les gouvernements locaux et régionaux sont impliqués dès le départ, l’Europe obtient de meilleurs résultats pour ses citoyens.

Voilà comment fonctionne la démocratie : par la coopération, le partenariat et les décisions prises au plus près des personnes concernées.

Rejoignez-nous pour défendre ce principe.

Apprenez-en davantage sur la campagne budgétaire du CCRE auprès de l’UE

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Étude sur la délégation de l’UE

Mindcraft study on EU Delegations 2026

Engagement des délégations de l’Union européenne auprès des collectivités territoriales : comment rendre cette coopération plus systématique ?

577 mots
2–4 minutes

« Le travail des délégations de l’UE auprès des collectivités territoriales » est une nouvelle publication de Mindcraft, faisant suite au rapport publié par PLATFORMA en 2021. Depuis 2021, le cadre d’action extérieure de l’UE a connu des changements importants. Dans le cadre de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale — Europe dans le monde (IVCDCI-Europe dans le monde) et de la stratégie «Global Gateway», la coopération internationale de l’UE s’est orientée vers une approche plus géographique et axée sur l’investissement, avec une importance croissante accordée à la localisation de la coopération au développement.

Cette nouvelle étude examine dans quelle mesure et comment les délégations de l’UE collaborent avec les collectivités territoriales et leurs associations dans les pays partenaires. Elle s’appuie sur une enquête menée en 2025 auprès de 40 délégations de l’UE à travers le monde, sur des entretiens avec cinq d’entre elles au Tchad, au Guatemala, à Madagascar, au Népal et en Zambie, ainsi que sur des échanges complémentaires avec les agences de coopération au développement des États membres de l’UE.

Principales conclusions :

  1. Un environnement favorable est essentiel à l’engagement des collectivités territoriales. 62,5 % des délégations de l’UE interrogées ont jugé la décentralisation dans le pays partenaire favorable, et 57,5 ​​% soutiennent les efforts de décentralisation. Des exemples dans différents pays partenaires montrent que le soutien à la gouvernance locale et à la gestion des finances publiques aide les collectivités territoriales à s’engager dans le développement territorial et les initiatives financées par l’UE, même si l’accès au financement et la préparation de projets bancables demeurent des défis persistants.
  2. L’engagement des collectivités territoriales dans la coopération internationale de l’UE demeure inégal et relativement limité. 57,5 ​​% des délégations de l’UE interrogées ont déclaré collaborer avec les collectivités territoriales et les agences de coopération internationale dans le cadre de l’initiative IVCDCI-Europe dans le monde, tandis que 20 % ont indiqué le faire dans le cadre de la stratégie « Global Gateway ». Les délégations de l’UE pointent du doigt l’absence d’un cadre adapté à une coopération structurée comme un obstacle. 69,2 % estiment qu’une ligne budgétaire spécifique pour les collectivitités territoriales serait bénéfique.
  3. L’engagement des collectivités territoriales peut s’avérer précieux dans les contextes fragiles. Parmi les délégations de l’UE travaillant dans des contextes fragiles, 76,4 % estiment qu’un engagement auprès des collectivités territoriales faciliterait leur travail.
  4. La coopération décentralisée reste globalement sous-utilisée. Des exemples concrets de partenariats entre les collectivités territoriales européennes et celles des pays partenaires, ainsi que la coopération via les collectivités territoriales et leurs structures de coopération internationale, démontrent un réel potentiel pour renforcer la gouvernance locale et soutenir la localisation des initiatives de l’UE, mais nécessitent une plus grande visibilité et une attention accrue.
  5. Il est nécessaire de renforcer en permanence les capacités des agents de développement urbain (ADU) à collaborer avec les collectivités territoriales. Seuls 30 % des ADU interrogés ont déclaré avoir reçu une formation ou un soutien spécialisé pour s’engager auprès des collectivités locales, formation jugée utile pour comprendre les approches territoriales du développement local.

Ces conclusions arrivent à point nommé, alors que les négociations sur le cadre financier pluriannuel 2028-2034, notamment son Instrument Europe globale, sont en cours. Le CCRE et PLATFORMA appellent à un cadre d’engagement clair, à des mécanismes de financement dédiés aux collectivités territoriales et à un soutien renforcé à la coopération décentralisée comme voie vers des objectifs de développement partagés.

Lire la publication complète, disponible en :

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« Call Simone » épisode : villes et numérisation

Episode Call Simone cities and digitalisation

Comment les villes façonnent-elles l’avenir numérique de l’Europe ?

872 mots
4–6 minutes

À qui l’Europe doit-elle s’adresser pour comprendre son avenir numérique ? Comment les collectivités locales façonnent-elles la transformation numérique de l’Europe ?

Un commissaire européen, une entreprise technologique, un gouvernement national ou les personnes chargées de fournir des services publics sur le terrain ? Telle est la question au cœur du dernier épisode de « Call Simone », qui réunit deux voix très différentes : Katrin Rajamäe-Soosaar, experte en transformation numérique auprès de l’Association des villes et municipalités estoniennes, et Federico Menna, PDG de 28Digital.

Le succès numérique de l’Estonie repose sur les fondamentaux.

L’Estonie est souvent décrite comme pionnière du numérique en Europe, mais Katrin tient à préciser que cette réputation repose moins sur des technologies de pointe que sur des décennies d’investissement dans une infrastructure partagée et une identité numérique nationale utilisée par les citoyens depuis plus de vingt ans. Aujourd’hui, les résidents peuvent effectuer la plupart de leurs démarches administratives en ligne, où qu’ils soient.

Ce succès ne se limite pas aux grandes villes comme Tallinn. L’Estonie compte aussi des villages et des îles de quelques centaines d’habitants seulement, tous tenus de fournir les mêmes services numériques. La solution a consisté à créer, en collaboration avec les autorités nationales, des plateformes partagées et réutilisables plutôt que de demander à chaque municipalité de développer la sienne.

Une transition susceptible d’accroître l’écart

Malgré cette réputation, la transformation numérique en Estonie reste inégale. Certaines municipalités proposent des portails en libre-service complets ; d’autres s’appuient encore sur le courrier électronique ou le papier. Face aux attentes croissantes en matière de cybersécurité, de gestion des données et de préparation à l’intelligence artificielle, Katrin prévient que les petites administrations risquent de prendre du retard, transformant ainsi la numérisation en une source de nouvelles inégalités plutôt qu’en une solution.

Confiance, vote électronique et limites de l’IA

L’aisance des Estoniens avec les services publics numériques, notamment le vote électronique sécurisé et largement reconnu, témoigne des résultats positifs que peuvent apporter des investissements constants dans les systèmes d’identité et une conception conviviale. Les canaux traditionnels restent néanmoins accessibles : les citoyens qui privilégient le contact direct peuvent toujours se rendre à leur mairie.

L’utilisation la plus courante de l’IA générative est son soutien aux tâches administratives quotidiennes, tandis que des applications plus avancées, comme la détection des constructions illégales à partir d’images satellites, sont encore en développement. Son message est clair : l’IA doit appuyer la prise de décision, et non la remplacer. La responsabilité et le contrôle humain demeurent essentiels.

Une voix plus forte pour les collectivités locales

Un thème récurrent est le décalage entre l’élaboration des politiques européennes et leur mise en œuvre au niveau local. Ce sont généralement les collectivités locales et régionales qui appliquent les règles numériques de l’UE, mais elles participent rarement à leur élaboration en amont ; un manque de communication que Katrin estime nécessaire de corriger pour que la réglementation soit efficace sur le terrain.

De Tallinn à Cluj-Napoca

Le deuxième invité de cet épisode est Federico Menna, PDG de 28Digital, qui a mené l’organisation à travers une transformation stratégique visant à la positionner comme la plateforme européenne de référence pour l’entrepreneuriat numérique, les talents et l’innovation. Son travail est axé sur le renforcement de la souveraineté numérique de l’Europe et la création de liens entre les startups, les grandes entreprises, les scale-ups, les chercheurs et les étudiants à travers le continent.

Interrogé sur la personne qu’il appellerait pour parler de l’avenir numérique de l’Europe, Federico donne une réponse similaire à celle de Katrin : non pas une capitale, mais une ville, et plus précisément le maire de Cluj-Napoca.

Pour Federico, la transformation numérique ne se limite pas aux capitales ou aux plus grands États membres, et Cluj en est la preuve. Ayant récemment ouvert un bureau dans cette ville, il décrit une cité qui a su utiliser la technologie de manière éthique et inclusive pour bâtir un véritable écosystème technologique, bénéficiant d’une forte présence des institutions européennes et, surtout, d’une excellente qualité de vie pour ses habitants.

Il s’agit d’une combinaison qui, selon lui, pourrait être reproduite dans toute l’Europe et qui renforce le thème plus large de l’épisode : les maires, et pas seulement les gouvernements nationaux, jouent un rôle central dans la définition de la prochaine orientation de la transformation numérique de l’Europe.

Perspectives d’avenir

Interrogée sur le modèle que l’Europe devrait adopter dans dix ans, Katrin répond : une ville. Une ville où les compétences numériques ne sont plus l’apanage d’équipes spécialisées, mais partagées par tous les services publics. Son espoir, exprimé tout au long de l’épisode, est celui d’une coopération plus étroite entre les collectivités locales et régionales à travers l’Europe, et que les décisions en matière de transformation numérique soient guidées par des valeurs démocratiques plutôt que par les seuls intérêts commerciaux.

Cet épisode suggère que l’avenir numérique de l’Europe ne se décidera pas uniquement à Bruxelles ou dans les capitales nationales. Il se façonnera, ville par ville, grâce à l’engagement citoyen qui transformera les politiques publiques en services rendus.

Alors que l’Europe navigue entre les opportunités et les risques de la transformation numérique, trouver le juste équilibre entre innovation, réglementation et démocratie pourrait bien s’avérer le défi le plus important de tous.

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